S’installer à Aruba fait rêver de nombreux expatriés. Plages de carte postale, climat ensoleillé, sécurité élevée, ambiance « One Happy Island »… Mais derrière l’image de paradis tropical se cache une réalité budgétaire parfois rude. La vie sur une petite île très dépendante des importations, dopée par un tourisme haut de gamme, a un prix – souvent plus élevé que ce qu’imaginent les nouveaux arrivants.
Une estimation précise du coût de la vie à Aruba pour les expatriés peut être établie en croisant des données provenant de plusieurs sources : Numbeo, Expatistan, Wise, les statistiques locales et les études économiques. Ces informations permettent de comprendre la répartition des dépenses mensuelles.
Vue d’ensemble : un paradis… plutôt cher
Les estimations disponibles indiquent qu’une famille de quatre personnes dépense autour de 7 900 florins arubais (AWG) par mois, tandis qu’une personne seule tourne autour de 3 597 AWG. Ces chiffres restent des ordres de grandeur, basés sur un échantillon limité, mais ils confirment ce que tous les témoignages répètent : Aruba n’est pas une destination bon marché.
Le coût de la vie courante hors loyer à Aruba est supérieur d’environ 18 % à celui des États‑Unis.
Le contraste apparaît nettement dans les chiffres suivants.
Comparaison globale Aruba / États‑Unis
| Indicateur | Aruba vs États‑Unis |
|---|---|
| Coût de la vie hors loyer | jusqu’à +18,4 % |
| Coût de la vie avec loyer | env. ‑5 à ‑6 % |
| Loyers | env. ‑48 à ‑52 % |
| Pouvoir d’achat local | env. ‑53 % |
| Salaire net moyen mensuel | env. ‑56 % |
Concrètement, un expatrié qui arrive avec un salaire indexé sur l’Amérique du Nord ou l’Europe occidentale trouve souvent les loyers relativement abordables, mais doit accepter un niveau de prix élevé pour tout le reste : alimentation, transport, loisirs, vêtements et services courants.
Pourquoi la vie est chère à Aruba ?
Plusieurs facteurs structurels expliquent ce niveau de prix élevé pour une petite île de 100 000 habitants.
L’économie est très ouverte, largement tournée vers le tourisme et fortement dépendante des importations. La plupart des denrées alimentaires, des biens de consommation et des matériaux de construction arrivent par bateau. Aux coûts de transport s’ajoutent les droits de douane et les marges de distribution sur un marché limité, ce qui renchérit les prix en rayon.
Pour assurer un haut niveau de service et de sécurité à sa population et à plus de 2,3 millions de visiteurs annuels, l’île doit financer des infrastructures coûteuses sur un territoire exigu : usines de dessalement, réseau électrique fiable, routes et services publics. Ce coût est répercuté dans les prix.
Enfin, le poids du tourisme haut de gamme, notamment américain, tire vers le haut les tarifs dans l’hôtellerie, la restauration, les loisirs et l’immobilier. Les entreprises savent qu’une partie de la clientèle est prête à payer très cher des vacances de rêve, et adaptent leurs prix en conséquence. Les expatriés permanents, eux, se retrouvent pris dans cette dynamique.
Se loger à Aruba : loyers modérés, immobilier onéreux
Le logement est souvent le premier poste budgétaire à analyser avant un départ. Pour Aruba, il faut distinguer clairement la location de longue durée et l’achat immobilier.
Loyers : plus bas qu’en Amérique du Nord, mais en hausse
Les données convergent : les loyers à Aruba sont nettement inférieurs à ce qu’on observe dans la moyenne américaine ou canadienne. Selon plusieurs comparaisons, les loyers y seraient environ 50 % plus bas qu’aux États‑Unis, et plus de 35 % plus bas qu’au Canada.
En pratique, pour des locations classiques non touristiques, les fourchettes suivantes se retrouvent régulièrement.
