La Slovénie a la taille approximative du Massachusetts, à peine deux millions d’habitants, et pourtant elle s’impose comme l’un des plus grands terrains de jeu sportifs d’Europe. Entre Alpes juliennes, forêts couvrant près de 60 % du territoire, rivières turquoise et courte côte adriatique, le pays concentre sur 7 827 miles carrés une diversité de paysages qui encourage une pratique sportive quasi généralisée : environ 70 % de la population fait du sport de loisir tout au long de l’année, et près de 60 % des adultes bougent plus de 2 h 30 par semaine.
Nombre de médaillés olympiques produits par le pays, avec une progression annuelle d’environ 8 % dans les grandes compétitions depuis 25 ans.
Dans ce contexte, quels sont les sports les plus populaires à pratiquer en Slovénie, en tant que voyageur ou résident ? Tour d’horizon, discipline par discipline, du « green heart of Europe ».
Randonnée et alpinisme : la colonne vertébrale sportive du pays
Difficile de comprendre la Slovénie sans parler de marche en montagne. Ici, randonner relève presque du rite de passage. Gravir le mont Triglav, point culminant du pays à 2 864 mètres, est considéré comme un accomplissement presque civique : un ancien président, Milan Kučan, disait même que tout Slovène devrait le faire au moins une fois dans sa vie.
Le pays dispose de plus de 10 000 kilomètres de sentiers balisés, signalés par les fameux cercles rouges à centre blanc, les marques Knafelc. Ces itinéraires couvrent trois grandes chaînes alpines – Alpes juliennes, Karavanke et Alpes de Kamnik-Savinja – mais aussi les collines boisées du Pohorje, les vallées viticoles ou les plateaux karstiques. Le réseau va de la balade accessible au trek engagé sur plusieurs semaines, comme le Slovene Mountain Trail (près de 600 km, environ 28 jours de marche, 49 refuges traversés, 23 sommets).
De la balade familiale au sommet mythique
Autour de Bled et de Bohinj, la randonnée prend un visage plus doux mais tout aussi spectaculaire. Le tour du lac de Bled (6 km) est un classique accessible, complété par les belvédères d’Ojstrica, Mala et Velika Osojnica, qui offrent des vues de carte postale sur l’île et le château. À proximité, la gorge de Vintgar, 1,6 km le long de passerelles au-dessus de la Radovna, débouche sur la cascade Šum (13 m) et constitue une initiation idéale à la randonnée de gorge.
Dans le parc national du Triglav, la vallée des Sept Lacs propose une randonnée alpine avec des lacs d’altitude comme Dvojno Jezero et le Jezero v Ledvicah, le plus grand. Le lac de Krn, plus vaste lac alpin de Slovénie (300×150 m à 1391 m d’altitude), est accessible par des sentiers historiques longeant d’anciennes lignes de front de la Première Guerre mondiale.
Pour qui veut goûter rapidement au « vrai » air des cimes, des sommets intermédiaires comme Viševnik (2 050 m), Debela Peč (2 014 m) ou Slemenova Špica (1 909 m) offrent des panoramas grandioses sur le Triglav et les crêtes alentour tout en restant techniquement abordables en saison estivale.
Refuges et culture des montagnes
Les montagnes slovènes sont structurées par un maillage dense de refuges (koča, dom) : rien que dans le parc du Triglav, on en compte 35, proposant dortoirs, chambres simples et restauration. Des lieux comme Dom Planika sur les flancs du Triglav, Koča pri Triglavskih jezerih au bord des lacs, ou encore Dom v Kamniški Bistrici et Kamniška koča na Kamniškem sedlu dans les Alpes de Kamnik-Savinja, jouent un rôle central dans la pratique de la randonnée sur deux jours ou plus.
La période optimale pour l’alpinisme au-dessus de 2 000 m s’étend de début juillet à mi-septembre. Pour les randonnées à plus basse altitude, la saison est plus longue, allant généralement de mai/juin à octobre. Le mois de septembre est particulièrement recommandé en montagne pour sa météo plus stable, ses sentiers moins fréquentés et l’apparition des premières couleurs automnales.
