Les meilleurs quartiers pour investir en Bolivie

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Investir dans la pierre en Bolivie, c’est entrer sur un marché encore peu exploité mais déjà porteur, où les rendements locatifs restent supérieurs à ceux de nombreux pays voisins et où les prix au mètre carré demeurent abordables. Avec une population de 12,1 millions d’habitants dont 70 % vivent en ville, une inflation contenue autour de 3,1 % et une croissance du PIB projetée entre 3,5 % et 4,2 % par an jusqu’en 2027, le pays offre un terrain favorable aux investisseurs patients.

Bon à savoir :

Le marché a connu une forte hausse (8-12% par an) entre 2010 et 2019, suivie d’un ralentissement. La pandémie en 2020 a entraîné une baisse temporaire (environ -10% pour les prix, -30% pour les loyers), mais les niveaux d’avant-crise ont été retrouvés dès 2022. Depuis 2023, les prix augmentent à nouveau de 5 à 8% par an.

Dans ce contexte, certains quartiers se distinguent par leur rentabilité, leur potentiel d’appréciation et leur profondeur de demande locative. L’objectif ici n’est pas de dresser un catalogue exhaustif, mais de mettre en lumière les zones les plus stratégiques pour un investisseur, qu’il vise la location longue durée, les locations de courte durée type Airbnb ou la plus‑value à moyen terme.

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Comprendre le marché bolivien avant de choisir un quartier

Avant de zoomer sur les meilleurs quartiers, il est utile de comprendre la logique globale du marché. La Bolivie reste un pays émergent, avec des prix immobiliers bien inférieurs à la plupart des grandes métropoles sud‑américaines. Une à deux chambres peuvent souvent s’acheter sous les 50 000 dollars, et un 1 200 pieds carrés sur un terrain d’environ 750 m² près d’une place centrale peut se négocier autour de 60 000 dollars dans certaines villes.

Cette relative bon marché ne signifie pas faibles rendements. Au contraire, les données compilées montrent des rendements bruts généralement compris entre 6 % et 8 % pour les appartements urbains, et jusqu’à 8 à 12 % pour certains biens touristiques.

Un marché résilient et en construction permanente

Sur la longue période, les prix ont progressé de manière régulière, sans bulle spéculative détectée dans les études académiques menées entre 2009 et 2012. Les fondamentaux qui soutiennent cette évolution sont clairs : croissance démographique, urbanisation rapide, essor d’une classe moyenne urbaine et investissement massif dans les infrastructures.

Astuce :

La pandémie a accéléré l’essor du télétravail. Cette tendance profite aux quartiers résidentiels premium, qui sont privilégiés pour leur bon desserte, leur sécurité et leur agrément, permettant d’y vivre et d’y travailler depuis son domicile. En conséquence, la reprise du marché des bureaux traditionnels est plus lente.

Un environnement légal ouvert mais encadré

Pour un investisseur étranger, le cadre juridique bolivien est relativement permissif sur le segment urbain. Les points essentiels à avoir en tête sont les suivants :

Attention :

Les étrangers peuvent acheter des biens urbains en pleine propriété, mais l’achat est interdit dans un rayon de 50 km des frontières. Pour finaliser une transaction, un numéro d’identification fiscale bolivien (NIT) est requis. Le processus doit obligatoirement passer par un notaire et un enregistrement au bureau des droits réels (Derechos Reales). Les principaux risques à considérer sont la régularité des titres de propriété, les constructions informelles et les divergences de valeur fiscale.

Les coûts de transaction restent raisonnables : droits de mutation à 3 % de la valeur officielle, frais de notaire et de registre autour de 1 % chacun, honoraires d’avocat entre 1 % et 2 %. Au total, un étranger peut s’attendre à 6 à 9 % de coûts d’acquisition tout compris.

Le crédit hypothécaire, en revanche, est très peu accessible aux non‑résidents : les achats comptant dominent, même si des plans de paiement promoteur ou des financements vendeurs existent ponctuellement.

