S’étendre des steppes aux montagnes enneigées, croiser plus de 130 nationalités, vivre dans la plus grande économie d’Asie centrale… s’installer au Kazakhstan, c’est tout sauf anodin. Pour beaucoup d’expatriés, le pays reste une terra incognita : on connaît vaguement le pétrole, parfois Astana et Almaty, mais rarement la réalité quotidienne, les démarches, les coûts ou les codes sociaux.
Ce guide synthétise les recherches récentes pour une préparation réaliste de votre projet. Il couvre les démarches essentielles (visa, travail, logement), les aspects pratiques (budget, santé, sécurité) et la vie sur place (vie sociale, scolarité, fiscalité), en fournissant des chiffres précis et une vision équilibrée des avantages et des difficultés.
Comprendre le pays dans lequel on s’installe
Le Kazakhstan est le neuvième plus grand pays au monde par sa superficie, environ 2,7 millions de km², et le plus vaste État enclavé. Il s’étend entre Russie, Chine, Kirghizstan, Ouzbékistan et Turkménistan, ce qui en fait un pont stratégique entre Europe et Asie. Sa population tourne autour de 20,6 à 20,9 millions d’habitants, avec un mélange impressionnant de plus de 130 groupes ethniques.
Les Kazakhs représentent un peu plus de 63 % de la population totale du pays.
L’économie repose toujours fortement sur les hydrocarbures et les ressources minières, mais le pays est engagé dans une stratégie de diversification (programmes comme « Business Road Map 2025 » ou « 100 Steps ») et se positionne comme moteur économique de l’Asie centrale. Le PIB par habitant se situe autour de 11 850 à 14 000 USD, avec une parité de pouvoir d’achat proche de 40 800 USD.
Astana, Almaty et les autres villes clés
Astana est la capitale politique, connue pour son architecture futuriste, ses larges avenues balayées par un vent glacial en hiver, et ses institutions gouvernementales. C’est aussi un hub financier grâce à l’Astana International Financial Centre (AIFC).
Ancienne capitale, Almaty reste la principale métropole du pays, située au pied des montagnes du Zailiysky Alatau. Elle concentre une grande partie de la communauté expatriée, des écoles internationales, ainsi qu’une offre importante de restaurants, cafés et événements culturels.
D’autres villes comptent pour un projet d’expatriation, surtout si l’on travaille dans certains secteurs :
| Ville | Particularités pour les expatriés |
|---|---|
| Astana | Capitale, AIFC, institutions, architecture moderne, hiver extrêmement rude |
| Almaty | Centre économique/culturel, vue montagne, vie nocturne, nombreuses écoles intl. |
| Atyrau | Hub pétrolier à l’ouest, salaires élevés dans l’oil & gas |
| Aktobe/Aktau | Villes de l’ouest liées aux hydrocarbures, nombreuses missions expatriées |
| Shymkent | Grand centre du sud, hivers plus doux, anglais peu présent |
| Karaganda | Région industrielle et éducative, coût de vie encore plus bas |
| Petropavl | Nord très froid, contexte plus russophone |
Un climat extrême à ne pas sous-estimer
Le climat est continental extrême. Les étés peuvent grimper à 40 °C, tandis que les hivers atteignent -40 °C, notamment à Astana, considérée comme la deuxième capitale la plus froide du monde après Oulan-Bator. À Almaty, la fourchette est un peu plus douce : de -20 °C l’hiver à environ 30 °C l’été.
Concrètement, cela signifie qu’un projet d’expatriation doit intégrer des vêtements techniques pour le froid, une voiture adaptée si l’on conduit, et une vraie vigilance pour les déplacements hivernaux, en particulier hors des grandes villes.
Visas, nouveaux dispositifs pour expatriés et nomades digitaux
Le Kazakhstan a profondément modernisé son arsenal de visas ces dernières années pour attirer investisseurs, experts et travailleurs à distance, tout en conservant une forte bureaucratie.
Visa court séjour : nombreux pays exemptés
Plus de 80 pays bénéficient d’une exemption de visa pour les courts séjours, notamment les États membres de l’UE, les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon, la Corée du Sud ou les Émirats arabes unis. Selon la nationalité, l’entrée sans visa varie en général entre 15 et 30 jours (souvent jusqu’à 30 jours, avec un total de 90 jours sur 180).
Pour des séjours d’affaires très courts, une simple invitation et un visa e‑touristique ou business (B1, B2, B3, B12) peuvent suffire.
Travailler sur place : visas de travail et permis
Pour exercer une activité salariée au Kazakhstan, le schéma classique reste : la signature d’un contrat de travail entre l’employeur et l’employé, qui définit les conditions de travail, la durée, la rémunération, et les droits et obligations des deux parties.
– un employeur local (ou une entité enregistrée dans le pays) qui obtient un permis de travail auprès du ministère du Travail,
– puis un visa de travail délivré par un consulat kazakh (catégorie C3 ou M1 selon la classification).
