S’installer aux Îles Turks et Caïques n’a rien d’une simple parenthèse ensoleillée. Pour beaucoup d’expatriés, c’est un vrai projet de vie, voire un projet patrimonial. Derrière les plages de carte postale, le turquoise irréel du lagon et l’ambiance détendue, on trouve un territoire cher, très tourné vers le tourisme, avec une administration bien plus structurée qu’on ne l’imagine, un système de santé modernisé et une fiscalité… quasiment inexistante sur le revenu.
Ce guide couvre les aspects essentiels pour une installation réussie : choix du lieu de vie, estimation du budget, démarches pour le statut de séjour, accès à l’emploi, système de santé, scolarisation des enfants, ouverture d’un compte bancaire, ainsi que les procédures pour importer vos effets personnels et vos animaux.
Comprendre le territoire et le cadre de vie
Les Îles Turks et Caïques forment un archipel d’une quarantaine d’îles et îlots coralliens dans le nord des Caraïbes, entre les Bahamas et la République dominicaine, à environ 600 miles au sud-est de Miami. Seules huit îles sont habitées. Le territoire est un Territoire britannique d’outre-mer, avec un système juridique de tradition britannique et une stabilité politique élevée.
Le centre moderne de l’archipel est Providenciales, souvent appelée « Provo ». C’est là que se trouvent la plus grande partie de la population (la majorité des quelque 46 900 habitants estimés en 2025), des infrastructures, des commerces, des banques, et l’aéroport international (PLS). La capitale administrative, Cockburn Town, se trouve sur Grand Turk.
Le climat est tropical avec des températures diurnes généralement comprises entre 26 et 35 °C (80 et 95 °F) et des nuits rarement en dessous de 21 °C (70 °F). La saison des pluies, de juin à novembre, coïncide avec la période à risque cyclonique. Les mois les plus frais sont de décembre à février. L’environnement est préservé : la qualité de l’air et de l’eau est bonne, sans pollution industrielle notable, et il n’y a pas de problème endémique d’eau potable comme sur certaines autres îles tropicales.
Le mode de vie est souvent décrit comme luxueux mais sans ostentation, centré sur la mer, la plage et un confort moderne (routes bien entretenues, restaurants actuels, centres commerciaux récents). On trouve peu de grandes chaînes standardisées, ce qui contribue au sentiment de destination « préservée ».
Providenciales : où habiter quand on s’expatrie
Pour un expatrié, Providenciales est presque toujours le point de chute : c’est là que sont concentrés les emplois, les écoles internationales, les hôpitaux principaux, la plupart des services et l’accès aérien. L’île fait environ 98 km², pour 15 km de long, avec près de 47 700 habitants estimés en 2022.
Il n’y a pas de centre-ville unique. La zone appelée Downtown regroupe les administrations et une partie des commerces, tandis que Grace Bay constitue le cœur touristique et commercial moderne. L’ouest reste largement sauvage et protégé.
Panorama des principaux quartiers de Providenciales
Pour choisir un quartier, il faut arbitrer entre proximité des services, accès à la plage, budget et niveau de tranquillité recherché. Plutôt que des listes, voici un panorama commenté, appuyé par quelques chiffres immobiliers issus d’annonces citées dans le rapport.
On peut résumer les grandes zones ainsi : les grandes zones.
| Zone / Quartier | Ambiance dominante | Type de biens principaux | Profil d’expatrié typique |
|---|---|---|---|
| Grace Bay | Touristique, chic, animé, praticable à pied | Resorts, condos haut de gamme | Nouveaux arrivants, familles, cadres du tourisme |
| Leeward / Leeward Settlement | Résidentiel de prestige, sécurisé | Villas de luxe, maisons privées | Chefs d’entreprise, propriétaires de bateaux, familles |
| Long Bay | Résidentiel exclusif, sportif | Villas de bord de mer, condos modernes | Kitesurfeurs, télétravailleurs aisés, familles discrètes |
| Chalk Sound & Silly Creek | Nature, lagon, isolement | Villas en bord de lagon | Couples, familles recherchant le calme |
| Sapodilla Bay & Taylor Bay | Familial, ultra calme | Villas de vacances, résidences | Familles avec jeunes enfants |
| Turtle Cove | Marina, ambiance locale, budget contrôlé | Condos, maisons, petits hôtels | Expat’ de longue durée, budgets moyens, plaisanciers |
| The Bight | Mix local / touristique, animé | Petits resorts, condos, villas | Familles, budgets moyens, vie « locale » |
| Turtle Tail | Très exclusif, vues spectaculaires | Grandes villas de luxe | Ultra‑aisés, investisseurs |
| Cooper Jack Bay | En développement, panoramas | Villas modernes, maisons sur colline | Investisseurs, amateurs de vues plus que de plage à pied |
| Northwest Point | Sauvage, isolé | Resorts isolés, condos | Amoureux de nature, séjours ponctuels |
Grace Bay : vitrine de l’île, pratique mais chère
Située au nord de Providenciales, Grace Bay est la zone la plus développée pour le tourisme. Sa plage emblématique, Grace Bay Beach, s’étire sur près de 12 miles, protégée par la troisième plus grande barrière de corail au monde. Sable blanc poudreux, eau turquoise calme : ce n’est pas un hasard si elle a été élue meilleure plage du monde par des magazines comme Condé Nast Traveler.
