Les sites touristiques incontournables en Tunisie

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Entre mer Méditerranée, héritage romain, médinas vibrantes et villages bleus accrochés à la falaise, la Tunisie concentre sur un petit territoire une densité de sites touristiques impressionnante. Le pays compte aujourd’hui neuf sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, une île récemment classée pour son modèle d’urbanisme unique, des cités antiques parmi les mieux conservées du bassin méditerranéen, ainsi qu’une mosaïque de paysages allant des lagunes peuplées de flamants roses aux portes du Sahara.

Bon à savoir :

Cet article sert de carte pour découvrir l’essentiel de la Tunisie. Il présente les monuments majeurs, les chiffres clés, les modalités d’accès, le contexte historique et l’ambiance actuelle des sites, offrant ainsi un aperçu complet aux voyageurs curieux.

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Carthage et la baie de Tunis : mémoire d’un empire et portes de la Méditerranée

Dominant le golfe de Tunis, les ruines de Carthage s’étendent aujourd’hui dans une banlieue aisée parsemée de villas blanches. Pourtant, sous ces jardins bien entretenus se cachent les vestiges d’une puissance méditerranéenne qui a rivalisé avec Rome avant d’être anéantie, puis reconstruite comme grande ville romaine.

L’archéologie a révélé une mosaïque de sites dispersés sur des centaines d’hectares : ports puniques, colline sacrée, thermes géants, villas, citerne et théâtre encore utilisé pour des festivals.

Un site UNESCO aux multiples visages

Inscrite au patrimoine mondial, Carthage est aujourd’hui protégée mais reste un vaste puzzle archéologique. Un billet combiné, à tarif modique, permet d’accéder à un ensemble de sites (en général une dizaine) répartis autour de la colline de Byrsa et du front de mer. Les visiteurs peuvent ainsi passer d’un quartier résidentiel punique à un complexe thermal romain monumental en traversant quelques rues modernes.

Le tableau ci‑dessous résume les principaux pôles de visite de Carthage et leur intérêt majeur.

SitePériode dominanteParticularité principaleUsage actuel
Colline de Byrsa & Musée nationalPunique / romaine tardiveQuartier résidentiel d’époque d’Hannibal, vue sur le golfe, grands sarcophages et mosaïquesMusée et belvédère
Thermes d’AntoninEmpire romain (2ᵉ s. ap. J.-C.)Plus grand complexe thermal romain hors de Rome, au bord de la merParc archéologique en plein air
Théâtre romainEmpire romainThéâtre reconstitué pouvant accueillir env. 5 000 spectateursLieu principal du Festival international de Carthage
Amphithéâtre romainEmpire romainAncien amphithéâtre de 30–36 000 places, aujourd’hui très ruinéSite de mémoire, festivals d’été
Ports puniquesPériode carthaginoisePorts circulaires conçus pour abriter la flotte de guerre à l’abri des regardsSite archéologique et petit musée
Cisternes de La MalgaEmpire romainRéservoirs du système hydraulique alimenté par l’aqueduc de Zaghouan, capacité de millions de litresVestiges isolés, visite libre
Tophet de SalammbôPériode puniqueEspace rituel avec milliers d’urnes contenant restes incinérés d’enfants et d’animauxParc archéologique controversé et fascinant

La colline de Byrsa, avec son musée installé dans un ancien séminaire catholique, offre une lecture synthétique de l’histoire de Carthage. Parmi les pièces marquantes, on retrouve des sarcophages du IVᵉ siècle av. J.-C., des mosaïques fines et la statue de la déesse Tanit, divinité protectrice souvent associée aux cultes carthaginois. À l’extérieur, les ruines d’un quartier résidentiel de l’époque d’Hannibal donnent une image concrète de la ville punique tardive.

Exemple :

Les thermes d’Antonin, situés à Carthage, impressionnent par leur échelle monumentale, bien qu’ils ne subsistent aujourd’hui que leurs fondations. Une colonne reconstituée de 15 mètres de haut donne une idée de l’ampleur du complexe, qui était autrefois alimenté en eau par un aqueduc partant des montagnes de Zaghouan. Sur le site, on peut encore distinguer l’organisation classique des bains romains, avec les salles froide (frigidarium), tiède (tepidarium) et chaude (caldarium), ainsi que les gymnases et les galeries techniques souterraines (hypocauste).

Entre sacré, histoire chrétienne et patrimoine vivant

Carthage ne se limite pas à l’Antiquité. On y trouve aussi des traces importantes du christianisme ancien, puis du protectorat français. Le site de Damous El Karita, aujourd’hui simple pâturage ponctué de colonnes et de tunnels, correspond à l’un des plus grands ensembles basilicaux du monde romain africain. Non loin, l’Acropolium (ancienne cathédrale Saint‑Louis) domine la colline avec sa silhouette mêlant styles byzantin, gothique et mauresque : construite à la fin du XIXᵉ siècle sur les ruines d’un temple dédié au dieu punique Eshmun, elle n’est plus un lieu de culte mais un espace d’événements culturels.

