Quitter sa famille, ses amis et ses repères pour s’installer sur une île des Carailles peut faire rêver sur le papier. Pourtant, même au cœur de « One Happy Island », beaucoup de nouveaux arrivants finissent par ressentir un vide difficile à expliquer : le mal du pays. Qu’on soit étudiant, expatrié, digital nomad, retraité ou en long séjour à Aruba, cette nostalgie peut sérieusement ternir le quotidien si on ne la comprend pas et si on ne l’aborde pas de front.
Cet article propose un guide concret pour apprivoiser le mal du pays à Aruba, en s’appuyant sur les connaissances scientifiques concernant la nostalgie et en tenant compte des spécificités culturelles, sociales et pratiques de l’île.
Comprendre le mal du pays à Aruba
Le mal du pays n’est pas un caprice ni une preuve de faiblesse. Les psychologues le définissent comme une détresse émotionnelle liée à l’éloignement des lieux, des routines et des personnes qui nous donnaient un sentiment de sécurité et d’appartenance. On parle parfois de « petite dépression situationnelle », mais ce phénomène est considéré comme normal dans un processus d’adaptation à un nouveau pays.
Entre 20 % et 90 % des expatriés ressentent du mal du pays durant leur première année à l’étranger.
Le mal du pays à Aruba est souvent alimenté par plusieurs facteurs combinés : climat très différent, rythme de vie « poco poco » plus lent que dans de nombreux pays, éloignement géographique marqué (l’île se trouve à une trentaine de kilomètres au nord du Venezuela, mais très loin de l’Europe ou de l’Amérique du Nord), coût de la vie élevé, relations sociales à reconstruire et apprentissage d’une culture nouvelle, mélange d’influences arawak, africaines, néerlandaises et caribéennes.
Les symptômes à repérer
Les manifestations du mal du pays sont diverses et peuvent se mêler aux effets du stress d’installation, de la fatigue ou du décalage horaire. Parmi les signes les plus fréquents, on retrouve :
Le mal du pays se manifeste par une tristesse persistante, des pensées envahissantes tournées vers l’origine, et une tendance à comparer négativement le nouveau lieu. Il s’accompagne d’irritabilité, de difficultés de concentration, de troubles du sommeil et de l’appétit, de douleurs sans cause médicale claire, et d’un retrait social marqué par l’isolement et le repli sur les contacts en ligne avec le pays d’origine.
Une étude publiée dans un journal de gestion des ressources humaines allemand a même montré que la nostalgie de la maison peut impacter directement les performances professionnelles des expatriés (erreurs accrues, retards, baisse de qualité du travail). À Aruba, où nombre d’expatriés travaillent dans le tourisme, la santé, l’hôtellerie ou les services, cette baisse de performance peut ajouter une pression professionnelle à une fragilité déjà présente.
Ce qu’Aruba change – en bien et en défi
Pour mieux gérer le mal du pays, il est utile de regarder en face ce que l’île apporte de positif, mais aussi ce qui peut déstabiliser.
Aruba est souvent décrite comme l’une des îles les plus sûres de la Caraïbe : faible criminalité, stabilité politique, faible risque de catastrophes naturelles (l’île est en dehors de la ceinture des ouragans), niveau de vie relativement élevé, système de santé moderne, eau du robinet de qualité issue du dessalement, climat sec et ensoleillé presque toute l’année. Environ 110 000 habitants, plus de 90 nationalités, plus de deux millions de touristes par an : un mélange de petite communauté et de carrefour international.
Malgré ses atouts, s’installer à Aruba présente certains défis : un sentiment d’isolement possible sur ce territoire de 180 km², un coût de la vie élevé (surtout pour les produits importés) et l’impression d’être submergé par le tourisme. Le rythme de vie local (« island time ») et les lenteurs administratives peuvent frustrer. De plus, la société arubaine, bien que chaleureuse, est conservatrice et très centrée sur la famille, ce qui peut rendre l’intégration sociale complexe pour les nouveaux arrivants.
