Guide pour s’installer aux îles Salomon en tant qu’expatrié

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer aux îles Salomon en tant qu’expatrié, c’est choisir un archipel isolé du Pacifique Sud où la nature est spectaculaire, la culture profondément communautaire et l’infrastructure encore fragile. Entre lagons turquoise, forêts tropicales, routes défoncées et connexion internet capricieuse, la vie sur place n’a rien d’un copier‑coller d’un pays développé. Ce guide a pour objectif de donner une vision réaliste et détaillée de ce qui vous attend, des démarches de visa au coût de la vie, en passant par la santé, le logement, la sécurité ou encore le travail.

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Comprendre le pays avant de partir

Les îles Salomon forment un État mélanésien d’Océanie, à l’est de la Papouasie‑Nouvelle‑Guinée et au nord de l’Australie. L’archipel regroupe six grandes îles et plus de 900 à 1 000 petites îles, pour une superficie terrestre d’environ 28 400 à 28 896 km². La capitale, Honiara, se trouve sur l’île de Guadalcanal, connue dans le monde entier pour la bataille du même nom durant la Seconde Guerre mondiale.

La population tourne autour de 700 000 à 800 000 habitants selon les sources, avec une très forte majorité mélanésienne. Environ 80 % des habitants vivent dans de petits villages ruraux, souvent accessibles difficilement, et pratiquent l’agriculture vivrière et la pêche. L’anglais est la langue officielle, mais la lingua franca du quotidien est le Pijin (Solomon Islands Pijin), un créole mélanésien. On compte par ailleurs une mosaïque de 60 à 120 langues autochtones selon la manière de les regrouper.

Bon à savoir :

Bien que l’État soit juridiquement laïque, le christianisme reste omniprésent dans la vie sociale. Les grandes dénominations protestantes et catholiques y dominent. Parallèlement, des croyances ancestrales et des coutumes locales continuent de structurer les pratiques sociales et les interdits.

Le pays repose majoritairement sur l’agriculture, la pêche, le bois et quelques activités minières. Le tourisme reste encore modeste, notamment en raison d’infrastructures limitées, même si les îles Salomon cherchent à développer un positionnement éco‑touristique centré sur la plongée, les lagons préservés et les séjours “loin de la foule”.

Climat, environnement et risques naturels

Les îles Salomon connaissent un climat chaud et humide toute l’année, avec des températures moyennes autour de 26‑28 °C et une forte humidité qui donne souvent une sensation de 30‑32 °C. Deux saisons dominent : une saison humide (grosso modo novembre‑avril) et une saison plus sèche (mai‑octobre), cette dernière étant plus agréable pour travailler ou explorer.

Attention :

L’archipel connaît des pluies abondantes toute l’année et une saison cyclonique de novembre à mai, provoquant inondations et isolement. Il est situé sur la ‘ceinture de feu’ du Pacifique, exposé aux séismes, aux éruptions volcaniques et aux tsunamis, dont des événements majeurs et meurtriers se sont déjà produits au XXIe siècle. L’air est globalement de bonne qualité.

Côté faune, les expatriés doivent prendre au sérieux la présence de crocodiles marins (on estime qu’une cinquantaine de personnes seraient tuées chaque année), de gros requins (bull, marteau, tigre) près des côtes et de chiens errants parfois agressifs. Les sports nautiques sont donc à pratiquer avec prudence et en suivant les recommandations des locaux.

Où vivre : Honiara, provinces et îles

Pour un expatrié, la plupart des opportunités de travail, de services et de vie quotidienne se concentrent dans la capitale, même si d’autres villes et îles peuvent séduire ceux qui veulent une vie plus isolée.

Honiara : centre économique et porte d’entrée

Honiara est la plus grande ville du pays (environ 65 000 habitants) et le principal hub économique et administratif. On y trouve :

– le principal aéroport international (Henderson / Honiara International Airport),

– le port maritime majeur,

– les services de l’État, les grandes entreprises, les banques,

– le National Museum & Cultural Centre,

– des marchés comme le Central Market,

– la majorité des hôpitaux d’envergure et des écoles privées.

Astuce :

La ville concentre l’essentiel des espaces de coworking, des hôtels avec espaces de travail et de l’offre de logements modernes. Cependant, elle est également le lieu où se manifestent les principaux problèmes urbains : insécurité ponctuelle, chômage des jeunes, inégalités sociales marquées et présence de squats en périphérie.

Certains quartiers et zones autour de Honiara sont particulièrement déconseillés, notamment la nuit : White River, Burns Creek, Sun Valley, certaines abords de ponts (Lungga, Mataniko), squatter settlements, zones autour du marché central, Point Cruz, Chinatown, Kukum, Borderline, ainsi que le mémorial japonais de Mt Austin. S’y déplacer à pied après la tombée de la nuit est à éviter, surtout seul.

Autres villes et zones prisées

En dehors de Honiara, quelques centres secondaires peuvent intéresser les expatriés, souvent pour des projets spécifiques (ONG, recherche, tourisme, mission religieuse, etc.) :

Exemple :

Plusieurs localités et îles des Salomon offrent des environnements variés pour le travail et la vie. Gizo (Province Occidentale) est réputée pour la plongée et le snorkeling, avec une ambiance plus détendue que Honiara, et dispose de coworking et d’un petit hôpital. Munda (île de New Georgia) est un lieu important pour la plongée et les sites de la Seconde Guerre mondiale, et possède l’hôpital Helena Goldie. Auki (capitale de la province de Malaita) est un centre de services régionaux avec l’hôpital Kilu’ufi. Tulagi (ancienne capitale) est une petite ville historique de la Central Province. Enfin, des îles et lagons comme Marovo Lagoon, Rennell Island ou Tetepare sont des destinations spectaculaires, mais plutôt adaptées à des séjours ou missions ponctuelles qu’à une installation permanente, en raison de leur éloignement des services essentiels.