Environ 80 % des restaurants, boutiques et hébergements de l’île se trouvent dans ce secteur. Le quotidien peut donc se faire à pied pour de nombreux besoins (courses, restaurants, plage, golf avec le Provo Golf Club à proximité). L’ambiance reste pourtant détendue, même si elle est clairement haut de gamme.
On y trouve surtout des resorts de luxe, hôtels boutiques et condominiums : Grace Bay Club, Seven Stars Resort, The Ritz‑Carlton, Beaches Turks & Caicos, The Palms, The Somerset on Grace Bay, Wymara Resort and Villas, Coral Gardens on Grace Bay, The Oasis at Grace Bay… Tout cela se reflète dans les loyers et les prix d’achat, qui sont les plus élevés de l’île.
Bien que non indispensable au quotidien, une voiture devient utile pour explorer le reste de l’île de Providenciales, faire des courses dans des grandes surfaces situées en dehors de la zone principale, ou pour accéder à des plages plus calmes et isolées.
Leeward : le résidentiel chic, version canaux et marina
À l’extrémité nord‑est de Providenciales, juste après Grace Bay, Leeward et Leeward Settlement forment un secteur très résidentiel, avec de nombreuses communautés fermées. C’est un quartier calme, sécurisé, idéal pour un mode de vie plutôt « banlieue chic » que front de mer ultra animé.
Leeward dispose d’un vaste système de canaux offrant un accès direct à l’océan, particulièrement attractif pour les propriétaires de bateaux. La marina de Leeward (Blue Haven Marina) est un centre important pour les sorties en mer et les excursions vers les îlots voisins, notamment Little Water Cay (Iguana Island) où vivent des iguanes rares protégés.
On y trouve des villas de luxe, des maisons individuelles et quelques resorts comme Blue Haven Resort, The Atrium Resort ou Caribbean Diamond. Le quartier est à cinq minutes de route de Grace Bay pour les commerces et restaurants. L’International School of the Turks and Caicos Islands (ISTCI), grande école internationale de la zone, est implantée à Leeward, ce qui est un gros plus pour les familles expatriées.
Long Bay : sport, villas et grands espaces
Côté sud‑est de Providenciales, Long Bay est l’un des spots de kitesurf les plus réputés au monde. Les vents réguliers et l’eau peu profonde, cristalline, en font un terrain de jeu idéal pour les sports de glisse, mais aussi un cadre tranquille, moins dense que Grace Bay.
La plage s’étire sur environ 3 miles, avec une urbanisation encore modérée, même si de nombreux projets sortent de terre : villas de grand luxe, résidences et quelques resorts comme The Shore Club, South Bank, Beach Enclave Long Bay ou H2O Lifestyle Resort. Un exemple cité dans le rapport, la villa « Mandalay », est proposée à 22,5 millions de dollars, ce qui donne une idée du niveau de gamme.
Long Bay est privilégiée par les expatriés pour ses villas individuelles tranquilles, idéales pour le télétravail avec vue sur mer. Un véhicule est indispensable pour accéder rapidement aux zones animées de Grace Bay ou Leeward.
Chalk Sound, Silly Creek, Sapodilla Bay, Taylor Bay : le lagon de carte postale
Au sud‑ouest de Providenciales, Chalk Sound est un lagon protégé classé parc national, célèbre pour ses eaux turquoise éclatantes parsemées de petits îlots calcaires. Les bateaux à moteur y sont interdits, ce qui en fait un environnement silencieux, idéal pour le kayak et le paddle.
Chalk Sound et le voisin Silly Creek sont très recherchés pour des villas en bord de lagon, souvent louées en saison mais aussi utilisées en résidence principale par des expatriés à la recherche de calme. On y croise des hébergements comme Neptune Villas ou Villa Tropidero.
Sapodilla Bay et Taylor Bay, sur le littoral sud juste à côté, sont deux plages très peu profondes, chaudes, presque sans vagues, parfaites pour les jeunes enfants. L’ambiance est ultra paisible, presque exclusivement résidentielle, avec principalement des villas de location saisonnière (Villa Osprey, Sapodilla Bay Beach Villas, etc.). Les services se trouvent à quelques kilomètres, donc la voiture est indispensable.