Pour les itinéraires plus engagés, notamment sur le Triglav, l’usage du casque, parfois de kits de via ferrata, et le recours à un guide sont vivement conseillés. Des agences locales comme Exploring Slovenia ou Slotrips organisent des traversées des Alpes juliennes, guidées ou en liberté, en s’appuyant sur l’infrastructure de refuges.
Quelques chiffres clés de la randonnée en Slovénie
| Indicateur | Valeur approximative |
|---|---|
| Longueur totale des sentiers balisés | > 10 000 km |
| Longueur du Slovene Mountain Trail | ~ 600 km (617 km selon les sources) |
| Durée typique du Slovene Mountain Trail | ~ 28 jours |
| Nombre de refuges traversés par ce sentier | 49 |
| Nombre de sommets sur ce sentier | 23 |
| Altitude du mont Triglav | 2 864 m |
| Meilleure période haute montagne | début juillet – mi‑septembre |
| Taux de forêt sur le territoire | ~ 60 % |
Cyclisme : du loisir vert à l’exploit de Roglič et Pogačar
Si vous arrivez en Slovénie avec un vélo (ou l’envie d’en louer un), vous êtes au bon endroit. Le pays est décrit par de nombreux opérateurs comme un véritable paradis pour cyclistes : routes peu fréquentées, grande variété de paysages, culture écolo solidement implantée, réseau de pistes et de circuits structuré.
Historiquement, la discipline s’est implantée tôt : dès 1885, des Allemands fondent à Ljubljana le premier club cycliste, suivi du Slovenski Klub en 1887. Après la Première Guerre mondiale, le vélo se diffuse à Gorica, Maribor et dans d’autres villes, puis explose réellement après 1945 avec la création de clubs comme Rog à Ljubljana, Sava à Kranj ou Krka à Novo Mesto. Aujourd’hui, on estime à environ 100 000 le nombre d’adeptes du cyclisme dans le pays.
Du tourisme à l’élite mondiale
Ce terreau a fini par produire quelques-uns des meilleurs coureurs de la planète. En 2019, Primož Roglič devient le premier Slovène à remporter un Grand Tour (la Vuelta), suivi en 2020 par Tadej Pogačar, premier Slovène à gagner le Tour de France. En 2018, la Slovénie affiche même le plus grand nombre de victoires World Tour par habitant au monde.
Le Tour d’Italie a traversé la Slovénie à plusieurs reprises, mettant en lumière ses cols emblématiques comme le col de Vršič (1 611 m, 50 lacets) et la route du Mangart Saddle, la plus haute route carrossable du pays, dépassant 2 000 m d’altitude.
Mais le cyclisme slovène ne se résume pas à la haute performance. Une série d’itinéraires longue distance labellisés « Slovenia Green » met l’accent sur le tourisme durable : routes gourmandes, thermales, patrimoniales ou forestières, le tout navigable idéalement en gravel.
Grands itinéraires vélo et VTT
Autour du parc du Triglav, la boucle Juliana Bike (environ 290 km) permet de faire le tour des Alpes juliennes sur plusieurs jours, tandis que la Trans Karawanks Mountain Bike Trail (132 km) suit la dorsale des Karavanke le long de la frontière autrichienne. Le long de la Drave, de la côte adriatique ou dans la plaine pannonienne, d’autres parcours plus roulants conviennent mieux aux familles.
La Slovénie est une destination de choix pour le VTT, avec des bike parks renommés comme Jamnica et le Flow Trail Peca en Koroška. Ce dernier, long de 12 km, est l’un des plus longs d’Europe et a accueilli une étape de l’Enduro World Series. Autour des villes, notamment à Ljubljana, on trouve également des pumptracks modernes dans les quartiers de Spodnja Šiška, Bežigrad et Fužine.