Santa Cruz de la Sierra : la capitale économique et ses quartiers phares

Santa Cruz de la Sierra concentre à elle seule près de 35 % du PIB bolivien et plus de 40 % des investissements étrangers. Sa région métropolitaine dépassait déjà 2,4 millions d’habitants en 2020 et pourrait franchir la barre des 3 millions. C’est aussi la ville où la construction est la plus dynamique, avec plus d’un million de mètres carrés construits chaque année entre 2020 et 2023 et 261 tours de plus de dix étages recensées.

Le marché locatif y offre une rentabilité annuelle moyenne comprise entre 6 % et 8 %, ce qui place Santa Cruz parmi les villes les plus rentables d’Amérique du Sud. L’analyse d’InfoCasas montre notamment des taux supérieurs à 8 % dans certains quartiers vedettes.

Les chiffres clés de rentabilité à Santa Cruz

Les données de rentabilité locative par quartier en disent long sur le potentiel de la ville.

Ville / Quartier (résidentiel)Rentabilité locative annuelle moyenne
Santa Cruz de la Sierra (global)6 % – 8 %
Equipetrol8,27 %
Urbarí8 %
Zona Norte7,13 %
Hamacas7 %
Centro6 %

Ces chiffres concernent essentiellement la location longue durée. Si l’on ajoute les opportunités de location de courte durée (Airbnb, Booking), la rentabilité peut grimper, même si le taux d’occupation reste modéré et nécessite une gestion plus active.

Equipetrol : le « cœur financier » et champion de la rentabilité

Equipetrol est considéré comme le meilleur quartier de Santa Cruz pour un investisseur tourné vers un segment haut de gamme. Quartier moderne, très urbanisé, il concentre :

immeubles de standing, souvent avec piscine, salle de sport et sécurité 24/7,

bureaux d’entreprises, notamment de multinationales,

centres commerciaux, restaurants haut de gamme, bars et vie nocturne,

– une forte présence d’expatriés et de cadres boliviens.

8,27

Rentabilité moyenne estimée pour les investissements immobiliers dans le quartier d’Equipetrol, offrant un couple rendement-risque rare dans la région.

Ce quartier se prête particulièrement :

à la location meublée pour cadres locaux,

aux expatriés en mission longue,

aux locations de courte durée à forte valeur ajoutée (business, tourisme médical, événements).

La profondeur de la demande et le caractère central d’Equipetrol limitent le risque de vacance, même si la multiplication des tours a commencé à peser sur certains loyers. La clé est donc la sélection : vue dégagée, bonnes finitions, emplacement précis dans le quartier font la différence.

Urubó : le pari des villas de luxe en périphérie verte

De l’autre côté du río Piraí, Urubó est l’archétype de la banlieue résidentielle haut de gamme. Gated communities, villas modernes, golfs, paysages verts et image « éco‑friendly » en font une destination prisée des familles aisées à la recherche d’espace et de tranquillité.

Les prix y sont plus doux qu’à Equipetrol, avec un mètre carré entre 800 et 1 200 dollars, mais la taille moyenne des lots et des maisons propulse le ticket global souvent entre 150 000 et 350 000 dollars, voire bien plus pour les propriétés d’exception. Certaines haciendas se négocient en millions de dollars.

Urubó est particulièrement adapté :

Types d’investissements immobiliers

Découvrez les différentes stratégies d’investissement immobilier premium que nous proposons pour diversifier et optimiser votre patrimoine.

Immobilier locatif de standing

Investissement dans des maisons de standing à louer à long terme à des familles aisées.

Résidences fermées avec services

Développement de projets de résidences fermées incluant piscine, sécurité et club house.

Locations saisonnières haut de gamme

Gestion de locations saisonnières premium pour événements familiaux ou séjours de détente.

Pour un investisseur étranger, Urubó suppose en revanche de bien maîtriser les sujets d’accès (temps de trajet vers le centre), de sécurité juridique des terrains et de qualité des réseaux (eau, électricité), qui varient selon les urbanisations.

