Histoire du pays à Aruba : des « îles inutiles » au pays autonome du Royaume

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Nichée au large des côtes vénézuéliennes, Histoire du pays à Aruba ne se résume pas à ses plages et à ses hôtels tout inclus. Derrière l’image de carte postale, l’île porte une trajectoire étonnante : un territoire jugé sans valeur par les conquistadors, transformé en ranch espagnol, puis en maillon discret de l’empire colonial néerlandais, avant de devenir une plateforme pétrolière de rang mondial et, enfin, un pays autonome au cœur du Royaume des Pays-Bas.

Bon à savoir :

L’histoire de l’île est marquée par la rencontre successive et le métissage de peuples amérindiens, Espagnols, Hollandais, Africains réduits en esclavage, migrants latino-américains et travailleurs internationaux. Cette confluence a façonné une société unique qui revendique aujourd’hui une identité propre.

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Des premiers habitants à la société caquetío

Bien avant l’arrivée des Européens, Histoire du pays à Aruba est déjà intégrée aux réseaux humains de l’Amérique du Sud. Les premières traces remontent à plusieurs millénaires.

Les plus anciens occupants connus appartiennent à ce que les archéologues appellent la période archaïque ou pré-céramique. Venus en pirogue depuis les côtes actuelles du Venezuela et de la Colombie, ces groupes atteignent notamment la zone du Spaans Lagoen, la « lagune espagnole ». À Sero Muskita, un outil en pierre montre une présence humaine vieille de 4 000 à 4 500 ans.

Ces chasseurs-pêcheurs-cueilleurs vivent en petites bandes de 10 à 30 personnes. Ils parcourent l’île du littoral de Malmok et Sero Colorado jusqu’aux plaines intérieures de Bringamosa et Canashito. Sans agriculture ni poterie, ils se nourrissent des ressources marines, de la faune locale et de plantes sauvages, tout en utilisant un outillage plutôt élaboré à base de pierre et de coquillage.

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Nombre d’individus inhumés dans le cimetière de Malmok, occupé entre 450 et 1000 apr. J.-C.

L’arrivée des Caquetío et la naissance d’un chefdom

À partir d’environ 850-1000, un nouveau groupe s’installe durablement : les Caquetío, issus des péninsules de Paraguaná et de La Guajira, sur la côte occidentale du Venezuela. Ils appartiennent au vaste ensemble arawak, parlent une langue de la famille arawak-maïpure et apportent avec eux une culture très différente.

Les Caquetío introduisent l’agriculture, la céramique et une organisation politique plus hiérarchisée. Leurs villages occupent les terres les plus favorables : Ceri Noca (dans l’actuelle Santa Cruz), Tanki Flip (zone de Noord), Savaneta, ainsi que deux localités plus modestes à proximité de Tanki Leendert et Parkietenbos. Ils pratiquent une agriculture sur brûlis, cultivant manioc (cassave), maïs, patates douces et probablement agave, coton et tabac.

Exemple :

Le territoire caquetío est structuré en un chefdom. L’autorité suprême est incarnée par un *diao*, un chef cumulant pouvoir spirituel et temporel, dont la fonction est héréditaire. La tradition rapporte que le cacique Manaure fédérait un vaste ensemble territorial comprenant la côte de Falcón-Zulia, la péninsule de Paraguaná et les îles d’Aruba, Bonaire et Curaçao. Cette organisation hiérarchique se caractérisait par une dépendance des villages, dirigés par des chefs subalternes, envers cette autorité centrale.

Les Caquetío ne vivent pas en vase clos. Ils participent à un réseau d’échanges régionaux : sel, pirogues, tabac, perles et colifichets circulent entre le continent et les îles. Leurs pratiques funéraires, avec inhumation dans de grandes jarres de céramique parfois recouvertes d’un deuxième récipient, puis réinhumation secondaire des os, témoignent d’une vision complexe du rapport aux ancêtres.

Partout sur l’île, notamment dans la grotte de Fontein (Arikok National Park) et à l’Ayo Rock Formation, des peintures rupestres rouges rappellent ce passé amérindien. Certaines datent d’environ l’an 1000. Jusqu’au XIXe siècle, une lignée indigène subsiste. L’ultime Arubain identifié comme pleinement autochtone est Nicolaas Pyclas, mort vers 1840 à Savaneta, qui parlait encore la langue caquetío et suivait les traditions ancestrales.

