Les démarches administratives pour vivre en Slovénie : mode d’emploi complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer en Slovénie ne se résume pas à trouver un appartement au bord de la Ljubljanica ou une maison avec vue sur les Alpes juliennes. Pour transformer un coup de cœur en véritable projet de vie, il faut surtout naviguer un ensemble de démarches administratives très structurées : visa, titre de séjour, enregistrement d’adresse, assurance maladie, numéro fiscal, compte bancaire, travail, scolarité… Le système slovène est précis, souvent digitalisé, mais peu indulgent avec les oublis.

Bon à savoir :

Cet article fournit un guide pratique pour vivre légalement en Slovénie, basé sur les textes officiels et les données récentes, afin d’anticiper et de comprendre les principales démarches administratives.

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Comprendre le cadre général : qui peut vivre en Slovénie et à quelles conditions

Avant de parler de formulaires et de files d’attente à l’administration, il faut distinguer clairement les catégories d’étrangers, car tout le droit slovène des étrangers est construit sur cette séparation.

La Slovénie appartient à l’Union européenne et à l’espace Schengen. Les règles d’entrée et de séjour reprennent donc largement les standards européens.

EU/EEE, Suisses, “pays tiers” : trois régimes différents

Les citoyens de l’Union européenne, de l’Espace économique européen et de la Suisse peuvent entrer en Slovénie avec un simple passeport ou une carte d’identité en cours de validité. Ils peuvent rester jusqu’à trois mois sans autre formalité, puis doivent demander un certificat d’enregistrement de résidence pour un séjour plus long.

Attention :

Les ressortissants de pays extérieurs à l’UE/EEE sont considérés comme ressortissants de pays tiers. Sauf exception, ils doivent obtenir un visa ou un titre de séjour avant d’entrer ou de s’installer en Slovénie. Ce cadre juridique est défini par le Foreigners Act (loi sur les étrangers), complété par la loi sur l’emploi et le travail des étrangers.

Le tableau ci-dessous résume les grands principes d’entrée et de séjour selon le statut :

Catégorie de personneEntrée courte durée (≤ 90 jours)Séjour long (> 90 jours)
Citoyen UE/EEE/SuisseSans visa, avec carte d’identité ou passeportCertificat d’enregistrement de résidence
Membre de famille non UE d’un citoyen UEJusqu’à 90 jours sans titre spécifiqueTitre de séjour de membre de famille
Ressortissant d’un pays tiersVisa Schengen C (jusqu’à 90 jours) ou exemptionsVisa D + permis de séjour temporaire ou unique

Ce cadre général se décline ensuite en procédures spécifiques selon le motif de séjour : travail, études, regroupement familial, activité indépendante, retraite, etc.

Vivre en Slovénie en tant que citoyen de l’UE/EEE

Pour un citoyen de l’UE ou de l’EEE, les démarches sont nettement plus simples, mais il ne faut pas pour autant négliger les formalités, notamment au bout de trois mois.

Les trois premiers mois : séjour libre, mais avec quelques réflexes utiles

Pendant les 90 premiers jours, aucun certificat de résidence n’est exigé. Cela laisse le temps de chercher un logement, un emploi, de s’inscrire à l’université ou de décider de la suite. En revanche, il est déjà prudent de se pencher sur :

Bon à savoir :

Pour un séjour en Slovénie, trois démarches sont cruciales : organiser son logement (bail ou hébergement officiel), disposer d’une assurance maladie (via la carte européenne pour les séjours temporaires), et obtenir rapidement un numéro fiscal slovène (davčna številka), indispensable pour ouvrir un compte bancaire, travailler ou louer/acheter un bien.

Au-delà de trois mois : le certificat d’enregistrement

Pour rester plus de trois mois, le citoyen de l’UE doit demander un certificat d’enregistrement de résidence auprès de l’Upravna enota (unité administrative) compétente pour son adresse. Il peut déposer sa demande dès son arrivée ou juste avant la fin des trois mois.

Ce certificat est accordé si plusieurs conditions sont remplies :

– pièce d’identité valide ;

assurance maladie adéquate (public ou privé) ;

ressources suffisantes pour ne pas devenir une charge pour le système social slovène ;

– et selon le cas : contrat de travail, preuve d’auto‑entreprise, inscription universitaire, etc.

Bon à savoir :

Le certificat est délivré pour la durée prévue du séjour, avec une limite maximale de cinq ans. Il est possible de le renouveler, sous réserve de remplir à nouveau les mêmes conditions.

