La Suède est souvent décrite comme l’un des pays les plus sportifs d’Europe, et ce n’est pas qu’une formule. Environ la moitié de la population pratique régulièrement une activité sportive, près de 70 % des habitants font du sport au moins une fois par semaine, et plus de deux millions de personnes sont membres d’un club. Derrière ces chiffres se cache une véritable culture du mouvement, portée par l’idée que le sport doit être accessible « au plus grand nombre, le plus longtemps possible ».
La Suède offre une large palette d’activités sportives accessibles à tous, du débutant au sportif confirmé. Les pratiques populaires incluent le football, le ski de fond, la gymnastique en salle et les sports sur lacs gelés. L’offre est structurée et ouverte, adaptée aussi bien aux résidents qu’aux vacanciers.
Un pays où le sport fait partie du quotidien
En Suède, le sport n’est pas seulement une affaire de compétitions télévisées et de grandes stars. La base, ce sont les milliers de clubs répartis sur tout le territoire. Le système repose sur le Riksidrottsförbundet (Confédération suédoise des sports) qui fédère environ 20 000 clubs et 71 fédérations, tandis que le Comité olympique suédois supervise le haut niveau. L’État injecte plus de 2 milliards de couronnes suédoises par an dans le secteur, et les municipalités ajoutent environ 10 milliards via les installations et subventions locales.
« autant que possible, le plus longtemps possible ». L’idée est de permettre à chacun de rester actif, quel que soit l’âge ou le niveau, plutôt que de pousser une minorité vers le très haut niveau. Pourtant, malgré ce modèle inclusif, la pratique diminue à l’adolescence, surtout chez les filles, et le coût de certains sports devient un frein. Les clubs expérimentent donc de nouvelles formules plus souples, centrées sur le plaisir et la santé autant que sur la compétition.
Philosophie officielle du sport français
Pour comprendre ce que l’on peut réellement pratiquer sur place, il faut regarder à la fois les sports les plus fréquentés dans les clubs, les activités de loisir les plus courantes et le poids très particulier des sports d’hiver.
Les sports les plus pratiqués en club
La Suède tient des statistiques détaillées sur le nombre de pratiquants licenciés ou inscrits en club. Les chiffres ci‑dessous donnent une idée de l’ampleur du phénomène.
Panorama des grandes disciplines organisées
Voici les principaux sports organisés par nombre de participants recensés autour de 2020 :
| Sport (club) | Participants approximatifs |
|---|---|
| Football | 1 190 922 |
| Athlétisme (piste & route) | 559 280 |
| Golf | 511 773 |
| Gymnastique | 394 534 |
| Floorball (innebandy) | 337 530 |
| Natation | 249 588 |
| Hockey sur glace | 233 985 |
| Sports équestres | 167 903 |
| Handball | 150 868 |
| Ski (toutes formes) | 142 227 |
| Basket-ball | 130 829 |
| Tennis | 110 654 |
| Sports de tir | 110 786 |
| Arts martiaux | 97 537 |
| Orientation | 86 225 |
| Cyclisme (club) | 68 615 |
| Tennis de table | 61 681 |
Ces chiffres ne tiennent même pas compte des millions de Suédois qui marchent, courent ou pédalent en dehors de tout cadre fédéral. Si l’on ajoute ces pratiques libres, la hiérarchie change légèrement : la marche (y compris la marche nordique), la musculation ou le fitness en salle, la course à pied, le vélo et la natation deviennent les activités les plus fréquentes au quotidien, devant le football.
Le football, incontournable sur les terrains comme dans les parcs
Le football reste la référence absolue. Il cumule près de 1,2 million de pratiquants dans les clubs, plus de 240 000 joueurs licenciés, 3 200 clubs, plus de 8 500 équipes et environ 7 900 terrains à travers le pays. Autrement dit, où que l’on soit en Suède, il y a presque toujours un terrain de football à distance de marche ou de vélo.
Le football génère plus de 575 millions de SEK de revenus annuels pour les clubs et ligues suédois.
