Le marché des propriétés de luxe en Uruguay

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Longtemps resté discret face à ses voisins géants, le pays entre Brésil et Argentine s’est imposé en quelques années comme l’un des terrains de jeu préférés des investisseurs fortunés. Le marché des propriétés de luxe en Uruguay, porté par des destinations-phares comme Punta del Este, José Ignacio et Montevideo, combine rareté de l’offre, stabilité politique, environnement « green » et culture de la transparence juridique qui rassurent les capitaux internationaux. Dans ce paysage, José Ignacio, village côtier devenu symbole d’un art de vivre « shabby chic » ultra-exclusif, joue aujourd’hui un rôle stratégique.

Bon à savoir :

Cet article est un guide complet sur le marché immobilier de luxe en Uruguay, centré sur la région de José Ignacio et la côte de Maldonado. Il cible à la fois les investisseurs recherchant rendement et sécurité patrimoniale, et les acheteurs « lifestyle » attirés par la sécurité, la nature et l’architecture contemporaine.

Un pays vitrine : stabilité, transparence et énergie verte

L’Uruguay est souvent décrit comme le « Suisse de l’Amérique du Sud ». Ce n’est pas qu’une formule marketing. Le pays cumule une série de fondamentaux qui en font un cas presque à part sur le continent : démocratie jugée « pleine et entière » par l’Economist Intelligence Unit, État de droit classé premier en Amérique latine par le World Justice Project, niveau de corruption le plus faible de la région selon Transparency International, notation souveraine investment grade chez Moody’s, Fitch et Standard & Poor’s.

2.5 à 3

Il s’agit de la projection de croissance annuelle du PIB du pays pour les prochaines années.

Un autre moteur clé, particulièrement parlant pour les investisseurs « ESG » : l’Uruguay a basculé son réseau électrique à près de 99 % d’énergies renouvelables. Cette performance place le pays dans le club très restreint des économies quasiment décarbonées au niveau de la production d’électricité. Résultat : le discours de « Green Safe-Haven » n’est pas un slogan, mais un argument tangible pour les capitaux en quête d’immobilier durable.

Un système fiscal pensé pour attirer les résidents fortunés

La fiscalité uruguayenne repose sur le principe de territorialité : l’impôt frappe essentiellement les revenus de source locale, tandis qu’une grande partie des revenus et actifs situés à l’étranger échappe à l’impôt. Pour les nouveaux résidents, un « tax holiday » sur certains revenus passifs étrangers (dividendes, intérêts) peut s’étendre sur 11 ans, avec l’option alternative d’un taux réduit pérenne de 7 %.

Astuce :

La résidence fiscale peut être obtenue via un investissement immobilier dépassant un seuil spécifique (exprimé en unités indexées), associé à une présence physique minimale sur le territoire. Bien que les montants d’investissement requis aient été augmentés et que les conditions d’accès deviendront plus strictes à partir de 2026, ce pays demeure l’un des environnements les plus avantageux de la région pour optimiser simultanément son cadre de vie et la structuration de son patrimoine.

Pour les investisseurs immobiliers non-résidents, le cadre est clair : même droits de propriété que les citoyens, absence de restriction sectorielle ou géographique, possibilité d’acheter en nom propre ou via société, absence de contrôle sur la sortie de capitaux. La fiscalité directe touche principalement les revenus locatifs (taux de 12 % sur le revenu net pour les non-résidents) et les plus-values (également taxées à 12 % pour les personnes physiques non-résidentes), tandis que l’imposition locale se matérialise via la Contribución Inmobiliaria (taxe foncière municipale) et la taxe d’enseignement primaire, calculées sur une valeur cadastrale généralement inférieure à la valeur de marché.

