Coincé entre mer Caspienne, déserts et montagnes du Kopet-Dag, le Turkménistan est souvent présenté comme un État jeune né de l’effondrement de l’URSS. Mais l’« histoire du pays au Turkménistan » plonge en réalité jusqu’au Paléolithique, passe par de brillantes civilisations urbaines de l’âge du Bronze, des empires perses et turcs, la route de la Soie, la conquête russe, l’expérience soviétique puis l’indépendance contemporaine. Sur ce territoire aujourd’hui largement couvert par le désert du Karakoum, les archéologues reconstituent peu à peu un récit qui va de Gonur-depe à Merv, de Nisa à Kunya-Urgench, tandis que l’État turkmène érige la protection de ce patrimoine en priorité politique.
L’histoire du Turkménistan s’appréhende à travers quatre fils conducteurs : la longue durée archéologique, la succession des grands empires, la formation du peuple turkmène et la construction récente d’un État souverain. Ce développement s’est déroulé dans un environnement géographique spécifique, marqué par le désert, les oasis et les carrefours caravaniers.
Des premiers chasseurs aux premières oasis agricoles
Bien avant que les textes persans, grecs ou arabes ne mentionnent la Margiane ou la Parthie, le territoire du Turkménistan est occupé par des groupes de chasseurs-cueilleurs. Les plus anciennes traces humaines remontent au Paléolithique, avec des outils de pierre trouvés notamment dans le Balkan occidental et des grottes comme Dzhebel, sur la côte caspienne orientale.
Le site de Jeitun, près d’Achgabat, est considéré comme l’un des premiers villages agricoles d’Asie centrale. Dès le VIIe millénaire avant notre ère, ses habitants cultivaient des céréales et élevaient des animaux. Cette implantation emblématique du piémont du Kopet-Dag a donné son nom à la « culture de Jeitun », désignant le Néolithique des premiers agriculteurs de la région, concept forgé par l’archéologie soviétique et post-soviétique.
Dans la plaine, d’autres sites néolithiques et chalcolithiques – Anau, Namazga-depe, Kara-depe, Altyn-depe ou encore Monjukly-depe – témoignent d’une trajectoire originale : des villages en briques crues, des réseaux d’irrigation rudimentaires, une céramique peinte de plus en plus sophistiquée. Le Turkménistan méridional est ainsi identifié comme l’un des foyers les plus anciens d’agriculture et d’élevage de toute l’Asie centrale.
Pour les préhistoriens, l’évolution de ces sociétés est assez bien balisée grâce à une chronologie fine, établie par les missions soviétiques puis internationales.
Préhistoriens
| Période archéologique | Culture / phase principale | Datation approximative (av. n. è.) |
|---|---|---|
| Épipaléolithique / Mésolithique | Sites de l’ouest du Turkménistan | 12000 – 6200 |
| Néolithique de type Jeitun | Villages agricoles de piémont | 6200 – 4800/4500 |
| Horizon de Meana | Transition Néolithique/Chalcolithique | 4800 – 4500 |
| Proto-Chalcolithique (Anau IA) | Premières communautés proto-urbaines | 4800/4500 – 4000 |
| Chalcolithique ancien, moyen, tardif (Namazga I–III) | Expansion des oasis | 4000 – 2800 |
Peu à peu, l’agriculture irriguée permet l’essor de vastes oasis structurées, notamment dans le delta de la Murghab, au nord-est de l’actuelle ville de Mary. C’est là que se développe, à l’âge du Bronze, l’une des civilisations les plus fascinantes de toute l’Asie centrale.
Gonur-depe et la « civilisation de l’Oxus »
Au cœur du désert, le site de Gonur-depe – littéralement « colline grise » – a été mis au jour en 1972 par l’archéologue Viktor Sarianidi. Il se trouve à deux heures de route de Mary, non loin des ruines de Merv. Les fouilles, menées depuis les années 1970 par la mission archéologique de Margiane (MAE), ont révélé une véritable proto-ville de l’âge du Bronze, capitale d’un ensemble culturel connu sous le nom de complexe archéologique bactro-margien (BMAC) ou « civilisation de l’Oxus ».
Entre le IIIe et le IIe millénaire av. J.-C., l’oasis de Margiane, irriguée par la Murghab, connaît une forte densification. Le site de Gonur-depe en devient le centre politique et religieux principal vers 2200–1800 av. J.-C. (phase « Gonur »), avant d’être supplanté par d’autres sites comme Togolok. L’urbanisme révélé par l’archéologie est planifié, incluant des palais à multiples salles, de grandes enceintes, des temples avec foyers rituels et bassins, des quartiers artisanaux et des nécropoles.
