À la Barbade, le sport fait partie du paysage autant que les plages de sable blanc et les champs de canne à sucre. Sur une île où l’on peut être dans l’eau chaude de l’Atlantique le matin et sur un court de road tennis le soir, les disciplines ne sont pas seulement des loisirs : elles structurent la vie sociale, attirent les visiteurs et forgent une identité nationale très forte. Du cricket sacralisé au surf de Bathsheba, en passant par le golf haut de gamme, la randonnée sur les falaises du Scotland District, le polo glamour, la voile, le kitesurf et la course à pied, la Barbade propose un terrain de jeu étonnamment varié pour un territoire de 166 miles carrés.
Le cricket, colonne vertébrale sportive de la Barbade
Le cricket est à la Barbade ce que le football est au Brésil : une passion partagée, un récit collectif, un marqueur social. Introduit au XVIIIᵉ siècle par les colons britanniques, ce sport d’élite est devenu, au fil du temps, l’un des principaux vecteurs d’émancipation pour la population locale, en particulier pour les Bajans d’ascendance africaine. Dès le premier match enregistré en 1806, puis avec les rencontres intercoloniales à partir de 1865, le cricket commence à souder l’île.
En 1933, le Parlement barbadien crée la Barbados Cricket Association (BCA), qui succède au Barbados Cricket Challenge Cup Committee fondé en 1892. Depuis, la BCA organise la pratique du cricket du niveau U13 jusqu’aux rencontres de test international pour le compte du West Indies Cricket Board. Elle gère notamment l’équipe nationale, mais aussi le développement de la discipline sur tout le territoire.
Une organisation structurée et un calendrier bien huilé
Le calendrier domestique s’étale traditionnellement de mai à décembre, avant de laisser la place à la saison régionale de première classe de janvier à mars, puis à la fenêtre internationale de mars à juin. Pas moins de 128 équipes issues de 82 clubs participent aux compétitions organisées par la BCA, réparties en plusieurs divisions : Elite Division, Division 1, Premier League et niveaux intermédiaires.
Le cricket à la Barbade compte des clubs aux noms familiers comme BDFSP, Carlton, Empire, Maple, Pickwick, Police, Spartan, UWI et Wanderers. Quatre clubs de la saison inaugurale de 1892 (Lodge, Harrison College, Pickwick, Wanderers) sont toujours actifs aujourd’hui, témoignant de l’ancrage historique de ce sport sur l’île.
Un aperçu d’anciennes équipes et de leurs terrains résume la densité du tissu de clubs :
| Club | Terrain principal | Localisation approximative |
|---|---|---|
| BDFSP | Paragon | Sud de l’île |
| Barbados Youth | Lester Vaughan / Cane Garden | Intérieur de l’île |
| Carlton | Desmond Haynes Oval, Black Rock | Côte ouest |
| Empire | Bank Hall | Périphérie de Bridgetown |
| Maple | Trents, St James | Côte ouest |
| Pickwick | Foursquare Park, St Philip | Est / sud-est |
| Police | Police Sports Club Ground, Weymouth | Bridgetown |
| St Catherine | Bayfield, St Philip | Est |
| Spartan | Queen’s Park | Bridgetown |
| UWI | 3Ws Oval, Cave Hill | Campus universitaire, nord-ouest |
Cette structuration permet de faire émerger des talents qui alimentent ensuite le Barbados Pride, la franchise représentant l’île dans la Professional Cricket League, ainsi que la sélection barbadienne dans le Regional Four Day Competition et la Super 50. À l’échelle caribéenne, les joueurs les plus brillants rejoignent l’équipe des West Indies, qui a remporté la Coupe du monde en 1975 et 1979 avec une forte composante barbadienne.
Kensington Oval, « Mecque » du cricket caribéen
Bridgetown abrite l’un des temples mondiaux du cricket : Kensington Oval. Fondé en 1871 autour du Pickwick Cricket Club, ce stade de 28 000 places, entièrement rénové pour un coût de 135 millions de dollars américains à l’occasion de la Coupe du monde 2007 (dont il a accueilli la finale), est devenu au fil des décennies un lieu mythique. On le surnomme volontiers la « Mecque du cricket caribéen ».