Un marché national en croissance régulière

Au niveau national, le secteur résidentiel progresse à un rythme annuel d’environ 4,5 % jusqu’en 2028, avec un volume de transactions en hausse : plus de 52 000 opérations en 2024, record récent, et plus de 27 500 sur les sept premiers mois de 2025. La quasi-totalité des transactions est libellée en dollars américains, ce qui protège les investisseurs étrangers des fluctuations du peso.

Les prix moyens des constructions neuves illustrent la montée graduelle du marché.

Évolution récente des prix des maisons neuves

IndicateurQ2 2024Q2 2025
Prix moyen national (UYU/m²)85 00090 000
Prix moyen national (USD/m², approx.)2 0382 244
Variation annuelle nationale+13,33 %+5,88 %
Montevideo (UYU/m²)117 000
Montevideo (USD/m², approx.)2 918
Variation annuelle Montevideo (réelle)-1,01 % (corrigée de l’inflation)

Montevideo concentre environ un tiers des transactions du pays et reste le marché le plus profond, avec des quartiers prime comme Carrasco, Punta Carretas ou Punta Gorda autour de 4 000 USD/m² pour les appartements de standing, tandis que des secteurs plus populaires peuvent descendre à 750 USD/m². La rentabilité locative brute dans la capitale se situe globalement entre 5 et 7 %, avec des studios et petites surfaces souvent les plus performants.

Mais c’est sur le littoral atlantique, de Punta del Este à José Ignacio, que se joue le véritable match du très haut de gamme.

Punta del Este et sa galaxie : moteur du luxe uruguayen

Punta del Este, surnommée tour à tour « Monaco » ou « Saint‑Tropez » de l’Amérique du Sud, s’est progressivement transformée d’une station balnéaire saisonnière en hub résidentiel et financier ouvert à l’année. La population permanente a presque doublé en une décennie, portée notamment par l’arrivée de familles aisées, de professionnels de la tech et de la finance, de retraités européens et nord‑américains, mais aussi de digital nomads séduits par la qualité de vie et la connectivité.

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Les prix à Punta del Este ont progressé d’environ 10 % sur un an à mi‑2025.

Les villas de bord de mer se négocient généralement entre 2 et 20 millions de dollars, avec un cœur de marché entre 2 et 6 millions. Quelques « trophy assets » culminent au-delà de 20 millions, notamment sur Playa Brava ou dans certains clubs de plage ultra-selects.

Gamme de prix et rendement à Punta del Este

Type de bien / SituationFourchette de prix typiqueRendement locatif brut estimé
Studio / 1 chambre, centre-ville150 000 – 250 000 USD6,5 – 7,5 %
Appartement vue mer, non-front de mer200 000 – 400 000 USD6 – 7 %
Appartement front de mer, standing500 000 – 2 000 000 USD6 – 10 %
Villa de luxe front de mer2 000 000 – 20 000 000+ USD6 – 7 % (saisonnier)
Biens entrée de gamme en périphériedès 150 000 USDjusqu’à ~10 % en locatif

Côté rendement, le marché locatif saisonnier reste l’un des plus intéressants de la région. Sur la base des données AirbnB récentes, un portefeuille de plus de 3 100 annonces actives affiche un taux d’occupation moyen d’environ 28 % sur l’année pour les biens « médian », mais les 10 % de meilleures performances montent à plus de 66 % d’occupation, avec des tarifs journaliers supérieurs à 350 USD. En haute saison (décembre à février), les revenus mensuels peuvent franchir 3 500 à 5 000 USD pour un appartement bien positionné, tandis que certaines villas de prestige dépassent les 140 000 USD de revenus locatifs sur l’été.

Dynamique du marché locatif saisonnier (Punta del Este)

Indicateur (Airbnb)Valeur médiane approximativeTop 10 % des biens
Tarif journalier moyen (ADR)140 – 150 USD350+ USD
Taux d’occupation moyen annuel~28 %66 % et plus
Revenu mensuel moyen~1 300 USD3 400+ USD
Revenu mensuel en haute saison (médian)~3 700 USDpic à ~5 200 USD
Rendement locatif brut annuel estimé~12 % (short-term, bien optimisé)

Dans ce contexte, les segments premium de La Barra, Manantiales et, surtout, José Ignacio se détachent comme sous‑marchés à la fois plus chers et plus résilients.