Loyers mensuels typiques (longue durée)
| Type de logement | Loyer mensuel (USD) | Loyer mensuel (AWG, approx.) |
|---|---|---|
| Studio / 1 chambre, centre‑ville | 600 – 1 000 | ~1 070 – 1 785 |
| Studio / 1 chambre, hors centre | 550 – 1 400 | ~980 – 2 500 |
| 3 chambres, centre‑ville | 1 500 – 2 500 | ~2 675 – 4 460 |
| 3 chambres, hors centre | 1 250 – 2 000 | ~2 230 – 3 570 |
En florins, d’autres estimations indiquent environ 2 500 AWG par mois pour un appartement meublé de 85 m² en quartier cher, et 1 800 AWG dans un quartier « normal ». Un studio meublé de 45 m² se loue autour de 1 850 AWG dans les zones recherchées, 1 250 AWG ailleurs.
Selon les expatriés, les prix des locations à Aruba varient considérablement. Sur les groupes locaux, on trouve des studios proposés entre 1 200 et 2 700 AWG (florins arubais). Pour les logements plus grands, une maison de quatre chambres peut coûter autour de 2 000 USD. Les quartiers les plus prisés, comme Noord ou les zones proches d’Eagle Beach et Palm Beach, voient leurs tarifs augmenter en raison de la forte demande touristique et internationale.
Acheter un bien : le ticket d’entrée est élevé
Du côté de l’achat, Aruba se rapproche plus des marchés côtiers américains que d’une île tropicale bon marché. Le prix au pied carré en ville oscille couramment entre environ 185 et 380 USD, et un peu moins en périphérie. Les moyennes résidentielle relevées donnent une idée des ordres de grandeur.
Prix moyens de vente par type de logement
| Type de logement | Prix moyen (USD) |
|---|---|
| Appartement 1 chambre | ~355 000 |
| 2 chambres | ~475 777 |
| 3 chambres | ~545 000 |
| 4 chambres et plus | ~589 446 |
Certains secteurs très touristiques ou premium, comme Noord, Oranjestad ou Eagle Beach, accueillent des projets haut de gamme, avec des appartements annoncés jusqu’à plusieurs millions de dollars. Ailleurs, dans des villes comme San Nicolas ou Santa Cruz, on trouve des maisons individuelles sous les 200 000 USD, mais l’offre est plus rare.
Un avantage pour les expatriés investisseurs est l’absence de restriction spécifique pour les acheteurs étrangers. Cependant, l’achat entraîne une série de taxes et de frais à anticiper : droits de mutation (généralement 3 % jusqu’à 250 000 AWG, puis 6 % au‑delà), frais de notaire, et honoraires d’agent immobilier. Ces frais peuvent porter le coût total de transaction (achat et revente) entre 7 et 15 % de la valeur du bien.
Les rendements locatifs bruts tournent autour de 5,5 %, dans un marché dopé par la location saisonnière et la forte pression touristique. Le gouvernement renforce toutefois peu à peu la régulation des locations de courte durée pour préserver l’offre résidentielle et améliorer la collecte fiscale.
Charges de logement : eau, électricité, internet
Si les loyers restent relativement raisonnables pour un revenu occidental, les charges de logement peuvent rapidement peser, surtout en cas d’usage intensif de la climatisation ou d’un grand jardin.
Les estimations locales, pour une maison typique, donnent les ordres de grandeur suivants.
Charges mensuelles de base (moyennes)
| Poste | Coût moyen (USD) |
|---|---|
| Électricité (maison « standard ») | ~300 |
| Eau (maison sans grand jardin) | ~120 |
| Eau (maison avec grand jardin) | ~220 |
| Eau pour piscine (~30 m³) | ~350 |
| Internet fixe (150 à 500 Mbps) | ~40 – 60 |
| TV câble de base | ~33 – 46 |
Pour un appartement de 80–90 m², les sources internationales parlent de factures de base (électricité, eau, climatisation, ordures) entre 150 et 350 USD par mois, selon la consommation. Les abonnements mobiles post‑payés avec data dépassant 10 Go se situent généralement entre 30 et 150 USD par mois selon les options, une fourchette élevée comparée à nombre de pays européens.
