Les sports populaires à pratiquer à Porto Rico

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

À Porto Rico, le sport n’est pas un simple divertissement : c’est un langage commun, un moteur de fierté et un prétexte permanent pour se retrouver en famille ou entre voisins. Des terrains poussiéreux des quartiers de San Juan aux vagues massives de Rincón, l’île vit au rythme des matchs, des compétitions de rue, des marathons et des sessions de surf au lever du jour. Cette culture sportive s’est construite en couches successives, des jeux cérémoniels taïnos aux disciplines venues d’Espagne, puis des États‑Unis.

Cet article propose un panorama des sports les plus populaires à pratiquer à Porto Rico, en expliquant non seulement où et comment s’y mettre, mais aussi pourquoi ces disciplines occupent une place si particulière dans le cœur des habitants. Baseball, basket, boxe, sports nautiques, surf, volley, football, course à pied ou encore sports équestres : chacun a son histoire, ses héros et ses lieux emblématiques.

Une île façonnée par le sport

Avant même l’arrivée des Européens, les Taïnos jouaient au batú sur des terrains cérémoniels en forme de U ou de triangle. Deux équipes se renvoyaient une balle de fibres végétales à coups de tête, d’épaules, de coudes et de genoux, sans jamais la laisser s’arrêter. Les vainqueurs étaient célébrés comme des héros, les perdants parfois sacrifiés : un indice de l’importance déjà cruciale du jeu dans la société indigène. Des vestiges de ces terrains ont été mis au jour à Tibes, près de Ponce, où un centre cérémoniel indigène ouvert au public rappelle aujourd’hui que la passion du sport ne date pas d’hier.

Bon à savoir :

Sous domination espagnole, les sports populaires étaient l’équitation, les combats de coqs, les dominos et le boliche (jeu de quilles), avec le premier hippodrome de San Juan en 1887. Après le passage sous contrôle américain en 1898, le baseball, le basket-ball et la boxe ont été introduits comme outils d’« américanisation », promus par les écoles et la YMCA, transformant radicalement le paysage sportif en quelques décennies.

Aujourd’hui, Porto Rico pratique la plupart des sports phares nord‑américains, tout en gardant des particularités caraïbes : passion pour les sports de combat, culture du volley sur la plage, surf de niveau mondial, importance des marathons urbains et des grandes courses de 10 km. Et surtout, un point central : presque tout se pratique dehors, toute l’année, grâce à un climat tropical qui permet de courir, nager ou jouer au basket en plein air sans véritable trêve saisonnière.

Le baseball, sport-roi de l’île

Le baseball est omniprésent à Porto Rico. Il est souvent qualifié de “sport national” et décrit comme faisant partie de l’ADN culturel de l’île. Introduit dans les années 1890 par des Porto‑Ricains et des Cubains de retour des États‑Unis, il est d’abord moqué par une partie de la population, avant de s’imposer partout, des patios d’écoles aux stades professionnels.

En 1897 naissent les deux premiers clubs, Almendares et Borinquen, et dès 1898 le premier match organisé oppose ces équipes à Santurce, un quartier de San Juan. Borinquen l’emporte 3–0, puis gagne le premier match de neuf manches quelques semaines plus tard. Après la guerre hispano‑américaine, la présence de soldats américains renforce l’attrait pour ce nouveau sport. À partir de 1908, le baseball est déjà l’activité la plus populaire, y compris chez les enfants.

Une ligue professionnelle très structurée

Le paysage actuel est dominé par la Liga de Béisbol Profesional Roberto Clemente (LBPRC), ligue d’hiver qui porte le nom du plus grand héros du baseball porto‑ricain. Issue d’une ligue semi‑pro créée en 1938, elle devient pleinement professionnelle en 1941 et n’a cessé d’évoluer depuis, malgré quelques crises financières.

Clubs Phares

Découvrez les clubs les plus emblématiques et populaires d’aujourd’hui.

Le Club A

Un lieu incontournable pour les amateurs de musique électronique, réputé pour ses sound systems d’exception et ses line-ups internationaux.