José Ignacio : le micro‑marché le plus exclusif d’Uruguay

À l’origine simple village de pêcheurs, José Ignacio est devenu l’ultime sanctuaire balnéaire de l’État de Maldonado, souvent qualifié de « Hamptons du Sud ». À l’opposé des skylines tapageuses, le village cultive une esthétique de sobriété chic : constructions basses, densité maîtrisée, architecture contemporaine intégrée au paysage, dunes préservées, chemins sableux. Le cœur du bourg ne compte que 36 pâtés de maisons, ce qui en fait un territoire naturellement rare. Les règles de construction strictes et la pénurie de terrains disponibles créent un effet de rareté structurelle : la demande mondiale de luxe trouve ici un espace extrêmement limité, ce qui soutient durablement les prix.

Les comparaisons avec St‑Tropez ou St‑Barths ne sont pas usurpées : José Ignacio attire une clientèle internationale haut de gamme – célébrités, artistes, dirigeants de la tech, entrepreneurs globetrotteurs – en quête simultanée de discrétion, de nature brute et de vie sociale très sélective. Le New York Times l’avait décrit comme « chic mais pas célèbre » ; la réalité aujourd’hui est que le village a acquis un prestige global tout en réussissant à préserver une atmosphère quasi confidentielle.

Deux plages, deux ambiances, un même niveau d’exclusivité

Le village s’organise autour de deux plages majeures, qui structurent aussi la carte immobilière.

Attention :

À l’ouest du phare, la baie de La Mansa, historiquement dédiée à la pêche, est désormais le secteur le plus recherché pour l’investissement, notamment le corridor Mansa/Laguna Escondida. Offrant des vues spectaculaires, une meilleure protection au vent et un accès rapide aux clubs de plage prisés, les nouvelles constructions bien positionnées sur ce corridor bénéficieront d’une prime de 10 à 15 % dès 2026.

À l’est, La Brava déroule des kilomètres de sable quasi vierge vers la lagune de Garzón, avec de puissantes vagues plébiscitées par les surfeurs. C’est ici que bat le cœur social de José Ignacio, avec des adresses mythiques comme Parador La Huella, restaurant de plage classé parmi les 50 meilleures tables d’Amérique latine. On y pratique ce que les habitués appellent le « barefoot luxury » : pieds nus dans le sable, grillades au feu de bois, mais convives milliardaires et jet-set globale.

Niveaux de prix et exemples concrets à José Ignacio

Les chiffres illustrent bien l’élévation du marché. Sur une base de listings recensés, le prix moyen d’une maison à José Ignacio approche les 2,9 millions de dollars, avec une fourchette généralement comprise entre environ 975 000 USD et plus de 12 millions. Le prix moyen au pied carré avoisine 648 USD. Les propriétés plus modestes – si l’on peut encore employer ce terme ici – comme certaines villas à 600 000 USD, correspondent déjà à des maisons de 300 m² à 200 mètres de la mer sur des parcelles d’environ 1 300 m².

Exemple :

Le marché immobilier de luxe à Punta del Este présente des biens exceptionnels, comme une résidence de 500 m² avec piscine à débordement, située en front de mer sur un terrain de 1 600 m² et valorisée à 20 millions de dollars. On trouve également, dans la communauté fermée Club de Mar, une maison de 500 m² avec accès direct à la plage au prix de 7,2 millions de dollars. Par ailleurs, de grandes fermes dans l’arrière-pays, notamment près de Laguna Garzón ou dans la zone Medellín Faro, atteignent des montants à sept chiffres, combinant souvent usage résidentiel avec des activités viticoles, oléicoles ou équestres.

