Expatriation avec des animaux de compagnie à Aruba : démarches et conseils pratiques

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer à Aruba avec son chien ou son chat est tout à fait possible, mais ce n’est ni spontané ni improvisé. L’île applique des règles sanitaires strictes pour protéger son statut de territoire à faible incidence de rage et pour préserver un écosystème fragile. Entre formalités vétérinaires, contraintes de voyage et adaptation à un climat tropical, un projet d’expatriation avec animal se prépare plusieurs semaines, voire plusieurs mois à l’avance.

Bon à savoir :

Ce guide, basé sur les règles du Veterinary Service of Aruba, les pratiques des compagnies aériennes et le contexte local (climat, santé, réseau vétérinaire, hébergement), détaille toutes les démarches administratives et les contraintes pratiques pour les futurs expatriés avec un animal.

Comprendre le cadre réglementaire à Aruba

Aruba autorise l’entrée des chiens et des chats, y compris les animaux d’assistance et de service, sous réserve du respect de conditions précises. La clé du dispositif est la prévention de la rage et des maladies exotiques, mais aussi le contrôle des espèces susceptibles de devenir invasives ou protégées par la convention CITES.

L’autorité compétente est la Veterinary Service of Aruba (Service vétérinaire d’Aruba), qui délivre les approbations d’importation, examine les certificats de santé et gère également les permis CITES pour certaines espèces.

Tableau récapitulatif des principaux contacts officiels :

OrganismeCoordonnées principales
Veterinary Service of ArubaBarcadera 1, Aruba, Dutch Caribbean
Téléphone+297 522 4310 / +297 585 0400
Fax+297 585 1828
E-mail officielvetservice@dvg.aw

Les règles générales reposent sur plusieurs grands principes. D’abord, l’animal doit venir d’un pays à faible incidence de rage et y avoir résidé sans interruption pendant au moins six mois avant le départ, ou y être né et y avoir toujours vécu jusqu’au voyage. Ensuite, Aruba refuse l’entrée aux chiens et chats en provenance de pays à forte incidence de rage ainsi que de toute l’Amérique du Sud et de l’Amérique centrale, mais aussi de Cuba, Haïti, la République dominicaine et le Mexique.

Attention :

Une exception aux restrictions existe pour les animaux faisant partie d’un déménagement de foyer. Elle est conditionnée à l’obtention préalable d’un « Certificate of No Objection » (certificat de non-objection) délivré par le Service vétérinaire. Sans ce document, un animal, comme un chien, ayant transité par un pays interdit ne sera pas accepté.

Certaines espèces ou croisements posent en outre problème. Les hybrides de loup, les chats Savannah et Bengal ne peuvent être importés que s’ils sont au moins de cinquième génération par rapport à leur ancêtre sauvage. Pour toutes les autres espèces de compagnie (oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, rongeurs, lapins…), il est impératif de contacter le Veterinary Service avant le voyage afin de connaître les conditions exactes, l’île évaluant au cas par cas les risques pour la santé publique et l’environnement.

Originie du pays, rage et admissibilité : qui peut entrer à Aruba ?

Avant même de penser billets d’avion ou recherche de logement, la première question à se poser est : mon pays de départ est‑il admissible ? Dans le cas contraire, le projet sera très compliqué, voire impossible sans exception officielle.

Aruba distingue les pays en fonction de la situation épidémiologique de la rage et de la géographie :

Astuce :

L’entrée d’un animal est autorisée s’il provient d’un pays à faible incidence de rage (ex. : États‑Unis, Pays‑Bas), à condition qu’il y ait résidé continuellement pendant les six derniers mois ou y soit né et y ait toujours vécu. L’entrée est interdite depuis tous les pays d’Amérique du Sud, d’Amérique centrale, ainsi que Cuba, Haïti, la République dominicaine, le Mexique et tout autre pays classé à haut risque de rage. Une dérogation est possible pour les animaux faisant partie d’un déménagement de foyer, après l’obtention d’un certificat de non‑objection délivré par le Service vétérinaire.

