S’installer à Porto Rico en tant qu’expatrié : le guide complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer à Porto Rico, c’est choisir un morceau des Caraïbes… sans vraiment quitter les États‑Unis. Cette île‑territoire cumule climat tropical, plages de carte postale, culture vibrante et régime fiscal à part. Mais derrière les images de coucher de soleil à Condado et de mojitos à Old San Juan, la réalité d’une expatriation est plus complexe : coût de la vie, système de santé, marché immobilier tendu, bureaucratie, statut fiscal particulier.

Bon à savoir :

Ce guide offre un aperçu pratique pour préparer un projet d’installation à Porto Rico, s’adressant aux travailleurs à distance, aux investisseurs intéressés par l’Act 60, aux retraités et aux familles en recherche d’un changement de vie.

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Comprendre Porto Rico : entre Caraïbes et États‑Unis

Porto Rico est un Commonwealth et territoire non incorporé des États‑Unis, situé dans les Grandes Antilles, entre République dominicaine et Îles Vierges américaines. L’archipel s’étend sur environ 9 100 km², avec une île principale montagneuse, encadrée de plages de sable sur la quasi‑totalité du littoral, et des îlots comme Vieques ou Culebra.

Attention :

Les habitants sont citoyens américains, disposent d’un passeport américain et utilisent le dollar, mais ils ne votent pas pour le président et n’ont pas de représentation votante au Congrès. Cette situation alimente un débat permanent sur l’avenir du territoire, entre État à part entière, indépendance ou statu quo.

Dans la vie quotidienne, cela signifie surtout deux choses pour un expatrié : d’un côté, l’application du droit fédéral (banques, protection des dépôts, régimes de visas, Medicare, etc.) ; de l’autre, un système fiscal distinct, avec son propre code des impôts, et un sentiment d’identité fortement portoricain, très différent du “mainland”.

Une culture unique, très hispanophone

Près de 95 % de la population parle espagnol. L’anglais est largement compris à San Juan, dans les zones touristiques et certains milieux professionnels, mais dès qu’on s’éloigne de la capitale, on bascule dans un environnement majoritairement hispanophone, y compris pour beaucoup de démarches administratives.

Exemple :

La culture de Porto Rico est un mélange d’héritages espagnol, africain et taïno. Cela se manifeste dans sa musique, avec des genres comme la bomba, la plena, la salsa et le reggaetón, popularisés par des artistes internationaux tels que Bad Bunny, Daddy Yankee et Ricky Martin. La cuisine reflète également ce métissage, avec des plats emblématiques comme le mofongo, les pasteles, les alcapurrias, l’arroz con gandules et les bacalaítos. L’architecture coloniale du Vieux San Juan et l’affichage omniprésent du drapeau portoricain sur les balcons et les pare-brises des voitures témoignent également de cette identité culturelle forte et fière.

Le rythme de vie est plus lent que sur le continent. Les liens familiaux et communautaires sont centraux, les repas sont pris sans se presser, les conversations s’éternisent. Pour un nouvel arrivant, cela signifie aussi accepter que démarches, rendez‑vous médicaux ou procédures administratives prennent plus de temps qu’espéré.

Où habiter : panorama des villes et quartiers pour expatriés

Avec 78 municipalités et six grandes régions, Porto Rico offre un éventail de cadres de vie, du quartier urbain branché aux communautés balnéaires fermées, en passant par les petites villes de montagne. La capitale, San Juan, concentre la majorité des expatriés et la meilleure infrastructure.

San Juan et son aire métropolitaine

San Juan, deuxième plus ancienne ville des Amériques (fondée en 1521), est le cœur économique et culturel de l’île. Le grand San Juan regroupe dix municipalités (San Juan, Guaynabo, Bayamón, Dorado, Caguas, Carolina, Cataño, Toa Alta, Toa Baja, Trujillo Alto) et l’aéroport international Luis Muñoz Marín (SJU).

Quelques quartiers et zones phares pour expatriés :

Quartiers de San Juan et ses environs

Guide des principaux quartiers et communes de la zone métropolitaine de San Juan, détaillant leur ambiance, leurs atouts et leur public cible pour vous aider à choisir votre lieu de vie.

Condado

Quartier le plus « trend » de San Juan, très prisé des télétravailleurs et entrepreneurs. Immeubles modernes, front de mer, bars, restaurants, jogging sur l’avenue Ashford, accès rapide aux musées et à la vie nocturne. L’un des secteurs les plus chers à la location.

Ocean Park

Communauté résidentielle fermée à l’est de Condado, directement sur une longue plage de sable. Ambiance plus décontractée, très appréciée des étudiants, jeunes actifs et communauté LGBTIQ+.