Faire ses courses à Aruba : bien plus cher qu’aux États‑Unis
L’alimentation est l’un des postes où l’écart avec l’Amérique du Nord se fait le plus sentir. Plusieurs comparaisons indiquent que les produits alimentaires et les courses sont globalement de 13 à près de 25 % plus chers à Aruba qu’aux États‑Unis, avec des écarts parfois spectaculaires selon les produits.
Les denrées laitières, les fruits et légumes importés ou certains produits de marque peuvent atteindre des prix inattendus pour qui vient du continent.
Prix moyens des produits de base
| Produit | Prix local (AWG) | Commentaire comparatif vs USA |
|---|---|---|
| Lait entier 1 L | 4,38 AWG | env. +70–80 % |
| Douzaine d’œufs | 6 AWG | env. +10–15 % |
| Tomates 1 kg | 8 AWG | env. +30–35 % |
| Pommes 1 kg | 8 AWG | plutôt similaire voire légèrement ‑ |
| Pommes de terre 1 kg | 7 AWG | env. +30–35 % |
| Fromage local 500 g | 12 AWG | le fromage est nettement plus cher |
| Pain quotidien pour 2 pers. | 2 AWG | le pain reste relativement abordable |
| Poulet désossé 500 g | 7 AWG | le poulet est souvent meilleur marché |
Convertis en dollars, la plupart des produits essentiels se situent au‑dessus des prix américains, à quelques exceptions près comme le riz, le pain ou le poulet. Les bananes, oranges, laitue ou certains légumes frais, par exemple, peuvent coûter 50 à plus de 100 % de plus qu’aux États‑Unis.
Estimations des dépenses moyennes pour les courses alimentaires, basées sur la composition du foyer et les habitudes de consommation.
Un adulte cuisinant régulièrement à la maison peut s’attendre à une facture mensuelle de 300 à 500 USD.
Un couple dépense généralement entre 600 et 1 000 USD par mois, selon ses habitudes (produits locaux, marques, bio, alcools, etc.).
Une semaine de courses pour deux personnes tourne fréquemment autour de 100 à 200 USD dans les grands supermarchés.
Manger dehors : du snack local au dîner gastronomique
La scène gastronomique de l’île est très tournée vers le tourisme, avec une offre allant du food truck bon marché au restaurant gastronomique en front de mer. Pour un expatrié, la facture peut exploser en cas de sorties fréquentes dans les zones très touristiques, mais il est possible de maîtriser ce poste en privilégiant les adresses locales.
Sur le plan comparatif, les prix des restaurants à Aruba sont en moyenne un peu plus bas que ceux des États‑Unis, mais la réalité dépend fortement du type d’établissement : un repas simple est moins cher, alors qu’un repas à deux dans un restaurant « chic » peut être plus onéreux que sur le continent.
Ordres de grandeur pour les repas
| Type de repas / boisson | Fourchette de prix (USD) |
|---|---|
| Petit déjeuner simple (café + viennoiserie) | ~5 |
| Petit déjeuner complet (plat local + boisson) | ~12 |
| Déjeuner dans un petit resto local | 15 – 20 |
| Repas bon marché (restaurant simple) | 10 – 19 |
| Dîner décontracté dans un resto peu cher | 25 – 30 |
| Dîner dans un resto touristique « front mer » | 39 – 90 par personne |
| Menu 3 plats pour 2 (restaurant milieu de gamme) | 45 – 110 |
| Menu McDonald’s / fast‑food équivalent | 10 – 12 |
| Bière pression locale (bar) | 3 – 7 |
| Bière importée (bouteille, bar) | 4,5 – 9 |
| Cappuccino (café) | 3 – 6 |
| Cocktail dans un bar branché | ~18 AWG (≈10 USD) |
Un budget « maîtrisé » en mangeant principalement chez soi, avec un déjeuner ou un dîner simple à l’extérieur quelques fois par semaine, reste tenable. En revanche, en adoptant le rythme des vacanciers – restaurants en front de mer, cocktails, brunchs – la facture peut rejoindre, voire dépasser celle d’une grande ville nord‑américaine.