Las Palmas et la Zone Nord : équilibre entre vie de famille et potentiel

Las Palmas est un quartier résidentiel qui complète très bien Equipetrol et Urubó dans une stratégie de diversification à l’intérieur même de Santa Cruz. On y trouve de grandes maisons familiales, de la verdure, un environnement relativement calme et un bon accès aux services.

La Zone Nord, plus large, a connu une explosion de l’urbanisation, avec une forte demande pour les logements résidentiels et les commerces de proximité. La rentabilité moyenne y atteint environ 7,13 % selon l’étude InfoCasas, soutenue par :

la proximité du centre pour certains secteurs,

un tissu commercial en plein développement,

une forte croissance démographique.

Dans ces quartiers, l’investisseur peut viser aussi bien la location longue durée pour la classe moyenne ascendante que la revente à moyen terme, la croissance attendue dans les zones émergentes pouvant atteindre 8 à 12 % par an selon les projections.

Le centre et les anneaux : potentiel locatif et risques à gérer

Le centre historique de Santa Cruz, autour de la Plaza 24 de Septiembre, reste une zone très active sur le plan commercial et touristique. Les rendements y tournent autour de 6 % en résidentiel, mais les locaux commerciaux peuvent offrir davantage, au prix d’une vacance plus longue entre deux locataires.

Exemple :

L’analyse du risque urbain à Buenos Aires s’appuie sur le modèle des anneaux concentriques (anillos). À l’intérieur du quatrième anneau, la plupart des zones restent recherchées et sûres. En revanche, au-delà de ce périmètre, certains secteurs deviennent nettement plus populaires mais aussi moins sûrs. Les prix plus bas y attirent les investisseurs pour des opérations spéculatives sur des terrains ou l’achat de petits logements destinés à la location dans le segment populaire.

Pour un investisseur étranger, commencer par les quartiers premium (Equipetrol, Las Palmas, Urubó, certains secteurs du Nord) est en général plus prudent avant d’explorer ces options.

Santa Cruz et les locations de courte durée

Sur le segment des locations de courte durée, Santa Cruz est le premier marché du pays en volume d’offres. Les données recensent environ 1 804 biens actifs en location de courte durée, avec :

– un revenu mensuel moyen autour de 179 dollars,

– un tarif journalier moyen proche de 34 dollars,

– un taux d’occupation de l’ordre de 30 %,

– un environnement réglementaire encore jugé « faible » en termes de contraintes.

Les quartiers centraux, Equipetrol et certaines zones proches des axes principaux captent une grande partie de cette demande, avec une clientèle mixte :

voyageurs d’affaires,

touristes nationaux,

boliviens de la diaspora,

étudiants et familles en transition.

Pour un investisseur, ce segment peut se combiner à une stratégie traditionnelle : location meublée à long terme comme base, bascule ponctuelle sur de la courte durée lors des pics d’événements ou de vacances si la réglementation locale le permet.

La Paz : prestige de la Zona Sur et dynamisme des quartiers centraux

La Paz, capitale administrative bâtie à plus de 3 600 mètres d’altitude, présente un marché très différent de celui de Santa Cruz. Entourée de montagnes, la ville est contrainte par le relief, ce qui limite l’extension horizontale et renchérit le foncier dans certaines zones. Cette contrainte, alliée aux investissements d’infrastructure comme le système de téléphérique urbain Mi Teleférico, a eu un effet puissant sur la valeur des biens dans les quartiers bien connectés.

Là encore, les rendements locatifs restent attractifs, avec une moyenne de 5 à 6 % pour la ville et des pics supérieurs dans certains micro‑marchés bien choisis.

Les quartiers les plus recherchés de La Paz

Pour un investisseur immobilier, quatre zones se détachent nettement :

la Zona Sur, notamment Calacoto et San Miguel,

Sopocachi,

Miraflores,

– les secteurs centraux connectés par le téléphérique et les grandes avenues.

Les prix et rendements recueillis à l’échelle de la ville ressemblent à ceci.