C’est également à Kensington Oval qu’a été disputé le premier test match des West Indies en 1930. L’enceinte continue aujourd’hui d’accueillir des rencontres de haut niveau, y compris des phases finales de Coupe du monde T20. Son influence dépasse le simple cadre sportif : autour du stade a été implanté le Legends of Barbados Cricket Museum, qui retrace l’épopée du cricket barbadien, et le Sir Everton Weekes Center of Excellence, académie dédiée à la formation des jeunes joueurs.
Outre le célèbre Kensington Oval, la Barbade dispose d’un réseau de terrains qui ancre le cricket dans les communautés. Ce maillage comprend des sites historiques comme le Garrison Savannah (classé UNESCO), des installations universitaires telles que le 3Ws Oval sur le campus de l’Université des West Indies, des stades dédiés comme le Desmond Haynes Oval, ainsi que des équipements plus récents comme les terrains de Wildey et Crab Hill.
Un palmarès qui en dit long
Sur le plan sportif, la Barbade domine historiquement la scène régionale. L’île a remporté à 24 reprises la Regional Four Day Competition et s’est adjugé huit fois la compétition domestique de one-day. Plus tôt dans l’histoire, elle a aussi collectionné 11 titres dans le Inter-Colonial Tournament entre 1891‑92 et 1926‑27. Pour un pays aussi petit, ces chiffres donnent la mesure du réservoir de talents.
Quelques repères synthétisent ces performances :
| Compétition | Titres barbadiens (approx.) | Période de référence |
|---|---|---|
| Regional Four Day Competition | 24 | De 1965‑66 à 2021‑22 |
| Compétition domestique de one-day | 8 | 1972‑73 à 2016‑17 |
| Inter-Colonial Tournament | 11 | 1891‑92 à 1926‑27 |
| Coupe du monde (via West Indies) | 2 | 1975 et 1979 (équipe régionale) |
Des légendes devenues héros nationaux
Difficile de parler de cricket barbadien sans évoquer Sir Garfield Sobers, souvent cité comme l’un des plus grands all‑rounders de l’histoire. Il débute en première classe à 16 ans, devient le premier joueur à frapper six sixes dans une même over en match de première classe et porte pendant 35 ans le record de la plus longue manche en test (365 not out contre le Pakistan en 1958). Anobli en 1975, il est consacré héros national en 1998, symbole de l’ascension sociale rendue possible par le cricket.
Il s’agit du nombre de courses réalisées en partenariat invaincu par les « Three Ws » en 1946, un record entré dans la légende du cricket.
Aujourd’hui encore, la Barbade alimente le haut niveau avec des joueurs comme Jason Holder, Kraigg Brathwaite, Shai Hope, Kemar Roach, Kyle Mayers, Roston Chase ou encore les internationales Deandra Dottin et Hayley Matthews, visage d’un cricket féminin en pleine affirmation.
Un sport-ciment de la société bédjane
Au‑delà des titres et des stars, le cricket est un langage commun. Les commentateurs locaux, connus pour leur humour, jonglent avec le dialecte bédjan et les métaphores de cricket, que l’on retrouve dans la conversation quotidienne. Dans les villages, les matchs improvisés sur les plages ou les pelouses restent un spectacle fréquent.
Le « spirit of cricket », qui valorise fair‑play et respect de l’adversaire, imprègne le rapport au jeu mais aussi, plus largement, certaines valeurs revendiquées par la société barbadienne. Le sport sert de levier de cohésion, de passerelle entre classes sociales, et attire aussi un tourisme spécifique, particulièrement lors des grandes affiches internationales.
La BCA et diverses académies misent sur la base : programmes scolaires étoffés, tournois juniors, comme le Sir Garry Sobers International Schools Cricket Tournament qui fait venir depuis 1986 de jeunes joueurs de pays test, notamment du Royaume‑Uni. Des organisations telles que The Cricket Asylum Sports Tour organisent aussi des séjours de formation, avec la participation de légendes locales. Face aux défis contemporains – baisse de la pratique chez les jeunes, concurrence des autres sports, fragilité financière de certains clubs –, ces initiatives visent à maintenir le cricket au cœur de la vie barbadienne.