Tableau simplifié des situations d’origine :

Situation d’origine du chien / chatStatut d’entrée à Aruba
Pays à faible incidence de rage, résidence continue ≥ 6 moisAutorisé (si toutes les autres conditions remplies)
Né et toujours vécu dans un pays éligibleAutorisé
Originaire ou ayant transité par Amérique du Sud / CentraleInterdit (sauf certificat de non‑objection)
Originaire de Cuba, Haïti, République dominicaine, MexiqueInterdit (sauf certificat de non‑objection)
Pays à forte incidence de rageInterdit

Pour un départ des États‑Unis, la règle est encore plus claire : le chien ou le chat doit avoir vécu sans interruption pendant les six mois précédant l’exportation sur le territoire américain. Les chiots et chatons doivent en plus être nés aux États‑Unis et y avoir toujours vécu. Ces exigences visent à empêcher des réintroductions indirectes d’animaux provenant de pays interdits via les USA.

En pratique, le vétérinaire qui prépare le certificat devra écrire noir sur blanc que l’animal a bien cette résidence continue ou qu’il est né et a toujours vécu dans le pays de départ.

Microchip et identification : la base de tout dossier

À Aruba, la pose d’une puce électronique n’est pas une option mais une obligation. L’identification se fait via une puce :

– de marque AVID, ou

compatible avec la norme ISO 11784 / 11785 (la plupart des puces 15 chiffres à 134,2 kHz).

Attention :

Tous les documents officiels (certificat de santé, attestations de vaccination, formulaire d’import) doivent mentionner le numéro de microchip. L’implantation de la puce doit être effectuée avant ou le jour même de la vaccination antirabique. En cas d’utilisation d’une puce non ISO, le propriétaire doit se munir d’un lecteur compatible, les services d’arrivée n’étant pas obligés de disposer de différents types de scanners.

Pour un expatrié, il est recommandé de : bien se renseigner sur la culture et les lois du pays d’accueil, établir un réseau social pour faciliter l’intégration, apprendre la langue locale pour favoriser la communication, et s’informer sur les services de santé disponibles. Il est également conseillé de prévoir un budget pour les premières dépenses et de se familiariser avec le système bancaire local.

vérifier régulièrement la lisibilité de la puce chez le vétérinaire,

enregistrer la puce dans un registre reconnu (fabricant ou base nationale),

mettre à jour ses coordonnées avant le départ, puis après l’installation à Aruba.

En cas de puce illisible ou défectueuse, une nouvelle implantation peut être nécessaire et les procédures d’importation devront alors être recalées sur la nouvelle date de vaccination postérieure à la pose de la puce.

Vaccination antirabique : un calendrier à bien caler

La lutte contre la rage est au cœur du système d’importation. Pour un chien ou un chat de plus de 3 mois (12 semaines), Aruba exige une vaccination antirabique valide répondant à plusieurs contraintes calendaires.

Les grandes lignes sont les suivantes :

Bon à savoir :

Pour les animaux de moins de 12 semaines, aucun vaccin n’est obligatoire, mais le certificat de santé doit indiquer « trop jeune pour la vaccination antirabique ». Le premier vaccin de la vie doit être administré au moins 30 jours avant l’entrée, sauf pour les chiots et chatons de 12 à 16 semaines où ce délai peut être levé selon les directives d’Aruba. Si l’animal a un vaccin triennal valide, aucune revaccination n’est requise. Pour les vaccins classiques, la dose doit être donnée entre un mois et un an avant l’importation.

Le certificat de vaccination doit contenir toutes les informations techniques :

Informations obligatoires sur la vaccination antirabique
Nom commercial du vaccin
Numéro de lot
Date d’expiration du vaccin
Date d’administration
Nom, adresse, téléphone et signature du vétérinaire vaccinateur

À noter qu’aucun titrage sérique antirabique (FAVN) n’est exigé par Aruba, même pour les pays tiers. Un résultat de titrage isolé ne remplace pas un certificat de vaccination correctement rempli.

Pour un projet d’expatriation, il est donc crucial de planifier la vaccination en amont, surtout si l’animal n’a jamais été vacciné contre la rage ou si sa protection arrive à expiration. Toute erreur de timing peut entraîner un report du voyage, voire un refus d’embarquement si la compagnie aérienne contrôle les dates.

