Les quartiers les plus prisés par les expatriés à la Barbade

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Soleil quasi permanent, eau potable au robinet, Internet fiable, système de santé réputé, fiscalité douce et population globalement accueillante : la Barbade coche une grande partie des cases recherchées par les expatriés. Mais une fois le billet d’avion en poche, une question revient toujours : dans quel quartier s’installer pour profiter au mieux de l’île, de son budget… et de son projet de vie ?

Bon à savoir :

Derrière l’image de carte postale, le choix du secteur résidentiel est crucial pour transformer un séjour en nouveau chapitre de vie. Le paysage s’est structuré autour de plusieurs zones : la Platinum Coast (ultra-luxueuse), la côte sud (plus animée et abordable), l’est (sauvage) et les nouveaux pôles urbains en plein essor. Cette diversification est le résultat combiné du tourisme, de l’arrivée de retraités internationaux et des « welcome stampers » (télétravailleurs bénéficiant d’un visa longue durée).

L’article qui suit dresse un panorama des quartiers les plus prisés par les expatriés à la Barbade, en expliquant ce qui fait leur attrait, les profils qu’ils séduisent, les budgets à prévoir et les tendances de fond du marché immobilier.

Pourquoi autant d’expatriés choisissent la Barbade ?

L’île attire un spectre très large de profils : jeunes entrepreneurs, cadres en mission, professions mobiles, travailleurs à distance, familles, retraités et grands patrimoines. Plusieurs éléments expliquent cet engouement durable.

Le pays affiche une stabilité politique et sociale reconnue, un système juridique inspiré du droit britannique et une économie structurée autour du tourisme, des services financiers offshore et de l’assurance internationale. Plus de 2 800 sociétés internationales sont supervisées par la Financial Services Commission, ce qui renforce l’image de sérieux du cadre réglementaire.

Sur le plan du quotidien, la Barbade met en avant :

Astuce :

La Barbade présente un profil globalement avantageux pour les résidents et expatriés. La criminalité y est généralement plus faible que dans plusieurs grandes îles voisines, bien que les autorités rappellent l’existence d’homicides et de délits, notamment dans certains districts urbains. Le système de santé est considéré comme l’un des meilleurs des Caraïbes, avec un grand hôpital public (Queen Elizabeth Hospital à Bridgetown), des cliniques privées modernes comme le Bayview Hospital ou le Sandy Crest Medical Centre sur la côte ouest, et un réseau de polycliniques gratuites dans chaque paroisse. L’éducation est de bon niveau, offrant de nombreuses écoles publiques ainsi que plusieurs établissements privés et internationaux (International Baccalaureate, programmes britanniques ou bilingues), ce qui rassure les familles. Enfin, le coût de la vie, bien qu’élevé pour la région, reste inférieur à celui de nombreuses grandes villes nord-américaines ou européennes, particulièrement en ce qui concerne les loyers.

La fiscalité contribue également à l’attrait de l’île : absence d’impôt sur les plus-values, pas de droits de succession ni d’impôt sur la fortune, et un régime clair sur les revenus locatifs. Le dollar barbadien est solidement arrimé au dollar américain, ce qui limite la volatilité monétaire et facilite la planification financière des expatriés.

Attention :

Le Barbados Welcome Stamp, un visa d’un an renouvelable pour télétravailleurs avec exonération d’impôt local sur les revenus étrangers, attire les nomades digitaux. Beaucoup envisagent ensuite une installation permanente via le permis de séjour SERP destiné aux personnes financièrement indépendantes.

Dans ce contexte, la demande de logements à long terme et de résidences secondaires a explosé, en particulier sur les zones littorales les plus prisées par les expatriés.

La West Coast, ou Platinum Coast : épicentre du luxe et des communautés expatriées

La façade ouest de la Barbade, souvent surnommée la « Platinum Coast », concentre une bonne part de l’immobilier le plus prestigieux de l’île. Plages de sable blanc aux eaux calmes, couchers de soleil spectaculaires, villas de bord de mer, marinas, parcours de golf mondialement connus : tout y est pensé pour une clientèle haut de gamme, aussi bien en résidence principale qu’en maison de vacances.

Le secteur se distingue par un climat légèrement plus tempéré et moins humide que d’autres zones, grâce aux alizés. Les températures oscillent en gros entre 25 et 30 °C, avec une saison sèche marquée et une période humide de juin à novembre. Les eaux y sont particulièrement abritées, idéales pour la baignade, le paddle ou le snorkeling.