Nom de l’île : entre langue caquetío et mythes espagnols

Le nom même de Histoire du pays à Aruba reflète ce métissage précoce. La plupart des linguistes s’accordent pour y voir une déformation du terme caquetío Oruba, généralement traduit par « île bien située ». D’autres appellations autochtones circulaient : Oibubia (« île guidée ») chez les Caquetío, Arubeira dans le monde taïno, ou encore Ora Oubao (« île coquillage ») et Oirubae (« compagne de Curaçao ») dans la tradition kalinago.

La première mention écrite connue d’Aruba se trouve en 1526 sous la plume de Gonzalo Fernández de Oviedo. Les chroniqueurs espagnols transcrivaient alors le nom sous des formes variées — Orua, Oruba, Ouraba, Curava, Uruba, Arouba — avant que « Aruba » ne se stabilise dans les textes.

Gonzalo Fernández de Oviedo, chroniqueur espagnol

Une explication populaire veut que le nom vienne de oro hubo (« il y eut de l’or »), en référence aux gisements aurifères découverts plus tard. Les historiens considèrent aujourd’hui cette étymologie comme fantaisiste, même si elle a longtemps alimenté l’imaginaire local.

Conquête espagnole : « isla inútil » et déportation de masse

Lorsque les Européens entrent en scène, Histoire du pays à Aruba bascule dans une ère de bouleversements. Les navigateurs espagnols sillonnent la région dès la fin du XVe siècle. Alonso de Ojeda, compagnon d’Amerigo Vespucci, est généralement présenté comme le premier Européen à approcher Aruba autour de 1499, même si certains spécialistes estiment qu’il n’y a jamais débarqué en personne.

En 1501, la couronne espagnole lui concède l’exploitation de la côte de Coquivacoa (Venezuela actuel) ainsi que des îles de Curaçao, Aruba et Bonaire. Dans la foulée de la bulle papale Inter caetera (1493), ces territoires sont placés sous souveraineté espagnole, avec mission d’évangélisation.

Mais la déception est grande. Pas de mines d’or spectaculaires, pas de perles abondantes : les fonctionnaires royaux classent rapidement Aruba, Bonaire et Curaçao parmi les islas inútiles, les « îles inutiles ». L’archipel est pourtant loin d’être abandonné. Il va servir à un autre objectif de l’empire : alimenter l’économie minière des grandes colonies.

La déportation des Caquetío vers Hispaniola

Entre 1513 et 1515, un épisode dramatique marque l’histoire de la région. Sur ordre de Diego Colomb, fils de Christophe Colomb, le capitaine Diego Salazar organise la déportation systématique des habitants des îles Sous-le-Vent, dont Aruba. On estime qu’environ 2 000 indigènes, principalement des Caquetío, sont arrachés à leurs villages et emmenés vers Hispaniola (Saint-Domingue) pour travailler dans les mines d’or et sur les plantations.

Attention :

Le transport forcé des Amérindiens vers Hispaniola est extrêmement meurtrier, à cause des conditions du voyage, des mauvais traitements et d’une épidémie de variole en 1518. Face au dépeuplement de ces îles-relais, les autorités autorisent à partir de 1520 le retour de certains Amérindiens vers Aruba et les îles voisines, mais l’organisation sociale caquetío est déjà profondément brisée.

Parallèlement, la couronne cède pour un temps la gestion de la côte vénézuélienne à la maison bancaire allemande des Welsers (à partir de 1528), qui mène une conquête brutale du royaume caquetío continental. Aruba reste administrativement rattachée à cette province vénézuélienne jusqu’aux années 1630.

Un ranch espagnol plus qu’une colonie

Considérée comme peu rentable, Histoire du pays à Aruba devient sous domination espagnole un immense ranch. Les colons y introduisent bovins, chevaux, chèvres, moutons, porcs, chiens, ânes et probablement des chats. Les animaux circulent en quasi liberté sur les plaines arides et les terrasses calcaires, alors qu’une déforestation progressive entame la couverture végétale originelle.

Bon à savoir :

L’île était faiblement administrée par un juge et un intendant espagnols, avec un chef indigène baptisé comme médiateur. Un décret royal de 1569 interdisant de nouvelles colonies a maintenu Aruba dans un statut périphérique.

Vers 1630, le géographe hollandais Joannes de Laet note que l’île ne compte plus que quelques Espagnols et un petit nombre d’Indiens. La voie est ouverte à un changement de main.

Les Hollandais et l’ère du sel, des chèvres et des chevaux

Au XVIIe siècle, le conflit entre Provinces-Unies et Espagne rebat les cartes en Atlantique. Privés de sel ibérique pour conserver le hareng, les Hollandais se tournent vers les salines des Caraïbes. Ils créent en 1621 la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales (WIC), instrument de guerre économique et de course contre les possessions espagnoles.

