Les sites touristiques incontournables au Turkménistan

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Coincé entre la Caspienne, le désert du Karakoum et les contreforts montagneux de l’Iran, le Turkménistan reste l’un des pays les plus mystérieux du monde. Son isolement politique, son régime de visas strict et un développement touristique encore balbutiant en font une destination rare. Pourtant, ceux qui franchissent ces barrières découvrent un pays fascinant, où ruines de la Route de la soie, canyons multicolores, lacs souterrains et villes de marbre blanc composent un décor presque irréel.

Bon à savoir :

Au-delà de sa capitale futuriste, le Turkménistan offre trois expériences clés : les anciennes cités caravanières (Merv, Nisa, Köneürgench), les paysages désertiques extrêmes (cratère de Darvaza, désert du Karakoum) et des sites naturels spectaculaires (canyon de Yangykala, lac souterrain de Kow-Ata, montagnes du Kopet Dag et de Köýtendag). Le pays comprend également des projets modernes comme la station balnéaire d’Awaza et des monuments religieux impressionnants tels que la mosquée Turkmenbashi Ruhy.

Ce panorama propose un tour d’horizon des sites touristiques incontournables au Turkménistan, en s’appuyant sur les données disponibles et sur les réalités pratiques d’un pays encore difficile d’accès.

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Achgabat, capitale de marbre blanc et de symboles

Achgabat, coincée entre le désert du Karakoum et la chaîne du Kopet Dag, donne le ton. Avec plus d’un million d’habitants et une urbanisation pilotée par l’État, la capitale a été profondément remodelée depuis l’indépendance. Les projets pharaoniques, financés par la rente gazière, ont recouvert le centre de marbre blanc, de dômes inspirés de l’architecture persane et de colonnades d’allure gréco‑romaine.

Une ville record, entre surréalisme et mise en scène du pouvoir

La ville détient un record Guinness pour la plus forte concentration d’immeubles revêtus de marbre blanc : plus de 500 nouveaux bâtiments, couvrant plus de 4,5 millions de m² de façades. D’autres sources évoquent près de 4,5 millions de m², soit environ 48,6 millions de pieds carrés, un chiffre qui donne la mesure de cette entreprise de monumentalisation.

Pour mieux saisir l’ampleur du phénomène, on peut résumer quelques jalons de cette transformation urbaine :

ÉlémentDétail
Population (recensement 2022)1 030 063 habitants
Record de marbre> 543 bâtiments en marbre blanc
Surface de marbre~4,5 millions m² de façades
Dépenses publiques annoncées8 milliards USD d’investissements internationaux + 4 000 milliards de manats
Extension urbaine (2013)+37 654 hectares annexés
Climats extrêmesMax 47,2 °C, min -24,1 °C

Les grands chantiers ont été largement confiés à des entreprises étrangères, notamment Bouygues (France) et des groupes turcs, Polimeks ou Gap İnşaat. Le résultat est une ville‑vitrine, saturée de symboles : étoiles à huit branches d’Oguz Han, statues du premier président, palais nuptial facetté, ministères aux formes d’objets (globe, caducée, molaire, pièce de monnaie), aéroport international en forme de faucon ou encore hippodrome dominé par une gigantesque tête de cheval Akhal‑Teke.

Exemple :

Parmi les constructions les plus emblématiques, on peut citer :

Site majeur à AchgabatParticularité touristique
Arch of NeutralityMonument emblématique de la neutralité permanente du pays, déplacé vers le sud de la ville
Turkmenistan Tower (tour TV)211 m, plus haute structure du pays, étoile d’Oguz Han géante à son sommet
Wedding Palace (Bagt Köşgi)Palais des mariages au design futuriste, vue panoramique sur la ville
Aéroport internationalTerminal en forme de faucon, capacité de 14 millions de passagers/an
Complexe olympique157 ha, stade couvert de 45 000 places, tête de cheval de 600 tonnes sur le toit
Centre AlemCentre culturel avec la plus grande grande roue couverte au monde
Monuments Magtymguly & AlabayStatues géantes dédiées au poète national et au chien Alabay

Cette accumulation de marbre, de dorures et de sculptures monumentales donne un caractère presque irréel à la ville, que de nombreux voyageurs décrivent comme « surréaliste » ou « sortie d’un décor de cinéma ». Pour un visiteur, la simple exploration des grands boulevards, des parcs taillés au cordeau comme Ylham Park ou National Independence Park, et la montée vers les collines du Kopet Dag via la télécabine permettent de mesurer l’ampleur de cette mise en scène urbaine.

Musées, culture et héritage de la Route de la soie

Derrière les façades de marbre, Achgabat recèle aussi des institutions muséales de premier plan. La ville s’est développée sur les ruines de Konjikala, une ancienne cité de la Route de la soie, ce qui explique la richesse archéologique de ses musées.