Exemples de routes emblématiques
| Itinéraire / secteur | Type de pratique | Longueur / caractéristiques |
|---|---|---|
| Juliana Bike | Route/Gravel itinérant | ~ 290 km autour du parc du Triglav |
| Trans Karawanks MTB Trail | VTT itinérant | 132 km dans les Karavanke |
| Slovenia Green Gourmet Route | Route/Gravel thématique | 16 étapes, ~ 535 miles (≈ 860 km) |
| Slovenia Green Capitals Route | Route | 174 km reliant plusieurs villes et capitales |
| Flow Trail Peca (Koroška) | VTT descente/flow | 12 km, l’un des plus longs d’Europe |
| Jamnica Single Trail Bike Park | VTT (enduro / all‑mountain) | Réseau de sentiers techniques en Koroška |
Les trains slovènes (Slovenske Železnice) acceptent les vélos moyennant un supplément, ce qui facilite le montage de voyages multi‑régions sans voiture. De nombreuses agences locales – Life Bike, Helia, SLOTRIPS, GoodPlace – organisent séjours guidés ou en autonomie, avec transport de bagages et traces GPS.
Ski alpin, ski de fond et sports d’hiver : la saison blanche
En hiver, la Slovénie se transforme en station de ski à l’échelle d’un pays. La saison principale s’étend de décembre à mars, avec des stations souvent moins chères et moins bondées que dans les Alpes françaises ou suisses, mais bénéficiant de paysages tout aussi alpins.
Le ski est ancré dans la culture slovène depuis longtemps : des écrits de 1689 mentionnent déjà l’utilisation de skis sur le plateau de Bloke, près de Ljubljana. Aujourd’hui, on estime à environ 500 000 le nombre de passionnés de ski alpin dans le pays.
Kranjska Gora, Vogel, Krvavec : les têtes d’affiche
Kranjska Gora est la station la plus connue à l’international. Adossée au mont Vitranc, elle aligne environ 20 km de pistes – dont des tracés de Coupe du monde pour le slalom géant (Vitranc Cup) – et une offre importante de ski en nocturne. À quelques kilomètres, le centre nordique de Planica accueille les finales de la Coupe du monde de saut à ski sur des tremplins parmi les plus grands du monde.
Une station de ski panoramique située au-dessus du lac Bohinj, dans le parc national du Triglav.
Accessible par téléphérique, la station est située dans le parc national du Triglav, offrant un cadre naturel préservé.
Environ 20 km de pistes panoramiques, sans pistes noires, idéal pour les skieurs de niveau intermédiaire et débutant.
Possède un snowpark de qualité, reconnu pour ses modules et son entretien, dédié aux amateurs de freestyle.
Grâce à son altitude et son exposition, la station bénéficie souvent d’un enneigement stable jusqu’au printemps.
Krvavec, à une vingtaine de kilomètres de Ljubljana et à seulement 8 km de l’aéroport international, est très prisée pour des escapades rapides depuis la capitale. Avec environ 30 km de pistes entre 1 480 et 1 971 m, un freeride track et des vues sur le bassin de Ljubljana, c’est un compromis apprécié entre accessibilité et ski sportif.
Plus loin, la station de Kanin, reliée au domaine italien de Sella Nevea, est la plus haute du pays (jusqu’à 2 300 m) et cible les skieurs en quête de hors-piste. Mariborsko Pohorje, au-dessus de Maribor, est la plus grande station slovène en kilomètres de pistes, célèbre pour la course féminine de Coupe du monde « Golden Fox ».