Après avoir capturé Curaçao en 1634 pour ses marais salants et son port profond, la WIC étend sa mainmise. En 1636, des troupes néerlandaises occupent Aruba et Bonaire. Johannes van Walbeeck, chef de l’expédition, devient gouverneur de cet ensemble qu’il désigne comme les « îles de Curaçao ».

Une colonie d’appoint dans un empire maritime

Histoire du pays à Aruba ne devient pas une colonie de plantation comme d’autres îles sucrières. L’aridité du climat et la pauvreté des sols empêchent la mise en place de grands domaines canniers. Pour la WIC, l’île sert d’abord de base logistique et agricole : élevage de chevaux et de chèvres, petites cultures vivrières, exploitation de bois de Brésil pour la teinture rouge.

Astuce :

Les Néerlandais ont structuré leur administration à Aruba en s’appuyant sur les populations Caquetío locales. Ces dernières, réorganisées en communautés agricoles dirigées par des « capitaines » indigènes, n’étaient pas officiellement des esclaves mais leur liberté était très restreinte. La Compagnie des Indes Occidentales (WIC) interdisait initialement l’installation de colons non indigènes, limitant la présence européenne à quelques soldats stationnés à Savaneta. L’administration était minimaliste, composée d’un commandant blanc assisté d’un petit nombre d’auxiliaires, gouvernant l’île au nom de la WIC.

Dans l’espace atlantique néerlandais, Aruba occupe une place modeste mais non négligeable. Les colonies de Nouvelle-Néerlande (New York actuel) envoient matériaux de construction et vivres, et reçoivent en échange bois de teinture, sel et chevaux des « îles de Curaçao ». Curaçao, pour sa part, devient rapidement un grand marché d’esclaves négriers. Aruba, elle, fournit plutôt des animaux de bât et de trait.

Parenthèse britannique et retour néerlandais

Pendant les guerres napoléoniennes, la suprématie maritime change de camp. La Royal Navy s’empare en plusieurs temps des possessions néerlandaises dans les Antilles. Histoire du pays à Aruba passe sous pavillon britannique de 1806 à 1816. Londres contrôle ainsi un chapelet stratégique aux portes de l’Amérique du Sud.

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Année de la restitution officielle d’Aruba aux Pays-Bas et de son intégration dans la colonie de Curaçao et dépendances.

Esclavage, pseudo-servitude et métissage

L’histoire coloniale de Histoire du pays à Aruba porte, comme ailleurs dans la Caraïbe, la marque de l’esclavage. Mais la réalité y est plus nuancée que l’image classique de la plantation sucrière.

Attention :

Sous la domination néerlandaise, bien que la loi interdise en principe l’esclavage des indigènes, de nombreux Amérindiens vivent dans une situation de dépendance quasi servile. Parallèlement, des Africains sont importés, en nombre limité, pour travailler dans l’élevage, l’agriculture et les salines.

Les registres du début du XIXe siècle permettent de mesurer cette dualité. En 1820, un rapport de population recense 331 personnes asservies : 157 d’origine indigène et 174 d’origine africaine. Vingt ans plus tard, en 1840, le total passe à 497 : 269 Amérindiens et 228 Africains. En 1862, à la veille de l’abolition, les esclaves représentent encore 15 % de la population d’Aruba.

La mission du commandant Simon Plats

Un épisode illustre la zone grise entre légalité et pratique. En 1827, le commandant néerlandais Simon Plats constate qu’au moins 51 Amérindiens sont traités comme des esclaves par des familles locales, alors même que le droit du royaume l’interdit officiellement. Il contraint les maîtres à signer des déclarations reconnaissant leur liberté. Mais cette mesure, si symbolique soit-elle, ne fait qu’entamer un système profondément enraciné.

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Nombre d’esclaves libérés à Aruba lors de l’abolition dans l’empire néerlandais en 1863.

Le XIXe siècle : or, phosphate et aloès

Au XIXe siècle, Histoire du pays à Aruba reste en marge des grandes routes économiques, mais trois filières vont progressivement transformer son visage : l’or, le phosphate et surtout l’aloès.

La fièvre de l’or

Une première prospection aurifère organisée par la Compagnie des Indes occidentales au début du XVIIIe siècle avait été un échec. Il faut attendre 1824 pour qu’un jeune berger, Willem Rasmijn, découvre par hasard un nugget dans le lit de Rooi Fluit. Très vite, une cinquantaine de kilos d’or sont trouvés, suscitant un engouement local. Les autorités coloniales encadrent la ruée et interdisent les recherches non autorisées.

