Posées au cœur du Pacifique, les îles Marshall fascinent autant qu’elles intimident. Atolls coralliens perdus dans l’immensité océanique, climat tropical, société traditionnelle matrilinéaire, lien politique étroit avec les États‑Unis, coût de la vie plus élevé que la moyenne mondiale mais inférieur à celui de nombreuses grandes villes occidentales… S’y installer ne s’improvise pas.
Ce guide couvre tous les aspects essentiels pour préparer votre expatriation : le budget mensuel à prévoir, les démarches pour obtenir un visa, la recherche d’un logement, le système de santé, les opportunités de travail et les procédures pour l’expédition de vos effets personnels. Il s’appuie sur des données chiffrées et des conseils concrets.
Comprendre le pays avant de partir
S’installer aux îles Marshall, c’est choisir un micro‑État insulaire extrêmement dispersé : 29 atolls et 5 îles isolées répartis sur près de 1,9 million de km² d’océan, pour seulement 181 km² de terres émergées. La hauteur moyenne n’est que d’environ 2 mètres au‑dessus du niveau de la mer, ce qui place le pays en première ligne face au changement climatique.
La population totale des Îles Marshall est estimée entre 59 000 et 60 000 habitants.
Le climat est tropical, chaud et humide tout au long de l’année, avec une température moyenne proche de 27 °C, amortie par les alizés. Les cyclones restent rares mais possibles, tandis que les périodes de fortes pluies ou de sécheresse peuvent perturber les infrastructures et l’approvisionnement en eau. Les risques de montée du niveau de la mer et de submersion constituent une réalité quotidienne à prendre en compte dans un projet d’expatriation de long terme.
La société marshallaise est majoritairement micronésienne et repose sur un système matrilinéaire, où la filiation et les droits fonciers se transmettent par la mère. L’organisation sociale est structurée autour de clans (Bwij), dirigés par des chefs traditionnels (Iroij) et des responsables de clan (Alap), assistés par les travailleurs (Rijerbal). La terre constitue le fondement de l’organisation sociale et de la richesse familiale, ce qui explique la complexité de l’accès à la propriété pour un étranger.
Les langues officielles sont le marshallais et l’anglais. Dans la pratique, l’anglais est largement utilisé sur Majuro et dans les milieux administratifs et d’affaires, mais dans les îles extérieures, il est courant de rencontrer des habitants ne parlant que le marshallais.
Coût de la vie : combien prévoir pour vivre aux îles Marshall ?
L’une des premières questions d’un expatrié concerne le budget. Les données disponibles permettent de dresser un portrait relativement précis de la vie courante.
Globalement, le coût de la vie dans le pays est environ 1,31 fois plus élevé que la moyenne mondiale, ce qui place les îles Marshall au 36ᵉ rang sur 197 pays. En revanche, par rapport aux États‑Unis, la vie y serait en moyenne 40 % moins chère pour un niveau de vie comparable.
Pour un aperçu chiffré des dépenses mensuelles moyennes au niveau national :
| Profil | Coût mensuel total (avec loyer) | Dépenses hors logement | Rang mondial (coût de la vie) |
|---|---|---|---|
| Célibataire | 1 497 $ | 542 $ | 36ᵉ / 197 |
| Famille de 4 | 2 911 $ | 1 521 $ | 36ᵉ / 197 |
Attention toutefois : ces montants sont très élevés par rapport au salaire moyen local. Le revenu net moyen après impôt est d’environ 489 $ par mois, soit de quoi couvrir à peine 0,3 mois de dépenses « standard ». Concrètement, les résidents locaux vivent souvent avec des budgets plus serrés et des standards de consommation différents, en recourant à l’entraide familiale et en se passant de nombreux produits importés coûteux.
Le PIB par habitant, modeste, s’élève à 7 467 dollars.
Majuro : le quotidien dans la capitale
Majuro, avec environ 26 000 à 27 000 habitants, est à la fois capitale, principal port d’entrée, centre économique et ville la plus chère du pays. Son indice de coût de la vie est d’environ 105, légèrement supérieur à celui de Prague (100), qui sert de référence internationale.
Les dépenses mensuelles y sont nettement plus élevées que la moyenne nationale :
| Profil | Dépenses mensuelles à Majuro (hors loyer) | Dépenses mensuelles à Majuro (avec loyer) |
|---|---|---|
| Célibataire | 873 $ | 2 096 $ |
| Famille de 3 | 2 268 $ | 4 066 $ |
Cela signifie qu’un expatrié visant un mode de vie confortable à Majuro devra viser un revenu bien supérieur au salaire moyen local, surtout si l’employeur n’inclut pas de logement de fonction ou d’allocations de logement.