Vivre en province, c’est accepter un accès très limité aux banques, à internet, aux soins spécialisés et à l’éducation internationale. En échange, on profite d’une immersion culturelle forte, d’un environnement naturel exceptionnel et d’une vie communautaire dense.

Entrée, visas et permis de séjour

L’un des premiers volets à maîtriser avant de s’installer aux îles Salomon concerne la réglementation d’entrée, les permis de travail et le droit au séjour de long terme.

Séjour touristique et court séjour

De nombreux pays bénéficient d’une dispense de visa préalable pour une visite de courte durée. Les ressortissants de l’espace Schengen, de l’Union européenne, des États‑Unis, de l’Australie, de la Nouvelle‑Zélande, du Royaume‑Uni, du Canada, du Japon et de plusieurs pays du Pacifique peuvent généralement obtenir gratuitement, à l’arrivée à Honiara, un visitor’s permit valable jusqu’à 30 jours, prolongeable dans la limite de 90 jours sur une période de 12 mois.

Certaines nationalités bénéficient directement de 90 jours de séjour sans visa (en une ou plusieurs entrées, selon les cas), d’autres d’une exemption de 30 jours. À l’inverse, un nombre important de pays doivent impérativement demander une autorisation auprès du Directeur de l’Immigration avant le voyage.

Pour entrer comme visiteur, il faut :

un passeport valable au moins 6 mois,

un billet retour ou de continuation,

une preuve de moyens financiers suffisants.

Attention :

Les personnes arrivant par yacht doivent impérativement avoir obtenu un permis de visite au préalable via le site des services d’immigration. L’entrée par mer sans papiers adéquats est interdite.

Le visitor’s permit ne permet pas de travailler, de faire du commerce local, d’exercer une mission religieuse ou de mener des recherches rémunérées sans autorisation spécifique du ministère compétent (Ministre de l’Immigration ou Commissaire du Travail). Certaines activités business très limitées, liées à un emploi basé à l’étranger, peuvent être tolérées sur une durée courte (jusqu’à 30 jours).

Visas de long séjour et permis de résidence

Pour s’installer en tant qu’expatrié, que ce soit pour travailler, investir, étudier ou exercer une activité religieuse ou bénévole de long terme, il faut demander un visa d’entrée de longue durée avant d’arriver dans le pays. La durée maximale d’un visa de résidence standard est de deux ans, renouvelable. Un visa de résident long terme de cinq ans existe pour les personnes justifiant cinq ans de présence continue et une forte intégration (investissement, contribution économique, liens familiaux).

Bon à savoir :

Les démarches d’immigration s’effectuent soit par une mission diplomatique salomonaise, soit directement à la Division de l’Immigration à Honiara. Les frais sont à régler auprès du Ministère des Finances. Il est possible de modifier son statut (par exemple, de visiteur à travailleur) sur place, sous réserve du paiement de frais de conversion et de la constitution d’un dossier complet.

Les autorités peuvent imposer un examen médical, notamment concernant le VIH/Sida. En cas de refus de se soumettre à un contrôle demandé par un médecin officiel, l’entrée peut être refusée ou la personne expulsée.

Permis de travail : conditions et coûts

Travailler légalement aux îles Salomon exige deux éléments distincts :

– un entry & residence permit (permis d’entrée et de résidence),

– un work permit (permis de travail) délivré par la Labour Division du ministère compétent.

Un employeur local doit sponsoriser la demande de permis de travail. Il doit démontrer :

qu’il est une entité enregistrée et en règle,

qu’il n’a pas trouvé de candidat local pour le poste (labour market test),

– que le poste nécessite des compétences rares parmi la main‑d’œuvre locale,

– qu’il pourra respecter la législation sociale (salaires, congés, contributions à la caisse de prévoyance, etc.).

Pour le candidat expatrié, les pièces habituelles sont :

Documents requis pour une demande de visa

Liste des pièces justificatives nécessaires à constituer pour le dépôt d’un dossier de demande de visa de travail.

Formulaire complété

Formulaire de demande de visa officiel dûment rempli et signé.

Copie du passeport

Photocopie lisible des pages d’identité du passeport en cours de validité.

CV détaillé

Curriculum Vitae actualisé détaillant le parcours professionnel et les compétences.

Diplômes et attestations

Copies des diplômes et des attestations de compétences ou de formation.

Extrait de casier judiciaire

Document officiel (police clearance) attestant de l’absence de condamnations.

Certificat médical

Certificat délivré par un médecin attestant de la bonne santé du demandeur.

Copie du contrat de travail

Photocopie du contrat de travail signé avec l’employeur local.

Lettre de l’employeur

Lettre officielle de l’employeur détaillant le poste et les conditions d’emploi.

Preuves de l’entreprise

Documents attestant de l’enregistrement et de la situation légale de l’entreprise employeuse.

Photos d’identité

Photographies d’identité récentes et conformes aux normes officielles.

