Entre mer, désert et montagnes, la Tunisie a tout d’un immense terrain de jeu sportif à ciel ouvert. Sur à peine 163 000 km², on passe d’un littoral méditerranéen de plus de 1 300 kilomètres à l’Atlas tunisien, puis au Sahara et à ses dunes. Ajoutez un ensoleillement généreux toute l’année, une culture sportive bien ancrée et un réseau de clubs en plein essor : le pays cumule les atouts pour pratiquer quasiment tous les sports, du foot au kitesurf, du trail à la plongée.
Cet article propose un panorama détaillé des sports les plus populaires à pratiquer en Tunisie, en expliquant pour chacun où le pratiquer, dans quel contexte il s’inscrit et à quel point il est ancré dans la société tunisienne.
Le football, sport roi et passion quotidienne
En Tunisie, le football est bien plus qu’un loisir : c’est le sport national et un véritable ciment social. Introduit au début du XXᵉ siècle par des migrants italiens, il est devenu la discipline dominante, pratiquée dans les clubs, les stades municipaux, les écoles et jusque dans les terrains vagues des quartiers populaires. On estime qu’environ 250 000 personnes jouent au foot dans le pays, sans compter les matchs improvisés sur les plages ou dans les ruelles.
Les grandes équipes comme Espérance Sportive de Tunis, Club Africain, Étoile Sportive du Sahel ou Club Sportif Sfaxien structurent l’élite et alimentent un championnat phare, la Tunisian Ligue Professionnelle 1. À côté, la Coupe de Tunisie, compétition à élimination directe créée dès les années 1920, reste un moment fort de la saison, dont la finale est suivie dans tout le pays. Le Stade Olympique de Radès, aussi appelé Hammadi Agrebi, est la scène principale de ces grandes affiches.
Le football tunisien est structuré par la Fédération Tunisienne de Football (FTF), qui organise le championnat de Ligue 1, la Ligue 2, la Coupe, la Supercoupe et les participations aux compétitions africaines (Ligue des champions de la CAF, Coupe de la Confédération). Cette organisation encourage la pratique dès le plus jeune âge, avec de nombreux jeunes intégrant des écoles de football ou des clubs locaux soutenus par les municipalités, dans l’espoir de progresser dans les échelons.
Les « Aigles de Carthage », vitrine d’un pays de foot
La sélection nationale, surnommée « Les Aigles de Carthage », incarne la passion tunisienne pour ce sport. Affiliée à la FIFA et à la Confédération africaine de football (CAF) depuis 1960, elle a marqué l’histoire du jeu sur le continent. Elle a remporté la Coupe d’Afrique des nations en 2004, à domicile, et détient un record de participation continue à cette compétition, avec dix-sept présences consécutives de 1994 à 2025.
La Tunisie a participé à sept phases finales de Coupe du monde de football, de 1978 à 2026.
Pour l’amateur qui veut simplement taper dans un ballon, l’offre est solide : terrains municipaux dans les grandes villes (Tunis, Sfax, Sousse, Bizerte, Monastir, etc.), complexes privés de foot à cinq, pelouses des clubs de quartier, sans oublier les hôtels-clubs qui accueillent régulièrement des stages de préparation d’équipes professionnelles ou amateurs. Dans le nord-ouest boisé comme dans le sud désertique, rares sont les localités sans terrain de foot.
Pour illustrer le poids du football par rapport aux autres sports, on peut mettre en regard le nombre de pratiquants estimés dans les disciplines collectives majeures.
| Sport collectif | Nombre estimé de pratiquants | Période d’introduction approximative |
|---|---|---|
| Football | 250 000 | Début des années 1900 |
| Basketball | 60 000 | Années 1950 |
| Handball | 35 000 | Années 1950 |
| Volleyball | 30 000 | Années 1950 |
| Rugby à XV | 8 000 | Années 1970 |
Même si ces chiffres restent des ordres de grandeur, ils montrent à quel point le foot domine la scène sportive tunisienne, sans pour autant empêcher d’autres disciplines de se développer.