Turtle Cove, The Bight : mix local et expatrié
Turtle Cove, sur la côte nord-ouest juste après Grace Bay, s’articule autour d’une grande marina, Turtle Cove Marina, point de départ de nombreuses sorties en mer. Historiquement, c’est là qu’a démarré le tourisme sur Providenciales, avec des établissements pionniers comme le Third Turtle Inn.
L’ambiance est décontractée, plus « locale » que Grace Bay, avec un mélange de résidents permanents, de plaisanciers et de visiteurs. Les expatriés y trouvent des condos, des maisons ou des petits hôtels, souvent à des prix légèrement plus raisonnables que sur la bande de Grace Bay. Avantage important : Smith’s Reef, l’un des meilleurs sites de snorkeling accessible depuis le rivage, se trouve juste à côté, ainsi que la plage plus sauvage de Babalua Beach.
Le Bight, situé juste à l’ouest de Grace Bay, propose une offre équilibrée avec de belles plages, des récifs accessibles pour le snorkeling (comme Bight Reef / Coral Gardens), et des complexes hôteliers à taille humaine tels que le Wymara Resort and Villas, le Coral Gardens Resort et le Windsong. Son événement phare est le Thursday Night Fish Fry, une grande fête de rue hebdomadaire très prisée des résidents locaux et des expatriés, avec de la musique, des stands de nourriture et des artisans.
Turtle Tail, Cooper Jack Bay, Northwest Point : prestige et isolement
Turtle Tail, au sud de Providenciales, est une enclave de villas ultra‑confidentielles, perchées sur des falaises calcaires surplombant des criques privées. Les propriétés y sont généralement très haut de gamme, parfois dotées de quais privés, proches de Southside Marina. Les expatriés qui s’y installent recherchent avant tout la discrétion et des vues spectaculaires plutôt qu’une vie de quartier animée.
Cooper Jack Bay, au sud‑centre, est un secteur en plein essor, marqué par des falaises, des panoramas maritimes et des canaux. On y trouve des développements modernes comme The Strand, ainsi que des villas contemporaines comme « Alta Bella », « View‑Topia » ou « The Sanctuary », cité à près de 6 millions de dollars. C’est une option intéressante pour qui veut de belles vues et de la modernité, en acceptant de prendre la voiture pour tout.
Northwest Point, enfin, est l’extrême nord‑ouest de l’île, presque totalement sauvage, avec un parc marin et une réserve naturelle. L’accès se fait par des pistes cahoteuses nécessitant souvent un 4×4. Cellulaire parfois capricieux, aucune commodité immédiate : c’est plutôt une destination de week‑end que de résidence permanente, sauf à vouloir vivre quasiment hors‑réseau. On y trouve toutefois quelques hébergements, comme le très exclusif Amanyara et Northwest Point Resort.
Zones à éviter pour un premier logement
Le rapport signale que les zones « Downtown/Back Road » derrière Five Cays et Kew Town, ainsi que les secteurs industriels proches de l’aéroport, sont surtout résidentiels locaux et commerciaux, sans plage ni intérêt touristique, avec davantage de petite criminalité. Pour un expatrié fraîchement arrivé, y louer un logement, surtout de nuit, n’est pas conseillé.
Coût de la vie : un paradis… très cher
Les Îles Turks et Caïques figurent parmi les destinations les plus coûteuses de la région. Providenciales affiche un coût de la vie environ 31 % plus élevé que la moyenne des États‑Unis, 44 % plus élevé que Nassau (Bahamas) et comparable à Grand Cayman. Par rapport à certaines villes européennes de taille moyenne, on atteint quasiment le double.
Budget mensuel selon la situation
Les estimations compilées dans le rapport donnent une bonne idée des ordres de grandeur :
| Profil (incl. loyer) | Budget mensuel « moyen » | Fourchette globale (budget serré → haut de gamme) |
|---|---|---|
| Personne seule | ~3 535 à 4 795 $ | 2 900 $ → 8 525 $ |
| Couple (2 adultes) | ~6 441 $ | 3 816 $ → 11 677 $ |
| Famille de 4 (2 adultes, 2 enfants) | ~8 960 $ | 5 323,50 $ → 16 147 $ |
En d’autres termes, même en vivant relativement simplement, une famille de 4 aura du mal à descendre sous les 5 300 $ par mois, et un célibataire sous les 2 900 $. À l’autre extrémité, un style de vie très confortable avec sorties, restaurant et logement haut de gamme peut facilement dépasser 8 000 $ pour une personne ou 16 000 $ pour une famille.
