S’installer en Tasmanie en tant qu’expatrié : le guide complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Nichée au sud du continent australien, la Tasmanie séduit de plus en plus d’expatriés en quête d’air pur, de nature préservée et de qualité de vie. Mais derrière les photos de montagnes, de plages désertes et de marchés gourmands se cache une réalité plus complexe : climat parfois rude, marché du travail spécifique, règles strictes pour l’immigration, l’immobilier et la santé.

Bon à savoir :

Ce guide fournit un panorama détaillé, concret et chiffré pour préparer un projet d’installation en Tasmanie, que ce soit pour étudier, travailler, investir ou chercher un nouveau départ.

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Comprendre la Tasmanie : cadre de vie, climat et régions

Avant de parler visas ou budget, il faut comprendre ce qui rend la vie en Tasmanie très différente de celle sur le continent australien.

La Tasmanie est un État insulaire de 68 401 km², séparé du continent par le détroit de Bass, avec un peu plus de 520 000 habitants. Hobart concentre environ 220 000 personnes, Launceston est la seconde ville, suivie de centres plus modestes comme Devonport et Burnie. Plus d’un tiers du territoire est protégé en parcs nationaux ou réserves, ce qui explique son image de « sanctuaire naturel ».

Un climat tempéré, mais changeant et contrasté

La Tasmanie possède un climat tempéré océanique, proche de celui du Royaume-Uni, de la Nouvelle-Zélande ou de la côte nord-ouest des États-Unis. Les quatre saisons sont bien marquées, mais sans excès de chaleur ni de froid extrêmes sur les côtes. Les températures moyennes vont d’environ 3 °C en plein hiver à 24 °C en été, avec des pointes possibles au-delà de 30 °C lors de vagues de chaleur.

Astuce :

L’île se trouve sur la trajectoire des « Roaring Forties », des vents d’ouest puissants qui rendent la météo très variable. L’expression « quatre saisons en une journée » est appropriée, car il est fréquent de passer d’un ciel bleu à une averse froide en quelques heures. Il est donc essentiel de superposer ses vêtements et d’avoir toujours un vêtement de pluie à portée de main.

Le relief central (Central Highlands) provoque un effet de « pluie d’ombre » : l’ouest est arrosé et sauvage, l’est plus sec et ensoleillé. Hobart, côté sud-est, est même la deuxième capitale la plus sèche d’Australie avec environ 569 mm de pluie par an, quand certaines zones de l’ouest dépassent 2 400 mm.

Pour se repérer dans les ambiances climatiques :

Région / VilleProfil climatique et particularités clés
HobartClimat océanique doux, peu de pluie, beaucoup de soleil (≈ 2 400 h/an), neige rare en ville
LauncestonClimat tempéré, vallées sujettes aux brouillards d’hiver
Côte ouest (Queenstown, Strahan)Très humide, vents forts, pluies abondantes (Queenstown ≈ 2 408 mm/an, Strahan ≈ 1 560 mm/an)
Côte est (Freycinet, Coles Bay)Plus sèche, ensoleillée, étés agréables (12–24 °C), hivers modérés
Hauts plateaux (Liawenee, Cradle Mountain)Froid, souvent enneigé, climat subpolaire océanique par endroits, -1 à 8 °C l’hiver
King IslandHivers les plus doux de l’État, 10,5 °C en hiver à 17 °C en été, environ 850 mm de pluie/an

Pour ceux qui redoutent la canicule australienne, la Tasmanie est un refuge. En revanche, il faut accepter des hivers longs, humides et parfois venteux, avec des coûts de chauffage plus élevés que sur le continent.

Où vivre en Tasmanie ? Hobart, Launceston ou les régions

Le choix de la ville conditionne fortement le coût de la vie, l’accès à l’emploi et le style de vie.

Attention :

Capitale de la Tasmanie, Hobart concentre l’essentiel de la vie culturelle (MONA, Salamanca, festivals) et économique, offrant une ambiance de ‘grande petite ville’ compacte et sûre. Cependant, son marché locatif est tendu et les loyers y sont plus élevés que dans le reste de l’État.

Launceston, au nord, est une ville moyenne entourée de vignobles (Tamar Valley) et reconnue comme « Ville UNESCO de la gastronomie ». Le coût de la vie y est globalement plus faible qu’à Hobart, les loyers y sont nettement plus abordables, mais l’offre culturelle est moins foisonnante et certains services spécialisés sont centralisés à Hobart.

Les régions nord-ouest (Devonport, Burnie) et ouest sont plus industrielles ou rurales, avec un mode de vie très calme, des loyers bas et des paysages impressionnants. En contrepartie, l’offre de travail est plus limitée et les services (santé spécialisée, éducation supérieure) peuvent nécessiter des déplacements.

Un ordre de grandeur des différences de coût entre Hobart et Launceston ressort clairement des données comparatives de budget :

Poste de dépenseHobart (indice de coût)Launceston (indice de coût)Écart estimé
Coût global de la vie100≈ 79,6Launceston ≈ 20,4 % moins chère
Loyers100≈ 63Hobart ≈ 58,7 % plus chère
Restaurants100≈ 86Hobart ≈ 16 % plus chère
Épicerie100≈ 95,5Hobart ≈ 4,5 % plus chère

Pour un expatrié, Hobart convient si l’on vise un emploi qualifié, une vie culturelle riche et un bon accès aux services. Launceston ou les petites villes conviennent davantage à ceux qui recherchent l’espace, des loyers plus doux et un rythme encore plus tranquille.