Transport : voiture quasi indispensable et carburant coûteux
Même si l’île est petite, la plupart des expatriés considèrent la voiture comme indispensable au quotidien. Le réseau de bus Arubus dessert les grands axes entre Oranjestad, San Nicolas et les zones hôtelières, avec des trajets à 2,60 USD l’unité et des abonnements journaliers ou hebdomadaires. Mais la fréquence reste limitée le soir et hors des grands axes, ce qui complique les déplacements réguliers pour le travail ou l’école.
Coût de la voiture à Aruba
Le carburant est significativement plus cher qu’aux États‑Unis : environ 1,25–1,40 USD le litre, soit 5–6,3 USD le gallon. Pour un usage fréquent, le poste carburant devient rapidement non négligeable.
Le coût mensuel moyen pour posséder et utiliser une voiture en Aruba, incluant financement, carburant, assurance et entretien.
Pour ceux qui n’achètent pas de véhicule, la location reste possible mais relativement chère sur une longue période. Une petite voiture de location tourne souvent entre 45 et 75 USD par jour, plus l’assurance (13–18 USD par jour pour l’assurance de base, et parfois bien plus pour une couverture étendue).
Le tarif de départ d’un taxi à Aruba est plus de quatre fois supérieur à celui des États-Unis.
Comparatif de quelques coûts de transport
| Poste de transport | Aruba (ordre de grandeur) | Comparaison vs USA |
|---|---|---|
| Ticket bus local (aller simple) | ~2,60 USD | +20 % env. |
| Abonnement transport mensuel | 30 – 155 USD | +40 % env. |
| Départ taxi | nettement plus cher | +400 % env. |
| Course taxi au mile | 4,5 – 9,7 USD | +180 % env. |
| Essence (1 litre) | ~1,26 USD | +50–55 % |
Pour un expatrié, la question n’est donc pas tant « voiture ou pas voiture ? », mais plutôt « quelle taille de voiture, quelle fréquence d’utilisation, et comment optimiser les déplacements pour limiter la facture ? ».
Santé et assurances : un système solide mais des coûts à prévoir
L’un des atouts d’Aruba par rapport à de nombreux voisins caribéens est la qualité de son système de santé. L’île dispose d’un hôpital général moderne d’environ 280 lits, de plusieurs cliniques, de services d’urgences 24/7 et d’un système d’assurance santé national (AZV) pour les résidents.
Pour les expatriés résidant et travaillant localement, l’affiliation à l’Assurance Maladie (AZV) est obligatoire. Elle est financée par des cotisations sociales partagées entre l’employeur et le salarié. Cette assurance couvre la majorité des soins de base (médecin généraliste, hospitalisation, médicaments courants). Cependant, certains soins dentaires ou spécialisés peuvent ne pas être entièrement pris en charge et rester à la charge du patient, nécessitant parfois une assurance complémentaire.
Pour les non‑résidents, voyageurs, nomades digitaux ou expatriés récents, les soins se paient le plus souvent de leur poche ou via une assurance internationale privée. Quelques repères de prix illustrent la réalité du terrain.