À titre de comparaison, le salaire net moyen annoncé se situe entre 2 383 $ et 3 000 $ par mois, ce qui montre bien que la plupart des expatriés disposent soit de rémunérations plus élevées (cadres, libéraux, entrepreneurs), soit de revenus extérieurs (télétravail, retraite, patrimoine).
Logement : loyers et achat
Les loyers varient énormément selon la localisation (Grace Bay vs arrière‑pays), la taille et l’état du bien. Les chiffres moyens cités pour Providenciales sont :
| Type de logement (longue durée) | Loyer mensuel moyen | Fourchette observée |
|---|---|---|
| 1 chambre, « centre » (Grace Bay / zones principales) | 1 700 $ | 1 500 $ – 1 800 $ |
| 1 chambre, hors centre | 1 250 $ | 800 $ – 1 600 $ |
| 3 chambres, « centre » | 3 750 $ | 3 500 $ – 4 000 $ |
| 3 chambres, hors centre | 3 250 $ | 2 500 $ – 4 000 $ |
Le prix d’achat d’un appartement hors centre est donné à environ 201 $ le pied carré, mais ce chiffre est trompeur si on le compare à des villas vues à plusieurs millions de dollars sur les zones premium. Dans la pratique, l’immobilier de qualité proche de la mer se situe plutôt sur des niveaux comparables à d’autres destinations très prisées des Caraïbes.
Taux maximal du droit de mutation à l’achat, principale recette de l’État en l’absence de taxe foncière et d’impôt sur le revenu.
Alimentation, restaurants, loisirs
L’alimentation est chère, largement importée. Quelques repères :
– Repas dans un restaurant bon marché : autour de 20 $ par personne (rarement en dessous de 15 $).
– Repas trois plats pour deux dans un restaurant de gamme moyenne : environ 120 $ (jusqu’à 180 $).
– Menu fast‑food : 10 $.
Le prix d’un gallon de lait au supermarché, illustrant le différentiel de coût avec l’Amérique du Nord.
Les loisirs liés à la mer sont un poste budgétaire à anticiper : louer un parasol et deux chaises sur la plage démarre à 40 $, et peut atteindre 75 $ dans les hôtels. Un tour de snorkeling partagé d’une demi‑journée coûte ~125 $ par personne, une sortie bateau privée à la journée environ 600 $.
L’alcool est également cher : une bière artisanale peut monter à 10–12 $ hors happy hour (5 $ en promotion), un cocktail 9–12 $, un verre de vin 10–12 $, une bouteille en restaurant démarre vers 35 $. Le tout est encore renchéri par des droits d’accise spécifiques sur l’alcool et une taxe de 12 % sur les services touristiques (hébergement, restauration, activités).
Transports et utilitaires
Il n’existe aucun réseau de bus organisé. Le taxi est courant pour les touristes, mais à 1 $ la minute environ (10 à 12 $ pour 10 minutes), il devient vite prohibitif pour un usage quotidien. La plupart des expatriés achètent ou louent un véhicule.
– Location de petite voiture : 35–50 $/jour (environ 350 $ la semaine).
– Essence : environ 8,22 $ le gallon (avec une fourchette importante selon la période, 6,50–10,86 $).
– Ticket de transport local (rares cas) mentionné à 2 $.
Les services de base coûtent également plus cher que dans de nombreux pays :
| Poste de dépense (mensuel) | Coût moyen approximatif |
|---|---|
| Électricité + eau + déchets pour 85 m² | ~400 $ |
| Internet fixe (≥ 60 Mbps, illimité) | ~142 $ (100–176 $) |
| Forfait mobile (10 Go ou plus) | ~46 $ |
| Abonnement salle de sport | ~100 $ |
Système de santé : public, NHIP et assurance privée
Les Îles Turks et Caïques ont modernisé leur système de santé avec la mise en place d’un régime public, le National Health Insurance Plan (NHIP), lancé en 2009, et la construction de deux hôpitaux gérés par InterHealth Canada : Cheshire Hall Medical Centre sur Providenciales et Cockburn Town Medical Centre sur Grand Turk. Ces établissements disposent d’urgences, de chirurgie générale, de maternité, d’orthopédie, d’hémodialyse, et même d’unités de soins intensifs et néonataux.
NHIP : assurance santé publique obligatoire
Pour tout résident légal employé, l’adhésion au NHIP est obligatoire. Le principe :
– Contribution de 6 % du salaire, partagée entre employeur et employé (3 % chacun), avec un plafond de revenu pris en compte (jusqu’à 7 800 $ par mois).
– Pour les indépendants, cotisation forfaitaire de 250 $/mois (réductible avec preuve de revenu faible).
– Pour un conjoint sans emploi : 25 $/mois, et 10 $/mois par enfant à charge.