Comprendre ce contexte, c’est déjà se déculpabiliser : si vous avez du mal à vous sentir « chez vous » d’emblée, c’est normal. Aruba est accueillante, mais demande un vrai temps d’apprivoisement.
Apprendre à habiter l’île : s’immerger sans se perdre
L’un des leviers les plus puissants contre le mal du pays consiste à transformer Aruba d’une destination de passage en lieu de vie investi. Il ne s’agit pas de renier son pays d’origine, mais d’ajouter un « deuxième chez soi » à son identité.
Découvrir les quartiers et sortir du triangle hôtelier
Beaucoup de nouveaux arrivants s’installent d’abord à Noord ou près de Palm Beach et Eagle Beach, là où se concentrent hôtels, restaurants, bars de plage et commerces. C’est un excellent point de départ, mais rester cantonné à cette zone hyper-touristique risque d’amplifier le sentiment d’être « de passage ».
Explorer d’autres zones permet de mieux sentir l’âme du pays : Oranjestad, la capitale aux façades néerlandaises colorées ; San Nicolas, la « Sunrise City » au sud, en plein renouveau culturel avec ses fresques de street art ; Santa Cruz ou Savaneta, plus résidentiels, où l’on croise davantage de familles locales que de croisiéristes.
Pour équilibrer découverte et familiarité lors de votre séjour, fixez-vous l’objectif simple de visiter chaque semaine un endroit encore inconnu. Cela peut être un marché comme celui de San Nicolas, un café populaire auprès des habitants, une plage locale telle que Mangel Halto ou Baby Beach, ou encore un sentier de randonnée dans le parc national Arikok.
Approprier les lieux emblématiques
Certaines activités typiques d’Aruba peuvent devenir des rituels rassurants et contribuer à créer de nouveaux souvenirs positifs qui ne sont pas uniquement « touristiques ». Monter les 587 marches du Hooiberg pour voir le soleil se lever, regarder le coucher du soleil depuis les dunes près du California Lighthouse, retourner régulièrement à la même crique pour nager ou lire, participer à une marche guidée de nuit à Arikok, ou encore fréquenter un même café où l’on finit par reconnaître les habitués.
Transformer ces expériences ponctuelles en routines contribue à ancrer l’idée que l’on vit ici, et pas simplement que l’on séjourne. Le mal du pays se nourrit du sentiment de perte ; construire de nouvelles habitudes significatives est une façon de compenser ce manque.
Comprendre l’importance du rythme « poco poco »
La culture arubaine valorise un mode de vie posé, non pressé, souvent résumé par l’expression « poco poco », littéralement « doucement, doucement ». Ce rythme s’exprime à travers la notion d’« island time » : moins de rigidité sur les horaires, plus de tolérance aux retards, priorité accordée à la famille, aux liens sociaux, aux moments partagés.
Pour un expatrié habitué à un environnement rapide et performant, la lenteur perçue dans un nouveau pays peut être frustrante et renforcer le sentiment que ‘rien ne fonctionne comme chez moi’. Cependant, accepter ce rythme différent comme une simple caractéristique culturelle, sans nécessairement l’adopter pleinement, peut réduire le stress chronique et ainsi atténuer indirectement le mal du pays.
Apprendre à caler son rythme personnel sur celui de l’île, au moins partiellement, peut passer par des micro-gestes : prévoir plus de marge dans son emploi du temps, anticiper des démarches administratives plus longues, transformer l’attente d’un bus ou d’un rendez-vous en moment d’observation et de découverte plutôt qu’en irritation.
Le mal du pays s’aggrave presque toujours lorsqu’on reste isolé. Or, tisser des liens à Aruba demande de la patience : les communautés locales sont fortement structurées autour de la famille étendue et des « barios » (quartiers), et les groupes d’expatriés peuvent être mobiles, avec des arrivées et départs fréquents.