Comparaison avec d’autres villes du monde
Pour mieux se situer, des comparaisons avec d’autres villes permettent de cerner le niveau de prix à Majuro :
| Ville comparée | Majuro est… | Différence estimée |
|---|---|---|
| Florianópolis (Brésil) | plus chère | +11 % |
| Johannesburg (Afrique du Sud) | plus chère | +8 % |
| Prague (République tchèque) | légèrement plus chère | +4 % |
| Lyon (France) | similaire | ≈ 0 % |
| Dubaï (Émirats arabes unis) | similaire | ≈ 0 % |
| Seattle (États‑Unis) | moins chère | –4 % |
| Jersey City (États‑Unis) | moins chère | –7 % |
Autrement dit, Majuro n’est pas une ville « bon marché » au sens absolu, mais elle reste souvent plus abordable que de nombreuses grandes métropoles nord‑américaines. En revanche, pour un expatrié venant de pays à revenu intermédiaire, le choc des prix peut être important, notamment sur les produits importés.
Alimentation et produits du quotidien
L’alimentation représente une part significative du budget, principalement parce que de nombreux produits sont importés. Les achats au supermarché se révèlent vite coûteux si l’on privilégie viandes, fromages et fruits importés.
L’article présente plusieurs indicateurs de prix exprimés en dollars américains.
| Produit | Prix approximatif |
|---|---|
| Déjeuner simple en quartier d’affaires | 5,00 $ |
| Menu fast‑food type McDonald’s | 9,50 – 10,50 $ |
| 500 g de blanc de poulet | 4,41 $ |
| 1 L de lait entier | 2,00 – 2,25 $ |
| 12 œufs | 4,02 – 7,00 $ |
| 1 kg de tomates | 1,43 – 7,00 $ |
| 1 kg de pommes | 3,67 – 6,90 $ |
| 1 kg de riz blanc | 1,60 – 1,81 $ |
| Pain pour 2 personnes / jour | ~3,00 $ |
| 0,5 L de bière locale (supermarché) | 1,40 – 2,82 $ |
| Bouteille de vin rouge correct | 10 – 25 $ |
| Bouteille d’eau 1,5 L | 1,52 – 2,00 $ |
| 2 L de soda type Coca‑Cola | 1,62 – 1,63 $ |
Les fruits et légumes locaux (bananes, noix de coco, certains légumes) peuvent être plus abordables, surtout sur les marchés comme le Majuro Market. En revanche, les produits importés (pomme, oranges, fromages, viandes de bœuf, vin) sont nettement surcotés en raison des coûts de transport.
Un budget alimentaire « courses uniquement » pour une personne, en visant 2 200 – 2 400 kcal par jour, se situe généralement entre 7,62 $ et 11,02 $ par jour, selon la qualité et l’origine des produits.
Sorties, loisirs et soins courants
Les loisirs restent modestes mais présents : pubs de quartier, quelques restaurants, un cinéma, gymnases, activités nautiques. Les prix reflètent une destination insulaire où tout ou presque doit être acheminé par bateau ou avion :
| Service / loisir | Prix approximatif |
|---|---|
| Dîner simple pour 2 dans un pub de quartier | 30 $ |
| Cocktail en centre‑ville | 5 $ |
| Bière 0,5 L dans un pub | 4,23 – 4,50 $ |
| Cappuccino en zone fréquentée par les expats | 3,04 – 4,06 $ |
| Place de cinéma (film international) | 5,41 – 9 $ |
| Abonnement mensuel en salle de sport | 26,67 – 33,50 $ |
| Location terrain de tennis (1h, week‑end) | 10 – 20 $ |
| Coupe de cheveux homme (zone expat) | 7,97 – 10 $ |
Les produits d’hygiène personnelle sont d’un niveau de prix proche de certaines grandes villes occidentales : déodorant autour de 5 $, shampoing entre 3 et 3,57 $, quatre rouleaux de papier toilette environ 1,57 $, tube de dentifrice 1,27 – 1,41 $.
Se loger : location, achat et réalités du marché immobilier
Le logement constitue la plus grosse ligne de budget pour un expatrié. Les loyers restent relativement élevés rapportés au niveau de salaire local, et l’offre de qualité est limitée, surtout à Majuro.
Location : fourchettes de prix et charges
Pour se faire une idée, voici différentes situations de location :
| Type de logement | Localisation | Loyer mensuel approximatif |
|---|---|---|
| Appartement 85 m² meublé (quartier cher) | Majuro / zone coûteuse | ~600 $ |
| Appartement 85 m² meublé (quartier « normal ») | Majuro / zone standard | ~409 $ |
| 1 chambre 40–45 m², centre‑ville | Majuro centre | 656 – 1 117 $ |
| 1 chambre 40–45 m², hors centre | Périphérie Majuro | 747 – 850 $ |
| 3 chambres 80–85 m², centre‑ville | Majuro centre | 1 192 – 1 717 $ |
| 3 chambres 80–85 m², hors centre | Périphérie Majuro | 1 010 – 1 483 $ |
En ajoutant les charges (électricité, eau, ordures, climatisation, etc.), le budget grimpe encore :
| Profil | Loyer + charges mensuelles estimés |
|---|---|
| Célibataire | ~955 $ |
| Famille | ~1 390 $ |
Les factures de services de base pour un appartement de 85 m² tournent autour de 133 à 250 $ par mois. Les expatriés doivent aussi tenir compte du système de « Cash Power Cards » pour l’électricité : une carte prépayée à acheter dans les commerces, hôtels ou au bureau de l’opérateur électrique, qu’il faut régulièrement recharger.