Handball, le « prince » des sports tunisiens
Derrière le football, le handball occupe une place particulière, souvent qualifiée de deuxième sport national. Introduit dans les années 1950, il s’est rapidement imposé dans les écoles et les clubs. On estime aujourd’hui à environ 35 000 le nombre de pratiquants. La Tunisie est considérée comme une grande nation africaine de hand, grâce à l’excellence de ses clubs et de sa sélection.
En Tunisie, le haut niveau est structuré par des clubs majeurs comme l’Étoile Sportive du Sahel et l’Espérance Sportive de Tunis, évoluant dans une ligue nationale d’une douzaine de clubs. Cette base solide permet à l’équipe nationale d’être régulièrement présente en Coupes du Monde et ultra-dominante en Afrique, avec une dizaine de titres continentaux. Son meilleur résultat mondial reste la quatrième place obtenue lors du Mondial organisé à domicile en 2005.
Pour celui qui souhaite s’y mettre, le handball se pratique dans les grandes villes (Tunis, Sousse, Sfax, Monastir, Bizerte, etc.) au sein des clubs multisports ou dans les structures scolaires et universitaires. Les salles couvertes municipales permettent de s’entraîner même en plein hiver, tandis que les clubs de quartiers développent des sections jeunes accessibles.
Basket et volley, des sports collectifs bien installés
Le basket-ball et le volley-ball sont devenus, en quelques décennies, des piliers du paysage sportif tunisien. Tous deux introduits dans les années 1950, ils ont bénéficié de la généralisation de l’éducation physique à l’école et du soutien des municipalités aux clubs locaux.
Basket-ball : un vivier de 60 000 joueurs
Le basket tunisien peut s’appuyer sur une base estimée à 60 000 pratiquants. La sélection nationale masculine a franchi un cap essentiel en remportant le championnat d’Afrique (AfroBasket) à trois reprises, en 2011, 2017 et 2021. Cette régularité au sommet continental a contribué à populariser la discipline, tout comme la réussite de Salah Mejri, premier Tunisien à évoluer en NBA.
Des clubs répartis dans la plupart des grandes agglomérations accueillent les enfants dès le mini-basket. La pratique se fait dans les salles polyvalentes, mais aussi sur des terrains de quartier ou dans les enceintes scolaires, ce qui permet de démarrer avec un investissement matériel limité. Pour les touristes ou expatriés de passage, rejoindre des « pick-up games » sur les terrains publics de Tunis ou Sousse est une manière simple de s’intégrer.
Volley-ball : entre gymnases et plages
Le volley-ball, avec environ 30 000 pratiquants, s’est imposé via le réseau scolaire puis les clubs. La sélection masculine a engrangé des médailles au championnat d’Afrique, tandis que l’équipe de beach-volley a participé à la Coupe continentale africaine de 2018–2020.
Le climat et le littoral tunisiens, notamment à Hammamet, Sousse, Djerba et Tabarka, sont idéaux pour le beach-volley. Les hôtels-clubs y installent fréquemment des terrains, utilisés aussi bien pour des tournois informels au coucher du soleil que pour des animations sportives encadrées.
Pour résumer la présence de ces sports collectifs dans le pays, on peut se pencher sur leur diffusion et leur succès international.
| Sport | Introduction | Succès marquants | Profil de pratique |
|---|---|---|---|
| Basket-ball | Années 1950 | AfroBasket gagné 3 fois | Clubs urbains, terrains publics, écoles |
| Volley-ball | Années 1950 | Médailles continentales, beach continental cup | Salles couvertes, plages touristiques |
Tennis, sport de raquette en pleine lumière
Même si le tennis reste minoritaire en nombre de licenciés par rapport au football ou au basket, il est particulièrement visible, notamment grâce à certains champions. La Fédération tunisienne de tennis encadre environ 15 000 pratiquants, répartis sur un maillage de clubs présents dans les grandes villes côtières et dans l’arrière-pays.
Le pays accueille un tournoi international récurrent, le Tunis Open, qui permet aux meilleurs joueurs locaux de se frotter au circuit professionnel. Des infrastructures comme le complexe de Port El Kantaoui, où l’on trouve un grand nombre de courts en dur et en terre battue, montrent que le tennis s’est installé durablement dans les stations balnéaires.