Vers la résidence permanente pour les citoyens de l’UE

Après cinq années de résidence légale et ininterrompue, le citoyen de l’UE peut demander un certificat de résidence permanente valable sans limitation de durée. Certaines absences sont tolérées sans interrompre la continuité (jusqu’à six mois par an, ou une absence unique de douze mois pour motifs sérieux, par exemple un congé maternité ou une mission à l’étranger).

Des cas particuliers permettent d’obtenir la résidence permanente plus tôt, par exemple pour les personnes d’origine slovène ou les retraités ayant travaillé en Slovénie.

Vivre en Slovénie en tant que ressortissant d’un pays tiers

Pour les ressortissants de pays non membres de l’UE/EEE, le séjour en Slovénie repose sur un enchaînement précis : visa éventuel, puis permis de séjour temporaire, parfois combiné à une autorisation de travail via le permis unique résidence-travail.

Visas Schengen et visa national D : comprendre la différence

La Slovénie applique le régime Schengen des visas. On distingue principalement :

– le visa C (Schengen) pour des séjours de courte durée, jusqu’à 90 jours sur toute période de 180 jours dans l’espace Schengen ;

– le visa D (long séjour) pour un séjour de 90 jours à un an, souvent première étape avant un titre de séjour temporaire.

Le visa doit en principe être demandé en personne auprès d’une ambassade ou d’un consulat slovène, au moins 15 jours avant le départ et au plus six mois avant. Le dossier type comprend :

passeport valide ;

formulaire de demande et photo au standard OACI ;

assurance médicale couvrant au moins 30 000 € ;

preuves d’hébergement (réservation, lettre d’invitation ou garantie) ;

justificatifs de ressources financières ;

documents prouvant le motif du séjour.

En cas de refus, il est possible de faire appel dans un délai de huit jours, moyennant le paiement de frais de recours.

Le permis de séjour temporaire : base de la vie en Slovénie

Pour toute installation de plus de 90 jours, le ressortissant d’un pays tiers doit obtenir un permis de séjour temporaire. Les principaux motifs sont :

emploi salarié ;

activité indépendante ou création d’entreprise ;

études ou formation ;

regroupement familial ;

recherches, travaux scientifiques ;

– et, à terme, un futur permis “nomade numérique” annoncé par les autorités.

Astuce :

Sauf exceptions, la première demande de titre de séjour doit être déposée avant votre arrivée en Slovénie, auprès d’une représentation diplomatique slovène (ambassade ou consulat). Les demandes ultérieures, comme une prolongation de séjour ou un changement de statut, se font ensuite depuis l’intérieur du pays, en s’adressant directement à l’unité administrative compétente (Upravna enota).

Les pièces exigées sont très codifiées :

– photo récente ;

– passeport ;

assurance maladie (publique, privée ou couverture équivalente) ;

preuve de ressources financières suffisantes ;

– justificatif de logement (bail, attestation d’hébergement, contrat de résidence en dortoir universitaire, etc.) ;

– extrait de casier judiciaire de moins de 90 jours, légalisé et traduit en slovène ;

– et documents spécifiques au motif (contrat de travail, inscription universitaire, acte de mariage, etc.).

Le traitement peut prendre jusqu’à trois mois. Le permis temporaire est généralement délivré pour un an et renouvelable.

Le permis unique résidence-travail : un “guichet unique” pour les salariés non‑UE

La Slovénie a adopté un système de permis unique pour les ressortissants de pays tiers qui souhaitent vivre et travailler dans le pays. Ce permis fusionne l’ancien permis de séjour et le permis de travail.

L’idée est simple : un seul dossier, une seule carte, un seul traitement administratif, même si, en coulisses, l’unité administrative doit obtenir l’accord du service public de l’emploi (ZRSZ) sur la situation du marché du travail.

Pour obtenir ce permis, il faut fournir notamment :

passeport valide ;

contrat de travail ou offre ferme ;

preuves de qualification ou d’expérience ;

justificatif de logement ;

assurance maladie ;

ressources suffisantes si nécessaire ;

casier judiciaire.

Bon à savoir :

Le premier permis unique est généralement valable pour la durée du contrat de travail, avec une limite initiale d’un an (devant passer à deux puis trois ans maximum selon les réformes en cours). Tout changement d’employeur, de poste ou cumul de plusieurs emplois nécessite une autorisation écrite de l’unité administrative, après un nouveau contrôle du service de l’emploi.

Un point crucial : un contrat de travail sans permis valide est considéré comme nul et expose l’employeur à des sanctions de l’inspection du travail.