Des compagnies minières étrangères entrent en scène. L’Aruba Island Gold Mining Company (britannique) et plus tard l’Aruba Gold Concessions Company exploitent les gisements, notamment à Miralamar, Bushiribana et Balashi. À Miralamar, des galeries s’enfoncent sur plus de 300 mètres sous terre. À Bushiribana (côte nord), un imposant moulin à minerai en pierre, construit dans les années 1870, transforme le quartz aurifère provenant des collines de Ceru Plat. À Balashi, une autre usine, inaugurée en 1899, introduit le procédé au cyanure.

Techniques et Héritage de l’Exploitation Aurifère

Méthodes d’extraction rudimentaires et impact durable de la ruée vers l’or sur l’île, de la fin du XIXe siècle à 1916.

Techniques d’Extraction Rudimentaires

Broyage mécanique des roches, séparation du minerai par le vent, puis amalgamation au mercure avant la fusion finale.

Conditions et Rendements

Conditions de travail rudes et rendements inégaux pour les mineurs durant toute la période d’exploitation.

Production Totale

Plus de trois millions de livres d’or extraites jusqu’à l’épuisement des gisements, vers 1915-1916.

Héritage Industriel

L’industrie minière n’a pas laissé une richesse durable, mais des ruines monumentales aujourd’hui devenues des attractions touristiques.

Phosphate et aloès : deux autres paris miniers et agricoles

À partir de 1859, les dépôts de phosphate d’Aruba sont exploités par l’Aruba Phosphate Company. Comme ailleurs dans la Caraïbe, ce minerai sert d’engrais pour l’agriculture européenne. L’activité ne dure qu’un temps, soumise aux aléas des gisements et des cours mondiaux.

En parallèle, un autre végétal va s’imposer dans le paysage : l’aloès. Introduit au milieu du XIXe siècle, probablement sous l’impulsion du gouverneur Frederik baron van Raders, le cactus médicinal trouve dans les terres sèches et pierreuses de l’île un terroir idéal. Sa résine, riche en aloin (22 % à Aruba contre 15 % au maximum ailleurs), est recherchée par l’industrie pharmaceutique pour la fabrication de laxatifs.

Sous le commandant Jan Helenus Ferguson (années 1860-1870), la culture s’étend et une route menant du centre-ville vers les champs d’aloès porte encore son nom. Dans la plantation de Socotoro — toponyme qui rappelle l’île de Socotra, autre terre d’aloès dans l’océan Indien —, une installation moderne à vapeur est mise en service au début du XXe siècle.

À la fin du XIXe siècle, le prix de la gomme d’aloès plonge, rendant la culture quasi non rentable. Mais un entrepreneur local, Cornelis Eman, fonde en 1890 Aruba Aloe Balm N.V., mise sur la reprise du marché et développe progressivement ses plantations à Hato et ailleurs. Vers 1905, la conjoncture se retourne, et Aruba devient le principal fournisseur mondial de résine d’aloès, exportée surtout vers New York, Hambourg et Londres. On parle alors de « résine de Curaçao », considérée comme l’une des meilleures du marché, dont Aruba assure plus de 90 % des volumes.

Au début des années 1920, environ les deux tiers de la superficie de l’île sont couverts d’aloès. L’archipel gagne le surnom d’« île aux aloès ». En 1951, la production atteint quelque 15 000 livres, soit 30 % de la production mondiale. Pour beaucoup de petits paysans (cunuceros), l’aloès représente un revenu de secours vital en saison sèche ou lors de périodes de chômage.

De l’huile de roche à l’or noir : l’ère des raffineries

Le véritable basculement économique survient néanmoins au XXe siècle, lorsque Histoire du pays à Aruba devient une plateforme énergétique stratégique à proximité des gisements vénézuéliens.

L’installation des géants pétroliers

Dans les années 1920, la compagnie Lago Oil and Transport, filiale de Standard Oil (future Exxon), choisit San Nicolas, à l’extrémité sud-est de l’île, pour y implanter une gigantesque raffinerie. Mise en service en 1924, l’installation se développe au fil des années et traite le brut venu du lac Maracaibo. En 1927, l’Arend Petroleum Company, liée au groupe Royal Dutch Shell, ouvre une seconde raffinerie près d’Oranjestad, connue sous le nom d’Eagle.

Ces deux complexes industriels transforment profondément la société arubaine. Ils attirent des milliers de travailleurs venus d’autres îles caribéennes, du Venezuela, de Colombie, mais aussi d’Europe et d’Asie. Un port pétrolier, des quartiers ouvriers, des infrastructures ferroviaires et routières se bâtissent à grande vitesse. Le mode de vie rural cède du terrain face à une société salariale industrielle.