Quelques ordres de grandeur dans la zone José Ignacio

Type de propriétéSurface terrain (approx.)Surface bâtie (approx.)Prix indicatif
Maison à 200 m de la mer (Arenas de José Ignacio)1 346 m²300 m²600 000 USD
Ferme de 5 ha, vue Laguna Garzón5 ha1 200 000 USD
Ferme 6 ha avec vignoble (4 ha) et maisons d’hôtes6 ha825 m²2 950 000 USD
Ferme 43 ha avec oliveraie (5 000 arbres)43 ha1 400 000 USD
Maison contemporaine Pinar del Faro (lot 1 036 m²)1 036 m²305 m²1 400 000 USD
Maison village, vue mer (lot 1 620 m²)1 620 m²350 m²4 300 000 USD
Résidence front de mer Club de Mar500 m²7 200 000 USD
Villa front Playa Brava, piscine à débordement1 600 m²500 m²20 000 000 USD

La tendance de fond est claire : les prix à José Ignacio ont grimpé de plus de 25 % sur les trois dernières années, avec une demande internationale qui dépasse largement la capacité d’absorption de ce micro‑marché aux terrains limités. Cette rareté est renforcée par des règles d’urbanisme restrictives qui protègent à la fois le paysage et les valeurs patrimoniales à long terme.

Le modèle « finca + beach club » : la nouvelle équation du luxe

Face à la saturation relative du village, la croissance se déporte à l’intérieur des terres, à une quinzaine de minutes de route, vers les collines natives et les zones de type Eco Chacras Garzón ou Las Cárcavas. Dans ces secteurs, les acheteurs fortunés recherchent des parcelles d’au moins 5 hectares, qu’ils transforment en « art-farms » mêlant architecture d’auteur, oliveraies, vignobles, sculptures à ciel ouvert et paysages indigènes.

Bon à savoir :

Un modèle immobilier performant consiste à posséder une finca design au calme avec vue, couplée à un service de beach club sur la côte offrant accès privilégié, conciergerie, restauration et activités nautiques. Selon les observateurs, cette combinaison constitue actuellement la classe d’actifs avec la plus forte appréciation du capital dans le corridor Garzón – José Ignacio.

Le fameux « James Turrell effect » illustre cette dynamique : l’installation artistique Ta Khut de James Turrell à Posada Ayana a contribué à déplacer l’attention et les investissements vers l’intérieur, transformant la campagne environnante en prolongement naturel du marché de luxe côtier.

Architecture, design et durabilité : l’ADN du haut de gamme uruguayen

Un trait distinctif du marché de luxe uruguayen, particulièrement visible à José Ignacio, tient à la qualité architecturale. Beaucoup de villas sont signées par des architectes de renom comme Martín Gómez, Diego Montero, Mario Connio ou encore des studios argentins et brésiliens d’envergure. L’esthétique dominante privilégie la fusion avec l’environnement : structures en pierre brute, ossatures bois, façades largement vitrées, toits végétalisés, patios intérieurs, grandes terrasses orientées vers l’océan ou la lagune.

Équipements Éco-Conscients

Les standards modernes de construction intègrent désormais systématiquement des équipements durables pour réduire l’impact environnemental et optimiser les ressources.

Énergie Solaire et Récupération

Installation de panneaux solaires et de systèmes de récupération d’eau de pluie pour une autonomie énergétique et hydrique.

Paysagisme Durable

Aménagement avec des essences végétales natives, adaptées au climat local, nécessitant moins d’eau et d’entretien.

Efficacité Énergétique

Utilisation d’un éclairage basse consommation et conception bioclimatique optimisant l’orientation des bâtiments.

Mobilité Électrique

Intégration d’infrastructures pour véhicules électriques dès la conception des nouveaux projets, comme à Petanque ou La Juanita.