Coûts indicatifs de soins de santé
| Type de prestation | Coût typique (USD ou AWG) |
|---|---|
| Consultation dans une clinique d’urgence | ~150 USD |
| Visite à l’hôpital avec examens simples | ~265 USD |
| Intervention chirurgicale type appendicite | 5 000 – 8 000 USD |
| Boîte de 50 comprimés de paracétamol | ~1,85 USD |
| Consultation courte chez un médecin privé | ~150 AWG |
| Boîte d’antibiotiques (12 doses) | 15 AWG |
Pour les expatriés non couverts par le système local, les assureurs internationaux proposent des couvertures santé mondiales autour de 400 USD par mois pour un adulte d’âge moyen, avec des variations selon les garanties (hospitalisation seule ou soins courants, évacuation médicale, maternité, etc.). Pour des séjours plus courts ou des nomades digitaux, des polices de voyage avec couverture médicale peuvent revenir entre 9 et 23 USD par jour.
Le coût maximal d’un transfert médicalisé en avion depuis les îles des Caraïbes peut dépasser 30 000 USD.
Éducation et garde d’enfants : moins cher que dans beaucoup de pays occidentaux
Pour les familles expatriées, la scolarisation et la garde des jeunes enfants sont des postes critiques dans le budget. Sur ce point, Aruba se révèle souvent plus abordable que l’Amérique du Nord ou l’Europe occidentale, tout en offrant une éducation de bon niveau, en particulier dans les écoles internationales.
Les crèches et maternelles privées en journée complète tournent entre 140 et 300 USD par mois, selon les établissements. C’est nettement inférieur aux tarifs d’une garde équivalente dans beaucoup de grandes villes nord‑américaines, où des sources comparent le coût de la petite enfance comme plus de trois fois plus élevé qu’à Aruba.
Les frais de scolarité annuels peuvent dépasser 17 000 USD par enfant dans certaines écoles internationales de premier cycle, comme l’International School of Aruba.
Pour l’enseignement supérieur, l’Université d’Aruba propose des tarifs relativement modestes pour les locaux, et plus élevés pour les internationaux. À titre d’exemple, un master peut coûter autour de 1 943 USD par an de frais de scolarité, auxquels s’ajoutent un budget de vie estimé à environ 1 400 USD par mois (loyer, charges, alimentation, transport).
La tentation est grande, lorsqu’on vit à quelques minutes de plages de classe mondiale, de se comporter comme un touriste permanent. Or, les loisirs à Aruba s’inscrivent dans une logique de destination balnéaire haut de gamme, avec des tarifs en conséquence.
Un abonnement mensuel à une salle de sport se situe fréquemment autour de 50 à 100 USD. Une heure de location de court de tennis peut coûter entre 28 et 50 USD. Un billet de cinéma pour une sortie internationale tourne entre 8 et 15 USD, soit légèrement moins cher qu’en Amérique du Nord.
Le prix maximum d’une journée sur l’île privée De Palm Island, incluant activités aquatiques et buffet.
Les concerts, festivals et grands événements facturent généralement entre 20 et 50 USD par entrée, dans la moyenne des destinations de vacances.
Sur une base mensuelle, un expatrié qui sort une à deux fois par semaine (bars, restaurants, cinéma, excursions occasionnelles) peut facilement dépenser plusieurs centaines de dollars, même sans adopter un train de vie « luxe ». C’est un poste à intégrer pleinement dans le budget, surtout si l’on a choisi Aruba précisément pour son cadre de vie festif et social.
Vêtements, soins personnels et achats courants
Les vêtements et chaussures sont un autre domaine où le niveau de prix surprend souvent les nouveaux arrivants. Les comparaisons internationales indiquent que les vêtements à Aruba coûtent en moyenne 15 à 20 % plus cher qu’aux États‑Unis, parfois davantage pour les grandes marques.
Le prix moyen en AWG d’une paire de baskets de marque comme Nike ou Adidas à Aruba.
Les produits d’hygiène courante – déodorant, shampoing, dentifrice, protections féminines – restent dans des gammes similaires à celles des pays occidentaux, parfois légèrement supérieures du fait de l’importation. Par exemple, un déodorant 50 ml tourne autour de 4,99 AWG, quatre rouleaux de papier toilette autour de 6 AWG, et un tube de dentifrice environ 3,16 AWG.