Le Club B

Ambiance chic et cocktails raffinés caractérisent ce club, un repère pour une clientèle branchée en quête d’élégance.

Le Club C

Temple de la culture underground, ce club mise sur des décors immersifs et des artistes avant-gardistes pour une expérience unique.

ÉquipeVilleParticularité notable
Criollos de CaguasCaguasClub historique très titré
Indios de MayagüezMayagüezGrand rival de Caguas en séries caribéennes
Cangrejeros de SanturceSan JuanBasé dans la capitale, riche histoire avec la MLB
Gigantes de CarolinaCarolinaVille de Roberto Clemente
Leones de PoncePonceClub lié à une longue tradition sportive de la ville
RA12San JuanProjet de développement dirigé par Roberto Alomar

Le champion de cette ligue représente Porto Rico à la Série des Caraïbes, un rendez‑vous annuel qui oppose les champions de plusieurs pays de la région (Mexique, Venezuela, République dominicaine, etc.). C’est aussi une vitrine idéale pour les jeunes talents locaux.

Une pépinière de stars mondiales

Porto Rico a produit plus de 300 joueurs de Major League Baseball au total, dont plus de 100 encore actifs à certaines périodes. Plusieurs noms sont devenus des légendes internationales : Roberto Clemente, Orlando Cepeda, Roberto Alomar, Iván “Pudge” Rodríguez, Edgar Martínez, Yadier Molina, Francisco Lindor, Carlos Delgado ou encore Juan González.

Hiram Bithorn, premier Porto‑Ricain à évoluer en MLB en 1942, a donné son nom au grand stade de San Juan, qui a accueilli des matchs d’ouverture de saison de la MLB, des rencontres des Expos de Montréal et plusieurs tours du World Baseball Classic. Ce stade a aussi reçu la Série des Caraïbes et reste l’un des symboles majeurs de la passion locale pour ce sport.

3000

Nombre de coups sûrs atteints par Roberto Clemente, premier joueur hispanophone à réaliser cet exploit.

Une pratique de masse et un outil social

Au‑delà de l’élite, le baseball est massivement pratiqué dans les quartiers, les écoles et les petites ligues. Dès le début du XXe siècle, il est intégré aux programmes d’éducation physique pour “former le caractère” et canaliser l’énergie des jeunes. Encore aujourd’hui, de nombreux éducateurs considèrent qu’un terrain de baseball bien entretenu peut contribuer à réduire la délinquance, en donnant un cadre, une équipe, des objectifs.

Les académies privées – comme celles fondées par d’anciens joueurs de MLB – complètent le dispositif, avec des programmes alliant école et haut niveau. Elles sont aussi une réponse locale aux effets du repêchage MLB, qui attire les meilleurs adolescents vers les États‑Unis et fragilise parfois le développement des clubs locaux.

Pour un visiteur voulant pratiquer, il est tout à fait possible de rejoindre des ligues amateurs, de participer à des pick‑up games dans de nombreux terrains municipaux, ou d’assister à des matchs de la LBPRC durant l’hiver, quand l’ambiance dans les stades est la plus électrique.

Le basket, du bitume aux paillettes

Juste derrière le baseball dans le cœur des Porto‑Ricains, on trouve le basket. Introduit aussi par les militaires américains au début du XXe siècle, d’abord comme simple exercice physique avec un ballon de football et un panier de paille, le sport est rapidement structuré par la YMCA, qui organise règles officielles et premiers tournois dès les années 1910.

Exemple :

La ligue portoricaine de basket-ball, le Baloncesto Superior Nacional (BSN), fondée dans les années 1930, a connu un premier âge d’or dans les années 1980 avec l’arrivée de la télévision. Elle vit une renaissance spectaculaire depuis 2021 grâce aux investissements de grandes stars du reggaeton. Bad Bunny est ainsi co-propriétaire des Cangrejeros de Santurce, Ozuna des Osos de Manatí, et Anuel AA a détenu les Capitanes de Arecibo.