Les recherches du MAE – aujourd’hui codirigée par l’anthropologue Nadejda Dubova, avec un important volet de conservation des structures en brique crue – ont aussi mis au jour des tombes fastueuses, des objets en or et argent, des sceaux, une céramique fine, ainsi que des installations liées au feu sacré. Sarianidi est allé jusqu’à proposer que le zoroastrisme, grande religion de l’Iran ancien, ait pu trouver ses racines dans ce culte du feu et des boissons sacrées observé à Gonur-depe.
Nombre de grands proto-centres de l’âge du Bronze et du Chalcolithique connus au Turkménistan, dont fait partie Gonur.
| Proto-cité / grand site | Période dominante | Particularités majeures |
|---|---|---|
| Gonur-depe | Bronze moyen / récent | Capitale de Margiane, palais, grand nécropole |
| Namazga-depe | Chalcolithique – Bronze | Site type de la séquence Namazga I–VI |
| Altyn-depe | Chalcolithique – Bronze | Centre urbain majeur, fouilles de V. Masson |
| Kara-depe | Chalcolithique | Habitat proto-urbain |
| Jeitun | Néolithique | Premier village agricole de piémont |
| Anau | Proto-Chalcolithique – âge du Bronze | L’un des plus anciens foyers de blé cultivé |
Ces découvertes bouleversent l’image d’un Turkménistan « périphérique ». À l’âge du Bronze, la région abrite une civilisation raffinée, en contact avec la Mésopotamie, le plateau iranien et la vallée de l’Indus, comme l’attestent les objets exotiques découverts dans les tombes et les ateliers de lapis-lazuli importé.
De l’empire achéménide à Alexandre : Margiane et Parthie
Les premières sources écrites apparaissent avec l’empire achéménide, fondé par Cyrus le Grand au VIe siècle avant notre ère. Le territoire du Turkménistan est alors divisé entre plusieurs satrapies : Margiane (oasis de Merv et du delta de la Murghab), Chorasmie (région de Khorezm, au nord) et Parthie (piémont du Kopet-Dag et plaine voisine).
L’intégration à l’empire perse implique tribut, infrastructures et garnisons, avec le maintien des élites locales. La Margiane, carrefour caravanier, voit son contrôle fragilisé par les révoltes des tribus des steppes (Massagètes, Sakas, Dahae) dans ces marges nord-orientales.
Au IVe siècle avant notre ère, Alexandre le Grand renverse l’empire achéménide. Après Gaugamèles, ses armées marchent vers l’est et atteignent la Margiane. Près du cours de la Murghab, il fonde une ville nommée Alexandrie – futur noyau de ce qui deviendra Merv. Des fouilles à Erk-kala, l’un des noyaux antiques de Merv, ont permis de retrouver des niveaux hellénistiques, témoignant de cette présence macédonienne.
Après la mort d’Alexandre, son empire se fragmente. La région passe brièvement sous le contrôle des Séleucides, puis une nouvelle puissance locale émerge : les Parthes.
Nisa et l’empire parthe, entre Iran et Méditerranée
Non loin de l’actuelle Achgabat, au pied du Kopet-Dag, les collines d’Ancienne et Nouvelle Nisa dominent la plaine. Fondée par Arsace Ier, Nisa devient l’un des premiers centres de la dynastie arsacide, qui construit à partir du IIIe siècle avant notre ère un empire s’étendant de la Mésopotamie aux frontières de l’Inde. Pendant plusieurs siècles, ce pouvoir parthe va jouer les arbitres entre Rome à l’ouest et les royaumes centre-asiatiques à l’est.
Les fouilles menées depuis les années 1990 par une mission italo-turkmène-russe ont révélé une forteresse royale à l’architecture complexe, comprenant des salles hypostyles, des bâtiments de stockage et des temples. Le site a livré une riche collection d’objets, tels que des rhytons en ivoire sculpté, des statues en marbre, des sceaux et des documents inscrits. L’art de Nisa, qui combine iconographie iranienne et influences hellénistiques, témoigne de la nature multiculturelle de l’empire parthe.
La ville est progressivement abandonnée après un puissant séisme autour du Ier siècle avant notre ère, mais elle reste un symbole de cette époque où l’actuel Turkménistan est un centre de pouvoir, et non une périphérie. En 2007, l’UNESCO a inscrit les « forteresses parthes de Nisa » au patrimoine mondial, reconnaissant leur valeur universelle.
Merv, « reine du monde » de la route de la Soie
Si Nisa incarne l’âge d’or parthe, Merv illustre la montée en puissance de l’islam et des Turcs seldjoukides. Entre temps, la région est passée sous le contrôle des Sassanides, puis conquise par les armées arabes au début de l’islam. Merv, occupée par les lieutenants du calife Uthmân puis par l’illustre général Qutayba ibn Muslim, devient capitale de la grande province de Khorasan.