Old San Juan

Centre historique pavé, maisons colorées, fortifications (Castillo San Felipe del Morro, Castillo de San Cristóbal), ruelles remplies de galeries, cafés, petites places. Idéal pour les profils créatifs et amateurs de patrimoine. Ruelles étroites, stationnement compliqué et flux touristique intense.

Santurce

Quartier artistique éclectique, street-art, Musée d’Art de Porto Rico, bars et vie nocturne animée. La Placita de Santurce (Campo Alegre) se transforme en temple du nightlife le soir.

Miramar

Zone résidentielle plus calme, maisons de style espagnol, restaurants gastronomiques, en face de Condado Lagoon. Convient à ceux qui veulent être proches de l’action sans être au cœur du bruit.

Isla Verde

Face à l’aéroport, grande plage et front de mer aligné d’hôtels et résidences en hauteur. Très touristique, bien desservi, pratique pour les séjours fréquents hors de l’île.

Hato Rey

Quartier des affaires, avec le district financier et de grands ensembles d’appartements.

Guaynabo

Banlieue aisée de San Juan, combinant confort résidentiel, centres commerciaux et bonnes écoles privées, très prisée par les familles et professionnels.

Carolina, Bayamón, Cataño, Toa Baja

Communes de la métropole où les loyers baissent en s’éloignant du littoral tout en conservant un accès raisonnable à San Juan.

À proximité immédiate :

25

Dorado est située à environ 25 miles de San Juan, formant une banlieue balnéaire huppée.

Autres pôles d’attraction

Au‑delà de San Juan, d’autres villes ou complexes attirent expatriés, retraités et télétravailleurs :

Palmas del Mar (Humacao) : grande communauté résidentielle et de villégiature sur la côte est, avec marina, golf, plages, écoles bilingues. Très populaire auprès des familles et retraités.

Rincón : sur la côte ouest, haut lieu du surf, ambiance décontractée, nombreuses locations de courte et moyenne durée, bonne réputation auprès des nomades digitaux cherchant un mode de vie balnéaire plus calme.

Isla Verde, Río Grande, Ponce, Mayagüez : chacune avec leur mélange de plages, services et coût de la vie souvent plus bas qu’à San Juan.

Vieques et Culebra : îles satellites prisées pour leurs plages (Flamenco Beach à Culebra est régulièrement classée parmi les plus belles du monde). Mode de vie insulaire plus isolé, infrastructure plus limitée.

Pour se repérer dans la diversité des options, certains critères concrets peuvent aider : proximité de l’aéroport, accès aux soins, présence d’écoles internationales, qualité d’internet, budget logement, sécurité perçue, besoin ou non de voiture.

Coût de la vie : combien prévoir pour vivre à Porto Rico ?

Globalement, le coût de la vie à Porto Rico est inférieur à celui de nombreux États américains. Plusieurs comparaisons montrent des niveaux de dépenses totaux environ 9 à 20 % plus bas que des destinations comme Texas ou Floride, et jusqu’à 56 % moins chers que New York. Mais cette moyenne masque des nuances : logement et restaurants sont attractifs, quand l’électricité et certains produits importés peuvent être sensiblement plus chers.

Budgets indicatifs mensuels

Les estimations varient selon le style de vie, mais plusieurs sources convergent vers les ordres de grandeur suivants, logement compris à San Juan :

ProfilBudget estimé mensuel (USD)Remarques principales
Personne seule (min.)~2 000Mode de vie sobre, en ville, hors quartier hype
Personne seule (confort)2 000 – 2 800San Juan, quartier correct + sorties modérées
Expat / télétravailleur type~3 000Estimation moyenne “expat”
Nomade digital haut de gamme~4 400Airbnb/coliving, cafés, loisirs fréquents
Famille de 4 (min.)≥4 000Hors quartiers les plus chers
Famille de 4 (San Juan)4 500 – 5 500Logement correct + école privée entrée de gamme

Les dépenses courantes (hors loyer) pour une personne seule tournent entre 1 100 et 1 500 $ par mois ; pour une famille de quatre autour de 3 800 $.

Comparaisons internationales

San Juan est :

Astuce :

En comparaison avec d’autres villes américaines, cette destination est environ 10 à 14 % moins chère qu’Orlando (selon les postes de dépense), 28 % moins chère que San Diego, 31 % moins chère que Boston, 34 % moins chère que Miami et 56 % moins chère que New York. Cependant, elle est 45 % plus chère que Grenade (Espagne) ou 57 % plus chère que Mexico, et reste plus coûteuse que certaines villes moyennes américaines comme Tucson.

Autrement dit, pour un expatrié venant d’une grande métropole nord‑américaine, Porto Rico peut offrir un “arbitrage coût de la vie / cadre tropical” intéressant. Pour quelqu’un habitué à l’Espagne ou au Mexique, l’île pourra au contraire paraître chère.