Road tennis, invention 100 % barbadienne
Si le cricket résume l’héritage britannique, le road tennis incarne, lui, l’inventivité populaire. Né au début des années 1930 dans les quartiers modestes, ce jeu aurait été imaginé par Lance Bynoe comme une version accessible du tennis, à l’époque réservé aux classes aisées. Plutôt que d’investir des pelouses et des raquettes coûteuses, les habitants tracent un court à même l’asphalte, plantent un petit filet en bois d’une vingtaine de centimètres et frappent une balle en caoutchouc avec une palette en bois.
Le jeu consiste à renvoyer la balle au-dessus du filet pour mettre l’adversaire en défaut. Une manche se joue généralement en 21 points avec un écart de deux points. Codifié au fil des ans, il existe désormais plusieurs variantes (hard court, plage, mini, double) et il est officiellement reconnu grâce à la création de la Barbados (Professional) Road Tennis Association (BRTA).
Aujourd’hui, le road tennis est considéré comme un sport national à part entière. Il anime les rues, les écoles, les clubs de quartier et a même trouvé sa place dans des événements d’envergure comme le Crop Over Festival ou le Barbados Road Tennis Open, doté en 2025 d’un prize money de 170 000 dollars barbadiens et réunissant plus de 100 athlètes. Pour un visiteur, assister à un grand match de road tennis dans une ambiance survoltée est une manière très directe d’entrer dans la culture locale.
Netball, sport phare chez les femmes
Chez les femmes, le netball occupe une place équivalente à celle du football dans d’autres pays. La Barbade dispose d’une équipe nationale, les Bajan Gems, entraînée par Anna Shepherd et emmenée par la capitaine Rhe‑Ann Niles. Sur le plan international, elles naviguent dans le top 15 mondial, avec notamment une 13ᵉ place au classement INF au milieu de l’année 2020.
L’île participe régulièrement à la Coupe du monde de netball – anciennement World Tournament – depuis sa première apparition en 1979 à Port of Spain, où elle termine 8ᵉ. Son meilleur résultat reste une 6ᵉ place obtenue à Glasgow en 1987. La Barbade est également une habituée du tournoi de netball des Jeux du Commonwealth, avec plusieurs top 10 au fil des éditions.
Sur le plan intérieur, la Barbados Netball Association administre une saison de clubs très dense, de mars à juillet, impliquant plus de 70 équipes issues de 35 clubs. Les filles sont initiées dès l’école primaire, avec des compétitions structurées au niveau secondaire et des catégories d’âge multiples. Résultat : le netball est pratiqué à tout âge, des jeunes recrues jusqu’aux vétéranes, et s’impose comme un rendez‑vous régulier du calendrier sportif national.
Pour les voyageuses qui souhaitent découvrir un sport très vivant dans la Caraïbe anglophone, assister à un match de championnat ou à une rencontre internationale des Bajan Gems permet de mesurer l’engagement et la ferveur autour de cette discipline.
Golf : une île‑paradis pour les golfeurs
À l’opposé de l’ambiance de rue du road tennis, le golf barbadien joue la carte du luxe et du paysage de carte postale. L’île cultive une réputation de « paradis des golfeurs » grâce à un climat doux toute l’année (entre 24 et 29 °C), des alizés modérés, des vues panoramiques sur l’océan et plusieurs parcours de niveau international dessinés par de grands architectes.
On compte quatre grandes installations de standing, complétées par des parcours plus historiques. La saison sèche, de décembre à avril, concentre les meilleures conditions de jeu, même si l’on peut golfer toute l’année, les averses tropicales de juin à octobre étant souvent brèves et les greens séchant rapidement.