Les stations en quelques chiffres
| Station | Pistes (approx.) | Altitude min–max | Particularités principales |
|---|---|---|---|
| Kranjska Gora | ~ 20 km | ~ 810–1 295 m | Coupe du monde, ski nocturne, proximité Planica |
| Vogel | ~ 22 km | ~ 560–1 800 m | Dans le parc Triglav, vues sur Bohinj et Triglav |
| Krvavec | ~ 30 km | ~ 1 480–1 971 m | Très proche de Ljubljana, freeride, nuitée courte |
| Kanin–Sella Nevea | ~ 30 km | ~ 1 140–2 300 m | Plus haute station, ski transfrontalier Italie |
| Mariborsko Pohorje | ~ 41,5 km | ~ 325–1 327 m | Plus grand domaine, longue piste nocturne |
| Cerkno | ~ 18 km | ~ 935–1 287 m | Station familiale, spa intégré |
| Rogla | ~ 13–20 km | ~ 1 050–1 517 m | Centre d’entraînement olympique, ski nordique |
Au‑delà du ski alpin, la Slovénie est aussi un pays de ski de fond et de biathlon. Le plateau de Pokljuka offre plus de 30 km de pistes nordiques et accueille régulièrement des manches de Coupe du monde de biathlon. Rogla et Mariborsko Pohorje, comme Rateče près de Kranjska Gora, possèdent également des boucles entretenues.
Activités hivernales alternatives
Pour les non‑skieurs ou ceux qui veulent varier les plaisirs, la palette hivernale est large : raquettes, luge de nuit à Krvavec, ski de randonnée dans les Alpes juliennes, escalade de cascades de glace dans les gorges de Mlačca, balades vers des chutes gelées comme Peričnik ou Savica, patinage sur des pistes temporaires, ou encore biathlon grand public sur le plateau de Pokljuka (tir à la carabine couplé au ski de fond).
Les spas thermaux et centres de bien‑être – Thermana Laško, Zreče près de Rogla, centres autour de Maribor ou de la côte – complètent l’expérience sportive par une dimension récupération et détente.
Ski de fond, biathlon et sports nordiques : l’autre tradition blanche
S’il est moins médiatisé que l’alpin, le ski de fond dispose d’une longue tradition en Slovénie : la première compétition homologuée remonte à 1914 à Bohinjska Bistrica. L’athlète Petra Majdič a marqué ce sport avec 24 victoires en Coupe du monde et une médaille olympique, devenant une figure nationale.
Le biathlon, quasiment inexistant avant 1991, a connu une montée en puissance rapide en Slovénie. Pokljuka accueille des manches de Coupe du monde depuis 1992. Le pays a signé sa première victoire féminine en 1996 avec Andreja Koblar, puis masculine en 2003 avec Janez Marič. Aujourd’hui, Jakov Fak – né en Croatie mais naturalisé slovène – est considéré comme le biathlète le plus titré du pays.
Jakov Fak, biathlète naturalisé slovène
En pratique loisir, ces disciplines se prêtent bien aux essais ponctuels : certaines stations proposent des initiations biathlon grand public, tandis que les boucles nordiques autour de Rogla, Rateče ou Pokljuka sont facilement accessibles avec location de matériel sur place.
Saut à ski : Planica, cathédrale de l’air
Au registre des sports purement slovènes, le saut à ski occupe une place à part. Le premier championnat national remonte à 1921 à Bohinj, avec un saut record de… neuf mètres, loin des distances actuelles mais déjà fondateur. En 1961, Jože Šlibar établit un record du monde, donnant le ton à une discipline dans laquelle la Slovénie brillera régulièrement.
Année de création de la Coupe du monde FIS, dont Planica est une étape incontournable depuis lors.
Pour le visiteur, assister à une étape de Coupe du monde à Planica ou visiter le centre nordique permet de mesurer à quel point ce sport aérien fait vibrer le pays.
Escalade, via ferrata et alpinisme moderne
La Slovénie ne brille pas seulement sur la neige, mais aussi sur le rocher. Depuis le milieu des années 2000, elle produit certaines des meilleures grimpeuses et grimpeurs du monde : Mina Markovič, Jernej Kruder, Domen Škofic, et surtout Janja Garnbret, double championne olympique d’escalade (Tokyo 2020 et Paris 2024) et multiple vainqueure du classement général de la Coupe du monde en difficulté et combiné.
Les parois naturelles abondent, des falaises calcaires de la vallée de la Vipava aux gorges près de Kranjska Gora, en passant par les secteurs de Bohinj, Bled ou Koroška. Le pays compte aussi de grandes structures artificielles modernes, utilisées tant pour l’entrainement que pour des compétitions internationales.