Les délais varient, mais les sources indiquent souvent 4 à 8 semaines pour un permis de travail, et 2 à 4 semaines supplémentaires pour le permis d’entrée une fois le permis de travail approuvé. D’autres textes mentionnent des délais théoriques plus courts pour certains profils d’investisseurs (7 à 14 jours), mais dans la pratique, il vaut mieux anticiper large.

Les frais de permis de travail dépendent de la durée :

Type de permis de travailDurée typiqueFrais indicatifs (USD ou SBD)
Formulaire de demande5,00 USD environ
Frais de dépôt de dossier200,00 USD environ
Approbation < 3 moisJusqu’à 3 mois~150 SBD
Approbation 20–24 mois20 à 24 mois~1 100 SBD
Permis emploi long terme2 ans, renouvelable50 USD admin + 450 USD demande + 500 USD prorogation
Permis emploi court terme6 mois, renouvelable~300 USD
Permis urgence emploi30 j / entrée~150 USD, max 4 entrées par an, non prolongeable

Les montants exacts peuvent évoluer, il est donc impératif de vérifier les tarifs les plus récents. En cas de refus, un recours est possible dans un délai de 14 jours auprès du ministre compétent, qui dispose de 28 jours pour trancher.

Conjoint, enfants et dépendants

Un expatrié titulaire d’un permis de travail valide peut faire venir conjoint et enfants via des visas de dépendants : “Dependent of Resident Visa” (jusqu’à 2 ans, environ 300 USD) ou, si le conjoint est citoyen, “Family Relationship Visa” (2 ans, environ 300 USD). La preuve du lien (acte de mariage, actes de naissance), des moyens financiers suffisants et des certificats médicaux et de police peuvent être exigés.

Un visa de dépendant ne donne pas automatiquement le droit de travailler : le conjoint doit obtenir son propre permis de travail et d’entrée s’il souhaite occuper un emploi salarié ou exercer une activité indépendante.

Coût de la vie : un pays cher pour un standard “occidental”

L’un des paradoxes des îles Salomon est de présenter un coût de la vie élevé au regard du niveau de salaires locaux. Pour un expatrié, maintenir un mode de vie proche d’un pays développé coûte nettement plus cher que ce que laisserait croire le PIB par habitant.

Aperçu global

Les données agrégées indiquent qu’un célibataire aurait besoin d’environ 1 400 à 2 000 USD par mois (hors loyer haut de gamme) et une famille de quatre de 2 800 à près de 3 700 USD mensuels pour un niveau de vie “confortable”, selon le style de consommation (importations, logement, scolarité internationale).

Des indices comparatifs montrent que :

le coût de la vie est environ 1,24 fois la moyenne mondiale,

il est 26,9 % moins cher qu’aux États‑Unis en général, mais une fois le loyer inclus, la vie y devient 10 % plus chère, les dépenses courantes hors logement étant 47,3 % plus élevées,

– comparé à l’Australie, les dépenses hors loyer sont environ 55 % plus chères, tandis que les loyers restent bien inférieurs (‑50 à ‑60 %).

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Le salaire net mensuel moyen local aux Îles Salomon, en USD, est très inférieur au coût de la vie pour un expatrié.

Logement : du bungalow locaux aux appartements sécurisés

Le logement pèse lourd dans le budget d’un expatrié. Quelques ordres de grandeur mensuels :

Type de logementFourchette de loyer (SBD / mois)Observations principales
Studio / 1 chambre centre‑ville3 500 – 6 000Moyenne autour de 4 300+ SBD
1 chambre hors centre3 000 – 10 000Énorme dispersion selon standing et sécurité
3 chambres centre‑ville5 000 – 40 000Appartements et maisons, certains très haut de gamme
3 chambres hors centre4 000 – 25 000Villas, logements de fonction, quartiers résidentiels

À Honiara, des appartements “luxueux” peuvent atteindre 1 700 USD par mois, notamment dans des compounds sécurisés avec gardiennage 24/7, générateur, climatisation, vue mer, etc. Des plateformes comme Airbnb, Booking.com, Flatio ou des agences locales répertorient une large gamme de logements : studios équipés, villas en bord de mer, co‑living, appartements avec wifi Starlink, etc.

Les expatriés en mission longue durée privilégient :

les appartements sécurisés avec gardiens, clôtures et générateur,

les zones proches du centre ou de quartiers résidentiels plus calmes,

la proximité du CBD, des écoles internationales, des hôpitaux et de l’aéroport.

En province, le standard de logement est souvent plus simple : bungalow en dur ou en bois, parfois avec plusieurs chambres, cuisine simple, sanitaires partagés ou rudimentaires. Dans les villages, le confort est basique et l’accès à l’eau courante ou à l’électricité pas toujours assuré.

Nourriture, restaurants et vie quotidienne

La note de restaurant est loin d’être dérisoire. Un repas simple dans un petit restaurant revient en moyenne entre 25 et 50 SBD (environ 3 à 6 USD), tandis qu’un dîner trois services pour deux personnes dans un établissement “mid‑range” coûte volontiers 350 à 700 SBD.

