La Barbade s’est forgée une réputation de place sûre pour l’investissement immobilier international. Derrière les plages et les resorts de luxe, c’est surtout un cadre fiscal remarquablement favorable qui attire les acheteurs étrangers. Absence d’impôt sur les plus-values, pas de droits de succession, réseau dense de conventions fiscales, régimes spéciaux pour les revenus en devises et possibilités d’optimisation via des sociétés locales ou offshore : le paysage est nettement plus sophistiqué qu’il n’y paraît au premier abord.
L’article détaille les aspects clés de l’investissement immobilier, incluant la fiscalité à l’achat, pendant la détention et à la revente. Il aborde également les options de structuration (en direct, via société locale ou offshore), les règles de change et les programmes de résidence associés.
Un cadre fiscal globalement pro-investisseur
Avant d’entrer dans le détail des taxes liées à l’immobilier, il est utile de comprendre quelques caractéristiques clés du système fiscal barbadien qui, à elles seules, constituent déjà des avantages majeurs pour un investisseur.
La Barbade se distingue d’emblée sur trois points structurants : il n’y a ni impôt sur les plus-values, ni impôt sur la fortune, ni droits de succession ou d’héritage. Pour un patrimoine immobilier important ou un projet à long terme, cette triade change profondément la donne en matière de planification patrimoniale et de transmission.
Taux d’imposition sur le revenu maximal appliqué aux particuliers à la Barbade au-delà d’un certain seuil.
La fiscalité barbadienne n’est pas celle d’un paradis fiscal sans impôt : c’est un régime à faible imposition, assis sur un cadre légal de common law et aligné sur les standards internationaux (OCDE, CRS, échange automatique d’informations). Cette combinaison — faible taux, absence de certains impôts, mais transparence — est précisément ce qui en fait un centre financier et immobilier attractif sans offrir l’image sulfureuse d’un « no-tax haven ».
Aucune taxe sur les plus-values : un atout décisif à la revente
Pour un investisseur immobilier, l’absence d’impôt sur les plus-values est sans doute le premier avantage concret. En règle générale, la Barbade ne prélève pas d’impôt spécifique lorsque vous vendez un bien avec un gain.
L’absence d’impôt sur les plus-values immobilières s’applique aux particuliers et sociétés, résidents ou non. Cependant, une vente répétitive assimilée à une activité commerciale peut requalifier les profits en revenus d’entreprise imposables. De plus, certaines opérations en zones désignées peuvent être soumises à un droit de développement foncier, déductible du revenu taxable.
Dans la pratique, pour la plupart des investissements patrimoniaux (résidence secondaire, villa en location saisonnière, appartement en résidence hôtelière), la revente d’un bien ne génère pas d’impôt sur la plus-value à la Barbade. Ce point pèse très lourd dans la comparaison avec des juridictions où les gains immobiliers, surtout sur les résidences de luxe, sont fortement taxés.
Aucune succession ni impôt sur la fortune : un cadre de transmission souple
Deuxième pilier de l’attractivité fiscale : il n’existe ni droits de succession, ni droit d’héritage, ni impôt sur la fortune à la Barbade. Pour un investisseur étranger détenant une villa haut de gamme ou un portefeuille d’appartements, cela signifie que la détention et la transmission du bien ne sont pas pénalisées fiscalement au niveau local.
Les investisseurs étrangers non domiciliés à la Barbade bénéficient d’une grande liberté pour rédiger leur testament concernant leurs biens dans le pays. La loi locale sur les successions, qui impose des droits obligatoires pour le conjoint ou les enfants, ne s’applique pas à eux. Ils peuvent ainsi organiser librement la transmission de leur bien barbadien, sous réserve des règles en vigueur dans leur propre pays de résidence.
Cette absence de fiscalité sur la transmission, combinée à la possibilité d’utiliser des sociétés (locales ou offshore) pour détenir l’actif, offre un terrain très propice aux stratégies de planification patrimoniale à long terme.
Impôts à l’achat et à la revente : un système modéré et souvent contournable
Si les plus-values ne sont pas taxées, certaines taxes de transaction s’appliquent toutefois lors de l’achat ou de la vente d’un bien immobilier. Leur niveau reste modéré comparé à d’autres juridictions, et la structure juridique choisie peut, dans certains cas, les éliminer.