L’EU Blue Card pour les travailleurs hautement qualifiés

Pour les profils très qualifiés, la Slovénie propose la carte bleue européenne (EU Blue Card). C’est un permis unique spécifique, avec trois grandes exigences :

– un diplôme universitaire ;

– un contrat de travail d’au moins un an ;

– un salaire au moins 1,5 fois supérieur au salaire brut moyen slovène (autour de 43 000 € par an selon les chiffres récents).

La carte bleue est délivrée pour deux ans (ou la durée du contrat plus trois mois si le contrat est plus court) et renouvelable. Après cinq années de séjour légal dans l’UE dont les deux dernières en Slovénie, son titulaire peut demander la résidence permanente.

Les membres de sa famille peuvent le rejoindre sans délai d’attente, ce qui en fait un instrument clé d’attractivité pour les talents étrangers.

Regroupement familial : faire venir sa famille

La Slovénie autorise le regroupement familial pour les étrangers déjà établis, sous conditions.

Le “parrain” (le résident en Slovénie) doit détenir :

– soit un permis de séjour permanent ;

– soit un permis temporaire valable au moins un an, et résider en Slovénie depuis au moins un an (les chercheurs, détenteurs d’EU Blue Card et certains autres profils sont dispensés de ce délai).

Les membres de la famille éligibles sont notamment :

le conjoint ou partenaire ;

les enfants mineurs ;

les enfants majeurs à charge, ainsi que les parents dépendants, sous conditions.

Attention :

À partir de novembre 2024, le renouvellement de certains permis de regroupement familial nécessitera de prouver un niveau A1 de slovène avec un certificat officiel. Cette obligation ne s’applique pas aux personnes de plus de 60 ans et à quelques autres catégories spécifiques. La durée initiale du permis est liée à celle du permis du parrain.

Après deux années de résidence continue en Slovénie comme membre de famille d’un résident permanent, il est possible de demander son propre permis permanent.

De la résidence temporaire à la résidence permanente puis à la citoyenneté

La règle générale pour obtenir une résidence permanente comme ressortissant d’un pays tiers est de justifier de cinq ans de résidence légale et ininterrompue en Slovénie.

Quelques subtilités comptent, par exemple :

– les séjours d’études ou de stage ne comptent qu’à moitié dans ce calcul ;

– le travail saisonnier, le détachement et certains autres statuts ne sont pas pris en compte.

La demande de permis permanent implique également :

la preuve de la maîtrise du slovène à un niveau A2 (à partir de 2024) ;

une adresse de résidence enregistrée et le droit de l’occuper ;

une situation fiscale en règle.

Après encore quelques années, l’ultime étape est la naturalisation. En règle générale, il faut :

dix ans de résidence en tout, dont cinq ans en résidence permanente continue ;

– un examen de langue slovène (niveau A2-B1 selon les cas) ;

– la régularité fiscale et l’absence de condamnations graves.

Certains profils bénéficient de voies accélérées : conjoints de Slovènes, personnes d’origine slovène, réfugiés, diplômés d’universités slovènes.

S’enregistrer à une adresse : une obligation centrale en Slovénie

La gestion des adresses en Slovénie est quasi obsessionnelle, et cela concerne autant les Slovènes que les étrangers. Il faut distinguer résidence permanente et résidence temporaire, mais dans les deux cas, l’enregistrement est obligatoire dans des délais stricts.

Résidence permanente, résidence temporaire : définition et usage

La résidence permanente est l’endroit où la personne vit durablement, le centre de ses intérêts familiaux, économiques et sociaux. Pour un étranger, elle n’est possible qu’avec un permis de séjour permanent. L’adresse slovène se compose de la commune, du village ou quartier, du nom de la rue, du numéro de maison et éventuellement du numéro d’appartement.

La résidence temporaire correspond à un séjour prolongé pour des motifs de travail, d’études, d’incarcération ou autres. Elle est obligatoire à partir de 90 jours de présence à une adresse, même pour les personnes déjà titulaires d’un permis permanent ailleurs en Slovénie.

Il existe aussi la notion d’adresse à l’étranger, permanente ou temporaire, pour les Slovènes ou les résidents slovènes qui quittent le pays.

Les délais à respecter pour déclarer son adresse

Les délais sont courts et les autorités les appliquent réellement :

Bon à savoir :

L’enregistrement de votre adresse auprès des autorités slovènes est obligatoire et soumis à des délais stricts : pour une résidence permanente en Slovénie, dans les 8 jours après l’installation ou la délivrance du permis ; pour une résidence temporaire (séjour > 90 jours), dans les 8 jours après l’arrivée. Si vous déménagez à l’étranger, l’enregistrement d’une adresse permanente se fait dans les 15 jours suivant l’installation, et une adresse temporaire doit être déclarée après 90 jours d’absence.