Dans les zones résidentielles recommandées, le choix dépend surtout du style de vie :
Pour un séjour temporaire et pratique, privilégiez Delap, idéalement situé à proximité des services, des plages et des hébergements touristiques. Pour un séjour plus long ou si vous recherchez la tranquillité, optez pour Rita, un quartier plus calme apprécié des nomades et des résidents de longue durée.
La location à long terme via des plateformes de type Airbnb ou des agences locales permet parfois de négocier des tarifs mensuels, avec des logements équipés (cuisine, WiFi, climatisation, parking, parfois piscine).
Exemple de biens et options de logement
Sur Majuro et ses environs, les expatriés peuvent trouver :
– De petits appartements d’une chambre avec cuisine, à quelques minutes de l’aéroport et du centre‑ville.
– Des maisons de plage (type « beach house ») sur Majuro ou Arno Atoll, orientées sur la détente, le snorkeling et la pêche.
– Des logements atypiques, comme un container aménagé en maison avec vue sur le lagon.
– Des résidences en centre‑ville (Delap) à proximité immédiate des supermarchés, de l’hôpital et des principaux services.
– Des chambres en colocation type « bunk bed rooms » en centre‑ville, adaptées aux budgets plus serrés ou aux séjours de courte durée.
Pour les fonctionnaires marshallais, un parc de logements gouvernementaux existe, généralement non meublés, avec des loyers de référence d’environ 750 $ par mois. Les expatriés employés par des organismes publics ou internationaux peuvent parfois y accéder, mais doivent souvent financer eux-mêmes l’ameublement et les équipements.
Achat immobilier et crédit
L’achat de biens immobiliers par des étrangers se heurte à la question fondamentale du régime foncier : la terre étant au cœur de la structure sociale, la pleine propriété par des non‑Marshallais est complexe, et les montages juridiques reposent parfois sur des baux de longue durée plutôt que sur un achat classique. Néanmoins, les données de prix au m² donnent une idée du marché résidentiel théorique :
| Type de bien | Localisation | Prix indicatif au m² |
|---|---|---|
| Studio | Centre‑ville | ~1 200 $/m² |
| Studio | Hors centre | ~900 $/m² |
| 1 chambre | Centre‑ville | ~1 500 $/m² |
| 1 chambre | Hors centre | ~1 100 $/m² |
| 2 chambres | Centre‑ville | ~1 300 $/m² |
| 2 chambres | Hors centre | ~1 000 $/m² |
Le coût du crédit est élevé : un prêt hypothécaire sur 20 ans s’accompagne en général d’un taux annuel aux alentours de 10,7 à 10,9 %. Pour un expatrié, il est souvent plus réaliste de louer que d’acheter, à moins de mener un projet entrepreneurial structuré en association avec des partenaires locaux.
Transports : se déplacer dans et entre les îles
Dans un pays dispersé comme les îles Marshall, la mobilité constitue un enjeu majeur. Il n’existe ni réseau ferroviaire, ni transport en commun structuré au sens classique.
Sur Majuro : taxis, marche et voiture
Majuro dispose d’une route principale asphaltée (environ 25 mph de limitation de vitesse, avec de nombreux ralentisseurs) mais l’éclairage public reste limité, et les piétons ainsi que les animaux errants peuvent rendre la conduite de nuit délicate.
Le mode de transport le plus courant est le taxi « collectif » : des véhicules qui circulent continuellement le long de la route principale et prennent plusieurs passagers, s’arrêtant fréquemment pour montée/descente.
Les tarifs typiques sont très accessibles à l’échelle locale :
| Trajet | Tarif usuel |
|---|---|
| Déplacement en centre‑ville | ~2 $ |
| Rita – Rairok | ~3 $ |
| Centre‑ville – aéroport / Ajeltake – Laura | ~5 $ |
Il n’existe pas de services de type Uber ou de location de vélos/scooters, même si la bicyclette reste possible, avec des conditions routières variables. Les autos louées par des compagnies locales, comme celles affiliées à certains hôtels, constituent une option pour les expatriés qui souhaitent plus d’autonomie. Le litre d’essence se valorise autour de 1,46 à 1,80 $.
Se rendre dans les îles extérieures
Les déplacements inter‑îles s’effectuent principalement :
Pour se déplacer entre les îles, les deux options principales sont l’avion via Air Marshall Islands et le bateau via diverses compagnies. Ces moyens de transport sont tous deux caractérisés par une faible régularité : les vols sont irréguliers et soumis aux conditions météorologiques, tandis que les fréquences des bateaux sont peu prévisibles. De plus, les normes de sécurité maritimes ne correspondent pas toujours aux standards occidentaux.