L’employeur doit d’abord prouver l’impossibilité de pourvoir le poste localement et respecter des quotas. L’obtention du permis de travail prend 2 à 6 semaines, suivie de la demande de visa. À l’arrivée, l’enregistrement auprès des autorités migratoires est obligatoire dans les 3 à 5 jours ouvrés, puis doit être renouvelé tous les 90 jours.
Les grandes catégories de visas de travail et assimilés comprennent :
| Catégorie | Usage principal |
|---|---|
| C3 / M1 | Visa de travail standard lié à un permis de travail |
| M2 | Visa pour les membres de la famille d’un titulaire de M1 |
| M3 | Déplacements pour finaliser les formalités de permis de travail sur place |
| C4 | Travail indépendant / freelance sous conditions |
| C5 / M4 | Immigrants d’affaires, entrepreneurs créant ou rejoignant une société |
| M5 | Travailleurs saisonniers |
| C2 | Regroupement familial (sans droit automatique au travail) |
L’obtention d’un permis de résidence permanent reste décrite comme extrêmement difficile, même pour des profils très qualifiés. La plupart des expatriés restent donc sur des statuts renouvelables (visas de travail, résidences temporaires ou nouveaux dispositifs pour nomades).
Pour les profils internationaux, plusieurs outils récents changent la donne.
– Golden Visa Lancé en 2025, il s’adresse aux investisseurs capables d’engager au moins 300 000 USD dans le pays. En échange, il offre un permis de résidence de 10 ans et des avantages fiscaux sur les revenus d’origine étrangère. Ce dispositif vise clairement les entrepreneurs et personnes à patrimoine élevé.
– Neo Nomad Visa (B12‑1) Ce visa de 12 mois renouvelable cible les travailleurs à distance percevant leurs revenus de l’étranger. Il s’adresse à ceux qui souhaitent vivre au Kazakhstan sans y être employés localement. Il permet de faire venir sa famille, sous réserve de prouver un revenu suffisant et une assurance santé valable.
Ce visa spécifique est destiné aux professionnels des technologies de l’information (IT). Il nécessite d’être parrainé par une structure agréée, comme Astana Hub, un parc technologique soutenu par l’État. Il offre généralement un ensemble d’avantages, incluant des conditions fiscales favorables, un accompagnement et une intégration facilitée au sein d’un écosystème dédié aux startups.
– Visa B9 de résidence permanente ciblée Pensé pour des professionnels à haute valeur ajoutée (médecins, scientifiques, enseignants), il ouvre la porte à un séjour longue durée dans des domaines jugés critiques pour le pays.
Dans tous les cas, il faut se préparer à fournir : diplômes légalisés, attestations d’expérience, certificat médical, assurance santé, extrait de casier judiciaire apostillé, traductions en russe ou kazakh, et parfois des tests biométriques (empreintes).
Enregistrement, contrôles et règles pratiques
Une fois arrivé, certains principes sont non négociables :
– Enregistrement migration dans les jours suivant l’arrivée (souvent réalisé par l’hôtel ou l’hébergeur via la plateforme eQonaq, mais la responsabilité finale repose sur le visiteur et son hôte).
– Renouvellement de cet enregistrement après chaque sortie du territoire et généralement tous les 90 jours.
– Port permanent de ses papiers : passeport ou copie notariée, et visa ou fiche de migration, doivent pouvoir être présentés à tout moment. La police effectue des contrôles d’identité fréquents, parfois sans motif apparent.
Le non‑respect des règles migratoires peut entraîner amendes, expulsions et interdictions de territoire pouvant aller jusqu’à cinq ans.
Trouver un emploi ou un projet professionnel
Le Kazakhstan reste avant tout une destination professionnelle. Le pays recherche des compétences, mais sur un marché régulé et protecteur de l’emploi local.
Secteurs porteurs pour expatriés
Les secteurs les plus demandeurs de profils étrangers sont clairement identifiés :
| Secteur | Opportunités typiques pour expatriés |
|---|---|
| Pétrole et gaz / énergie | Ingénieurs, managers de projet, spécialistes HSE, experts forages |
| IT et numérique | Développeurs, data, cybersécurité, chefs de produit, managers projets |
| Finance et services financiers | Analystes, risk managers, compliance, fonctions AIFC |
| Construction et ingénierie | Ingénieurs civils, chefs de chantier, experts en infrastructures |
| Enseignement (EFL, IB, etc.) | Professeurs d’anglais, enseignants dans les écoles internationales |
| Santé et sciences | Médecins, spécialistes, chercheurs, formateurs hospitaliers |
| Mines et métallurgie | Géologues, ingénieurs extraction, environnement, sécurité |
Les hauts salaires se situent notamment dans les régions pétrolières (Atyrau, ouest du pays). La moyenne nationale tourne autour de 448 620 KZT par mois (environ 870 USD) selon des données de 2025, mais les expatriés qualifiés, surtout sous contrat international, peuvent se situer bien au‑dessus.