Attention :

Les ports puniques de forme circulaire étaient conçus pour que les navires de guerre carthaginois puissent observer au large tout en restant cachés des ennemis. Un musée sur place détaille les techniques navales et l’organisation de leur flotte.

L’accès à Carthage est simple : la ligne de train TGM relie le centre de Tunis en une trentaine de minutes pour un coût symbolique, et de nombreux tours combinent la visite de Carthage avec la médina de Tunis et Sidi Bou Said. Dans la pratique, l’éparpillement des sites, la signalétique parfois lacunaire et la nécessité de traverser des axes routiers font du guide local un atout précieux pour structurer la découverte.

La médina de Tunis : labyrinthe vivant et cœur historique du pays

Autre site majeur classé par l’UNESCO dès 1979, la médina de Tunis n’est pas un musée à ciel ouvert figé dans le temps. C’est un organisme vivant, une « mini‑ville » ceinte d’anciennes murailles, où près de 100 000 personnes vivent, travaillent, prient, étudient, fabriquent et vendent au quotidien.

Sur environ 270 hectares, auxquels s’ajoute le quartier de la Kasbah, la médina concentre plus de 700 monuments historiques : mosquées, médersas, palais, mausolées, fondouks, hammams, fontaines. Son plan enchevêtré hérité du Moyen Âge, ses souks spécialisés par métier et son architecture ottomane et hafside parfaitement intégrés en font l’une des médinas les mieux préservées du Maghreb.

Une ville façonnée par plus d’un millénaire d’histoire

Les premières traces d’occupation remontent à la fin du VIIᵉ siècle. Très tôt, le destin de Tunis se trouve lié à la grande mosquée Zitouna, fondée au VIIIᵉ siècle sur les restes d’une basilique chrétienne. Autour de cet édifice, qui abritera pendant des siècles l’une des plus importantes universités du monde islamique, la médina se densifie sous les Almohades puis surtout les Hafsides, lorsque Tunis devient capitale d’Ifriqiya et centre religieux, intellectuel et commerçant de premier plan entre le XIIᵉ et le XVIᵉ siècle.

Bon à savoir :

L’arrivée des Ottomans a enrichi l’architecture de Tunis avec des mosquées à minarets octogonaux, des palais, des médersas et des souks couverts. Au XIXᵉ siècle, la construction de la « ville nouvelle » européenne le long de l’avenue Habib-Bourguiba a entraîné la démolition partielle des remparts et de plusieurs portes, mais la trame originelle de la médina a été préservée.

Aujourd’hui, la médina est à la fois protégée par la loi sur le patrimoine (Code 35-1994) et menacée par les effets du changement climatique et des pressions immobilières. Des structures dédiées à sa sauvegarde, rattachées à l’Institut national du patrimoine et à la municipalité, veillent à l’équilibre délicat entre préservation et vie quotidienne.

Mosquées, palais, souks : une densité patrimoniale rare

La richesse de la médina se mesure autant à la variété qu’à la qualité de ses monuments. La grande mosquée Zitouna constitue son pivot, avec sa vaste cour, ses arcs sobrement décorés et sa forêt de colonnes antiques remployées. Autour, une constellation d’édifices dessine un paysage urbain unique.

Monuments et leur rôle

Un aperçu des principaux monuments et de leur fonction historique ou culturelle.

La Tour Eiffel

Symbole de Paris et de la France, construite pour l’Exposition universelle de 1889. Elle représente l’innovation technique du XIXe siècle.

Le Colisée

Amphithéâtre emblématique de la Rome antique, utilisé pour les combats de gladiateurs et les spectacles publics. Témoin de l’ingénierie romaine.

La Statue de la Liberté

Offerte par la France aux États-Unis, elle symbolise la liberté et l’accueil des immigrants. Elle est devenue une icône de New York.

La Grande Muraille de Chine

Fortification militaire construite pour protéger les frontières nord de la Chine des invasions. Elle s’étend sur des milliers de kilomètres.

Le Taj Mahal

Mausolée de marbre blanc construit par l’empereur moghol Shah Jahan en mémoire de son épouse. Chef-d’œuvre de l’architecture moghole.

Les Pyramides de Gizeh

Tombeaux des pharaons égyptiens, dont la plus grande est celle de Khéops. Elles illustrent la maîtrise architecturale de l’Égypte antique.