Sur le plan immobilier, la West Coast domine largement le marché du luxe. Les chiffres récents montrent une progression rapide : croissance globale des ventes de l’ordre de 75 % sur un an, augmentation moyenne des prix de 25 %, et dans les secteurs phares comme Sandy Lane, Holetown ou Porters, une hausse de 5 à 8 % chaque trimestre. Malgré ces valeurs en forte hausse, la demande dépasse encore l’offre, surtout pour les biens en bord de mer ou proches de la plage affichant déjà de bons rendements locatifs.

Holetown : cœur battant de la côte ouest

Holetown est souvent la première réponse à la question « où vivre sur la West Coast ? ». Ancien premier établissement britannique de l’île, la ville est devenue le centre névralgique de la côte ouest, avec une infrastructure très complète : boutiques, supermarchés, cliniques, restaurants, plages aménagées, banques, services administratifs.

Exemple :

Symbole de la montée en gamme de la région, le Limegrove Lifestyle Centre offre une expérience complète alliant shopping de luxe (avec des marques internationales et des concept stores), restauration (cafés), cinémas et espaces de loisirs. Il est situé à proximité immédiate de plages calmes propices à la baignade et de quartiers résidentiels verdoyants, le tout accessible à quelques minutes à pied.

Holetown attire particulièrement :

les retraités qui veulent une station balnéaire calme mais pratique ;

les familles recherchant une base proche de bonnes écoles, de services médicaux et d’activités sportives ;

les télétravailleurs qui apprécient la combinaison entre infrastructures modernes, cafés, coworking et promenade à pied.

Les sous-quartiers comme Sunset Crest sont devenus des repaires d’expatriés et de retraités : petites maisons, bungalows, condos, ruelles calmes, accès à un beach club privé et possibilité de tout faire à pied. Plus près du centre, ce que les agents décrivent comme le « St James Town area » regroupe des townhouses, appartements et villas plus compactes, collées aux commerces, aux plages et aux transports, ce qui séduit ceux qui ne souhaitent pas conduire au quotidien.

Au nord immédiat, Porters et Mount Stanfast offrent une version plus cossue du même mode de vie : villas plus vastes, jardins tropicaux, rues plus tranquilles, davantage d’intimité tout en conservant un accès facile aux commodités de Holetown.

Sandy Lane : club très fermé des ultra-privilégiés

Symbole absolu de la Platinum Coast, la zone de Sandy Lane associe plage mythique, resort cinq étoiles, golf de championnat et villas spectaculaires nichées dans la végétation. Pratiquement entièrement construite, cette enclave a entamé un cycle de « re-build » : les propriétés anciennes sont rasées pour laisser place à de nouvelles résidences ultra contemporaines, dopant encore les valeurs.

plusieurs dizaines de millions

Ce micro-marché propose les demeures les plus chères de l’île, avec des prix estimés à plusieurs dizaines de millions de dollars américains.

Pour les expatriés, Sandy Lane convient surtout :

– à ceux qui recherchent un niveau de confidentialité maximal ;

– aux investisseurs qui visent des biens de prestige avec fort potentiel de valorisation à long terme ;

– à des séjours saisonniers, avec une équipe locale gérant l’ensemble de la propriété le reste du temps.

Speightstown et les environs : charme authentique et bonne rentabilité locative

Plus au nord, Speightstown incarne une autre facette de la West Coast. Surnommée « Little Bristol » en raison de son passé marchand, la petite ville conserve une trame urbaine coloniale, des maisons traditionnelles, des commerces tenus par des Bajans et une atmosphère plus décontractée que Holetown.

La municipalité et les investisseurs privés misent sur une transformation progressive, misant sur des projets de réhabilitation ciblés tout en préservant le caractère du lieu. Un grand projet hôtelier et touristique porté par une enseigne internationale (le Pendry Hotel) se développe au nord de la ville, ce qui devrait intensifier encore l’attrait de la zone.

Speightstown et les villages voisins comme Heywoods ou Maynards séduisent :

les expatriés en quête d’un environnement plus local, moins aseptisé, avec un coût de vie légèrement inférieur ;

– les retraités originaires du Royaume-Uni et du Canada, qui apprécient la tranquillité, la proximité des plages et la possibilité de louer en saison ;

les investisseurs à la recherche de bons retours sur les locations de vacances, la ville étant citée parmi les meilleures zones de retour sur investissement pour ce segment.