Pour un étranger de passage, il est généralement assez simple de participer à des entraînements loisirs, notamment dans les équipes seniors amateurs ou les groupes « motionsfotboll » dédiés à la pratique récréative. Le modèle suédois valorise la mixité des niveaux, au moins dans les catégories jeunes, et privilégie longtemps le jeu à la sélection précoce.
Golf, athlétisme et gymnastique : les piliers complémentaires
Le golf occupe une place surprenante pour un pays nordique. Environ 491 000 joueurs sont enregistrés, soit près de 6 % de la population, ce qui en fait l’une des nations les plus « golfeuses » d’Europe. On recense environ 450 parcours et plus de 480 clubs, depuis les links côtiers jusqu’aux parcours boisés de l’intérieur. La pratique n’est pas réservée à une élite masculine : 35 % des licenciés sont des femmes, et les juniors représentent une part non négligeable. Beaucoup de clubs proposent des formules d’initiation, des green fees accessibles en été, voire des séances « pay and play » sans adhésion annuelle.
L’athlétisme suédois compte plus d’un demi-million de pratiquants. Les régions ont investi dans plus de 25 salles couvertes avec piste de 200 mètres, en complément des stades en plein air. La discipline se pratique aussi bien en club (groupes de course, écoles d’athlé pour enfants) que pour des objectifs personnels, du 5 km au marathon. Des événements populaires comme le Stockholm Marathon ou le semi-marathon Göteborgsvarvet accueillent chaque année des dizaines de milliers de coureurs, majoritairement amateurs.
La gymnastique reste un héritage fort de l’histoire suédoise. Le système de Pehr Henrik Ling, au XIXe siècle, a structuré toute la culture physique du pays, et aujourd’hui encore près de 400 000 personnes s’inscrivent dans des groupes de gymnastique. Cela va des cours ludiques pour enfants aux sessions de « gympa » en groupe, proches de l’aérobic, très répandues chez les adultes.
Floorball, handball, basket : l’autre visage des sports collectifs
En salle, le floorball (innebandy) est devenu un phénomène de société. Né dans les années 1970, il a explosé dans les années 1990 et compte aujourd’hui plus de 330 000 pratiquants en club. Le principe est simple : une balle légère, des crosses en plastique, un terrain réduit. Les règles faciles, le matériel peu coûteux et la possibilité de jouer toute l’année en intérieur expliquent sans doute ce succès. On trouve fréquemment des créneaux « drop‑in » ou loisirs où l’on peut rejoindre un groupe sans grand formalisme.
Plus de 150 000 personnes pratiquent le handball en club en Suède, un sport phare de la culture sportive nationale.
Le basket-ball progresse également, avec autour de 130 000 joueurs et une ligue nationale structurée. L’attrait de la NBA et la présence de quelques joueurs suédois en Amérique du Nord ont contribué à populariser la discipline. Là encore, les clubs proposent souvent des pratiques loisir en soirée pour les adultes.
Les sports d’hiver, une seconde nature
Avec un climat froid et des hivers longs, surtout dans le nord, les sports d’hiver ne sont pas une niche mais un mode de vie. Environ 18 % des Suédois déclarent pratiquer le ski au moins une fois par an, et les ventes de forfaits de remontées mécaniques ont récemment atteint des records. L’offre est large, des stations internationales aux pistes de ski de fond éclairées à la sortie des villes.
Le ski sous toutes ses formes
La Suède compte plus de 200 stations de ski, dont une centaine particulièrement actives. Les domaines les plus connus, comme Åre ou Sälen, proposent un ski alpin de niveau international, mais le ski de fond reste emblématique de la culture locale.
Dans la plupart des communes, on trouve des pistes de ski de fond damées et éclairées, souvent accessibles gratuitement jusqu’en soirée. C’est l’une des activités les plus faciles à adopter quand on s’installe en Suède : la location d’équipement est bon marché, et la technique, même si elle demande un peu de pratique, est moins intimidante que le ski alpin pour les débutants.
Le Vasaloppet est une célèbre course de ski de fond de 90 km reliant Sälen à Mora en Suède. Ouverte à tous les niveaux, des skieurs d’élite aux amateurs, elle rassemble des milliers de participants chaque année. Pour se préparer, de nombreuses sections locales organisent des groupes d’entraînement spécifiques durant l’hiver.