Ses succès, comme être la première femme arabe à atteindre les quarts de finale d’un tournoi du Grand Chelem et à remporter un titre majeur, ont donné une visibilité internationale inédite au tennis. Ils ont boosté l’intérêt des jeunes, notamment des filles, faisant du sport un vecteur de transformation des normes de genre.
Ons Jabeur, joueuse de tennis tunisienne
Les fans tunisiens suivent de près les grands rendez-vous mondiaux comme Roland-Garros, Wimbledon ou l’US Open, ce qui entretient l’envie de pratiquer en club. De nombreux hôtels intègrent des courts de tennis à leurs installations, permettant aux vacanciers de jouer occasionnellement, voire de participer à des petits tournois internes.
Rugby, un sport en plein essor surtout au nord
Le rugby à XV reste un sport de niche à l’échelle du pays, avec environ 8 000 licenciés, mais il progresse régulièrement. Introduit dans les années 1970, il s’est d’abord développé dans le nord, notamment autour de Tunis et de certaines villes côtières. Le championnat national, la Tunisians Rugby Championship, structure les clubs, tandis que la sélection masculine pointe autour de la 44ᵉ place mondiale.
Découvrez comment le rugby est vécu et pratiqué en Tunisie, entre clubs accueillants et passion partagée pour les grands tournois internationaux.
Les clubs tunisiens sont réputés pour leur ambiance chaleureuse et leur accueil des débutants comme des joueurs étrangers, facilitant l’intégration à la pratique.
Les grands événements comme la Coupe du monde ou le Tournoi des Six Nations sont suivis avec ferveur par les fans dans les cafés et pubs sportifs du pays.
Cyclisme et course à pied : Tunisie en mouvement
Avec ses montagnes, ses plaines et ses routes côtières, la Tunisie est un terrain de jeu idéal pour le cyclisme et la course à pied, qu’ils soient pratiqués en loisir ou en compétition.
Cyclisme : du Tour de Tunisie aux sorties du week-end
Le cyclisme est pratiqué depuis le début du XXᵉ siècle, avec une base actuelle d’environ 40 000 passionnés. La grande vitrine de ce sport est le Tour de Tunisie, une course à étapes qui fait partie du calendrier continental africain. À côté de ce rendez-vous, des épreuves plus modestes, des randonnées cyclos et des sorties de clubs rythment la saison.
De nombreux groupes de cyclistes pratiquent des sorties matinales sur les routes autour des grandes villes comme Tunis, Nabeul, Sfax ou Sousse, profitant d’un trafic réduit et d’un climat favorable en dehors de l’été. Le sud désertique attire également les amateurs de VTT et de bikepacking, qui explorent les pistes caillouteuses et les paysages caractéristiques des djebels et des chotts.
Le cycliste professionnel Rafaa Chtioui, souvent cité comme référence nationale, symbolise la possibilité pour un Tunisien de percer sur la scène internationale dans cette discipline.
Course à pied et athlétisme : du stade au désert
L’athlétisme possède en Tunisie une longue histoire, remontant à l’Antiquité, mais surtout structurée depuis l’indépendance grâce à la Fédération tunisienne d’athlétisme. Aujourd’hui, on estime à environ 50 000 le nombre de pratiquants ou passionnés. Les épreuves couvrent tout le spectre : sprint, demi-fond, fond, sauts, lancers, marche athlétique et combinés. Des clubs implantés dans des villes comme Sousse, Kairouan ou Nabeul forment les jeunes sur piste.
Sur la scène internationale, ces athlètes ont donné une dimension mythique à la course de fond. Leurs succès, tels que le titre olympique de Gammoudi sur 5 000 mètres ou la médaille de Ghribi sur 3 000 m steeple, pèsent sur l’imaginaire collectif et renforcent l’attrait pour la course à pied.