Monuments majeursPériode / styleRôle ou caractéristique
Mosquée ZitounaVIIIᵉ siècle, agrandie aux époques successiveCœur religieux et universitaire de la ville, grande mosquée centrale
Bab el Bahr (Porte de France)Époque hafside, remaniéePorte principale entre médina et ville moderne, repère pour les visiteurs
Mosquée de la KasbahXIIIᵉ siècle (Hafsides)Mosquée des souverains, minaret inspiré de la Koutoubia de Marrakech
Mosquée Sidi Youssef DeyXVIIᵉ siècle (première mosquée ottomane)Introduction du style ottoman, minaret octogonal
Mosquée Hammouda PachaXVIIᵉ siècle (ottomane)Dôme et décor turc, minaret octogonal raffiné
Mosquée Sidi MahrezFin XVIIᵉ siècle, inspirée d’IstanbulCoupoles blanches, plan centré d’inspiration ottomane
Dar El BeyÉpoque husseinitePalais des beys, aujourd’hui siège du chef du gouvernement
Tourbet el BeyXVIIIᵉ siècleMausolée monumental de la dynastie husseinite
Dar El JeldPériode ottomaneAncien siège administratif, aujourd’hui hôtel‑restaurant de prestige
Dar Ben AbdallahXIXᵉ sièclePalais devenu musée de la vie traditionnelle
Médersas Slimania, Mouradia…XVIIᵉ–XVIIIᵉ sièclesÉcoles coraniques et résidences d’étudiants

À ces monuments emblématiques s’ajoutent des maisons patriciennes comme Dar Lasram, de nombreux mausolées de saints populaires, des zaouïas, des hammams encore en activité et des fondouks – anciens caravansérails où l’on entreposait marchandises et où logeaient les marchands.

Une économie artisanale structurée par les souks

La médina est aussi un immense marché où chaque ruelle semble spécialisée. Les souks qui rayonnent autour de la Zitouna suivent une logique ancestrale : les activités les plus nobles ou les plus « propres » se tiennent près de la mosquée, les métiers bruyants ou malodorants s’éloignent vers la périphérie.

Bon à savoir :

La médina abrite des souks spécialisés historiques : le souk el Attarine pour les parfums et produits de beauté ; le souk el Berka, ancien marché aux esclaves, aujourd’hui dédié aux bijoux et à l’or ; le souk el Blat, spécialisé depuis plus de sept siècles dans les plantes médicinales et remèdes traditionnels ; et le grand souk des Chechias, où est confectionné à la main le bonnet de feutre rouge, pièce d’identité nationale.

Ce tissu économique fait de taillers, orfèvres, fabricants de babouches, artisans du cuivre ou du bois, se combine à un foisonnement de cafés, de petites gargotes et de maisons d’hôtes installées dans des palais restaurés. Pour le visiteur, l’expérience est autant sensorielle que patrimoniale : odeurs de cuir et de jasmin, appels à la prière résonnant entre les murs, appels des commerçants, tintement des marteaux sur le métal.

La gastronomie joue ici un rôle clé : briks croustillants frits à la minute, chorba parfumée au cumin, lablebi brûlant, sandwiches fricassés, couscous, tajines à la tunisienne et douceurs comme les bambalounis sucrés rythment la déambulation dans les ruelles.

Sidi Bou Said : le village bleu et blanc suspendu au‑dessus de la mer

À une vingtaine de kilomètres de Tunis, Sidi Bou Said domine le golfe depuis un promontoire. Ce village de 6 000 habitants est rapidement devenu l’une des cartes postales les plus célèbres de Tunisie. Façades immaculées, boiseries d’un bleu intense, balcons en moucharabieh, bougainvilliers éclatants : tout y semble pensé pour séduire l’œil.

Au‑delà de l’image, Sidi Bou Said raconte pourtant une autre histoire, spirituelle et artistique, qui en fait aujourd’hui un candidat sérieux à l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Un refuge soufi devenu laboratoire artistique

Le village porte le nom d’un maître soufi du XIIIᵉ siècle, Abou Saïd al‑Baji, qui choisit ce sommet alors appelé Djebel el‑Manar comme lieu de retraite et d’enseignement. Autour de sa tombe, une zaouïa se développe et attire disciples et pèlerins. De fil en aiguille, un hameau se forme puis devient, aux siècles suivants, résidence d’été des notables de Tunis et de Carthage, attirés par la vue et la brise.

Dès le XVIIIᵉ siècle, Sidi Bou Said est décrit comme un lieu d’inspiration pour les artistes. Aux XIXᵉ et XXᵉ siècles, peintres, écrivains et musiciens européens et tunisiens s’y installent ou y séjournent régulièrement. Les peintres Paul Klee, August Macke ou Louis Moilliet s’y arrêtent en 1914 avant d’y revenir, fascinés par la lumière et les volumes. Flaubert, Chateaubriand, Simone de Beauvoir figurent aussi parmi les visiteurs séduits.

Artistes et écrivains du XVIIIᵉ au XXᵉ siècle

En 1915, sous l’impulsion notamment du baron franco‑anglais Rodolphe d’Erlanger, grand amateur de musique arabe, un décret de protection impose un cahier des charges architectural précis. Le bleu des portes et des ferronneries, déjà présent, est systématisé et devient signature esthétique. Le palais qu’érige d’Erlanger, Ennejma Ezzahra, mêlant inspirations andalouses et arabes, deviendra plus tard le Centre de musique arabe et méditerranéenne, ouvert à la visite.