Hockey sur glace et bandy : deux passions collectives
Le hockey sur glace est l’un des deux grands sports nationaux, au coude à coude avec le football. Plus de 230 000 personnes pratiquent en club, des milliers d’enfants chaussent les patins dans des patinoires municipales, et les ligues structurent le pays en trois niveaux (SHL, HockeyAllsvenskan, HockeyEttan). Pour qui souhaite s’y essayer, de nombreux clubs organisent des créneaux d’initiation, notamment pour les plus jeunes, avec prêt d’équipement dans certains cas.
Les coûts peuvent toutefois grimper vite : pour un enfant, le hockey fait partie des sports les plus chers, avec un budget annuel moyen estimé à 24 300 SEK (cotisations, déplacements, matériel). C’est là que des initiatives comme Fritidsbanken, « bibliothèque d’équipements » présente dans plus de 120 à 130 communes, jouent un rôle central, en prêtant gratuitement des patins, casques ou crosses pour deux semaines.
Le bandy, souvent qualifié de « football d’hiver », se joue sur une immense surface de glace avec une petite balle et jouit d’un statut quasi culte en Suède. Ce pays est l’une des superpuissances mondiales de ce sport, qui est, par le nombre de licenciés, le deuxième sport d’hiver au monde. Avec une douzaine d’arénas couvertes et un réseau impressionnant de terrains extérieurs, il est possible d’y jouer partout dans le pays. Pour un visiteur, assister à une finale nationale ou participer à un entraînement loisir offre une expérience authentique pour s’immerger dans la culture sportive suédoise.
Biathlon, ski nordique et sports de glisse
Le biathlon, combinaison de ski de fond et tir à la carabine, a vu émerger de grandes championnes et champions suédois. La pratique en club est plus technique, mais certaines stations proposent des initiations, souvent encadrées, pour faire découvrir le tir couché sur fond de paysages enneigés.
Les sports de glisse se déclinent aussi en snowboard, ski de randonnée, raquettes, ou encore patinage de longue distance sur les lacs gelés. Dans de nombreuses villes, les patinoires extérieures sont gratuites, et il suffit d’une paire de patins – parfois empruntée à Fritidsbanken – pour se mêler aux familles qui tournent en musique.
Les activités de plein air et de loisir au quotidien
La pratique sportive en Suède ne passe pas forcément par un club ou une licence. La notion de friluftsliv, littéralement « vie au grand air », imprègne fortement les mentalités : marcher, randonner, pagAYER ou skier, souvent loin de toute logique de performance, fait partie de l’hygiène de vie.
Les activités les plus courantes
Les enquêtes recensent les activités physiques les plus fréquentes chez les 6–80 ans, toutes formes confondues. On y retrouve un top 10 très révélateur :
| Activité la plus pratiquée | Type de pratique |
|---|---|
| Marche / promenade / marche nordique | Loisirs / santé |
| Musculation / entraînement en salle | Salle de sport |
| Course à pied / jogging | Extérieur / loisir |
| Vélo / VTT | Déplacement / loisir |
| Randonnée / trekking | Plein air |
| Natation | Piscine / lacs / mer |
| Cours collectifs (aérobic, gympa, zumba) | Salle / club |
| Football | Club et informel |
| Yoga / méditation / qigong | Bien‑être |
| Danse (tous styles) | Loisir / spectacle |
On voit que les sports de santé dominent largement : marcher, aller à la salle, courir, pédaler. Cela se traduit très concrètement sur le terrain : pistes cyclables bien entretenues, circuits de running balisés autour des lacs, parcours de santé dans les parcs, séances de « gympa » dans les salles municipales ou les associations de quartier.
Jeux traditionnels et sports récréatifs
À côté des grandes disciplines, la Suède cultive une série de jeux et sports récréatifs très présents dans la vie quotidienne, surtout en été. Le brännboll, sorte de base-ball simplifié, est omniprésent dans les écoles. Le kubb, parfois présenté comme un « jeu d’échecs viking » sur pelouse, anime les parcs et jardins. La pétanque à la suédoise (boule) et le traditionnel kubb se mêlent aux barbecues familiaux.