En quelques saisons, la fréquentation du BSN a presque doublé, passant d’environ 480 000 spectateurs en 2018 à près d’un million en 2023. Le nombre d’équipes est passé de 9 à 12, les célébrités américaines (LeBron James, Floyd Mayweather) s’affichent en courtside, et d’anciens joueurs NBA viennent y évoluer.

Indicateur BSN20182023 (approx.)
Nombre d’équipes912
Affluence totale~480 000 fans~1 000 000 fans
Profil des recruesPeu d’ex‑NBAPlusieurs ex‑NBA

Cette effervescence s’accompagne d’un vrai développement de la pratique de rue. Dans presque chaque barrio, on trouve un terrain de basket extérieur, souvent éclairé, où les jeunes enchaînent les pick‑up games jusqu’à tard dans la nuit.

Une sélection nationale au retentissement mondial

La sélection masculine, surnommée “Los 12 Magníficos”, représente une grande fierté. Elle a participé à de nombreux Jeux olympiques et Coupes du monde FIBA, avec un moment de gloire retentissant : la victoire sur les États‑Unis lors des Jeux d’Athènes en 2004, première défaite d’une équipe américaine composée de joueurs NBA dans un tournoi majeur.

Plusieurs Porto‑Ricains ont laissé leur empreinte en NBA : Alfred “Butch” Lee, premier joueur de l’île dans la ligue en 1978 ; Carlos Arroyo ; José Juan Barea, premier Porto‑Ricain titré en NBA avec Dallas en 2011 ; Daniel Santiago, ainsi que d’autres joueurs d’ascendance porto‑ricaine comme Carmelo Anthony ou Maurice Harkless.

Joueurs porto-ricains en NBA

Pour ceux qui veulent jouer, la solution la plus simple reste de se rendre sur les terrains extérieurs de quartiers comme Santurce, Bayamón, Carolina ou Caguas et de se mêler aux pick‑up games, toujours ouverts aux nouveaux venus tant qu’ils respectent les codes locaux. De nombreuses salles accueillent aussi des ligues amateurs mixtes et féminines, en parallèle de la ligue professionnelle féminine, le BSNF.

La boxe, usine à champions

Si le baseball et le basket remplissent les stades, la boxe remplit les récits familiaux. Rares sont les familles porto‑ricaines qui ne peuvent citer au moins un champion, un oncle ou un voisin passé par la salle de boxe du quartier. Très tôt, la discipline dispute à la batte et au ballon orange la place de sport numéro un du pays.

L’île détient un record impressionnant : le plus grand nombre de champions du monde par habitant, avec environ 16 champions pour un million de personnes. Depuis les années 1930, elle alimente sans discontinuer les grandes fédérations de boxe en champions charismatiques, des pionniers comme Sixto Escobar aux stars modernes comme Miguel Cotto et Amanda Serrano.

Un historique jalonné de “premières”

Les grandes dates de la boxe porto‑ricaine sont nombreuses. Sixto Escobar devient le premier champion du monde de l’île en 1934 et lance une rivalité historique avec le Mexique. Wilfred Benítez, prodige absolu, décroche un titre mondial à seulement 17 ans en 1976, record encore cité parmi les plus précoces de l’histoire. Wilfredo Gómez empile 17 défenses de titre toutes conclues par KO en super‑coqs, une série qui le classe parmi les plus grands puncheurs de tous les temps.

Attention :

Le tableau suivant résume quelques ‘premières’ majeures.

Boxeur / Fait marquantParticularité historique
Sixto Escobar1er champion du monde porto‑ricain (1934)
Wilfred BenítezPlus jeune champion du monde de l’histoire (17 ans)
Ossie Ocasio1er champion WBA des lourds‑légers (1982)
John Ruiz1er Latino champion du monde des lourds
Miguel Cotto1er Porto‑Ricain titré dans 4 catégories de poids (2014)
Amanda Serrano1ère boxeuse locale titrée dans 7 catégories de poids
Amanda Serrano1ère Porto‑Ricaine championne incontestée (4 ceintures unifiées)

Au‑delà des titres, l’île s’illustre dans les statistiques : Daniel Jiménez a signé l’un des KO les plus rapides en combat de championnat (17 secondes), tandis que Juan Manuel López figure parmi les détenteurs de records de vitesse de KO lors de défenses de titre.