Certificat de santé et inspection sanitaire : la pièce maîtresse

Outre le vaccin, Aruba impose la présentation d’un certificat de bonne santé. Pour les animaux venant des États‑Unis, ce document doit :

– être établi par un vétérinaire accrédité USDA,

– être délivré dans les 14 jours précédant l’arrivée à Aruba,

– être contre‑signé (endorsed) par un bureau USDA APHIS.

Le certificat doit être complet, lisible et sans ratures, car la moindre incohérence peut bloquer son endossement ou provoquer des difficultés à l’arrivée. Il doit notamment comporter :

Exemple :

Pour obtenir un passeport européen pour un chien, le dossier doit inclure : les coordonnées complètes du propriétaire (nom, adresse, téléphone) et du vétérinaire (nom, adresse, téléphone) ; une description détaillée de l’animal (ex. : chien, Berger Australien, mâle, 3 ans, robe bleu merle, cicatrice sur la patte avant gauche) ; le numéro de microchip (ex. : 123456789012345) ; la preuve d’une résidence continue de six mois dans un pays éligible ou de la naissance et vie continue dans celui-ci ; le détail de la vaccination antirabique (date, vaccin, numéro de lot, date de validité) ; et les éventuels autres vaccins et traitements antiparasitaires (ex. : vaccin contre la maladie de Carré, traitement contre les tiques).

Depuis le 7 octobre 2016, Aruba demande en plus des déclarations spécifiques relatives à la myiase à vis (New World Screwworm). Le vétérinaire doit examiner l’animal dans les 14 jours précédant le départ et attester :

que l’animal ne vient pas d’une zone de contrôle ou de lutte contre cette mouche parasite,

qu’il ne transitera pas par une telle zone.

Dans la pratique, de nombreux vétérinaires utilisent le système électronique VEHCS pour soumettre le certificat au USDA. Aruba accepte l’endossement numérique : le vétérinaire peut donc imprimer un certificat déjà approuvé. Il reste ensuite à transmettre ce document au Service vétérinaire d’Aruba pour pré‑approbation.

Procédure de pré‑approbation et “import permit” : l’étape souvent sous‑estimée

Officiellement, Aruba ne demande pas toujours un permis d’importation formel pour les animaux de compagnie accompagnant leur propriétaire, mais exige dans tous les cas une pré‑approbation préalable par e‑mail. Dans la pratique, cette pré‑validation joue le rôle de permis.

La démarche se fait en plusieurs temps :

Bon à savoir :

Pour importer un chien ou un chat à Aruba, il faut d’abord remplir le formulaire ‘Application for Import Permit’. Ensuite, il est nécessaire de scanner le certificat de santé visé par l’autorité sanitaire du pays d’origine (par exemple l’USDA pour les États-Unis). L’ensemble du dossier doit être envoyé, de préférence en PDF, au Service vétérinaire à l’adresse vetservice@dvg.aw au moins deux jours ouvrables avant le départ. Après envoi, il faut attendre la réception d’un document officiellement approuvé, généralement sous 24 à 48 heures les jours ouvrables. Ce document imprimé devra être présenté à la douane à l’arrivée sur l’île.

Tableau récapitulatif de la chronologie recommandée (cas d’un départ des États‑Unis) :

ÉtapeDélai conseillé par rapport au départ
Implantation de la microchipPlusieurs semaines / mois avant
Vaccination antirabique (premier vaccin)≥ 30 jours avant l’arrivée (sauf cas 12–16 sem.)
Inspection screwworm et certificat de santé par vétérinaire accrédité USDA≤ 14 jours avant l’arrivée
Endossement du certificat par USDA APHISJuste après la visite sanitaire
Envoi du certificat endossé + formulaire d’import au Service vétérinaireAu moins 2 jours ouvrables avant le départ
Réception de la pré‑approbation officielleEn général sous 24–48 h ouvrables

Ne pas respecter cette étape est risqué : sans pré‑approbation, l’animal peut être refusé à l’embarquement ou voir son entrée contestée à Aruba, avec à la clé une mise en quarantaine, un retour immédiat au pays d’origine ou, dans les cas extrêmes, une euthanasie.