Le NHIP (National Health Insurance Plan) couvre les soins de première et deuxième ligne dans les structures publiques, les programmes de prévention et certains transferts à l’étranger pour des traitements non disponibles localement. Il n’applique aucune sélection médicale, n’exclut pas les pathologies préexistantes et ne comporte pas de franchise. Les copaiements sont symboliques, d’environ 10 $ par visite.
Cependant, pour des soins spécialisés pointus ou des pathologies lourdes, les patients sont régulièrement évacués vers Miami, Nassau ou d’autres centres régionaux. D’où l’insistance des autorités et des acteurs privés pour que les expatriés complètent avec une assurance santé internationale incluant la prise en charge de l’évacuation sanitaire et des soins hors du territoire.
Assurance privée internationale
Pour les expatriés, surtout ceux qui voyage entre Turks & Caicos, l’Amérique du Nord et l’Europe, il est fortement recommandé de souscrire une police d’assurance santé internationale (Allianz, AXA, Cigna Global, Bupa, April International, etc.). Ces contrats sont adaptables : hospitalisation seule, hospitalisation + soins externes, maternité, optique, dentaire, santé mentale, etc.
L’objectif principal est d’être bien couvert dans les pays tiers (comme les États‑Unis, le Canada ou le pays d’origine) où les coûts des soins sont très élevés, au-delà d’obtenir de meilleurs remboursements sur place. Sur un territoire insulaire où les spécialités médicales lourdes peuvent manquer, il est crucial de privilégier les options d’évacuation sanitaire, telles que le rapatriement sanitaire ou le transport du corps.
Risques sanitaires locaux
Le profil sanitaire des Îles Turks et Caïques est plutôt favorable : pas de maladies endémiques particulières, pas de vaccination exigée ni même recommandée au‑delà du calendrier classique. Les problèmes les plus fréquents chez les expatriés et visiteurs sont d’ordre banal : coups de soleil sévères, déshydratation, troubles digestifs de voyage.
Les moustiques peuvent cependant être très gênants pendant la saison des pluies, notamment sur North Caicos, Middle Caicos ou Parrot Cay. Des épisodes de dengue, chikungunya et Zika ont déjà été enregistrés. Le Zika a officiellement été détecté en 2016, avec quelques cas jusqu’en 2017, et fait l’objet d’une alerte de niveau 2 du CDC (« précautions renforcées »).
Dans la nature, certaines plantes (poisonwood / sumac corail, mancenillier, graine de jequirity) peuvent être toxiques, et la faune marine (poissons‑lions, méduses, coraux urticants) peut occasionner des blessures. Ces espèces sont généralement absentes des zones balnéaires très fréquentées mais présentes dans les secteurs sauvages comme Chalk Sound.
Immigration, travail et statuts de résidence
L’un des grands atouts des Îles Turks et Caïques est fiscal : pas d’impôt sur le revenu, ni sur les plus‑values, ni sur la fortune, ni de droits de succession ou de donation. Cela en fait un territoire prisé pour les expatriés à haut revenu et les investisseurs. Mais ce n’est pas pour autant un Eldorado sans règles : l’immigration et le travail sont fortement réglementés, avec priorité donnée aux ressortissants locaux.
Entrer sur le territoire : visas et formalités de base
Pour de nombreux ressortissants (États‑Unis, Canada, Royaume‑Uni, Union européenne, une grande partie des pays d’Amérique latine, d’Asie et de la région), aucun visa n’est requis pour un séjour touristique de courte durée. À l’arrivée, les visiteurs obtiennent généralement un tampon de 30 jours, parfois jusqu’à 90 jours.
Les exigences de base :
– Passeport valide pour toute la durée du séjour (et parfois 6 mois supplémentaires selon la nationalité).
– Billet retour ou de continuation de voyage.
– Formulaire d’immigration rempli à l’arrivée (sur un formulaire officiel fourni, pas de version imprimée maison).
– Déclaration en douane seulement si l’on dépasse les franchises d’importation.
Les personnes originaires de pays non exemptés de visa doivent déposer une demande auprès du Département de l’immigration, via une ambassade/consulat britannique ou directement (Grand Turk, bureaux de Londres ou New York). La procédure standard prend deux à trois semaines en l’absence de complication, plus pour certains types de résidence (jusqu’à six semaines pour les catégories investisseur/propriétaire, voire six mois pour certains permis de conjoint).
Travailler : un système très encadré
De manière générale, tout étranger qui entend travailler aux Îles Turks et Caïques a besoin d’un permis de travail. Il existe plusieurs catégories :
Présentation des différents permis de travail disponibles en Suisse pour les ressortissants étrangers, adaptés à diverses situations professionnelles.