Une culture populaire vivace

À Porto Rico, la boxe n’est pas un sport d’initiés : les grandes affiches sont suivies en famille, les noms des champions circulent dans la presse, les radios, les réseaux sociaux. Des salles de quartier à la mythique enceinte du Coliseo Roberto Clemente, la discipline attire un public très large, souvent bruyant et engagé.

Astuce :

Pour une expérience authentique, assistez à un gala de boxe dans une petite ville portoricaine comme Bayamón, Caguas ou Ponce. Les combats préliminaires y mettent souvent en scène des espoirs locaux. Cela permet de constater que la boxe reste un ascenseur social, de nombreux champions issus de milieux modestes servant de source d’inspiration par leur parcours.

Les sports nautiques : nager, plonger, pagayer toute l’année

Avec près de 300 plages et des eaux à 27–28 °C en moyenne, les sports nautiques sont omniprésents à Porto Rico. Nager, plonger, faire du stand‑up paddle, du kayak, de la voile, du kitesurf ou simplement du bodyboard font partie du quotidien, surtout sur les côtes nord et ouest, mais aussi autour des îles voisines comme Culebra et Vieques.

La combinaison d’eaux claires, de récifs coralliens accessibles et de nombreuses compagnies spécialisées facilite grandement la pratique, même pour les débutants. La visibilité sous‑marine peut atteindre 30 mètres au large, ce qui en fait un terrain de jeu idéal pour la plongée bouteille comme pour le snorkeling.

Kayak et exploration des baies bioluminescentes

Le kayak est l’un des sports les plus simples à essayer. Il suffit de louer une embarcation auprès d’un opérateur local et de suivre un guide à travers les mangroves, les lagunes côtières ou les rivières de l’intérieur, comme le río Tanamá. Les baies bioluminescentes – Mosquito Bay à Vieques, La Parguera à Lajas et Laguna Grande à Fajardo – offrent une expérience nocturne unique : à chaque coup de pagaie, l’eau s’illumine grâce à des micro‑organismes phosphorescents.

Bon à savoir :

Le kayak en mer est une activité possible toute l’année sur la côte sud et autour des îles près de Fajardo et Guánica, permettant d’allier effort physique et découverte de plages isolées. Il est important de noter que les conditions météorologiques, notamment pendant la saison des ouragans (de l’été au début de l’automne), peuvent entraîner des ajustements ou des annulations des excursions.

Snorkeling et plongée : un aquarium grandeur nature

Pour le snorkeling, des sites accessibles depuis la plage existent près de San Juan, Dorado, Humacao ou Mayagüez, mais les plus spectaculaires se trouvent souvent sur des îlots protégés comme Cayo Icacos, les réserves naturelles de Luis Peña (Culebra) ou de La Cordillera au large de Fajardo. Tortues marines, raies, bancs de poissons tropicaux et coraux colorés sont monnaie courante.

Bon à savoir :

La plongée bouteille permet d’explorer des sites profonds autour d’îles remarquables comme Mona, surnommée les Galápagos des Caraïbes, et Desecheo près de Rincón. Des clubs proposent des formules adaptées à tous les niveaux, du baptême pour débutants aux immersions techniques pour plongeurs confirmés.

Pêche sportive et grands voyageurs des mers

Le nord de Porto Rico est surnommé “Blue Marlin Alley” en raison du passage des marlins bleus durant l’été. Les charters de pêche partent de San Juan, Fajardo, Humacao ou Mayagüez à la recherche de mahi‑mahi, thons, wahoos ou marlins. L’International Billfish Tournament, organisé chaque année, attire pêcheurs locaux et internationaux.