À l’arrivée à Aruba : aéroport, douane et contrôle sanitaire

Tous les chiens et chats doivent entrer à Aruba via l’aéroport international Queen Beatrix à Oranjestad. Dès l’atterrissage, le propriétaire doit déclarer la présence de l’animal à la douane et présenter :

la pré‑approbation / import permit retourné par le Service vétérinaire,

le certificat de santé endossé,

les documents de vaccination,

tout document complémentaire demandé (CITES, permis pour espèces exotiques, etc.).

Bon à savoir :

Un agent vétérinaire peut effectuer un examen visuel de l’animal pour vérifier l’absence de maladies transmissibles à l’homme. En cas de doute sur sa santé, un examen vétérinaire plus approfondi, aux frais du propriétaire, peut être requis. Pour les animaux transportés par fret aérien (air cargo), des taxes de type TVA peuvent s’appliquer, calculées sur la valeur déclarée de l’animal et les coûts de transport.

Si toutes les règles ont été suivies, Aruba ne prévoit aucune quarantaine. Le propriétaire peut donc, en principe, quitter l’aéroport avec son compagnon dès la fin des formalités.

En cas de non‑conformité, les scénarios possibles sont clairement annoncés : refus d’entrée et retour au pays d’origine, placement en quarantaine (si des installations sont disponibles) avec tous les frais à charge du propriétaire, voire euthanasie si aucune autre solution n’est jugée acceptable. D’où l’importance de valider chaque point avec son vétérinaire et avec le Service vétérinaire de l’île avant le voyage.

Autres espèces, CITES et animaux exotiques

Si vous envisagez de partir avec un oiseau, un reptile, un rongeur, un lapin, un poisson tropical, un amphibien ou un invertébré, le cadre change. Ces animaux ne sont pas soumis aux exigences de vaccination antirabique, mais ils sont soumis à d’autres conditions.

Aruba exige en particulier :

Attention :

L’importation d’un animal nécessite une prise de contact préalable avec le Veterinary Service pour définir les exigences (certificat de santé, permis). Elle implique également une analyse des risques concernant la santé publique, la valeur intrinsèque de l’espèce et son risque invasif. Pour les oiseaux, une attestation vétérinaire et, si applicable, une preuve de naissance en captivité sont requises.

L’île applique par ailleurs la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction (CITES). De nombreuses espèces sont protégées : perroquets, certaines tortues, iguanes, coraux, étoiles de mer, coquilles de lambis (conch shells), etc. L’importation ou l’exportation de ces espèces ou de produits dérivés est interdite sans permis CITES.

Pour Aruba, le Service vétérinaire est l’autorité CITES compétente. Toute personne souhaitant venir avec un animal ou objet susceptible d’être listé doit impérativement se renseigner en amont. Le non‑respect de CITES peut déboucher sur des saisies, des poursuites et des sanctions pénales.

Voyager en avion avec son animal vers Aruba

Une fois les conditions sanitaires réglées, reste l’étape logistique : vols, caisse de transport, choix de la compagnie. Aruba n’édicte pas de règles détaillées sur la taille ou le poids des animaux en cabine, mais renvoie aux politiques des compagnies. Quelques principes se dégagent néanmoins du contexte global et de certaines lignes régionales qui desservent l’île.

Pour un transport en cabine, il est généralement admis que le chien :

– doit peser 20 livres (environ 9 kg) ou moins,

– doit pouvoir se tenir debout et se retourner dans un sac ou kennel homologué par la compagnie,

– voyage dans un contenant qui remplace souvent le bagage cabine autorisé.

Bon à savoir :

Les animaux ne répondant pas aux critères de cabine voyagent en soute ou en fret, dans une caisse conforme aux normes IATA. Cette caisse doit avoir des dimensions suffisantes pour que l’animal puisse se tenir debout et se retourner, être équipée d’une ventilation adéquate, d’un système de fermeture sécurisé et de gamelles adaptées.