Culture du travail et réalité du marché
Le milieu professionnel kazakh est souvent décrit comme un mélange de culture d’entreprise occidentale et de pratiques héritées de l’ère soviétique : hiérarchie marquée, poids des relations personnelles, importance de la loyauté au groupe.
En France, les relations professionnelles se construisent souvent sur le long terme, notamment lors de repas partagés. La communication y est moins directe que dans les pays anglo-saxons : un refus catégorique est rare, et un retard ou un report peut être annoncé de manière atténuée, par exemple par une phrase comme ‘Ce sera peut-être un peu juste pour la date prévue’. Un manager expatrié doit apprendre à interpréter ces nuances et à investir du temps dans ces échanges informels pour bien comprendre les attentes et les positions non exprimées.
Fiscalité sur le revenu du travail
Sur le plan fiscal, le Kazakhstan a choisi la simplicité : un taux d’impôt sur le revenu unique de 10 % s’applique au salaire, pour les résidents comme pour les non‑résidents, dès lors qu’il s’agit d’un revenu de source kazakhe. Cela place le pays parmi les juridictions relativement peu imposées sur le plan personnel.
L’employeur est chargé de retenir l’impôt sur le revenu directement sur le salaire de son employé (prélèvement à la source). Il doit ensuite le reverser à l’État, en même temps que les cotisations sociales dues.
– 10 % de cotisation retraite (pour les Kazakhs, résidents permanents et ressortissants de l’Union économique eurasiatique),
– environ 5 % de cotisation d’assurance sociale,
– 3 % de contribution patronale au système d’assurance santé obligatoire, plus 2 % prélevés sur le salarié,
– 11 % de « social tax » à la charge exclusive de l’employeur.
Pour un expatrié non résident permanent, certaines cotisations (notamment retraite) peuvent ne pas s’appliquer, mais il est impératif de clarifier ce point dans le contrat de travail, surtout si l’on prévoit de repartir.
Coût de la vie et budget réaliste
Le Kazakhstan se distingue par un coût de la vie très inférieur à celui de nombreux pays occidentaux. Selon plusieurs indices, le niveau de dépenses est environ 57 % plus bas qu’aux États‑Unis (hors loyer) et les prix globaux sont 1,77 fois plus bas que la moyenne mondiale.
Budget mensuel, selon le profil
Les estimations issues de différentes sources donnent un ordre de grandeur utile pour bâtir son budget d’installation.
| Profil | Coût mensuel estimé (KZT) | Coût mensuel estimé (USD, approx.) |
|---|---|---|
| Personne seule (local) | ~831 788 | ~644 à 741 |
| Expatrié moyen | — | ~1 141 |
| Nomade digital | — | ~1 584 |
| Famille de 4 personnes | ~1 525 192 | ~1 549 |
Ces montants incluent généralement le logement, mais les variations sont très fortes selon la ville, le standing et le mode de vie (sorties, écoles internationales, voyages, etc.).
Loyer et immobilier
Le loyer est la principale variable d’ajustement. À Almaty et Astana, les appartements modernes dans les quartiers centraux restent abordables par rapport à l’Europe, mais nettement plus chers que le reste du pays.
| Type de logement (ville moyenne) | Loyer mensuel moyen (KZT) | Fourchette (KZT) |
|---|---|---|
| 1 chambre centre-ville | ~236 549 | 150 000 – 400 000 |
| 1 chambre hors centre | ~161 562 | 100 000 – 250 000 |
| 3 chambres centre-ville | ~442 619 | 250 000 – 750 000 |
| 3 chambres hors centre | ~301 034 | 195 000 – 471 827 |
| 85 m² meublé, quartier cher (Almaty/Astana) | ~721 538 | — |
| 85 m² meublé, quartier “standard” | ~475 626 | — |
| Studio 45 m² meublé, quartier cher | ~260 743 | — |
Convertis en dollars, un bon appartement meublé d’une chambre au centre peut aller de 350 à 700 USD. Attention cependant : les loyers dans les complexes récents haut de gamme ou près des écoles internationales peuvent rivaliser avec certaines grandes villes européennes.
L’achat immobilier est lui aussi relativement abordable :
| Indicateur | Prix moyen (KZT) | Prix moyen (USD approx.) |
|---|---|---|
| m² en centre-ville | ~61 372 KZT / ft² | ~1 092 USD / m² |
| m² en périphérie | ~41 528 KZT / ft² | ~785 USD / m² |
| Prix médian d’une maison | — | ~118 051 USD |
L’accès à la propriété reste cependant complexe pour les non‑résidents, et nécessite un conseil juridique local sérieux.
Vie quotidienne : nourriture, transport, sorties
Les biens et services locaux sont bon marché, tandis que l’importé (électronique, vêtements de marque, produits alimentaires occidentaux) est nettement plus cher.