Lieux phares de la région

Découvrez une sélection des sites incontournables à visiter pour expérimenter l’essence et la diversité de la région.

Le Vieux Port historique

Cœur historique et animé de la ville, bordé de cafés et de monuments, témoin des échanges maritimes depuis des siècles.

Les Jardins de la Cascade

Un parc paysager spectaculaire centré autour d’une chute d’eau, offrant calme, sentiers botaniques et vues panoramiques.

La Citadelle Royale

Forteresse imposante perchée sur les hauteurs, abritant un musée d’histoire et offrant un point de vue unique sur toute la région.

Le Marché des Artisans

Un marché couvert coloré où les créateurs locaux exposent et vendent leurs œuvres : poterie, textile, gastronomie…

– Le Musée national d’Histoire de Turkménistan présente des collections issues de sites majeurs comme Nisa, Merv ou Köneürgench.

– Le Musée national des Beaux‑Arts mêle œuvres turkmènes et internationales.

– Le Musée des tapis turkmènes met à l’honneur le « göül », motif traditionnel des tapis, emblème identitaire du pays.

– Le complexe mémoriel Halk Hakydasy commémore les victimes de la Seconde Guerre mondiale et du séisme meurtrier de 1948.

Achgabat constitue aussi le point de départ logique de nombreuses excursions vers des sites incontournables, qu’ils soient historiques (Nisa, Merv) ou naturels (Kow-Ata, Kopet Dag).

Ancient Merv, oasis mythique de la Route de la soie

À l’est d’Achgabat, l’oasis de Merv, près de la ville moderne de Baýramaly dans la province de Mary, abrite l’un des sites archéologiques les plus importants d’Asie centrale : le parc historique et culturel d’État « Ancient Merv ». Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, il est présenté comme la plus ancienne et la mieux conservée des villes‑oasis de la Route de la soie.

Une cité aux 4 000 ans d’histoire

Les vestiges humains sur le site s’étendent sur près de 4 000 ans. La région appartient au complexe archéologique bactro‑margien de l’âge du Bronze, et est mentionnée dans les textes zoroastriens du Zend‑Avesta sous le nom de « Mouru », l’une des seize terres parfaites créées par Ahura Mazda. À l’époque achéménide, la région est connue sous le nom de Margu, centre de la satrapie de Margiane.

Merv a été rebâtie, renommée, agrandie au fil des empires. Sous le roi séleucide Antiochos Ier, elle devient Antiochia Margiana. Elle passera ensuite sous domination parthe, sassanide, arabe, ghaznévide, seldjoukide, khwarezmienne, puis timouride. Elle sera tour à tour capitale de la Margiane, capitale du califat abbasside pour un temps au IXᵉ siècle, puis centre de l’immense empire des Grands Seldjoukides aux XIᵉ‑XIIᵉ siècles.

200000

En 1150, Merv était la plus grande ville du monde, avec environ 200 000 habitants.

Cette prospérité sera brutalement interrompue en 1221, lorsque les armées mongoles de Tolui, fils de Gengis Khan, détruisent la ville. Les chroniqueurs médiévaux évoquent des chiffres de morts vertigineux, de 700 000 à plus de 1,3 million de personnes massacrées.

Un ensemble de villes emboîtées

Le parc « Ancient Merv » couvre 353 hectares, avec une zone tampon de 883 hectares. Sa particularité tient à sa structure : au lieu d’une seule ville reconstruite sur elle‑même, Merv est composée de plusieurs cités fortifiées adjacentes, bâties successivement et parfois déplacées au fil des siècles.

Les principaux ensembles sont :

Ensemble urbainPériode dominanteCaractéristiques
Erk KalaDès le VIIᵉ siècle av. J.‑C.Citadelle achéménide puis acropole hellénistique et islamique
Gyaur KalaPériodes hellénistique et sassanideVille carrée, 2 km de côté, pluralité religieuse (bouddhisme, zoroastrisme, christianisme)
Sultan Kala (Marv al‑Shahijan)Moyen Âge islamique, surtout seldjoukideGrande ville médiévale fortifiée, 12 km de remparts
Abdullah Khan KalaXVe siècleCité post‑médiévale timouride

Erk Kala, premier noyau urbain, est une forteresse polygonale d’environ 20 hectares aux murs de terre crue encore hauts de près de 30 mètres. Elle joua le rôle d’acropole pour la ville hellénistique puis de citadelle à l’époque islamique.

Attention :

Le site de Gyaur Kala, de plan quadrangulaire, contient des vestiges majeurs comme la mosquée de Beni Makhan (une des premières de la ville) avec sa citerne, ainsi qu’un stupa et un monastère bouddhistes attestant d’une expansion extrême du bouddhisme vers l’ouest. Un mystérieux « bâtiment ovale » sur plateforme, avec des pièces autour d’une cour, intrigue toujours les archéologues.