Venir vivre en Tasmanie : visas et voies d’immigration

S’installer en Tasmanie ne se résume pas à acheter un billet d’avion et à débarquer avec ses valises. L’élément central est le visa, délivré par le gouvernement fédéral australien (Department of Home Affairs), souvent avec un rôle clé de la Tasmanie à travers Migration Tasmania pour la nomination des candidats qualifiés.

Les visas de travail qualifié les plus utilisés

Pour un projet d’installation durable, deux visas dominent :

– le visa « Skilled Nominated » (Subclass 190), permanent ;

– le visa « Skilled Work Regional (Provisional) » (Subclass 491), provisoire mais ouvrant un chemin vers la résidence permanente.

Ces deux visas sont des visas à points. Le seuil minimal fédéral est de 65 points, mais la nomination par la Tasmanie ajoute un bonus : +5 points pour le 190, +15 pour le 491. L’obtention du parrainage de l’État est donc un levier stratégique pour passer la barre.

Les exigences fédérales de base sont similaires pour les deux :

65

Score minimum requis pour être éligible à la procédure de visa australien, après cumul des critères d’âge, de profession, de compétences et de niveau d’anglais.

La nomination par la Tasmanie implique aussi un engagement formel : vivre et travailler dans l’État pendant au moins deux ans après l’obtention de la nomination.

Pour les titulaires d’un 491, il est ensuite possible d’accéder à la résidence permanente via le visa Subclass 191 après trois ans, sous réserve de remplir les critères de revenus et de résidence.

Comment la Tasmanie sélectionne ses candidats : le système des « passes »

Migration Tasmania ne nomme pas tous les candidats qui remplissent les minimums. L’État dispose de quotas annuels (par exemple, 2 100 places pour le 190 et 760 pour le 491 sur une année de programme récente) et doit arbitrer.

Le processus se fait en deux temps :

1. Dépôt d’une Expression of Interest (EOI) dans SkillSelect (plateforme fédérale). 2. Enregistrement d’un « Registration of Interest » (ROI) auprès de Migration Tasmania via la « Application Gateway ».

La Tasmanie classe ensuite les candidats en fonction de « priorités » et attribue des statuts colorés :

Catégories de priorité pour la nomination en Tasmanie

Le système de passeports (Pass) classe les candidats selon leur profil et leur adéquation avec les besoins critiques de l’État. Cette classification détermine la priorité et le délai probable d’invitation à déposer une demande de nomination.

Gold Pass

Profils très recherchés (santé, ‘allied health’, éducation) avec expérience locale et salaire seuil atteint. Bénéficie d’un accès direct à la demande de nomination.

Green Pass

Profils forts, généralement avec plusieurs années d’expérience en Tasmanie et un niveau de salaire élevé. Probabilité élevée d’invitation en quelques semaines.

Orange-Plus / Orange

Profils corrects, mais moins prioritaires. L’invitation peut prendre plusieurs mois ou n’intervenir que si le quota le permet.

Red Pass

Critères minimaux non atteints, retour sur investissement (ROI) non retenu. L’invitation n’est pas envisagée dans les conditions actuelles.

Le critère central de hiérarchisation est le revenu : un salaire d’au moins 57 000 AUD par an (environ 28,85 AUD/h pour 20 h/semaine) est nécessaire pour accéder aux meilleurs attributs de priorité. Un salaire de 102 956 AUD/an ou plus place le candidat tout en haut des Orange-Plus. En dessous du salaire minimum national, l’emploi n’est tout simplement pas pris en compte.

Exemple :

La Tasmanie privilégie clairement l’immigration de travailleurs déjà qualifiés, stables et intégrés sur son marché local, car ils contribuent de manière significative et immédiate à son économie.

Les grandes familles de parcours de nomination

Pour simplifier, la Tasmanie a structuré ses critères autour de quatre profils principaux :

Travailleurs qualifiés déjà en poste en Tasmanie (Tasmanian Skilled Employment – TSE) ;

Diplômés ayant étudié sur place (Tasmanian Skilled Graduate – TSG) ;

Résidents de longue durée (Tasmanian Established Resident – TER) ;

Candidats à l’étranger avec offre d’emploi ou profil ciblé (surtout dans la santé et l’éducation).

Pour un expatrié qui envisage la Tasmanie comme porte d’entrée vers la résidence permanente, une stratégie fréquente consiste à :

1. Venir d’abord avec un visa étudiant ou un visa de travail temporaire. 2. Étudier ou travailler en Tasmanie, accumuler de l’expérience, atteindre le niveau de salaire requis. 3. Utiliser ensuite les voies TSG, TSE ou TER pour obtenir la nomination 190 ou 491.

Cette approche est d’autant plus intéressante que la Tasmanie est classée zone régionale aux yeux du gouvernement fédéral, ce qui offre souvent des conditions plus souples que celles de grandes métropoles comme Sydney ou Melbourne.

Marché du travail : opportunités réelles et secteurs porteurs

Derrière les discours officiels, comment se porte le marché de l’emploi en Tasmanie, et quelles sont les chances concrètes pour un expatrié qualifié d’y trouver sa place ?