Quelques repères de prix en ville :
| Poste de dépense | Prix moyen (KZT) | Commentaire |
|---|---|---|
| Repas simple au restaurant bon marché | ~4 500 | 2 500 – 7 000 |
| Menu déjeuner « business » | ~4 404 | |
| Repas complet pour 2 (restaurant moyen) | ~17 000 | 10 000 – 30 000 |
| Bière pression locale (bar) | ~600 | 400 – 1 200 |
| Cappuccino (café) | ~1 083 | |
| Ticket de bus / métro | ~110 | souvent autour de 80–110 KZT |
| Abonnement mensuel transports | ~9 000 | 7 000 – 10 000 |
| Essence (litre) | ~213 | carburant très abordable |
| Internet illimité (≥60 Mbps) | ~6 952 | 5 000 – 10 000 |
| Utilities 85 m² (chauffage, eau, etc.) | ~23 000 – 30 000 | relativement bon marché |
| Forfait mobile avec 10 Go+ | ~4 700 | données mobiles extrêmement bon marché |
Au supermarché, le panier de base reste avantageux :
| Produit | Prix moyen (KZT/kg ou unité) | Prix approx. (USD) |
|---|---|---|
| Pain (0,5 kg) | ~372 | ~0,41 |
| Riz (1 kg) | — | ~1,17 |
| Œufs (12) | ~827 | ~1,44 |
| Poulet (1 kg) | — | ~4,11 |
| Bœuf (1 kg) | — | ~6,78 |
| Pommes (1 kg) | ~585 | ~1,18 |
| Pommes de terre (1 kg) | ~340 | ~0,56 |
| Bouteille d’eau (1,5 L) | ~387 | ~0,47 / L |
En revanche, les écoles internationales représentent un coût majeur pour les familles : entre 5 000 et 30 000 USD par an et par enfant, avec beaucoup d’établissements entre 15 000 et 25 000 USD.
Logement : où et comment se loger
Les expatriés louent presque tous, du moins les premières années. L’offre va des vieux appartements d’époque soviétique aux résidences neuves ultra modernes, souvent gardiennées avec parking souterrain.
Quartiers prisés des expatriés
À Almaty, les zones les plus recherchées incluent :
– Samal et les abords de Dostyk Avenue, près des commerces, cafés, bureaux,
– les secteurs autour d’Al‑Farabi Avenue (résidences modernes, vue montagnes),
– les complexes de type Esentai, Sholpan City ou Tau Samal, très « internationalisés ».
À Astana, on retrouve beaucoup d’expatriés :
Découvrez les principales zones résidentielles de la capitale kazakhe, adaptées à différents besoins et budgets.
Située à proximité des bâtiments iconiques comme le Baiterek et le Khan Shatyr, cette zone moderne est au cœur de la vie urbaine.
Optez pour des complexes comme Highvill ou les environs de la zone de l’AIFC (Astana International Financial Centre) pour un cadre contemporain et bien équipé.
Explorez certains quartiers de la rive droite, plus anciens mais pratiques et souvent moins chers, offrant un bon rapport qualité-prix.
Dans les villes pétrolières (Atyrau, Aktau, Aktobe), de nombreux expatriés résident dans des compounds ou complexes dédiés au personnel des grandes compagnies, souvent avec sécurité renforcée et services intégrés.
Procédure de location et points de vigilance
La plupart des baux sont de 12 mois, avec un dépôt de garantie de 1 à 2 mois. Une partie des locations se gèrent encore « hors contrat », mais pour un expatrié, un bail écrit est indispensable, de préférence enregistré ou au moins notarié.
Cette section signale une information importante ou un détail utile que le lecteur doit connaître pour bien comprendre le sujet.
– Les loyers sont payés en tenge, parfois indexés officieusement sur le dollar.
– Les maisons individuelles sont rares et très chères dans les grandes villes.
– Le chauffage est souvent centralisé : vous ne contrôlez pas toujours la température, mais le coût reste modéré. En hiver, les factures peuvent toutefois grimper.
– Certains propriétaires refusent les animaux, ou demandent un dépôt supplémentaire.
Des plateformes locales comme Krisha.kz sont la référence pour chercher un logement, en complément d’agences et de sites internationaux (Booking, Airbnb pour le temporaire).
Santé, assurances et hôpitaux
Le système de santé est en pleine réforme, mais ne s’aligne pas encore sur les standards des pays les plus développés, surtout pour les soins complexes.
Système public et assurance santé obligatoire
Depuis 2020, le Kazakhstan fonctionne avec un système d’assurance santé obligatoire (MSHI). Les financements destinés à la santé ont plus que doublé en quelques années, pour atteindre plus de 2,8 billions de KZT en 2024.