Figures sportives tunisiennes comme Mohammed Gammoudi et Habiba Ghribi
Mais l’athlétisme en Tunisie ne se limite pas aux stades. Le pays s’est imposé comme terre de running et de trail, avec une multitude de courses sur route, semi-marathons, marathons et trails organisés sur tout le territoire, tout au long de l’année. L’un des événements phares est le Marathon COMAR Tunis–Carthage, qui rassemble plus de 7 000 participants venus de plus de 40 pays, sur un parcours entre sites antiques et quartiers modernes.
À côté de cette grande vitrine, des courses nature explorent les paysages du nord montagneux, de l’Atlas, des chotts et du Sahara. Boucles dans le Dahar, trails dans les montagnes de Kroumirie, courses sur les pistes autour de Tozeur ou de Tataouine : la Tunisie est en train de se positionner comme destination de choix pour le tourisme sportif de course à pied.
Sports nautiques : la Méditerranée comme terrain de jeu
Avec plus de 1 100 kilomètres de côtes, des lagunes peu profondes, des eaux souvent claires et un climat doux, la Tunisie se prête naturellement à la pratique des sports nautiques. Les clubs de voile, les écoles de plongée et les bases nautiques se concentrent principalement sur les grandes stations balnéaires, mais on en trouve désormais le long de la plupart des façades maritimes.
Les sports en plein essor incluent la planche à voile, le kitesurf, le windsurf, la voile légère, le catamaran, le jet-ski, le stand-up paddle, le kayak de mer, le snorkeling, la plongée bouteille, le ski nautique ou encore le parasailing. On estime à environ 15 000 le nombre d’adeptes réguliers des sports nautiques modernes.
Kitesurf et windsurf : Djerba, Hammamet et les lagunes
La pratique du kitesurf et du windsurf a explosé depuis les années 2000, portée par la qualité des spots et la douceur des conditions de vent. L’île de Djerba, avec ses lagunes peu profondes, ses eaux turquoise et ses alizés modérés, est devenue un haut lieu de l’initiation, avec plusieurs écoles certifiées par l’International Kiteboarding Organization (IKO). Les débutants y profitent de plans d’eau plats et peu profonds, parfaits pour apprendre à manier l’aile en toute sécurité.
Le golfe de Hammamet, notamment à Yasmine Hammamet, offre des conditions idéales pour les activités nautiques avec une mer ouverte et des vents réguliers. Des bases nautiques y proposent des stages, de la location de matériel et des sorties encadrées en catamaran ou en planche à voile, le tout au sein d’infrastructures touristiques bien développées.
Sur l’ensemble du littoral, les hôtels-clubs collaborent souvent avec des prestataires spécialisés pour proposer des packages incluant cours, matériel et hébergement. Le tourisme sportif joue ici un rôle déterminant, permettant à des pratiquants étrangers d’initier ou de perfectionner leur pratique en Tunisie.
Plongée sous-marine et snorkeling : épaves, grottes et faune marine
La plongée sous-marine s’est développée de manière encadrée depuis plusieurs décennies, avec des clubs affiliés à différents organismes internationaux (PADI, SSI, CMAS). Ils sont présents tout au long de la côte, de Tabarka à Mahdia, en passant par Bizerte, Tunis, Hammamet, Sousse, Monastir et Djerba.
La mer qui borde la Tunisie est riche en vie marine : bancs de poissons, nudibranches, gorgones, anémones, poulpes, murènes, mérous, et parfois dauphins. Certains sites sont devenus emblématiques, comme les tunnels rocheux de Tabarka, les grottes sous-marines près de Kélibia ou les nombreuses épaves de la Seconde Guerre mondiale disséminées au large.
Pour le grand public, les baptêmes de plongée et les sorties snorkeling dans les herbiers ou près des récifs permettent de découvrir cet univers sans grande technicité. Les clubs proposent des formations progressives, du niveau débutant aux qualifications avancées, en passant par la plongée en autonomie et la formation de moniteurs.
Activités nautiques grand public
Au-delà des sports de glisse et de la plongée, le littoral tunisien est parfait pour une multitude d’activités plus ludiques : stand-up paddle, balades en kayak, sorties en bateau, bouées tractées (banane, « flying fish », canapés gonflables), ski nautique, excursions en bateau pirate vers des îlots comme l’île aux Flamants roses près de Djerba, ou encore croisières détente en catamaran avec baignade.