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Après son extension, la raffinerie de Lago est devenue la deuxième plus grande du monde, juste derrière celle de l’Isla de Curaçao.

Seconde Guerre mondiale : une île sous haute protection

Quand les Pays-Bas sont envahis par l’Allemagne en 1940, les Antilles néerlandaises passent sous l’autorité du gouvernement en exil. Aruba se retrouve en première ligne de l’effort de guerre allié : ses raffineries fournissent un carburant essentiel aux flottes et aux forces aériennes.

Dès 1939, une batterie d’artillerie côtière est installée à Juana Morto pour protéger San Nicolas. Le 10 mai 1940, 180 fusiliers marins français débarquent pour renforcer la défense, bientôt remplacés par des troupes britanniques et écossaises (notamment les Cameron Highlanders) en juillet. Des Arubains s’engagent dans le Volunteer Korps Aruba (VKA), une force de défense locale. La conscription est instaurée en décembre 1940. Des camps militaires voient le jour à Oranjestad et Savaneta, ce dernier devenant plus tard la caserne du corps des Marines néerlandais.

En janvier 1942, les premiers soldats américains arrivent, prenant la relève des Écossais. La piste de l’aéroport Dakota est prolongée et fortifiée pour accueillir des bombardiers US, tandis que la route principale reliant Oranjestad à San Nicolas est détournée le long de la côte. Elle deviendra plus tard le L.G. Smith Boulevard, du nom du directeur de Lago.

Attention :

Dans la nuit du 16 février 1942, lors de l’opération Neuland, le sous-marin allemand U-156 torpille trois pétroliers près d’Aruba. Une erreur lors du bombardement de la raffinerie fait exploser son propre canon, causant des victimes dans l’équipage. Une torpille échouée explose le lendemain. La présence d’un navire chargé de 3 000 tonnes de TNT dans le port a failli provoquer une catastrophe bien plus grande.

L’épisode, traumatisant, provoque le départ temporaire de nombreux habitants de San Nicolas vers Santa Cruz ou vers l’étranger. Des positions d’artillerie supplémentaires et des camps de tentes sont installés vers le phare de Seroe Colorado et Seagrape Cove. Les convois de pétroliers, depuis le lac Maracaibo, sont désormais escortés par des navires de guerre et des avions.

La mémoire de la guerre s’incarne aussi dans la figure de Boy Ecury, Arubain né en 1922, qui rejoint la résistance néerlandaise, est capturé et exécuté par les nazis en 1944. Ses restes sont rapatriés en 1947, et un parc à son effigie est inauguré en 1949 sur le boulevard d’Oranjestad.

Naissance du tourisme et mutations sociales

Après la guerre, Histoire du pays à Aruba affiche un niveau de vie rarement atteint dans la Caraïbe, grâce aux salaires de Lago et d’Eagle. Mais déjà, une autre activité commence à poindre : le tourisme.

Exemple :

Dès les années 1930, l’arrivée d’un avion KLM sur la piste de Dakota et l’apparition d’une maison d’hôtes à Oranjestad marquent les prémices. En 1943, le Coral Strand Hotel (futur Talk of the Town) ouvre, suivi de l’hôtel Scala en 1949. La création de l’Aruba Tourist Commission en 1947 officialise la volonté de structurer la filière. Le secteur s’accélère avec l’arrivée du premier paquebot de croisière, le *Tradewind*, en 1955, puis le développement de Palm Beach avec l’hôtel Basi-Ruti en 1957 et le premier grand complexe international, l’Aruba Caribbean Hotel, en 1959.

L’or noir, cependant, reste dominateur. Les données économiques montrent qu’au milieu du XXe siècle, les raffineries assurent près de 30 % du revenu réel de l’île et 50 % des recettes publiques. L’Eagle ferme dans les années 1950, mais Lago poursuit une activité massive jusqu’aux années 1980.

Bon à savoir :

La fermeture du port pétrolier en 1985, due à une baisse de la demande et à une réorientation des flux, a provoqué la perte de milliers d’emplois et un choc économique sévère. Cette crise a accéléré la reconversion de l’économie locale vers le secteur touristique, une transition déjà engagée.

Entre 1986 et 1991, le nombre de chambres d’hôtel passe d’environ 2 800 à plus de 5 600. À la fin de 1996, l’île compte plus de 7 000 chambres, dont plus de 2 200 en time-share. Les plages de Palm Beach (zone des grands hôtels) et Eagle Beach/Punta Brabo (zone des « low-rise ») se couvrent de resorts. L’aéroport, construit en 1972 et agrandi en 1987, se dote en 1988 d’un contrôle pré-immigration pour les États-Unis, facilitant l’afflux des visiteurs nord-américains.