Sultan Kala, la grande ville médiévale, est ceinturée par 12 km de remparts impressionnants. En son cœur se dresse le Shahriyar Ark, citadelle des XIᵉ‑XIIIᵉ siècles comprenant un palais, des bâtiments administratifs et des habitations. Les murailles présentent tours, poternes, escaliers et galeries.

Mausolées et forteresses en « tôle ondulée »

Dans ce paysage de ruines ocre, certains monuments se distinguent. Le mausolée de Sultan Sanjar, édifié au XIIᵉ siècle, est sans doute le plus spectaculaire. Il s’agit du plus grand mausolée seldjoukide connu, et du premier complexe mosquée‑mausolée daté. Le bâtiment, un cube d’environ 27 mètres de côté, est surmonté d’un immense dôme qui était à l’origine recouvert de céramique turquoise, visible dit‑on à une journée de marche.

Autre singularité architecturale de l’oasis : les « köshks », grands bâtiments fortifiés aux murs cannelés, uniques en Asie centrale. Le plus célèbre, le Greater Kyz Kala, situé à l’ouest de Sultan Kala, est un vaste édifice abbaside composé de 17 pièces organisées autour d’une cour centrale. Le Lesser Kyz Kala, voisin, se distingue par l’extraordinaire épaisseur et l’aspect ondulé de ses murs, que les voyageurs comparent souvent à une forteresse en « carton ondulé ».

Astuce :

À proximité se trouve le mausolée de Muhammad ibn Zayd, datant du XIIᵉ siècle, caractérisé par un espace funéraire couvert d’un dôme et orné d’inscriptions coufiques. Plus tardif, le complexe des Askhab, avec ses deux grands iwans de style timouride, est richement décoré de faïences turquoise et bleues et rend hommage à deux compagnons du Prophète. D’autres monuments, comme les mausolées de Kiz Bibi, Talkhattan Baba, Imam Bakr, Imam Shafi, ainsi qu’un pavillon timouride, complètent cet ensemble architectural.

Visiter Ancient Merv aujourd’hui

Malgré son isolement relatif, le site figure en tête des choses à voir dans la région de Merv sur les plateformes de voyage, avec une note moyenne de 4,5/5 (sur un peu plus d’une centaine d’avis). Sa superficie impose toutefois une logistique adaptée : il est pratiquement indispensable de disposer d’un véhicule avec chauffeur ou de réserver une visite guidée pour parcourir les différents ensembles, distants les uns des autres.

Quelques repères pratiques issus des témoignages de voyageurs :

AspectInformations récurrentes
Durée minimale de visite1 h 30 à 3 h, une journée conseillée pour bien explorer
Droit d’entrée indicatif~21 manats pour le billet
Frais pour appareil photo~10,5–11 manats supplémentaires
Meilleures saisonsPrintemps et automne, en matinée ou fin de journée
Conditions sur placeTerrain irrégulier, très peu d’ombre, chaleur extrême en été
ConseilsChaussures confortables, réserve d’eau, vigilance face aux serpents

L’État turkmène a créé en 1987 le parc historique et culturel d’État « Ancient Merv », géré par le département national en charge de la protection des monuments. Des projets internationaux, comme l’« Ancient Merv Project » piloté avec l’Institute of Archaeology de l’University College London, travaillent depuis les années 1990 à documenter et à préserver ce patrimoine menacé par l’érosion, la salinisation, la remontée de la nappe phréatique et, plus récemment, le développement urbain et touristique.

Pour les amateurs d’archéologie, la visite de Merv peut aussi se combiner avec les sites plus anciens de l’âge du Bronze du delta du Murghab, comme Gonur Tepe, immense centre palatial et religieux interprété comme un possible « temple du feu ».

Nisa et Köpetdag : antiquité parthe et montagnes aux portes de la capitale

À quelques kilomètres d’Achgabat, le site de Nisa, inscrit au patrimoine mondial, offre un complément presque idéal à Merv. Cette ancienne capitale des Parthes révèle forteresses, salles de réception et entrepôts, qui permettent de saisir l’importance de ces dynastes dans la région. Les fouilles ont mis au jour un matériel riche, exposé en partie dans les musées d’Achgabat.

Les montagnes du Kopet Dag, terrain de jeux des randonneurs

En toile de fond de la capitale se déploie la chaîne du Kopet Dag, frontière naturelle avec l’Iran. Largement méconnue hors de la région, cette zone montagneuse présente une grande diversité de paysages : gorges profondes, vallées verdoyantes, crêtes rocheuses dominant les étendues désertiques du Karakoum.