Les mineurs suivent le sort de leurs parents, et ce sont ces derniers qui effectuent les démarches pour les enfants, sans devoir présenter de preuve de droit au logement lorsqu’ils inscrivent l’enfant à leur propre adresse.

Papiers à fournir pour l’enregistrement

L’enregistrement se fait auprès d’une unité administrative (Upravna enota). Il faut :

une pièce d’identité ;

l’adresse complète à enregistrer ;

une preuve du droit d’occuper le logement : acte de propriété, contrat de location, ou accord écrit du propriétaire.

Bon à savoir :

Pour déclarer une adresse située à l’étranger, seules l’identification et la déclaration de l’adresse sont requises. Aucun justificatif prouvant votre droit au logement n’est nécessaire.

Rôle et obligations du propriétaire

Le propriétaire (personne physique ou morale) qui loue un logement dans le cadre d’une activité déclarée a ses propres obligations :

– enregistrer la résidence temporaire d’un étranger disposant d’un titre de séjour ou visa long, dans les huit jours suivant la réception de ce document, si la personne est déjà installée ;

– procéder à la radiation de l’adresse dans les huit jours suivant le départ effectif.

Un étranger hébergé sans titre de séjour est considéré comme simple “invité” soumis au régime de déclaration des voyageurs.

Sanctions en cas de manquement

Les autorités slovènes peuvent vérifier la réalité d’une déclaration d’adresse. Une inscription fictive, l’absence d’enregistrement ou le non‑signalement d’un changement peuvent être sanctionnés par des amendes de 200 à 600 €. L’administration peut refuser un enregistrement si le logement n’est pas habitable, dépassé la capacité, ou si le déclarant ne prouve pas son droit à y résider.

Système de santé et assurance maladie : un passage obligé

Vivre en Slovénie implique obligatoirement d’être couvert par une assurance maladie. Le pays possède un système d’assurance maladie obligatoire de type bismarckien, géré par l’Institut d’assurance maladie (ZZZS) et financé par des cotisations sur les salaires et revenus.

Assurance maladie obligatoire : qui est couvert et comment

L’assurance maladie obligatoire couvre :

les salariés ;

les indépendants ;

– les dirigeants de sociétés ;

– les chômeurs indemnisés ;

– les retraités ;

– de nombreuses autres catégories (agriculteurs, athlètes de haut niveau, bénéficiaires de l’aide sociale, réfugiés, etc.) ;

– les membres de famille à charge, à certaines conditions de résidence.

Le taux de contribution total pour l’assurance santé représente 13,45 % du revenu, partagé entre employeur et employé. Depuis 2024, la plupart des résidents doivent verser une cotisation mensuelle obligatoire au ZZZS, prélevée sur le salaire ou via l’impôt pour les indépendants.

Exemple :

Les demandes d’affiliation à l’assurance maladie en Slovénie (ZZZS) utilisent des formulaires unifiés spécifiques. Les formulaires M-1 servent à l’inscription initiale, les M-2 à la radiation, et les M-3 aux modifications de situation. Les membres de la famille utilisent quant à eux le formulaire M-DČ. Ces démarches sont généralement effectuées par l’employeur ou par des organismes compétents (comme ceux chargés de l’emploi ou des retraites).

Assurance complémentaire et assurance privée

L’assurance publique ne rembourse pas tous les frais. Beaucoup de résidents choisissent une assurance complémentaire volontaire pour couvrir le “ticket modérateur” et certains soins. Trois compagnies privées dominent ce marché :

Vzajemna ;

Triglav Zdravstvena zavarovalnica ;

Adriatic Slovenica .

Les expatriés opteront parfois pour une assurance internationale privée (Cigna, Allianz, AXA, etc.), surtout en début de séjour ou pour les digital nomads qui ne sont pas immédiatement intégrés au système public.

Situation particulière des étudiants, demandeurs d’asile et migrants

Les étudiants de l’UE peuvent, pour un séjour limité, utiliser leur carte européenne d’assurance maladie. Les étudiants non européens doivent généralement présenter une assurance privée couvrant les soins en Slovénie pour obtenir un visa ou un permis de séjour.