Tirer parti de la diversité linguistique
Un atout majeur de l’île pour sortir de l’isolement est son multilinguisme. Les langues officielles sont le néerlandais et le papiamento, mais l’anglais et l’espagnol sont largement parlés. Cela signifie qu’un francophone qui maîtrise un peu l’anglais ou l’espagnol peut très vite engager la conversation.
Apprendre quelques mots de papiamento ouvre de nombreuses portes sociales. Des expressions simples comme « Bon dia » (bonjour), « Bon tardi » (bon après-midi), « Bon nochi » (bonsoir), « Danki » (merci) ou « Con ta bai? » (comment ça va ?) sont souvent perçues comme des marques de respect et d’intérêt pour la culture locale. Des applications généralistes de langues ou des cours locaux peuvent servir de base de départ.
Un exemple de mini-tableau utile à coller sur son frigo ou dans son téléphone :
| Papiamento | Français |
|---|---|
| Bon dia | Bonjour |
| Con ta bai? | Comment ça va ? |
| Hopi danki | Merci beaucoup |
| Por fabor | S’il vous plaît |
| Te aworo | À plus tard / à bientôt |
Ces quelques mots, répétés au supermarché, au café ou à l’arrêt de bus, peuvent suffire à entamer des échanges et à se sentir moins étranger.
Rejoindre des communautés, clubs et initiatives
Aruba offre de nombreuses possibilités d’intégration par l’activité. Sur le plan formel, on trouve des universités et écoles supérieures accueillant plus de 20 000 étudiants internationaux, des clubs sportifs autour du football et du baseball (deux passions nationales), mais aussi des associations de randonnée, de plongée, de bien-être, des book clubs et des groupes d’artistes, notamment à San Nicolas.
Découvrez des activités authentiques pour rencontrer les habitants et vous immerger dans la culture locale de Curaçao.
Visitez le San Nicolas Marketplace ou des ateliers d’art pour des rencontres authentiques et découvrir l’artisanat local.
Initiez-vous à la préparation de spécialités comme le keshi yena (gouda farci) ou les pastechi (beignets salés) dans un cadre convivial.
Participez à un match ou assistez à un événement au Joe Laveist Sport Park pour partager la passion sportive et renforcer le sentiment communautaire.
Pour casser la solitude, s’impliquer dans des projets de bénévolat est particulièrement efficace. Plusieurs initiatives recherchent des volontaires : Arikok National Park pour le nettoyage de sites naturels, le Donkey Sanctuary pour le soin aux animaux, l’Aruba Reef Care Foundation ou l’Aruba Lionfish Initiative pour la protection des récifs coralliens, ou encore des programmes socio-éducatifs comme Scol di Arte à San Nicolas. S’inscrire dans un projet commun donne un objectif concret, structure le temps libre et multiplie les interactions sociales de qualité.
Utiliser intelligemment les réseaux et applis
À Aruba comme ailleurs, les réseaux sociaux et les plateformes de mise en relation peuvent être un bon tremplin, à condition de les utiliser avec discernement. Des groupes Facebook ou forums d’expatriés, comme les sections dédiées à Aruba sur Expat.com, permettent de poser des questions, d’identifier des événements et parfois de participer à des rencontres informelles (« Let’s get together – Social Activity in Aruba »).
Pour établir des contacts, des applications basées sur la compatibilité comme Boo sont recommandées, notamment pour la communauté LGBTQ+ évoluant dans un contexte social parfois conservateur. Après un premier contact en ligne, organisez la première rencontre dans un lieu public et convivial pour assurer sécurité et confort, par exemple dans un bar de plage comme MooMba ou Bugaloe, un café à Oranjestad, ou lors d’une promenade sur la digue de Surfside.
Face au mal du pays, ces outils ont un double visage. Bien utilisés, ils créent des liens locaux ; mal gérés, ils entretiennent le repli sur les relations du pays d’origine et une consommation passive de contenus qui accentuent le sentiment de manque. L’enjeu est donc de se fixer des limites : par exemple, une heure par jour maximum sur les réseaux, en privilégiant les groupes arubains plutôt que le défilement infini de ce qui se passe « là-bas ».