Le versant turkmène du Kopet Dag est ponctué de sous‑massifs et de crêtes, dont les noms – Kurendag, Karadag, Akdag, Ilanly, ou encore Kaptalchesme – évoquent une géographie complexe. Les sommets les plus élevés, comme le mont Chapan (2 889,2 m) ou Shah‑Shah (2 863,7 m), sont accessibles aux randonneurs expérimentés. Une flore riche (plus de 2 500 espèces) et une faune variée (léopard persan, bouquetins, mouflons, rapaces) en font aussi un haut lieu de biodiversité.

Pour les voyageurs, plusieurs gorges et vallées proches d’Achgabat, comme Firyuzinsky ou Archabil, sont devenues des classiques de la randonnée, avec des itinéraires de difficulté variable. L’absence de neige permanente et de glaciers rend la pratique possible une grande partie de l’année, même si la période idéale se situe entre mai et septembre, de préférence tôt le matin pour éviter la chaleur.

Kow-Ata, le lac souterrain aux eaux sulfureuses

À une soixantaine de kilomètres à l’ouest d’Achgabat, au pied du Kopet Dag, se trouve un site naturel qui revient systématiquement dans les listes de « must‑see » : le lac souterrain de Kow-Ata, aussi appelé Kov‑Ata, Koy‑Ata ou Bakharden Cave.

Un « père des lacs » caché sous la montagne

Le nom turkmène « Kow-Ata » se traduit par « père des lacs » ou « père des grottes ». Il désigne une vaste cavité naturelle abritant un lac d’eau chaude. La grotte, connue depuis plus de deux millénaires selon les données archéologiques, a nourri de nombreuses légendes locales : l’une raconte que des esclaves blessés à mort sous la domination parthe auraient recouvré la santé en s’y baignant.

L’accès se fait par un long escalier métallique plongeant dans l’obscurité. Les textes mentionnent « plusieurs centaines de marches », entre 200 et 350 selon les sources, avec un premier tronçon particulièrement raide. À une profondeur d’environ 50 à 60 mètres sous l’entrée, la température devient stable, chaude et humide, et l’on débouche sur le rivage du lac.

Les mesures varient légèrement selon les études, mais donnent l’ordre de grandeur suivant :

CaractéristiqueValeur approximative
Profondeur verticale depuis l’entrée52–65 m
Longueur de la grotte (chambre principale)~230–250 m
Hauteur de voûte15–26 m selon les zones
Longueur du lac~72 m
Largeur du lac~30 m
Superficie du plan d’eau~1 000 m²
Profondeur de l’eau8–14 m
Température de l’eau33–38 °C toute l’année

L’eau, bleu‑vert, légèrement trouble, est saturée en hydrogène sulfuré, ce qui lui donne une odeur très marquée d’œuf pourri. L’air du fond de la grotte est chaud, humide et lourd, surtout en été.

Un bain thermal naturel à la chimie complexe

Les analyses indiquent une eau très minéralisée, contenant au moins plusieurs dizaines d’éléments chimiques. Parmi ceux explicitement mentionnés figurent l’iode, le magnésium, le fer, le brome, le potassium, le sodium, le sulfate, le chlore, mais aussi l’aluminium ou l’antimoine. Cette composition a nourri la réputation thérapeutique du site, considéré comme le « spa thermal » naturel le plus célèbre du pays.

Attention :

La tradition locale attribue au lac des vertus thérapeutiques pour les articulations, la peau, les voies respiratoires, la circulation et le système nerveux. Cependant, il est recommandé de limiter le bain à 15-20 minutes en raison de la concentration en gaz et des conditions spécifiques de la grotte.

Le site abrite en outre la plus grande colonie connue de chauves‑souris d’Asie centrale, ce qui lui vaut un statut de monument naturel protégé.

Accès et conditions de visite

Kow-Ata se trouve dans le district de Bakharden, accessible par la route M37 entre Achgabat et Türkmenbaşy, via une bretelle asphaltée d’environ 7 km menant au site. Plusieurs agences turkmènes, telles qu’« Amul Gala » ou « Nomads Life », proposent des excursions depuis la capitale incluant transport et visite.

Bon à savoir :

La grotte est équipée d’une billetterie (entrée ~50 manats), de vestiaires rudimentaires, de sanitaires et de panneaux d’information en russe et anglais. Des petites échoppes et cafés sont situés à proximité. Les horaires d’ouverture sont généralement de 9h à 18h en journée.

Quelques recommandations s’imposent :

porter des chaussures antidérapantes, les marches étant humides et glissantes ;

prévoir une lampe de poche ou frontale pour le confort, même si l’escalier est sommairement éclairé ;

– emporter sa propre serviette et un sac étanche pour les affaires ;

– limiter le temps de baignade et éviter l’effort physique intense au fond de la grotte.

Les avis en ligne évoquent une note globale d’environ 4,6/5 sur une soixantaine de retours, soulignant le caractère « irréel » du lieu, mais aussi la densité de l’air et l’odeur parfois difficile à supporter.