Deux paniers de soins coexistent :
– la « garantie médicale gratuite » (SFMA), financée par le budget de l’État, qui couvre les citoyens, les résidents permanents, les réfugiés, et certains étrangers permanents,
– le paquet MSHI, financé par les cotisations (3 % employeur, 2 % salarié, avec plafonds), qui offre un éventail plus large de prestations (suivi des maladies chroniques, rééducation, soins planifiés, etc.).
Pour un expatrié, la situation est subtile :
Si vous êtes résident permanent ou travailleur relevant d’accords spécifiques (comme l’EAEU), vous pouvez être intégré au système de santé public. En revanche, si vous êtes résident temporaire, la prise en charge publique est limitée aux urgences vitales et aux maladies présentant un danger pour autrui, telles que la tuberculose ou certaines infections.
Dans tous les cas, les hôpitaux publics souffrent encore de files d’attente, d’un équipement parfois obsolète et d’un manque de personnel anglophone, surtout hors des métropoles.
Recours aux cliniques privées et évacuation
La plupart des expatriés se tournent donc vers le secteur privé, notamment à Almaty et Astana, où l’on trouve :
– des hôpitaux et cliniques internationales (International SOS, Almaty International Medical Center, Centre médical présidentiel, etc.),
– des médecins parlant anglais,
– des infrastructures plus modernes.
Mais même dans ces structures, les cas lourds sont souvent évacués à l’étranger (Allemagne, Turquie, etc.). Il est donc vivement recommandé de souscrire une assurance santé internationale couvrant :
– les soins dans le privé,
– l’évacuation et le rapatriement médical,
– si besoin, les soins maternité, dentaires, ou la prise en charge de pathologies chroniques.
Des assureurs internationaux comme Cigna, Allianz, AXA, Now Health, BUPA ou William Russell sont bien implantés et souvent reconnus par les cliniques locales, ce qui permet généralement une facturation directe des soins.
Santé publique, risques et vaccinations
La situation sanitaire globale progresse, avec une espérance de vie d’environ 74,4 ans, mais plusieurs risques subsistent :
– forte prévalence des maladies cardiovasculaires,
– tuberculose encore fréquente (environ 70 cas pour 100 000 habitants),
– zones naturelles à risque pour des pathologies comme la peste, l’anthrax, ou la fièvre hémorragique de Crimée‑Congo,
– pics de pollution atmosphérique dans les grandes villes, surtout l’hiver (chauffage au charbon).
Pour un expatrié, il est recommandé de vérifier ses vaccinations de base (DTP, hépatite A et B, typhoïde, éventuellement rage pour les activités rurales), de ne pas boire l’eau du robinet sans filtration, d’être rigoureux sur l’hygiène alimentaire et de prévoir une trousse de médicaments personnels, certains traitements n’étant pas disponibles ou pas aux standards habituels.
Sécurité, libertés et aspects sensibles
Le Kazakhstan est globalement considéré comme sûr pour les expatriés : l’indice de sécurité atteint 72, le taux d’homicides est faible (2,6 pour 100 000 habitants), et le pays n’est pas ravagé par la criminalité violente.
Criminalité du quotidien
Les principaux risques sont :
– vols et pickpockets dans les marchés, transports en commun, centres commerciaux,
– arnaques (faux policiers, taxis non officiels pratiquant des tarifs abusifs, tentatives de bakchich),
– cambriolages de domiciles d’expatriés, surtout lorsqu’ils sont identifiés comme aisés,
– cas occasionnels de muggings en sortie de bars ou clubs la nuit, à Almaty, Astana ou Atyrau.
Pour réduire les risques, privilégiez les taxis officiels ou les applications comme Yandex Go et InDriver. Évitez de vous promener seul la nuit dans des zones peu éclairées. Gardez vos papiers d’identité en lieu sûr, refusez les boissons offertes par des inconnus et, en cas de contrôle douteux, demandez à vous rendre directement au poste de police.
Contexte politique, manifestations et terrorisme
Le pays reste autoritaire : les grandes manifestations sont rares, très encadrées, et les épisodes de protestations massives ont parfois dégénéré (comme en 2022, avec un lourd bilan humain). Participer à une manifestation non autorisée expose à des arrestations.
Le risque terroriste est considéré comme présent mais limité, avec un niveau de vigilance recommandé pour les lieux très fréquentés (centres commerciaux, bâtiments officiels, événements publics). Les autorités tendent à renforcer la surveillance dans ces périodes.
Les critiques publiques envers les autorités ou les symboles nationaux, ainsi que l’expression sur des thèmes sensibles, peuvent entraîner des poursuites. Les lois contre la « propagande de l’orientation sexuelle non traditionnelle » créent un climat hostile, particulièrement pour les personnes LGBT+ en dehors des grandes villes.
Au quotidien, surtout dans les métropoles, le style peut être très moderne, voire sophistiqué, mais un certain conservatisme demeure, particulièrement en région ou dans les contextes religieux. Les démonstrations d’affection en public sont mal vues, et les tenues jugées trop provocantes peuvent susciter des remarques.