Au‑delà des exigences générales, chaque compagnie a ses propres règles : limite de poids, nombre maximum d’animaux par vol, conditions de température, races brachycéphales interdites en soute, refus des animaux sédatés, etc. Les informations issues de quelques transporteurs illustrent cette diversité :

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C’est le poids maximum en kilogrammes, animal et sac compris, autorisé pour un animal en cabine sur les vols Surinam Airways.

Dans tous les cas, Aruba rappelle que la responsabilité de réunir les documents de départ, d’entrée et de transit revient au propriétaire : si votre itinéraire passe par l’Union européenne, un certificat de transit spécifique UE sera exigé, même si Aruba n’est pas une destination européenne.

Climat, environnement et santé animale à Aruba

S’installer avec un animal à Aruba, ce n’est pas seulement cocher des cases administratives, c’est aussi l’exposer à un climat tropical sec très particulier. L’île, située au sud de la mer des Caraïbes, jouit d’une météo chaude et ensoleillée toute l’année, avec des températures moyennes oscillant entre 27 °C et 32 °C. Les alizés, surtout entre mai et août, apportent une sensation de fraîcheur trompeuse.

Les principaux enjeux pour la santé animale sont les suivants :

Bon à savoir :

À Aruba, il est crucial de ne jamais laisser un animal dans une voiture, même brièvement, car la température intérieure peut dépasser 35°C en moins de 10 minutes. Privilégiez les promenades tôt le matin ou en fin de journée pour éviter les forts rayons UV. Un traitement antiparasitaire externe et interne est fortement recommandé, notamment après la saison des pluies. L’eau du robinet est potable et sûre pour hydrater votre animal.

Planifier les sorties, adapter les heures de promenade, multiplier les points d’eau à la maison et surveiller tout signe de léthargie ou de halètement excessif font partie des réflexes à adopter rapidement après l’arrivée.

Vétérinaires, cliniques et urgences sur place

Le réseau vétérinaire arubain est assez dense pour une petite île, ce qui constitue un point rassurant pour les expatriés. Plusieurs structures offrent des soins de base, des consultations spécialisées et une assistance d’urgence 24h/24.

Parmi les principaux établissements :

StructureLocalisation / Services clés
Veterinary Clinics ArubaHôpital pour petits animaux à Wayaca et clinique à Noord, soins primaires, urgences 24/7, chirurgie, imagerie, dentisterie. Tel urgence : +297 593 0603.
VSH Veterinary Specialty HospitalOranjestad (Ernesto Petronia 88), médecine interne, chirurgie (dont orthopédie et cardio), hospitalisation, imagerie avancée, urgences 24/7. Tél. : +297 583 4400.
Animal Care Clinic Aruba – ParaderaParadera 133‑B, soins pour animaux de compagnie et exotiques, laboratoire interne, visites à domicile, service de ramassage, vétérinaire disponible 24/7. Tél. : +297 582 8382.
Animal Health Veterinary HospitalCaya J.E.M. Arends 20, services vétérinaires généraux.

D’autres cliniques (Veterinaire Kliniek à Wayaca et Noord, Contreras Veterinary Services à Shaba et Savaneta) complètent l’offre. Pour un expatrié, il est judicieux de :

Astuce :

Avant un déménagement, il est crucial de préparer la santé de son animal de compagnie. Il faut d’abord repérer un **vétérinaire de référence** proche de son futur logement. Ensuite, il est recommandé d’enregistrer dans son téléphone les **numéros d’urgence** vétérinaires locaux. Enfin, il faut prévoir de demander une visite de contrôle dans les semaines suivant l’arrivée. Ce rendez-vous permet de faire le point sur les vaccins recommandés localement, les risques parasitaires spécifiques à la nouvelle région ou les pathologies endémiques à prévenir.

Cette anticipation sera aussi utile si, plus tard, vous devez repartir vers un autre pays : le vétérinaire arubain vous aidera à préparer les certificats d’exportation et à vérifier les règles de la destination suivante.

Vie quotidienne, protection animale et communauté locale

Aruba n’échappe pas au problème des animaux errants, surtout chiens et chats. Plusieurs associations locales et internationales œuvrent pour la stérilisation, la prise en charge et l’adoption. Ce tissu associatif intéressera les expatriés soucieux de soutenir la cause animale ou de mieux comprendre les enjeux locaux.