Darvaza, le « Portail de l’Enfer » au cœur du Karakoum

S’il ne devait y avoir qu’une image pour représenter le Turkménistan dans l’imaginaire collectif, ce serait probablement celle du cratère enflammé de Darvaza, dans le désert du Karakoum. Ce gigantesque trou en feu, officiellement baptisé « Shining of the Karakum » (Garagum ýalkymy en turkmène), est devenu, malgré les réticences du pouvoir, l’attraction la plus connue du pays.

Une expérience géologique qui tourne au spectacle de science‑fiction

Le cratère se situe à environ 260 kilomètres au nord d’Achgabat, près du village de Darvaza, le long de la route M37 qui relie la capitale à Daşoguz. Ses coordonnées tournent autour de 40°15′ N, 58°26′ E. Il n’existe pas de route balisée officielle pour les derniers kilomètres : l’accès se fait par des pistes sableuses, nécessitant un 4×4 et une bonne connaissance du terrain.

Les ingénieurs décident alors d’enflammer le gaz pour éviter une dissémination toxique, pensant que le feu s’éteindra en quelques semaines. Il brûle toujours plus d’un demi‑siècle plus tard.

Géologues soviétiques

D’autres récits, moins répandus, suggèrent un effondrement dans les années 1960 et une mise à feu dans les années 1980. Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, le cratère mesure environ 60 à 70 mètres de diamètre pour 30 mètres de profondeur. Des parois orangées, des poches de feu qui jaillissent de la paroi, des flammes dansantes au fond – la scène, surtout la nuit, évoque un décor de film post‑apocalyptique.

Entre fierté, inquiétude et volonté d’extinction

Conscient de l’impact symbolique mais aussi écologique du site, le gouvernement turkmène a fait évoluer son discours. En 2010, le président évoque la nécessité de limiter l’influence du cratère sur les autres champs gaziers. En 2013, la zone est pourtant désignée « réserve naturelle ». En janvier 2022, une nouvelle annonce frappe les esprits : les autorités déclarent vouloir éteindre le cratère, en nommant une commission chargée de trouver une solution technique.

Attention :

Des puits sont forés pour capter le méthane et réduire les flammes d’un facteur trois d’ici 2025. Cependant, fin 2025, de nouveaux feux apparaissent à l’extérieur du site, indiquant que le sous-sol reste parcouru de poches de gaz actives.

Darvaza s’est malgré tout imposé comme le « site numéro un » pour les voyageurs étrangers, qui y voient l’occasion unique de camper au bord d’un volcan de feu… en pleine steppe.

Organiser une visite : logistique, sécurité et réalités du terrain

Le cratère se trouve dans l’une des régions les plus arides du pays, sur un plateau désertique aux amplitudes thermiques importantes. Les conseils des guides et des agences convergent :

la meilleure période se situe au printemps (avril‑mai) et à l’automne (septembre‑octobre), quand les journées sont supportables et les nuits pas encore glaciales ;

– l’été, le thermomètre peut dépasser les 45‑50 °C dans le Karakoum ; l’hiver, les nuits chutent bien en dessous de zéro, parfois jusqu’à -20 °C ;

– la visite de nuit est de loin la plus impressionnante, la lueur rougeoyant sur le désert étant visible de très loin.

Bon à savoir :

Les installations sur place sont très basiques : hébergement en yourtes, toilettes sommaires et aucun commerce à proximité. Il est impératif d’apporter à l’avance toute l’eau, la nourriture, le carburant et le matériel de camping nécessaire, les premiers commerces étant situés à Erbent, à environ 90 km.

La sécurité n’est pas anodine : il n’y a ni barrière stable tout autour du cratère ni système officiel de surveillance. Le sol, instable, peut être fissuré et friable à proximité de la bordure. Les recommandations minimales sont :

garder une distance raisonnable du rebord ;

éviter de courir ou de marcher trop vite près du trou, surtout de nuit ;

ne pas s’exposer longtemps aux gaz, en particulier si le vent rabat la fumée vers les visiteurs.

L’isolement du site, l’absence de couverture réseau fiable et les aléas des règles de déplacement font que la plupart des voyageurs passent par une agence locale. Celle‑ci se charge des autorisations, du transport, du campement et de la présence d’un guide.

Le cratère a aussi suscité des expéditions scientifiques et médiatiques. En 2013, l’explorateur George Kourounis est devenu le premier homme à descendre au fond du gouffre, dans le cadre d’un programme soutenu par National Geographic. Équipé d’un harnais en Kevlar, de cordes en Technora et d’une combinaison aluminisée avec appareil respiratoire, il a prélevé des échantillons pour l’« Extreme Microbiome Project », à la recherche de micro‑organismes extrêmophiles capables de survivre dans ces conditions.