Les Kazakhs sont réputés très hospitaliers : les invitations à partager un repas, un thé ou une tournée de toasts à la vodka font partie du quotidien. Refuser totalement ce qui est offert peut être vécu comme un affront. Apprendre à dire « non » avec tact, ou à modérer sa participation, devient une compétence culturelle essentielle, notamment face à une forte culture de l’alcool.
Transports, déplacements et conduire au Kazakhstan
Sur un territoire aussi immense, les distances sont considérables. Les liaisons aériennes intérieures (Air Astana en tête, avec plus de 50 routes) sont souvent le moyen le plus rapide pour traverser le pays. Le réseau ferroviaire est étendu mais lent : par exemple, environ 18 heures pour un Almaty–Petropavl en train « rapide ».
En ville, on s’appuie sur :
– un réseau dense de bus et minibus (marshrutkas), bon marché mais parfois bondés,
– des métros modernes, mais encore modestes, à Almaty et Astana,
– des applis de VTC (Yandex Go, InDriver) extrêmement répandues.
Le coût mensuel d’un abonnement de transport en commun au Kazakhstan est d’environ 8 000 à 9 000 KZT.
Conduire au Kazakhstan
Il est possible de conduire avec un permis de conduire international pendant une période limitée (en général entre six mois et un an selon les cas). Pour rester plus longtemps, il faut passer un permis local, avec examen théorique et pratique en russe ou kazakh, ainsi qu’une visite médicale.
Le code de la route impose des règles strictes sur certains points spécifiques, qu’il est essentiel de connaître et de respecter.
– 0 % d’alcoolémie au volant,
– limitations de vitesse typiques : 20 km/h en zone résidentielle, 60 km/h en ville, 90 km/h hors agglomération, 110 km/h sur certaines voies rapides.
Dans les faits, le comportement des conducteurs peut être déroutant pour un nouvel arrivant : dépassements risqués, changement de file brusque, feux grillés, piétons ignorés. Les routes hors des grands axes peuvent être très dégradées, avec nids‑de‑poule, absence de marquage, animaux errants. En hiver, la neige, le verglas et la visibilité réduite rendent la conduite particulièrement dangereuse.
Au‑delà des chiffres, la réussite d’une expatriation se joue dans l’intégration au tissu social local.
Barrière linguistique : le véritable défi
Deux langues dominent :
– le kazakh, langue officielle d’État,
– le russe, langue « de communication interethnique », omniprésente dans les affaires et la vie quotidienne.
Les deux utilisent l’alphabet cyrillique, et l’anglais reste minoritaire : seulement environ 15 % de la population le parle, avec une concentration dans les grandes villes et les milieux internationalisés. Pour un expatrié ne maîtrisant ni le russe ni le kazakh, la vie au quotidien (administration, courses hors supermarchés, interlocuteurs techniques) peut vite devenir épuisante.
Investir du temps dans l’apprentissage de quelques phrases de base en russe et en kazakh est à la fois très utile et hautement apprécié. Cela facilite les interactions et crée un climat de respect mutuel.
Les grandes villes disposent de communautés expatriées bien organisées, avec :
Découvrez les principaux clubs, plateformes en ligne et événements pour rencontrer d’autres expatriés et s’intégrer dans la vie locale.
Un club social ouvert à tous, organisant des activités et offrant un soutien pour faciliter l’intégration des nouveaux arrivants.
Une association visant à créer des liens entre les communautés internationales et locales à travers diverses activités culturelles et sociales.
Rejoignez des groupes dédiés sur Facebook, Telegram et InterNations pour échanger des conseils et organiser des rencontres.
Participez à des soirées de networking, des rencontres linguistiques et des groupes sportifs pour élargir votre cercle social.
Les activités de plein air sont un atout majeur : randonnées dans les montagnes autour d’Almaty, ski à Shymbulak, sorties dans les parcs nationaux, canyon de Sharyn, lacs de montagne, etc. De grandes fêtes rythment l’année : Nauryz (nouvel an du printemps), festivals culturels comme le World Nomad Games ou des événements musicaux (Almaty Jazz Festival).
Pour autant, en dehors d’Almaty et dans une moindre mesure d’Astana, la vie nocturne et culturelle est nettement plus limitée, ce qui peut accentuer un sentiment d’isolement, surtout en hiver.
Choc culturel et adaptation
Comme souvent, l’installation suit un cycle classique : euphorie des premiers mois (découverte, exotisme, hospitalité), puis phase de « négociation » avec la réalité (bureaucratie, barrière de la langue, climat extrême, normes sociales plus conservatrices), avant d’atteindre une forme de compromis et d’ajustement.
Plusieurs aspects surprennent régulièrement les nouveaux arrivants :
– la place centrale des aînés et des hiérarchies,
– un rapport au temps plus flexible, surtout dans le champ social,
– l’importance des rituels de table, avec un art du toast et du partage codifié,
– le mélange de modernité (applications, services en ligne, fintech) et de pratiques administratives encore très bureaucratiques.