Logement : loyers, achat et tension immobilière

Le logement est le poste le plus déterminant et le plus contrasté. Les loyers restent, en moyenne, nettement inférieurs à ceux de nombreuses grandes métropoles américaines, mais certains quartiers côtiers ont vu leurs prix flamber, sous l’effet combiné des incitations fiscales, de l’arrivée de nouveaux résidents aisés et de l’explosion des locations de courte durée.

Loyer : ordres de grandeur

Sur l’ensemble de Porto Rico, le loyer médian tourne autour de 2 500 $ par mois, tous types de biens confondus. On trouve toutefois une amplitude considérable (de 350 $ à 80 000 $ pour des villas de luxe).

Quelques repères utiles :

Type de logement (mensuel)Zone chère (Condado, Dorado, Isla Verde…)Zone “normale” (Bayamón, Carolina, Ponce…)
Studio (~45 m²)1 265 – 1 800 $787 – 1 000 $
1 chambre (hors standing très luxe)900 – 2 000+ $ (San Juan centre)500 – 1 000 $
2 chambres1 200 – 3 000 $800 – 1 800 $
3 chambres1 500 – 4 500 $1 000 – 2 500 $
Coliving (San Juan)1 450 – 2 600 $

Quelques exemples concrets :

Studio en ville à San Juan : souvent à partir de 1 000 $,

Appartement 1 chambre hors zones hyper‑touristiques : 700–850 $,

Chambre en colocation à Old San Juan : parfois dès 350–400 $,

Appartement privé à Rincón : autour de 700 $,

Villa privée à Luquillo : ~1 800 $.

Dans la périphérie de San Juan (Bayamón, Guaynabo, Carolina), des appartements familiaux de 3 chambres se trouvent parfois entre 850 et 1 200 $, bien en‑deçà des niveaux du littoral de Condado ou Dorado.

Achat immobilier et dynamique du marché

L’achat est globalement bien moins cher que sur le continent américain, même si les prix ont nettement augmenté ces dernières années.

Prix médian d’une maison (toutes zones) : autour de 290 000 à 417 000 $ selon les périodes et sources,

Prix médian au pied carré : env. 256 $ en centre urbain, 146 $ hors centre,

– Dans certains secteurs prisés, les prix ont grimpé de plus de 30 % en un an, jusqu’à 70 % dans des micro‑marchés très recherchés.

La faible disponibilité de terrains aménageables, les dégâts anciens des ouragans et la poussée de la location touristique ont réduit l’offre de logements à long terme. Les autorités ont recensé une multiplication des locations de courte durée, passées d’environ 1 000 unités en 2014 à plus de 25 000 aujourd’hui. Chaque hausse de 10 % du stock de locations touristiques entraîne une hausse médiane d’environ 7 % des loyers.

Attention :

Le gouvernement envisage un renforcement de la régulation, avec une possible hausse de la taxe de séjour de 7% à 9-11% et la mise en place d’un registre obligatoire pour les locations de vacances.

Contrats de location : vigilance

Les baux sont généralement rédigés en espagnol et fortement orientés en faveur du propriétaire. Quelques points à noter :

Le bail écrit prévaut sur tout accord verbal.

– Les dépôts de garantie représentent souvent un mois de loyer, payable en même temps que le premier mois.

– Les charges (eau, électricité, internet) sont très souvent à la charge du locataire.

– Le bail n’est pas toujours “blindé” en cas de vente : si le contrat n’a pas été enregistré auprès de l’administration fiscale (CRIM), un nouveau propriétaire peut parfois le résilier.

– Les litiges avec un propriétaire se règlent généralement en espagnol, devant les juridictions locales – un avocat hispanophone est alors indispensable.

Bon à savoir :

Avant de signer, il est crucial de visiter le bien pour vérifier son état (climatisation, électricité, étanchéité, absence de nuisibles) et la fiabilité du vendeur (paiements hypothécaires et factures à jour). Les annonces se trouvent principalement sur des plateformes comme Clasificados Online ou Zillow, et auprès d’agences spécialisées pour expatriés comme PRelocate ou Blackmont Homes.

Coût des charges et spécificité du réseau électrique

L’électricité est l’un des postes les plus douloureux. Les tarifs résidentiels tournent entre 0,24 et 0,30 $ le kWh, ce qui conduit à des factures mensuelles fréquemment situées entre 175 et 225 $. Pour un appartement de taille moyenne, l’ensemble des charges (électricité, eau, internet) peut représenter de 150 à 300 $ par mois, souvent plus si la climatisation tourne en continu.

Le réseau électrique, ravagé par l’ouragan Maria en 2017, reste fragile. Les coupures de courant, parfois de plusieurs heures, voire plus, font partie du quotidien dans certaines zones. L’île s’est fixé des objectifs ambitieux de transition vers les énergies renouvelables (40 % en 2025, 60 % en 2040, 100 % en 2050), mais la réalité actuelle n’est qu’à environ 6 % d’électricité verte.