Droits de transfert et timbre : qui paie quoi ?
Dans une transaction classique (vente directe de la propriété) :
– un droit de transfert (Property Transfer Tax) de 2,5 % s’applique sur le prix de vente, au‑delà d’un seuil exempté pour la première tranche de valeur d’un bien bâti ;
– un droit de timbre (Stamp Duty) de 1 % est prélevé sur la même base.
En pratique, ces deux taxes sont généralement supportées par le vendeur dans une transaction standard, même si les parties peuvent contractuellement en convenir autrement. Pour l’acheteur, l’avantage est donc de ne pas payer de taxe de mutation en plus du prix d’acquisition, à l’exception de certains cas particuliers (longs baux assimilés à un transfert, par exemple).
Lors de l’achat d’un bien immobilier, des frais annexes s’ajoutent au prix d’achat, mais sont réglementés. Les honoraires d’avocat pour la rédaction de l’acte et la vérification du titre représentent généralement 1 % à 2 % du prix, auxquels s’ajoute la TVA à 17,5 %. D’autres frais, comme ceux d’agent immobilier, de notaire ou de registre, peuvent aussi s’appliquer, mais tous sont soumis à des barèmes légaux.
Contourner les droits de transfert via une société offshore
Un des mécanismes d’optimisation les plus utilisés consiste à loger le bien dans une société offshore. Au lieu de vendre l’immeuble lui-même, le propriétaire cède alors les actions de la société qui détient le bien.
Dans ce schéma, la transaction porte sur des titres de société et non sur un bien immobilier barbadien, ce qui permet :
– d’éviter le paiement du droit de transfert de 2,5 % ;
– d’éviter le droit de timbre de 1 % attaché au transfert de propriété immobilière.
La Barbade considère ici que la vente d’actions dans une société étrangère ne relève pas de son champ de propriété foncière, même si l’actif principal de la société est un bien situé sur l’île. D’un point de vue économique, le résultat est identique (le contrôle sur le bien est transféré à l’acheteur), mais du point de vue fiscal, la facture locale est considérablement allégée.
Ce montage exige toutefois :
Coût approximatif en USD pour l’incorporation d’une société dans une juridiction offshore comme les Îles Vierges britanniques, Saint-Vincent ou Sainte‑Lucie.
Ce coût récurrent se justifie particulièrement pour des biens d’une certaine valeur (les praticiens citent souvent un seuil autour d’un million de dollars US) ou pour des stratégies de revente à moyen terme (« flip »). Pour un achat purement résidentiel sur le très long terme, une détention directe au nom de l’investisseur reste souvent plus simple et moins coûteuse.
Comparatif simplifié selon le mode de détention
Le tableau ci‑dessous illustre schématiquement les effets fiscaux à la revente selon que le bien est détenu directement ou via une société offshore.
| Mode de détention du bien | Type de transaction à la revente | Taxes barbadiennes typiques sur le transfert | Impôt sur la plus-value locale |
|---|---|---|---|
| Direct (personne physique) | Vente du bien immobilier | Droit de transfert 2,5 % + timbre 1 % (souvent à la charge du vendeur) | Aucune taxe sur la plus-value |
| Société locale barbadienne | Vente du bien ou des actions | En principe mêmes droits que pour une vente immobilière directe (sauf régime spécifique) | Aucune taxe sur la plus-value |
| Société offshore | Vente des actions offshore | Pas de droit de transfert immobilier ni de timbre barbadien | Aucune taxe sur la plus-value |
La structuration juridique devient donc un outil central d’optimisation, à condition bien sûr de tenir compte de la fiscalité du pays de résidence de l’investisseur et des clauses anti‑abus de certaines conventions fiscales.
Taxe foncière : une charge modérée et plafonnée
Comme dans la plupart des pays, la Barbade prélève une taxe foncière annuelle (Land Tax) sur les propriétaires. Cette taxe est calculée sur la « valeur améliorée » du bien résidentiel, c’est‑à‑dire la valeur du terrain et des constructions.