La pêche peut se pratiquer toute l’année, avec des pics d’activité selon les espèces. Pour l’amateur, une sortie avec un guide permet de découvrir à la fois la technique et les paysages côtiers, souvent suivie d’une dégustation des poissons capturés et préparés sur place.

Surf : le “Hawaii de l’Atlantique”

Le surf mérite une place à part tant Porto Rico est devenue une destination majeure du milieu. L’île est régulièrement décrite comme le “Hawaii de l’Atlantique” ou la “North Shore des Caraïbes”. Avec plus de 270 miles de côtes et plus de 75 spots identifiés, l’offre est vaste, en particulier sur les côtes ouest et nord.

Le surf y apparaît dans les années 1950, porté par des pionniers locaux et quelques expatriés. En 1968, l’organisation des Championnats du monde de surf à Rincón, sur l’actuelle plage de Maria’s, propulse l’île sur la carte internationale. Depuis, des générations de surfeurs locaux – Jorge Machuca, Edwin Santos, Juan Ashton et bien d’autres – se sont frottées aux meilleurs.

Rincón, capitale caraïbe des vagues

Rincón est le cœur battant du surf porto‑ricain. Un monument en forme de surfeur trône au centre de la ville, rappelant que l’économie locale vit largement de cette culture. Le littoral y enchaîne les spots de renom :

Astuce :

Rincon, à Porto Rico, offre plusieurs spots de surf adaptés à différents niveaux. Domes est un reef puissant réservé aux surfeurs confirmés, réputé pour ses tubes. Maria’s est un point break mythique, souvent bondé. Sandy Beach est plus tolérant et convient mieux aux surfeurs intermédiaires. Enfin, Tres Palmas (aussi appelé Steps) est un spot de grosses vagues, qui peut dépasser les 7–8 mètres lors des fortes houles.

Le tableau suivant donne un aperçu des grandes zones de surf de l’île :

Zone principaleSpots emblématiquesNiveau moyen requis
RincónDomes, Maria’s, Tres Palmas, SandyIntermédiaire à expert
AguadillaSurfer’s Beach, Wilderness, Gas Chambers, Crash BoatTous niveaux (selon conditions)
IsabelaJobos, Middles, SardinerasDébutant à expert
San JuanLa Ocho, Pine Grove, EscambrónDébutant à intermédiaire
Luquillo / EstLa Pared, La SelvaDébutant à avancé

À Aguadilla, le littoral de Punta Borinquen a été classé première “World Surfing Reserve” des Caraïbes par l’ONG Save the Waves. Il protège une douzaine de spots sur près de huit kilomètres de côte, dont des joyaux comme Gas Chambers, réservé aux experts, ou Surfer’s Beach, plus accessible.

Une pratique structurée et accessible

Des surf shops et écoles existent dans toutes les grandes zones de pratique : Mar Azul, Desecheo Surf Shop ou Puntas Surf Shop à Rincón ; Surf Zone à Aguadilla ; Hang Loose à Isabela ; La 8 Surf Shop et plusieurs écoles à San Juan. Locations de planches, cours privés ou en groupe, surf camps, stages féminins ou pour ados : l’offre est large.

Bon à savoir :

Les débutants trouveront des conditions adaptées à Pine Grove (Isla Verde), Escambrón, La Pared à Luquillo ou certaines sections de Jobos. Les surfeurs plus avancés cibleront plutôt les reefs et point breaks exposés aux houles de nord‑ouest, principalement entre novembre et février, qui est la saison de surf la plus consistante.

Pratiquer en sécurité suppose cependant de prendre en compte quelques risques : récifs peu profonds et coupants, oursins, courants de baïne, forte fréquentation sur certains spots, sans oublier le soleil et la déshydratation. Le port de chaussons et d’un lycra anti‑UV est vivement recommandé, tout comme la vigilance vis‑à‑vis des affaires laissées sur la plage.