Par exemple, un aller simple en bateau entre Majuro et Arno Atoll peut coûter autour de 300 $, avec parfois un supplément de 10 $ pour un transfert depuis le port vers l’hébergement.
Durant la saison la plus agitée, de décembre à avril, la navigation peut être particulièrement risquée. Des contraintes de sécurité imposent de se renseigner sérieusement avant tout déplacement en mer.
Accès international
L’aéroport Amata Kabua International (MAJ), à Majuro, est la principale porte d’entrée internationale. Les liaisons aériennes internationales sont limitée :
– United Airlines opère notamment depuis Honolulu, avec des vols qui desservent plusieurs îles du Pacifique.
– Nauru Airlines (depuis Brisbane et d’autres points dans le Pacifique) offre certaines connexions.
– D’autres compagnies régionales peuvent, selon les périodes, assurer des liaisons.
Les temps de vol depuis quelques grandes villes illustrent l’isolement du pays : environ 4 h 30 depuis Honolulu, 8 h depuis Guam, 11 h depuis Tokyo, 9 à 10 h depuis Los Angeles (avec escales), et autour de 14 h depuis New York (avec correspondances).
Santé : un système limité et l’importance de l’assurance
Avant toute expatriation aux îles Marshall, il est crucial de bien mesurer les enjeux de santé. Le système sanitaire marshallais combine des structures publiques et quelques services privés, mais les capacités restent limitées.
Infrastructures et qualité des soins
Deux hôpitaux publics principaux assurent les services hospitaliers :
– Leroj Atama Medical Center à Majuro.
– Leroj Kitlang Health Center à Ebeye.
En complément, une cinquantaine de dispensaires (entre 56 et 59 selon les sources) offrent des soins de base sur les atolls et îles extérieures. À Majuro, on compte également une clinique privée, un cabinet dentaire privé et deux opticiens.
La prise en charge est surtout orientée vers : les besoins spécifiques des patients.
– Les soins primaires et secondaires.
– Quelques prestations de niveau tertiaire, mais très limitées.
Dès que la pathologie devient complexe (cancer, chirurgie lourde, problèmes cardiaques sérieux, etc.), les patients doivent être évacués vers des centres hospitaliers à l’étranger (Philippines, Hawaï, Guam, Taïwan, voire Manille). Le pays souffre d’un manque de médecins par habitant, d’un déficit d’équipements modernes et d’une pénurie fréquente de médicaments.
Les maladies non transmissibles (comme le diabète et certains cancers) et les infections (comme la tuberculose) sont des causes majeures de mortalité. Leur prévalence est accentuée par des régimes alimentaires déséquilibrés (riches en produits importés salés, gras et sucrés), le manque d’activité physique et le tabagisme.
Coût et couverture santé
Le système public fonctionne avec une forme d’assurance nationale, avec participation financière modeste des patients. Un exemple de tarif donne une consultation externe facturée environ 5 $ pour les assurés nationaux.
Pour un expatrié, il est vivement recommandé de souscrire une assurance santé internationale incluant :
– Une couverture hospitalisation et soins courants.
– Surtout, la prise en charge de l’évacuation médicale d’urgence, dont le coût dépasse fréquemment 100 000 $.
– Une couverture dans les pays voisins où vous pourriez être évacué (Philippines, Hawaï, etc.).
Des assureurs internationaux comme Cigna Global, AXA, GeoBlue ou April International proposent ce type de produits, avec des plafonds annuels pouvant aller d’1 million de dollars à un montant illimité. Il est conseillé de privilégier la qualité de la couverture plutôt que de se focaliser uniquement sur le prix.
Vaccinations, prévention et risques sanitaires
Les autorités marshallaises exigent pour certaines catégories de voyageurs une preuve de vaccination contre la rougeole (adolescents et adultes jusque vers 62 ans, selon l’année de naissance). Pour obtenir un visa de travail ou de résidence, un certificat médical attestant de l’absence de VIH et de tuberculose est exigé.
De manière générale, il est recommandé de mettre à jour les vaccinations de base pour assurer une protection optimale contre les maladies évitables.
– Diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite.
– Rougeole, oreillons, rubéole.
– Grippe saisonnière.
– Hépatite A et B.
– Éventuellement typhoïde et rage selon le profil de séjour.
Les maladies vectorielles (dengue, chikungunya, Zika) sont présentes. Les mesures anti‑moustiques (répulsifs, vêtements couvrants, moustiquaires) sont donc indispensables. La qualité de l’eau du robinet n’est pas garantie : il est conseillé de boire de l’eau en bouteille. Des prélèvements ont mis en évidence la présence d’E. coli dans le lagon de Majuro, ce qui implique une prudence accrue pour la baignade à proximité de certaines zones d’habitat dense.
Les pharmacies de Majuro (au moins trois) disposent d’un stock fluctuant de médicaments. Il est donc pertinent d’emporter un stock personnel suffisant de traitements réguliers ou spécifiques, avec l’ordonnance correspondante.