Un aperçu des principaux parcours
| Parcours / Club | Type de parcours | Particularités majeures | Accès principal |
|---|---|---|---|
| Apes Hill Club | 18 trous, championnat | 1 000 ft d’altitude, vues sur deux côtes, design Tom Fazio | Accès privilégié aux membres et résidents |
| Barbados Golf Club | 18 trous, par 72 links | Parcours le plus accessible, ambiance décontractée | Public, tarifs modérés |
| Rockley Golf & CC | 9 trous (18 avec tees alternés) | Parcours simple, idéal débutants | Public |
| Royal Westmoreland | 18 trous, par 72 | Design Robert Trent Jones Jr, cadre résidentiel fermé | Réservé membres & certains résidents |
| Sandy Lane – Country Club | 18 trous | A accueilli la WGC World Cup, vue mer, service 5 étoiles | Priorité aux clients de l’hôtel |
| Sandy Lane – Green Monkey | 18 trous | Tracé dans une ancienne carrière de calcaire, ultra exclusif | Surtout réservé aux clients de l’hôtel |
| Sandy Lane – Old Nine | 9 trous | Plus ancien parcours de l’île | Ouvert au public |
Apes Hill, le golf perché
Situé à environ 300 mètres d’altitude, Apes Hill domine l’île et offre des vues simultanées sur la côte caraïbe et la côte atlantique. Construit sur le rebord du Scotland District – un massif sous‑marin affleurant entre Trinidad et Porto Rico –, ce parcours signé Tom Fazio exploite les reliefs, les ravines, les carrières de pierre corallienne et les lacs pour dessiner un 18 trous spectaculaire. L’accent y est mis sur la durabilité environnementale, avec une gestion raisonnée des ressources.
Apes Hill est aussi une communauté résidentielle haut de gamme dotée de courts de tennis en gazon synthétique, de sentiers de randonnée, d’un centre de performance, et d’une offre immobilière allant de l’appartement au cottage de golf. Le club accueille une étape du Legends Tour, « The Barbados Legends », avec pour ambassadeur l’ex‑n°1 mondial et vainqueur du Masters Ian Woosnam.
Apes Hill
Barbados Golf Club, l’adresse accessible
À l’autre bout du spectre, le Barbados Golf Club, à Durants (Christ Church), se veut le « cœur » du golf barbadien pour les locaux, les croisiéristes et les vacanciers. Reconfiguré par l’architecte Ron Kirby, ce par 72 de 6 805 yards propose un tracé links avec fairways larges et dévers doux, une grande green commun entouré d’un lac et une séquence surnommée l’« Amen Corner » sur les trous 15 et 16, où l’eau entre véritablement en jeu.
Sanctionné par le PGA European Tour, ce parcours a accueilli un tournoi seniors en 2003 et plusieurs éditions du Barbados Open. Il offre une atmosphère détendue, des tarifs relativement abordables et la possibilité de jouer à pied, sans voiturette obligatoire. Il est facilement accessible depuis les principaux hubs touristiques de la côte sud.
Royal Westmoreland et Sandy Lane, la dimension prestige
Royal Westmoreland et Sandy Lane incarnent le golf haute couture. Le premier, dessiné par Robert Trent Jones Jr, est un club privé bordé de résidences de luxe, souvent associé à des tournois seniors du circuit européen. Le second regroupe trois parcours, dont le très sélect Green Monkey et le Country Club, qui a déjà accueilli la World Golf Championships World Cup avec des stars comme Tiger Woods ou Vijay Singh.
Pour les visiteurs, l’accès passe en général par un séjour dans les resorts ou via des arrangements avec des villas disposant de droits de jeu spécifiques. Les green fees reflètent le positionnement de ces adresses, avec des tarifs pouvant dépasser les 200 dollars américains pour un 18 trous, voiturette incluse.
Surf, kitesurf et windsurf : la Barbade, machine à vagues
Si vous cherchez des vagues régulières, la Barbade est l’une des destinations les plus fiables de toute la Caraïbe. Située en bordure de l’Atlantique, légèrement en dehors de la ceinture principale des ouragans, l’île bénéficie de vents alizés constants et de houles quasi continues. Résultat : il est rare d’y connaître plusieurs jours d’affilée sans surf.
Des côtes bien différenciées
La côte est, exposée plein atlantique, reçoit la houle la plus puissante et offre des vagues plutôt engagées. La côte sud, plus variée, propose des spots pour tous les niveaux, tandis que la côte ouest, en général plus calme, s’anime lors des houles de secteur nord, transformant temporairement certaines plages en terrains de jeu pour surfeurs confirmés.