Musées de maisons, cafés emblématiques et panorama méditerranéen

Sidi Bou Said ne se découvre pas à coup de check‑list, mais au fil des ruelles pavées et des points de vue qui s’ouvrent sur la mer. Quelques lieux structurent cependant la visite.

Astuce :

Ancienne demeure du baron d’Erlanger, ce palais converti en musée dévoile de somptueux salons ornés de stucs et de plafonds peints, des patios, ainsi qu’une collection unique dédiée aux musiques arabes et méditerranéennes. Pour un droit d’entrée modeste, vous pourrez explorer les pièces et les jardins en terrasses qui descendent vers la mer.

Plus haut dans le village, Dar El Annabi reconstitue, sur plusieurs dizaines de pièces, l’intérieur d’une grande maison tunisienne avec collections de costumes, scènes de mariage et dîners festifs. Les visiteurs y circulent de patio en patio en découvrant l’art de vivre traditionnel.

Les cafés, eux, jouent un rôle presque aussi important que les monuments. Café des Nattes, avec sa terrasse d’escaliers recouverts de tapis, fut longtemps le repaire d’artistes et d’intellectuels. Café des Délices, accroché au flanc de la colline, offre l’une des vues les plus spectaculaires sur le golfe de Tunis ; il a même inspiré une chanson à Patrick Bruel. On y sirote un thé à la menthe garni de pignons, un café turc corsé, ou on partage une chicha face à la mer.

Exemple :

Dans les ruelles du village, les boutiques d’artisans proposent divers objets comme des céramiques, des peintures et des tissus. L’article emblématique reste cependant les cages décoratives en fil de fer, peintes en bleu et blanc, devenues l’un des symboles caractéristiques de l’endroit.

Un patrimoine en devenir, entre tourisme de masse et préservation

Sidi Bou Said a fait l’objet en 2024 d’une proposition d’inscription sur la liste indicative de l’UNESCO, sous le titre mettant en avant son rôle de « hub culturel et spirituel en Méditerranée ». Cette démarche reconnaît la valeur du village, non seulement pour son esthétique, mais pour le dialogue entre spiritualité soufie, création artistique moderne et urbanisme vernaculaire.

Le succès touristique pose néanmoins des défis : affluence estivale, standardisation des offres, pression immobilière. Les autorités locales tentent de réguler les constructions, tandis que des maisons d’hôtes et hôtels de charme misent sur une approche plus respectueuse, à l’image de petites structures installées dans d’anciennes demeures rénovées.

Visiter Sidi Bou Said en dehors des pics de fréquentation, tôt le matin ou en fin de journée, au printemps ou en automne, permet de retrouver un peu de l’atmosphère contemplative qui a séduit mystiques et artistes.

Amphithéâtre d’El Jem : le « colisée africain »

Au cœur de la Tunisie centrale, la silhouette ovale de l’amphithéâtre d’El Jem surgit au milieu des maisons basses. À première vue, on pense immédiatement au Colisée de Rome : trois niveaux d’arcades, gradins elliptiques, arène centrale, couloirs souterrains. Inscrit sur la liste de l’UNESCO depuis la fin des années 1970, l’amphithéâtre d’El Jem est l’un des monuments romains les plus spectaculaires du Maghreb.

Un géant de pierre au milieu de la plaine

Construit au IIIᵉ siècle de notre ère dans l’ancienne cité de Thysdrus, alors centre florissant de production d’huile d’olive, l’amphithéâtre s’impose par ses dimensions :

CaractéristiqueValeur approximative
Capacité estiméeEnviron 35 000 spectateurs (estimations entre 30 000 et 40 000, certaines allant jusqu’à 60 000)
Axes extérieurs148 m (grand axe) × 122 m (petit axe)
Dimensions de l’arène64 m × 39 m
Circonférence427 m
Hauteur maximaleEnviron 30 à 36 m
Rang parmi les amphithéâtres romains3ᵉ plus grand après le Colisée de Rome et Capoue

Ce qui frappe lorsqu’on tourne autour de l’édifice, c’est sa construction entièrement indépendante, sur terrain plat, sans adossement à une colline comme beaucoup d’arènes romaines. L’édifice repose sur un système sophistiqué d’arches et de voûtes, sans véritables fondations, comme un vaisseau posé sur la roche.

Les blocs de pierre, un grès local parfois associé à du marbre tunisien ou importé d’Italie, ont été taillés avec soin. La façade se compose de trois niveaux d’arcades rythmés par des colonnes d’ordres corinthien et composite, dont certaines spandrels étaient ornées de protomes de divinités gréco‑romaines.

L’unité de mesure employée lors de la construction, le « coudée punique », témoigne de la persistance d’un substrat local dans l’ingénierie romaine africaine.