Quelques prix indicatifs en SBD :

Produit / serviceFourchette de prix typique (SBD)
Repas bon marché au restaurant25 – 50
Dîner 3 plats pour 2 (restaurant moyen)350 – 700
Menu fast‑food type combo85 – 125
Bière locale pression (1 pinte)13 – 56
Bière importée (bouteille)20 – 50
Cappuccino15 – 45
Petite bouteille de soda10 – 20
Bouteille d’eau (1,5 L)5 – 10

Les courses alimentaires sont chères dès que l’on s’oriente vers des produits importés. Le lait, le fromage, la viande rouge, les fruits importés et le vin coûtent bien plus qu’en Europe ou en Amérique du Nord. En revanche, les produits locaux (taro, patate douce, manioc, bananes, poissons, certains légumes) restent plus abordables sur les marchés.

Il est courant pour les expatriés de combiner :

achats de base chez les commerçants importateurs (supermarchés de Honiara),

produits frais aux marchés communautaires,

consommation régulière de poisson et de produits locaux,

boissons alcoolisées avec modération compte tenu du prix (et de la disponibilité irrégulière).

Transports, utilities et connectivité

Les transports publics restent limités. Honiara dispose de minibus informels et de taxis, mais en dehors de la capitale, on se déplace surtout à pied, en bateau ou grâce à un véhicule privé.

Coûts de référence

Quelques coûts relevés pour vous donner un ordre d’idée des prix pratiqués.

Réparation de fuite

Intervention pour colmatage d’une fuite sur canalisation accessible, incluant la main d’œuvre et les fournitures de base.

Remplacement de robinet

Pose d’un robinet de lavabo ou d’évier standard, fourni par le client ou sur devis.

Débouchage manuel

Intervention pour déboucher un évier, un lavabo ou une douche à l’aide de méthodes manuelles (furet).

Installation de WC

Pose et raccordement d’un ensemble WC complet (réservoir et cuvette), hors fourniture de l’appareil.

Dépense de transport / servicesCoût indicatif (SBD)
Ticket de transport local (un trajet)3 – 6
Pass mensuel (là où il existe)150 – 250
Course de taxi de 3 km~4 USD (≈ 30–35 SBD, selon taux)
Taxi : prise en charge10
Taxi : attente 1 h100
Essence (1 gallon)37,85 – 51,10 (moyenne ~43,57)
Utilities (élec/eau/ordures, 85 m²)1 000 – 6 000 (moyenne ~4 333)
Internet haut débit (60 Mbps illimité)450 – 1 000 (moyenne ~817)
Forfait mobile + 10 Go données100 – 400 (moyenne ~193)

L’électricité fonctionne en 230/240 V50 Hz. Les coupures sont fréquentes, d’où la présence de générateurs dans les compounds d’expatriés, les hôtels et certains bureaux. L’eau du robinet n’est pas potable : il faut prévoir de l’eau filtrée ou en bouteille (beaucoup d’hébergements fournissent de l’eau filtrée à plusieurs étages pour la boisson).

La connectivité est le véritable talon d’Achille : certaines sources signalent un débit moyen autour de 0,5 Mbps (quasi inutilisable), d’autres des pointes à 10 Mbps dans les meilleures conditions. Les coworking spaces de Honiara ou Gizo, ainsi que les logements équipés de Starlink, offrent des connexions plus fiables. Mais il faut accepter des coupures, une latence parfois élevée, et des difficultés à faire du télétravail intensif en vidéo HD.

Comparaisons internationales

Les comparaisons de coût de la vie par rapport aux grands pays donnent un bon repère :

ComparaisonRésultat pour les îles Salomon
Vs États‑Unis (global)~26,9 % moins cher
Vs États‑Unis (avec loyer)10,1 % plus cher
Vs Australie (global)~24,7 % plus cher (en incluant le loyer)
Vs Australie (loyer seul)~52,5 % moins cher
Vs Vanuatu (global)~25 % moins cher

Pour un expatrié australien ou européen, la vie quotidienne (nourriture, utilités, services) pourra paraître étonnamment onéreuse, même si le loyer est plus modéré qu’à Sydney ou Paris.

Travailler et faire des affaires

L’économie des îles Salomon est en transition, avec une forte dépendance aux secteurs primaires (bois, pêche, agriculture) et un début de mutation numérique.

Marché du travail et secteurs porteurs

Plus de 75 % de la main‑d’œuvre est employée dans l’agriculture et la pêche, tandis que les services représentent environ 60 % du PIB. Le secteur public est un grand employeur (administration, éducation, santé, forces de l’ordre). Le taux de chômage officiel est faible (0,7 %), mais l’emploi informel et sous‑employé est massif.

Pour les expatriés, les secteurs clefs sont :

Secteurs d’activité clés en contexte international

Panorama des principaux domaines professionnels offrant des opportunités dans les projets de développement, l’aide internationale et les secteurs en croissance.

Administration, projets & ONG

Gestion de programmes, conseil, ingénierie de projet et renforcement institutionnel pour les organisations internationales.

Ressources naturelles

Gestion forestière, pêches, projets miniers et agriculture de plantation (huile de palme, coprah, cacao).

Santé et éducation

Besoins en médecins, infirmiers spécialisés et enseignants, notamment pour les écoles internationales ou projets financés.

Tourisme & hôtellerie

Management d’hôtels, de lodges de plongée, d’éco‑lodges, ainsi que guidage spécialisé et marketing touristique.

Technologies et numérique

Secteur émergent : besoins en infrastructure réseau, cybersécurité, logiciels métier, e‑commerce et énergies renouvelables.