La plupart des propriétés de haut niveau se vendent clés en main, entièrement meublées, avec domotique avancée, cuisines équipées, piscines privées et jardins paysagers dessiné par des spécialistes comme Roberto Mulieri. Les parcelles généreuses garantissent intimité et vues dégagées, un argument crucial pour une clientèle qui fuit l’urbanisation excessive.

Communautés fermées, condos-hôtels et nouveaux projets

Le tissu immobilier autour de José Ignacio et de Maldonado s’organise autour de plusieurs typologies : villas individuelles isolées, fermes de plusieurs hectares, communautés fermées (gated communities) et projets mixtes de type condo-hôtel.

Parmi les ensembles les plus performants, on retrouve des communautés comme El Secreto, Pinar del Faro, Club de Mar ou Village del Faro. Club de Mar se distingue en étant la seule communauté fermée de José Ignacio avec accès direct à la plage. Certaines de ces résidences offrent une combinaison rare de sécurité, services hôteliers et accès immédiat à la mer, ce qui justifie les niveaux de prix élevés et une bonne tenue des valeurs dans le temps.

700000

Un projet spécifique dans l’offre 2026 comprend 40 lots totalisant 700 000 pieds carrés de surface avec vue océan.

Sur le plan financier, le modèle condo-hôtel a atteint une certaine maturité : des projets comme Casa Grande ou Juanita Beach II délivrent désormais des rendements nets supérieurs à 6 %, combinant occupation hôtelière professionnelle et jouissance personnelle pour le propriétaire.

Gastronomie, art et lifestyle : les moteurs « intangibles » de la valeur

Dans cet écosystème, le restaurant est bien plus qu’un service annexe : la scène gastronomique est un véritable moteur de valeur immobilière. Parador La Huella, installé sur Playa Brava, incarne cette synergie : simple cabane de plage à l’origine, le lieu figure aujourd’hui parmi les meilleures tables d’Amérique latine. On y croise autant de familles argentines que de milliardaires de la tech comme Mark Zuckerberg, artistes, designers, entrepreneurs nomades. Obtenir une table en haute saison suppose souvent de réserver plusieurs mois à l’avance.

Exemple :

Autour du phare culinaire de Garzón, d’autres adresses institutionnelles comme Marismo, Susana, Cruz del Sur, Tres, La Panaderia, Juana, Santa Teresita, La Olada et le Chiringuito (table de Francis Mallmann) ont émergé. Des établissements plus récents à l’ADN durable, tels que Bliss (cuisine « garden-to-table ») et Guayabo (gastronomie uruguayenne revisitée), complètent l’offre. Dans l’arrière-pays, le restaurant de la Bodega Garzón, classé parmi les 50 meilleures tables du continent, ancre la dimension œnotouristique de ce corridor.

La scène artistique joue un rôle comparable. Les galeries locales – Galerie de las Misiones, Gallery Las Caracoles, Galeria Oto Lugar – alimentent un marché de l’art dynamique, tandis que la présence d’œuvres majeures comme la skyspace de James Turrell à Posada Ayana crée une sorte de halo culturel qui rejaillit sur les valeurs immobilières. Le festival international du film de José Ignacio (JIFF) et la foire gastronomique annuelle viennent compléter ce calendrier, attirant un public international de plus en plus large et fidélisant une communauté de résidents saisonniers.

Un environnement récréatif et naturel qui renforce l’attrait résidentiel

L’un des grands atouts de l’Uruguay côtier est la possibilité de conjuguer vie balnéaire, sport et nature à haute intensité. Autour de José Ignacio, deux lagunes structurent les loisirs : la lagune de José Ignacio, réputée pour l’observation des oiseaux et le kitesurf, et la lagune de Garzón, accessible par un pont circulaire iconique, cadre privilégié de pique-niques, sports nautiques et balades à cheval.

1877

Année de construction du phare de José Ignacio, classé patrimoine historique national en 1970.