Chiffres clés du marché du travail

Les dernières données montrent une situation plutôt favorable en termes de chômage global, mais contrastée selon les régions et les profils :

taux de chômage autour de 3,8–3,9 % à l’échelle de l’État sur certaines périodes récentes, parmi les plus bas d’Australie ;

– taux de chômage des jeunes beaucoup plus élevé (≈ 9,5 %) ;

– taux de participation historiquement faible par rapport à la moyenne nationale, ce qui traduit une part importante de personnes hors marché du travail (retraite, inactivité, temps partiel choisi ou subi) ;

– plus de 48 000 emplois dans la santé et l’action sociale (près de 17 % de la main-d’œuvre), ce qui en fait de loin le premier secteur employeur ;

– le tourisme (hébergement, restauration, loisirs) représente près de 11 % des emplois, dopé par la réputation de la Tasmanie comme destination « nature et gastronomie ».

L’économie repose largement sur trois piliers :

Répartition Économique et Emploi

Analyse des principaux secteurs d’activité en termes de valeur créée et de part dans l’emploi.

Services aux Ménages

Santé, éducation et services essentiels représentent environ 22 % de la valeur économique et 28 % des emplois.

Services aux Entreprises

Conseil, professions libérales et technologies contribuent à près de 35 % de la valeur créée et 38 % des emplois.

Production Primaire & Agroalimentaire

Agriculture, pêche, élevage et transformation génèrent 18 % de la valeur ajoutée avec seulement 8 % des emplois, indiquant une forte productivité.

Professions les plus recherchées

Les données d’offres d’emploi en ligne montrent une demande soutenue pour plusieurs familles de métiers, avec une prédominance de postes très qualifiés (niveau licence ou plus). Parmi les plus annoncés figurent :

infirmiers et infirmières diplômés (Registered Nurses) ;

médecins généralistes et médecins en résidence ;

– aides-soignants, carers en gériatrie et handicap ;

– vendeurs, managers de vente, employés administratifs ;

– ingénieurs (civil, mécanique, électricité, réseaux), techniciens en maintenance, spécialistes qualité dans l’agroalimentaire ;

– chefs, cuisiniers, personnels de salle, baristas, barmans ;

– chauffeurs poids lourds, ouvriers de chantier, artisans et métiers du bâtiment.

On observe aussi une montée en puissance des métiers liés aux grands projets d’infrastructures (énergie renouvelable, transport, ports, logement) : chefs de projet, ingénieurs de réseau, spécialistes HSE, experts en environnement, coordinateurs logistiques, etc.

Bon à savoir :

Le secteur technologique (logiciels, SaaS, télécommunications) est en forte croissance, créant une demande accrue pour des développeurs, ingénieurs réseau et profils IT. Des entreprises mêlant énergie et tech comme Hydro Tasmania ou TasmaNet recrutent activement. La présence d’acteurs majeurs de l’innovation comme Procreate (dessin numérique) et Canva renforce et dynamise cet écosystème numérique.

Différences régionales dans l’emploi

Les statistiques soulignent un écart notable entre le sud (Hobart) et le nord/nord-ouest :

RégionTaux de chômage récentObservations clé sur l’emploi
Hobart & Sud≈ 6,8 % dans une période de référenceForte présence des administrations, services publics, éducation, santé, services professionnels
Nord & Nord-Ouest≈ 8,5 %Emploi plus concentré dans la santé, la construction, la fabrication, le commerce de détail
Zones rurales et ouestPlus élevéMoins de diversité économique, dépendance à quelques gros employeurs (mines, forêts, tourisme)

Pour un expatrié, cela signifie que : le changement de pays peut engendrer des défis culturels, linguistiques et administratifs.

Hobart offre davantage de postes qualifiés dans les services (santé, administration, éducation, IT, finance, conseil).

– Le nord et le nord-ouest peuvent être intéressants pour les métiers industriels, du bâtiment, de la logistique, et certains services de santé.

– Les zones très rurales ou minières offrent peu de postes, mais parfois des salaires attractifs dans des niches (mines, énergie, gros chantiers).

Condition d’emploi et salaires : points à surveiller

Migration Tasmania s’appuie sur le niveau de salaire pour évaluer la valeur économique d’un candidat. Dans la pratique, beaucoup de professions qualifiées en Tasmanie affichent des salaires comparables, voire légèrement supérieurs à ceux de certains États du continent pour des métiers techniques ou d’ingénierie. Des exceptions existent, comme les enseignants (écoles primaires et secondaires), qui seraient rémunérés en moyenne environ 5 000 AUD/an de moins que dans certains États de la côte est.

Pour convaincre un employeur de recruter un expatrié, il faut souvent : mettant en avant les compétences spécifiques que l’expatrié peut apporter à l’entreprise, son expérience internationale et sa capacité à s’adapter à de nouvelles cultures.

accepter initialement un salaire proche des fourchettes locales mais conforme au « market salary rate » ;

démontrer une forte adaptabilité et une volonté de s’installer durablement dans l’État (ce que les employeurs valorisent fortement).