Destiné aux personnes employées, qu’elles soient qualifiées ou non qualifiées, par une entreprise établie en Suisse.
Pour les travailleurs autonomes exerçant une activité professionnelle à leur propre compte.
Conçu spécifiquement pour les jeunes présents de longue durée en Suisse sans autre statut légal.
Autorise des interventions professionnelles de très courte durée, jusqu’à 10 jours maximum.
Pour des voyages d’affaires répétitifs et courts, jusqu’à 7 jours par visite, sans emploi local.
Le système ressemble à un régime de parrainage : le permis est lié à un employeur et un poste précis. Changer d’employeur revient pratiquement à recommencer à zéro, avec parfois obligation de quitter le territoire pendant la procédure. Les autorités insistent sur la priorité donnée aux « Islanders » (statut de ressortissant local) pour tout emploi.
Processus pour un permis salarié
Un employeur qui souhaite recruter un étranger doit :
Pour recruter un travailleur étranger aux Îles Turques-et-Caïques, l’employeur doit d’abord tester le marché local en publiant une offre dans la presse locale sur deux parutions consécutives. Il doit ensuite justifier l’absence de candidat local approprié en conservant les candidatures et les motifs de refus. Enfin, il doit préparer un dossier complet incluant le formulaire de demande, les documents personnels et professionnels du candidat, le contrat de travail, la licence commerciale et la preuve de la campagne de recrutement.
Le coût administratif n’est pas négligeable : il existe plus de 100 catégories de postes, classées en échelles, avec des droits de permis allant d’environ 150 $ pour des emplois très basiques jusqu’à 9 500 $ pour des postes de haut niveau (médecins, directeurs d’entreprise…). À cela s’ajoutent des frais non remboursables (frais de dossier, frais de rapatriement, éventuellement service de traitement accéléré à 500 $), et la plupart des employeurs recourent à des agents ou avocats spécialisés (900–1 500 $).
Le délai théorique de traitement varie de 30 jours (objectif) à 4–12 semaines dans la pratique, voire plus. D’où l’importance pour les candidats expatriés de ne jamais compter sur un départ immédiat : on ne peut pas commencer à travailler tant que le permis n’est pas officiellement accordé et payé.
Travailler à son compte ou créer une entreprise
Un permis de travail indépendant (self‑employed) permet de créer et exploiter sa propre activité. Il nécessite en amont l’obtention d’une licence d’entreprise, qui elle‑même dépend d’un dossier fourni à l’administration (description d’activité, business plan sommaire, identité des associés, etc.).
De nombreuses entreprises doivent avoir une majorité de capital détenue par un résident local (Islander). Cependant, les activités spécialisées ou tournées vers l’étranger peuvent parfois être détenues à 100% par des étrangers. Le permis de travail indépendant est généralement valable jusqu’à cinq ans et peut, selon les cas (comme certains titres de résidence permanente par investissement), inclure ou non le droit de travailler.
Famille accompagnante et scolarité
Les permis non qualifiés ne permettent pas d’embarquer officiellement conjoint et enfants. Pour les travailleurs qualifiés, indépendants ou certaines catégories particulières, il est possible de faire endosser conjoint et enfants comme « dependants » moyennant :
– Preuve de revenus suffisants,
– Existence d’une solution de scolarisation privée (les enfants de dépendants n’ont pas accès aux écoles publiques),
– Dossier complet (acte de mariage, actes de naissance, casier judiciaire dès 10 ans, certificats de santé…),
– Paiement de frais supplémentaires (500 $ par dépendant + frais administratifs).
Les écoles privées internationales jouent donc un rôle clé pour les familles expatriées. À Providenciales, on retrouve notamment :
– International School of the Turks and Caicos Islands (ISTCI), à Leeward. École de la petite enfance jusqu’au collège (1 à 14 ans), suivant un curriculum britannique. L’établissement propose un environnement très actif (blog d’activités, sorties éducatives, projets écologiques, interventions de sportifs de haut niveau), avec une forte dimension internationale.
– Precious Treasures International School (PTIS), à Cooper Jack Bay. Plus de 30 ans d’existence, pédagogie basée sur un programme international (Fieldwork Education), forte insistance sur le développement du caractère et la qualité de l’enseignement.
– Provo Christian School, axée sur l’éducation chrétienne, avec documents d’admission et barèmes de frais disponibles publiquement.
Les frais de scolarité dans ces établissements se situent généralement dans une fourchette de 11 000 à 15 500 $ par an pour le primaire et le collège, ce qui doit être intégré dans le budget familial.