L’essor spectaculaire des via ferrata
La pratique des via ferrata – ces « sentiers câblés » équipés de câbles et d’échelons métalliques – connaît un fort développement. Environ 70 itinéraires ou sentiers de randonnée comportent aujourd’hui des sections équipées, couvrant tout l’éventail de difficultés du système de cotation autrichien (A à F).
La Slovénie propose des via ferrata adaptées à tous les niveaux d’expérience. Pour une initiation en douceur, on trouve des itinéraires familiaux comme ceux de Grančišče (dont l’Aljaževa pot, cotée B) ou la Hvadnik dans les gorges de Gozd Martuljek (B/C, avec ponts suspendus). Pour les grimpeurs expérimentés, des lignes très sportives comme la Gonžarjeva peč (D/E) près de Velenje ou le Spodnji plot (sections D et E) près de Zelenica sont disponibles. Enfin, des itinéraires emblématiques de difficulté intermédiaire existent, tels que la Hanzova pot sur Mala Mojstrovka (B/C), construite dès 1928, ou les ferratas de la vallée de la Vipava (Furlanova, B ; Otmarjeva, jusqu’à D/E).
Le mont Triglav lui-même se gravit par des voies partiellement équipées (Prag, Tominškova, Bamberg), avec un dernier tronçon de crête en ferrata d’environ 1 h 30. L’usage d’un kit complet (baudrier, longe absorbeur, casque) est fortement recommandé, la montagne pouvant rester enneigée même en plein été.
Des guides IFMGA et des sociétés spécialisées, comme Altitude Activities à Bled, proposent une offre complète pour le ski de randonnée. Cette offre inclut la location de matériel, des sorties encadrées par des professionnels et des initiations vidéo pour apprendre à utiliser correctement l’équipement.
Quelques via ferrata repères
| Itinéraire | Région | Cotation approx. | Dénivelé câblé | Particularités |
|---|---|---|---|---|
| Grančišče – Aljaževa pot | Mojstrana | B | ~ 180 m | Familiale, vue sur Alpes juliennes |
| Hvadnik | Gozd Martuljek | B/C | ~ 170 m | Ponts, gorge encaissée, ambiance humide |
| Gonžarjeva peč | Vinska Gora | D/E | ~ 70 m | Première sportive « dure » du pays |
| Spodnji plot (gauche/droite) | Zelenica / Ljubelj | D et E | ~ 90 m | Considérée comme la plus difficile |
| Hanzova pot – Mala Mojstrovka | Vršič Pass | B/C | ~ 500 m câblés | Historique, sections aériennes |
| Mangart – voie italienne | Alpes juliennes | A/B ou C | Variable | Panorama sur Soča et Adriatique |
Dans tous les cas, les règles de sécurité restent les mêmes : ne pas surestimer son niveau, surveiller la météo, éviter les sorties en solo sur terrains sérieux et respecter les interdictions saisonnières (certaines ferratas ferment l’hiver ou en cas de risque de chute de pierres).
Sports nautiques et canyoning : le royaume de la Soča
Avec plus de 27 000 km de cours d’eau, des lacs glaciaires et 87 sources thermales ou minérales, la Slovénie est aussi une destination d’eau vive et d’eau calme. La rivière Soča, avec ses eaux turquoise emblématiques, est souvent décrite comme l’un des meilleurs terrains de rafting au monde sur son cours supérieur.
Autour de Bovec, Kobarid ou Tolmin, la vallée de la Soča concentre une offre dense : rafting, kayak d’eau vive, canyoning, hydrospeed, stand-up paddle, voire descentes en « river bug » ou bellyak (petites embarcations maniées allongé avec les mains). Des entreprises comme Soča Rafting, Sport Mix ou Altitude Activities encadrent ces activités en fournissant tout l’équipement : combinaisons néoprène, bottillons, casques, gilets de sauvetage, baudriers, cordes.