Coût de la vie : budget réel pour vivre en Tasmanie

La Tasmanie est souvent présentée comme plus « abordable » que les grandes métropoles australiennes. C’est vrai sur plusieurs points, mais pas sur tous. Les loyers à Hobart ont fortement augmenté ces dernières années, tandis que le coût de certains produits (alimentaire, carburant) est alourdi par l’insularité.

Logement : loyer ou achat ?

Pour un expatrié, la première ligne de budget est le logement. Plusieurs sources indiquent des niveaux moyens de loyers hebdomadaires (bail à la semaine, pratique courante en Australie).

Pour Hobart :

studio/1 chambre en centre-ville : 420–500 AUD/semaine ;

1 chambre en banlieue : 350–450 AUD/semaine ;

2 chambres : autour de 495 AUD/semaine ;

maison 3 chambres : 550–640 AUD/semaine.

À Launceston :

– 1 chambre : 300–400 AUD/semaine ;

– 2 chambres : environ 350 AUD/semaine ;

– maison 3 chambres : dans les 480 AUD/semaine.

Dans les villes régionales comme Devonport ou Burnie, les loyers tournent davantage autour de 250–350 AUD/semaine, avec des maisons 3 chambres vers 415 AUD.

Le coliving est très répandu : partager une maison permet de ramener son loyer à 150–250 AUD/semaine, une option majeure pour étudiants, jeunes actifs ou nouveaux arrivants.

Les données mensuelles issues de comparateurs internationaux confirment le differentiel Hobart/Launceston :

Type de logementHobart (centre)Hobart (périphérie)Launceston (centre)Launceston (périphérie)
1 chambre (appartement)≈ 2 466 AUD/mois≈ 1 766 AUD/mois≈ 1 634 AUD/mois≈ 1 169 AUD/mois
3 chambres (appartement/maison)≈ 3 364 AUD/mois≈ 2 460 AUD/mois≈ 1 924 AUD/mois≈ 1 609 AUD/mois

Pour l’achat, la Tasmanie reste nettement en dessous des métropoles comme Sydney ou Melbourne :

maison médiane à Hobart : autour de 696 000–713 000 AUD selon les périodes ;

– maisons en régions souvent autour de 500 000 AUD.

8000

Le prix moyen au mètre carré pour un appartement dans le centre de Hobart est d’environ 8 000 AUD.

Charges, énergie et internet

Le climat frais implique des coûts de chauffage non négligeables. Pour un logement de taille moyenne, on observe :

150–250 AUD/mois de charges (électricité, eau, gaz), avec parfois des factures d’hiver plus lourdes ;

– certaines estimations montent jusqu’à 400 AUD/mois pour un grand appartement chauffé intensément en hiver ;

– des expatriés mentionnent un surcoût en chauffage d’environ 300 AUD sur une facture trimestrielle en plein hiver.

L’internet haut débit (NBN illimité) revient généralement à 65–85 AUD/mois, avec des offres autour de 70–80 AUD pour un débit de 60 Mbps ou plus.

Alimentation et courses

L’alimentation est moins chère qu’en Europe de l’Ouest sur certains produits, mais plus chère que sur le continent australien selon plusieurs témoignages, à cause d’une concurrence limitée entre grandes surfaces et des coûts de transport. Certains estiment que les Tasmaniens paient en moyenne 25 % de plus pour leurs courses que les habitants du continent.

Un budget réaliste :

une personne seule : 80–120 AUD/semaine pour des courses de base ;

une famille de quatre : environ 227 AUD/semaine.

Les marchés et ventes directes (Salamanca Market à Hobart, stands en bord de route) permettent souvent de réduire la facture sur les fruits, légumes et produits locaux (poisson, viande, miel, vins).

Les repas à l’extérieur restent raisonnables dans un contexte australien :

café + snack : 18–25 AUD ;

restauration rapide (fish & chips, kebab) : 12–15 AUD ;

restaurant simple : 18–20 AUD par personne ;

dîner à trois services pour deux personnes dans un restaurant de milieu de gamme : autour de 90 AUD.

Transport : voiture presque indispensable

La Tasmanie ne possède ni métro ni réseau de trains urbains. Le transport public repose essentiellement sur les bus :

Metro Tasmania dessert Hobart, Launceston et Burnie ;

Merseylink opère à Devonport ;

– à Hobart, une liaison par ferry aux heures de pointe traverse la Derwent pour relier certaines banlieues.

Bon à savoir :

Un trajet simple en bus avec une carte de réduction (GreenCard) coûte environ 3 AUD. Un abonnement mensuel est d’environ 100–105 AUD à Hobart, et un peu moins à Launceston. Pour la plupart des expatriés ayant des horaires de bureau ou vivant en périphérie, posséder une voiture reste très utile, voire indispensable.

Les coûts automobiles incluent :

carburant : souvent entre 1,80 et 2,10 AUD/litre, légèrement plus cher que sur le continent ;

– immatriculation, assurance et entretien : 1 000–1 500 AUD/an en moyenne ;

– achat d’un véhicule neuf de milieu de gamme (ex. VW Golf) autour de 44 000 AUD.

La marche et le vélo sont pratiques dans les centres-villes compacts, mais il faut garder en tête le relief parfois marqué et un climat venté. Le port du casque est obligatoire pour le vélo en Australie.