Zone de La PazType de biens dominantPrix indicatif (USD/m²)Rendement annuel estimé
Zona Sur (Calacoto, San Miguel)Appartements de luxe1 400 – 1 8004 % – 6 % (appréciation) / 6,1 % (Calacoto, locatif)
Sopocachi, MirafloresAppartements milieu de gamme1 000 – 1 4005 % – 7 % (locatif moyen)
Centre / Zone commercialeBureaux, commerces + résidentiel1 200 – 1 600Jusqu’à 7–10 % sur le commercial

Les rendements indiqués combinent données de marché et projections moyennes pour les cinq prochaines années.

Calacoto et la Zona Sur : le cœur résidentiel haut de gamme

Calacoto est souvent décrit comme le meilleur quartier résidentiel de La Paz. Il se situe dans la Zona Sur, plus basse en altitude que le centre, bénéficiant d’un climat plus doux. On y trouve :

des immeubles modernes avec finitions haut de gamme,

des maisons spacieuses avec jardins,

des bureaux de sociétés de services, banques, consulats,

une concentration de commerces et de restaurants dans les zones adjacentes (San Miguel).

Les prix au mètre carré dans la Zona Sur tournent entre 1 400 et 1 800 dollars pour les appartements de bon standing, avec des rendements locatifs mesurés par InfoCasas autour de 6,1 % à Calacoto, soit dans la partie haute de la fourchette nationale pour des quartiers premium.

Calacoto et San Miguel conviennent particulièrement :

– à des investissements patrimoniaux pour résidents expatriés ou cadres locaux,

– à la location meublée longue durée orientée familles et diplomates,

– à des projets mixtes mêlant bureaux et logements.

L’appréciation sur cinq ans y est projetée entre 4 % et 6 % l’an, ce qui, cumulé au rendement locatif, permet des retours totaux qui peuvent approcher 60 à 65 % sur cinq ans selon les scénarios.

Sopocachi et Miraflores : le compromis entre prix, rentabilité et centralité

Sopocachi et Miraflores constituent le cœur « moyen‑haut de gamme » de La Paz. Sopocachi est un quartier vivant, culturel, à la fois résidentiel et commercial, apprécié des jeunes actifs, étudiants et expatriés. Miraflores, plus résidentiel, offre une ambiance un peu plus calme, avec des parcs et des équipements sportifs, tout en restant proche du centre.

5 à 7

Rendement locatif moyen à La Paz, Bolivie, expliqué par des prix au m² inférieurs à la Zona Sud et des loyers soutenus.

Un exemple de cas type pour Sopocachi, sur la base d’un appartement de 150 000 dollars, montre :

un revenu locatif annuel brut d’environ 6 %,

des frais (taxe foncière, gestion, entretien) ramenant le rendement net autour de 3 à 4 %,

une appréciation projetée de 5 % par an,

un rendement global annualisé qui peut se situer autour de 7 à 8 %.

Cette configuration est intéressante pour un investisseur qui cherche un équilibre entre sécurité (quartiers stables, demande locative profonde) et performance.

La Paz et les locations de courte durée

La Paz est le deuxième plus grand marché de location de courte durée du pays, avec environ 1 012 biens actifs. Les indicateurs y sont légèrement meilleurs qu’à Santa Cruz :

revenu mensuel moyen autour de 233 dollars,

tarif journalier moyen proche de 31,50 dollars,

taux d’occupation avoisinant 35 %,

environnement réglementaire encore peu contraignant.

Les quartiers les plus adaptés à la courte durée sont :

Sopocachi, pour son ambiance urbaine, culturelle et sa proximité du centre,

– les zones centrales proches des stations de téléphérique,

– certains secteurs de la Zona Sur pour une clientèle plus aisée, même si l’éloignement du centre historique limite légèrement la demande touristique.

La forte altitude, en revanche, peut restreindre une partie de la clientèle touristique, mais cette contrainte est compensée par la demande liée aux affaires, aux institutions et aux événements politiques.