Pour un expatrié qui télétravaille, il est judicieux de prévoir des solutions de secours : onduleur, batterie, éventuellement générateur ou connexion 4G/5G de secours en cas de panne de fibre.

Alimentation, restaurants et scène culinaire

Porto Rico importe environ 85 % de son alimentation, ce qui renchérit certains produits. Dans l’ensemble, les prix des supermarchés sont 20 à 30 % plus élevés que sur le continent américain, même si certains produits locaux (bananes plantain, fruits tropicaux) restent très abordables.

Faire ses courses

Pour une personne seule, un panier de base revient en moyenne entre 210 et 315 $ par mois ; pour une famille, entre 620 et 835 $. Une estimation réaliste pour quelqu’un qui cuisine régulièrement tourne autour d’au moins 450 $ mensuels.

Quelques repères de prix :

Coût de la vie en Martinique : Exemples de prix alimentaires

Aperçu des prix moyens pour quelques produits alimentaires de base et boissons courantes en Martinique, pour vous aider à estimer votre budget quotidien.

Pain (une journée pour deux)

Environ 2,4 $

Lait (1 litre)

Entre 2,1 et 2,5 $

Riz (1 lb, environ 450g)

Entre 0,90 et 1,25 $

Blanc de poulet (500 g)

Entre 4,5 et 4,9 $

Œufs (une douzaine)

Entre 4,3 et 7 $

Bières & Vins

Bière locale (0,5L) : 2,2–3,7 $. Vin rouge : 15–20 $.

Les chaînes locales comme Supermercados Econo sont généralement moins chères que certains grossistes, tandis que Walmart et Costco complètent l’offre. Les marchés comme La Placita de Santurce à San Juan permettent d’acheter des fruits et légumes frais à des prix souvent plus attractifs, en plus d’offrir une plongée dans la vie locale.

À ne pas oublier : la taxe de vente (TVA locale) est de 11,5 %, l’une des plus élevées de tout le territoire américain.

Manger dehors

La restauration reste bon marché comparée à de grandes villes nord‑américaines :

Budget repas à Montréal

Guide des prix moyens pour un repas à Montréal, pour vous aider à planifier votre budget alimentation.

Petit café ou restaurant simple

Repas : 8–16 $

Menu du midi en quartier d’affaires

Repas : 17–18 $

Fast‑food

Combo : 9–10 $

Restaurant de gamme moyenne

Dîner pour deux : 50–140 $

Cuisine gastronomique

À partir de 50 $ par personne

Une bière en café coûte environ 4 $ (500 ml), un café latte 3 $ en moyenne, un cocktail en club 14–16 $. La street‑food portoricaine est très présente, notamment dans des secteurs comme Piñones près de l’aéroport, où les kiosques servent des spécialités locales à des prix dérisoires.

Se déplacer : voiture quasi indispensable, transports publics limités

Dans le grand San Juan, on trouve un système de transports publics, mais en dehors, il devient très difficile de se passer d’une voiture.

Transports urbains

La capitale dispose :

– Du Tren Urbano, métro léger reliant San Juan à Guaynabo et Bayamón (1,50 $ le trajet, environ 40 $ l’abonnement mensuel),

– De bus publics gérés par l’AMA, couvrant San Juan et plusieurs municipalités périphériques, pour des tarifs allant de 0,75 à 2 $ le trajet.

Dans la pratique, les fréquences sont variables, les horaires peu fiables, et les retards fréquents. Dans les secteurs ruraux, l’offre de transport public est quasi inexistante.

Taxis, VTC, location de voiture

Les taxis officiels se trouvent dans les zones touristiques et à l’aéroport, où les tarifs sont forfaitaires (17 à 30 $ par taxi pour rejoindre différents points de la ville). En ville, le compteur tourne généralement à 1,75–2 $ le kilomètre, plus un forfait de départ de 2–3 $.

80

Prix maximum possible d’un trajet Uber à San Juan en période de forte demande.

La location de voiture est souvent la meilleure solution pour explorer l’île :

25–35

Coût journalier moyen de la location d’une voiture, pouvant atteindre 15–25 $ supplémentaires pour les conducteurs de moins de 25 ans.

Les routes sont souvent en mauvais état, avec de nombreux nids‑de‑poule, un trafic dense aux heures de pointe autour de San Juan (embouteillages marqués vers 9 h et 16–18 h) et un certain niveau d’agressivité au volant. La conduite de nuit hors zones touristiques est déconseillée dans certains secteurs en raison de la criminalité.

Pour les déplacements de proximité, des services comme San Juan Bike Rental livrent des vélos aux hôtels, mais les infrastructures cyclables restent limitées.