Être conscient de ces dynamiques, s’armer de patience et bénéficier d’un réseau de soutien (collègues, associations, autres expatriés) sont des facteurs décisifs pour une expatriation réussie.
Éducation des enfants : un point structurant
Pour les familles, le choix scolaire est souvent l’élément numéro un du projet d’installation. Le Kazakhstan a développé une offre d’écoles internationales dense, notamment à Almaty et Astana, mais aussi dans quelques villes de l’ouest (Atyrau).
Système local vs écoles internationales
L’enseignement public est gratuit pour les citoyens et résidents, structuré en :
– 4 ans de primaire,
– 5 ans de secondaire inférieur,
– puis secondaire supérieur (général ou professionnel).
L’enseignement s’y fait principalement en kazakh ou russe, avec peu ou pas d’anglais comme langue d’instruction. Pour un enfant expatrié arrivant sans ces langues, l’intégration peut être très difficile, voire impossible à court terme, sauf cas particuliers.
D’où le recours massif aux écoles internationales, qui :
Ces établissements enseignent principalement en anglais (parfois avec des sections en français ou d’autres langues), suivent des programmes reconnus comme le Baccalauréat international (IB), les IGCSE/A‑levels britanniques, ou le système américain (SAT, AP), accueillent une population mixte (enfants d’expatriés et élite locale) et proposent des infrastructures modernes (laboratoires, gymnases, art, musique).
On recense au moins 45 écoles internationales dans le pays, dont 13 sont « IB World Schools », et certaines cumulent les trois programmes IB (PYP, MYP, DP), par exemple :
– International School of Nur‑Sultan,
– Kazakhstan International School,
– Miras International School Almaty,
– Miras International School Astana (Nur‑Sultan).
Des établissements prestigieux proposent différents cursus. Les écoles Haileybury (Almaty et Astana) suivent le programme anglais (National Curriculum, IGCSE, A‑levels). En parallèle, le groupe Quality Schools International (QSI) gère l’Almaty International School et la QSI International School of Astana selon un modèle pédagogique américain.
Les secteurs Nazarbayev Intellectual Schools (NIS) offrent par ailleurs un enseignement de haut niveau, souvent bilingue, avec une forte dimension scientifique.
Coûts et inscriptions
Les frais de scolarité représentent un véritable investissement : pour les écoles internationales, il faut compter en moyenne entre 5 000 et 30 000 USD par an, avec de nombreux établissements autour de 15 000–25 000 USD. Certaines écoles très prisées affichent des listes d’attente, il est donc prudent de commencer les démarches bien avant le déménagement.
Pour les plus jeunes, les crèches et jardins d’enfants privés coûtent en moyenne autour de 123 000 KZT par mois (environ 180–200 USD), ce qui reste modéré comparé à de nombreuses capitales occidentales.
Banques, paiements et gestion de l’argent
La monnaie locale est le tenge kazakhstanais (KZT). Le système bancaire est relativement développé, avec une coexistence de grandes banques traditionnelles (Halyk Bank, Forte, Jusan, etc.) et de fintechs comme Kaspi.kz, dont les applications sont omniprésentes dans la vie quotidienne (paiements, transferts, crédits, achats).
Ouvrir un compte en banque en tant qu’étranger
C’est un point souvent sous‑estimé : ouvrir un compte bancaire local peut être complexe pour un nouvel arrivant, en particulier sans permis de résidence. Officiellement, la Banque nationale affirme qu’aucune restriction n’existe pour les étrangers, mais dans la pratique, chaque banque applique ses propres règles de conformité (KYC/AML).
Les documents généralement requis :
Liste des documents essentiels à préparer pour vos procédures officielles en France, comme l’ouverture d’un compte bancaire ou une demande de titre de séjour.
Votre passeport en cours de validité, accompagné d’une traduction notariée si le document n’est pas en français.
Numéro à obtenir auprès d’un centre de services publics (comme une mairie ou une préfecture) pour identifier votre dossier.
Document justificatif de votre statut : visa, permis de travail ou certificat d’enregistrement de résidence.
Dans certains cas, une attestation d’emploi ou de revenus (fiches de paie, avis d’imposition) peut être demandée.
Depuis 2022, les contrôles se sont renforcés : entretien en personne quasi systématique, vérification approfondie des documents, délais allant de deux semaines à un mois (parfois plus) pour finaliser l’ouverture, notamment pour les non‑résidents ou les sociétés étrangères.
Kaspi.Bank propose deux procédures distinctes pour les clients étrangers : un parcours simplifié en ligne pour les détenteurs d’un permis de séjour, et un parcours en agence avec signature de documents spécifiques pour ceux qui n’en ont pas. Les cartes bancaires délivrées aux non-résidents ont généralement une validité d’un an.