En 748, c’est depuis Merv qu’Abû Muslim proclame la révolution abbasside, menant au renversement des Omeyyades et à l’installation de la nouvelle dynastie à Bagdad. Cette ville a également été un foyer culturel majeur, abritant des bibliothèques renommées où étudiaient des savants comme le géographe Yaqût, et formant de nombreux juristes, traditionnistes et lettrés qui portaient le nisba (nom de relation) « al-Marwazî ».
Sous les Samanides puis les Ghaznévides, Merv reste un centre majeur, mais son véritable apogée survient avec les Seldjoukides. Ces Turcs oghuz, venus des steppes du Syr-Daria, s’emparent du Khorasan au XIe siècle et bâtissent un empire s’étendant de l’Asie centrale à l’Anatolie. Le sultan Alp Arslan, puis surtout Ahmad Sanjar, font de Merv une capitale de premier plan. La ville, souvent qualifiée de « reine du monde », dépasse alors le demi-million d’habitants, ce qui en fait l’une des plus grandes métropoles de son temps.
Au cœur de l’oasis actuelle, le parc historique d’« Ancient Merv » conserve les traces de cette longue histoire sous la forme de plusieurs noyaux urbains emboîtés, construits au gré des déplacements du fleuve Murghab :
| Noyau urbain / secteur | Période dominante | Caractéristiques principales |
|---|---|---|
| Erk-kala | Ville achéménide / hellénistique | Citadelle primitive, probable Alexandrie d’Alexandre |
| Gyaur-kala | Parthes – Sassanides – début islamique | Ville fortifiée, habitat dense, premiers mosquées |
| Soltan-kala | Période seldjoukide et postérieure | Grande capitale médiévale, palais, marchés |
Autour de ces remparts, plusieurs monuments emblématiques ont été restaurés ou étudiés : le mausolée de Sultan Sanjar, chef-d’œuvre architectural du XIIe siècle à coupole turquoise ; les palais préislamiques de Kyz-kala ; les mausolées d’Askhab et de Yusuf Hamadani, ou encore des quartiers artisanaux révélés par les missions turkméno-britanniques depuis les années 1990.
Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1999, Merv est un vaste site archéologique supervisé par un parc historique d’État. Les recherches du « Ancient Merv Project », mené en collaboration entre l’University College London et des institutions turkmènes, ont permis une cartographie détaillée des vestiges, ainsi que l’étude des fortifications, de l’habitat en brique crue et des ateliers de potiers datant des XIe–XIIe siècles.
Kunya-Urgench, « capitale des mille sages »
Au nord du pays, près de la frontière ouzbèke, la ville ancienne de Kunya-Urgench raconte un autre versant de l’histoire turkmène : celui du Khorezm, grand royaume de l’oasis de l’Amou-Daria. Capitale des Khwarezmshahs, ce centre islamique brillant est surnommé « cœur de l’islam » ou « capitale des mille savants ». L’Académie de Mamoun y attire des figures majeures comme le polymathe al-Birouni ou le médecin et philosophe Ibn Sînâ (Avicenne).
Le minaret de Kutlug-Timur s’élève à près de 60 mètres, une colonne de brique dont le décor a influencé l’architecture timouride, afghane et moghole.
Kunya-Urgench subit deux catastrophes majeures : le sac par les armées de Gengis Khan au début du XIIIe siècle, puis la destruction par Tamerlan en 1388. Pourtant, la localité reste un lieu de pèlerinage et de mémoire. Des travaux de conservation et de restauration sont menés depuis des années par les autorités turkmènes, parfois avec l’appui de partenaires étrangers. Le caravansérail de la réserve de Kunyaurgench, par exemple, a livré de spectaculaires fragments de décor en terre cuite, datés de la fin du XIVe siècle.
Site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2005, Kunya-Urgench fait l’objet d’un vaste projet de valorisation touristique et scientifique.
Le site historique de Kunya-Urgench est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis l’année 2005.
Au cœur d’un vaste chantier visant à valoriser son patrimoine pour le tourisme international et la recherche scientifique.
Un forum récent a réuni experts locaux et étrangers sur le thème ‘Les objets du patrimoine historique et culturel du velayat de Dashoguz dans le système du tourisme international’.
L’objectif central est de transformer la mémoire urbaine de ce site en un levier pour un développement économique et culturel durable.