Visas, immigration et formalités de séjour
Les démarches d’entrée et de séjour constituent un autre pilier de la préparation. Le régime varie selon la nationalité et l’objet de la venue (tourisme, travail, étude, investissement).
Entrer comme visiteur
En règle générale, tous les visiteurs doivent :
– Disposer d’un passeport valide au moins six mois après la date d’entrée.
– Présenter un billet retour ou de continuation de voyage.
– Prouver des ressources financières suffisantes.
Les régimes particuliers comprennent notamment :
– Les citoyens américains : dispensés de visa pour entrer, en vertu du Compact of Free Association.
– Les ressortissants de Palau, des États fédérés de Micronésie, de Taïwan, de l’Union européenne, du Royaume‑Uni et de plusieurs autres pays du Pacifique et de l’OCDE : entrée sans visa ou visa de tourisme à l’arrivée, souvent pour des séjours de 30 à 90 jours.
– D’autres nationalités doivent demander un visa à l’avance auprès de la Direction de l’immigration à Majuro.
Les frais de visa de visiteur (V-1) s’élèvent à 100 $, un montant non remboursable.
Lors du départ, un droit de sortie de 20 $ est perçu pour les vols internationaux et de 2 $ pour les vols domestiques pour les voyageurs de 13 à 59 ans.
Travailler aux îles Marshall
Pour exercer un emploi, il ne suffit pas d’entrer avec un visa de visiteur. Il faut obtenir :
– Un permis de travail délivré à l’employeur par le ministère chargé de l’immigration, après démonstration qu’aucun ressortissant marshallais qualifié n’est disponible pour le poste.
– Un visa de travail (souvent désigné E‑1), attaché à ce permis.
– Éventuellement un permis de résidence, selon la durée et la nature de l’emploi.
Le processus se déroule généralement ainsi :
Un employeur marshallais doit d’abord faire une offre formelle, puis déposer une demande de permis de travail en fournissant les justificatifs du candidat (diplômes, casier judiciaire, certificat médical). Une fois le permis accordé, le candidat demande le visa de travail, soit via une représentation consulaire, soit par courrier au Directeur de l’immigration (P.O. Box 890, Majuro, MH 96960 ; email : majuro.doi@gmail.com). Les délais sont de 4 à 8 semaines pour le permis, et de 14 à 21 jours pour le visa, selon la complétude du dossier.
Les frais de demande de permis de travail se situent généralement entre 100 et 500 $ ou plus, selon la catégorie et la durée de validité. Le visa de travail peut être accordé pour une durée allant jusqu’à deux ans, renouvelable.
Les conjoints et enfants mineurs peuvent, dans certains cas, obtenir des visas de dépendant, sous réserve de démontrer le lien familial et les moyens financiers suffisants.
Il n’existe pas de chemin automatique vers la résidence permanente ou la citoyenneté simplement en raison de l’emploi ; ces statuts relèvent de procédures distinctes complexes.
Travailler et entreprendre : secteurs porteurs et réalités du marché
Le tissu économique des îles Marshall reste limité, mais certaines opportunités existent pour des profils spécialisés.
Secteurs d’emploi pour expatriés
Les principaux domaines employant des étrangers qualifiés sont :
Maurice offre des opportunités professionnelles dans divers secteurs, notamment pour les expatriés et les spécialistes internationaux.
Opportunités pour juristes, ingénieurs, financiers et consultants au sein des institutions publiques et gouvernementales.
Postes pour enseignants dans les écoles internationales, formateurs et universitaires.
Débouchés pour médecins, infirmiers et divers spécialistes du secteur médical.
Emplois dans les domaines de la santé publique, du développement, de l’adaptation au changement climatique et de la conservation.
Secteur porteur pour les professionnels de l’informatique, des télécommunications et de la cybersécurité.
Opportunités dans les secteurs liés à la pêche et au traitement des produits de la mer.
Débouchés dans une mesure plus restreinte, compte tenu d’un flux de visiteurs encore modeste.
Le pays développe aussi un cadre attractif pour les entreprises offshore, notamment via les International Business Companies (IBC) et les sociétés à responsabilité limitée (LLC). Il existe par ailleurs une législation favorable aux organisations autonomes décentralisées (DAO), ce qui attire certains projets dans le domaine des crypto‑actifs et de la blockchain.
Conditions de travail et rémunérations
La semaine de travail standard est en général de 40 heures, soit cinq journées de 8 heures. Les congés, la couverture santé et les avantages sont négociés au contrat. Les rémunérations restent modestes à l’échelle des pays développés, mais certains postes hautement qualifiés, notamment dans la tech ou la médecine, peuvent atteindre des niveaux annuels de 60 000 à 80 000 $ ou plus.
Salaire annuel moyen en dollars pour un développeur expérimenté, permettant un niveau de vie confortable avec possibilité d’épargne.