Vers l’autonomie : le « Status Aparte »

La montée en puissance du tourisme se joue sur fond de débat politique. Depuis le XIXe siècle, Histoire du pays à Aruba est administrée avec les autres îles néerlandaises au sein d’un même ensemble, la colonie de Curaçao et dépendances, puis, après 1954, les Antilles néerlandaises, entité autonome du Royaume.

Beaucoup d’Arubains supportent mal la centralisation à Willemstad (Curaçao), vécue comme une domination. Dès 1947, un premier staatsreglement — proto-constitution — esquisse le désir d’un statut à part. Mais c’est surtout dans les années 1970 que la revendication prend forme, portée par le charismatique Betico Croes, fondateur du Movimiento Electoral di Pueblo (MEP).

Le long combat de Betico Croes

En 1972, lors d’une conférence à Suriname, Croes propose un Commonwealth néerlandais composé de quatre États : Aruba, les Pays-Bas, Suriname et les Antilles néerlandaises. En 1976, Aruba adopte son drapeau et son hymne national, affirmant symboliquement sa singularité.

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Pourcentage de suffrages en faveur de l’indépendance d’Aruba vis-à-vis des Pays-Bas lors du référendum de 1977 organisé sous supervision des Nations unies.

En mars 1983, un accord est trouvé : Aruba obtiendra le Status Aparte en 1986, devenant un pays autonome au sein du Royaume, avec une trajectoire graduelle vers l’indépendance complète prévue pour 1996. Une constitution est rédigée et adoptée à l’unanimité en août 1985.

Bon à savoir :

Le 1er janvier 1986, Aruba se sépare des Antilles néerlandaises pour devenir un pays constitutif du Royaume des Pays-Bas. Henny Eman (AVP) en devient le premier Premier ministre. Betico Croes, figure centrale de ce processus, décède en 1986 des suites d’un accident de la route survenu en 1985. Il est honoré du titre de « Libertador di Aruba », le libérateur de l’île.

En 1990, à la demande du Premier ministre Nelson Oduber, Aruba, les Pays-Bas et les Antilles néerlandaises conviennent de reporter indéfiniment l’étape finale de l’indépendance. L’article fixant 1996 comme échéance est finalement abrogé en 1995. Depuis, l’île conserve son statut de pays autonome, tandis que les Antilles néerlandaises sont dissoutes en 2010 : Curaçao et Saint-Martin obtiennent un statut similaire, Bonaire, Saba et Saint-Eustache devenant des communes spéciales néerlandaises.

Population, langues et culture : une mosaïque caribéenne

L’histoire chaotique de Histoire du pays à Aruba se lit aujourd’hui dans son tissu social. Avec environ 110 000 habitants pour 179 km², l’île rassemble des personnes issues de 140 à 150 nationalités différentes. Près des deux tiers de la population sont nés à Aruba ou dans les anciennes Antilles néerlandaises. Les autres viennent principalement de Colombie, du Venezuela, de la République dominicaine, des Pays-Bas, mais aussi d’Haïti, de Chine, du Pérou, des États-Unis, de la région caraïbe et d’Asie.

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Environ 40 % des résidents sont nés à l’étranger, avec 17 000 réfugiés vénézuéliens représentant 15 % de la population en 2019.

Papiamento, héritier des migrations

La langue la plus parlée est le papiamento, créole d’origine ibéro-portugaise nourri de mots espagnols, néerlandais, africains, anglais et caquetío. Il constitue l’ossature identitaire de l’île, aux côtés du néerlandais, langue officielle des institutions et de l’enseignement. L’espagnol occupe une place importante en raison de la proximité et des migrations sud-américaines, tandis que l’anglais s’est imposé avec le tourisme et l’ancienne présence pétrolière et militaire américaine. À San Nicolas, un créole anglais local, le « Sani English », témoigne de ce brassage.

Bon à savoir :

La richesse linguistique actuelle est le fruit d’une longue histoire de croisements culturels : influences espagnoles (XVIe siècle) et néerlandaises (depuis 1636), apports africains liés à l’esclavage, présence séfarade, migrations asiatiques (Indonésie, Chine, Philippines) et, plus récemment, afflux latino-américain.

Sur le plan religieux, environ trois quarts de la population se réclament du catholicisme, aux côtés de différentes églises protestantes et de minorités diverses. Les fêtes, musiques et cuisines associent héritages ibériques, africains, amérindiens et créoles : waltz arubain, tumba, carnaval organisé depuis les années 1950, plats comme le keshi yená (fromage farci), ayaca ou sancocho, croyances en la brua et l’« oeil mauvais ».