Non loin de là, des résidences comme Port St. Charles ou Schooner Bay proposent un cadre très sécurisé, avec marina, services et plages privées, pour ceux qui veulent conjuguer authenticité du nord et standing d’une résidence de luxe.

Quartiers résidentiels et communautés fermées : Royal Westmoreland, Apes Hill, Sugar Hill

Une autre grande particularité de la côte ouest tient à la concentration de communautés fermées haut de gamme, où sécurité, gestion professionnelle et services mutualisés rassurent de plus en plus les acheteurs étrangers.

Vaste domaine fermé, golf de championnat, club-house, piscines, infrastructures sportives et un parc immobilier qui continue de s’étendre, avec plus de 300 résidences répertoriées. De nombreuses personnalités, dont des sportifs de premier plan, y ont acquis des villas. L’esprit « resort-golf » se combine avec une forte dimension communautaire entre résidents.

Royal Westmoreland

Apes Hill, dans les hauteurs, s’est imposé comme l’une des trois grandes communautés golfiques de l’île. Plus de 50 villas y sont achevées ou en cours de finition, dans un environnement de collines offrant vues panoramiques sur l’océan, parcours de golf, tennis, polo et club-house. Le climat y est un peu plus frais, ce qui est apprécié de certains expatriés.

Sugar Hill, perché sur une crête près de Holetown, associe vue mer, tennis club reconnu et villas ou appartements de standing dans un cadre très végétalisé. L’endroit est connu pour avoir hébergé des figures publiques et reste très recherché.

Ces ensembles rejoignent la demande croissante pour des logements « clé en main » dans des communautés gérées, où l’entretien, la sécurité, la location saisonnière et parfois même certains services à la personne sont intégrés. Pour les étrangers, cela simplifie énormément la gestion à distance.

Éclairage sur les prix et les typologies de biens sur la côte ouest

Le marché immobilier de la West Coast se décline en plusieurs segments de prix, largement alimentés par les acheteurs étrangers (Royaume-Uni, Canada, États-Unis principalement). Les chiffres agrégés disponibles permettent de dresser une grille indicative :

Type de bien (West Coast)Fourchette de prix estimative (USD)
Condo 1 chambre≈ 300 000 – 500 000
Condo plage / vue mer≈ 450 000 – 1,2 million
Maison de gamme moyenne≈ 500 000 – 1,5 million
Villa de bord de mer≈ 1,5 – 5+ millions
Grand domaine / propriété prestige≈ 2 – 20+ millions (Sandy Lane, etc.)

Les rendements locatifs annoncés tournent autour de 6 à 8 % par an pour les biens bien gérés, tandis que la demande de location de villas à court terme progresse d’environ 10 % par an, tirant à la hausse les revenus bruts.

La South Coast : animation, accessibilité et budgets plus souples

Située en gros entre Bridgetown et Oistins, la côte sud offre une alternative plus accessible que la West Coast, tout en restant très attractive. L’atmosphère y est plus animée : bars de plage, restaurants variés, boardwalk en bord de mer, plages plus larges avec davantage de vagues, scène nocturne plus marquée, surtout autour de St. Lawrence Gap.

Les loyers et les prix au mètre carré y sont en moyenne plus bas que sur la Platinum Coast, ce qui en fait un point de chute privilégié pour :

les jeunes expatriés et nomades digitaux ;

les familles cherchant un bon rapport qualité-prix ;

ceux qui veulent être proches de l’aéroport et des grands axes.

La paroisse de Christ Church est l’épicentre résidentiel du secteur, avec une hausse récente des prix de l’ordre de 3 à 5 %, portée par le développement de nouvelles infrastructures commerciales et le succès de la location saisonnière.

Hastings, Rockley, Worthing : la zone la plus « pratique »

Le triptyque Hastings – Rockley – Worthing concentre une bonne partie des résidences recherchées de la côte sud. On y retrouve :

Aménités et commodités locales

Découvrez les principaux atouts et services qui animent le quotidien dans ce secteur, alliant détente, loisirs et praticité.

Le Boardwalk animé

Promenade très fréquentée par les joggeurs, les familles et les retraités pour des balades au grand air.