Les entreprises locales importantes incluent Solomon Power, Solomon Telekom (Our Telekom), le Solomon Islands Ports Authority, la Banque South Pacific, la banque centrale et divers prestataires IT (Satsol, Solomon IT Solutions, Digitec Solutions…).

Salaires et conditions

Les salaires locaux sont en moyenne très bas par rapport aux standards occidentaux. Des repères en SBD/an pour des postes techniques et IT :

Poste / profil ITFourchette salariale annuelle (SBD)
Débutant IT / entry‑level~53 860 et plus
Spécialiste technologies (moyenne)~92 300 (voire 142 300 pour des profils seniors)
Ingénieur logiciel85 000 – 120 000 (jusqu’à 150 000–300 000 pour senior)
Admin réseauJusqu’à 250 000
Spécialiste cybersécurité120 000 – 180 000
Architecte cloud / full‑stack100 000 – 200 000
Chef de projet ITEnviron 217 600

Pour d’autres métiers, on trouve des estimations mensuelles :

administration débutant : 1 500 – 3 000 SBD,

artisans qualifiés : 2 500 – 5 000 SBD,

professionnels intermédiaires : 4 000 – 8 000 SBD,

management senior : 8 000 – 15 000+ SBD.

Beaucoup d’expatriés travaillent dans des postes financés par des bailleurs internationaux, ONG, entreprises étrangères ou en contrat local bonifié, ce qui permet de couvrir les dépenses plus élevées.

Créer une entreprise et investir

Faire des affaires aux îles Salomon est jugé “difficile” par de nombreuses sources : lourdeurs administratives, infrastructures limitées, dépendance à l’importation, réglementation changeante. Le cadre légal des investissements étrangers est défini par le Foreign Investment Act 2005. Toute entreprise étrangère doit :

– obtenir un Foreign Investment Registration Certificate,

– enregistrer sa société auprès du Registrar of Companies,

– obtenir les licences commerciales locales (ville, province),

– demander les permis d’entrée et de travail pour les dirigeants/expatriés,

– s’enregistrer auprès de l’administration fiscale (SIRCA) et de la caisse de prévoyance (SINPF).

Les frais de base pour l’enregistrement d’un investissement étranger sont de l’ordre de 200 SBD, à condition de déposer un dossier complet (business plan, structure de l’entreprise, certificats d’incorporation…). Ces démarches prennent, dans les scénarios optimistes, jusqu’à cinq jours pour l’enregistrement d’investissement, mais la cascade d’autorisations suivantes allonge les délais.

En pratique, un accompagnement par un cabinet local (juridique, comptable ou de conseil) facilite nettement l’installation d’une entreprise, surtout pour gérer les relations avec la Banque centrale (contrôles de change, transferts de devises), la fiscalité et la réglementation sectorielle.

Logement et recherche d’hébergement

En arrivant, la première étape concrète consiste souvent à trouver un logement temporaire, le temps de repérer les quartiers et de comprendre les contraintes du terrain.

Types de logements disponibles

À Honiara et dans quelques pôles secondaires, l’offre de logements pour expats comprend :

appartements ou studios entièrement meublés,

villas ou maisons en ville ou en périphérie (Lungga, Tasahe Ridge, Point Cruz, etc.),

co‑living spaces avec espaces partagés (cuisine, salon, bureau),

hôtels et appart‑hôtels avec services (ménage, conciergerie, restauration).

Nombre de ces hébergements proposent :

Équipements et Services

Découvrez les équipements et services essentiels proposés pour un séjour confortable et sécurisé.

Confort intérieur

Climatisation, ventilateurs, et cuisine équipée avec réfrigérateur, four/micro-ondes, plaques de cuisson et bouilloire.

Connectivité & Espace de travail

Connexion internet (Wi-Fi ou Starlink) et parfois un bureau dédié pour le télétravail.

Extérieur & Loisirs

Possibilité de piscine, jardin, barbecue et vue mer pour profiter des extérieurs.

Sécurité & Stationnement

Parking sécurisé et sécurité assurée 24 heures sur 24 pour votre tranquillité d’esprit.

Autonomie & Fiabilité

Équipé d’un générateur de secours et d’un réservoir d’eau pour plus d’indépendance.

Les locations se font au mois, au trimestre ou à l’année, avec une certaine flexibilité. Les plateformes comme Airbnb, Booking.com, Flatio ou les agences locales permettent de comparer les options, lire les avis, et souvent de réserver sans dépôt de garantie lourd.

En province et îles éloignées

Dans des lieux comme Gizo, Munda, Auki ou Peava, on trouve :

des guesthouses familiales,

des éco‑lodges et petites stations de plongée,

des maisons simples en location,

parfois des logements fournis par l’employeur (mission, ONG).

Le standard varie du bungalow rustique à la villa confortable. Il est conseillé de réserver bien en avance, notamment sur les petites îles où l’offre est très limitée.

Santé, sécurité et vie quotidienne

S’installer aux îles Salomon implique d’accepter un niveau de risque supérieur à celui de nombreux pays développés, tant en matière de santé que de sécurité.

Système de santé : basique et très inégal

Le système de santé est organisé en plusieurs niveaux :

National Referral Hospital à Honiara : principal hôpital de référence, qui concentre 24 % du personnel de santé du pays, mais souffre d’un manque chronique de ressources et d’équipements vieillissants.

Hôpitaux provinciaux (Gizo, Auki, Lata, Good Samaritan, Helena Goldie…) : services de base en chirurgie mineure, maternité, médecine interne.