Paiements courants et transferts
Au quotidien, le pays est largement dématérialisé : les paiements par carte ou via mobile (QR codes, Kaspi Pay, etc.) sont omniprésents dans les villes, y compris dans les taxis, petites boutiques et cafés. La part du cash recule progressivement, même si les distributeurs restent largement disponibles.
Pour les transferts internationaux, des solutions comme Wise peuvent offrir des frais réduits et des taux de change plus favorables que les banques traditionnelles. L’ouverture de comptes multi‑devises ou l’utilisation de cartes de voyage peut simplifier la gestion entre tenge et devises étrangères.
Fisc et résidence fiscale : ce qu’un expatrié doit savoir
Le Kazakhstan applique un régime fiscal relativement simple, mais la notion de résidence fiscale est centrale.
– Est résident fiscal toute personne présente physiquement au moins 183 jours sur 12 mois consécutifs, ou répondant à des critères de « centre d’intérêts vitaux » (citoyenneté/permis de résidence, famille et logement principal au Kazakhstan).
– Les résidents sont imposés sur leurs revenus mondiaux.
– Les non‑résidents ne sont imposés que sur leurs revenus de source kazakhe.
Le taux d’impôt sur le revenu pour les salaires est de 10 % (résidents et non‑résidents). D’autres types de revenus peuvent être imposés à certains taux spécifiques :
| Type de revenu (individus) | Taux standard |
|---|---|
| Salaire (résidents & non‑résidents) | 10 % |
| Autres revenus de source kazakhe NR | 10–20 % |
| Dividendes résidents | 5 % |
| Dividendes/capitaux non‑résidents | 15 % |
Le Kazakhstan a signé des conventions de non‑double imposition avec plus de 50 pays. Un expatrié peut ainsi créditer les impôts payés à l’étranger, sous conditions, ou bénéficier d’exemptions pour certains types de revenus. Cela exige en revanche de fournir des certificats de résidence fiscale, légalisés et traduits, ce qui demande anticipation et organisation.
À partir de 2025, les résidents devront déclarer annuellement leurs revenus et leur patrimoine, y compris ceux détenus à l’étranger, via des formulaires spécifiques.
Pour les entreprises, le taux d’impôt sur les sociétés est à 20 %, avec un système de TVA à 12 % et divers régimes préférentiels dans les zones économiques spéciales (exonérations de CIT, de TVA, de taxes foncières, etc.). L’Astana International Financial Centre (AIFC) offre en outre un cadre juridique inspiré du droit anglais, des exemptions fiscales de long terme et une grande attractivité pour les services financiers ou les startups.
Bilan : pour qui le Kazakhstan est-il une bonne destination d’expatriation ?
S’installer au Kazakhstan en tant qu’expatrié, c’est faire le choix d’un pays qui offre une richesse culturelle unique et des opportunités de développement.
– économiquement dynamique en Asie centrale, avec des secteurs en forte demande de compétences étrangères,
– financièrement accessible, grâce à un coût de la vie très inférieur à celui de l’Europe ou de l’Amérique du Nord, tout en offrant des métropoles modernes,
– culturellement riche, mêlant héritage nomade, influences russes et globalisation,
– mais aussi exigeant, avec une barrière linguistique réelle, une bureaucratie lourde, un climat extrême, et des limites importantes en termes de libertés publiques et de droits des minorités.
Pour les ingénieurs pétroliers à Atyrau, les enseignants dans les écoles internationales d’Almaty, les professionnels de la finance à l’AIFC ou les développeurs numériques attirés par le Neo Nomad Visa, le Kazakhstan offre un tremplin de carrière intéressant, une rémunération compétitive et une expérience de vie hors normes.
Pour qu’un projet d’expatriation réussisse, il est essentiel de :
– préparer soigneusement les aspects administratifs (visa, permis de travail, assurance, banque),
– chiffrer un budget réaliste, intégrant l’école, les voyages, la santé,
– anticiper les défis d’adaptation culturelle et linguistique,
– et accepter que le Kazakhstan, malgré ses tours de verre et ses centres commerciaux, reste un pays en transition, où coexistent modernité et inerties héritées du passé.
Bien préparée, une installation au Kazakhstan peut devenir une expérience profondément enrichissante, autant sur le plan professionnel que personnel.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour s’installer au Kazakhstan afin d’optimiser sa charge imposable, profiter d’un coût de vie plus faible qu’en France et diversifier ses investissements tout en conservant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après étude de plusieurs destinations (Géorgie, Émirats, Serbie, Kazakhstan), la stratégie retenue a été de cibler Almaty pour sa fiscalité proportionnelle compétitive, l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de vie sensiblement inférieur à Paris et un environnement économique en croissance (énergie, mines, logistique eurasiatique). La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, conventions FR‑KZ), obtention du titre de séjour, choix et achat d’une résidence principale, organisation de la couverture santé locale et internationale, transfert de la résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, conseillers bilingues) et restructuration patrimoniale internationale.
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