Cochabamba : marché émergent et quartiers en montée

Cochabamba, surnommée la « ville de l’éternel printemps » en raison de son climat tempéré quasi constant, constitue le troisième pilier de l’investissement immobilier urbain en Bolivie. Ville de plus de 600 000 habitants au sein d’une agglomération métropolitaine dépassant largement ce chiffre, Cochabamba a été, depuis 2010, la ville bolivienne avec le plus de surface en construction.

Les prix y sont significativement plus bas que dans des villes latino‑américaines de taille comparable, ce qui en fait un marché encore « en début de cycle ». Les rendements locatifs moyens se situent entre 5 % et 6 %, avec des pics dans certains quartiers comme Sarco ou Cala Cala.

Les quartiers clés de Cochabamba

Plusieurs secteurs ressortent clairement pour un investisseur :

Cala Cala et La Recoleta, quartiers résidentiels milieu de gamme à la forte demande locative,

Sarco, zone en vogue pour son calme et son caractère résidentiel,

– Tiquipaya et Sacaba, zones périurbaines de maisons, avec un fort potentiel d’appréciation,

– La Recoleta et Queru Queru, prisés par les classes moyennes supérieures.

Du point de vue des prix, les données indiquent :

Zone de CochabambaType de biens dominantPrix indicatif (USD/m²)Rentabilité annuelle estimée
Cala Cala, La RecoletaAppartements milieu de gamme900 – 1 3005,9 % (locatif moyen)
SarcoRésidentiel mixteSimilaire à Cala Cala*5,9 % (locatif moyen)
Tiquipaya, SacabaMaisons en périphérie700 – 1 0005 % – 7 % (selon projet)

*Les données exactes de prix par mètre carré pour Sarco sont moins documentées, mais la rentabilité locative converge avec celle de Cala Cala.

Cala Cala et Sarco : du solide milieu de gamme

Cala Cala est souvent cité comme le « meilleur » quartier de Cochabamba pour la classe moyenne aisée, avec :

Bon à savoir :

Le secteur se distingue par un parc important d’appartements dans des immeubles récents et la présence de nombreux condominiums. Il offre une proximité avec le centre-ville tout en conservant un environnement résidentiel paisible, agrémenté d’espaces verts appréciés des familles.

Sarco, longtemps plus discret, gagne rapidement en popularité grâce à son ambiance de quartier calme, ses cafés et son caractère davantage « local », ce qui attire à la fois les résidents boliviens et certains expatriés recherchant un cadre moins formel.

Les deux quartiers offrent une rentabilité locative mesurée autour de 5,9 %, combinant loyers raisonnables et prix d’achat encore contenus. Ce sont des secteurs adaptés :

aux petites surfaces pour étudiants (Cochabamba possède plusieurs universités importantes),

à des appartements familiaux en location standard,

à des projets de colocation pour jeunes actifs.

Tiquipaya, Sacaba et la couronne périurbaine

En périphérie de Cochabamba, des communes comme Tiquipaya et Sacaba offrent un marché différent, dominé par les maisons plutôt que par les appartements. Les prix y tournent entre 700 et 1 000 dollars le mètre carré, avec un fort potentiel d’appréciation au fur et à mesure que la métropole se densifie.

Ces zones conviennent :

à l’achat de maisons à louer à long terme à des familles cherchant davantage d’espace,

à des projets de résidences fermées orientées classe moyenne,

à des investissements fonciers sur des lots encore abordables, en pariant sur la progression urbaine.

Cochabamba et la location de courte durée

Le marché de la location de courte durée à Cochabamba est en pleine croissance, avec près de 969 annonces actives relevées. On y observe :

– un revenu mensuel médian d’environ 175 dollars,

– un tarif journalier moyen d’environ 25 dollars,

– un taux d’occupation autour de 22 %,

– une prééminence des appartements entiers (près de 89 % du marché),

– une clientèle majoritairement domestique (57 %), complétée par une proportion significative de voyageurs nord‑américains.