Commerces et supermarchés

Des supermarchés bien approvisionnés comme Massy pour répondre à tous vos besoins du quotidien.

Rockley Golf & Country Club

Un lieu unique mêlant terrain de golf de qualité et résidences, dédié au sport et à la détente.

Restauration et vie locale

Une multitude de restaurants, cafés, bars de plage et petits commerces de proximité pour tous les goûts.

Pour les expatriés, ces quartiers offrent un compromis très apprécié : on peut vivre à pied, profiter d’une vie sociale dense, accéder facilement aux bus et taxis, tout en payant des loyers plus contenus qu’à Holetown ou Sandy Lane.

St. Lawrence Gap : le choix des noctambules et des investisseurs touristiques

Le fameux « The Gap » reste l’épicentre de la vie nocturne de la Barbade : bars, clubs, restaurants, musique live, hôtels et condos en front de mer. L’ambiance y est résolument touristique, avec un flux important de visiteurs en haute saison.

Pour les expatriés, l’intérêt du quartier réside surtout : le cadre de vie, l’accessibilité des services, la diversité culturelle et les opportunités professionnelles.

dans la proximité de la plage et des services ;

dans le potentiel de location saisonnière, idéal pour ceux qui combinent usage personnel et mise en location courte durée.

Certains observateurs notent que le secteur montre des signes d’usure et gagnerait à être rénové. Néanmoins, la demande reste forte pour les biens bien situés, d’autant que le tourisme de fête et les séjours courts se maintiennent à un niveau élevé.

Oistins, Enterprise, Atlantic Shores : vie locale, surf et fish fry

Plus au sud-est, Oistins incarne l’âme populaire de la côte sud. C’est un village de pêcheurs animé, rendu célèbre par son « fish fry » hebdomadaire, où habitants et visiteurs se retrouvent autour de stands de poissons grillés, de musique et de rhum.

Les quartiers environnants comme Enterprise et Atlantic Shores sont particulièrement appréciés pour des locations à l’année. On y trouve :

des maisons familiales, des appartements en petite copropriété, quelques villas avec vue mer ;

– des plages réputées, dont Miami Beach, très fréquentée le week-end ;

– un accès rapide à l’aéroport et au Barbados Golf Club.

Ces zones conviennent bien aux familles et aux couples souhaitant un environnement résidentiel calme, en bord de mer, à distance raisonnable des points d’intérêt, mais moins exposé à l’agitation touristique quotidienne.

Aperçu des loyers sur la côte sud

Les données de plusieurs agences spécialisées dans la location de longue durée aux expatriés permettent de dégager des tendances de prix sur la South Coast :

Type de bien (South Coast)Fourchette de loyer mensuel (USD)
1 chambre (secteur interne)≈ 600 – 750
2 chambres≈ 750 – 900
3 chambres≈ 1 000 – 1 250
Front de mer / golf≈ 1 750 – 2 500
Grande maison en bord de mer≈ 3 500 – 4 000+

Cette échelle donne un ordre de grandeur : avec un budget de 1 500 à 2 000 dollars par mois, un couple ou une petite famille peut trouver un logement confortable à proximité de la mer, surtout si l’on s’éloigne légèrement des enceintes les plus touristiques.

Bridgetown et l’essor du mode de vie urbain

Capitale et principal centre économique de l’île, Bridgetown occupe une place particulière dans le paysage expatrié. Longtemps délaissée par les résidents internationaux au profit du littoral, la ville connaît aujourd’hui un regain d’intérêt, porté par plusieurs facteurs.

Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, la vieille ville coloniale et ses abords font l’objet de projets d’aménagement ambitieux. Le Pierhead, vaste opération de réaménagement du front de mer, prévoit ainsi un nouveau quartier mixte comprenant environ 170 appartements, des commerces, des espaces de loisirs et des aménagements portuaires modernisés. Un peu plus loin, un hôtel d’enseigne internationale avec près de 400 chambres et plusieurs dizaines de condominiums devrait compléter ce renouveau.

Ces projets se combinent avec la construction de tours résidentielles comme SpeedBird House (une soixantaine d’appartements sur dix étages) et de plusieurs programmes de condos dans la proche périphérie (ancien site de Paradise, etc.).