Climat, environnement et risques naturels

Porto Rico bénéficie d’un climat tropical maritime, avec une température moyenne autour de 26 °C toute l’année. À San Juan, les températures “ressenties” varient en médiane de 29 °C en janvier à près de 38 °C en septembre, avec une humidité quasi constante entre 79 et 84 %. La sensation de chaleur lourde est donc bien réelle.

L’air est généralement de bonne qualité : l’indice de qualité de l’air annuel moyen (AQI US) se situe autour de 49, considéré comme “bon”.

147

Il s’agit du maximum mensuel de précipitations, en millimètres, que certaines régions peuvent recevoir.

Ouragans et séismes

Le revers du décor tropical est le risque élevé de catastrophes naturelles. La saison des ouragans court de juin à novembre, avec des phénomènes pouvant causer coupures d’électricité massives, inondations, glissements de terrain et dommages étendus aux infrastructures.

99

Pourcentage d’habitants laissés sans courant après le passage de l’ouragan Maria en 2017.

L’île est aussi en zone sismique. Les secousses modérées sont relativement fréquentes, même si elles font moins la une que les ouragans.

Pour un expatrié, cela implique : les défis de l’adaptation à une nouvelle culture, la gestion des différences linguistiques, et l’établissement de nouvelles relations sociales.

de prendre au sérieux les consignes de préparation (stocks d’eau, nourriture, médicaments, sources de lumière, radio, carburant),

de vérifier l’assurance habitation (les polices standards ne couvrent pas toujours les inondations ; il existe un programme fédéral spécifique via le National Flood Insurance Program),

– et de tenir compte du risque dans le choix de la localisation (altitude, exposition aux vents, qualité de la construction).

Système de santé : accès, qualité et assurance

Le système de santé portoricain ressemble à celui du continent américain : mélange d’offres publiques et privées, avec un niveau de soins correct à très bon dans les grandes villes, mais des disparités régionales marquées.

Public vs privé

Le secteur public repose essentiellement sur le programme Vital, l’équivalent local de Medicaid. Environ la moitié de la population y est éligible selon des critères de revenus. Les soins y sont peu coûteux, mais les hôpitaux publics souffrent de sous‑financement, de pénuries de médecins et d’infirmiers, d’équipements vieillissants et de files d’attente interminables. On observe, par exemple, près de 13 heures d’attente moyenne aux urgences publiques avant admission.

Bon à savoir :

Le secteur privé, principalement situé dans l’aire de San Juan, offre des cliniques et hôpitaux modernes, souvent avec du personnel formé sur le continent, un bon niveau de service et des délais d’attente raisonnables. Les prix y sont 30 à 50 % inférieurs à ceux des États-Unis, attirant un tourisme médical, notamment dentaire où les coûts sont 50 à 70 % plus bas.

Pour illustration :

Acte médical approximatifCoût typique (USD)
Consultation médecin généraliste50 – 100 $
Spécialiste75 – 150 $
Bilan sanguin30 – 50 $
Radio simple~75 $
Passage aux urgences~1 500 $
Hospitalisation / nuit1 000 – 2 000 $
Séjour en soins intensifs / nuit3 000 – 5 000 $
Chirurgie lourde (genou, etc.)30 000 – 50 000 $
Accouchement (maternité)10 000 – 20 000 $
Consultation dentaire simple75 – 150 $

Assurances santé pour expatriés

Pour les citoyens américains vivant à Porto Rico, il est généralement nécessaire de souscrire une assurance donnée comme “américaine” ou locale ; beaucoup de contrats internationaux classiques ne couvrent Porto Rico comme un pays étranger, puisqu’il s’agit d’un territoire US.

Attention :

Les non-Américains peuvent choisir entre des assureurs internationaux (Cigna Global, Allianz Care, Bupa) et des mutuelles locales (Triple-S, MCS, Humana), qui proposent des plans individuels ou d’employeur, parfois avec une couverture d’urgence en Amérique. Il est crucial de vérifier les options et conditions de ces plans.

la couverture des conditions pré‑existantes,

le niveau de reste à charge (co‑pay),

l’inclusion ou non des évacuations médicales,

la validité des soins programmés hors de Porto Rico.

Dans tous les cas, il n’existe pas de système de santé gratuit : sans assurance, le risque financier peut devenir important en cas de maladie grave ou de traumatisme.

Éducation : écoles publiques, privées et internationales

Le système éducatif est largement calqué sur le modèle américain, avec scolarité obligatoire de 6 à 17 ans. La langue d’enseignement dans le public est principalement l’espagnol, avec l’anglais comme seconde langue obligatoire.

La qualité des écoles publiques est très variable. Dans les zones rurales, le manque de moyens se fait durement sentir, et les services pour les enfants à besoins éducatifs particuliers sont limités.

C’est pourquoi la plupart des familles expatriées choisissent :

– soit des écoles privées bilingues ou anglophones,

– soit des établissements proposant le Baccalauréat International (IB), facilitant la poursuite d’études à l’étranger.