La route de la Soie, colonne vertébrale de l’histoire du pays au Turkménistan
Merv au sud, Kunya-Urgench au nord, Nisa près d’Achgabat, Abiverd, Dehistan, Serakhs, Amul sur l’Amou-Daria : tous ces noms jalonnent l’une des grandes artères de la route de la Soie. Du IIe siècle avant au XVe siècle de notre ère, les caravanes transportant soieries chinoises, épices indiennes, verreries romaines, chevaux turkmènes, tapis, métaux précieux ou manuscrits savants parcourent les pistes de la steppe et franchissent les cols pour rejoindre Méditerranée, Iran, Inde et Chine.
Le rôle du Turkménistan dans ce système est celui d’un carrefour :
– Par le sud, une branche majeure part de Merv, gagne Nisa et Serakhs, puis rejoint Mashhad et le plateau iranien avant de filer vers Bagdad, Damas et les ports levantins.
– Par le nord, les routes suivent l’Amou-Daria, traversent Amul (aujourd’hui Turkmenabat) et montent vers Boukhara, Samarcande, le Ferghana et la Chine.
– Des pistes secondaires relient ces axes aux oasis du Kopet-Dag, aux ports de la Caspienne, à Khorezm et, au-delà, aux steppes kazakhes.
Cette centralité est aujourd’hui reconnue par l’UNESCO : en 2023, le « corridor Zarafshan-Karakum » de la route de la Soie, long de 866 kilomètres, a été inscrit au patrimoine mondial comme bien en série transnational. Il suit le cours du Zarafshan, puis traverse le désert du Karakoum vers l’oasis de Merv, illustrant de manière spectaculaire la capacité des sociétés anciennes à connecter déserts, montagnes et plaines irriguées.
Un vaste dossier de sites liés à la route de la Soie au Turkménistan est inscrit sur la liste indicative de l’UNESCO. Il ne s’agit plus seulement de monuments isolés, mais d’un système complet de circulation à reconstituer, incluant des caravansérails (Dayahatyn, Akcha-kala), des villes (Dehistan/Mishrian), des camps caravaniers (entre Amul et Merv), des ensembles rupestres (Bezegli-dere), ainsi que des ponts, forts, mosquées, ateliers et marchés.
Aujourd’hui, l’État turkmène capitalise sur cet héritage. Un slogan – « Turkménistan, cœur de la grande route de la Soie » – a servi de fil conducteur à une politique de grands travaux : modernisation du port de Türkmenbaşy sur la Caspienne, construction d’autoroutes (Achgabat–Türkmenbaşy), d’aéroports, de corridors ferroviaires (Kazakhstan–Turkménistan–Iran, Turkménistan–Afghanistan–Tadjikistan), sans compter les grands oléoducs et gazoducs continentaux. Le vieux rêve caravaniers de relier l’est et l’ouest trouve une nouvelle incarnation dans les projets contemporains de corridors eurasiens.
Turcs oghuz, Turkmènes et empires seldjoukide et khorezmien
Sur le plan ethnique et linguistique, l’histoire du pays au Turkménistan est marquée par un tournant majeur entre le haut Moyen Âge et le XIe siècle. Jusqu’alors, la région est dominée par des populations iraniennes – Sogdiens, Khwarezmiens, populations de Margiane et de Parthie – parlant des langues iraniennes et pratiquant le zoroastrisme ou le bouddhisme, avant d’adopter l’islam.
À partir du VIIIe siècle, les tribus oghuz, originaires de Mongolie et de Sibérie méridionale, migrent vers l’ouest pour s’installer dans la région du Syr-Daria, de la mer d’Aral et du nord du Turkménistan actuel. Vers le Xe siècle, certaines de ces tribus se convertissent à l’islam, et c’est à cette période que les sources arabes et persanes commencent à les désigner par l’ethnonyme « Turkmène ».
Peu centralisés selon les chroniqueurs de l’époque – chaque groupe ayant ses propres « rois » et chefs –, les Oghuz finissent néanmoins par voir émerger une lignée dominante : celle de Seljûk. Ses descendants, Toghrul Beg et Alp Arslan, transforment ce capital tribal en empire. L’empire seldjoukide ne se contente pas de conquérir l’Iran et l’Irak, il ouvre aussi la voie à la turcisation de l’Anatolie, où une autre dynastie oghuz, les Ottomans, finira par instaurer un empire durable.
Dans le mouvement historique des peuples turciques, le territoire de l’actuel Turkménistan a joué un rôle central, étant à la fois une terre d’origine et une zone de passage. Une partie des Oghuz, qui est restée au nord de la chaîne du Kopet-Dag et s’est mélangée aux populations sédentaires, est devenue l’ancêtre direct des Turkmènes. Leur société a été fortement structurée jusqu’au XXe siècle par des tribus distinctes, notamment les Téké, Yomut, Ersari, Saryk, Göklen et Chovdur. Chacune de ces tribus possédait ses propres dialectes, motifs de tapis caractéristiques et traditions culturelles spécifiques.