Les plus fortes demandes se concentrent sur : les services de santé, l’éducation, et la sécurité.

le centre de Cochabamba,

La Recoleta et les quartiers proches des attractions culturelles,

– certaines communes voisines comme Sacaba ou Quillacollo en période de fêtes et d’événements.

Pour un investisseur, la location de courte durée peut compléter une stratégie universitaire (hébergement d’étudiants et de leurs familles) ou touristique (événements, foires, congrès).

Autres villes et segments : Sucre, Tarija, Copacabana, Samaipata…

Si Santa Cruz, La Paz et Cochabamba constituent le « triangle majeur » de l’investissement immobilier en Bolivie, d’autres villes et régions offrent des opportunités spécifiques, notamment pour les projets touristiques ou les opérations de niche.

Sucre : patrimoine colonial et projets de restauration

Sucre, capitale constitutionnelle et centre historique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, séduit par son architecture coloniale blanche et son atmosphère paisible. Les immeubles et maisons du centre historique se prêtent à des projets de :

boutique‑hôtels,

auberges de charme,

coliving pour digital nomads,

restaurants et commerces en rez‑de‑chaussée.

5-9

Les projets de restauration coloniale offrent des rendements potentiels estimés entre 5 % et 9 % après travaux.

Tarija : maisons avec terrain et vignobles du sud

Tarija, réputée pour ses vallées viticoles et son cadre de vie agréable, concentre l’essentiel des opportunités dans son centre et ses zones de vallée, avec :

des maisons avec terrain,

des terrains susceptibles d’accueillir des projets de petite hôtellerie,

des biens combinant usage résidentiel et agrotourisme.

Les prix y tournent entre 600 et 900 dollars le mètre carré, avec des investissements typiques de 120 000 à 250 000 dollars pour des propriétés disposant de terrain. L’intérêt d’un investisseur ici tient à la combinaison :

d’un coût d’entrée modéré,

d’une image touristique en construction (vin, gastronomie),

d’un potentiel de location hybride (longue durée + saisonnière).

Copacabana (lac Titicaca), Uyuni, Samaipata, Rurrenabaque : le pari touristique

Les destinations touristiques proprement dites – Copacabana sur le lac Titicaca, la région d’Uyuni (salines), Samaipata (retraite de montagne prisée des expatriés), Rurrenabaque (porte de l’Amazonie) – présentent un profil totalement différent des capitales régionales :

prix d’entrée plus bas (parfois 30 à 50 % de moins que dans les grandes villes),

– saisonnalité marquée,

– forte dépendance à la conjoncture touristique internationale.

8-12

Les rendements bruts envisagés pour les propriétés touristiques à Copacabana avoisinent 8% à 12% dans les bons scénarios.

Ces marchés sont plus risqués, mais ils peuvent constituer un excellent complément à un portefeuille déjà ancré à Santa Cruz, La Paz ou Cochabamba.

Comparer les grandes villes boliviennes entre elles

Pour mieux situer les opportunités, il est utile de juxtaposer la rentabilité et les niveaux de prix dans les trois plus grandes villes boliviennes.

Ville / Zone premium principalePrix (USD/m², ordre de grandeur)Rentabilité locative moyenneAppréciation attendue (5 ans)
Santa Cruz – Equipetrol / Zone Nord1 500 – 2 0006 % – 8 % (8,27 % à Equipetrol)6 % – 8 % / an
Santa Cruz – Urubó800 – 1 2004 % – 6 % (mais plus forte plus‑value)6 % – 8 % / an
La Paz – Zona Sur (Calacoto, San Miguel)1 400 – 1 8005 % – 6 % (6,1 % à Calacoto)4 % – 6 % / an
La Paz – Sopocachi / Miraflores1 000 – 1 4005 % – 7 %4 % – 6 % / an
Cochabamba – Cala Cala / La Recoleta / Sarco900 – 1 3005 % – 6 % (5,9 % à Cala Cala / Sarco)5 % – 7 % / an

On voit se dessiner trois profils d’investissement :

Marchés Immobiliers en Bolivie

Présentation des principales opportunités d’investissement immobilier en Bolivie, segmentées par ville et profil de rendement.