Gouvernance, économie et enjeux contemporains

Aujourd’hui, Histoire du pays à Aruba est un pays constitutif du Royaume des Pays-Bas, au même titre que les Pays-Bas, Curaçao et Saint-Martin. Le Roi des Pays-Bas en est le chef d’État, représenté localement par un Gouverneur nommé pour six ans. Le gouvernement, dirigé par un Premier ministre et un conseil des ministres, est responsable devant un Parlement de 21 membres élus au suffrage universel pour quatre ans.

Bon à savoir :

L’île bénéficie d’une large autonomie interne, notamment en matière d’éducation, de santé, de fiscalité et de politique économique. Cependant, les affaires étrangères et la défense relèvent de la compétence du Royaume. Sur le plan judiciaire, elle partage ses institutions avec les autres territoires caribéens néerlandais, et la Cour suprême des Pays-Bas constitue l’autorité judiciaire suprême.

Une économie tournée vers le tourisme mais en quête de diversification

Classée économie à revenu élevé, Histoire du pays à Aruba s’appuie désormais principalement sur le tourisme, qui représente l’essentiel du PIB et de l’emploi. Les industries pétrolière et financière (banques offshore, logistique pétrolière) restent présentes mais dans une moindre mesure qu’au temps de Lago. Des secteurs comme la culture de l’aloès, l’élevage, la pêche, l’export de biens divers (art, équipements électriques, matériel de transport) complètent le tableau, mais leur poids est limité.

Bon à savoir :

L’économie de l’île est fortement dépendante du tourisme, la rendant sensible aux crises extérieures (ex: 11 septembre 2001, COVID-19). Pour renforcer sa résilience, les autorités visent à diversifier les activités vers le cannabis/chanvre industriel, l’économie circulaire, l’agroécologie adaptée à l’aridité, les technologies et les services financiers.

L’aridité elle-même est en partie héritée du passé : les coupes forestières intensives de la période coloniale ont aggravé la sécheresse. Aujourd’hui, à peine 2 à 3 % du territoire sont couverts de forêts, et les zones protégées restent limitées, malgré l’existence du parc national d’Arikok (environ 20 % de la surface) et du travail de la Aruba Conservation Foundation, qui gère un réseau de sites terrestres et marins.

Préserver la mémoire : archives, monuments et patrimoine vivant

Dans ce contexte de mutations rapides, la question de la mémoire devient centrale. Depuis plusieurs années, des institutions arubaines se mobilisent pour sauvegarder et partager l’histoire de l’île.

La Biblioteca Nacional Aruba et l’Archivo Nacional Aruba ont lancé un vaste mouvement de numérisation, fédéré au sein de la plateforme « Coleccion Aruba ». Cette collection numérique, rassemblant plus de 150 000 documents, images, enregistrements audio et vidéos, permet d’accéder gratuitement à des archives qui, autrefois, restaient confinées dans des dépôts. Hébergées également sur des réseaux de stockage décentralisés, ces données servent aussi bien aux chercheurs internationaux qu’aux familles qui tentent de reconstituer leur arbre généalogique — tâche délicate, notamment pour les descendants d’esclaves longtemps privés de noms de famille.

Exemple :

La Fondation du Fonds des Monuments (SMFA) restaure des bâtiments emblématiques tels que des maisons coloniales, des tours, des phares, d’anciens hôtels et des boutiques historiques. L’île organise également des journées du patrimoine (« Open Monumentendag Aruba ») pour ouvrir ces sites au public. Des projets comme l’« Eagle History Tour » utilisent des installations artistiques et des parcours audioguidés pour mettre en lumière le rôle d’Aruba pendant la Seconde Guerre mondiale.

Les initiatives citoyennes, telles que « Biba Nos Herencia » (« Vivons notre héritage »), collectent des milliers de photos anciennes, partagées sur les réseaux sociaux, tandis que des collaborations avec Wikimedia alimentent Wikipédia en contenus sur l’histoire et le patrimoine arubains.

Ainsi, une île longtemps réduite, dans les archives coloniales, à la catégorie d’« inutile » se raconte désormais par ses propres voix, dans ses propres langues.

De « isla inútil » à pays autonome : un fil continu

Relire Histoire du pays à Aruba, c’est voir se dessiner un fil conducteur : la capacité de cette petite île, pauvre en ressources naturelles mais riche de ses circulations humaines, à se réinventer à chaque tournant.