Quelques spots emblématiques dessinent la géographie surf de l’île :
| Côté de l’île | Spot principal | Type de vague / fond | Niveau recommandé |
|---|---|---|---|
| Est | Soup Bowl (Bathsheba) | Droite de récif puissante, creuse | Confirmés / experts |
| Est | Cattlewash / Sand Bank | Beachbreak, vagues plus douces | Débutants à intermédiaires |
| Sud | Freights Bay | Gauche très longue, sand/reef | Débutants à intermédiaires, longboarders |
| Sud | South Point | Gauches/droites de récif | Intermédiaires / avancés |
| Sud | Brandons (Drill Hall) | Gauche de récif accessible | Tous niveaux, spot très fréquenté |
| Sud | Surfer’s Point | Gauche molle et longue | Idéal pour débuter |
| Ouest | Batts Rock | Gauche creuse sur récif | Intermédiaires |
| Ouest | Tropicana | Gauche très creuse, peu d’eau | Experts uniquement |
| Nord‑ouest | Maycocks | Longue droite de récif | Intermédiaires / avancés |
Soup Bowl, à Bathsheba, est sans doute le spot le plus renommé, au point que des professionnels de la trempe de Kelly Slater l’ont cité parmi leurs vagues préférées. Lorsque la houle de nord‑est se combine avec un bon vent offshore, le récif délivre des droites creuses et rapides, réservées aux surfeurs expérimentés. Plus au nord, Cattlewash propose des alternatives plus tolérantes, très appréciées pour l’apprentissage.
Découvrez les spots idéaux pour apprendre le surf sur la côte sud de la Barbade, avec des vagues adaptées aux débutants et des écoles renommées.
Une gauche lente et longue sur fond mixte sable-récif, idéale pour les débutants. Mise à l’eau relativement simple. Accueille des écoles comme Dread or Dead et Barrys Surf School.
Situé juste à l’ouest de Bridgetown, c’est un spot populaire avec plusieurs sections adaptées à différents niveaux de surfeurs.
Kitesurf et windsurf : Silver Rock en épicentre
Les mêmes alizés qui alimentent les vagues font de la Barbade un terrain de rêve pour le kitesurf et le windsurf, en particulier entre décembre et mars, lorsque les vents sont les plus soutenus. Silver Rock, à l’extrémité sud de l’île, est le point de ralliement des pratiquants. La zone combine eau chaude, vagues régulières et vent quasi garanti, sans véritable plan d’eau plat, ce qui plaît aux amateurs de navigation dans la houle.
Le windsurfeur local Brian Talma, surnommé « De Action Man », s’y est forgé une réputation internationale, contribuant à mettre la Barbade sur la carte des destinations incontournables de la discipline, souvent citée aux côtés d’Hawaï.
Brian Talma, surnommé « De Action Man », windsurfeur local
Pour ceux qui souhaitent s’initier, de nombreuses écoles proposent des cours privés ou en petits groupes, avec des tarifs indicatifs allant, selon les sources, d’environ 125 à 190 dollars américains pour deux heures, en fonction de la formule choisie. La plupart des opérateurs insistent sur la sécurité, compte tenu de l’absence de lagons fermés : la mer est ouverte, les vagues sont bien présentes, et il faut savoir gérer son aile ou sa voile.
Randonnée : un autre visage de l’île
On ne pense pas spontanément à la Barbade comme à une destination de randonnée, pourtant l’intérieur et les côtes nord et est de l’île offrent un réseau de sentiers étonnamment riche. Les reliefs, sans être alpins, culminent tout de même à plus de 300 mètres, avec des falaises, des ravines, des forêts résiduelles et des panoramas spectaculaires sur l’Atlantique.
Découvrez les différentes organisations et types de randonnées encadrées proposées chaque semaine sur l’île.
Les sorties sont orchestrées par Hike Barbados (Barbados National Trust), la Barbados Hiking Association et Xtreme Hikers Barbados.
Des randonnées hebdomadaires sont proposées le matin, l’après-midi et même la nuit (« moonlight hikes »), d’une durée typique de trois heures.
Plusieurs niveaux de difficulté sont offerts : de la promenade « Stop ’n’ Stare » (6 miles) à la sortie exigeante « Grin ’n’ Bear » (environ 12 miles) pour marcheurs aguerris.