Canyoning : plonger dans les gorges alpines
Le canyoning combine marche, nage, sauts, toboggans naturels et rappels sur corde dans des gorges sculptées par l’eau. En Slovénie, il se pratique notamment dans les canyons du Sušec et de la Fratarica dans la vallée de la Soča, ou encore dans les canyons de Grmečica et Jereka entre Bled et Bohinj. Un itinéraire comme Grmečica, par exemple, se parcourt en deux heures de descente active après une marche d’approche d’une demi‑heure, avec des sauts de 3 à 10 mètres pour qui le souhaite.
Le prix de départ pour une sortie de canyoning ou de rafting dans les Alpes, ce qui en fait une activité compétitive et accessible.
Kayak, rafting et autres sports d’eau
Sur les rivières Soča, Sava, Savinja, Krka ou Kolpa, le panel d’activités est large :
Découvrez une gamme d’expériences aquatiques adaptées à tous les niveaux, des eaux vives aux plans d’eau paisibles.
Parcourez en équipe des sections de rivière de classe II à IV pour une aventure collective et tonique.
Réservé aux pagayeurs confirmés, pour affronter les courants les plus techniques.
Profitez de tronçons de rivière plus calmes pour une balade paisible et contemplative.
Pratiquez sur les lacs de Bled ou Bohinj, ou sur des secteurs paisibles de rivière.
Vivez des sensations au ras de l’eau avec ces activités de descente en nageant.
La Sava est même considérée comme la plus grande réserve de saumons en Europe en termes de diversité naturelle, ce qui explique aussi la popularité de la pêche à la mouche sur certains tronçons, notamment pour la truite marbrée, la truite fario, l’ombre ou le huchon.
Pour les activités indépendantes (notamment kayak ou SUP non encadrés), certains points d’accès nécessitent un permis spécifique, achetable en ligne, et il est indispensable de se tenir informé des régimes de navigation et débits du moment.
Course à pied, trail et événements grand public
La course à pied figure, avec la randonnée et le vélo, parmi les sports de loisir les plus pratiqués en Slovénie. Dans les grandes villes, les parcs et berges de rivière deviennent des stades à ciel ouvert. À Ljubljana, l’infrastructure extérieure gérée par l’institution municipale du sport comprend notamment trois parcours de santé, huit « îlots » de fitness, 22 appareils de musculation en plein air et des dispositifs de street workout dans deux sites, complétés par du matériel d’exercice dans huit parcs. La municipalité y organise même des séances d’exercice guidées de 45 minutes, gratuites, chaque jour en plein air.
Le marathon de Ljubljana et de nombreuses courses en montagne, trails et semi‑marathons se déroulent dans divers cadres naturels. De multiples événements récréatifs, du printemps à l’automne, sont destinés aux marcheurs, cyclistes et coureurs, illustrant la porosité entre le sport‑santé et le sport de performance dans le pays.
Sports collectifs : football, basket, handball et autres passions de salle
Sur le versant des sports collectifs, la Slovénie affiche une densité impressionnante au regard de sa population. Football, basket, handball, volley et hockey sur glace dominent.
Le football, structuré autour de la PrvaLiga (10 clubs), est considéré comme le sport national en termes de popularité, avec environ 30 000 pratiquants. L’équipe nationale a disputé deux Coupes du monde (2002, 2010) et s’est qualifiée pour l’Euro 2000 puis 2024. Des gardiens comme Samir Handanović ou Jan Oblak, et des joueurs comme Zlatko Zahovič ou Benjamin Šeško, ont contribué à sa visibilité.
C’est le nombre estimé de basketteurs en Slovénie, un pays qui s’est imposé comme une puissance régulière en Europe avec notamment une victoire à l’EuroBasket 2017.
Le handball s’est distingué par une deuxième place à l’Euro 2004, organisé en Slovénie, et une médaille de bronze au Mondial 2017, tandis que le club RK Celje a remporté la Ligue des champions en 2004. Le hockey sur glace, bien que pratiqué par moins de 1 000 licenciés, bénéficie de la notoriété d’Anže Kopitar, premier Slovène champion de la NHL (Stanley Cup 2012).