Les activités disponibles – ski nautique, surf, kitesurf, polo, équitation sur la plage – complètent l’offre culturelle et gastronomique. Le Punta del Este Polo & Country Club, avec ses trois terrains réglementaires et ses tournois internationaux depuis la fin des années 1980, contribue à ancrer la région dans un univers de style de vie très « old money ».

La nuit, la vie sociale se déplace vers La Juanita, avec des soirées privées, des bars de plage à la programmation musicale léchée, et des lieux éphémères comme Ferona ou The Lab qui concentrent la jeunesse cosmopolite de passage.

Rendements, financement et cadre de transaction pour les acheteurs internationaux

Pour un investisseur étranger intéressé par les propriétés de luxe en Uruguay, la première question porte généralement sur la combinaison rendement – sécurité – liquidité. Le pays coche clairement la case stabilité et sécurité juridique. Côté rendement, les chiffres sont solides sans être extravagants : 5 à 7 % de rendement brut sur des locations longue durée dans les grandes villes, 6 à 7 % brut (parfois davantage) sur les locations de vacances à Punta del Este ou José Ignacio, avec des pics saisonniers très rémunérateurs.

7 à 10

Les coûts de transaction totaux pour l’acheteur d’un bien immobilier représentent typiquement entre 7 et 10 % du prix d’acquisition.

Synthèse des principaux coûts pour un acheteur étranger

Poste de coûtFourchette indicative
Notaire (escribano)~3 % du prix + 22 % de TVA
Commission d’agence (acheteur)3 % du prix + 22 % de TVA
Taxe de transfert (ITP)2 % de la valeur cadastrale
Frais d’enregistrement0,5 – 1 %
Total coûts de clôture estimé7 – 10 % du prix d’achat

La plupart des transactions se font au comptant, surtout sur le segment de luxe, mais le financement local reste possible. Les banques comme Banco República, Santander Uruguay ou Scotiabank offrent des prêts en dollars aux non‑résidents sur des durées d’environ 20 ans, avec des taux oscillant entre 6 et 10 % et des ratios prêt‑valeur généralement limités à 50–70 %. Dans les faits, nombre d’acheteurs préfèrent utiliser un levier bancaire dans leur pays d’origine ou opter pour des financements vendeurs à court terme proposés par certains promoteurs.

Bon à savoir :

L’achat est sécurisé par un notaire qui vérifie l’historique du bien, les charges et sa conformité. Après l’offre, un compromis est signé avec un dépôt de 10 à 20 % en compte séquestre. Le délai jusqu’à l’acte définitif est de 30 à 60 jours. Les non-résidents peuvent réaliser la plupart des démarches à distance via une procuration apostillée.

Un marché porté par les étrangers mais ancré dans les fondamentaux locaux

Dans les zones de luxe, les étrangers dominent très largement. À Punta del Este comme à José Ignacio, ils représentent environ 75 % des acheteurs sur le segment haut de gamme, avec une majorité de voisins argentins et brésiliens, mais une présence croissante de Nord‑Américains et d’Européens. Au niveau national, la part des investisseurs internationaux dans les transactions des zones premium varie entre 30 et 66 %.

7.2

Montant en milliards de dollars des investissements planifiés dans les infrastructures, dont 3.7 milliards sont destinés au réseau routier.

Le risque majeur ne tient donc pas à une fragilité interne du pays, mais plutôt à des chocs externes : crise prolongée des voisins, ralentissement global affectant les flux de capitaux et le tourisme, hausse des coûts de construction (déjà +10,6 % en dollars sur une année récente), ou encore remontée durable des taux d’intérêt mondiaux aux alentours de 6–10 % pour les prêts immobiliers.

Perspectives : où se situent les opportunités sur le marché du luxe uruguayen ?