Bon à savoir :

Les demandeurs d’asile ont accès aux soins d’urgence et à une visite médicale obligatoire à leur arrivée. En revanche, les bénéficiaires d’une protection internationale (réfugiés, protection subsidiaire) peuvent intégrer le système national de santé et ont également accès à des cours de langue et à des services d’intégration.

Pour les étrangers en situation irrégulière, l’accès se limite souvent aux urgences et à quelques cliniques bénévoles.

Accès concret aux soins

Le système repose sur le médecin traitant (généraliste, pédiatre ou gynécologue) que chaque assuré choisit. Les spécialistes sont majoritairement accessibles sur orientation du médecin de famille.

En cas d’urgence, le numéro à composer est le 112, avec d’autres numéros dédiés : 144 pour l’ambulance, 122 pour les pompiers, 140 pour les secours en montagne, 133 pour la police. On compte 29 hôpitaux dans le pays, et la plupart des habitants vivent à moins de 20 km d’un centre de santé primaire.

Numéro fiscal slovène (davčna številka) : la clé de presque toutes les démarches

Le numéro d’identification fiscale slovène, appelé davčna številka, est indispensable pour la plupart des opérations de la vie quotidienne : ouvrir un compte bancaire, signer un contrat de travail, acheter un bien immobilier, créer une entreprise, déclarer des revenus, etc.

Qui doit demander un numéro fiscal ?

Sont concernés :

– toute personne (résidente ou non) qui touche un revenu imposable en Slovénie ou possède des biens (immobiliers ou mobiliers) imposables ;

– les étrangers qui ouvrent un compte bancaire ou créent une entreprise ;

– les sociétés slovènes et les sociétés étrangères actives en Slovénie ;

– les propriétaires étrangers qui louent un bien en Slovénie.

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Le numéro comporte huit chiffres, dont le dernier est un chiffre de contrôle calculé selon une formule modulaire.

Comment obtenir un davčna številka : le formulaire DR‑02

Pour les personnes physiques, la demande se fait avec le formulaire DR‑02 (“Demande d’inscription d’une personne physique au registre fiscal”), disponible en slovène, anglais, italien, hongrois et allemand.

La demande peut être déposée : La demande peut être déposée :

en personne à n’importe quel bureau de l’administration fiscale (FURS), sauf le siège général : le numéro est alors souvent attribué immédiatement ;

par courrier, en envoyant le formulaire et une copie du passeport ;

par mandataire, muni d’une procuration de moins de 30 jours et d’une copie du passeport.

Le formulaire demande notamment :

l’identité complète ;

la nationalité ;

la situation de résidence ;

les adresses permanente, temporaire et d’élection de domicile en Slovénie ;

le numéro fiscal dans le pays d’origine ;

des informations professionnelles et bancaires.

La procédure est gratuite ; si la demande n’est pas faite en personne, le certificat avec le numéro est généralement envoyé dans un délai de huit jours.

Pour les personnes morales, un formulaire différent (DR‑04) et un extrait du registre du commerce étranger, traduit et légalisé, sont nécessaires.

Tout changement de donnée (adresse, compte bancaire, etc.) doit ensuite être communiqué à FURS dans un délai de huit jours.

Ouvrir un compte bancaire en Slovénie : formalités et intérêts

Même si les banques en ligne européennes permettent déjà beaucoup de choses, disposer d’un compte slovène reste pratiquement indispensable pour travailler, recevoir un salaire, payer des factures locales ou gérer une entreprise.

Conditions et documents pour un compte personnel

La Slovénie applique les règles européennes sur le droit à un compte de paiement de base pour toute personne résidant légalement dans l’UE. En pratique, les banques slovènes acceptent aussi des non‑résidents.

Les pièces généralement demandées sont :

– passeport ou carte d’identité valide ;

numéro fiscal slovène (davčna številka) ;

– parfois, numéro fiscal du pays de résidence ;

– éventuellement un justificatif d’adresse.

Astuce :

L’ouverture d’un compte peut se faire en agence ou en ligne, notamment auprès de certaines grandes banques. Les non-résidents doivent être attentifs, car des limites de dépôt ou de retrait peuvent leur être imposées. Concernant les frais, les pratiques varient : certaines banques appliquent des frais mensuels de tenue de compte, tandis que d’autres privilégient des frais à l’usage, facturés pour des opérations spécifiques comme les virements ou l’utilisation de cartes bancaires.