Centres de santé ruraux, dispensaires, postes d’aide‑infirmiers : premiers recours pour les villages, avec une forte dépendance au personnel infirmier bien formé, mais à l’équipement limité.

Les services publics sont gratuits pour citoyens, résidents et même pour les touristes, mais la qualité est variable. L’offre privée est très restreinte, essentiellement à Honiara, avec quelques cliniques mieux équipées mais aux tarifs élevés.

Pour les expatriés, il est vivement recommandé de :

Attention :

Pour un séjour aux Îles Salomon, il est impératif de disposer d’une assurance santé internationale couvrant les soins locaux et, surtout, l’évacuation médicale vers l’Australie ou un pays mieux équipé. Si l’on devient résident, l’obtention d’une Medical History Card locale est requise. Il faut anticiper que les cas médicaux graves (cardiologie, chirurgie lourde, réanimation, pathologies complexes) nécessiteront systématiquement un transfert aérien.

Certaines structures (comme la chambre de recompression pour accidents de plongée à Honiara) ont été endommagées par des séismes et ne sont pas toujours opérationnelles. Les risques infectieux sont nombreux : paludisme, dengue, Zika, chikungunya, hépatites, infections digestives, rotavirus chez les enfants. Un suivi médical de voyage (vaccins, prophylaxie, moustiquaires, répulsifs) est indispensable.

Sécurité : une réalité contrastée

Les îles Salomon sont souvent décrites comme “plutôt sûres”, mais les faits rappellent qu’il existe des risques notables, surtout en milieu urbain :

vols à l’arraché, pickpockets, cambriolages de domiciles ou de voitures,

agressions et harcèlement, en particulier envers les femmes,

passages à l’acte violents lors de troubles politiques, manifestations ou tensions communautaires,

incursions à bord de yachts la nuit dans le port de Honiara.

Bon à savoir :

La police locale (Royal Solomon Islands Police Force) dispose de moyens limités, ce qui peut retarder ses interventions. Les périodes électorales, les sessions parlementaires ou les crises politiques sont propices à une montée des tensions, avec des risques accrus de pillages, d’émeutes et de mise en place soudaine de couvre-feux.

Les recommandations pratiques incluent :

éviter de marcher seul la nuit, surtout dans ou près des quartiers sensibles,

– se déplacer en groupe ou en taxi connu, notamment pour sortir le soir,

– ne pas exhiber d’objets de valeur (montres de luxe, gros appareils photo, bijoux),

– sécuriser soigneusement sa maison (verrous, grillages, éclairage extérieur),

– rester informé via la presse locale (Solomon Star News, Island Sun) et les réseaux d’expats.

Le pays est par ailleurs considéré comme peu accueillant pour les personnes LGBTQ+ : les relations homosexuelles sont pénalement répréhensibles, avec des risques de peine de prison, et les manifestations d’affection en public peuvent susciter hostilité et danger. Les femmes et les familles ne trouvent pas un environnement particulièrement “family‑friendly” : harcèlement, infrastructures limitées pour les enfants, faible qualité de l’enseignement et absence d’espaces de loisirs adaptés.

Les numéros d’urgence sont :

– Police : 999,

– Pompiers : 988,

– Ambulance / secours médicaux : 111 (ou 911 selon certaines sources) ; un service St John Ambulance existe avec des lignes dédiées.

Lois, coutumes et comportements à éviter

Le droit local criminalise :

Attention :

Plusieurs activités sont strictement interdites ou soumises à autorisation, notamment la possession, la vente et l’usage de drogues (comme le cannabis), les insultes graves et jurons proférés contre autrui (pouvant entraîner sanctions et compensations), la possession et l’exportation de reliques de guerre (obus, armes, munitions non explosées) très nombreuses depuis la Seconde Guerre mondiale, ainsi que la détention de pornographie et de certains médicaments contrôlés sans autorisation.

Les îles Salomon observent par ailleurs un ensemble de normes coutumières très fortes. Le système de “wantok” (littéralement “une langue”, la famille élargie et le clan) structure la solidarité et l’entraide, mais aussi certaines attentes sociales et pressions économiques. Le respect de la hiérarchie coutumière, des chefs et des anciens est crucial.

Sur le plan religieux, le dimanche est un jour sacré : la plupart des commerces ferment, et l’on s’attend à ce que les gens participent au culte. Porter un chapeau dans une église est vu comme irrespectueux.

Culture locale et codes de conduite

Une bonne insertion passe par la compréhension de quelques règles d’étiquette culturelle.

Les salutations sont chaleureuses : poignée de main, sourire, regard direct, parfois avec la main gauche posée sur l’avant‑bras droit pour signifier la sincérité. Les formules courantes englobent “halo”, “morning lo yu” en Pijin, ou encore “bula”. Appeler les gens par leur prénom est correct en contexte informel ; dans les situations formelles ou avec des aînés, on utilisera “Mister” ou “Miss” suivi du nom.

Bon à savoir :

Les personnes âgées sont traitées avec un grand respect : il convient de les saluer en premier, de ne pas les interrompre et de les écouter attentivement. La tenue vestimentaire doit être modeste, en particulier dans les villages, lors de visites communautaires, de cérémonies ou à l’église : épaules et genoux doivent être couverts. Les tenues de plage très légères sont tolérées uniquement sur les plages touristiques ou dans les resorts. Pour entrer dans une église, les femmes doivent généralement porter une jupe ou une robe longue, et les hommes un pantalon long avec une chemise à col.