Des sentiers variés entre falaises, forêts et gorges
Le Scotland District, sur la côte nord‑est, est l’un des terrains de jeu favoris des randonneurs. On y trouve Hackleton’s Cliff, une falaise qui domine la côte d’environ 300 mètres, offrant une vue plongeante sur l’Atlantique ; Mount Hillaby, point culminant de l’île à 340 mètres, accessible par plusieurs boucles ; ou encore les falaises du nord qui relient Cove Bay à Animal Flower Cave en longeant Cuckold Point et River Bay.
Le tableau suivant donne un aperçu de quelques boucles parmi les plus emblématiques :
| Randonnée | Distance approximative | Dénivelé / type | Difficulté annoncée |
|---|---|---|---|
| Mount Hillaby Loop | 6,5 miles (10,3 km) | ~ 1 115 ft / 340 m | Modérée à difficile |
| Northern Cliffs (Cove Bay – Animal Flower Cave) | 4 miles (6,4 km) | Falaises côtières | Facile |
| Bath – Bathsheba (ancienne voie ferrée) | ~5 km | Longe l’ancienne ligne | Facile |
| Hackleton’s Cliff – Bathsheba via Joe’s River | 5,45 miles (8,8 km) | Fort dénivelé, forêt | Modérée |
| Barclays Park – Chalky Mount Loop | 3,1 miles (5 km) | Montée jusqu’au « Chalky Mount Giant » | Modérée |
D’autres itinéraires plus techniques mènent à des sites comme Coles Cave, une grotte calcaire aux bassins cristallins, ou Picture Hole, une ouverture rocheuse très photogénique accessible par des chemins de difficulté variable.
Pour des visites guidées en nature avec un droit d’entrée modéré, la Barbade propose des espaces semi-aménagés comme Welchman Hall Gully (une ancienne grotte effondrée transformée en ravine tropicale), les Flower Forest Botanical Gardens, ou encore Turner’s Hall Woods, l’une des dernières forêts originelles de l’île.
Les recommandations sont classiques pour un climat tropical : partir de préférence tôt le matin ou en fin d’après‑midi, emporter suffisamment d’eau, chapeau, protection solaire et anti‑moustiques, et éviter d’approcher certains arbres comme le mancenillier, dont la sève peut être irritante. Sur la côte, il faut aussi surveiller les drapeaux de sécurité, notamment près de sites militaires comme le Harp Gun, où un drapeau de tir réel signale les jours à éviter.
Polo, équitation et sports équestres : le « sport des rois » en version caribéenne
La Barbade, ce n’est pas seulement le surf et le cricket. L’île se distingue aussi par une tradition équestre forte, héritage des plantations sucrières et de la présence militaire britannique. Les chevaux étaient autrefois indispensables au transport, aux communications et au travail dans les champs de canne.
Le polo y est joué depuis 1884, initié par des officiers de cavalerie britanniques au Garrison Savannah, qui invitent alors les propriétaires de plantations à se joindre à eux. Après une période de sommeil dans l’entre‑deux‑guerres, le sport renaît en 1939 et se structure autour du Barbados Polo Club, aujourd’hui installé à Holders, dans la paroisse de St James.
Un circuit de clubs très actif
À l’heure actuelle, au moins quatre terrains de polo de haut niveau fonctionnent sur l’île : Holders (Barbados Polo Club), Lion Castle, Clifton et Apes Hill / Waterhall. À ces clubs s’ajoutent Buttals à St George ou le Lion Castle Polo Estate, avec leurs propres infrastructures. Ensemble, ils forment un circuit très prisé des joueurs internationaux, notamment durant la saison de janvier à mai.
Les matchs, souvent soutenus par des sponsors et une couverture médiatique accrue, attirent un public croissant de locaux et de touristes. Ils s’inscrivent dans des tournois à fort enjeu et sont l’occasion d’une expérience sociale complète, alliant le sport à des moments de convivialité comme le high tea, les barbecues, les bars à rhum, le Champagne Tent, la musique et parfois la danse après les rencontres.