Panorama du secteur bancaire slovène

On compte une vingtaine d’établissements bancaires opérant en Slovénie, dont 11 banques commerciales, 3 caisses d’épargne et 2 succursales de banques étrangères. Les plus connues sont :

NLB (Nova Ljubljanska banka), principale banque du pays, majoritairement détenue par l’État, qui permet aussi l’ouverture de compte en ligne ;

Nova KBM, banque traditionnelle avec un réseau étendu et de nombreux distributeurs partenaires ;

SKB banka, plusieurs fois élue “banque de l’année” en Slovénie ;

Abanka, grande banque privée avec une politique tarifaire réputée compétitive.

Les cartes Visa, Mastercard, Maestro, American Express, Diners, ainsi que des cartes locales comme Activa et Karanta sont largement acceptées. Les paiements sans espèces sont possibles partout via terminaux de paiement.

100000

Les dépôts sont couverts par la garantie européenne des dépôts à hauteur de 100 000 € par personne et par banque.

Banques en ligne et alternatives fintech

Les résidents slovènes peuvent aussi utiliser des solutions comme :

N26, banque en ligne allemande, qui offre un IBAN allemand, des comptes en plusieurs formules (Standard, Smart, You, Metal) et une interface en anglais, avec des transferts internationaux gérés en partenariat avec Wise ;

Wise (anciennement TransferWise), avec son compte multi‑devises et carte de débit, utilisable pour recevoir et envoyer de l’argent dans plus de 40 monnaies ;

– d’autres établissements de monnaie électronique comme Satchel, qui offrent des IBAN européens et des cartes physiques ou virtuelles, mais sans statut bancaire classique.

Ces options sont particulièrement utiles en début de séjour ou pour les personnes en mobilité fréquente, même si, pour certaines démarches slovènes (entreprise, salaire, prélèvements locaux), un compte dans une banque domestique reste plus pratique.

Travailler, entreprendre, s’installer durablement

Vivre en Slovénie suppose souvent de travailler localement ou d’y développer un projet entrepreneurial. Les démarches administratives sont alors étroitement liées à l’emploi ou à la création d’entreprise.

Accès au marché du travail

Pour les citoyens de l’UE, aucun permis de travail n’est exigé. Ils doivent simplement régulariser leur résidence au‑delà de trois mois.

Pour les ressortissants de pays tiers, l’accès au travail passe en général par :

Options de séjour pour travailler en France

Trois principaux titres de séjour permettent aux étrangers de travailler légalement en France, chacun adapté à une situation professionnelle spécifique.

Permis unique résidence-travail

Titre de séjour lié à un employeur et un poste de travail précis. Il combine l’autorisation de travail et le droit au séjour.

Carte bleue européenne

Destinée aux travailleurs hautement qualifiés, elle facilite l’accès au marché du travail et à la mobilité au sein de l’UE.

Activité indépendante

Permet de créer une entreprise ou d’exercer en tant qu’indépendant. Accessible après un an de résidence, ou immédiatement pour les professions réglementées.

Le service public de l’emploi vérifie systématiquement : la recherche d’emploi, l’inscription à Pôle emploi, la régularité des démarches.

que l’employeur est autorisé à embaucher (pas d’arriérés fiscaux, pas d’amende interdisant l’emploi) ;

que le poste a été proposé d’abord sur le marché du travail national, sauf exceptions (Blue Card, transferts intra‑groupe, etc.).

L’employeur doit ensuite déclarer le salarié étranger à la sécurité sociale (assurance maladie et retraite). Un défaut d’inscription peut entraîner le retrait du permis.

Créer une entreprise et obtenir un titre de séjour

La voie entrepreneuriale est fréquente chez les ressortissants non‑UE qui souhaitent s’installer en Slovénie. Le montage le plus courant est la création d’une société à responsabilité limitée (d.o.o.), qui peut être détenue à 100 % par des étrangers.

Les grandes lignes :

– capital social minimum : 7 500 €, à déposer sur un compte bancaire slovène ;

– enregistrement possible via les points SPOT ou chez un notaire (pratique pour une création à distance avec procuration) ;

– contrôle de l’activité réelle de l’entreprise lors des demandes de titre de séjour : locaux, chiffre d’affaires, employés locaux, conformité fiscale.

Un investissement d’au moins 50 000 € dans la société peut être utilisé comme argument dans un dossier de résidence par la voie des affaires. Contrairement à certains pays, l’achat d’un bien immobilier en Slovénie ne donne pas, en soi, droit à un permis de séjour.

Coût de la vie, logement et marché immobilier : données utiles pour préparer son budget

Les démarches administratives s’articulent avec des choix financiers très concrets. Or la Slovénie, si elle reste moins chère que les grands pays d’Europe de l’Ouest, n’est pas un pays “low cost”.