Certains gestes sont mal vus :

toucher la tête de quelqu’un (partie considérée comme sacrée),

pointer quelqu’un du doigt plutôt que d’utiliser toute la main ou un mouvement de tête,

– se montrer agressif, parler très fort ou jurer,

– manifester son affection de façon ostentatoire en public (baisers, étreintes).

Astuce :

Les repas sont des moments de partage où il est impoli de refuser systématiquement la nourriture offerte ; il est préférable d’accepter au moins une petite portion. Il est essentiel de se laver les mains avant de manger. Dans de nombreux villages, on mange encore avec les mains, en utilisant de préférence la main droite (la gauche étant traditionnellement associée à l’hygiène intime). Pour témoigner sa reconnaissance pour l’hospitalité, un remerciement explicite à la fin du repas est très apprécié.

La photo des personnes, des biens, des cérémonies ou des sites sacrés ne se prend jamais sans consentement. Beaucoup de terres, plages, sentiers de randonnée ou lagons appartiennent à des clans ; il faut demander la permission au chef ou à un représentant, parfois verser une petite redevance (“kastom”), ou offrir un présent (nourriture, tabac, un peu d’argent). Des lieux sont “tabu” – par exemple réservés aux hommes ou à certains rituels – il faut s’enquérir de ces interdits avant de s’y aventurer.

Le respect de l’environnement est profondément intégré dans les pratiques traditionnelles : pêche raisonnée, agriculture de subsistance, respect des forêts et des récifs. Les expatriés doivent suivre cet exemple : ne pas toucher les coraux, éviter de sortir des sentiers en forêt, limiter leur impact sur les ressources locales.

Éducation et scolarité pour les enfants d’expatriés

Le système éducatif national souffre de nombreux défis : éducation non obligatoire, taux d’inscription et de complétion faibles, qualité inégale, manque d’enseignants et de moyens. Moins de 60 % des enfants commencent l’école primaire, et seulement environ 72 % achèvent les six années de base. Le secondaire reste l’exception plus que la règle.

Pour les familles expatriées, la solution privilégiée est souvent l’école internationale :

Bon à savoir :

La Woodford International School est l’établissement de référence pour les expatriés. C’est une école indépendante à but non lucratif qui propose les programmes IB (Primary Years) et Cambridge, de la maternelle au secondaire, avec une population mixte d’élèves salomonais et internationaux. En dehors de cela, il existe quelques écoles primaires privées et confessionnelles dans la capitale.

Les frais de scolarité d’une école internationale peuvent atteindre 10 000 à 26 000 SBD par an et par enfant, voire davantage selon le niveau et les services inclus. Certaines estimations internationales évoquent un coût de 3 500+ USD par an dans certains établissements privés. Il faut ajouter les frais de transport, d’activités et parfois d’internat ou de logement de proximité.

Pour les adolescents ou pour un cursus complet de niveau international, beaucoup de familles finissent par opter pour un internat à l’étranger (Australie, Nouvelle‑Zélande, Fidji) ou pour la scolarité en ligne combinée à des périodes à l’étranger.

Conduire, se déplacer et voyager dans l’archipel

La conduite se fait à gauche. Les expatriés peuvent utiliser leur permis national accompagné d’un permis de conduire international jusqu’à quatre mois, après quoi il faut obtenir un permis local auprès de l’Inland Revenue Division (IRD), avec :

formulaire de demande,

deux photos d’identité,

présentation du permis national et du permis international.

Attention :

Le réseau routier est très limité, avec environ 90% des routes concentrées sur Guadalcanal et Malaita. Hors des villes, les routes sont en terre, gravier ou corail, souvent pleines de nids-de-poule, et certains ponts se sont effondrés. La conduite est dangereuse la nuit en raison de l’absence d’éclairage, de la présence fréquente de piétons et d’animaux, et de comportements locaux risqués comme ouvrir une portière en roulant.

Les accidents sont fréquents. En cas de collision, la loi impose de rester sur place jusqu’à l’arrivée de la police, sauf si la situation met en danger, auquel cas il faut se rendre immédiatement au poste le plus proche.

Pour les voyages inter‑îles, les ferries et les bateaux à moteur (pangas, canots) sont incontournables. Le surchargement des ferries est courant, le port du gilet de sauvetage pas systématique. Il est conseillé d’emporter son propre gilet, de vérifier que le bateau n’est pas surchargé et dispose d’équipements de sécurité en état.

Les déplacements vers des îles plus éloignées se font parfois en petits avions ou via des liaisons maritimes longues ; ils sont fréquemment perturbés par la météo.

Banque, argent et gestion financière

L’économie des îles Salomon fonctionne largement en espèces. Les paiements électroniques se développent, mais restent limités.

Banks et ouverture de compte

Plusieurs banques commerciales opèrent dans le pays :

ANZ,

Bank South Pacific (BSP),

Pan Oceanic Bank,

BRED Bank Solomon.

Les agences et distributeurs automatiques sont essentiellement concentrés à Honiara, Gizo, Munda et Auki. En zones rurales, l’accès aux services bancaires est très difficile.

1000

Il est recommandé de retirer environ 1000 dollars salomonais par transaction aux DAB pour limiter les frais et obtenir une somme d’appoint raisonnable.