Panorama d’écoles privées et internationales

La plupart des écoles très recherchées se concentrent dans l’aire métropolitaine de San Juan ou à Dorado. Quelques exemples marquants :

Écoles Internationales à Porto Rico

Présentation des principales écoles internationales et bilingues de Porto Rico, offrant des programmes américains, IB ou bilingues avec une forte orientation vers l’enseignement supérieur.

The Baldwin School of Puerto Rico

Première école IB du pays (de la maternelle à la terminale). Campus de 23 acres, ratio de 8 élèves pour 1 enseignant. 836 élèves de 16 nationalités, 100% d’admission à l’université et scores SAT supérieurs de 18% à la moyenne américaine.

Saint John’s School

Scolarité en anglais de la maternelle au lycée avec programme IB. Met une forte emphase sur la pensée critique et l’ouverture internationale.

Robinson School

Fondée en 1902, première école anglophone préparant à l’université. Entièrement numérique, offre le continuum IB (PYP, MYP, DP). Anglais langue principale, espagnol obligatoire, français dès le collège.

TASIS Dorado

Affiliée au réseau TASIS sur un campus de 20 acres. Instruction en anglais avec programme américain et AP. Met en avant la créativité, l’esprit critique et la citoyenneté globale.

Autres Écoles Majeures

Commonwealth-Parkville School, Academia San Jorge, Saint Mary’s School, Wesleyan Academy, The TASIS School in Dorado. Proposent un curriculum de style américain, souvent bilingue, avec un fort accent sur la préparation à l’université.

Les frais de scolarité dans ces établissements peuvent aller de 4 000 à plus de 20 000 $ par an selon le niveau, avec une moyenne souvent citée autour de 6 800–10 400 $ pour le primaire international. Il est fortement conseillé de commencer les démarches d’inscription bien avant la date d’arrivée, les listes d’attente étant parfois longues, surtout pour une entrée en milieu d’année.

2000

Le coût mensuel maximum pour une garde d’enfant à temps plein haut de gamme à San Juan.

Travail, revenus et économie locale

Le salaire médian local avoisine 22 000 $ par an, tandis que les expatriés et Américains du continent présents sur place gagnent en moyenne autour de 73 000 $ par an. L’écart de niveau de vie est donc significatif, ce qui se reflète dans la cohabitation de quartiers très aisés et de zones défavorisées.

L’économie portoricaine s’est remise difficilement d’une longue crise de la dette (procédure de quasi‑faillite engagée en 2017), mais connaît un certain rebond dans la construction, l’immobilier et surtout le tourisme, qui représente environ 7 % du PIB. En 2024, l’île a enregistré un record de 6,6 millions de passagers aériens.

Pour un nouvel arrivant, les réalités suivantes s’imposent :

– le marché de l’emploi local est restreint et souvent peu rémunérateur pour les profils non hispanophones, en dehors du tourisme ou de certains postes dans des filiales de groupes multinationaux,

– le chômage, bien qu’en baisse (autour de 5,3 % en 2025), reste plus élevé que dans beaucoup d’États américains,

– le “sweet spot” pour s’installer reste le profil télétravailleur / entrepreneur exportant ses services / retraité disposant déjà de revenus externes.

Beaucoup de nouveaux résidents éligibles aux incitations fiscales montent des entreprises de services orientées vers des clients situés en dehors de Porto Rico (marketing digital, conseil, IT, finance, etc.), justement pour profiter de ces régimes.

Statut fiscal, Act 60 et résidence : ce qu’un expatrié doit savoir

L’un des grands attraits de Porto Rico pour les expatriés, notamment nord‑américains, est son régime fiscal autonome. L’île dispose de son propre code des impôts, distinct des États, et a lancé une série d’incitations regroupées sous Act 60 – Puerto Rico Incentives Code.

Le principe général

Pour un citoyen américain qui devient résident fiscal “bona fide” de Porto Rico, l’article 933 du code fiscal fédéral permet d’exclure de l’impôt fédéral la majeure partie des revenus de source portoricaine (salaires, revenus professionnels, dividendes locaux, etc.). Ils restent soumis à l’impôt portoricain, mais peuvent bénéficier de taux et d’exonérations spécifiques, en particulier via Act 60.

En revanche :

les revenus de source américaine (par exemple un salaire versé par une entreprise basée aux États‑Unis, ou certains revenus de placements US) restent imposables au niveau fédéral,

les revenus de source étrangère (hors Porto Rico et hors États‑Unis) continuent en principe d’entrer dans l’assiette fédérale.