Jeux, révoltes et sièges : une arène aux multiples vies

L’amphithéâtre est construit dans un contexte de tensions politiques. Thysdrus est alors un centre économique stratégique, connecté à six grandes routes romaines. La ville conteste la fiscalité impériale, au point de se soulever contre le procurateur de l’empereur Maximin le Thrace en 238 après J.-C. Le proconsul Gordien, soutenu par les élites locales, se fait proclamer empereur (Gordien Iᵉʳ), avec son fils Gordien II. Leur règne éclair ne dure qu’une vingtaine de jours.

Bon à savoir :

L’amphithéâtre a été initié sous l’autorité du proconsul Gordien ou de l’empereur Gordien III, peut-être originaire de Thysdrus. Le chantier visait à redonner du prestige à la cité après une révolte réprimée. Bien que jamais totalement achevé avant la mort de Gordien, il était suffisamment avancé pour accueillir des spectacles d’une ampleur comparable à ceux des grandes villes de l’empire.

Au fil des siècles, l’édifice change de fonction. Au Ve siècle, lors des incursions vandales, puis au VIIᵉ siècle face aux armées arabes, la population y trouve refuge. Le monument se transforme peu à peu en forteresse médiévale. À la fin du XVIIᵉ siècle, en pleine crise dynastique au sein des Mouradites, Mohamed Bey El Mouradi ouvre une brèche dans le mur par des tirs de canon pour déloger les partisans de son frère rebelle Ali Bey. Cette entaille, élargie autour de 1850 par Ahmad Iᵉʳ ibn Mustafa, marque toujours la silhouette du monument.

Bon à savoir :

Les pierres de l’amphithéâtre ont été réutilisées pour construire le village voisin et contribuer à l’édification de la Grande Mosquée de Kairouan. Plus tard, entre la fin du XVIIIᵉ et le XIXᵉ siècle, une partie du monument a été occupée par des ateliers, boutiques, habitations, greniers à grain et même une fabrique de salpêtre.

Ce n’est qu’au début du XXᵉ siècle que la dimension archéologique du site est pleinement reconnue. En 1904, on redécouvre le vaste hypogée : deux galeries voûtées sous l’arène, ponctuées de cellules et de couloirs où l’on parquait bêtes sauvages et gladiateurs avant leur apparition. Après son inscription à l’UNESCO en 1979, une première grande campagne de restauration est confiée à l’architecte Jean‑Claude Golvin.

Un colisée vivant, entre tourisme et musique symphonique

Aujourd’hui, l’amphithéâtre d’El Jem attire plus d’un million de visiteurs chaque année, pour un droit d’entrée d’environ 10 dinars tunisiens. Il reste surtout célèbre pour accueillir chaque été un festival international de musique symphonique : l’acoustique des gradins de pierre et l’ampleur de l’arène se prêtent étonnamment bien aux grandes formations. Des orchestres du monde entier sont venus s’y produire lors de concerts de clôture, donnant à ce « colisée africain » une seconde vie artistique.

Bon à savoir :

Le site a servi de décor pour des scènes du film ‘La Vie de Brian’ des Monty Python et pour une publicité Nike des années 1990. Contrairement à une idée reçue, le film ‘Gladiator’ n’y a pas été tourné.

L’amphithéâtre se trouve dans la petite ville d’El Jem, desservie par la ligne de train à voie métrique reliant Tunis à Gabès et par l’autoroute A1 entre Tunis et Sfax. Depuis Tunis, il faut un peu plus de deux heures en voiture. La gare est à cinq minutes à pied du monument, ce qui en fait une excursion d’une journée tout à fait réaliste depuis la côte (Sousse se trouve à environ 60 km au nord).

Les autorités tunisiennes ont mis en place des mesures de protection spécifiques : le site classé couvre environ 0,3 km² et un décret plafonne la hauteur des constructions à 5 mètres dans un rayon de 300 mètres autour du centre de l’arène, afin de préserver les perspectives. Le plan d’urbanisme de la ville envisage également zones archéologiques, zones contrôlées et « cônes de vision », tandis qu’une zone tampon plus large est à l’étude pour freiner l’urbanisation trop proche.

La gestion du monument est assurée conjointement par l’Institut national du patrimoine (INP), responsable scientifique et technique, et l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de la promotion culturelle, chargée de l’exploitation touristique.

Djerba : une île-monde entre mer, religions et patrimoine

Au sud‑est du pays, l’île de Djerba occupe une place singulière dans l’imaginaire tunisien. Surnommée « Djerba La Douce », elle juxtapose plages de sable fin, villages blancs, potiers, synagogues millénaires, mosquées troglodytiques et hôtels-clubs alignés le long de la « zone touristique ».

Au‑delà des clichés balnéaires, Djerba a été reconnue en 2023 comme site du patrimoine mondial pour un motif bien plus subtil : son modèle original de peuplement dispersé, adapté à une île semi‑aride à l’eau rare.