L’un des points les plus attractifs pour un expatrié à haut revenu est la quasi‑absence d’imposition directe. Il n’y a ni impôt sur le revenu, ni impôt sur les plus‑values, ni TVA générale, ni impôt sur les sociétés local. Les recettes de l’État proviennent essentiellement :
– Du droit de mutation sur les terrains et biens immobiliers (stamp duty),
– Des droits de douane à l’import,
– De la taxe d’hébergement touristique,
– De la taxe sur les carburants,
– De taxes sur les télécommunications, les jeux, les transferts de fonds, etc.
Le produit des droits de mutation foncière, en millions de dollars, représentant environ 22 % des revenus récurrents du budget 2023‑2024.
Cotisations obligatoires pour les résidents
Pour les individus, en revanche, deux contributions sont obligatoires dès lors qu’ils travaillent légalement :
– National Insurance (NI), qui finance retraites, indemnités de maladie, accidents du travail, maternité, etc.
– National Health Insurance Plan (NHIP), pour la santé.
Pour un salarié du secteur privé :
– NI : 12 % du salaire (jusqu’à 4 000 $ de base mensuelle), dont 6,5 % versés par l’employeur et 5,5 % retenus sur le salaire.
– NHIP : 6 % du salaire (plafonné à 7 800 $), dont 3 % à la charge de l’employeur et 3 % du salarié.
Un salarié rémunéré 5 000 $ par mois versera ainsi plusieurs centaines de dollars de contributions combinées, complétées par une contribution similaire de la part de son employeur. Pour les indépendants, la NI est fixée à 10 % de la base choisie, et la NHIP à 250 $ mensuels standard, sauf justification de revenus très faibles.
Banques, comptes et environnement financier
Providenciales concentre la plupart des établissements financiers. Plusieurs banques d’envergure régionale ou internationale y sont présentes : Scotiabank, Royal Bank of Canada (RBC), CIBC Caribbean, British Caribbean Bank, et la Turks & Caicos Banking Company (TCBC), spécialisée dans la banque privée.
La devise officielle est le dollar américain. Il n’existe pas de contrôle de change, ni de restrictions particulières sur les transferts internationaux, mais la conformité aux standards internationaux (FATCA, CRS, lutte anti‑blanchiment) est stricte.
Ouvrir un compte bancaire
Les processus d’ouverture de compte peuvent être paradoxaux : relativement rapides pour un compte personnel standard dans certaines banques (Scotiabank annonce par exemple une ouverture en une vingtaine de minutes en ligne, avec confirmation en deux jours), mais potentiellement très longs et complexes pour les comptes d’entreprise, qui peuvent prendre deux à six mois.
En pratique, l’ouverture nécessite :
– Un passeport ou autre pièce d’identité officielle,
– Un justificatif de domicile récent,
– Une preuve de provenance des fonds (bulletins de salaire, attestation d’employeur, déclarations fiscales, etc.),
– Souvent une référence bancaire et, pour les non‑résidents, des lettres de recommandation.
Le dépôt initial minimum requis pour un compte personnel à la Turks & Caicos Banking Company.
Il faut aussi s’attendre à un service client parfois lent et peu réactif : réponses tardives aux e‑mails, décisions renvoyées à des sièges régionaux, temps de traitement longs. De nombreux expatriés passent par un avocat local pour monter leur dossier bancaire, surtout lorsqu’il s’agit de structures de détention d’actifs ou de sociétés.
Importer ses biens, sa voiture et ses animaux
S’installer aux Îles Turks et Caïques implique tôt ou tard une question de logistique : comment expédier (ou non) meubles, équipement, véhicule, animaux de compagnie. Le système douanier est moderne mais très documenté, avec un portail en ligne (ASYCUDA) pour les déclarations et une classification des marchandises selon le système harmonisé (HS).
Effets personnels et exonérations
Les personnes qui s’installent peuvent bénéficier d’une admission en franchise de droits pour leurs effets personnels et biens ménagers usagés, à condition :
– D’importer ces biens dans les six premiers mois suivant leur arrivée,
– De démontrer qu’ils leur appartenaient et qu’ils étaient utilisés depuis au moins 12 mois.
Cette franchise ne s’applique pas aux véhicules, bateaux, avions, denrées alimentaires, tabac, parfums et alcools. De plus, un Customs Processing Fee (CPF) de 7,5 % est généralement appliqué sur la valeur déclarée de tous les biens, y compris ceux normalement exonérés, sauf en cas de dérogation spéciale.
Si les conditions de franchise ne sont pas remplies, le taux de base sur les biens ménagers est de 30 % de droits de douane, plus 7,5 % de CPF. Il existe des taux réduits sur certains biens jugés essentiels ou « verts » (livres, certains aliments, équipements économes en énergie).