Parallèlement, les souverains khorezmiens du Khorezm, majoritairement turcs mais porteurs d’une culture persanophone, étendent leur domination sur la région à partir du XIIe siècle. Leur capitale Urgench (future Kunya-Urgench) est alors l’un des foyers scientifiques les plus brillants du monde islamique. Cette montée en puissance, cependant, sera brutalement brisée par l’irruption des Mongols.
Gengis Khan, Tamerlan et la longue reconfiguration des tribus
En 1221, les armées de Gengis Khan déferlent sur le Khorasan et le Khorezm. Les chroniques mentionnent des destructions massives : Merv est rasée, sa population massacrée, ses systèmes d’irrigation anéantis sur ordre du conquérant ; Kunya-Urgench subit un sort comparable. C’est un choc dont les oasis mettront des siècles à se remettre. Cette catastrophe marque aussi la fin définitive de l’hégémonie iranienne dans nombre de villes de Transoxiane, laissant la place à une recomposition démographique où les groupes turcs, dont les ancêtres des Turkmènes, prennent un poids croissant.
Après la division de l’empire mongol, la majeure partie de l’actuel Turkménistan se trouve versée dans le khanat de Djaghataï, tandis que la frange sud dépend de l’Ilkhanat de Perse. Les pouvoirs locaux se fragmentent, des chefferies tribales semi autonomes apparaissent. Au XIVe siècle, un nouvel acteur surgit : Tamerlan (Timur), qui reconstitue un empire centré sur Samarcande, intégrant temporairement les territoires turkmènes. À sa mort en 1405, l’empire timouride se morcelle à son tour.
Du XIVe au XVIe siècle, les tribus turkmènes ont renforcé leur autonomie. Une grande confédération, celle des Salor, a regroupé plusieurs groupes oghuz avant de se dissoudre. Des migrations internes ont déplacé les Téké vers l’Ahal et le bassin de la Murghab, et les Yomut vers l’ouest et le nord. Cependant, vers le XVIe siècle, la plupart des territoires turkmènes étaient nominalement soumis aux khanats ouzbeks de Khiva et de Boukhara, tandis que le sud était convoité par la Perse safavide, puis par les Afsharides de Nader Shah.
Les conflits répétés, les raids, la sécheresse – comme celui qui entraîne le dessèchement progressif du lac Sarykamysh – obligent nombre de tribus à migrer encore, parfois jusqu’en mer Caspienne, au Caucase ou en Iran. C’est aussi à cette époque que se cristallisent des récits fondateurs : la geste de Koroglu, les poèmes mystiques et politiques de Devlet Mehmed Azadi et de son fils Magtymguly Pyragy, considéré aujourd’hui comme le père de la littérature nationale turkmène, qui appelle déjà à l’unité des tribus.
Conquête russe, géopolitique impériale et révoltes turkmènes
À partir du XIXe siècle, une autre puissance entre dans le jeu : la Russie tsariste. D’abord soucieuse de sécuriser sa frontière sud et d’endiguer le commerce des esclaves turkmènes vers Khiva et Boukhara, elle se lance dans la conquête de l’Asie centrale. En 1869, elle établit un premier point d’appui sur la côte caspienne en fondant le port de Krasnovodsk (aujourd’hui Türkmenbaşy). Les campagnes qui suivent réduisent tour à tour l’émirat de Boukhara et le khanat de Khiva, mais les territoires tribaux turkmènes restent un temps indépendants.
Nombre estimé de Téké ayant péri dans la forteresse de Geok-Tepe lors du siège de 1881.
Dans la foulée, l’Iran qadjare signe avec la Russie le traité d’Akhal, qui fixe une frontière toujours en vigueur et reconnaît les territoires turkmènes comme relevant de l’empire russe. En quelques années, toute la région est intégrée à la province transcaspienne, administrée depuis Ashkhabad par un gouverneur militaire, avant d’être rattachée au gouvernorat général du Turkestan. La construction du chemin de fer transcaspien, à partir de 1879, relie Krasnovodsk à Kyzyl-Arvat, puis à Merv et à l’Amou-Daria, et enfin à Tachkent. Cette ligne a une vocation militaire évidente, mais ouvre aussi la voie à un début de mise en valeur économique et à un afflux de colons slaves.
Les Turkmènes, cependant, ne se laissent pas pacifier sans réagir. Des raids (alaman) continuent, des révoltes éclatent, particulièrement à l’occasion de la conscription forcée pendant la Première Guerre mondiale. Le soulèvement de 1916, lancé contre la mobilisation des autochtones dans l’armée impériale, touche aussi la région de Tejen, où des colons russes et fonctionnaires sont tués. L’administration transcaspienne, réputée corrompue et brutale, est d’ailleurs sévèrement critiquée par une commission d’enquête dirigée en 1908 par le comte Pahlen.