Mers et plages : Awaza, vitrine balnéaire de la Caspienne

À l’ouest du pays, sur la rive orientale de la mer Caspienne, le Turkménistan a lancé au milieu des années 2000 un projet au croisement de la station balnéaire et du parc d’attractions géant : la zone touristique nationale d’Awaza, rattachée administrativement à la ville de Türkmenbaşy.

Une « mini‑Dubaï » méconnue sur la Caspienne

Présentée par les autorités comme un « deuxième Dubaï » ou même une sorte de « Las Vegas turkmène », Awaza illustre l’ambition d’ouvrir une façade maritime touristique. À l’origine simple bourgade, la zone a été proclamée « zone touristique nationale » en 2007, puis érigée en quartier (borough) en 2013. Elle couvre près de 9 660 hectares, dont 5 000 pour la seule zone touristique. L’aéroport international de Türkmenbaşy et un petit quartier résidentiel font également partie du périmètre.

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C’est le nombre d’années qu’il a fallu pour transformer radicalement le paysage d’Awaza en une station balnéaire luxueuse.

Type d’infrastructureNombre approximatifCapacité / remarques
Hôtels18De Serdar (2001) à Merdana, Hazar, Gämi, etc.
Centres de repos & de santé8Dont certains pour enfants, ~1 380 lits enfants
Complexes de cottages9Bungalows de vacances (Aşgabat, Şapak, Ýüpek ýoly, etc.)
Capacité totale simultanée> 10 000 visiteursHébergement cumulé
Parcs paysagers483 600 m² au total, manèges, jeux, amphithéâtre
Restaurants et cafés le long de la rivière28Sur les deux rives

L’ensemble accueille environ 150 000 visiteurs par an, majoritairement des Turkmènes en villégiature estivale. Des médias étrangers décrivent parfois l’endroit comme l’une des stations balnéaires les plus étranges et les moins connues du monde : une succession d’hôtels monumentaux, souvent sous‑occupés, au milieu d’un littoral désertique.

Le front de mer mise sur de longues plages de sable, des eaux relativement claires pour la Caspienne, un climat chaud et sec, et une offre de loisirs encadrée : aquaparc de 30 hectares inauguré en 2018 avec toboggans, lacs artificiels, cascades, espaces commerciaux et théâtre de plein air ; complexe de fontaines à jets de 24 mètres de haut, avec projections holographiques de 20 mètres, jeux de lumière synchronisés à la musique ; plateformes d’observation de 34 mètres offrant une vue panoramique sur la mer et les spectacles de fontaines.

Un accès facilité mais un tourisme encore largement domestique

Pour rejoindre Awaza, la porte d’entrée principale est l’aéroport international de Türkmenbaşy, relié quotidiennement à Achgabat par la compagnie Turkmenistan Airlines. En haute saison, la fréquence peut grimper jusqu’à six vols par jour. Des liaisons internationales existent, par exemple vers Minsk.

Exemple :

Un axe routier de 22 km à six voies, inauguré en 2010, relie directement l’aéroport à la zone touristique. Cette autoroute est dotée d’un terre-plein central de 5 mètres de large, de panneaux de signalisation modernes, de parkings aménagés et de plusieurs viaducs. Des bus et des taxis complètent l’offre de transport en assurant la liaison avec le centre de Türkmenbaşy et avec la capitale.

Pour les voyageurs étrangers, Awaza peut constituer une étape étonnante après la découverte du désert et des villes historiques : baignade, promenades en bateau sur la rivière d’Awaza (7 km de long, 50 à 70 m de large, 4 m de profondeur), balades dans les parcs, spectacles de fontaines nocturnes. Mais la dimension très contrôlée du tourisme et la fréquentation encore modeste donnent parfois l’impression d’un décor légèrement surdimensionné par rapport au nombre de visiteurs.

La mosquée Turkmenbashi Ruhy, monument religieux et politique

À une dizaine de kilomètres à l’ouest d’Achgabat, dans le village natal de l’ancien président Saparmourat Niazov, se dresse l’un des édifices religieux les plus impressionnants du pays : la mosquée Turkmenbashi Ruhy, aussi surnommée mosquée de Gypjak.

Architecture monumentale et syncrétisme idéologique

Construite entre 2002 et 2004 par le groupe Bouygues, pour un coût dépassant 100 millions de dollars, la mosquée combine des éléments d’architecture ottomane (grande coupole centrale, minarets élancés) et des motifs turkmènes. Entièrement revêtue de marbre blanc et de dorures, elle est entourée de fontaines et de bassins donnant l’impression que le bâtiment « flotte ».