Le barème est progressif, avec un système d’exonération sur la première tranche de valeur :
| Tranche de valeur (résidentiel amélioré) | Taux de taxe foncière approximatif |
|---|---|
| Jusqu’à BBD 150 000 | 0 % |
| De BBD 150 000 à BBD 450 000 | 0,10 % |
| De BBD 450 000 à BBD 850 000 | 0,70 % |
| Au‑delà de BBD 850 000 | 1 % |
| Plafond annuel global | BBD 100 000 |
Pour un investisseur, cette fiscalité foncière présente trois avantages :
Les principaux atouts du barème de la taxe foncière, conçus pour équilibrer équité et attractivité.
La première tranche est exonérée, ce qui allège considérablement la charge sur les biens de moyenne gamme.
Les taux maximaux restent contenus (1 % au sommet de l’échelle), ce qui est compétitif pour des propriétés haut de gamme.
Un plafonnement du montant annuel assurant une prévisibilité budgétaire pour les très grandes villas ou domaines.
Des remises sont en outre disponibles dans des cas spécifiques : pour les pensionnés de plus de 60 ans qui résident au moins six mois par an et occupent leur maison comme résidence principale, pour les exploitants agricoles, pour certains hôtels ou villas intégrées dans le secteur touristique, et pour les propriétaires qui investissent dans des installations solaires.
Les propriétaires qui paient rapidement bénéficient aussi de réductions : par exemple, une remise de 10 % si le paiement intervient dans les 30 jours suivant l’émission de la facture, et de 5 % dans les 60 jours.
Pour un investisseur locatif, la taxe foncière est par ailleurs une charge déductible dans le calcul du revenu imposable, ce qui en limite l’impact net.
Revenus locatifs : un régime attractif, notamment pour les non-résidents
Au‑delà de la fiscalité sur la détention et la transaction, l’investisseur s’intéresse naturellement à l’imposition des loyers générés par son bien.
Un taux spécifique de 15 % sur le revenu locatif net
Les revenus tirés de la location de biens résidentiels à la Barbade sont soumis à un régime particulier : un taux forfaitaire de 15 % s’applique sur le revenu net, c’est‑à‑dire après déduction des charges liées à la génération de ce revenu.
Les dépenses déductibles incluent notamment :
– les frais de réparation et d’entretien ;
– les primes d’assurance du bâtiment ;
– la taxe foncière (Land Tax) annuelle ;
– les intérêts sur emprunts contractés pour acquérir ou améliorer le bien ;
– les frais de gestion locative et commissions d’agents, selon le cas.
Le mécanisme est particulièrement favorable car il permet de neutraliser une partie significative des flux bruts, surtout pour les locations saisonnières avec frais de gestion élevés.
Non-résidents : retenue à la source et crédit d’impôt
Pour les non‑résidents, le système repose sur une retenue à la source de 25 % sur les loyers bruts versés. Cette retenue :
– est prélevée à la source par le locataire ou l’agent local ;
– constitue un acompte sur l’impôt final dû sur le revenu net ;
– est imputable sur la facture fiscale définitive calculée au taux de 15 % sur le revenu net.
En pratique, le non‑résident peut donc récupérer une partie de cette retenue si ses dépenses déductibles sont importantes et réduisent sensiblement la base imposable. De plus, selon le pays de résidence de l’investisseur et la convention fiscale applicable, cette retenue barbadienne peut ouvrir droit à un crédit d’impôt dans l’État de résidence, réduisant ainsi l’imposition globale.
Structuration via une société et taux corporate réduits
Au lieu de détenir le bien en direct, certains investisseurs choisissent une détention via une société — locale ou offshore, éventuellement combinée à un permis de devises (Foreign Currency Permit).
Les sociétés barbadiennes bénéficient d’un taux d’imposition progressif très bas sur leurs bénéfices, allant de 5,5 % à 1 %. En revanche, les revenus locatifs provenant de locations résidentielles sont généralement imposés à un taux forfaitaire de 15 %, appliqué au niveau de la société après déduction des frais.
Dans certains cas, notamment avec une structure de type « Foreign Currency Permit » percevant 100 % de ses revenus en devises, l’impôt sur les bénéfices peut être limité à 5,5 %, et la société bénéficie d’exemptions supplémentaires sur les droits de timbre et certaines taxes de transfert. L’utilisation de telles structures exige un accompagnement spécialisé, mais peut réduire très substantiellement le coût fiscal global pour un parc locatif haut de gamme tourné vers la clientèle internationale.