Le complexe de Stožice à Ljubljana est l’épicentre des sports en salle, accueillant des matchs de haut niveau et des compétitions internationales. D’autres villes comme Maribor, Celje et Koper possèdent également des infrastructures importantes, formant un réseau national complet.
Estimations de pratiquants par grand sport collectif
| Sport collectif | Nombre approximatif de pratiquants |
|---|---|
| Basket-ball | ~ 40 000 |
| Football | ~ 30 000 |
| Handball | ~ 15 000 |
| Volley-ball | ~ 12 000 |
| Rugby à XV | ~ 2 000 |
| Hockey sur glace | ~ 1 000 |
Ces chiffres, replacés dans une population de deux millions d’habitants, donnent une idée du poids du sport dans la société slovène.
Autres disciplines phares : de l’athlétisme au judo, en passant par l’aviron
L’éventail des sports où la Slovénie affiche un niveau remarquable est étonnamment large pour un si petit pays. L’athlétisme, structuré dès le début du XXe siècle par des clubs comme SK Ilirija, puis après la guerre par des structures spécialisées (ŽAK à Ljubljana, Kladivar à Celje), a donné des champions comme le lanceur de marteau Primož Kozmus, champion olympique, ou la coureuse de demi‑fond Jolanda Čeplak.
En natation, la finale olympique et l’argent de Sara Isakovič, ou les titres de Peter Mankoč, sont le prolongement d’une politique éducative où l’apprentissage de la nage est obligatoire à l’école primaire, faisant passer la proportion de nageurs de 72 % à 92 % en 18 ans.
C’est le nombre de participations aux Jeux olympiques du tireur slovène Rajmond Debevec, détenant également le record du monde au 50 m carabine trois positions.
Sur l’eau, l’aviron est l’un des domaines les plus féconds depuis l’indépendance : Iztok Čop et Luka Špik, champions olympiques en 2000, font partie d’une longue liste de rameurs multi‑médaillés, tandis que le lac de Bled est reconnu internationalement comme plan d’eau d’entraînement idéal. En canoë‑kayak de slalom, Peter Kauzer et Benjamin Savšek cumulent titres mondiaux et olympiques, sur la base notamment du stade d’eaux vives de Tacen, près de Ljubljana.
C’est la longueur en kilomètres de la côte adriatique slovène, qui favorise la pratique de la voile.
Enfin, les sports mécaniques et de pleine nature nourrissent aussi l’image d’un pays d’« extrêmes » contrôlés : ultramarathonien de la nage Martin Strel (Danube, Mississippi, Yangtsé, Amazone), skieur extrême et alpiniste Davo Karničar (premier à descendre l’Everest à ski de bout en bout), pilotes de rallye‑raid ou de moto engagés dans des expéditions au long cours.
Une infrastructure tournée vers tous les publics
Si la Slovénie produit des médaillés olympiques en série, c’est aussi parce que la base est solide. Plus de 8 000 clubs sportifs et de loisirs structurent la pratique, et on compte plus de 3 000 installations sportives dans le pays. L’éducation physique obligatoire à tous les niveaux, du jardin d’enfants à l’université, assure une familiarité précoce avec le mouvement.
La ville de Ljubljana vise à offrir 3 mètres carrés d’espace sportif extérieur par habitant.
Parmi les grands investissements récents ou en cours à Ljubljana figurent le centre sportif de Stožice, le Sport Park Bežigrad, la halle d’athlétisme, le centre de natation et de gymnastique Ilirija, la piscine municipale rénovée de Kolezija, un golf à Stanežiče et même un projet de centre de ski indoor à Podutik.
Un palmarès olympique démesuré
Toutes ces pratiques, du loisir à la haute performance, se reflètent dans les chiffres. Depuis ses débuts comme nation indépendante aux Jeux en 1992, la Slovénie a participé à quinze éditions (été et hiver confondus) et décroché, selon les sources, environ 31 médailles aux Jeux d’été (dont 8 à 10 titres) et 24 aux Jeux d’hiver (4 titres), soit un total d’une cinquantaine de podiums pour deux millions d’habitants.