Banque, fiscalité et gestion financière
Sur le plan financier, les îles Marshall se distinguent par leur statut de place offshore et par l’usage du dollar américain (USD) comme monnaie officielle. Il n’y a pas de banque centrale.
Système bancaire local
Le secteur bancaire domestique est très restreint : huit institutions financières sont recensées, dont seulement deux véritables banques commerciales accessibles au grand public :
– Bank of Marshall Islands (BOMI) – banque locale, sans assurance des dépôts.
– Bank of Guam – banque américaine, dont les dépôts sont couverts par la FDIC jusqu’à 100 000 $.
Une troisième banque, First Hawaiian Bank (filiale de BNP Paribas), joue un rôle de banque correspondante, essentielle pour les transferts internationaux de BOMI.
L’ouverture d’un compte est accessible aux résidents et aux non-résidents, qu’il s’agisse d’individus ou de sociétés. Les documents requis sont les documents usuels d’identification et de constitution.
– Passeport et justificatif d’adresse.
– Justificatifs de revenus et de provenance des fonds (relevés bancaires, fiches de paie, etc.).
– Pour les sociétés : statuts, certificat d’incorporation, registre des actionnaires, décision d’ouverture de compte, informations sur les bénéficiaires effectifs, parfois un plan d’affaires.
De nombreux expatriés choisissent de conserver un compte bancaire dans leur pays d’origine ou dans une autre juridiction stable, tout en utilisant les banques locales pour les dépenses courantes. Les solutions fintech (Wise, Payoneer, etc.) complètent souvent ce dispositif, notamment pour les transferts internationaux.
Régime fiscal
La fiscalité des sociétés et des particuliers est relativement avantageuse :
Les sociétés offshore (IBC) sont généralement exonérées d’impôts locaux si elles n’opèrent pas dans l’économie domestique. Pour les résidents, l’impôt sur le revenu est territorial, avec un taux marginal pouvant atteindre 34%. L’impôt sur les sociétés est d’environ 30% pour les entités imposables localement. Les revenus des étrangers générés hors des Îles Marshall ne sont pas soumis à l’impôt marshallais. Il n’y a pas de TVA, mais des taxes à l’importation et de vente s’appliquent sur certains biens, notamment les produits importés.
Pour un expatrié salarié, le traitement fiscal dépend du type de contrat, du statut de résidence et des conventions fiscales éventuellement applicables avec son pays d’origine. Un conseil spécialisé est recommandé pour optimiser sa situation.
Enfants et scolarité
Les familles expatriées avec enfants trouvent à Majuro au moins une option d’enseignement international reconnue : Majuro Cooperative International School, souvent appelée « Co‑op ».
Cette école privée laïque :
Présentation des caractéristiques fondamentales de l’établissement scolaire
Accueille les élèves de la maternelle (Pre‑K) à la terminale (Grade 12).
Est pleinement accréditée par la Western Association of Schools and Colleges (WASC).
Met l’accent sur une double ouverture : locale et globale, en visant à former des citoyens capables de devenir des leaders dans le pays et à l’international.
Propose un enseignement principalement en anglais, tout en tenant compte du marshallais comme langue première pour la majorité des élèves.
Les frais de scolarité dans les écoles internationales restent généralement nettement supérieurs à ceux des établissements locaux, mais l’offre de Co‑op est particulièrement prisée, y compris par de nombreux parents marshallais, en raison de sa réputation académique.
Pour les plus jeunes enfants, le coût mensuel d’une école maternelle privée se situe autour de 150 $ par enfant. Le primaire international coûte annuellement entre 2 640 et 4 500 $ par élève, selon le niveau et l’établissement.
Vivre aux îles Marshall ne se résume pas à des considérations administratives ou budgétaires. La réussite de l’expatriation repose largement sur la capacité à comprendre et respecter les normes sociales locales.
Valeurs et usages
Les valeurs fondatrices de la société marshallaise incluent : l’égalité, la solidarité, le respect de l’environnement, et l’innovation.
– Le respect, notamment envers les aînés.
– La courtoisie et la douceur dans la communication.
– La solidarité communautaire et familiale.
– L’hospitalité et la générosité.
Dans la vie quotidienne, quelques attitudes sont particulièrement appréciées :
Pour interagir avec respect aux Îles Marshall, adoptez les usages locaux : saluez par un sourire, une poignée de main légère et un « Iakwe » (salut signifiant aussi « amour »). Retirez vos chaussures avant d’entrer dans une maison. Habillez-vous avec modestie, surtout hors des zones touristiques : chemise à col et pantalon long pour les hommes en contexte formel, robe ou jupe au‑dessus du genou à éviter pour les femmes, et épaules couvertes dans les lieux de culte. Évitez de hausser la voix, perçue comme agressive. Ne touchez jamais la tête d’autrui, surtout celle des enfants, car elle est considérée comme sacrée. Si vous devez passer entre deux personnes qui discutent, penchez-vous ou accroupissez-vous en signe de respect. Enfin, ne refusez jamais brutalement une offre de nourriture ou de boisson ; goûtez-en au moins un peu, car l’hospitalité est centrale pour l’honneur familial.