Les principales caractéristiques annoncées sont :

ÉlémentDescription
Coupole centraleDiamètre ~50 m, intérieur peint en bleu céleste
Minarets4 minarets de 91 m de hauteur (en référence à l’année 1991 de l’indépendance)
Hauteur totaleEnviron 55 m
Superficie du complexe~18 000 m²
Capacité de la salle de prièreJusqu’à 10 000 fidèles
Décor intérieurColonnes de marbre, dorures, immense tapis en forme d’étoile à huit branches, lustre en cristal autrichien de 1 200 kg

Le complexe inclut également un mausolée où repose Niazov, décédé en 2006, ainsi que des tombes familiales (sa mère et ses frères). Un musée lui est dédié sur place, ainsi qu’une madrasa. Un jardin de 25 hectares, avec arbres importés, fleurs, fontaines et bassins réfléchissants, entoure l’ensemble. Le parking peut accueillir environ 100 bus et 400 voitures.

Une mosquée controversée mais incontournable

La mosquée Turkmenbashi Ruhy ne s’est pas attiré que des louanges. À l’intérieur, certains murs et la coupole portent non seulement des versets du Coran, mais aussi des citations du Ruhnama, ouvrage spirituel et politique rédigé par Niazov lui‑même. Cette mise sur un pied presque égal de paroles religieuses et d’extraits d’un texte présidentiel a été jugée blasphématoire par une partie des croyants. Des témoignages la décrivent comme parfois peu fréquentée pour la prière en raison de cette connotation politique.

Bon à savoir :

Malgré certaines critiques, ce site est essentiel pour comprendre l’architecture monumentale post‑soviétique, le culte de la personnalité et les relations complexes entre religion et pouvoir. Une importante modernisation achevée en 2024 a permis de rafraîchir les marbres et les équipements.

L’accès depuis Achgabat est simple : en taxi (10 à 15 minutes), en bus (lignes 18 ou 20, 15‑20 minutes depuis la gare routière principale, puis courte marche), voire en voiture particulière via l’axe ouest de la ville. Les visiteurs sont invités à respecter un code vestimentaire strict (épaules et jambes couvertes, foulard pour les femmes à l’intérieur), à retirer leurs chaussures et à éviter les prises de vue inappropriées durant la prière.

Yangykala, Köýtendag, Karakoum : la nature brute

Au‑delà de Darvaza, le Turkménistan offre d’autres paysages extrêmes. Le canyon de Yangykala, dans l’ouest du pays, étale ses falaises striées de rouge, de rose et de blanc dans une région quasi dépourvue d’habitants. Plus à l’est, la réserve naturelle de Köýtendag et son « plateau des dinosaures » abritent des traces fossiles impressionnantes. Les montagnes se prêtent à la randonnée, tandis que le désert du Karakoum autorise bivouacs, itinéraires en chameau ou en 4×4 loin de toute lumière artificielle.

Bon à savoir :

Privilégiez le printemps (mars à mai) et l’automne (septembre à novembre) pour des températures modérées et peu de pluies, rendant même les déserts praticables. L’été peut connaître des chaleurs extrêmes dépassant 45°C, avec de fortes amplitudes thermiques. L’hiver est très froid, avec des températures pouvant descendre en dessous de -20°C, surtout au nord.

Merv, Nisa, Köneürgench : le triptyque de l’UNESCO

Pour qui s’intéresse à la Route de la soie, trois noms reviennent sans cesse : Ancient Merv, Nisa et Köneürgench, tous trois inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Exemple :

Le Turkménistan abrite plusieurs sites archéologiques majeurs illustrant son riche passé. L’ancienne Merv est l’archétype de la grande oasis caravanière fortifiée. Le site de Nisa, près d’Achgabat, révèle quant à lui la puissance de l’Empire parthe. Enfin, Köneürgench, au nord dans la région de Daşoguz, est reconnue comme l’ancienne capitale du Khwarezm au XIIᵉ siècle ; ses mausolées et minarets médiévaux témoignent de la richesse culturelle de la région.

Ces trois sites, combinés à la capitale de marbre, au cratère de Darvaza, au lac souterrain de Kow‑Ata et à la façade balnéaire d’Awaza, composent l’ossature d’un premier voyage complet au Turkménistan.

Réalités pratiques : visas, accès et contraintes d’un tourisme sous contrôle

Si ces sites sont si peu visités, c’est aussi parce que le pays reste l’un des plus fermés au monde. Le tourisme demeure marginal, avec des chiffres oscillant autour de quelques milliers à quelques dizaines de milliers de visiteurs étrangers par an selon les périodes, loin des 300 000 touristes enregistrés en 1998, avant le durcissement des politiques d’isolement.