Indicateurs de coût de la vie

La Slovénie se situe parmi les pays les plus chers d’Europe centrale et orientale, avec un indice de coût de la vie autour de 49,9 et un niveau de prix supérieur à la moyenne mondiale. Elle est classée comme le 3e pays le plus cher de son sous‑ensemble régional.

Pour un célibataire, le coût mensuel, logement compris, peut osciller entre 1 468 et 1 911 dollars. Pour une famille de quatre personnes, on se situe autour de 3 465 à 3 658 dollars par mois. En moyenne, les dépenses sont 1,29 fois plus élevées que la moyenne mondiale, mais le loyer est environ 53 % moins cher qu’aux États‑Unis.

Le salaire net moyen tourne autour de 1 460–1 500 €, ce qui couvre un peu plus d’un mois de dépenses d’un célibataire hors loyer.

Marché du logement : location et achat

La location reste la solution de départ la plus simple pour les nouveaux arrivants. Les loyers moyens mensuels se situent autour des valeurs suivantes :

Type de logementZone centrale (€/mois)Périphérie (€/mois)
Appartement 1 chambre~673–869~566–732
Appartement 3 chambres~1 304–1 784~996–1 245
Studio meublé 45 m²~794~621
Logement meublé 85 m²~1 573~1 068

Les charges (eau, chauffage, électricité, déchets) ajoutent environ 200 à 260 € par mois pour un 85 m².

Bon à savoir :

Le marché de l’achat est très hétérogène. Il est possible de s’appuyer sur quelques repères pour s’orienter.

– appartement existant de 65 m² : médiane autour de 190 000 € ;

– maison individuelle : médiane environ 165 000 € ;

– prix au m² des appartements existants : autour de 2 920 € ;

– entrée de gamme : 90 000–140 000 € pour de petites surfaces ;

– haut de gamme : de 800 000 € à plus de 2 millions pour des biens de luxe.

Les grandes villes et la côte tirent les prix vers le haut : les appartements à Ljubljana atteignent facilement 4 500–5 000 €/m², et dépassent 5 500–6 000 €/m² à Piran ou Portorož.

Si l’on souhaite acheter : droits des étrangers et fiscalité

Acheter un bien en Slovénie ne nécessite pas de titre de séjour, mais obéit à un régime juridique précis. Le principe-clé est celui de la réciprocité : un étranger peut acheter si, en retour, un Slovène peut acheter dans son pays dans des conditions comparables.

Attention :

L’acquisition de biens immobiliers en Slovénie est soumise à des règles strictes qui varient selon la nationalité de l’acheteur. Les citoyens de l’UE/EEE/AELE/OCDE bénéficient des mêmes conditions que les Slovènes. Ceux de certains pays candidats à l’UE doivent obtenir une décision positive de réciprocité du ministère de la Justice. Les ressortissants de pays sans accord de réciprocité (ex: Russie, Chine) ne peuvent acheter qu’à travers une société slovène (d.o.o.). Les Américains achètent sans restriction via un traité bilatéral, et les Suisses sous conditions spécifiques. L’achat de terres agricoles est soumis à un régime particulièrement restrictif.

La procédure d’achat suit un schéma classique : obtention d’un numéro fiscal et d’un EMŠO (numéro d’identification personnelle), signature d’un avant‑contrat avec dépôt (souvent 10 %), puis d’un contrat de vente notarié. La propriété n’est effective qu’après inscription au registre foncier électronique (zemljiška knjiga).

Les frais annexes ajoutent en général 3 à 6 % au prix d’achat. On y trouve notamment :

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Taux de TVA applicable sur les constructions neuves en France, pouvant être réduit à 9,5% pour certains petits appartements.

Le propriétaire doit ensuite s’acquitter d’un impôt foncier annuel (0,1 à 1 % de la valeur cadastrale selon la commune) et d’une redevance municipale pour l’usage du terrain constructible (NUZS/NUSZ). En cas de revente, une taxe sur la plus‑value s’applique, avec un taux qui diminue au fil des années de détention, jusqu’à devenir nul après 15–20 ans. La vente de la résidence principale occupée au moins trois ans peut être totalement exonérée.

Financement bancaire pour étrangers

Les étrangers peuvent obtenir un prêt immobilier auprès de banques slovènes, mais avec des conditions plus strictes que pour les locaux. L’apport propre exigé est souvent de 30 à 50 % du prix, et les taux fixes sur 20 ans se situent aux alentours de 3,6 à 3,85 % (ou 4,2 à 4,8 % pour certaines offres selon les périodes). Certaines banques comme NLB, Abanka ou UniCredit affichent une expérience avec les clients étrangers.