Volley : des salles combles aux terrains de sable

Le volley, en salle comme sur la plage, connaît une popularité croissante. Sur le plan institutionnel, la fédération de volley porto‑ricaine est active depuis la fin des années 1950, et l’île dispose de deux ligues professionnelles bien installées : la Liga de Voleibol Superior Femenino (LVSF) et la Liga de Voleibol Superior Masculino (LVSM). Les saisons se déroulent en général de janvier/février jusqu’au printemps, avec des salles parfois combles lors des phases finales.

L’ambiance en LVSM et LVSF rappelle celle du basket : musiques, tambours, supporters organisés, rivalités municipales fortes. Des clubs comme les Criollas de Caguas, les Atenienses de Manatí, les Cafeteros de Yauco ou les Changos de Naranjito mobilisent des milliers de fans lors des playoffs.

Beach-volley : entre communautés locales et haut niveau

Sur le sable, le beach‑volley profite de plages immenses et d’un climat sans hiver. À San Juan, Ocean Park et Isla Verde sont les deux grands pôles de pratique. Le week‑end, de nombreux expatriés américains installés sur l’île s’y retrouvent autour de tournois informels, avec parfois autant de glacières que de ballons. À Luquillo, un tournoi de beach‑volley transforme régulièrement la plage en stade à ciel ouvert, attirant joueurs amateurs et spectateurs.

Bon à savoir :

La plage de Luquillo, avec son sable ferme et ses espaces ombragés, est idéale pour les tournois. Cependant, ils s’accompagnent de règles strictes : obligation d’utiliser des crèmes solaires respectueuses des récifs coralliens et interdiction de dégrader les dunes.

Sur le plan international, le beach‑volley porto‑ricain s’est illustré récemment grâce à la paire Maria González / Allanis Navas, issues du programme jeunes de l’île. Médaillées d’or aux Jeux d’Amérique centrale et des Caraïbes, plusieurs fois victorieuses sur le circuit NORCECA, elles ont bénéficié du programme Volleyball Empowerment de la FIVB, qui a financé des camps d’entraînement et multiplié leurs séances de travail.

Stages, camps et tourisme sportif

De nombreuses agences combinent entraînement et vacances, proposant des stages de volleyball – indoor ou beach – à destination de clubs, d’équipes universitaires ou de groupes d’amis. Le package typique inclut plusieurs heures de pratique par jour, l’hébergement, les transferts, et des excursions dans la forêt tropicale, les baies bioluminescentes ou les spots de snorkeling.

Attention :

Pour les joueurs de passage, la méthode la plus simple est de se rendre sur les terrains les plus actifs (comme Ocean Park, Isla Verde ou Luquillo) avec un ballon. Les groupes déjà formés sont souvent ouverts à accueillir de nouveaux joueurs, à condition de respecter les priorités d’utilisation du terrain et l’ambiance conviviale.

Le football (soccer), sport de participation

Si le football ne rivalise pas – en termes d’audience télé ou de remplissage de stades – avec le baseball, le basket ou la boxe, il est pourtant l’un des sports les plus pratiqués par la jeunesse. Historiquement, le ballon rond a aussi servi de marqueur identitaire, adopté par ceux qui se revendiquaient davantage de la tradition hispanique que de l’influence nord‑américaine.

Dès le début du XXe siècle, des clubs comme Comercio Sporting, San Juan FC ou Ponce Sporting naissent et organisent des tournois entre eux. À l’époque déjà, la répartition est claire : les Américains jouent au baseball et au basket, tandis que les communautés hispaniques préfèrent le football.

Un cadre institutionnel en pleine structuration

La Fédération porto‑ricaine de football (FPF), fondée en 1940 et affiliée à la FIFA en 1960, supervise aujourd’hui plusieurs ligues, des championnats jeunesse et les équipes nationales. La principale division actuelle, la Liga Puerto Rico (LPR), a été lancée en 2018. Elle donne accès au Championnat des clubs de l’Union caribéenne (CFU), porte d’entrée vers la Ligue des champions de la CONCACAF.