Pour les expatriés, Bridgetown et ses quartiers limitrophes présentent plusieurs atouts :

une offre croissante d’appartements modernes, souvent plus abordables que sur les côtes ;

un accès immédiat aux bureaux, aux institutions financières, aux services de santé de référence, aux commerces et aux transports ;

– un mode de vie plus urbain, avec restaurants, bars, marchés, événements culturels.

Les jeunes professionnels, les digital nomads recherchant un environnement « city » et certains retraités en quête d’un coût d’hébergement plus bas liés à une bonne accessibilité se tournent de plus en plus vers ces secteurs en voie de gentrification. Cette tendance devrait s’accentuer avec le développement de projets combinant logements, bureaux et loisirs.

Les quartiers de l’intérieur : calme, verdure et prix plus doux

Si le littoral concentre la majorité des expatriés, certains choisissent de s’installer dans des paroisses plus rurales comme St. George, St. Thomas ou St. Lucy, attirés par la tranquillité, la verdure et des prix moins élevés.

Des localités comme Brighton (St. George), certaines zones de St. Thomas ou encore St. Lucy au nord sont citées comme de plus en plus recherchées, notamment :

– par des familles qui privilégient l’espace, les jardins et le calme ;

– par des acheteurs à la recherche de terrains à bâtir, beaucoup plus abordables que sur les côtes ;

– par des retraités qui ne souhaitent pas nécessairement vivre en bord de mer, mais veulent pouvoir y accéder en voiture en une vingtaine de minutes.

Warrens, de son côté, illustre l’essor d’un nouveau pôle urbain non côtier. Ce bourg en pleine expansion accueille déjà de grands immeubles de bureaux, des centres commerciaux et des projets comme The W Plaza, qui associe grandes enseignes, vaste parking de 500 places et futur hôpital privé. Dans le secteur, des quartiers résidentiels comme Clermont, Crystal Heights, Millennium Heights ou Prior Park attirent ceux qui travaillent à Warrens ou souhaitent être à mi-distance entre côte ouest et sud.

L’est de l’île : paysage grandiose et retraites au calme

La côte est, tournée vers l’Atlantique, offre une tout autre ambiance : falaises, houle plus forte, plages spectaculaires mais plus dangereuses pour la baignade, villages dispersés, végétation luxuriante. C’est la partie la plus sauvage de la Barbade, moins développée touristiquement, mais qui séduit un public bien précis.

Bon à savoir :

Bathsheba est un village célèbre niché dans une baie bordée de rochers aux formes singulières. C’est un spot de surf réputé et un lieu prisé pour la randonnée et la photographie. Attirant quelques expatriés en quête de tranquillité, il offre un rythme de vie paisible, loin de l’agitation des côtes plus touristiques.

Plus au sud, la paroisse de St. Philip gagne en popularité, surtout pour les investissements fonciers. Ses terrains en bord de falaise ou à proximité de la mer sont encore nettement plus abordables que les parcelles équipées de la côte ouest. Les prévisions évoquent d’ailleurs une possible hausse de 10 à 15 % des prix des terrains sur ce secteur dans un horizon proche, aidée par l’amélioration de l’accès à l’aéroport et le développement de projets d’« éco-villages ».

Bon à savoir :

Cette zone est un repère important pour les séjours prolongés, attirant propriétaires, nomades digitaux et vacanciers. Les loyers à long terme démarrent autour de 3 500 USD par mois. Le resort offre un cadre avec une plage spectaculaire, des services complets et un esprit communautaire.

Globalement, la côte est attire :

ceux qui privilégient le paysage et la tranquillité à la proximité de toutes les commodités ;

– des investisseurs qui misent sur la progression future des valeurs foncières ;

– quelques retraités et télétravailleurs séduits par l’idée d’une retraite ou d’un bureau avec vue sur l’Atlantique.

Comparatif des grandes zones plébiscitées par les expatriés

Pour aider à se repérer, on peut synthétiser les caractéristiques des principaux secteurs où s’installent les étrangers.