En hiver, on retrouve des activités comme la luge, les randonnées en raquettes, les balades en traîneau à chiens ou en motoneige, souvent proposées dans un cadre touristique mais aussi adoptées localement, surtout dans le nord.
Sports populaires selon le genre et le coût
La popularité d’un sport se mesure aussi à son accessibilité. En Suède, le coût annuel moyen pour la pratique principale d’un enfant tourne autour de 9 400 SEK, mais les écarts sont considérables selon la discipline.
Des sports très chers, d’autres beaucoup plus accessibles
Les données disponibles montrent des différences marquées :
| Sport de l’enfant (par an) | Coût moyen estimé (SEK) |
|---|---|
| Hockey sur glace | 24 300 |
| Tennis | 23 700 |
| Sports équestres | 17 700 |
| Natation | 11 400 |
| Handball | 10 100 |
| Floorball | 10 000 |
| Football | 8 800 |
| Basket-ball | 7 200 |
| Gymnastique | 5 900 |
| Athlétisme | 5 000 |
| Arts martiaux | 5 000 |
On comprend pourquoi le football, le handball, le floorball, la gymnastique ou l’athlétisme concentrent autant de pratiquants : leur coût reste relativement modéré par rapport au hockey, au tennis ou aux sports équestres.
Des sports très genrés
Certaines disciplines sont fortement marquées par le genre :
| Sport | Part de pratiquants hommes / femmes |
|---|---|
| Sports aériens | 89 % hommes |
| Cricket | 88 % hommes |
| Football américain | 86 % hommes |
| Hockey sur glace | Majoritairement masculin |
| Moto / motoneige | Majoritairement masculin |
| Cheerleading | 97 % femmes |
| Sports équestres | 92 % femmes |
| Patinage artistique | 82 % femmes |
| Gymnastique | Majoritairement féminine |
| Traîneau à chiens | Majoritairement féminin |
Les sports équestres, pourtant très coûteux, sont extrêmement populaires chez les filles et les jeunes femmes. À l’opposé, les sports mécaniques ou le football américain restent très masculins. Cette réalité influence forcément le type de sport auquel un enfant aura accès, en fonction de sa famille, de son environnement et de ses modèles.
Comment les Suédois pratiquent : clubs, écoles, initiative personnelle
Une particularité importante de la Suède tient au fait que les sports des jeunes ne sont pas organisés par l’école, contrairement au modèle nord‑américain. Les clubs associatifs, le plus souvent animés par des bénévoles, jouent le rôle central. Environ 80 % des enfants et adolescents rejoignent un club sportif à un moment de leur jeunesse, mais nombreux sont ceux qui arrêtent vers 15–16 ans.
Pourcentage de garçons de 10 ans pratiquant un sport en club, contre seulement 39% à 19 ans
Les chercheurs et les institutions sportives insistent sur la nécessité de développer des formats plus souples : groupes « loisir », horaires adaptables, moins de sélection précoce, plus de place pour ceux qui souhaitent simplement bouger sans viser la performance.
Sports-phares : ce que cela change pour la pratique
Certains sports occupent une place tellement centrale qu’ils conditionnent les infrastructures, l’offre de loisirs et même le calendrier d’une année suédoise.
Le football, du terrain de quartier à la grande compétition
Le football, au‑delà de ses stars et de l’Allsvenskan, se décline en innombrables formes de pratique : tournois d’entreprise, ligues corporatives, foot à 5 dans les bulles couvertes l’hiver, séances de découverte pour les plus jeunes, football féminin en plein expansion. Les tournois ouverts comme la Gothia Cup, gigantesque compétition de jeunes qui accueille des équipes du monde entier, offrent aussi des opportunités de jouer au sein d’équipes locales ou en catégorie loisir.
Le hockey sur glace, sport de ville et de campagne
Le hockey est présent dans les grandes arénas de la SHL comme sur les patinoires de village. Beaucoup de municipalités entretiennent des surfaces gelées extérieures gratuites en hiver, où chacun peut patiner et taper le puck de manière informelle. Pour une pratique plus structurée, les clubs juniors accueillent dès 5–6 ans, parfois avec du matériel prêté.