78

Près de 78 % des financements du programme Forward de la FIFA ont été consacrés aux infrastructures, notamment pour construire des terrains.

Utilisation des fonds FIFA ForwardMontant (USD)Part du total
Infrastructures (siège, centres, terrains)3 774 59077,7 %
Équipes nationales375 4007,7 %
Compétitions311 0426,4 %
Renforcement de capacités69 3161,4 %
Autres projets325 3256,7 %

Une sélection encore en apprentissage

L’équipe nationale masculine de Porto Rico n’a jamais participé à une Coupe du monde et n’a pas encore trouvé de régularité en Gold Cup. Son histoire est faite de longues périodes d’inactivité, de classements FIFA très bas, puis de reprises avec de nouvelles générations. Malgré cela, quelques progrès récents ont été enregistrés, avec une remontée significative au classement mondial et de bons résultats en Ligue des nations de la CONCACAF.

Sur le terrain, la majorité des pratiquants vivent le football à travers des clubs amateurs, des académies privées et du foot à 5 dans des complexes urbains. Pour un visiteur, c’est souvent grâce aux réseaux sociaux ou au bouche‑à‑oreille que l’on déniche un match amical ou une ligue de quartier dans des villes comme Bayamón, Carolina ou Ponce.

Course à pied : marathons, 10K et culture du running

Le climat de Porto Rico permet de courir toute l’année, à condition de respecter les horaires frais du matin ou de la fin de journée. La course à pied y occupe une place importante, autant pour la santé que pour la compétition. Les écoles valorisent l’athlétisme depuis le début du XXe siècle, et plusieurs grandes courses sont devenues des institutions.

Bon à savoir :

Le Semi-marathon de San Blás à Coamo est l’un des plus célèbres du monde hispanophone. La course ‘World’s Best 10K’ à San Juan (ou Maratón Teodoro Moscoso) a longtemps figuré parmi les 20 épreuves de 10 km les plus compétitives au monde. Cette course a été pionnière en matière de diffusion en ligne, étant l’une des premières à être retransmise en direct sur internet avec vidéo, audio et résultats en temps réel.

Une multitude de formats pour tous les niveaux

L’île propose un calendrier très dense de courses de formats variés : 5 km, 10 km, semis, marathons complets, courses à obstacles, épreuves festives associées à des brasseries artisanales, événements caritatifs ou féminins. Des sites spécialisés recensent plusieurs dizaines d’épreuves sur une seule année, preuve d’un vrai engouement populaire.

Bon à savoir :

Les courses ne sont pas limitées aux grandes villes ; de nombreuses petites municipalités organisent leur propre épreuve annuelle, souvent lors de fêtes locales. Il est facile pour un coureur de trouver et de s’inscrire, même à la dernière minute, à un 5 km ou 10 km près de San Juan, Ponce, Mayagüez ou Carolina, grâce à une logistique bien établie.

Au-delà des compétitions, la simple promenade du soir montre combien la course est entrée dans les habitudes : joggeurs sur le front de mer, groupes d’entraînement dans les parcs urbains, clubs de running informels réunis par les réseaux sociaux.

Sports équestres et courses hippiques

Les chevaux occupent une place particulière dans la culture porto‑ricaine depuis l’époque coloniale. Les Espagnols ont apporté des montures qui, croisées et sélectionnées sur plusieurs siècles, ont donné naissance au Paso Fino, race emblématique de l’île, réputée pour son allure très confortable et régulière. On compte plus de 7 000 Paso Finos enregistrés, et des foires spécialisées comme la Fête Dulce Sueño à Guayama ou la Fiesta La Candelaria à Manatí mettent chaque année cette race à l’honneur.

Exemple :

L’hippodrome principal de Porto Rico, le Hipódromo Camarero à Canóvanas, est le cadre du Clásico del Caribe, une grande épreuve hippique régionale qui attire des jockeys et propriétaires de toute la Caraïbe et d’Amérique latine. La légende locale du sport est Angel Cordero Jr., le seul jockey portoricain à avoir remporté les trois grandes courses américaines. Certains chevaux nés sur l’île sont également devenus célèbres.