Le tableau ci‑dessous résume les principaux sites de polo :
| Club / terrain | Localisation | Particularités notables |
|---|---|---|
| Barbados Polo Club | Holders, St James | Club historique (1884), 4 terrains, club‑house complet |
| Apes Hill Polo Club | Waterhall, St James | Infrastructures modernes, approche durable |
| Lion Castle Polo Estate | St Thomas | Deux terrains, centre équestre, vues panoramiques |
| Clifton Polo Club | Welchman Hall, St Thomas | Terrains de qualité, tournois réguliers |
| Buttals Polo Club | St George | Complète l’offre insulaire |
Le polo barbadien est suffisamment dynamique pour attirer des équipes de très haut niveau et même des membres de la famille royale britannique, venus ponctuellement participer à des rencontres caritatives. Des écuries locales entretiennent environ 300 poneys de polo, souvent des pur‑sang ou des chevaux venus d’Argentine.
L’équitation au‑delà du polo
Au‑delà des matches mondains, l’île développe une pratique équestre plus large. Le Barbados Equestrian Association (BEA), affilié à la Fédération équestre internationale (FEI), supervise la discipline, avec environ 125 membres actifs de tous âges. La Barbade participe régulièrement aux challenges mondiaux FEI de dressage et de saut, a décroché des médailles en dressage et a été championne junior de saut dans la Caraïbe en 2005.
La Barbade est représentée dans les compétitions internationales comme les Jeux panaméricains et les Jeux d’Amérique centrale et des Caraïbes, en dressage et en saut d’obstacles. Pour les visiteurs, des centres proposent des activités variées : balades sur la plage, initiation au saut ou au dressage. Des packages personnalisés existent, comme le ‘Barbados Equestrian Experience’, qui combine courses de chevaux, polo, randonnées et leçons encadrées par un ancien cavalier international.
Pour un visiteur passionné d’équitation, cela offre la possibilité de monter sur des terrains très variés – plage, campagne vallonnée, centres d’entraînement – tout en découvrant une facette moins connue de la Barbade.
Entourée d’eaux chaudes (27 à 29 °C) et portée par des alizés réguliers de 10 à 15 nœuds, la Barbade attire naturellement les navigateurs. La pratique de la voile y est structurée autour de plusieurs clubs et écoles.
Le Barbados Yacht Club, fondé en 1924, est situé sur la plage de Carlisle Bay, à environ un mile au sud de Bridgetown, dans la zone historique du Garrison. Son bâtiment principal, Shot Hall, remonte à 1810 et illustre le style Regency. Longtemps domicile d’officiers britanniques ou de personnalités liées aux compagnies maritimes, il devient club‑house dans les années 1920. Le club obtient même un Warrant royal en 1932, avant d’abandonner le titre de « Royal » après l’indépendance en 1966.
Le club propose des courts de tennis, une salle de sport, des bars et restaurants de plage, ainsi qu’une zone de stockage à terre pour la plupart des bateaux des membres. Des mouillages sont disponibles dans Carlisle Bay, mais aucune marina à quai. Pour la grande plaisance, des infrastructures complémentaires existent, comme Port St Charles ou Port Ferdinand.
La Barbados Sailing Association (BSA) fait office d’autorité nationale pour la voile, organisant des activités pour tous types de bateaux et tous âges, y compris un programme de formation et des championnats nationaux de dériveurs, comme les SigniaGlobe National Dinghy Championships. Les meilleures équipes sont ensuite sélectionnées pour représenter l’île à des événements régionaux, par exemple les Caribbean Dinghy Championships.
L’événement annuel propose un programme nautique varié incluant des régates côtières, des épreuves de wingfoil et de kitesurf, une course junior en dériveur, et la célèbre Mount Gay Round Barbados Race, un tour de l’île attirant des équipages internationaux. Certains participants prolongent l’aventure jusqu’à Carriacou (Grenade) via la Rum To Spice Regatta.
Les écoles de voile comme Set Sail Barbados, Wet & Salty Adventure Sailing School ou Ship Shape Sailing School, souvent basées au Barbados Cruising Club, proposent formations certifiantes (ASA), croisières à la journée, stages en famille et formules « stay & sail » en partenariat avec des hôtels. L’encadrement est assuré par des instructeurs expérimentés, dont certains ont entraîné des athlètes olympiques.