Pour les non-spécialistes, ces activités offrent un premier contact avec la mer dans un cadre sécurisé. Le matériel est fourni, les gilets de sauvetage sont obligatoires et les sorties sont souvent encadrées par des moniteurs expérimentés. C’est aussi un volet essentiel du tourisme balnéaire tunisien, qui se réinvente en s’appuyant de plus en plus sur des loisirs sportifs encadrés.
Natation : entre mer, piscines et champions olympiques
La natation a connu un essor particulier à partir des années 1960, portée par la généralisation des piscines publiques et des clubs aquatiques. On compte environ 20 000 personnes investies dans cette discipline, que ce soit en natation de compétition, en nage loisir, en aquagym ou en triathlon.
Nombre de médailles olympiques remportées par le nageur tunisien Oussama Mellouli.
La natation joue également un rôle majeur dans les classements sportifs nationaux. Dans certaines années récentes, la fédération de natation a occupé la première place du classement des fédérations tunisiennes en termes de points et de performances internationales. Cela illustre la qualité du travail de formation et l’importance croissante des sports aquatiques dans le paysage tunisien.
Arts martiaux, sports de combat et judo
La Tunisie possède une forte tradition dans les arts martiaux et les sports de combat. Boxe, karaté, taekwondo, judo et autres disciplines de self-défense sont proposés dans les clubs urbains, les salles de sport privés et les centres d’éducation physique. Certains complexes, comme le Club de Gammarth près de Tunis, offrent des cours pour enfants et adultes, avec des formules d’abonnement mensuelles adaptées.
Judo et taekwondo : disciplines de podium
Le judo, introduit dans les années 1960, rassemble autour de 10 000 pratiquants. La sélection nationale participe aux grandes compétitions internationales, avec des athlètes comme Nihel Cheikh Rouhou, souvent médaillée sur la scène mondiale. Le taekwondo, très actif également, se distingue régulièrement dans les classements de performance : il figure parmi les fédérations les plus titrées du pays et envoie des représentants aux championnats du monde.
Les résultats des athlètes dans des sports comme le taekwondo, le judo, le karaté et l’haltérophilie influencent directement les classements annuels officiels des fédérations sportives tunisiennes. Ces classements sont établis et publiés sur la base de bilans et de tableaux récents compilant les performances nationales.
| Année | Fédération en tête (points) | Autres fédérations bien classées |
|---|---|---|
| 2021 | Natation (30 pts, ~35 %) | Haltérophilie, Taekwondo, Judo |
| 2022 | Tennis (80 pts, ~41 %) | Football, Taekwondo, Haltérophilie |
| 2023 | Natation (84 pts, ~47 %) | Tennis, Karaté, Taekwondo, Haltérophilie |
Même si ce classement ne reflète pas directement le nombre de pratiquants, il indique la vitalité de ces disciplines et leur importance dans la stratégie sportive du pays.
Clubs urbains et offre de loisirs sportifs
Dans les grandes villes, les salles multisports et clubs privés complètent l’offre fédérale. On y trouve des cours de karaté, boxe, jiu-jitsu, MMA, fitness, musculation, yoga ou Pilates. Les structures comme le Club de Gammarth proposent des programmes pour enfants (foot, natation, boxe, gym, Zumba) et adultes (salle de musculation, cours collectifs, aqua-fitness), avec des abonnements mensuels ou trimestriels.
L’offre de clubs de fitness en Tunisie est variée, allant de salles de quartier abordables à des établissements haut de gamme. Bien que les tarifs puissent sembler élevés pour certains, l’abonnement mensuel moyen dans des villes comme Tunis ou Sousse reste inférieur à celui de nombreuses capitales européennes, positionnant globalement le secteur comme accessible à la classe moyenne.
Sports de nature : randonnée, trekking et sports du désert
Au-delà des stades et des salles, la Tunisie est un formidable terrain pour les sports de nature. Son relief varié – montagnes de l’Atlas, forêts du nord-ouest, chotts salés, dunes sahariennes – se prête à la randonnée, au trail, au VTT, au trek et aux sports motorisés comme le quad ou le 4×4.