Budget type hebdomadaire pour un expatrié seul

En combinant différentes sources, on peut dessiner un budget réaliste pour une personne seule en colocation à Hobart ou Launceston :

Poste de dépense (par semaine)Fourchette typique (AUD)
Loyer (chambre en colocation)150 – 250
Charges (électricité, eau, gaz, chauffage)30 – 50
Internet15 – 25
Téléphone mobile25 – 35
Transport public20 – 45
Courses alimentaires70 – 150
Sorties / loisirs (cinéma, cafés, restaurants)50 – 150

Pour un nouvel arrivant, prévoir un coussin financier couvrant au minimum trois à six mois de dépenses est prudent, en particulier si l’emploi n’est pas encore sécurisé.

Se loger durablement : location, achat et contraintes pour les étrangers

S’installer en Tasmanie peut impliquer à terme un achat immobilier. Mais pour les personnes non résidentes, les règles australiennes sont strictes, et la simple notion de « personne étrangère » est plus complexe qu’il n’y paraît.

Qui est considéré comme « personne étrangère » ?

En droit australien, le terme de « foreign person » est défini dans le Foreign Acquisitions and Takeovers Act 1975. En résumé, est considérée comme étrangère :

toute personne qui n’est ni citoyen australien, ni résident permanent, ni citoyen néo-zélandais avec visa spécial ;

certains résidents permanents qui ne sont pas « ordinairement résidents » (cas particulier) ;

– toute société ou trust contrôlé de façon substantielle par des personnes étrangères.

Les titulaires de visas temporaires (étudiants, travailleurs temporaires, etc.) sont considérés comme étrangers, même s’ils vivent en Australie depuis un certain temps. La situation peut vite devenir technique, d’où l’intérêt de consulter un juriste spécialisé en cas de doute.

Ce que les étrangers peuvent (ou non) acheter

Les règles ont été durcies sous la pression de la crise du logement. Un point crucial : une interdiction générale d’achat de logements existants par les étrangers est prévue pour entrer en vigueur en 2025 pour une période de deux ans, avec des exceptions limitées.

En règle générale, les étrangers peuvent :

Bon à savoir :

Les non-résidents peuvent acheter un bien immobilier au Québec sous certaines conditions : l’achat de logements neufs ou quasi neufs (jamais occupés plus de 12 mois), l’achat sur plan dans un ensemble résidentiel, l’achat d’un terrain nu à condition d’y construire un logement dans un délai imparti, ou l’achat d’un logement existant uniquement pour le démolir et reconstruire en augmentant le nombre total de logements.

Certains régimes particuliers existent, par exemple pour des entreprises étrangères logeant des travailleurs d’îles du Pacifique dans le cadre de programmes spécifiques. Les résidents temporaires pouvaient jusqu’ici acheter une résidence principale existante sous conditions, mais cette possibilité doit disparaître avec les nouvelles règles.

Les achats de locaux commerciaux obéissent en général à des règles plus souples et des seuils de contrôle différents.

L’autorisation préalable : le rôle de la FIRB

Toute personne étrangère doit, sauf exception, obtenir l’aval du Foreign Investment Review Board (FIRB) avant d’acheter un bien résidentiel. La procédure se fait en ligne, via le site de l’administration fiscale (ATO) :

une demande par bien, avec redevance à payer ;

un délai de traitement standard de 30 jours, pouvant aller jusqu’à 90 jours ;

une autorisation qui peut expirer si l’achat n’est pas finalisé à temps.

Attention :

En l’absence d’autorisation, un investissement étranger en Australie expose à des amendes substantielles, des poursuites pénales (jusqu’à 3 ans de prison) et une obligation de revente. De plus, le Trésorier australien dispose d’un pouvoir de « rappel » sur 10 ans pour réévaluer tout investissement s’il estime qu’il pose un problème de sécurité nationale.

Des exemptions existent pour :

les citoyens australiens, même résidant à l’étranger ;

les citoyens néo-zélandais ;

les résidents permanents ;

les achats réalisés en indivision avec un conjoint citoyen australien, résident permanent ou citoyen néo-zélandais.

Important : acheter un bien immobilier ne donne aucun droit automatique à un visa, à la résidence permanente ou à la citoyenneté.

Coût des autorisations et fiscalité spécifique

Les frais de dossier FIRB sont proportionnels au prix du bien. À titre d’exemples récents :

Valeur du bien (résidentiel)Frais FIRB approximatifs (AUD)
< 75 000 AUD4 200
≤ 1 million AUD14 100
≤ 2 millions AUD28 200
≤ 3 millions AUD56 400
≤ 4 millions AUD84 600
≤ 5 millions AUD112 800
≈ 40 millions AUDJusqu’à 503 000

S’ajoutent ensuite des surcharges de droits de mutation (stamp duty) pour les étrangers, variables selon l’État. La Tasmanie n’a pas été citée avec un pourcentage spécifique dans les données, mais à titre indicatif :

– Nouvelle-Galles du Sud : 8 % de surcharge ;

– Victoria : 8 % ;

– Queensland : 7 %.

Les étrangers sont également soumis à des taxes sur les logements laissés vides (vacancy fee) si le bien n’est ni occupé ni réellement proposé à la location au moins 183 jours par an. Cette taxe est souvent calquée sur le montant de la redevance FIRB.

Enfin, pour tout bien vendu au-delà de 750 000 AUD, l’acheteur doit retenir 12,5 % du prix et le reverser à l’ATO, sauf si le vendeur présente un certificat de non-résidence fiscale.