Préserver le lien avec la maison sans s’y enfermer
Le mal du pays se nourrit de la distance, mais aussi de la peur de perdre ses liens. À Aruba, les technologies numériques facilitent largement les contacts, à condition d’éviter deux écueils : l’hyperconnexion permanente avec le pays d’origine et la coupure totale.
Construire une routine de communication
Programmer des rendez-vous réguliers avec la famille ou les amis – un appel vidéo hebdomadaire le dimanche, un message vocal quotidien, un long e-mail mensuel – aide à trouver un équilibre. Des applications comme WhatsApp, FaceTime, Skype, Zoom, Facebook Messenger ou Google Meet permettent des conversations gratuites ou peu coûteuses dès lors qu’on dispose d’une connexion Internet fiable (SETAR et d’autres opérateurs proposent des offres mobiles et fixes adaptées).
Un tableau simple peut aider à visualiser ses canaux de communication principaux, par exemple en listant les canaux (email, réunions, messagerie interne), leur fréquence d’utilisation et leur efficacité perçue. Cela permet d’identifier rapidement les canaux les plus utilisés et ceux à optimiser.
| Outil | Usage principal | Atout pour un expatrié à Aruba |
|---|---|---|
| Appels, messages, groupes familiaux | Gratuit sur Wi-Fi, très répandu localement | |
| Zoom / Skype | Appels vidéo de groupe | Idéal pour réunions familiales virtuelles |
| Facebook / Instagram | Partage de photos et actualités | Permet aux proches de suivre votre vie |
| Messages plus longs et réfléchis | Moins envahissant, conserve une trace |
L’important n’est pas d’utiliser tous les outils, mais de choisir ceux qui conviennent à votre famille et de les inscrire dans un rythme régulier. Cela diminue la peur de « perdre » les autres, ce qui à son tour apaise le mal du pays.
Créer des ponts symboliques
Envoyer et recevoir des colis (en tenant compte des délais et des frais postaux), des cartes postales avec des paysages d’Aruba, ou créer des albums photo partagés via Google Photos renforce l’impression d’un lien vivant. Partager un même livre et discuter régulièrement d’un chapitre, regarder à distance le même film via une « soirée ciné virtuelle », cuisiner le même plat chacun dans son pays pendant un appel vidéo : autant de rituels qui recréent une forme de quotidien partagé malgré l’océan.
Partager concrètement votre nouvelle vie avec vos proches, au-delà de simples descriptions, aide à l’intégrer dans leur imaginaire. Cela leur permet de vivre une partie de votre expérience et peut réduire le sentiment d’être incompris.
Construire un « chez soi » à Aruba
Le mal du pays se manifeste souvent par la sensation de n’être « nulle part chez soi ». Or, les psychologues insistent sur l’importance d’aménager un environnement qui offre sécurité, familiarité et confort, même dans un pays très différent.
Aménager son logement pour en faire un refuge
Que vous soyez dans un appartement en location à Noord, une chambre d’étudiant près d’un campus ou une colocation à Oranjestad, quelques éléments simples peuvent transformer un espace impersonnel en lieu rassurant : photos de proches, objets symboliques, un plaid, une bouilloire pour votre boisson préférée, quelques livres aimés, une petite plante. L’idée n’est pas de reproduire exactement votre ancienne maison, mais de mêler des repères connus à des éléments locaux (artisanat arubain, céramiques, art inspiré des Divi Divi, par exemple).
Pour intégrer l’esthétique d’Aruba à votre intérieur, inspirez-vous des décors colorés d’Oranjestad et des fresques de San Nicolas, plutôt que de les percevoir uniquement comme un décor extérieur.
Structurer son quotidien
La création de routines est l’un des outils les mieux validés scientifiquement pour réduire l’anxiété et la tristesse liées au changement. À Aruba, cela peut passer par :
– Un rituel du matin : marche courte sur la plage la plus proche, café sur le balcon, quelques minutes de respiration face au vent constant de l’île.