Une politique de visas dissuasive, en voie d’assouplissement partiel

La règle générale veut que presque tous les étrangers aient besoin d’un visa, lui‑même conditionné, pour les séjours touristiques, à une « lettre d’invitation » (LOI) délivrée par une agence de voyage turkmène agréée et validée par le Service d’État des migrations. Cette LOI est ensuite utilisée pour obtenir le visa à une ambassade, ou parfois à l’arrivée à l’aéroport d’Achgabat ou à certains postes frontières terrestres (Farab, Shavat, Khojeyli, Gaudan, Bekdash).

3 à 4

Le processus d’obtention d’un visa prend généralement entre trois et quatre semaines, nécessitant une planification bien en amont.

Une évolution notable est toutefois annoncée en avril 2025 : un décret présidentiel prévoit de mettre en place des e‑visas et de supprimer l’exigence de lettre d’invitation pour certains voyageurs d’affaires et touristes, avec l’objectif affiché de relancer l’activité touristique et de faciliter les échanges. Les modalités concrètes (types de visas, durée, conditions) restent à définir, mais cette annonce marque un possible tournant.

Encadrement strict des déplacements et contraintes logistiques

Même muni d’un visa, un touriste n’est pas totalement libre de ses mouvements. Certains secteurs – notamment les zones frontalières, certains ports de la Caspienne ou des villes comme Hazar, Kerki, Dashoguz, Serhetabat – nécessitent des autorisations spéciales du ministère des Affaires étrangères, souvent obtenues via l’agence de voyage. Le non‑respect des règles de résidence déclarée, l’absence de papiers d’identité sur soi ou l’omission d’enregistrement auprès du Service des migrations peuvent entraîner amendes, détention, voire expulsion et interdiction de retour.

Attention :

L’économie locale fonctionnant principalement au cash, avec une faible acceptation des cartes bancaires et des distributeurs automatiques peu fiables, il est conseillé aux voyageurs d’apporter des dollars US récents en espèces. Ces derniers doivent être changés au taux officiel dans les banques, en évitant les transactions informelles.

Les infrastructures routières et médicales demeurent inégales en dehors des grandes villes. Les routes peuvent être mal entretenues, peu éclairées, dépourvues de signalisation ; les taxis sont souvent non réglementés. Les services de santé, eux, sont concentrés dans les centres urbains, et les pénuries de médicaments courantes.

Pour autant, ceux qui acceptent ces contraintes découvrent un pays étonnamment sûr en matière de criminalité de droit commun, où l’hospitalité reste un trait fort de la culture turkmène. Le respect des codes locaux – sobriété vestimentaire, discrétion politique, prudence dans l’usage de la photographie (jamais de bâtiments gouvernementaux, militaires ou de personnes en uniforme), et respect des pratiques religieuses dans les mosquées – permet en général de voyager sans heurt.

Un pays difficile, mais des sites d’exception

Les sites touristiques incontournables au Turkménistan forment une mosaïque contrastée : ruines millénaires de Merv émergeant du sable, cratère de Darvaza flamboyant dans la nuit, dôme turquoise de Sultan Sanjar dominant la steppe, croisée des mondes à Nisa, lac souterrain sulfureux de Kow‑Ata dans le ventre de la montagne, falaises bariolées de Yangykala, front de mer d’Awaza aux allures de parc d’attractions vide, mosquée Turkmenbashi Ruhy mélangeant ferveur religieuse et culte politique, enfin capitale de marbre blanc exhibant records et extravagances architecturales.

Bon à savoir :

Le Turkménistan offre une expérience unique mêlant paysages extrêmes et héritage historique, mais son accès est réglementé. Les procédures de visa sont complexes, les déplacements sont encadrés et l’information est filtrée. Il est fortement recommandé de passer par une agence locale pour organiser son séjour, ce qui permet de surmonter ces contraintes et d’accéder à des sites exceptionnels, souvent déserts, comme des cités anciennes ou le cratère de Darvaza.

Pour qui recherche un tourisme de découverte plutôt que de consommation, Les sites touristiques incontournables au Turkménistan ont de quoi justifier l’effort. Entre passé caravaniers, projets démesurés et déserts infinis, ils racontent une histoire singulière, à la fois ancienne et en cours d’écriture.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale vers le Turkménistan pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en conservant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives locales, relocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Grèce, Chypre, Maurice, pays d’Asie centrale), la stratégie retenue a consisté à cibler le Turkménistan, combinant faible pression fiscale sur certains revenus étrangers, coût de vie modéré (Achgabat nettement moins chère que Paris selon le niveau de vie local) et opportunités de diversification hors UE. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, conventions fiscales applicables), obtention du droit de résidence, accompagnement pour le logement, couverture santé internationale, transfert de relations bancaires, plan de rupture ou d’atténuation des liens fiscaux français, mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, traducteur) et intégration patrimoniale. L’objectif : profiter des économies fiscales et de nouvelles sources de revenus à l’étranger tout en maîtrisant les risques (contrôle français, sécurité juridique, forte différence culturelle).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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