Les sujets sensibles à éviter en conversation informelle incluent la politique locale, la religion, la violence domestique, les questions intimes ou les détails morbides de maladies et de décès.
La religion, principalement le christianisme protestant, tient une place centrale. La participation aux offices du dimanche est très courante. En tant qu’expatrié, si vous assistez à un service, il est essentiel d’arriver à l’heure, de porter une tenue sobre et de ne pas prendre de photographies sans autorisation préalable.
La vie sociale à Majuro s’organise autour de : l’interaction communautaire, des rassemblements culturels, et des événements traditionnels.
– La famille et des grandes réunions familiales, comme la célébration du kemem (premier anniversaire d’un enfant), événement majeur.
– Les activités communautaires (chants, danses traditionnelles, bwebwenato – récits oraux).
– Les rassemblements religieux.
– Quelques bars et restaurants, notamment le Sunset Bar pour une ambiance locale.
– Les activités nautiques : snorkeling, plongée, pêche, sorties en pirogue traditionnelle (wa).
Les expatriés se retrouvent fréquemment dans des cafés avec WiFi, des groupes Facebook ou lors d’événements ponctuels (rencontres tech, conférences sur le climat, etc.). Il n’existe pas de véritable coworking structuré, mais certains restaurants ou hôtels jouent ce rôle de lieu de travail informel.
Déménagement, importation de biens et logistique
S’installer sur un atoll éloigné implique de planifier soigneusement l’acheminement de ses affaires, qu’il s’agisse de quelques cartons ou d’un véhicule.
Transport de bagages et d’effets personnels
Des entreprises spécialisées proposent des services d’expédition vers Majuro, Ebeye, Rairok et d’autres localités marshallaises. Elles gèrent :
– Les bagages non accompagnés.
– Les cartons d’effets personnels, petits meubles, instruments de musique, matériel sportif, vélos.
– Selon le volume, par avion (rapide mais cher) ou par bateau (plus lent mais plus économique sur de gros volumes).
Les délais varient généralement :
| Mode de transport | Délai indicatif |
|---|---|
| Avion | 2 à 5 jours |
| Transport routier (pré‑acheminement dans le pays d’origine) | 1 à 2 semaines |
| Bateau | 2 à 10 semaines |
Pour les envois standard (colis, palettes, conteneurs), des acteurs collaborant avec DHL, FedEx, UPS, etc., prennent en charge l’enlèvement, le dédouanement et le calcul des droits et taxes, parfois en formule DDP (duty paid), où tous les frais sont acquittés à l’avance.
Formalités douanières
L’importation de biens personnels s’accompagne d’un certain formalisme documentaire :
Pour des effets de ménage (meubles, vêtements, etc.) :
– Copie du passeport.
– Déclaration détaillée du contenu.
– Liste de colisage.
– Inventaire valorisé signé.
– Factures d’achat pour certains biens récents.
– Lettre de l’employeur ou de l’organisation attestant de l’affectation.
– Certificat d’exonération de droits, si applicable.
– Connaissement maritime ou lettre de transport aérien originaux.
Souvent, les effets utilisés depuis plus de six mois peuvent bénéficier d’une exonération partielle ou totale de droits de douane, mais les taxes de port restent dues. La présence du propriétaire sur place au moment du dédouanement est fréquemment exigée.
Pour les véhicules :
– Carte grise / certificat d’immatriculation.
– Certificat de propriété (title).
– Copie du passeport du propriétaire.
– Facture d’achat.
– Attestation de non‑vente (engagement que le véhicule n’est pas destiné à la revente immédiate).
– Police d’assurance valide.
– Connaissement maritime.
Les droits et taxes sont alors calculés sur la valeur CIF (coût + assurance + fret). Les véhicules sont la plupart du temps acheminés par navires rouliers (RoRo) ou en conteneur, avec des coûts d’envoi depuis les États‑Unis de l’ordre de 1 800 à 3 500 $ et des délais de 4 à 7 semaines.
L’importation de certains biens est interdite ou strictement réglementée (armes, stupéfiants, produits chimiques dangereux, contrefaçons, pornographie, produits animaliers protégés). De plus, les quantités de tabac et d’alcool en franchise sont limitées, généralement à 600 cigarettes (ou équivalent) et 2 litres de boissons alcoolisées pour les personnes de plus de 21 ans.
Animaux de compagnie
Importer un chien ou un chat nécessite une préparation méticuleuse, d’autant que les îles Marshall ne disposent pas d’installations de quarantaine sur place. Les règles types comprennent :
– Identification par puce électronique ISO 11784/11785.
– Vaccination antirabique entre un mois et un an avant l’entrée.
– Titrage sérique des anticorps antirabiques.
– Certificat de santé vétérinaire récent (moins de 48 h avant l’arrivée).
– Vaccinations complémentaires pour les chiens (contre la maladie de Carré, l’hépatite, la parvovirose).