La conquête russe s’inscrit en outre dans un contexte géopolitique plus large : celui du « Grand Jeu » qui oppose Russie et Royaume-Uni en Asie centrale. L’annexion du district de Panjdeh, au sud de Merv, manque de peu de déclencher une guerre avec Londres, soucieux de protéger l’Afghanistan comme État tampon autour de l’Inde. Finalement, la frontière afghano-turkmène est tracée en 1897, entérinant l’avancée russe.
La révolution de 1917 et la guerre civile bouleversent à nouveau le paysage politique. À Achgabat, un soviet bolchevique se forme, rapidement contesté. Une éphémère entité anti-bolchevique, la « Transcaspienne », avec l’appui d’un petit contingent britannique venu de Mashhad, gouverne une partie de la région en 1918–1919. La reconquête par l’Armée rouge s’achève en 1920 avec la chute de Krasnovodsk.
Dans les années 1920, le pouvoir soviétique mène sa politique de « délimitation nationale » en Asie centrale. L’ancienne province transcaspienne, des pans des républiques populaires de Khorezm et de Boukhara sont réorganisés pour constituer en 1924–1925 la République socialiste soviétique du Turkménistan, l’une des cinq républiques d’Asie centrale (avec le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Kirghizstan et le Tadjikistan). C’est la première fois dans l’histoire que les Turkmènes, jusque-là structurés en tribus, disposent d’une entité politico-administrative unifiée portant leur nom.
Le nouveau pouvoir soviétique a mis en œuvre des réformes radicales incluant la collectivisation des terres, la sédentarisation forcée des nomades, et la lutte contre les structures tribales via la confiscation et la redistribution des terres (réforme « terre-eau »). Il a également promu l’alphabétisation et les élites « nationales » (korenizatsia). Durant cette période, la langue turkmène a été valorisée dans l’administration, l’enseignement, la presse et le théâtre. Cependant, ces politiques s’accompagnaient d’une intégration étroite à l’appareil soviétique et d’une forte présence de cadres russes et européens dans tous les organes de décision.
La résistance armée ne disparaît pas tout de suite. Dans les années 1920, des combattants turkmènes rejoignent le mouvement basmatchi, insurrection musulmane et nationaliste qui secoue l’Asie centrale. La répression est sanguinaire, menée par l’Armée rouge et des supplétifs afghans. Nombre de Turkmènes fuient vers l’Iran, l’Afghanistan ou l’Azerbaïdjan. Ceux qui restent subissent les purges : dans les années 1937–1938, plus de 13 000 personnes sont condamnées dans le cadre de la grande terreur, dont plus de 4 000 exécutées.
L’URSS a profondément transformé l’économie du Turkménistan pour en faire un fournisseur de matières premières (coton puis gaz) pour l’ensemble soviétique. La construction du canal du Karakoum (plus de 1300 km) a permis d’étendre les périmètres irrigués en détournant les eaux de l’Amou-Daria, mais a aussi contribué aux désastres écologiques de la mer d’Aral en aval. Le développement s’est accompagné d’une modernisation des infrastructures (quelques industries, routes, aéroports).
Un drame majeur marque la mémoire collective : le séisme d’Achgabat en 1948, qui rase la capitale et fait, selon les estimations, plus de 100 000 morts, peut-être les deux tiers de la population de la ville. La reconstruction s’inscrit dans le style soviétique d’après-guerre, mais cet événement contribue à forger un sentiment d’appartenance partagé chez les Turkmènes, au-delà des clivages tribaux.
L’indépendance et la construction d’un État neutre
À la fin des années 1980, la perestroïka de Gorbatchev desserre l’étau idéologique, mais le Turkménistan reste l’une des républiques les plus passives en matière de mobilisation nationale. Un mouvement d’intellectuels, « Agzybirlik » (Unité), voit bien le jour en 1989, mais il est rapidement marginalisé. En mars 1991, lors du référendum sur le maintien d’une Union soviétique réformée, une écrasante majorité des votants turkmènes se prononce encore en faveur de la préservation de l’URSS.
Le putsch manqué d’août 1991 à Moscou rebat les cartes. Saparmourat Niazov, premier secrétaire du Parti communiste local devenu chef de la RSS turkmène, appelle à un référendum sur l’indépendance. Celui-ci, tenu en octobre, aboutit officiellement à un « oui » massif. Le 27 octobre 1991, le Parlement proclame la souveraineté de la République du Turkménistan. La Russie et d’autres États, au premier rang desquels la Turquie et l’Iran, reconnaissent rapidement la nouvelle entité. La Constitution adoptée en 1992 entérine un régime présidentiel fort ; Niazov est élu président sans opposition, puis proclamé président à vie en 1999.