Randonnée et trekking : du Jebel Zaghouan au Dahar
De nombreux massifs attirent les amateurs de marche : le Djebel Zaghouan au sud de Tunis, les montagnes du nord-ouest (Kroumirie, Bargou, Serj, Eddir, Ichkeul), ou encore les crêtes du Dahar dans le sud. Les itinéraires varient de la balade familiale à la randonnée engagée, avec parfois des passages d’escalade ou de via ferrata.
La « Grande Traversée du Dahar » est un itinéraire de près de 200 km qui permet de découvrir les villages amazighs, les plateaux calcaires, les ksour et les paysages lunaires caractéristiques de la région. D’autres treks emblématiques relient des villages troglodytes comme Douiret et Chenini, ou explorent des canyons spectaculaires tels que ceux de Sidi Bouhlel, de Mides et de Tamerza, ces derniers ayant parfois servi de décors à des films internationaux.
Des clubs de randonnée et agences spécialisées, comme certaines structures locales dédiées à l’outdoor, encadrent ces activités, en proposant des circuits avec guides, nuits en gîte ou en bivouac et logistique complète. Le trek est aussi un moyen de découvrir les sites archéologiques (ruines carthaginoises ou romaines, aqueducs antiques, amphithéâtres) en dehors du tourisme de masse.
Sports du désert : quad, sandboard, trail saharien
Le sud du pays, dominé par le Sahara, accueille une foule d’activités sportives : randonnées à dos de dromadaire, circuits en quad ou en 4×4, sandboard sur les dunes, raids VTT, courses à pied dans le sable. Les oasis de Tozeur, Douz, Tataouine ou Kebili servent souvent de base de départ.
Le désert tunisien attire non seulement les touristes, mais aussi de plus en plus de Tunisiens des grandes villes pour des séjours sportifs le temps d’un week-end prolongé. Il sert également de cadre à des événements sportifs extrêmes comme des trails ou marathons, qui mettent à l’épreuve les participants avec la chaleur, le sable et l’isolement.
Golf, équitation, chasse et sports traditionnels
En parallèle des disciplines plus médiatisées, la Tunisie abrite une palette de sports et loisirs qui reflètent aussi son identité et son histoire.
Golf : parcours de qualité sur le littoral
Plusieurs parcours de golf de haut niveau jalonnent le littoral, notamment autour de Tunis, Hammamet, Sousse, Monastir, Djerba ou Tabarka. Ces infrastructures, souvent adossées à des resorts, attirent une clientèle internationale mais également une élite locale. Elles offrent un cadre agréable pour pratiquer un sport exigeant techniquement, dans des paysages mêlant mer, forêts et relief.
Équitation : entre centres équestres et traditions
L’équitation est bien présente en Tunisie, à la fois dans des centres équestres modernes et dans des pratiques plus traditionnelles. Des centres comme le Centre Hippique de Mahdia, le ranch de certains hôtels de Hammamet ou le Hippoclub de Sidi Thabet proposent des promenades, des cours et des randonnées à cheval.
Les races locales tunisiennes (barbe, arabe-barb, poney Mogod) sont particulièrement adaptées aux terrains variés du pays, du désert aux forêts du nord. La culture équestre est également marquée par des traditions comme la fantasia, un spectacle équestre avec tir à la poudre, et les courses hippiques organisées à l’hippodrome de Tunis. Ces pratiques, initialement des mises en scène culturelles, se sont progressivement transformées en spectacles sportifs à part entière.
Chasse et pêche : pratiques encadrées
La chasse et la pêche de loisir sont également présentes, mais fortement encadrées par les autorités, notamment par le ministère de l’Agriculture qui fixe chaque année les règles et les périodes autorisées. Les chasseurs s’intéressent essentiellement aux espèces abondantes comme le sanglier, présent du nord au sud, ou aux oiseaux migrateurs comme la grive. La pêche sportive concerne aussi bien les lacs de barrages que la mer, avec la pratique de la chasse sous-marine dans certaines zones.