Régime des revenus étrangers et crédit d’impôt sur les devises
La Barbade applique une règle déterminante pour les investisseurs internationaux : les résidents non domiciliés ne sont pas imposés sur leurs revenus étrangers tant que ceux‑ci ne sont pas rapatriés (ou qu’ils n’en tirent pas de bénéfice sur le territoire). Lorsqu’un investisseur transfère des revenus en devises vers la Barbade via une banque locale, il peut bénéficier d’un crédit d’impôt sur ces revenus allant jusqu’à réduire le taux effectif à un minimum de l’ordre de 2,45 %, selon la proportion de revenus en devises éligibles.
Un investisseur immobilier percevant des revenus financiers ou professionnels à l’étranger peut réduire significativement sa facture fiscale sur ces flux en les transférant pour couvrir ses dépenses locales, telles que les frais d’entretien, les charges ou les salaires du personnel.
La Barbade a également mis en place un « Foreign Currency Permit » pour certaines sociétés qui encaissent 100 % de leur chiffre d’affaires en devises. Ce permis :
– exonère l’entité des contraintes de contrôle des changes ;
– vous donne droit à un taux d’impôt sur les sociétés de 5,5 % ;
– ouvre l’accès à des exemptions partielles de droits de timbre et de certaines taxes de transfert ;
– peut inclure des avantages douaniers sur certains biens importés.
Ce régime étend l’attractivité fiscale bien au‑delà des seuls revenus immobiliers, mais il renforce aussi la pertinence de structurer un portefeuille locatif tourné vers une clientèle internationale au sein d’une entité en devises.
Contrôle des changes et rapatriation des capitaux
Le contrôle des changes barbadien est un élément souvent mal compris, mais il joue un rôle important dans la stratégie d’investissement et de sortie.
La Barbade maintient des règles de change, administrées par la Banque centrale via l’Exchange Control Authority. Pour un investisseur non‑résident qui achète un bien en son nom propre, deux obligations majeures existent :
– obtenir une approbation de change (formalité généralement automatique) pour l’achat du bien ;
– faire enregistrer les fonds étrangers injectés pour l’acquisition auprès de la Banque centrale.
Cet enregistrement conditionne la possibilité de rapatrier le capital initial et une partie de l’appréciation en devises lors de la revente.
Règles de rapatriation des produits de cession
Lors de la vente d’un bien détenu directement par un non‑résident, le schéma général est le suivant :
– l’investisseur peut rapatrier sans difficulté le montant correspondant à son investissement initial enregistré ;
– il peut également rapatrier une majoration correspondant à une certaine appréciation du capital, généralement située dans une fourchette de 4 % à 8 % ;
– le solde du produit de cession, au‑delà de ce plafond, peut être rapatrié progressivement par tranches (par exemple jusqu’à 100 000 USD par an), sauf autorisation spécifique.
La Banque centrale peut autoriser le rapatriement intégral des capitaux pour des motifs spécifiques, tels qu’un âge avancé, des besoins médicaux impérieux ou d’autres circonstances particulières.
Lorsque le bien est détenu via une société offshore dont les actions sont vendues hors de la Barbade, ces restrictions disparaissent largement, puisque la transaction a lieu en dehors du champ du contrôle des changes barbadien. C’est un des arguments majeurs en faveur de la détention via une structure offshore pour les investisseurs qui anticipent une forte revalorisation de leur bien et souhaitent sécuriser entièrement la sortie en devises.
Réseau de conventions fiscales : limiter la double imposition
Un investissement immobilier ne se raisonne pas uniquement à l’échelle du pays où se situe l’actif. La fiscalité du pays de résidence de l’investisseur et les conventions de non‑double imposition jouent un rôle clé.
La Barbade dispose sur ce point d’un atout rare : un réseau dense de conventions fiscales (Double Taxation Agreements) avec une quarantaine de pays, parmi lesquels les États‑Unis, le Canada, le Royaume‑Uni, la Chine, plusieurs États européens et le bloc CARICOM. Ces accords :
La convention fiscale entre la France et la Barbade clarifie le droit de taxer les revenus et plus-values immobiliers situés à la Barbade. Elle limite les taux de retenue à la source applicables aux dividendes, intérêts et redevances. Enfin, elle permet l’imputation de l’impôt payé à la Barbade sur l’impôt dû dans le pays de résidence de l’investisseur, évitant ainsi la double imposition.