Bandy, floorball et handball : des clubs partout
Dans le centre et le sud du pays, le handball et le floorball offrent une combinaison intéressante : sports d’équipe, forte culture de club, mais coûts plus raisonnables que le hockey. Quant au bandy, il est très présent dans certaines régions (par exemple autour des grands lacs et de la région de Dalarna), où il suffit parfois de rejoindre un entraînement loisir en extérieur pour goûter à cette spécialité.
Les grands rendez-vous « open » pour tous les niveaux
La Suède organise de nombreux événements sportifs de masse ouverts à tous, du novice au coureur aguerri. Pour un résident ou un visiteur, ces rendez‑vous sont souvent la meilleure porte d’entrée dans la culture sportive locale.
Parmi les plus emblématiques :
La Suède est réputée pour ses grands événements sportifs ouverts à tous, alliant performance, nature et atmosphère festive. Voici quelques-unes de ses manifestations les plus emblématiques.
Tournoi de football géant ouvert aux jeunes du monde entier, qui transforme Göteborg en immense village de foot.
Semi‑marathon urbain à Göteborg, accessible à tous niveaux, avec une atmosphère de fête.
Course nature réputée comme l’une des plus grandes épreuves de cross‑country au monde.
Rassemblement massif d’orientation, où des milliers de personnes courent carte et boussole en main sur plusieurs jours.
Un classique de la course sur route, très populaire auprès des coureurs amateurs internationaux.
Épreuve de natation en eau libre ouverte à tous.
Le graal du ski de fond populaire, une course mythique de 90 km.
Tour cycliste du lac Vättern, long de 300 km, ouvert à tous ceux qui se sentent prêts.
Ces événements structurent souvent l’entraînement de milliers d’athlètes amateurs : on s’inscrit un an à l’avance, on prépare un plan d’entraînement avec son club ou son groupe de collègues, et on profite le jour J d’une organisation très rodée.
Accessibilité : équipements, aides et inégalités
Sur le papier, la Suède affiche un modèle très inclusif. Dans les faits, les études montrent que la pratique dépend encore beaucoup du niveau d’éducation et de revenus des parents. Les enfants issus de milieux plus favorisés ont davantage accès aux sports coûteux, ainsi qu’aux écoles à profil sportif. Les jeunes en situation de handicap sont aussi moins nombreux à pratiquer en club et arrêtent plus tôt.
Pour corriger ces déséquilibres, plusieurs leviers existent ou se mettent en place :
Panorama des principaux programmes publics suédois visant à promouvoir l’activité physique et l’intégration sociale par le sport, notamment auprès des jeunes.
Sur plus de 2 milliards de SEK de soutien public, environ 1,2 milliard sont alloués spécifiquement aux activités de jeunesse.
Plus de 1 000 projets impliquant 5 400 entraîneurs dans environ 224 communes, ciblant particulièrement les jeunes issus de l’immigration.
Réseau de prêt d’équipements ayant distribué près de 1,8 million d’articles de sport et de plein air en 2024, pour tester des activités sans investissement.
Une allocation spécifique destinée aux enfants et adolescents pour faciliter leur accès aux clubs et aux activités sportives.
Programmes nationaux encourageant les collaborations entre établissements scolaires et associations pour multiplier les occasions d’activité physique dans la journée.
Pour qui souhaite pratiquer un sport en Suède, ces dispositifs facilitent clairement la démarche, qu’il s’agisse d’un enfant débutant le football ou d’un adulte souhaitant s’équiper pour le ski de fond sans exploser son budget.
L’orientation et les sports de nature : spécialités suédoises à découvrir
En plus des grands sports collectifs, la Suède est leader mondial dans quelques disciplines moins connues, mais très accessibles à la pratique amateur.
L’orientation : courir avec une carte, partout dans le pays
L’orientation est née des besoins militaires à la fin du XIXe siècle et s’est transformée en sport à part entière. Le premier grand événement public organisé en Suède en 1981 a ouvert la voie à une explosion du nombre de pratiquants : plus de 100 000 coureurs, de la compétition internationale aux familles promenant leur carte le dimanche.