Financement : prêts immobiliers plus difficiles pour les non-résidents

Obtenir un crédit immobilier en Australie en tant qu’étranger est possible, mais les exigences sont plus strictes :

60–70

Le ratio prêt/valeur pour un non-résident est souvent limité à 60–70 % de la valeur du bien immobilier.

Les grandes banques australiennes (CBA, Westpac, ANZ) et certaines banques internationales (HSBC, Citibank) ont des offres pour non-résidents, mais l’intervention d’un courtier spécialisé est vivement recommandée pour naviguer entre conditions, documents à fournir (contrats traduits, déclarations d’impôts, justificatifs de fonds), et contraintes réglementaires.

Enfin, il ne faut pas perdre de vue la fiscalité :

impôt sur les plus-values (Capital Gains Tax) sur 100 % du gain à la revente pour les non-résidents, sans exonération au titre de la résidence principale ;

– imposition des revenus fonciers en Australie, avec nécessité de déposer une déclaration annuelle à l’ATO et éventuellement d’obtenir un Tax File Number ;

surcharges potentielles de taxes foncières pour propriétaires étrangers dans certains États.

Pour un expatrié qui souhaite s’installer d’abord, puis réfléchir à l’achat, il est souvent plus pragmatique de louer pendant quelques années, de stabiliser sa situation de visa et de revenus, puis de se lancer dans un projet d’acquisition dans un cadre juridique plus favorable (après obtention d’un statut de résident permanent, par exemple).

Santé, éducation et services : qualité élevée, mais pas sans restrictions

La Tasmanie offre des services de santé et d’éducation de très bon niveau, comparables au reste de l’Australie. Mais l’accès et le coût dépendent fortement du statut de résidence.

Santé : un système mixte public/privé, Medicare et assurances

L’Australie dispose d’un système de santé mixte :

Medicare, système public financé par l’impôt et une contribution spécifique (Medicare Levy) d’environ 2 % des revenus pour les résidents ;

assurances privées, qui couvrent les frais hospitaliers privés, le dentaire, l’optique, certaines thérapies et les ambulances.

En Tasmanie, le Département de la Santé gère les hôpitaux publics, les services d’urgence et de santé communautaire. Quatre grands hôpitaux publics desservent l’État, complétés par des hôpitaux de district. Il existe aussi des services spécialisés (pédiatrie, alcool et drogues, cancérologie, chirurgie, soins à domicile) et, pour les zones très rurales, une combinaison d’hélicoptères de secours et du Royal Flying Doctor Service.

L’accès à Medicare est cependant réservé :

Exemple :

Le système de santé australien, Medicare, est accessible principalement aux citoyens australiens et aux résidents permanents. Il s’étend également, sous conditions, à certains ressortissants étrangers couverts par des accords de réciprocité, comme ceux du Royaume-Uni, de l’Irlande, de la Nouvelle-Zélande et de plusieurs pays européens (par exemple la Belgique, l’Italie et la Suède). Pour ces derniers, la couverture est généralement limitée aux soins médicaux essentiels et uniquement pendant la durée d’un séjour temporaire en Australie.

La majorité des expatriés en visa temporaire n’ont pas droit à Medicare. Ils doivent prouver, pour leur visa, qu’ils disposent d’une assurance santé adéquate (condition 8501) :

Overseas Student Health Cover (OSHC) pour les étudiants ;

Overseas Visitor Health Cover (OVHC) pour les autres visas temporaires ;

– ou couverture internationale privée avec garanties élevées (plafond annuel conseillé d’au moins 1 million AUD par personne, prise en charge des séjours hospitaliers, prothèses, médicaments subventionnés, transports en ambulance, etc.).

Les coûts sans Medicare peuvent être élevés :

généraliste : autour de 105 AUD la consultation standard, avec un montant remboursable par Medicare (si éligible) d’environ 42,10 AUD ; les non-élus paient l’intégralité ;

– spécialiste : souvent entre 90 et 120 euros la première fois, 60 pour un suivi (équivalent en AUD) ;

– urgences hospitalières : plus de 650 AUD la visite pour un non couvert par Medicare, davantage en cas d’hospitalisation.

Les soins dentaires, l’optique, la physiothérapie et beaucoup de médicaments ne sont pas couverts par Medicare et doivent être financés par l’assurance privée ou directement par le patient.

Astuce :

En Tasmanie, certaines régions, particulièrement le nord-ouest, connaissent une pénurie de médecins généralistes, rendant l’accès aux soins difficile. Il est fortement conseillé de trouver et de s’inscrire dans un cabinet médical dès votre arrivée, même si vous n’avez pas de problème de santé immédiat. Renseignez-vous également sur la pratique du « bulk billing », où le médecin facture directement Medicare sans frais supplémentaires pour le patient. Notez que cette option est rarement proposée pour les consultations d’adultes.

Éducation : un système complet, des options publiques et privées

La Tasmanie propose un éventail complet de scolarisation :

écoles publiques administrées par le Department for Education, Children and Young People ;

– écoles indépendantes (privées), souvent confessionnelles ou sélectives ;

formation professionnelle (VET) avec TasTAFE comme principal organisme public ;

University of Tasmania (UTAS), quatrième plus ancienne université d’Australie, avec plus de 35 000 étudiants.