Une île classée pour son organisation sociale

Avec plus de 500 km², Djerba est la plus grande île d’Afrique du Nord. Reliée au continent par une chaussée de 6 km remontant à l’époque romaine et par un bac entre Jorf et Ajim, elle abrite aujourd’hui plus de 160 000 habitants, répartis dans une myriade de hameaux appelés houma ou menzel.

Plutôt que de se regrouper dans un unique bourg, les Djerbiens ont, dès le Moyen Âge, développé un réseau d’unités essentiellement autosuffisantes : chaque menzel combine maison familiale, puits ou citerne, terrain agricole, parfois petite mosquée ou marabout. Ce maillage lâche, adapté à une pluviométrie faible et à la nécessité de cultiver chaque parcelle, a constitué l’un des arguments centraux de l’inscription de l’île sur la liste de l’UNESCO, comme « témoignage d’un mode d’occupation du territoire insulaire ».

Les villages plus denses, comme Houmt Souk (capitale administrative), Midoun, Erriadh ou Guellala, ponctuent ce réseau. Chacun a développé des spécialités : poterie à Guellala, tissage ou vannerie dans d’autres, marchés hebdomadaires animés.

Coexistence religieuse et héritages multiples

Djerba a connu toutes les grandes puissances régionales : Phéniciens, Romains, Vandales, Byzantins, Arabes, Normands, Ottomans. Une légende tenace en fait même « l’île des Lotophages » de l’Odyssée d’Homère, où les marins d’Ulysse se laissaient envoûter par des fruits qui faisaient oublier le retour.

2500

La communauté juive de l’île est implantée depuis plus de 2 500 ans, l’une des plus anciennes du monde.

La synagogue de la Ghriba, à Erriadh, est considérée comme l’une des plus anciennes au monde. La tradition veut qu’elle ait été fondée peu après la destruction du premier Temple de Jérusalem, au VIᵉ siècle av. J.-C., en utilisant un élément architectural – pierre ou porte – apporté de Jérusalem. Le bâtiment actuel, reconstruit dans les années 1920, est un joyau d’architecture intérieure : faïences multicolores, boiseries travaillées, chandeliers. Chaque année, une importante pèlerinage y a lieu, environ un mois après Pessa’h, réunissant des fidèles venus de Tunisie, d’Europe et d’Israël. Malgré plusieurs attaques terroristes au cours des dernières décennies, le site reste un symbole fort de la mémoire juive nord‑africaine.

200

Nombre total de mosquées recensées sur l’île, dont 22 sont inscrites au patrimoine UNESCO.

Villes, musées et street‑art à ciel ouvert

Houmt Souk, principale ville de l’île, concentre les fonctions administratives et commerciales. Sa médina aligne maisons blanches, souks couverts et anciens fondouks, ces auberges de caravanes aux cours intérieures arcadées. Certains ont été transformés en hôtels ou restaurants, comme l’hôtel Marhala ou le restaurant El Fondouk. Le musée des traditions (Musée du Patrimoine) propose une plongée dans les costumes, bijoux, coffres de mariage et objets du quotidien des différentes communautés de Djerba.

Non loin du port de pêche, la forteresse de Borj el Kebir – aussi appelée borj Ghazi Mustapha – domine la rade. Construite au XVIᵉ siècle sur les fondations d’un fort plus ancien, elle a été restaurée depuis les années 1960 et raconte l’histoire turbulente de l’île, théâtre de batailles entre corsaires, Ottomans et puissances européennes.

Plus au sud, Guellala a bâti sa réputation sur la poterie. Les ateliers creusés dans la colline produisent jarres, plats et décors en argile, tandis que le musée de Guellala met en scène la vie djerbienne par des dioramas : scène de henné, préparation de couscous, artisanat, fêtes.

À Erriadh, un autre visage de Djerba s’expose avec Djerbahood, projet artistique lancé en 2014 : plus de 150 artistes venus du monde entier ont réalisé plus de 250 fresques murales dans la médina. Graffitis monumentaux, pochoirs, calligraphies contemporaines se mêlent aux portes sculptées et aux murs chaulés, créant un musée de street‑art à ciel ouvert en constante évolution.

Exemple :

Le tableau fourni illustre la variété des lieux d’intérêt culturels présents sur l’île, mettant en lumière la richesse du patrimoine et des activités culturelles disponibles.

LieuTypeParticularité
Houmt SoukVille principaleSouks, fondouks restaurés, port de pêche, musée du Patrimoine
ErriadhVillageQuartier juif historique, synagogue de la Ghriba, projet Djerbahood
GuellalaVillageCentre de poterie, musée des Arts et Traditions
MidounVilleGrand marché hebdomadaire, proximité de la zone touristique et du golf
Borj el KebirForteresseVue sur le port, histoire militaire de l’île
MeninxSite archéologiqueVestiges d’une ville romaine au sud de l’île

Plages, lagunes et activités de plein air

Évidemment, Djerba reste une destination balnéaire majeure. Sur la côte nord‑est, la plage de Sidi Mahrez, longue d’une dizaine de kilomètres, concentre de nombreux hôtels et clubs. Son sable fin, ses eaux peu profondes et les activités proposées – promenades à dos de chameau ou de cheval, kayak, paddle – attirent familles et groupes.