Il existe un programme public de “premier logement” à conditions avantageuses, mais principalement réservé aux primo‑accédants slovènes.

Intégration linguistique : le slovène, un passage de plus en plus obligatoire

On ne peut pas parler de démarches administratives sans évoquer la langue slovène. Au‑delà de l’aspect pratique pour trouver un emploi et se faire des amis, elle devient progressivement une condition formelle pour accéder à la résidence permanente, renouveler certains titres ou obtenir la citoyenneté.

Niveaux de langue exigés selon les situations

Le système slovène se réfère au cadre européen (A1 à C1). Quelques repères :

A1

Niveau de français requis dès 2024-2025 pour le renouvellement de certains permis de regroupement familial et, sauf exception, dans l’année suivant l’inscription comme demandeur d’emploi pour les ressortissants de pays tiers.

Les personnes ayant déjà suivi un enseignement en Slovénie (scolarité ou diplôme) sont en général exemptées de certaines obligations d’examen.

Cours de slovène : offres gratuites et payantes

Les possibilités d’apprendre le slovène sont nombreuses :

Bon à savoir :

Plusieurs options existent pour apprendre le slovène en Slovénie. Les universités proposent des cours gratuits pour leurs étudiants et employés étrangers. Le Centre pour le slovène organise des écoles saisonnières, des cours en ligne ou en présentiel, ainsi que les examens officiels. Le service public de l’emploi finance un cours intensif pour les chômeurs non-UE, et les bénéficiaires de protection internationale ont droit à un programme d’intégration linguistique. Les écoles primaires doivent fournir un soutien linguistique aux enfants étrangers.

À côté de ces offres publiques, on trouve de nombreuses écoles privées (Lingula, Cene Štupar, etc.) et plates‑formes en ligne qui offrent des cours payants à tous les niveaux, parfois en petits groupes avec des réductions pour étudiants et familles.

Outils d’auto‑apprentissage

Pour ceux qui préfèrent travailler en autonomie, un cours en ligne gratuit, Slovene Learning Online (sloonline.si), a été développé par le Centre pour le slovène. Il est conçu pour un apprentissage ludique et progressif.

De nombreuses autres ressources sont disponibles : applications mobiles, sites gratuits, vidéos YouTube, manuels comme “Slovenščina ekspres”, etc. Approcher l’administration slovène avec quelques phrases en slovène et une compréhension des termes clés facilite grandement les démarches.

En résumé : une bureaucratie exigeante mais prévisible

Vivre en Slovénie suppose de composer avec un appareil administratif dense, mais globalement cohérent et prévisible. Les points à retenir pour un projet d’installation :

Astuce :

Pour une installation réussie en Slovénie, il est crucial de suivre plusieurs étapes. Identifiez d’abord votre catégorie de résident (citoyen UE/EEE, membre de famille ou ressortissant d’un pays tiers). Anticipez les délais administratifs : obtenez un visa ou permis temporaire à l’avance, enregistrez votre adresse dans les huit jours et souscrivez à l’assurance maladie. Procurez-vous rapidement un numéro fiscal slovène et ouvrez un compte bancaire local si nécessaire. Respectez scrupuleusement les obligations d’enregistrement de résidence et les renouvellements de permis. Prenez en compte l’importance de la langue slovène, devenue une condition juridique pour la résidence de longue durée. Enfin, pour tout projet immobilier ou entrepreneurial, renseignez-vous précisément sur les règles de réciprocité, la fiscalité et les exigences de ‘réelle activité’.

Pour ceux qui acceptent cette rigueur administrative, la Slovénie offre en échange un cadre de vie sûr, un système de santé performant, une nature omniprésente et un coût de la vie encore raisonnable à l’échelle de l’Europe occidentale. Le prix à payer pour cette qualité de vie passe par un peu de paperasse, de patience… et quelques efforts en slovène.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable, diversifier ses investissements et conserver un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Slovénie, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler la Slovénie, combinant fiscalité modérée, absence d’impôt sur la fortune, coût de vie plus faible que Paris (Ljubljana ~30–40% moins cher) et accès plein à l’UE et à la zone euro. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec achat de résidence principale, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, immigration) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire), permettant des économies fiscales significatives et une meilleure diversification internationale.

Vous souhaitez vous expatrier à l'étranger : contactez-nous pour des offres sur mesure.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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