Les projections convergent : les prix des propriétés côtières de premier rang devraient continuer à progresser, avec des anticipations de hausse annuelle de 8 à 12 % pour Punta del Este et ses satellites sur l’horizon proche, et un scénario de croissance de 6 à 10 % par an pour les zones littorales sur le moyen terme.

Pour les propriétés en front de mer à José Ignacio ou dans les communautés fermées les plus prisées, la rareté foncière et la protection urbanistique laissent entrevoir une appréciation soutenue sur 10 à 20 ans, au‑delà même des cycles économiques régionaux. À l’inverse, certaines zones en développement plus éloignées, dans la province de Rocha par exemple, offrent aujourd’hui des prix encore significativement inférieurs, mais un potentiel de revalorisation supérieur si les projets d’infrastructures et d’écotourisme se concrétisent comme prévu.

Pour un investisseur désireux d’entrer sur le marché des propriétés de luxe en Uruguay, quelques grandes lignes se dégagent :

Stratégies d’Investissement en Uruguay

Quatre axes d’investissement immobilier premium en Uruguay, alliant préservation de capital, création de valeur et diversification.

Positionnement Premium Absolu

Front de mer à José Ignacio, Mansa/Laguna Escondida, Club de Mar. Propriétés signées par des architectes emblématiques. Idéal pour la préservation de capital et la collection de ‘trophy assets’.

Stratégie Duale Finca & Beach Club

Acquisition d’une grande parcelle dans le corridor Garzón – José Ignacio, associée à des droits d’usage sur un club de plage. Fort potentiel de création de valeur à la croisée des tendances durables et gastronomiques.

Paris sur les Émergents Côtiers

La Barra, Manantiales, certaines zones de Rocha ou Atlántida. Taux d’appréciation récents de 10‑15 % par an, tout en restant en‑dessous des niveaux de José Ignacio.

Exposition ‘Core-Plus’ à Montevideo

Pour équilibrer un portefeuille, investir dans les quartiers prime de la capitale (Carrasco, Punta Carretas, Pocitos) offre des revenus locatifs réguliers et une liquidité plus élevée.

Dans tous les cas, le couple stabilité politique / sophistication juridique, additionné à un positionnement très net sur la durabilité énergétique, confère à l’Uruguay une place à part dans la stratégie patrimoniale des grandes fortunes internationales. José Ignacio, avec son mélange improbable de dunes sauvages, de design radical, de gastronomie de classe mondiale et de capital global en quête de refuge, en est aujourd’hui l’expression la plus spectaculaire.

Bon à savoir :

Le marché immobilier de luxe en Uruguay se distingue par sa stabilité dans un contexte régional incertain. Il repose sur un État de droit solide, bénéficie de flux touristiques et migratoires de qualité, et s’appuie sur une politique nationale tournée vers les énergies vertes et l’innovation. Cette combinaison unique en fait une destination privilégiée pour les investisseurs recherchant rendement, sécurité du capital et qualité de vie, avec José Ignacio comme point d’intérêt majeur.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel en Uruguay pour rechercher du rendement locatif et une exposition en dollars (marché largement dollarisé). Budget alloué : 400 000 à 600 000 dollars, sans recours au crédit.
Après analyse de plusieurs marchés (Montevideo, Punta del Este, Colonia), la stratégie retenue a consisté à cibler un appartement ou une maison individuelle dans un quartier recherché de Montevideo ou près de la côte à Punta del Este, combinant un rendement locatif brut cible de 7–8 %plus le rendement est grand, plus le risque est important – et un potentiel de valorisation à moyen terme, avec un ticket global (acquisition + frais + travaux légers) d’environ 500 000 dollars.

La mission a inclus : sélection du marché et du quartier, mise en relation et prise en charge par un réseau local (agent immobilier, notaire, avocat, fiscaliste), choix de la structure la plus adaptée (propriété directe ou société locale) et définition d’un plan de diversification international dans le temps, intégrant les spécificités juridiques et fiscales de l’Uruguay.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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