Peuplée d’abord par des groupes de pêcheurs et d’agriculteurs caquetío intégrés au monde sud-américain, elle est vidée de ses habitants pour servir de réservoir de main-d’œuvre aux mines d’or hispanioles, puis transformée en ranch à ciel ouvert. Sous domination néerlandaise, elle fonctionne comme arrière-cour agropastorale dans un empire commercial atlantique, tout en devenant le théâtre discret de formes d’esclavage et de métissage.

Bon à savoir :

Au XIXe siècle, l’économie repose sur l’or, le phosphate et l’aloès. Le XXe siècle la transforme en un centre pétrolier mondial et un pion stratégique pour les Alliés. Après la fin de l’ère pétrolière, l’île développe le tourisme de masse tout en négociant son émancipation politique vis-à-vis de Curaçao.

Aujourd’hui, Histoire du pays à Aruba occupe une position singulière : pays autonome, fortement inséré dans le Royaume des Pays-Bas, mais revendiquant une identité créole propre, nourrie de ses racines caquetío, de ses langues métissées et de ses multiples vagues migratoires. Sa trajectoire, loin d’être achevée, continue de s’écrire entre mer des Caraïbes, influences sud-américaines et institutions européennes.

Astuce :

Pour saisir d’un coup d’œil une longue évolution, il est efficace de comparer quelques jalons essentiels. Cette méthode permet de visualiser rapidement les étapes clés et les transformations majeures sans se perdre dans les détails.

Synthèse chronologique (données sélectionnées)

Période / Date (approx.)Événement cléImpact sur Aruba
2500–2000 av. J.-C.Arrivée des premiers groupes archaïques par pirogueOccupation de sites comme Sero Muskita, début du peuplement humain
850–1000 apr. J.-C.Installation des Caquetío (Arawak) depuis le VenezuelaIntroduction de l’agriculture, de la poterie et d’un chefdom structuré
1513–1515Déportation d’environ 2 000 indigènes vers HispaniolaEffondrement démographique des populations autochtones insulaires
1636Occupation néerlandaise dans le cadre de la WICIntégration à l’empire commercial hollandais, élevage de chevaux et chèvres
1824Découverte de l’or par Willem RasmijnDébut de la ruée vers l’or et de l’exploitation minière industrielle
Milieu XIXe siècleDéveloppement de la culture d’aloèsPremière grande filière agricole d’exportation, « île aux aloès »
1924–1927Construction des raffineries Lago et Arend/EagleTransformation en centre mondial de raffinage, afflux massif de main-d’œuvre
1942Attaque du sous-marin U-156Prise de conscience de la valeur stratégique des raffineries, renforcement militaire
1977Référendum en faveur de l’indépendance (82 %)Lancement du processus vers le Status Aparte
1er janvier 1986Status de pays autonome au sein du RoyaumeSéparation des Antilles néerlandaises, naissance du « pays Aruba »
Depuis les années 1990Suprématie du tourisme dans l’économieRecomposition sociale, dépendance au secteur des services et au marché global

Et si l’on regarde aujourd’hui la composition de sa population et ses langues, on mesure à quel point les siècles de migrations successives ont façonné le pays.

Portrait démographique et linguistique (ordres de grandeur récents)

IndicateurValeur indicativeCommentaire
Population totale~108 000–123 000 habitantsEnviron un tiers de la population totale de la Caraïbe néerlandaise
Part de personnes nées à l’étranger~38–40 %Fort poids des migrants latino-américains et caribéens
Principaux pays de naissance (hors Aruba/Antilles)Colombie, Venezuela, République dominicaine, Pays-BasReflète la proximité géographique et les liens historiques
Langues les plus parléesPapiamento (majoritaire), espagnol, anglais, néerlandaisSociété clairement multilingue
Principale religionCatholicisme (~75 %)Coexistence avec diverses dénominations protestantes et autres cultes

L’histoire de Histoire du pays à Aruba n’est donc pas celle d’une île isolée, mais celle d’un carrefour, longtemps marginalisé par les puissances coloniales, devenu aujourd’hui un pays caribéen singulier, conscient de ses racines autant que de son rôle dans un monde de plus en plus interconnecté.

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Après comparaison de plusieurs destinations ensoleillées (Aruba, Chypre, Maurice, Grèce), la stratégie retenue a été de cibler Aruba pour son cadre fiscal attractif, l’absence d’impôt sur la fortune, la possibilité de structurer des revenus via des sociétés locales, un cadre de vie premium et sécurisé et une fiscalité avantageuse sur certains revenus de capitaux étrangers. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, reports d’imposition), obtention de la résidence (visa, permis de séjour, achat ou location longue durée), coordination CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français, mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, immigration, notaire) et intégration patrimoniale globale pour réduire la fiscalité, préparer la transmission et limiter les risques de double imposition France–Aruba.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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