Sous la présidence de Saparmyrat Nyýazow, le Turkménistan a allié une neutralité internationale officielle, reconnue par l’ONU en 1995, à un autoritarisme interne extrême. Nyýazow, qui se faisait appeler « Türkmenbaşy », a instauré un culte de la personnalité omniprésent, avec de nombreuses statues dorées et des lieux renommés en son honneur. Il a imposé l’étude de son livre, le *Ruhnama*, dans tous les établissements éducatifs et même pour l’obtention du permis de conduire. L’opposition politique et la presse indépendante étaient interdites, et la vie religieuse était strictement contrôlée par l’État.
Son successeur, Gurbanguly Berdimuhamedow, arrivé au pouvoir après la mort soudaine de Niazov en 2006, abroge une partie des décisions les plus excentriques (réouverture de l’Académie des sciences, retour à un calendrier classique, réhabilitation d’hôpitaux et de bibliothèques fermés), mais maintient le système autoritaire et bâtit à son tour une image de « leader national », jusqu’à faire ériger sa propre statue dorée. En 2022, son fils Serdar lui succède, instaurant de facto une dynastie politique, tandis que l’ex-président prend la tête du Conseil du peuple avec le titre de « Leader national ».
Gaz, coton et routes : la géopolitique contemporaine
Sur le plan économique, l’indépendance n’a pas rompu avec la logique extravertie héritée de l’URSS. Le Turkménistan dispose de l’un des plus vastes gisements de gaz naturel au monde, avec le champ de Galkynysh parmi les premiers de la planète. Sa stratégie énergétique repose sur la diversification des débouchés : pendant longtemps, la Russie a été l’acheteur principal ; à partir de 2009, la Chine s’impose comme partenaire central via les gazoducs Asie centrale–Chine, qui traversent le Kazakhstan et l’Ouzbékistan. L’Iran, un temps importateur, est aujourd’hui marginalisé dans ce schéma, après des tensions autour du paiement des factures.
Le pays tire sa nouvelle importance stratégique de projets d’exportation de gaz via des pipelines vers la Chine, l’Inde, le Pakistan (TAPI) et potentiellement l’Europe. L’économie reste fortement dépendante du gaz et du coton, ce dernier étant désormais réservé à la transformation locale. Cette dépendance, couplée à un manque de diversification, des statistiques opaques et un système politique fermé, constitue une fragilité majeure.
Dans ce contexte, le patrimoine historique et culturel devient aussi un instrument de diplomatie et de soft power. L’État turkmène multiplie les expositions à l’étranger – sur Margiane à Berlin, Hambourg ou Mannheim, sur les Seldjoukides au Metropolitan Museum de New York, sur les « civilisations anciennes du Turkménistan » aux musées du Capitole à Rome – et cherche à faire reconnaître de nouveaux sites au patrimoine mondial.
Une politique active de protection du patrimoine
Depuis l’indépendance, la préservation de l’héritage historique est érigée en priorité par les autorités. Dès 1994, un décret institue un département national chargé de la protection, de l’étude et de la restauration des monuments. Ce dispositif évolue au fil des réformes institutionnelles – création du centre Miras sur le patrimoine culturel, puis de l’Institut d’histoire et d’archéologie rattaché à l’Académie nationale des sciences – mais le principe reste le même : encadrer la recherche archéologique et la conservation dans un cadre très étatique.
Une loi de 2012 définit les biens du patrimoine historique et culturel comme des valeurs matérielles d’importance historique, archéologique ou architecturale. Ces biens sont la propriété exclusive et inaliénable de l’État turkmène. Un Registre d’État, sous forme de base de données, recense chaque site avec son nom officiel, sa datation, sa catégorie (archéologie, architecture, histoire), sa valeur (locale, nationale, internationale), sa localisation et son numéro d’enregistrement.
Selon les chiffres récents, plus de 1 500 objets de l’histoire et de la culture sont inscrits dans ce registre, dont environ 80 % de monuments archéologiques et 20 % de monuments architecturaux ou historiques isolés. Lors d’une édition récente du registre, le nombre de monuments est passé de 1 397 à 1 422, signe que des sites continuent à être inventoriés. Les spécialistes de l’Administration nationale, en lien avec les réserves historiques d’État (Nisa, ancienne Merv, Kunyaurgench, Dehistan, Serakhs, Abiverd, forteresse de Gökdepe…), poursuivent un travail de repérage, de géolocalisation et de définition des zones de protection.
Cinq sites du Turkménistan sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, dont deux biens transnationaux ajoutés en 2023.