Pour les amateurs, des centres équestres proposent des balades dans diverses régions – près des plages, dans les forêts sèches du sud, ou aux abords de la forêt tropicale d’El Yunque – offrant une manière sportive de découvrir les paysages.

Football américain, lutte et autres passions

La présence américaine a aussi introduit le football américain. Bien que ce sport reste minoritaire en termes de pratiquants, il s’est structuré en plusieurs ligues : Pee Wee pour les 8–16 ans, championnat lycéen (PRHSFL), ligue universitaire (AFAF) et ligue semi‑pro (PRAFL). Les équipes comme les Bayamón Wolfpack, Carolina Blitzz ou Cataño Lancheros ont forgé un micro‑univers de passionnés, malgré des défis de financement et d’infrastructures.

La lutte professionnelle, elle, jouit d’une base de fans beaucoup plus large. Télévisée depuis les années 1960, portée par des organisations comme le World Wrestling Council, elle a vu défiler de grands noms locaux (Carlos Colón, ses fils Carlito et Primo, Savio Vega, Pedro Morales) et internationaux. Dans l’imaginaire collectif, une soirée de lucha libre dans un colisée bondé fait autant partie du paysage culturel qu’un match de baseball.

Enfin, de nombreux autres sports occupent des niches plus ou moins importantes : le golf, avec une vingtaine de parcours et un tournoi PGA ; l’escrime, qui a connu un coup de projecteur après les médailles régionales de tireurs porto‑ricains ; les arts martiaux, boostés par les héros de cinéma dans les années 1970 ; le cyclisme de route et le VTT, qui profitent de reliefs variés et de parcs naturels.

Pourquoi Porto Rico est une destination de choix pour les sportifs

Ce tour d’horizon montre à quel point Porto Rico est un terrain de jeu privilégié pour qui aime bouger. Plusieurs facteurs expliquent cette attractivité :

Bon à savoir :

La Californie offre un environnement idéal pour la pratique sportive grâce à son climat permettant l’entraînement en extérieur toute l’année. L’État dispose d’infrastructures sportives répandues, héritées d’une longue tradition, et d’une diversité exceptionnelle de disciplines. Le niveau de pratique est très élevé dans certains sports (baseball, boxe, basket, surf, volley), offrant des modèles et un encadrement de qualité. Enfin, la culture locale est généralement accueillante, avec de nombreux clubs et groupes ouverts aux visiteurs qui respectent les règles établies.

Pour un voyageur sportif, cela signifie qu’il est possible, dans un même séjour, de jouer un pick‑up game de basket à Santurce, de surfer une houle hivernale à Rincón, de participer à un 10 km à San Juan, de s’initier au volley de plage à Ocean Park, de courir un trail dans les forêts de Guánica et de plonger sur un récif de Culebra. Le tout sans quitter le territoire de Porto Rico.

Exemple :

Observer un adolescent rêvant d’imiter la légende du baseball Roberto Clemente, un surfeur racontant le championnat du monde de 1968, une famille unie aux couleurs de son club de volley, ou des supporters débattant des boxeurs Felix Trinidad et Miguel Cotto, illustre que le sport à Porto Rico dépasse le simple loisir. Il incarne une école, un spectacle, un refuge et un vecteur d’identité collective, offrant une porte d’entrée authentique vers l’âme de l’île pour qui l’aborde avec curiosité et respect.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour s’installer à Porto Rico, optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Grèce, Chypre, Maurice, Porto Rico), la stratégie retenue a consisté à cibler Porto Rico pour ses régimes fiscaux préférentiels destinés aux résidents, l’absence d’impôt sur la fortune locale et un environnement dollarisé attractif pour les investissements, tout en bénéficiant du cadre juridique américain. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence locale, coordination CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors de France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau bilingue (avocat, fiscaliste US/PR, intégration locale) et restructuration patrimoniale internationale si nécessaire.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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