Pour les familles expatriées, l’école publique est en principe gratuite pour les enfants de résidents ou de certains titulaires de visas, à l’exception des fournitures et activités extrascolaires. Les enfants d’étudiants internationaux ou de détenteurs de certains visas temporaires peuvent devoir payer des frais de scolarité.

Les coûts peuvent devenir significatifs pour le privé :

école maternelle privée : environ 2 600 AUD/mois à Hobart ou Launceston ;

école primaire internationale : près de 43 000 AUD/an dans certains établissements.

Bon à savoir :

Pour les étudiants internationaux, les frais de scolarité dépendent du niveau d’études (certificat, diplôme, licence, master) et de l’établissement choisi. De plus, opter pour une résidence universitaire plutôt qu’une colocation privée entraîne généralement un surcoût.

La Tasmanie est active pour attirer des étudiants étrangers via des programmes dédiés (Tasmanian Government Schools International Student Program, UTAS, TasTAFE), avec une offre de soutien linguistique, de logements en famille d’accueil (homestay), et de services d’orientation.

Services d’accueil et de soutien aux nouveaux arrivants

L’un des points forts de la Tasmanie est la présence d’un réseau de structures d’accueil pour les migrants et étudiants internationaux :

Migrant Resource Centre Tasmania (sud, nord, nord-ouest) : cours d’anglais, accompagnement logement-emploi, événements communautaires, soutien aux personnes âgées ou en situation de handicap ;

Multicultural Council of Tasmania (MCOT) : représentation politique et organisation d’événements interculturels ;

Tasmanian Council for International Students (TCIS) : défense et soutien des étudiants internationaux ;

– services spécifiques pour la santé mentale transculturelle, le soutien aux réfugiés, les personnes LGBTI+, les jeunes, les seniors, etc.

La stratégie officielle de l’État, à travers le plan « Embracing Diversity, Fostering Belonging » 2025–2029, vise à transformer la perception de la diversité : passer d’une simple « convivialité » à une véritable « hospitalité », en combattant le racisme, en finançant des festivals communautaires (subventions dédiées), et en encourageant l’inclusion dans l’éducation, l’économie et la vie civique.

Vivre au quotidien : culture, intégration et réalités moins visibles

La Tasmanie est souvent décrite comme « friendly but not always welcoming » : les gens sont globalement aimables, mais l’intégration réelle demande du temps et une vraie démarche volontaire.

Une qualité de vie remarquable… pour ceux qui apprécient le calme

Les témoignages d’expatriés insistent sur plusieurs points positifs :

un sentiment de sécurité très élevé ; Hobart figure régulièrement parmi les capitales les plus sûres d’Australie ;

un accès immédiat à la nature : en moins d’une heure, on passe du bureau à un sentier de randonnée, une plage quasi déserte ou une montagne enneigée ;

– des services de santé et d’éducation de qualité ;

– une vie culturelle vivante, à échelle humaine : festivals (Mona Foma, Dark Mofo, Festivale, Targa Tasmania, Festival of Voices), scènes musicales locales, marchés, petites galeries d’art ;

– une gastronomie de haut niveau : vins de climat frais, fruits de mer, viande de pâturage, produits artisanaux, avec Launceston comme ville UNESCO de la gastronomie.

Bon à savoir :

Les petites communes offrent un environnement sain, sécurisé et proche de la nature, ce qui les rend particulièrement attractives pour les familles et les télétravailleurs.

Les défis : climat, isolement, diversité culturelle limitée

La médaille a cependant un revers souvent découvert après quelques mois :

Bon à savoir :

Le climat est caractérisé par des hivers longs, humides et venteux (2–5 °C), entraînant des coûts de chauffage significatifs. L’île est isolée géographiquement (240 km du continent), rendant les déplacements coûteux et peu pratiques pour un week-end. La diversité culturelle est moindre que dans les grandes métropoles australiennes, avec une offre limitée pour certaines communautés en termes de commerces et de lieux de rencontre. Enfin, le marché de l’emploi est plus étroit, avec moins de postes intermédiaires, où le réseau local et l’expérience sur place sont souvent déterminants.

Des expatriés relatent ainsi un sentiment paradoxal : reconnaissance de la qualité de vie et de la sécurité, mais impression de manquer de diversité culturelle, d’animations urbaines ou de perspectives professionnelles dans leur domaine. Pour certains, la Tasmanie reste une étape stratégique (par exemple pour accéder plus aisément à un visa de résident permanent grâce au statut régional), avant de rejoindre plus tard une grande ville du continent.

Réussir son intégration : quelques leviers concrets

Les recherches sur l’intégration des expatriés convergent sur plusieurs bonnes pratiques, particulièrement valables en Tasmanie :

Astuce :

Pour faciliter votre installation en Australie, plusieurs actions sont recommandées : améliorer votre anglais via des cours formels (comme le programme AMEP), des applications ou des groupes de conversation ; diversifier vos contacts en évitant de rester uniquement dans une communauté d’expatriés et en participant à des activités locales (associations, clubs sportifs ou de loisirs) ; vous impliquer dans la vie communautaire à travers des festivals, des journées portes ouvertes ou du bénévolat ; maintenir un équilibre entre vos traditions d’origine et l’adoption d’habitudes locales (comme les barbecues ou les événements sportifs) pour construire une identité hybride ; et enfin, n’hésitez pas à solliciter une aide psychologique, sociale ou professionnelle si besoin, surtout durant les premières années où les difficultés d’adaptation sont plus fréquentes.