Ouvrir un compte local est possible pour un étranger muni des bons documents (passeport, justificatif d’adresse, lettre de l’employeur, etc.). Les banques doivent, par la loi, identifier précisément leurs clients (nom, date de naissance, adresse, activité professionnelle, citoyenneté, signature, etc.). Les comptes en devises étrangères sont soumis à l’approbation de la Banque centrale des îles Salomon, qui contrôle aussi strictement les transferts à l’étranger, les réserves obligatoires, ainsi que les taux de change.

Moyens de paiement et circulation de capitaux

Les dépenses du quotidien (loyers, électricité, téléphone) se paient souvent par virement, chèque, ordre permanent ou en liquide. Beaucoup d’employeurs prennent en charge directement certaines factures (logement de fonction, téléphone, etc.). Les cartes de crédit internationales sont généralement acceptées uniquement dans les grands hôtels, restaurants et commerces de Honiara. Ailleurs, l’argent liquide reste la norme.

Bon à savoir :

Les résidents peuvent ouvrir des comptes offshore à l’étranger pour diversifier leurs placements, limiter l’exposition au SBD et potentiellement bénéficier d’avantages fiscaux. Cependant, ces comptes impliquent des frais plus élevés et nécessitent un strict respect des obligations de déclaration et de conformité.

Déménagement, transport de biens et importation de véhicules

S’installer aux îles Salomon implique de réfléchir à ce qu’on souhaite apporter : effets personnels, voiture, matériel professionnel, bateau… De nombreuses sociétés de logistique internationale desservent l’archipel.

Expédier ses effets personnels

Des entreprises spécialisées proposent des solutions porte‑à‑porte, par air ou par mer. Le coût dépend du volume, du poids et des délais souhaités :

– l’aérien (2 à 5 jours) est plus rapide mais onéreux, intéressant pour les petits volumes ou les envois urgents,

– le maritime (2 à 10 semaines) est la norme pour les déménagements volumineux.

Attention :

Les effets personnels utilisés depuis plus de six mois peuvent bénéficier d’exemptions de droits de douane, mais des taxes portuaires et frais de manutention s’appliquent. Les produits dangereux, armes, explosifs, marchandises sensibles ou contrefaites sont strictement interdits à l’importation.

Importer une voiture

Importer un véhicule est autorisé, sans limite stricte d’âge pour les véhicules d’occasion. La plupart des voitures importées viennent d’Australie ou du Japon. Les formalités incluent :

bill of lading,

facture commerciale,

certificat d’exportation du pays d’origine,

justificatifs de propriété et d’assurance,

identification du propriétaire à l’arrivée.

Les droits de douane sur une voiture d’occasion varient entre 10 et 15 %, auxquels s’ajoute une taxe sur les biens de 19 % sur la valeur du véhicule (CIF). Les voitures importées du Japon utilisent en général l’option conteneur (14 à 20 jours de transit depuis l’Asie, escales comprises). Le propriétaire doit être présent ou représenté à l’arrivée pour les formalités de dédouanement.

Pour quel profil les îles Salomon sont‑elles adaptées ?

S’installer aux îles Salomon n’est pas anodin. Le pays s’adresse avant tout à des profils qui :

– acceptent une infrastructure limitée (santé, internet, routes),

– recherchent une expérience immersive dans un environnement mélanésien traditionnel,

– possèdent un emploi ou un revenu solide (contrat d’expatrié, télétravail international, mission financée par une organisation) qui ne dépend pas uniquement des salaires locaux,

– valorisent la nature, la plongée, la vie en petit comité, plutôt qu’une grande offre culturelle ou de loisirs urbains,

– sont prêts à respecter des normes sociales et religieuses conservatrices, notamment en matière de genre et de sexualité.

Bon à savoir :

Les îles Salomon ne sont pas adaptées aux jeunes diplômés sans projet précis, en raison d’un cadre déroutant et de difficultés financières. En revanche, pour les experts recrutés par des ONG, agences de développement, entreprises des ressources naturelles ou écoles internationales, elles offrent une expérience de vie intense et très enrichissante, à condition d’accepter ses contraintes et de s’y préparer rigoureusement.

La clé d’une expatriation réussie aux îles Salomon tient dans trois mots : anticipation, adaptation et respect. Anticipation des démarches administratives, des contraintes financières et sanitaires. Adaptation aux réalités d’un pays insulaire en développement où rien n’est immédiat. Respect de la culture, des coutumes et des personnes qui vous accueilleront sur leur terre insulaire, au cœur du Pacifique Sud.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier de plus d’un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale vers les îles Salomon pour optimiser sa charge imposable, diversifier géographiquement ses investissements et conserver un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, relocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après étude de plusieurs destinations (Grèce, Chypre, Maurice, Asie-Pacifique), la stratégie retenue a été de cibler les îles Salomon pour leur fiscalité attractive sur les revenus de source étrangère, l’absence d’impôt sur la fortune et un coût de vie sensiblement inférieur à celui de la métropole. La mission a compris : audit fiscal pré-expatriation (exit tax, conventions de non-double imposition applicables, report d’imposition), obtention du droit de séjour et achat de résidence principale, transfert de la résidence bancaire et du centre d’intérêts économiques, plan de rupture des liens fiscaux français (séjour >183 jours/an aux îles Salomon), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, comptable anglophone) et restructuration patrimoniale internationale si nécessaire.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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