Plus au sud, la plage de la Séguia, entre Aghir et Ras Lalla Hadria, offre une atmosphère plus calme et moins urbanisée. À l’ouest, du côté d’Ajim, des plages plus sauvages comme Cheikh Yahya séduisent les amateurs d’espaces préservés. Au large, l’îlot de Ras Rmel, souvent appelé « île aux Flamants », est accessible par bateau et borde une lagune où les oiseaux se rassemblent, surtout au printemps.

Le complexe de Djerba Explore, non loin de Midoun, réunit plusieurs attractions : le musée Lalla Hadria, consacré aux arts et cultures du monde islamique avec plus de mille pièces réparties en quinze galeries ; une ferme de crocodiles dans un décor de lagune paysagée ; et la reconstitution d’un menzel traditionnel.

Les amateurs de golf trouveront un parcours de 27 trous dessiné par Martin Hawtree, tandis que les plongeurs peuvent s’initier aux fonds marins de la région avec des clubs locaux.

Enfin, Djerba constitue un point de départ pratique pour explorer le sud tunisien : oasis de Zarzis, ksour de Médenine et de Tataouine, villages troglodytiques de Chenini et Douiret, désert de Douz et oasis chaude de Ksar Ghilane sont autant d’excursions possibles sur une ou plusieurs journées.

Médinas du littoral et villes historiques : de Sousse à Kairouan

Outre Tunis et son arrière‑pays, la Tunisie abrite plusieurs médinas maritimes ou intérieures classées par l’UNESCO, chacune illustrant un visage particulier de l’histoire islamique et médiévale du pays.

Sousse : la médina fortifiée au bord de l’eau

Surnommée la « Perle du Sahel », Sousse aligne remparts, ribat et grande mosquée face à la Méditerranée. Sa médina littorale, inscrite au patrimoine mondial, servait de base défensive à l’époque aghlabide. On y trouve :

Un ribat – forteresse monastique – considéré comme l’un des mieux conservés du pays, avec tours crénelées, remparts et vue panoramique sur la ville et la mer.

– Une grande mosquée sobre, sans minaret ostentatoire, insérée dans le système défensif.

– Une kasbah et des fortifications puissantes ceignant le dédale de ruelles.

– Un musée archéologique riche en mosaïques romaines, rappelant que la région fut un centre majeur de l’Afrique proconsulaire romaine.

Autour, Sousse est aussi une station balnéaire active, avec des plages comme Bou Jaafar et la zone voisine de Port El Kantaoui, port de plaisance très fréquenté.

Kairouan : ville sainte et matrice de l’Islam maghrébin

Fondée au VIIᵉ siècle, Kairouan est considérée comme la quatrième ville sainte de l’Islam et la première grande fondation arabo‑musulmane au Maghreb. Son classement à l’UNESCO repose sur un ensemble urbain exceptionnel : la grande mosquée, souvent décrite comme l’une des plus anciennes et influentes de l’Occident musulman, la mosquée des Trois Portes, la médina et ses remparts.

Bon à savoir :

Kairouan est reconnue non seulement pour son architecture religieuse, mais aussi comme un centre important de savoir islamique et d’artisanat, particulièrement réputé pour ses tapis. Sur le plan culinaire, la ville est le berceau des makrouds, des pâtisseries à base de semoule, fourrées à la pâte de dattes, frites puis nappées de miel, qui se sont ensuite répandues dans toute la Tunisie.

Médina de Sousse et autres perles côtières

La médina de Sousse illustre le rôle des cités côtières dans le système défensif médiéval tunisien ; celle de Sousse forme, avec Monastir et Mahdia, un trio de villes fortifiées jalonnant le Sahel. Monastir, à moins d’une heure au sud de Sousse, possède elle aussi un ribat impressionnant – souvent considéré comme le plus beau de Tunisie – ainsi que le mausolée d’Habib Bourguiba, père de l’indépendance.

Mahdia, plus au sud, est un cap rocheux entouré de plages, avec une médina resserrée, un ribat/kasbah et une grande porte d’accès monumentale, Skifa el Khala. Ces villes offrent un équilibre plaisant entre patrimoine, ports de pêche et vie balnéaire.

Dougga, Kerkuane et Ichkeul : patrimoine antique et nature

À l’intérieur des terres, Dougga, autre site UNESCO, est souvent décrite comme la « Pompéi du Maghreb ». Construite sur les bases d’un ancien établissement libyco‑punique, la ville romaine déploie théâtre, capitole, temples, thermes et maisons aux mosaïques dans un cadre de collines verdoyantes. Son état de conservation et son intégration au paysage rural en font une étape majeure pour comprendre la romanisation du Maghreb.