Pour les coupes de cheveux, un tarif standard pour un homme dans un quartier fréquenté par les expatriés est autour de 28 AWG, soit une quinzaine de dollars.
Salaires, fiscalité et pouvoir d’achat des expatriés
Si le coût de la vie est élevé, les salaires locaux ne suivent pas toujours. Les données rassemblées indiquent un salaire net moyen mensuel après impôt autour de 1 900–2 100 USD, avec certaines sources mentionnant 3 200 USD comme salaire moyen brut.
Par rapport à la moyenne américaine, ce salaire net est environ 56 % plus bas, ce qui explique un pouvoir d’achat local deux fois inférieur à celui des États‑Unis, toutes choses égales par ailleurs. Autrement dit, un Arubais moyen ressent la cherté de la vie bien plus qu’un expatrié payé selon un barème international.
Le système fiscal arubais est progressif, avec des taux d’imposition sur le revenu allant d’environ 10 % à plus de 50 % pour les hauts revenus. Des cotisations sociales substantielles (pour la pension, la santé et l’assurance invalidité) sont partagées entre l’employeur et le salarié. Les expatriés salariés localement sont généralement soumis au même régime que les résidents, à l’exception de certains statuts particuliers comme certains ‘nomades digitaux’ qui peuvent être temporairement exonérés d’impôt local.
Pour les étrangers percevant principalement des revenus de source extérieure (télétravail pour une entreprise étrangère, par exemple), la question devient plus complexe et dépend du type de permis, de la durée de présence, et des conventions fiscales applicables avec le pays d’origine. Une consultation spécialisée est souvent indispensable.
Coût de la vie : Aruba face à d’autres villes
Les comparaisons de Babijn (une localité arubaine souvent utilisée comme référence dans les bases de données) avec d’autres villes du monde donnent un éclairage intéressant. On y découvre, par exemple, qu’y vivre coûte : les frais de logement, les dépenses alimentaires et les loisirs.
Le coût de la vie à Paris est 55 % plus élevé qu’à Lima, selon les comparaisons internationales.
En clair, Aruba se situe sur un créneau intermédiaire : plus cher que de nombreuses capitales latino‑américaines, mais moins que les grandes métropoles nord‑américaines les plus onéreuses. Pour un expatrié venant de villes comme New York, San Francisco ou Toronto, le choc de prix sera donc moins brutal que pour quelqu’un venant de Buenos Aires ou Bogota.
À quoi ressemble un budget mensuel type d’expatrié ?
Chaque situation est différente, mais les données permettent d’esquisser un budget type pour une personne seule, puis pour un couple ou une petite famille, en mode « confort raisonnable » : pas de luxe ostentatoire, mais un niveau de vie agréable.
Exemple de budget mensuel pour une personne seule
| Poste | Montant indicatif (USD) |
|---|---|
| Loyer (studio / 1 chambre) | 900 |
| Charges (élec + eau) | 200 – 250 |
| Internet et mobile | 80 – 100 |
| Courses (cuisine maison) | 350 – 450 |
| Restaurants / sorties | 200 – 300 |
| Transport (voiture ou mix) | 300 – 500 |
| Santé / assurance | 150 – 400 (selon statut) |
| Divers (vêtements, loisirs) | 150 – 250 |
| Total estimé | 2 330 – 3 150 |
Ce budget correspond assez bien aux estimations globales en florins (3 597 AWG ≈ 2 000 USD) en version « frugale », mais peut facilement grimper avec un logement plus vaste, une voiture plus coûteuse ou un mode de vie très tourné vers les restaurants et les loisirs.