Les conventions avec le Canada, les États‑Unis et le Royaume‑Uni sont particulièrement structurantes. Elles confirment en général que les revenus locatifs et les gains provenant d’un immeuble situé à la Barbade peuvent être taxés dans ce pays, mais prévoient ensuite des mécanismes de crédit d’impôt pour éviter la double imposition dans le pays de résidence. Elles fixent aussi des plafonds sur les retenues à la source en cas de distribution de dividendes depuis une société barbadienne vers un actionnaire étranger.
Pour un investisseur détenant un bien immobilier à la Barbade via une société locale ou une holding dans un pays bénéficiant d’une convention favorable, cette structure permet de combiner une imposition faible des bénéfices sur place, une distribution de dividendes avec des taux de retenue à la source plafonnés, et un crédit d’impôt dans le pays de résidence de l’investisseur.
Programmes de résidence : SERP et Welcome Stamp, la cerise sur le gâteau fiscal
Au-delà de la fiscalité pure, deux programmes complètent l’arsenal d’attraction de la Barbade pour les investisseurs : le Special Entry and Reside Permit (SERP) et le Welcome Stamp.
SERP : résidence de long terme pour gros investisseurs
Le SERP est un permis de séjour de longue durée pensé pour les individus fortunés et les investisseurs significatifs. Il comprend plusieurs catégories, dont deux intéressent particulièrement les investisseurs immobiliers.
La catégorie 1 exige un investissement d’au moins 2 millions de dollars US à la Barbade (pas nécessairement uniquement en immobilier) financé par des fonds en provenance de l’étranger, ainsi qu’un patrimoine net supérieur à 5 millions de dollars US. Les détenteurs de ce permis peuvent obtenir un permis de travail et bénéficient d’une résidence à long terme.
Valeur minimale en dollars US d’un bien immobilier à acquérir à la Barbade avec des fonds étrangers pour éligibilité au permis de séjour renouvelable.
Les SERP holders tirent plusieurs avantages fiscaux et pratiques :
– pas d’obligation immédiate de naturalisation ou de résidence fiscale, mais possibilité d’y prétendre ultérieurement ;
– accès au régime barbadien de taxation des revenus étrangers (taxation uniquement s’ils sont rapatriés, avec crédits d’impôt) ;
– absence de capital gains tax, d’impôt sur la fortune et de droits de succession sur leurs actifs barbadien ;
– possibilité pour les conjoints et enfants à charge de les accompagner sous le même permis.
Lorsque l’immobilier sert de support principal à l’obtention du permis, l’actif s’intègre ainsi dans une stratégie de mobilité internationale et de planification patrimoniale avantageuse.
Welcome Stamp : télétravail sans impôt local sur les revenus étrangers
Le Welcome Stamp est un visa de travail à distance de douze mois (renouvelable) destiné aux travailleurs à distance et entrepreneurs étrangers ayant des revenus d’au moins 50 000 USD par an générés hors de la Barbade. Son principal intérêt fiscal : les titulaires sont explicitement exonérés d’impôt barbadien sur leurs revenus étrangers pendant la durée du visa.
Pour un digital nomad ou un entrepreneur en ligne qui choisirait d’acheter un bien sur place, cela permet de stabiliser ses frais de logement, de créer un actif tangible, et potentiellement de générer un revenu locatif complémentaire lors de ses déplacements.
– de vivre à la Barbade tout en continuant de percevoir des revenus étrangers non imposés localement ;
– de profiter de la fiscalité immobilière avantageuse (absence de plus-values, taxe foncière modérée, régime des revenus locatifs) s’il met une partie de son patrimoine en location ;
– de tester la vie sur l’île avant d’envisager un SERP ou une naturalisation ultérieure.
Ce programme ne s’adresse pas directement aux investisseurs immobiliers fortunés, mais il contribue à la demande locative haut de gamme, ce qui soutient le rendement des biens destinés à la location longue durée.
Structures de détention : direct, société locale, société offshore
Pour profiter au mieux des avantages fiscaux barbadien, le choix de la structure de détention du bien est crucial. Trois grands schémas se dégagent.