Sur la côte du Cap Bon, la cité punique de Kerkuane, abandonée au IIIᵉ siècle av. J.-C. et jamais reconstruite, offre une rare vision d’urbanisme carthaginois préservé : plan orthogonal, maisons avec salle d’eau et baignoire rudimentaire, rues étroites débouchant sur la mer. La nécropole associée complète cet ensemble.

Plus au nord, Ichkeul est le seul site naturel tunisien inscrit au patrimoine mondial. Ce parc national, formé d’un lac d’eau douce et de marais entourés de collines, constitue une halte essentielle pour des centaines de milliers d’oiseaux migrateurs : oies, canards, foulques, cigognes, flamants. Longtemps menacé par les barrages qui modifiaient l’apport en eau et en sel, Ichkeul a figuré sur la liste du patrimoine en péril avant d’être progressivement restauré.

Une constellation de sites en devenir : désert, ksour et montagnes

Au‑delà des sites déjà inscrits, la Tunisie a placé plusieurs régions sur sa liste indicative de l’UNESCO, signalant leur importance potentielle à l’échelle mondiale. Parmi eux, le complexe hydraulique romain de Zaghouan‑Carthage, les parcs nationaux d’El Feija et de Bouhedma, le Chott el Jerid ou encore les paysages de la Table de Jugurtha.

Bon à savoir :

Le Sud tunisien est réputé pour son habitat troglodytique (Matmata), ses ksour fortifiés (Medenine, Tataouine), ses oasis (Gabès, Nefta, Tozeur) et les dunes du Grand Erg oriental. Un dossier spécifique est consacré à ce patrimoine. Des circuits sahariens incluant Douz, Ksar Ghilane, Mides ou Tamerza sont bien établis. Les autorités cherchent à valoriser ce patrimoine de manière durable.

Parallèlement, des sites géologiques comme la limite Crétacé‑Tertiaire de Jebel Tebaga ou le stratotype K-T témoignent de l’intérêt scientifique de certains reliefs tunisiens.

Une mosaïque d’expériences, du souk à la plage

En filigrane de ce tour d’horizon, on perçoit la diversité des expériences offertes par les sites incontournables de Tunisie. Une journée peut commencer dans les souks étroits de la médina de Tunis, se poursuivre sur les hauteurs bleues et blanches de Sidi Bou Said face à la mer, avant de s’achever sous les arcades millénaires de Carthage. Une autre vous conduit des gradins d’El Jem aux ruelles de Sousse, de la forteresse de Monastir aux pêcheurs de Mahdia.

Exemple :

Un exemple d’itinéraire de voyage en Tunisie descend vers l’île de Djerba pour explorer ses synagogues et mosquées, visiter des ateliers de potiers, et découvrir des plages désertes et des lagunes à flamants roses. Le parcours se poursuit ensuite vers le sud du pays pour s’enfoncer dans des paysages lunaires, observer des ksour (villages fortifiés) construits en nid d’abeille, et passer des nuits en campement sous les étoiles du désert du Sahara.

Les chiffres de l’UNESCO confirment d’ailleurs la place de la Tunisie sur la carte mondiale du patrimoine : neuf sites déjà inscrits, seize autres sur la liste indicative, plusieurs décennies de participation aux travaux du comité du patrimoine et des dizaines de projets d’assistance internationale.

Astuce :

La Tunisie est une destination au coût modéré. Pour vous déplacer, vous pouvez compter sur un réseau de transports varié incluant trains, bus et les fameux louages (taxis collectifs). L’offre d’hébergement est également diversifiée, allant des palais réhabilités en maisons d’hôtes aux resorts balnéaires.

La clé, pour le voyageur, est de penser son parcours non pas comme une succession de « spots Instagram », mais comme la traversée d’un territoire où se côtoient depuis des millénaires cultures puniques, romaines, arabes, ottomanes, européennes, juives et amazighes. Les grands sites touristiques incontournables en Tunisie – médinas, amphithéâtres, îles, ports antiques, cités saintes – ne sont alors plus des cartes postales isolées, mais les jalons d’une histoire continue, toujours en train de s’écrire.

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Un futur retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour réduire sa pression fiscale et diversifier ses investissements, tout en conservant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Tunisie, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler la Tunisie, combinant fiscalité avantageuse pour les pensions étrangères, coût de vie faible (Tunis ~40% moins cher que Paris), proximité géographique avec la France et usage courant du français. La mission a inclus : audit fiscal pré-expatriation (exit tax, report d’imposition), obtention du titre de séjour “retraité”, choix et achat de résidence principale, organisation de la couverture santé (CNAM/CPAM, assurance privée), transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre des intérêts économiques), mobilisation d’un réseau local (avocat, fiscaliste, notaire) et intégration patrimoniale globale.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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