– Traitement antiparasitaire interne et externe dans les 3 jours précédant l’arrivée.
Une quarantaine d’au moins 120 jours est imposée, généralement dans des installations à Guam ou à Hawaï. Si l’animal remplit toutes les conditions pour entrer directement dans ces territoires (et y effectuer la quarantaine), il peut ensuite se rendre aux îles Marshall. Cette procédure étant lourde et onéreuse, beaucoup d’expatriés renoncent à faire venir leurs animaux de compagnie.
Sécurité, risques naturels et conseils de prudence
Globalement, les îles Marshall présentent un niveau de criminalité relativement faible, surtout en matière de menaces graves. Les principaux soucis concernent :
– Les petits vols (cambriolages, vols à la tire, vols dans les chambres d’hôtel ou véhicules).
– Les violences liées à l’alcool, notamment dans certains bars et boîtes de nuit.
– La violence domestique et le harcèlement sexuel, largement répandus mais souvent invisibilisés.
Il est donc prudent de :
Pour assurer votre sécurité, il est recommandé de maintenir les portes et fenêtres fermées à clé. Évitez de vous déplacer seul la nuit, une précaution particulièrement importante pour les femmes, et privilégiez l’utilisation de taxis connus et fiables. Redoublez de vigilance lorsque vous vous trouvez dans des quartiers animés la nuit.
La présence de chiens errants peut aussi constituer un risque non négligeable, certains cas d’attaques sévères ayant été recensés. La prudence s’impose lors des promenades, surtout à la tombée de la nuit.
Sur le plan des risques naturels, les îles sont exposées :
La région est exposée aux cyclones et tempêtes tropicales (principalement de novembre à avril), aux inondations et submersions marines lors de fortes marées ou tempêtes, ainsi qu’à des sécheresses prolongées affectant les ressources en eau.
Une préparation minimale comprend : les informations nécessaires, les ressources adaptées, un plan d’action clair, et les compétences spécifiques pour atteindre les objectifs fixés.
– Un plan d’évacuation et de regroupement en cas d’alerte.
– Des réserves d’eau potable et de nourriture non périssable.
– La conservation de copies de documents importants dans des lieux sûrs et sur supports numériques.
Enfin, un danger particulier réside dans les munitions non explosées (UXO) datant de la Seconde Guerre mondiale. Elles subsistent à la fois sur terre et au fond du lagon. Lors de randonnées ou de plongées, il convient de s’en tenir aux zones connues et d’éviter de manipuler tout objet métallique suspect.
Conclusion : pour quel profil l’expatriation aux îles Marshall est‑elle adaptée ?
S’installer aux îles Marshall ne correspond pas à un expatriation « standard » dans une grande métropole. Le pays attire surtout :
– Des professionnels de la santé, de l’éducation, du développement et de l’environnement, envoyés par des organisations publiques ou internationales.
– Des entrepreneurs et investisseurs familiers des juridictions offshore, intéressés par les structures de sociétés et les cadres réglementaires en place.
– Quelques nomades digitaux aguerris, prêts à accepter une connectivité limitée et l’absence de coworking formels, en échange d’un environnement lagonaire spectaculaire.
– Des familles souhaitant vivre une expérience culturelle forte dans un cadre insulaire, souvent pour quelques années.
La clé d’une expatriation réussie repose sur une préparation minutieuse, une ouverture d’esprit face à la nouvelle culture, et la construction d’un réseau de soutien sur place pour faciliter l’adaptation.
– Une préparation très rigoureuse (assurance médicale avec évacuation, budget, visas, déménagement).
– Une réelle motivation à vivre dans un environnement isolé, avec des services de santé et des infrastructures parfois rudimentaires.
– Une grande volonté d’intégration culturelle, en respectant les coutumes, la religion, le rôle des chefferies traditionnelles et la centralité de la famille.
Pour qui accepte ces contraintes et cette distance, la vie aux îles Marshall peut offrir un quotidien singulier : proximité intime avec l’océan, rythme de vie apaisé, relation directe à la nature et immersion dans une société où la solidarité et l’hospitalité demeurent des valeurs cardinales.
Un retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier de plus d’un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale vers les Îles Marshall pour optimiser sa charge imposable, protéger son capital dans une juridiction à fiscalité très favorable et diversifier ses investissements internationaux, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement global (conseil fiscal international, formalités de résidence, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après comparaison de plusieurs destinations (Grèce, Chypre, Maurice, autres juridictions offshore), la stratégie retenue a été de cibler les Îles Marshall, combinant faible pression fiscale sur les revenus étrangers, absence d’impôt sur la fortune et cadre attractif pour les structures internationales (sociétés, holdings). La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, reports d’imposition), obtention d’un titre de séjour adapté, mise en place d’une structuration patrimoniale internationale via les Îles Marshall, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors de France, centre d’intérêts économiques à l’étranger), recours aux conventions fiscales applicables, ainsi que la mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, spécialiste immigration, family office) pour assurer intégration et conformité.
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