– Une habitude sportive : nage régulière à Eagle Beach ou Palm Beach, cours de yoga, jogging au coucher du soleil, randonnée hebdomadaire à Arikok ou au Hooiberg.
– Un temps dédié chaque jour à une activité plaisante : lecture, écriture dans un journal, dessin, écoute de musique, pratique d’un instrument, apprentissage du papiamento.
Concevoir un petit tableau simple de sa routine hebdomadaire peut aider à donner de la structure et donc à rassurer le système nerveux. Ce cadre sert de filet de sécurité lorsque la nostalgie se fait plus forte.
Protéger son corps pour apaiser son esprit
Le climat d’Aruba – chaud, sec, très ensoleillé, avec un vent rafraîchissant – exige quelques ajustements physiques : hydratation régulière (l’eau du robinet est excellente, ce qui facilite les choses), protection solaire sérieuse malgré la brise trompeuse, attention au vent qui peut masquer la sensation de chaleur. Or, la fatigue, la déshydratation ou les coups de soleil accentuent l’irritabilité et la tristesse.
Entretenir sa santé (sommeil suffisant, alimentation équilibrée malgré le prix élevé des produits importés, limitation de l’alcool et des excès festifs) n’élimine pas le mal du pays, mais réduit son emprise. D’autant que le système de santé de l’île, centré autour de l’hôpital Dr. Horacio Oduber et de plusieurs cliniques, est de bon niveau, ce qui est en soi un facteur rassurant.
S’ancrer dans la culture locale pour transformer la nostalgie
Plus on comprend la culture d’accueil, moins elle paraît étrangère. À Aruba, l’identité est faite de multiples strates : héritage des peuples caquetios (Arawaks), colonisation espagnole puis néerlandaise, influences africaines, européennes, sud-américaines et caribéennes. Cette complexité se retrouve dans la langue, la cuisine, la musique, les traditions religieuses et profanes.
Participer aux fêtes et traditions
Les grands événements comme le Carnaval, Dera Gai (fête du solstice et de la Saint-Jean), le Dande du Nouvel An ou encore le Dia di Betico sont des moments de forte cohésion sociale. Y assister comme simple spectateur puis, progressivement, comme participant, permet de vivre la joie collective, de ressentir le pays de l’intérieur plutôt que comme un paysage de carte postale.
Consulter le calendrier d’événements de l’Aruba Tourism Authority pour participer régulièrement à des festivals d’art, foires culinaires et concerts de musique locale (tumba, soca, wals, dande) est un mécanisme puissant. Cela nourrit une projection vers l’avenir et permet de contrer la nostalgie, qui enferme dans le passé.
Découvrir la cuisine comme langage affectif
L’alimentation est l’un des vecteurs les plus forts de la mémoire émotionnelle. Tester des restaurants locaux comme Zeerovers à Savaneta, Nos Clubhuis, Local Store ou de petites cantines de quartier, goûter au keshi yena, au funchi, aux pastechi, mais aussi retrouver parfois une saveur de chez soi (un pain, un fromage, une épice) est une façon de lier les deux mondes.
Cuisiner chez soi est également un bon compromis entre budget et confort émotionnel : préparer un plat typique de votre pays d’origine et l’associer à des produits arubains (poisson frais, légumes locaux) peut symboliquement illustrer votre double appartenance.
Quand le mal du pays devient trop lourd : demander de l’aide
Si la nostalgie persiste au-delà de quelques semaines ou mois, s’intensifie, déborde sur le fonctionnement quotidien (travail, études, relations), il est crucial de demander du soutien. À Aruba, plusieurs structures de santé mentale existent, avec des professionnels formés à diverses approches.
Parmi elles, des organismes comme Healthy Minds Aruba, Aruba Clinical Services ou encore des centres comme Centro di Desaroyo Humano proposent psychothérapie individuelle, thérapies de groupe, soutien aux couples ou aux familles, évaluations psychologiques et traitements basés sur la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT), la pleine conscience ou encore la thérapie dialectique (TDC).