L’orientation est une activité modulable : on peut y courir, marcher, choisir des parcours de difficulté variable et la pratiquer seul ou en groupe. Pour un débutant, notamment un étranger, rejoindre un club local est recommandé pour apprendre à lire les cartes spécifiques (détail des courbes de niveau, marécages, végétation) et découvrir la forêt suédoise sous un nouvel angle.
Randonnée, vélo, canoë : le royaume du friluftsliv
Grâce au droit d’accès à la nature (Allemansrätten), il est possible de randonner, camper, skier ou faire du vélo presque partout, y compris sur des terrains privés, à condition de respecter l’environnement et la tranquillité des habitants. La Suède compte plus de quarante grands sentiers balisés, dont le célèbre Kungsleden qui traverse la Laponie sur plus de 400 km, mais aussi une multitude de boucles plus courtes.
Le paysage suédois, riche en lacs et rivières, rend des activités comme le canoë-kayak et le stand-up paddle très accessibles. La pêche de loisir, la baignade, la voile et le kitesurf sont également populaires. Beaucoup de ces pratiques ne nécessitent pas d’adhésion à un club : la location ponctuelle d’équipement, une sortie guidée ou même une simple randonnée permettent de s’immerger dans la culture du sport en plein air suédoise.
Pour qui veut s’installer ou voyager en Suède : comment s’y prendre ?
Que l’on vienne pour quelques mois d’études, un contrat de travail ou des vacances prolongées, il est relativement simple de s’intégrer dans cette culture sportive.
Quelques points clés à garder en tête :
Pour pratiquer un sport en Suède, plusieurs options s’offrent à vous. Vous pouvez vous orienter vers un club sportif local, souvent répertorié sur le site de la commune, et prendre contact par mail ou via les réseaux sociaux pour essayer une séance. Profitez des installations publiques gratuites ou en libre accès, comme les pistes de ski de fond éclairées, les patinoires extérieures, les terrains de sport ou les sentiers balisés. Pour tester un nouveau sport sans investir dans l’équipement, utilisez Fritidsbanken, un service gratuit de prêt de matériel pour une durée de 15 jours. Adaptez votre choix en fonction de votre budget, sachant que des sports comme le football, le handball, le floorball, l’athlétisme, la gymnastique ou le judo sont généralement plus abordables pour un enfant que le hockey ou l’équitation. Enfin, participez à des événements ouverts au public, comme une course populaire, un raid d’orientation ou une épreuve de ski de fond type Vasaloppet « open track », dont l’inscription est souvent plus simple que prévu.
Conclusion : une culture sportive large, ouverte et structurée
Les sports populaires à pratiquer en Suède ne se résument pas à quelques grandes disciplines. Il y a évidemment des piliers : football et hockey sur glace comme sports rois, handball, floorball et basket-ball comme sports collectifs fortement enracinés, ski et sports d’hiver comme seconde nature, golf, athlétisme, gymnastique et natation comme bases de la forme physique. Mais il y a aussi tout un univers de sports de nature – orientation, randonnée, canoë, vélo, patinage de lac – rendu possible par un accès exceptionnel aux espaces naturels.
Le succès du modèle repose sur une infrastructure dense de clubs associatifs, un soutien massif des pouvoirs publics, des dispositifs pour limiter les barrières financières et une philosophie équilibrée mettant l’accent sur la santé, l’inclusion et la joie de bouger autant que sur la performance. Cette combinaison en fait un système où il est facile et naturel de pratiquer un sport toute sa vie.
Un futur retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale vers la Suède pour optimiser sa charge imposable, sécuriser ses revenus à long terme et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations (Portugal, Espagne, Danemark, Pays-Bas), la stratégie retenue a consisté à cibler la Suède pour la stabilité de son système fiscal et juridique, son haut niveau de protection sociale et la qualité de vie (santé, sécurité, environnement), tout en restant dans l’UE/EEE. La mission a inclus : audit fiscal pré-expatriation (exit tax, conventions FR-SE), obtention de la résidence avec location longue durée, coordination couverture santé française et suédoise, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an, centre des intérêts vitaux), mise en relation avec un réseau local (avocat, consultant fiscal bilingue) et adaptation de la stratégie patrimoniale à un environnement à forte fiscalité mais grande prévisibilité.
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