Pour les pratiquants étrangers, ces disciplines doivent être pratiquées via des guides professionnels ou des organisations spécialisées. Cela permet de respecter la réglementation en vigueur et d’assurer la préservation des milieux naturels.
Sports traditionnels : jarid, camel race, fantasia
Enfin, la Tunisie conserve un patrimoine sportif immatériel riche. Des jeux comme le jarid (lancer de javelot traditionnel), la lutte locale, le « mechta » (combat au bâton), certaines formes de jeux de boules ou de joutes équestres sont encore pratiqués lors de festivals et fêtes régionales. Les courses de dromadaires dans certaines régions rurales, ou les fantasias équestres, mêlent dimension sportive, spectacle et affirmation identitaire.
Ces pratiques, même si elles ne sont pas nécessairement structurées en fédérations, participent pleinement du paysage sportif tunisien. Elles offrent aux visiteurs une plongée dans une culture où le geste sportif et le rituel festif se confondent.
Un écosystème sportif porté par l’école, les clubs et l’État
Si autant de sports se développent en Tunisie, c’est aussi parce que le pays a choisi de faire du sport un axe important de sa politique publique. L’éducation physique est intégrée aux programmes scolaires, et les municipalités soutiennent de nombreux clubs par des subventions ou la mise à disposition d’équipements : stades, salles couvertes, terrains, piscines.
La Tunisie dispose de grandes infrastructures comme les stades de Radès, El Menzah et les complexes de Sousse et Monastir, utilisés pour les compétitions et l’entraînement. De nouveaux projets émergent, notamment des complexes multisports à Sfax et la Tunis Sports City, un quartier dédié regroupant stades, piscines olympiques, salles couvertes et académies de formation.
Parallèlement, les fédérations nationales – football, handball, natation, tennis, judo, taekwondo, athlétisme, etc. – structurent la pratique de compétition, organisent des championnats et accompagnent l’émergence de talents. La participation régulière de la Tunisie aux Jeux olympiques, aux championnats du monde et aux grands rendez-vous africains témoigne de ce dynamisme.
Dans les classements internationaux globaux, la Tunisie se situe régulièrement parmi les dix meilleures nations africaines et a nettement progressé ces dernières années sur la scène mondiale. Elle doit en grande partie ces résultats à un noyau de disciplines performantes : natation, tennis, sports de combat, athlétisme, sans oublier les sports collectifs où elle brille régulièrement.
Une destination idéale pour pratiquer, quel que soit son niveau
De la passion populaire pour le football à la glisse sur les lagunes de Djerba, en passant par les trails dans les montagnes de l’Atlas et les cours de judo dans les salles urbaines, la Tunisie offre une palette de sports exceptionnelle au regard de sa taille. Son climat, la diversité de ses paysages, ses infrastructures en développement et l’engagement des institutions en font un terrain favorable pour les sportifs confirmés comme pour les débutants.
Pour les visiteurs, la destination permet de combiner vacances et activité physique grâce à une large gamme de sports : football sur la plage, kitesurf, plongée sur épave, randonnée dans le Dahar, VTT dans les collines du nord-ouest, golf face à la mer ou jogging le long de la corniche de La Marsa. Pour les résidents, il est possible de pratiquer des sports toute l’année en variant les disciplines selon les saisons.
En Tunisie, le sport ne se réduit pas à quelques disciplines emblématiques : il irrigue la société, des stades aux dunes, des piscines aux sentiers de montagne. C’est sans doute ce qui fait du pays, aujourd’hui, l’une des destinations les plus complètes pour qui cherche à conjuguer découverte, bien-être et activité physique.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Tunisie, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler la Tunisie pour son régime fiscal favorable aux retraités étrangers (possibilité d’exonérations partielles des pensions transférées, imposition locale en dinars), son coût de vie très inférieur à la France (Tunis ~50 % moins cher que Paris) et sa proximité géographique et culturelle. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la carte de séjour de retraité, choix et achat ou location de résidence principale, coordination CNAV/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local francophone (avocat, fiscaliste, immobilier) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire), en veillant à la convention fiscale France–Tunisie pour limiter la double imposition.
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