En 2010, la Slovénie a obtenu une médaille olympique pour 681 000 habitants, soit la troisième meilleure performance mondiale.
Bilan olympique (ordre de grandeur)
| Compétition | Médailles totales | Or | Argent | Bronze |
|---|---|---|---|---|
| Jeux d’été (9) | ~ 28–31 | 8–10 | 9–10 | 11 |
| Jeux d’hiver (9) | 24 | 4 | 8 | 12 |
À ces résultats s’ajoutent ceux des Jeux méditerranéens (136 médailles au total, 40 en or) et de nombreuses médailles mondiales et européennes dans des disciplines aussi variées que le basket, le handball, le volley, l’escalade, le canoë‑kayak ou le biathlon.
Un terrain de jeu sûr et accessible pour le voyageur sportif
Au‑delà des championnats, la grande force de la Slovénie pour un pratiquant est la combinaison de plusieurs facteurs : sécurité générale élevée (le pays figure parmi les plus sûrs du monde selon le Global Peace Index), distances courtes entre mer, montagne et campagne, culture sportive très inclusive, infrastructures de qualité et prix souvent plus modérés que dans les grandes destinations alpines.
En une semaine, il est possible d’enchaîner plusieurs activités de plein air en Slovénie : randonnée dans le parc du Triglav, VTT en Koroška, kayak sur la rivière Soča, escalade d’une via ferrata, puis finir par du stand‑up paddle au coucher du soleil sur le lac de Bled ou une balade à vélo vers les vignobles de la Vipava ou de Goriška Brda. Cet exemple illustre la diversité et la densité des expériences naturelles et sportives offertes par le pays.
Pour organiser un séjour, plusieurs acteurs institutionnels peuvent servir de point d’entrée : le portail officiel slovenia.info, le Comité olympique slovène, la Faculté des sports de l’Université de Ljubljana, la Direction du sport au ministère concerné, ou encore l’Association des centres sportifs de Slovénie. Pour les stages et événements, des agences comme Condor Travel Sport, Kompas DMC ou Pro Sports Services coordonnent logistique, installations et compétitions.
Dans ce pays souvent décrit comme « l’aventurier en version compacte » ou « petite Europe », le sport n’est jamais loin. C’est un langage commun que chacun pratique à son niveau, dans un décor grandeur nature.
La Slovénie, un pays d’aventure
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Slovénie, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler la Slovénie pour son taux d’imposition compétitif sur les revenus, l’absence d’impôt sur la fortune, sa stabilité au sein de la zone euro et un coût de la vie inférieur à Paris (Ljubljana ~30–40 % moins cher) avec accès complet à l’UE. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec achat de résidence principale, coordination assurance maladie (CPAM / régime local), transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, interlocuteurs bilingues) et intégration patrimoniale. Ce dispositif permet des économies fiscales significatives tout en maîtrisant les risques (contrôles fiscaux, double imposition via convention FR‑SI, adaptation culturelle).
Vous souhaitez vous expatrier à l'étranger : contactez-nous pour des offres sur mesure.
Décharge de responsabilité : Les informations fournies sur ce site web sont présentées à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils financiers, juridiques ou professionnels. Nous vous encourageons à consulter des experts qualifiés avant de prendre des décisions d'investissement, immobilières ou d'expatriation. Bien que nous nous efforcions de maintenir des informations à jour et précises, nous ne garantissons pas l'exhaustivité, l'exactitude ou l'actualité des contenus proposés. L'investissement et l'expatriation comportant des risques, nous déclinons toute responsabilité pour les pertes ou dommages éventuels découlant de l'utilisation de ce site. Votre utilisation de ce site confirme votre acceptation de ces conditions et votre compréhension des risques associés.
Découvrez mes dernières interventions dans la presse écrite, où j'aborde divers sujets.