Exemple de budget pour un couple avec un enfant
| Poste | Montant indicatif (USD) |
|---|---|
| Loyer (maison / appart. 2–3 chambres) | 1 600 – 2 200 |
| Charges (élec + eau) | 300 – 400 |
| Internet et mobiles | 120 – 160 |
| Courses (famille) | 700 – 1 000 |
| Restaurants / sorties | 300 – 500 |
| Transport (voiture familiale) | 500 – 700 |
| Santé / assurances (famille) | 300 – 800 (selon couvertures) |
| Garde / école enfant (privé local) | 150 – 300 / mois |
| Divers (vêtements, loisirs, imprévus) | 250 – 400 |
| Total estimé | 4 220 – 6 460 |
On retrouve ici un ordre de grandeur proche des 7 900 AWG mentionnés pour une famille de quatre, sachant qu’un second enfant ou la scolarité internationale font rapidement grimper la note.
Comment contenir le coût de la vie à Aruba en tant qu’expatrié ?
Même si le cadre est objectivement cher, une partie de la facture dépend du style de vie. Plusieurs leviers permettent d’alléger la pression financière sans renoncer à la qualité de vie qui attire tant de nouveaux arrivants.
Privilégier la cuisine maison à partir de produits locaux ou peu transformés, limiter les sorties dans les zones les plus touristiques et profiter des happy hours pour les consommations alcoolisées font déjà une différence tangible. S’installer légèrement en retrait des quartiers hôteliers, dans des villes comme Santa Cruz, Paradera ou certains secteurs de San Nicolas, permet également de trouver des loyers plus doux.
Pour réduire les dépenses liées aux transports, il n’est pas nécessaire d’opter pour un SUV neuf. Privilégier une petite voiture d’occasion, combiner bus et taxi occasionnel, ou limiter la location de voiture à quelques jours par mois peut significativement alléger le budget. Cette approche est particulièrement adaptée aux personnes travaillant à distance et n’ayant pas de déplacements professionnels quotidiens.
Enfin, sur le plan des assurances et de la santé, il est crucial de ne pas se focaliser uniquement sur le montant de la prime : un incident médical grave ou une évacuation peuvent coûter autant qu’une année de salaire. Comparer attentivement les polices, anticiper l’affiliation au système local si l’on devient résident et vérifier les exclusions (sports, alcool, pré‑existants) est une forme de gestion de coûts à long terme.
Conclusion : un équilibre à trouver entre rêve tropical et réalité budgétaire
Le coût de la vie à Aruba pour les expatriés se situe à mi‑chemin entre celui de grandes métropoles nord‑américaines et celui de pays latino‑américains plus abordables. Les loyers, relativement bas pour un salaire international, peuvent donner l’illusion d’une destination « compétitive ». Mais la cherté de l’alimentation, du transport, des loisirs et des biens importés rétablit rapidement l’équation.
Pour un expatrié avec un revenu en devise forte, Aruba offre un cadre de vie attractif (climat, sécurité, services, santé, éducation internationale). En revanche, pour un salarié payé aux standards locaux, le coût de la vie élevé fragilise significativement le pouvoir d’achat par rapport aux pays voisins.
En fin de compte, réussir son installation à Aruba, ce n’est pas seulement s’habituer au soleil et au vent constant, c’est aussi bâtir un budget réaliste, aligné sur ses priorités de vie, son niveau de revenu et sa tolérance aux aléas économiques d’une petite économie insulaire largement tournée vers le tourisme.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier de plus d’un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale vers Aruba pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en conservant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 € pour un accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Grèce, Chypre, Maurice, Aruba), la stratégie retenue a consisté à cibler Aruba, territoire autonome au sein du Royaume des Pays-Bas, pour son régime fiscal favorable aux retraités internationaux, l’absence d’impôt sur la fortune, sa stabilité juridique européenne et un coût de vie inférieur à Paris. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence de longue durée avec achat de résidence principale, couverture santé internationale, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, immigration, notaire) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire) pour réduire durablement la fiscalité et sécuriser la transmission.
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