Zone / QuartierProfil généralAvantages majeursLimites principales
West Coast (Platinum)Luxe, clientèle aisée, forte présence expatPlages calmes, golf, marinas, services haut de gamme, forte valorisationPrix élevés, pression immobilière, coût de la vie supérieur
Holetown & environsBobo chic, très structuré, très demandéOn vit à pied, excellente infrastructure, communauté expat établieMarché tendu, loyers et prix en nette hausse
Sandy LaneUltra-luxe, très ferméeConfidentialité, prestige, services exclusifsRéservé aux très hauts revenus, tickets d’entrée astronomiques
Speightstown & nordAuthentique, plus calmeAmbiance locale, bonnes perspectives de rendement locatifMoins de services que Holetown, éloignement relatif
South Coast (Hastings, Rockley, etc.)Animée, mixte locals/touristesBoardwalk, vie sociale, loyers plus accessibles, proche de l’aéroportPlus de bruit, vagues plus fortes, ambiance plus touristique
St. Lawrence GapQuartier de fêteNightlife, restaurants, front de merPeut être bruyant, certains immeubles à rafraîchir
Oistins / EnterpriseVillage de pêcheurs, résidentielVie locale, fish fry, proximité aéroport, plages agréablesDavantage de déplacements pour certains services spécialisés
Bridgetown & périphérieUrbain, en cours de gentrificationAccès travail, services, nouveaux condos, statut UNESCOTrafic, perception de criminalité plus élevée dans certains secteurs
Est & St. PhilipNaturel, plus abordablePaysages atlantiques, terrains moins chers, projets écoMoins de commodités, mer plus dangereuse pour la baignade
Intérieur (St. George, St. Thomas)Campagne, calmeEspace, prix plus doux, accès raisonnable aux côtesNécessité d’une voiture, moins de vie sociale « à pied »

Ce tableau met en lumière une réalité clé : à la Barbade, le choix du quartier correspond autant à un budget qu’à un style de vie recherché.

Le coût de la vie et du logement : ce que les expatriés doivent anticiper

Même si l’immobilier reste le poste le plus visible, il ne faut pas sous-estimer le reste du budget. L’île est très dépendante des importations, ce qui renchérit les biens de consommation et certains services.

Les estimations disponibles mentionnent :

un coût de la vie environ 13,5 % inférieur à celui des États-Unis si l’on inclut le logement, mais environ 5 % plus élevé si l’on enlève les loyers ;

– un budget mensuel pour une personne seule situé autour de 2 500 à 3 500 dollars US, logement inclus ;

– pour une famille de quatre personnes, des dépenses mensuelles totales pouvant tourner autour de 5 000 à 5 500 dollars US, loyers compris, selon le standing du quartier et du logement.

Les loyers, fortement dépendants de l’emplacement, peuvent par exemple se situer, pour des locations à long terme :

Type de location (île entière, ordre de grandeur)Loyer mensuel estimé (USD)
Appartement 2 chambres correct (hors front de mer)≈ 1 200 – 1 800
Appartement ou maison 3 chambres familiale≈ 1 500 – 3 000
Propriété proche plage côte ouest≈ 2 000 – 3 500
Villa front de mer prestige≈ 3 500 – 5 000+

Les factures d’électricité, surtout si l’on utilise la climatisation, peuvent être élevées (souvent entre 180 et 300 dollars US par mois pour un foyer), tandis que l’eau reste bon marché et l’accès à Internet est décrit comme fiable pour le télétravail.

Les dépenses de santé sont raisonnables au regard de la qualité des services, mais l’adhésion à une assurance privée, souvent internationale, est recommandée. Une consultation de routine chez un généraliste en clinique privée peut coûter entre 35 et 60 dollars US ; des exemples de forfaits annuels (bilan de santé complet, mammographie, etc.) montrent des tarifs bien inférieurs à ceux pratiqués dans certaines métropoles occidentales.

Visas, installation et trajectoires à long terme

La question du quartier ne peut être totalement dissociée du statut de séjour. Beaucoup d’expatriés arrivent d’abord comme visiteurs (séjours sans visa pour de nombreuses nationalités jusqu’à six mois), puis testent différents quartiers via des locations de courte durée, avant de s’engager sur un bail de six mois ou un an.

Bon à savoir :

Ce visa d’un an, renouvelable, est destiné aux télétravailleurs employés à l’étranger. Il nécessite un revenu annuel minimal d’environ 50 000 $ US et une assurance santé. Les frais sont de 2 000 $ pour une personne seule et 3 000 $ pour une famille, payables uniquement en cas d’acceptation. Un renouvellement bénéficie d’une remise de 25 %. Le régime est très attractif car il exonère de l’impôt local sur les revenus étrangers.