Parmi ces organisations :

Organismes de Protection Animale à Aruba

Présentation des principales fondations et associations œuvrant pour le bien-être, le sauvetage et l’adoption des animaux à Aruba.

Luna Foundation

Gère un sanctuaire pour chiens, se concentre sur le sauvetage d’animaux maltraités ou négligés et propose des stérilisations gratuites pour réduire la population de chiens errants.

ARF-Aruba

Organisme à but non lucratif enregistré aux États-Unis. Finance des soins pour les animaux sans foyer, malades ou blessés et participe à l’envoi de chiens vers des familles adoptives à l’étranger.

Nine Lives Aruba Foundation

Se consacre principalement aux chats, organise des campagnes éducatives dans les écoles et propose des adoptions. Aide également des chiens en difficulté.

Aruba Animal Shelter Foundation (AASF)

Gère un refuge (Wayaca 128b) avec une capacité limitée mais un taux d’adoption significatif (~250 chiens et 100 chats par an). Fonctionne sans subvention publique, uniquement grâce aux dons, parrainages et ventes.

Animal Rights Aruba (ARA)

Agit pour la protection de la faune, de la flore et de la vie marine de l’île. Promeut notamment la stérilisation et la réduction du nombre d’animaux des rues.

Ce contexte a plusieurs implications pour les nouveaux habitants avec animaux :

Bon à savoir :

Aruba encourage fortement la stérilisation pour limiter les naissances non désirées. Les autorités et les ONG insistent également sur l’éducation à la responsabilité des propriétaires, couvrant la nourriture, les soins vétérinaires et la protection contre la chaleur. De plus, de nombreux hôtels et hébergements reversent parfois une partie de leurs frais liés aux animaux à des organisations de protection, comme les refuges.

Participer à ces efforts – en faisant un don, en devenant bénévole ou en soutenant une campagne de stérilisation – peut être une façon d’intégrer la communauté locale tout en améliorant la situation des animaux de l’île.

Se loger avec un animal : hôtels et locations “pet‑friendly”

Le marché de l’hébergement à Aruba est relativement ouvert aux familles avec animaux, à condition de s’y prendre à l’avance et de vérifier précisément les politiques “pet‑friendly”.

Plusieurs grands hôtels acceptent les chiens, souvent avec des limites de poids et des frais supplémentaires :

Hôtels acceptant les chiens à Aruba

Découvrez les politiques et services pour chiens des principaux complexes hôteliers d’Aruba. Les conditions (poids, frais, équipements) varient d’un établissement à l’autre.

Ritz‑Carlton, Aruba

Autorise les chiens bien éduqués jusqu’à 11 kg (généralement un seul par chambre). Applique une redevance non remboursable et propose un Pet Concierge, des menus spéciaux et des équipements en chambre.

Hyatt Regency Aruba Resort

Accueille les chiens avec un kit de bienvenue (panier, gamelles, friandises) et un service de conciergerie spécial, sous réserve de réservation préalable.

Bucuti & Tara Beach Resort

Accepte les chiens jusqu’à 40 livres avec un supplément journalier et un dépôt. Les chiens d’assistance peuvent être exemptés de ces frais.

Autres établissements majeurs

Hilton, Renaissance, Holiday Inn, Radisson Blu, Marriott, Courtyard by Marriott, Divi Resorts, etc. disposent de politiques variantes (poids max, nombre, frais de nettoyage, parfois réservé aux chiens de service).

Pour les locations de vacances, l’offre est vaste : plateformes comme Airbnb ou les agences spécialisées mettent en avant des centaines de maisons, appartements, villas et studios acceptant les animaux. Dans un échantillon, on relève par exemple :

Indicateur (exemple pour Aruba)Valeur indicative
Nombre total de locations de vacances≈ 7 296
Locations avec piscine≈ 5 802
Locations acceptant les animaux≈ 658
Note moyenne des voyageurs (sur certaines zones)≈ 4,9 / 5

Chaque propriétaire ou gestionnaire fixe ses propres règles : taille et nombre d’animaux autorisés, éventuel dépôt de garantie, zones interdites aux animaux à l’intérieur de la propriété, politique de nettoyage. Il est donc essentiel de vérifier ces conditions avant la réservation, soit via la description en ligne, soit directement auprès de l’hôte.