Rendement Élevé / Croissance Forte

Santa Cruz (Equipetrol, Zone Nord), segments touristiques ciblés (Samaipata, Copacabana, Uyuni).

Sécurité Patrimoniale / Clientèle Premium

La Paz (Calacoto, San Miguel, Sopocachi).

Marché Émergent / Coût d’Entrée Réduit

Cochabamba (Cala Cala, Sarco, Tiquipaya).

Selon l’horizon de placement, la tolérance au risque et le budget, un investisseur peut construire un portefeuille multi‑villes équilibré.

Ce que recherchent les quartiers gagnants en Bolivie

Au‑delà des noms de quartiers, des caractéristiques communes reviennent systématiquement dans les zones les plus rentables et les plus prometteuses.

On retrouve par exemple :

Bon à savoir :

Plusieurs éléments expliquent le potentiel de valorisation des biens immobiliers dans les grandes villes boliviennes : une forte demande locative portée par les universités, sièges d’entreprise et le tourisme ; des projets d’infrastructure majeurs (tramway, téléphérique, axes routiers) ; un environnement urbain en pleine transformation avec de nouveaux équipements ; la présence de services complets (écoles, hôpitaux, commerces) ; un cadre de vie perçu comme sûr et agréable ; et des prix encore inférieurs à ceux des marchés immobiliers voisins.

Les études de rentabilité montrent aussi que les rendements les plus élevés se concentrent dans les quartiers :

en phase d’urbanisation rapide,

bénéficiant de grand projets (nouvelles écoles, universités, centres commerciaux),

– ou dans des micro‑zones où l’offre reste inférieure à la demande (studios pour étudiants, petites surfaces en centre‑ville).

Risques, fiscalité et bonnes pratiques : investir en quartier premium ne dispense pas de prudence

Même si les rendements annoncés sont attractifs, la Bolivie n’est pas un marché « plug‑and‑play ». Quelques points de vigilance doivent rester présents à l’esprit, y compris dans les meilleurs quartiers.

Fiscalité et coûts courants

Un investisseur étranger doit anticiper :

un impôt de 3 % sur le transfert de propriété (basé sur la valeur officielle),

une taxe foncière annuelle de 0,35 % à 1,5 % de la valeur cadastrale,

– une imposition sur les revenus locatifs (13 % dans le régime simplifié, 25 % dans certaines configurations),

– un impôt sur les gains en capital généralement de 25 %,

– la TVA à 13 % pour les locations commerciales ou certains services.

S’y ajoutent les charges récurrentes :

gestion locative (8 à 12 % des loyers),

charges de copropriété (souvent 600 à 1 800 dollars par an pour de grands immeubles),

entretien et réparations,

assurance.

Ces coûts restent toutefois compatibles avec des rendements nets de 3,5 % à 7 % dans les bonnes opérations, particulièrement dans les quartiers évoqués.

Risques juridiques et de marché

Même dans les zones premium, les risques suivants subsistent :

Attention :

Le marché immobilier local présente plusieurs défis majeurs : des titres de propriété souvent incomplets ou irréguliers, particulièrement sur les terrains ; des constructions informelles réalisées sans permis complet ; et l’absence d’un cadastre unifié et d’un système de type MLS, ce qui crée une forte asymétrie d’information. De plus, les procédures judiciaires peuvent être longues et peu prévisibles. Enfin, l’instabilité politique, avec des épisodes de blocages ou de manifestations, peut nuire temporairement au tourisme et à l’activité économique.

Les quartiers les plus sûrs du point de vue juridique sont en général ceux où l’urbanisation est la plus ancienne et la plus formelle (Equipetrol, Calacoto, Cala Cala, centre de Sucre). Mais même là, la vérification minutieuse des titres via un avocat spécialisé et le bureau des droits réels est indispensable.