En Tasmanie, la petite taille de la société peut être un avantage : on y croise rapidement des têtes connues, les réseaux se construisent vite, et les initiatives individuelles (création d’association culturelle, d’un café, d’un micro-entreprise) ont plus de visibilité que dans une mégapole anonyme.

Planifier son installation : de la check-list pratique à la stratégie globale

Réussir une expatriation en Tasmanie suppose de combiner vision long terme et rigueur opérationnelle.

Au niveau stratégique, plusieurs questions méritent d’être posées en amont :

– Suis-je prêt à accepter un climat plus frais et un certain isolement géographique en échange de calme et de nature ?

– Mon secteur professionnel figure-t-il parmi ceux en tension (santé, éducation, ingénierie, IT, construction, agroalimentaire, tourisme) ?

– Suis-je prêt à envisager une phase transitoire (études, postes moins prestigieux, région moins attractive) pour sécuriser un visa et une première expérience locale ?

– Ai-je un plan B si l’intégration professionnelle ou sociale prend plus de temps que prévu ?

Exemple :

Une to-do list réaliste sur le plan opérationnel inclut des tâches clairement définies, priorisées et réalisables dans le temps alloué. Par exemple, au lieu d’écrire ‘avancer le projet’, elle détaille des actions concrètes comme ‘rédiger le premier jet de l’introduction (1h)’, ‘envoyer l’email de relance au client X (15min)’, ou ‘réserver la salle de réunion pour jeudi’. Chaque item doit être spécifique, mesurable et attribué à une plage horaire réaliste dans l’emploi du temps.

vérifier son éligibilité aux différents visas et, si besoin, consulter un agent d’immigration enregistré (liste officielle sur le site de la MARA) ;

– comparer les options d’assurance santé internationale et d’OSHC/OVHC selon le visa ;

préparer des économies suffisantes pour plusieurs mois de vie sans revenus locaux ;

– étudier les quartiers potentiels et les loyers (Hobart vs Launceston vs régions) et envisager une location provisoire (Airbnb, auberge, chambre meublée) comme base de recherche ;

– préparer un CV adapté aux standards australiens, exploiter les réseaux (LinkedIn, associations professionnelles, anciens élèves) pour repérer des opportunités ;

– anticiper la scolarisation éventuelle des enfants et les coûts associés (public vs privé) ;

– planifier l’acheminement de ses biens (déménagement international par conteneur, garde-meuble en Tasmanie ou sur le continent, etc.) en tenant compte des règles strictes de quarantaine pour plantes, animaux et certains objets.

Bon à savoir :

Pour un déménagement depuis le continent australien, il est nécessaire d’organiser la traversée du détroit de Bass (via le ferry Spirit of Tasmania pour les véhicules). Des sociétés de déménagement spécialisées proposent des formules adaptées, allant du retour complet par camion et ferry à la solution économique de « backloading », qui consiste à partager un camion pour réduire les coûts.

En conclusion : un choix exigeant mais riche de possibilités

S’installer en Tasmanie en tant qu’expatrié n’est ni un conte de fées ni un parcours du combattant insurmontable. C’est un choix qui demande de la lucidité sur les contraintes (climat, marché de l’emploi limité, procédures administratives rigoureuses, règles immobilières pour les étrangers) autant que de l’enthousiasme pour ce que l’île offre de meilleur : un environnement naturel unique, une qualité de vie difficile à égaler, un tissu social à taille humaine, une scène culturelle et gastronomique étonnamment riche pour une petite population.

La clé du succès tient souvent à trois éléments :

Astuce :

Pour réussir son installation en Tasmanie, il est crucial d’adopter une stratégie migratoire réfléchie, en exploitant son statut régional tout en respectant les critères locaux de travail qualifié et de revenus. Il faut également construire un projet de vie cohérent, aligné sur les réalités de l’île comme son climat, sa tranquillité et une densité de services plus faible. Enfin, une attitude proactive d’intégration est essentielle, incluant l’apprentissage de l’anglais, l’implication dans la vie associative, une curiosité culturelle et l’acceptation d’une phase nécessaire d’ajustement.

Pour ceux qui se reconnaissent dans ce profil, la Tasmanie peut devenir bien plus qu’un « coin de nature australien » : un véritable foyer, où construire une vie durable, équilibrée et ancrée dans une communauté qui, malgré ses imperfections, affiche de plus en plus l’ambition d’« embrasser la diversité et favoriser le sentiment d’appartenance ».

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Portugal, Nouvelle-Zélande, Malte, Île Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler la Tasmanie, Australie pour son régime fiscal compétitif pour les retraités étrangers, l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de la vie inférieur à celui des grandes métropoles françaises et un environnement naturel stable et anglophone. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence australienne adaptée, couverture santé locale et coordination avec la CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, immigration, agents immobiliers) et intégration patrimoniale globale. Ce dispositif permet des économies fiscales substantielles tout en maîtrisant les risques (contrôles fiscaux français, double imposition via convention FR‑AU, adaptation culturelle).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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