Devenir résident “bona fide” de Porto Rico

Le statut de résident authentique repose sur trois tests cumulatifs :

Bon à savoir :

Pour établir sa résidence fiscale à Porto Rico, la règle principale est d’être physiquement présent sur l’île au moins 183 jours durant l’année fiscale. Chaque fraction de journée compte pour un jour entier, et les jours de voyage vers ou depuis l’île sont inclus dans ce décompte. Des alternatives existent, comme la présence de 549 jours sur 3 ans, mais la règle des 183 jours reste la référence pour la majorité des individus.

2. Tax Home Test : Le “foyer fiscal” (principal lieu d’activité professionnelle) ne doit pas être situé en dehors de Porto Rico. Si l’activité principale demeure dans un bureau ou un établissement sur le continent, il devient très difficile de prétendre que Porto Rico est le tax home.

3. Closer Connection Test : L’individu ne doit pas avoir de lien plus étroit (“closer connection”) avec les États‑Unis ou un autre pays qu’avec Porto Rico. Les autorités examinent alors une multitude d’indices : résidence principale, lieu de vie de la famille, lieu des comptes bancaires, véhicules, participation associative, permis de conduire, inscription électorale, etc.

En pratique, pour un expatrié qui déménage réellement, il s’agit de :

vivre effectivement sur l’île plus de la moitié de l’année (et idéalement davantage pour se constituer une marge en cas de déplacement inopiné),

louer ou acheter une résidence principale et la meubler,

– déplacer sa famille et ses biens principaux,

– transférer ses comptes bancaires, changer de permis de conduire pour un permis portoricain, s’inscrire sur les listes électorales locales,

– tenir une documentation précise (billets d’avion, relevés de cartes, factures d’énergie, contrats de travail locaux) pour pouvoir démontrer, en cas de contrôle, que le centre de vie se situe bien à Porto Rico.

Attention :

L’IRS a lancé une campagne d’audit ciblant les contribuables ayant déménagé pour bénéficier des incitations portoricaines. En cas de litige, le statut de résidence est décisif : le perdre entraîne l’imposition intégrale de tous les revenus aux États-Unis.

Act 60 pour les individus : l’héritier des Acts 20/22

Act 60 regroupe désormais, sous un même code, plusieurs anciens régimes d’exception, dont ceux très médiatisés qui ont attiré de nombreux investisseurs du continent :

Régime pour “Resident Individual Investors” :

100 % d’exonération de l’impôt portoricain sur les intérêts et dividendes perçus après l’installation, jusqu’au 31 décembre 2035.

100 % d’exonération sur les plus‑values générées après l’établissement de la résidence et réalisées avant le 1er janvier 2036.

– Pour les plus‑values latentes antérieures au déménagement, un régime spécifique : si la vente intervient au moins 10 ans après l’installation et avant 2036, l’impôt portoricain se limite à 5 %.

– Conditions : ne pas avoir été résident de Porto Rico sur une période donnée avant l’installation, réaliser chaque année 10 000 $ de dons caritatifs à des ONG locales (dont 5 000 $ fléchés vers la lutte contre la pauvreté infantile), ouvrir un compte bancaire portoricain, acheter une résidence principale à Porto Rico dans les deux ans suivant l’obtention du décret, et déposer un rapport annuel accompagné d’une redevance (5 000 $).

Bon à savoir :

Un projet de réforme adopté par la législature prévoit de prolonger l’Act 60 jusqu’en 2055. À partir de 2026, une imposition de 4 % sur certains revenus passifs sera introduite pour les nouveaux bénéficiaires individuels. Ce texte n’était pas encore entièrement en vigueur dans les sources disponibles.

Act 60 pour les entreprises de services exportés

Pour les entrepreneurs qui facturent leurs services à l’international (clients hors Porto Rico), un autre pan d’Act 60 prévoit :

– un taux d’impôt sur les sociétés de 4 % sur le bénéfice net des activités éligibles (2 % pendant cinq ans pour les petites structures réalisant moins de 3 M$ de chiffre d’affaires annuel, puis 4 %),

– une exonération de 100 % de l’impôt portoricain sur les dividendes distribués issus de ces bénéfices,

– d’importantes réductions de taxes foncières et locales (75 % voire 100 % les premières années pour les petites entreprises),

– l’obligation, au‑delà de certains volumes d’activité, d’employer au moins un salarié à temps plein résident de Porto Rico.

Les services concernés couvrent une vaste gamme : conseil, R&D, services financiers, back‑office, centres d’appels, développement logiciel, marketing, création, etc. Les demandes se font via un portail dédié, piloté par le Department of Economic Development and Commerce (DDEC).

Pour les non‑Américains : visas et résidence

Pour les citoyens non américains, Porto Rico suit la même politique de visas et de résidence que le reste des États‑Unis. On ne demande pas de visa “portoricain” distinct : il faut un visa US adapté (B‑2 pour le tourisme, F‑1 étudiant, H‑1B, L‑1, E‑2 investisseur, etc.), puis, à terme, un statut de résident permanent (green card) pour une installation durable.