Pour un passionné, naviguer au large de Carlisle Bay, longer la côte ouest baptisée « Platinum Coast », ou même participer à une régate locale, permet de combiner sport, exploration maritime et convivialité.
Course à pied et marathon : le Run Barbados
La Barbade ne se limite pas aux sports de balle et de vague. La course à pied y connaît un vrai engouement, matérialisé par un événement phare : le Run Barbados Marathon and Wellness Weekend. Créé en 1983 par Sir Austin Sealy et Carl Bayley, ce rendez‑vous est devenu l’un des temps forts de l’agenda sportif insulaire, avec environ 2 000 participants chaque année, dont 80 % d’étrangers.
Le concept repose sur un week‑end prolongé de compétitions et d’animations « bien‑être ». Les parcours, certifiés par l’AIMS‑IAAF, empruntent des tronçons emblématiques, notamment la vieille ville de Bridgetown, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, ou la côte est près de Barclays Park, avec la mer en toile de fond.
L’événement propose un programme varié incluant marathon, semi-marathon, 10 km, 5 km (course et marche), un fun mile festif et une randonnée de 5 km en sentier. Des challenges (or, argent, bronze, « wellness ») récompensent la participation à plusieurs épreuves sur les trois jours. L’ambiance est conviviale et axée sur la camaraderie entre tous les participants, plutôt que sur le gigantisme et les goodies des grands marathons urbains.
Pour les visiteurs adeptes de running, c’est l’occasion de découvrir l’île en baskets, à la fraîche, avec ravitaillements, animations musicales et médaille commémorative à l’arrivée. L’office de tourisme barbadien joue un rôle central dans la promotion de cette manifestation, qui s’inscrit pleinement dans une stratégie de tourisme sportif.
Autres sports et infrastructures : un écosystème extrêmement dense
La richesse sportive de la Barbade ne s’arrête pas aux disciplines détaillées plus haut. L’île possède un maillage impressionnant de fédérations – de l’athlétisme au squash, en passant par le cyclisme, le volley‑ball, le badminton, le football ou la natation – coordonnées pour partie par le National Sports Council et le Comité olympique barbadien.
Année où le Barbadien Ryan Brathwaite est devenu champion du monde du 110 m haies.
Le basket-ball, le football, le tennis, la natation, le squash, la boxe ou encore le rugby complètent la palette, souvent portés par des structures dédiées (BFA pour le football, BABA pour le basket, BTA pour le tennis, BASA pour la natation, etc.). À cela s’ajoute une pratique sociale très forte de jeux dits « informels » comme les dominos, dès que l’on sort des circuits touristiques.
Une île où le sport façonne l’expérience de voyage
Ce qui distingue vraiment la Barbade d’autres destinations caribéennes, c’est la profondeur de sa culture sportive. Le cricket sert de colonne vertébrale identitaire, le road tennis raconte la créativité populaire, le netball donne une scène aux sportives, le surf et les sports de glisse tirent parti d’un environnement naturel unique, le golf et le polo apportent une dimension haut de gamme, la randonnée, la voile et la course à pied ouvrent sur des expériences plus exploratoires.
Pour le voyageur, l’île de la Barbade offre de multiples portes d’entrée sportives, qu’il soit pratiquant ou spectateur. Cela inclut assister à un match de cricket au Kensington Oval, s’essayer au road tennis dans un quartier, s’initier au surf à Freights Bay, participer à la Barbados Sailing Week sur un voilier, randonner le long des falaises du nord ou encourager les coureurs du Run Barbados. Ces activités illustrent comment cette petite nation insulaire utilise le sport comme un puissant vecteur de cohésion sociale, de fierté nationale et de rayonnement international.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Barbade, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler la Barbade pour son régime fiscal favorable aux non-résidents, l’absence d’impôt sur la fortune, une imposition réduite sur certains revenus de source étrangère et un environnement stable de common law. La mission a inclus : audit fiscal pré-expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec location ou achat de résidence principale, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre des intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, relais francophones) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire), en tirant parti du coût de vie compétitif et du climat attractif.
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