Attention :

Dans les résidences sécurisées ou lotissements, les règlements de copropriété peuvent imposer leurs propres restrictions pour les chiens (nombre par foyer, interdiction de certaines races, règles pour les espaces communs). Un futur expatrié doit intégrer ces paramètres dans sa recherche de logement.

Conseils pratiques pour une expatriation réussie avec son animal à Aruba

Au‑delà de la stricte conformité réglementaire, quelques bonnes pratiques peuvent faciliter le projet et la vie quotidienne sur place.

D’abord, anticiper très tôt la préparation vétérinaire : vérifier la puce, actualiser la vaccination antirabique selon les délais d’Aruba, planifier les traitements antiparasitaires et consulter le vétérinaire sur les risques spécifiques du pays d’origine (certaines obligations peuvent être dictées par les autorités du pays de départ, indépendamment d’Aruba).

Ensuite, coordonner les démarches administratives : s’assurer que le vétérinaire est bien au fait des exigences arubaines, vérifier le niveau de détail exigé sur le certificat de santé, valider le timing d’endossement par l’autorité compétente (USDA pour les États‑Unis), puis envoyer le dossier complet au Service vétérinaire d’Aruba dans les délais.

Astuce :

Avant un voyage avec un animal, il est crucial de comparer attentivement les politiques des compagnies aériennes : nombre maximal d’animaux par vol, conditions de transport (cabine ou soute), restrictions de température, interdiction de sédation et races non acceptées en soute. Il est également prudent de prévoir un plan B au cas où la température ou un problème opérationnel empêcherait le transport en soute le jour du départ.

À l’arrivée, il est utile de programmer rapidement une consultation de contrôle chez un vétérinaire local, ne serait‑ce que pour mettre à jour le dossier médical, discuter des pathologies locales et, si nécessaire, adapter le calendrier vaccinal ou la stratégie antiparasitaire.

Dans la vie quotidienne, quelques principes simples feront une vraie différence :

Astuce :

Pour assurer le bien-être de votre animal sous un climat tropical, évitez les promenades aux heures les plus chaudes et surveillez attentivement les signes de coup de chaleur. Mettez à disposition plusieurs points d’ombre et d’eau fraîche à la maison. Ne laissez jamais l’animal dans une voiture fermée, même brièvement. Maintenez une bonne hygiène parasitaire (colliers, pipettes, comprimés, selon l’avis du vétérinaire). Respectez également la faune locale : ne nourrissez pas les iguanes ou autres animaux sauvages avec de la nourriture humaine et appliquez une crème solaire « reef‑safe » lors des activités aquatiques pour protéger les coraux.

Enfin, garder à l’esprit que toutes les règles décrites peuvent évoluer sans préavis. Avant chaque étape majeure – départ, transit, retour ultérieur dans un autre pays – il est indispensable de se référer aux sources officielles les plus récentes (Service vétérinaire d’Aruba, autorités sanitaires du pays de départ, sites gouvernementaux, compagnies aériennes).

Une expatriation réussie avec un animal de compagnie à Aruba repose donc sur un équilibre : rigueur administrative, anticipation médicale, adaptation au climat tropical et intégration dans une communauté locale très mobilisée pour le bien‑être animal. Avec une préparation sérieuse, chiens et chats peuvent profiter autant que leurs propriétaires du soleil, des plages et de la douceur de vivre de l’île, sans compromettre la sécurité sanitaire ni l’environnement insulaire.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour réduire sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en conservant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Aruba, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler Aruba, territoire autonome du Royaume des Pays-Bas, pour son régime fiscal avantageux pour les non-résidents, absence d’impôt sur la fortune, accords de non‑double imposition via la sphère néerlandaise et cadre politique stable, tout en offrant un environnement dollarisé et un coût de vie inférieur aux grandes métropoles européennes. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence à Aruba avec achat de résidence principale, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire internationale, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors de France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, immigration, notaire) et intégration patrimoniale globale.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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