Importer un véhicule
Importer une voiture est possible mais coûteux. La taxe principale est un droit de douane basé sur la cylindrée :
– 25 % jusqu’à 2 000 cm³,
– 35 % jusqu’à 4 000 cm³,
– 45 % au‑delà,
– Avec un taux réduit pour les véhicules hybrides (10 %).
L’importation d’une moto est soumise à un droit calculé sur la valeur CIF (coût, assurance, fret). Ce droit varie de 25 % à 45 % selon la cylindrée. Un CPF (Contribution Publique Fiscale) s’ajoute, calculé sur le coût du véhicule hors fret. Les documents obligatoires à fournir sont : le connaissement, le certificat de vente, le certificat d’immatriculation, ainsi que des informations détaillées sur la moto (numéros de châssis et moteur, année, marque, modèle).
Au quotidien, on roule à gauche, mais la majorité des véhicules importés viennent des États‑Unis, donc avec volant à gauche. Un permis étranger est valable 30 jours, après quoi il faut obtenir un permis local.
Animaux de compagnie
L’importation de chiens et chats est très encadrée :
– Permis préalable obligatoire du Département de l’Agriculture,
– Certificat sanitaire original du pays d’origine, souvent traduit et légalisé,
– Identification par puce ou tatouage,
– Stérilisation obligatoire des chiens, sauf pour les détenteurs de licence d’éleveur,
– Certaines races prohibées ou soumises à conditions strictes.
Tout animal est inspecté à l’arrivée. En cas de non‑conformité, il peut être renvoyé dans le pays d’origine ou euthanasié après 48 heures.
Se déplacer, assurer sa sécurité et son quotidien
Il n’y a ni métro, ni bus structuré, ni réseau de covoiturage de type Uber ou Lyft. Sur Providenciales, la voiture est quasiment indispensable dès que l’on s’installe en dehors de la zone ultra centrale de Grace Bay.
Les routes principales sont en bon état, mais les routes secondaires sont souvent non revêtues. La conduite se fait à gauche. Les limitations de vitesse sont d’environ 20 mph en agglomération et 40 mph sur les axes principaux. Le port de la ceinture de sécurité est obligatoire et l’alcool au volant est interdit.
Sur le plan de la sécurité, le territoire affiche un taux de criminalité plus faible que d’autres îles caribéennes, mais il ne faut pas le sous‑estimer : cambriolages, vols à la roulotte, agressions existent, surtout sur Providenciales. Les recommandations classiques s’appliquent : éviter les zones isolées la nuit, ne pas exposer d’objets de valeur dans les véhicules, bien sécuriser les logements et signaler tout incident au 911.
En résumé : pour quel profil d’expatrié ?
S’installer aux Îles Turks et Caïques convient particulièrement :
– Aux cadres et professionnels disposant d’un contrat local bien rémunéré incluant assurance santé internationale, logement ou allocation logement, prise en charge des frais de scolarité,
– Aux entrepreneurs et investisseurs capables de monter un projet local rentable (hôtellerie, restauration, services, finance, immobilier),
– Aux retraités ou indépendants fortunés souhaitant optimiser leur fiscalité et vivre une grande partie de l’année au soleil, tout en finançant un niveau de vie élevé et une assurance santé solide,
– Aux télétravailleurs bénéficiant de revenus externes, conscients toutefois qu’il n’existe pas, à ce jour, de véritable visa « nomade » dédié.
Pour réussir son installation, il est crucial de venir d’abord en séjour prolongé pour tester le quotidien (coût des courses, circulation, climat hors haute saison). Il faut également se renseigner précisément sur les statuts de résidence et de travail, anticiper les coûts d’assurance et de scolarité, et établir un budget réaliste intégrant un niveau de prix largement supérieur à celui de la plupart des villes nord-américaines et européennes.
L’image de carte postale, elle, ne ment pas : plages de classe mondiale, récifs coralliens spectaculaires, qualité de l’air et de l’eau, absence d’impôt sur le revenu et ambiance caribéenne sont bien réelles. Mais ce « paradis » a un prix, financier et administratif, qu’il vaut mieux mesurer avant de transformer un rêve d’expatriation en projet concret aux Îles Turks et Caïques.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Îles Turks et Caïques, Chypre, Maurice, Grèce), la stratégie retenue a consisté à cibler les Îles Turks et Caïques pour l’absence d’impôt sur le revenu, de taxe sur les plus-values et d’impôt sur la fortune, combinée à un environnement en dollar US, une stabilité juridique sous souveraineté britannique et un cadre de vie haut de gamme. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention du droit de résidence par investissement immobilier, coordination CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français, mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, family office) et intégration patrimoniale. L’accompagnement permet de viser des économies fiscales >50% sur revenus et placements, tout en maîtrisant les risques (contrôles français, double résidence fiscale, adaptation insulaire).
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