Ces structures proposent des services en néerlandais, papiamento, anglais et espagnol, facilitant l’expression dans une langue plus confortable que la locale. Pour les étudiants ou employés, il est conseillé de se renseigner sur les dispositifs de soutien mental offerts par l’université, l’employeur, ou via les assurances locales et internationales.
Demander un rendez-vous, c’est reconnaître que le mal du pays dépasse un simple coup de blues et mérite un espace dédié. Les thérapeutes, qui voient chaque année de nombreux expatriés, étudiants ou migrants en difficulté, connaissent bien ce type de problématique et peuvent aider à distinguer ce qui relève d’une adaptation normale et ce qui s’apparente davantage à un épisode dépressif.
Ajuster son état d’esprit : de la perte à l’élargissement
Une partie du travail contre le mal du pays est intérieure. Il ne s’agit pas de se forcer à oublier son pays d’origine, mais de redéfinir ce que signifie « être chez soi ». Aruba peut devenir l’un de vos foyers, sans effacer l’autre.
L’adaptation à un nouveau pays suit souvent un cycle en trois phases : une lune de miel (excitation), puis une phase de désillusion (nostalgie, irritation), et enfin un ajustement (acceptation et intégration). Savoir que cette courbe d’adaptation et ce choc culturel sont normaux et partagés par la majorité des expatriés peut être un grand soulagement.
Travailler son regard, cela peut vouloir dire pratiquer la gratitude (noter chaque jour trois choses, même petites, que l’on apprécie à Aruba), reconnaître ce que ce déménagement permet (une qualité de vie différente, une ouverture culturelle, une expérience professionnelle ou d’études), tout en s’autorisant à regretter certains aspects de la vie d’avant sans en faire un échec.
Limitez autant que possible la tentation de décider dans l’urgence (« je dois rentrer tout de suite », « je ne tiendrai jamais ici »). Se donner une date-bilan, par exemple six mois ou un an, permet de se laisser le temps de passer par les différentes phases sans se mettre une pression supplémentaire.
En faire une expérience de croissance personnelle
Vivre le mal du pays n’est agréable pour personne. Mais si l’on en croit la littérature scientifique sur l’expatriation et les témoignages de nombreux migrants, c’est aussi un terrain de croissance intérieure. Apprendre à se créer une base de sécurité en soi plutôt que dans un seul lieu géographique, développer une capacité à reconstruire des réseaux sociaux, découvrir que l’on peut naviguer entre plusieurs cultures sans se perdre : tout cela peut devenir, à terme, une source de confiance.
Aruba offre un cadre sécurisant et apaisant pour votre parcours, grâce à une nature omniprésente (mer, vent, lumière), une population chaleureuse, une forte tradition de solidarité et de bénévolat, et une communauté expatriée compréhensive et déjà établie.
Le mal du pays n’est pas le signe que vous avez fait une erreur en venant à Aruba. C’est le reflet du lien important que vous avez avec votre histoire, vos proches, votre culture. En prenant soin de vous, en tissant des liens sur place, en profitant de ce que l’île a à offrir sans vous culpabiliser pour ce qui vous manque, vous pouvez progressivement faire de « One Happy Island » non pas un slogan à vous imposer, mais une réalité nuancée, plus complexe et plus authentique : un endroit où l’on peut être à la fois nostalgique et en construction, parfois triste, souvent curieux, et peu à peu, chez soi.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Aruba, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler Aruba, territoire autonome du Royaume des Pays-Bas, pour son régime fiscal favorable aux retraités étrangers (imposition modérée sur les revenus, absence d’impôt sur la fortune locale, environnement juridique stable de droit néerlandais), combinant qualité de vie élevée, climat sécurisé et accès facilité à l’Europe et aux Amériques. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention du titre de séjour avec achat de résidence principale, coordination couverture santé internationale, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, notaire, agents immobiliers) et intégration patrimoniale globale (analyse et restructuration si nécessaire).
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