Parallèlement, la SERP (Special Entry and Residence Permit) cible les individus ou familles disposant de ressources importantes et souhaitant envisager une présence prolongée. Pour ceux qui se projettent encore plus loin, il existe un cheminement vers la résidence permanente après cinq ans de résidence continue, puis vers la citoyenneté après une durée plus longue, sous conditions.

Ce contexte de facilitation des séjours longs a un impact direct sur le marché immobilier : de nombreux « welcome stampers » finissent par investir dans un appartement ou une petite villa sur la côte ouest ou sud, souvent dans des résidences gérées ou des quartiers où la communauté expatriée est déjà bien installée.

Tendances de fond : ce que recherchent aujourd’hui les acheteurs et locataires étrangers

Les agents immobiliers et acteurs du marché décrivent un changement notable de profil et de motivation chez les acheteurs étrangers. Là où l’on constatait autrefois une logique de « maison de vacances pure », les projets s’apparentent désormais davantage à de véritables stratégies de vie et de patrimoine.

Les tendances suivantes se dessinent :

Astuce :

Les investisseurs étrangers au Portugal montrent un intérêt marqué pour les propriétés « prêt à vivre » (turnkey) dans des résidences gérées ou quartiers établis. Ils recherchent particulièrement des condos et appartements modernes, adaptés au télétravail, avec de bonnes connexions Internet, des espaces de coworking intégrés ou proches et une gestion locative professionnelle. Il existe également un attrait croissant pour les logements éco-efficients et les technologies « smart home ». Une préférence est donnée aux communautés sécurisées dotées d’espaces communs (piscine, salle de sport, club-house) et d’une offre de services centralisés. Enfin, une attention accrue est portée aux questions de résidence fiscale, de planification successorale et de stratégie de long terme pour les familles.

La demande reste particulièrement soutenue pour les biens côtiers ou proches de la mer, les communautés de golf de haut niveau et les terrains bien situés dans des paroisses en montée (comme St. Philip). Les secteurs offrant un bon équilibre entre style de vie, sécurité juridique et potentiel de valorisation – tels que St. James sur la West Coast, Christ Church sur la South Coast ou certaines zones de St. Philip – sont régulièrement cités comme les plus prometteurs.

Conclusion : choisir son quartier en fonction de son projet de vie

À la Barbade, le quartier idéal pour un expatrié ne se résume pas à une seule réponse. Une famille avec enfants scolarisés et budget confortable n’aura pas les mêmes critères qu’un télétravailleur solo à la recherche de convivialité, ou qu’un retraité priorisant la tranquillité absolue.

Bon à savoir :

La Platinum Coast (Holetown, Sandy Lane) est l’option haut de gamme, avec une forte communauté expatriée. La South Coast (Hastings, Oistins…) est plus abordable, vibrante et pratique. La zone de Bridgetown convient à un mode de vie urbain et professionnel. L’est et l’intérieur de l’île offrent plus de calme, d’espace et de nature à des prix avantageux, mais sont éloignés du front de mer.

Dans tous les cas, la dynamique actuelle – entre croissance soutenue des prix, demande locative robuste, soutien politique à l’accueil de talents internationaux et cadre fiscal avantageux – confirme que les quartiers préférés des expatriés à la Barbade ne sont pas seulement des lieux de villégiature : ce sont de véritables « bases de vie », au croisement d’un projet personnel, professionnel et patrimonial.

Astuce :

Pour les candidats à l’expatriation à la Barbade, la meilleure approche est de commencer par une location meublée de quelques mois sur la côte correspondant à son style de vie. Il est ensuite conseillé d’explorer les différentes paroisses, d’échanger avec les communautés expatriées déjà présentes, et d’affiner ainsi le choix du quartier définitif en fonction de ses priorités réelles. Bien que les distances soient courtes sur l’île, le ressenti au quotidien peut varier considérablement d’un endroit à l’autre.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale en Barbade pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en conservant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Barbade, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler la Barbade pour son régime favorable aux revenus étrangers, l’absence d’impôt sur la fortune, une fiscalité personnelle plafonnée et un environnement stable de common law, combinant coût de vie maîtrisé par rapport à d’autres paradis tropicaux et accès facilité aux marchés nord-américains. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention du permis de résidence, couverture santé internationale, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors de France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, fiscaliste, immobilier) et optimisation de la transmission patrimoniale internationale.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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