Parallèlement, le gouvernement a adopté un ambitieux « programme d’État 2022–2028 pour la préservation soigneuse des objets du patrimoine historique et culturel national, leur protection et leur étude, et l’attraction des touristes ». Ce plan, signé par le président Serdar Berdimuhamedow lors d’un conseil des ministres en avril 2022, prévoit des campagnes d’inventaire, des chantiers de restauration – comme le portail de la grande mosquée de Dehistan ou la seconde phase de travaux au caravansérail de Dayahatyn –, le renforcement de la coopération internationale et la promotion de nouveaux dossiers de candidature UNESCO, y compris pour le patrimoine culturel immatériel (tapis, broderie, musique au dutar, épopée de Gorogly, arts du cheval Akhal-Teke, élevage du chien Alabay, etc.).
Le Turkménistan mène de nombreux projets conjoints avec des équipes étrangères (britanniques, italiennes, russes, françaises, américaines) sur des sites archéologiques majeurs comme Jeitun, Merv, Nisa, Gonur, Ulug-depe, Dehistan, Mele Hairam et Dandanakan. Par exemple, le Fonds des ambassadeurs pour la préservation culturelle du Département d’État américain a financé la restauration de la forteresse de Gyz Kala à Merv, de la mosaïque de la mosquée Seyit Jemaleddin près d’Anau, de peintures murales à Nisa, ainsi que la conservation d’une rare tête de Bouddha du Ve siècle provenant de Merv, exposée au Musée national d’histoire d’Achgabat.
Les musées nationaux se nourrissent de ces fouilles. Plus de 300 objets archéologiques issus de Nisa, Altyn-depe, Namazga-depe, Yylgynly-depe, Kara-depe ou Paryz-depe ont récemment rejoint les collections : poteries chalcolithiques, monnaies – dont un drachme d’argent représentant Alexandre le Grand mis au jour dans le district de Serakhs –, sceaux, figurines. Le Musée national d’histoire, le Musée des tapis, le Musée de Mary ou le Musée des beaux-arts jouent un rôle central dans la médiation de cette histoire longue auprès du public.
Entre désert, gaz et mémoire : un pays à la croisée des temps
L’histoire du pays au Turkménistan est donc à la fois celle d’un territoire et d’un peuple. D’un côté, un espace longtemps considéré comme marginal, mais que l’archéologie révèle comme l’un des berceaux de l’agriculture d’Asie centrale et comme un maillon essentiel de la route de la Soie, où se succèdent Margiane, Parthie, empires perses, grecs, parthe, sassanide, califats, Seldjoukides, Khwarezmshahs, Mongols, Timurides, khanats ouzbeks, empire russe, URSS et État turkmène indépendant. De l’autre, la lente formation des Turkmènes à partir des tribus oghuz, leur insertion dans de grandes dynasties turciques (Seldjoukides, Ottomans, Afsharides), puis leur regroupement au sein d’une république socialiste et d’un État national.
Le Turkménistan abrite plusieurs sites concentrant une mémoire historique multiple : Merv, ancienne ‘reine du monde’ détruite par les Mongols ; Kunya-Urgench, ‘capitale des mille sages’ ; Nisa, forteresse des rois parthes influencés par l’hellénisme ; Gonur-depe, capitale oubliée de la civilisation de l’Oxus, potentiel berceau des premiers feux zoroastriens ; ainsi que Dehistan, Abiverd, Serakhs et Dayahatyn, jalons de la route de la Soie. Le ‘cratère de Darvaza’, un incendie de gaz issu d’un forage soviétique, symbolise quant à lui l’ère des hydrocarbures.
À l’heure où le pays poursuit sa politique de neutralité, cherche à valoriser son rôle de hub énergétique et de carrefour logistique eurasiatique, cette histoire profonde devient un argument identitaire et diplomatique. Elle nourrit les discours officiels, les expositions itinérantes, les candidatures UNESCO, mais aussi les travaux de terrain menés avec des partenaires du monde entier. Entre dunes du Karakoum et coupoles de briques cuites, archives de l’URSS et mythes oghuz, le Turkménistan est ainsi l’un de ces lieux où l’histoire globale se donne à lire en strates, du silex néolithique au gazoduc transcontinental.
Un retraité de 62 ans, disposant de plus d’un million d’euros de patrimoine financier bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour réduire durablement sa fiscalité et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente imposée d’actifs.
Après étude de plusieurs destinations attractives (Turkménistan, Géorgie, Émirats, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler le Turkménistan pour sa fiscalité modérée sur les revenus étrangers, l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de vie très inférieur à la France et la possibilité de loger une société d’investissement locale. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention d’un titre de séjour via achat de résidence principale, détachement CNAS/CPAM, transfert de la résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre des intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, interprète bilingue) et restructuration patrimoniale internationale.
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