La détention directe d’un bien immobilier au nom d’une personne physique est la structure la plus simple. Elle évite les frais de création et de gestion d’une société, réduit les obligations administratives et déclaratives, et constitue souvent la meilleure solution pour un usage principalement personnel (comme une résidence secondaire, une retraite ou un SERP) sans projet de revente à court terme. L’investisseur bénéficie ainsi de l’exonération d’impôt sur les plus-values, d’une fiscalité foncière modérée et d’un régime avantageux pour les revenus locatifs perçus de l’étranger.
La détention via une société barbadienne (Regular Barbados Company ou société à responsabilité restreinte) permet de structurer un portefeuille locatif professionnel, de bénéficier des taux d’impôt sur les sociétés réduits, d’exploiter le réseau de conventions fiscales et, dans certains cas, d’obtenir un Foreign Currency Permit garantissant une exonération de contrôle des changes. Toutefois, cette voie implique davantage de formalisme (comptabilité, déclarations annuelles, éventuelle exigence d’audit) et une réflexion sur la fiscalité des dividendes dans le pays de résidence.
Cette structure vise principalement à optimiser les droits de mutation lors d’une revente (en vendant des actions plutôt que le bien) et à contourner les restrictions de rapatriement liées au contrôle des changes. Son coût de mise en place et de maintenance n’est généralement justifié que pour des biens de haute valeur ou des stratégies de trading immobilier. Il est crucial d’évaluer cette option au regard des règles anti-évasion fiscale du pays de résidence, en particulier celles concernant les sociétés étrangères contrôlées.
Synthèse : une juridiction pensée pour l’investisseur immobilier international
Pour un investisseur immobilier, la Barbade combine plusieurs couches d’avantages fiscaux :
L’investissement immobilier à Malte offre un cadre fiscal très avantageux : absence d’impôt sur les plus-values, de droits de succession et d’impôt sur la fortune. Les taxes de transaction sont modérées et peuvent être optimisées. La taxe foncière est progressive et raisonnable. Un régime dédié taxe les revenus locatifs nets à 15%, avec des possibilités d’optimisation. Le pays est favorable aux revenus en devises grâce à des crédits d’impôt et des permis spécifiques. Un réseau dense de conventions évite la double imposition. Enfin, des programmes de résidence (SERP, Welcome Stamp) permettent de lier l’investissement à une stratégie de mobilité et d’optimisation fiscale.
À ces éléments s’ajoutent une sécurité juridique basée sur la common law anglaise, une administration fiscale organisée (Barbados Revenue Authority), une devise stable arrimée au dollar US et un cadre politique stable.
Le rendement d’un investissement immobilier à la Barbade dépend non seulement de l’évolution des prix et du taux d’occupation, mais aussi d’une structuration intelligente de la détention, de la gestion des flux de devises et du choix de la résidence fiscale. Pour les investisseurs ouverts à un accompagnement spécialisé et à une vision patrimoniale internationale, la Barbade propose l’un des environnements fiscaux les plus complets et cohérents pour l’immobilier de luxe.
Cas pratique : un investisseur français qui diversifie à la Barbade
Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel à la Barbade pour rechercher du rendement locatif saisonnier et une exposition au dollar barbadien, indexé sur le dollar américain. Budget alloué : 400 000 à 600 000 dollars, sans recours au crédit.
Après analyse de plusieurs zones (Côte Ouest, Sud de l’île, quartiers résidentiels proches de Bridgetown), la stratégie retenue a consisté à cibler une villa ou un appartement dans une résidence sécurisée, dans une zone touristique en développement comme Holetown ou près de St. Lawrence Gap, combinant rendement locatif brut cible de 8 à 10 % – « plus le rendement est grand, plus le risque est important » – et potentiel de valorisation à moyen terme, pour un ticket global (acquisition + frais + ameublement/travaux légers) d’environ 500 000 dollars.
La mission a inclus : sélection du quartier, mise en relation avec un réseau local (agent immobilier, avocat, comptable/fiscaliste), choix de la structure d’investissement (propriété directe, société locale, éventuel montage avec résidence fiscale) et définition d’un plan de diversification dans le temps.
Ce type d’accompagnement permet à l’investisseur de bénéficier des opportunités du marché barbadien tout en maîtrisant les risques (juridiques, fiscaux, locatifs, change) et en intégrant cet actif dans une stratégie patrimoniale globale.
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