Bonnes pratiques pour sélectionner un quartier et un bien

Pour maximiser les chances de réussite sur ce marché, il est conseillé :

Astuce :

Pour un investissement locatif réussi en Bolivie, il est conseillé de commencer dans les grandes villes (Santa Cruz, La Paz, Cochabamba) et leurs quartiers phares, avant d’explorer les marchés plus petits. Privilégiez les zones à forte demande prouvée : universités, centres d’affaires, axes de transport urbain. Évitez les quartiers périphériques aux infrastructures encore incertaines, sauf si vous acceptez une stratégie très spéculative. Observez le quartier aux heures de pointe et de nuit pour évaluer le trafic, la sécurité et les nuisances. Réalisez une analyse de cash‑flow réaliste, intégrant un mois de vacance par an, les charges et les impôts. Enfin, négociez les prix, car dans ce marché, les annonces peuvent être affichées au‑dessus de la valeur de transaction effective.

Enfin, pour un investisseur étranger, s’appuyer sur :

un avocat local rompue aux transactions avec des non‑résidents,

un gestionnaire de biens habitué aux locataires internationaux,

– et, éventuellement, une structure de type SRL pour plusieurs biens ou des opérations commerciales,

permet de sécuriser l’aventure.

Conclusion : comment se positionner sur les meilleurs quartiers boliviens

Les meilleurs quartiers pour investir en Bolivie se répartissent clairement en trois familles :

quartiers premium urbains à Santa Cruz (Equipetrol, Urubó, Las Palmas, Zone Nord), où les rendements locatifs flirtent avec 7 % à 8 % et l’appréciation projetée est parmi les plus élevées du pays ;

quartiers résidentiels institutionnels à La Paz (Calacoto, San Miguel, Sopocachi, Miraflores), qui combinent sécurité, clientèle solvable et valorisation progressive du patrimoine ;

quartiers émergents mais déjà installés à Cochabamba (Cala Cala, Sarco, La Recoleta, Tiquipaya, Sacaba), qui offrent un entrée‑ticket plus faible tout en conservant des rendements de 5 % à 6 % et une belle marge de progression.

Bon à savoir :

Outre les grandes villes économiques, des villes comme Sucre et Tarija ainsi que des destinations touristiques (Copacabana, Samaipata, Uyuni, Rurrenabaque) offrent des opportunités d’investissement plus spécialisées. Ces projets sont souvent plus risqués mais présentent un potentiel de rendement plus élevé.

Dans un pays où la valeur de l’immobilier a historiquement progressé de façon stable, où la demande urbaine reste soutenue et où les rendements dépassent fréquemment ceux de marchés plus matures comme le Chili ou le Costa Rica, ces quartiers constituent la colonne vertébrale d’une stratégie d’investissement équilibrée.

À condition de respecter les fondamentaux – vérification des titres, analyse de marché quartier par quartier, gestion rigoureuse des risques – ils permettent de profiter d’un marché encore largement sous les radars, à un moment où la Bolivie entre dans une nouvelle phase de croissance urbaine et de diversification économique.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel en Bolivie pour chercher du rendement locatif et une exposition à une devise et une économie émergentes. Budget alloué : 400 000 à 600 000 dollars, sans recours au crédit.

Après analyse de plusieurs marchés (La Paz, Santa Cruz, Cochabamba), la stratégie a consisté à cibler un immeuble résidentiel ou une grande maison divisible en plusieurs logements dans un quartier en développement de Santa Cruz, combinant un rendement locatif brut cible proche de 10 % – « plus le rendement est grand, plus le risque est important » et un potentiel de valorisation lié à la croissance urbaine, avec un ticket global (acquisition + frais + travaux de mise aux normes) d’environ 500 000 dollars. La mission a inclus : sélection de la ville et du quartier, mise en relation avec un réseau local (agent immobilier, avocat, conseiller fiscal bolivien), choix de la structure (propriété directe ou société locale) et plan de diversification pluriannuel pour intégrer l’actif dans sa stratégie patrimoniale globale.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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