Les expatriés non US qui s’installent à Porto Rico sont donc confrontés à la même complexité bureaucratique que ceux qui veulent vivre sur le continent, avec en sus la particularité d’un environnement linguistique majoritairement hispanophone.

Vie quotidienne, intégration et réalités sociales

Au‑delà des chiffres et des dispositifs fiscaux, s’installer à Porto Rico, c’est aussi s’adapter à un environnement social et culturel spécifique.

Les points qui reviennent le plus souvent dans les témoignages de nouveaux arrivants :

Bon à savoir :

L’accueil est chaleureux mais peut être ambivalent en raison des tensions liées à l’arrivée de nouveaux résidents aisés. La maîtrise de l’espagnol est essentielle pour les démarches quotidiennes, car l’anglais ne suffit pas toujours. La bureaucratie locale est réputée pour être lente et opaque, notamment pour les procédures administratives. Enfin, les inégalités sociales sont très marquées, avec un contraste frappant entre les quartiers riches et les zones de pauvreté.

Côté loisirs, la palette est large : sports nautiques (surf, kayak, paddle, plongée), randonnées dans la forêt tropicale d’El Yunque, festivals (Fiestas de San Sebastián à Old San Juan en janvier), concerts de reggaetón, visites de musées (Museo de las Américas, Musée d’Art de Porto Rico), vie nocturne autour de La Placita ou du Distrito T‑Mobile.

Astuce :

Pour réussir son intégration, il est conseillé de ne pas se limiter aux cercles d’expatriés. Il faut également fréquenter les associations locales, participer à des clubs sportifs, assister aux événements de quartier et s’immerger pleinement dans la culture locale, par exemple à travers la musique, la gastronomie et les fêtes traditionnelles.

Santé, sécurité, assurances : préparer les imprévus

Enfin, aucun projet d’expatriation ne devrait négliger les aspects de sécurité personnelle et de couverture assurantielle.

Bon à savoir :

La criminalité, comparable à celle de grandes villes américaines, nécessite des précautions de base comme éviter les quartiers mal éclairés la nuit. L’assurance auto est obligatoire (minimum 3 000 $ de responsabilité civile), et l’assurance habitation doit impérativement couvrir les risques de vent et d’inondation. Pour les non-Américains, une assurance santé internationale incluant l’évacuation médicale est fortement recommandée.

Conclusion : pour quel profil Porto Rico fait‑il sens ?

En cumulant coût de la vie inférieur à New York ou Miami, absence de passeport requis pour les Américains, climat chaud toute l’année, richesse culturelle, proximités linguistique hispanophone et raffinements fiscaux, Porto Rico occupe une niche très particulière dans le paysage des destinations d’expatriation.

L’île convient particulièrement : les paysages naturels, les plages de sable fin, et la richesse de la biodiversité.

Exemple :

L’installation à Porto Rico convient particulièrement à trois profils : les nomades et télétravailleurs ayant des revenus stables en ligne, qui peuvent gérer les aléas d’infrastructure et investir dans un bon logement avec une double connexion internet ; les investisseurs et entrepreneurs prêts à structurer leur présence pour profiter des avantages fiscaux de l’Act 60, souvent avec l’aide de conseils spécialisés ; et les retraités en quête d’un climat agréable, de soins moins coûteux et d’un environnement culturel dynamique, tout en conservant un ancrage dans l’espace américain.

Le projet est beaucoup plus délicat pour :

les expatriés devant trouver un emploi local sans parler espagnol,

les familles sans marge financière suffisante pour couvrir école privée, assurance santé et logement en zone sûre,

– ceux qui chercheraient un simple paradis fiscal “clé en main” sans véritable installation : les autorités fiscales surveillent désormais de près ces profils.

Astuce :

Pour une installation réussie à Porto Rico, il est crucial d’aligner plusieurs éléments : établir un budget réaliste, mettre en place une stratégie fiscale conforme à la réglementation, choisir une localisation cohérente avec son mode de vie, s’engager dans une démarche d’intégration linguistique et culturelle, et faire preuve de patience face aux délais administratifs et aux aléas du réseau électrique.

En contrepartie, l’île offre quelque chose de rare : la possibilité de vivre les Caraïbes de l’intérieur, dans un espace qui reste juridiquement américain mais culturellement unique, avec la mer à quelques minutes, la musique partout, et une histoire de plus de 500 ans qui se lit à même les pavés d’Old San Juan.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale vers Porto Rico pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Porto Rico, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler Porto Rico pour ses régimes d’incitation fiscale aux résidents, l’absence d’impôt sur la fortune, une fiscalité avantageuse sur les revenus de placements internationaux et un coût de vie plus faible que dans les grandes métropoles françaises, le tout avec accès facilité au marché américain. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec installation principale sur place, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, immigration, intégration) et restructuration patrimoniale.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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