Les meilleurs quartiers pour investir en Colombie

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Choisir où investir en Colombie n’est plus seulement une question de trouver un “bon prix au mètre carré”. Entre l’essor des locations courte durée, l’arrivée massive de télétravailleurs étrangers, les grands projets d’infrastructure et la montée d’une classe moyenne urbaine, le pays est en train de redessiner sa carte des quartiers gagnants.

Bon à savoir :

Les villes colombiennes comme Bogotá, Cartagena, Medellín, Cali et Barranquilla offrent des opportunités d’investissement dans des secteurs combinant trois facteurs clés : une forte demande locative, une appréciation des prix supérieure à la moyenne et un environnement urbain attractif pour des résidents solvables, des touristes et des expatriés.

Sommaire de l'article masquer

Pourquoi la Colombie offre un terrain de jeu idéal aux investisseurs

Le marché immobilier colombien sort d’un long cycle de croissance et entame une phase de consolidation plutôt favorables aux acheteurs avertis. Sur vingt ans, les prix des logements anciens ont bondi de près de 375 % en valeur nominale, tout en restant nettement inférieurs à ceux d’autres marchés émergents comparables en Amérique latine.

Les chiffres récents illustrent bien cette dynamique. En 2024, les prix des logements existants ont encore progressé de plus de 12 % en nominal, avec une hausse réelle d’environ 7 %. Les ventes de logements neufs ont atteint plus de 152 000 unités, en hausse de 5 %, et les projections annoncent une croissance des ventes de 9 % en 2025 puis de 11,5 % en 2026. Dans le même temps, l’offre de nouveaux projets s’est nettement contractée, ce qui limite le risque de surconstruction dans les segments les plus recherchés.

Attention :

Le cadre légal colombien est très ouvert, accordant aux non-résidents les mêmes droits de propriété sans quota ni partenaire local obligatoire. L’enregistrement des fonds auprès de la banque centrale protège le rapatriement des capitaux et dividendes. De plus, la dépréciation du peso offre un ‘rabais’ de 25 à 40 % pour les achats en devises fortes.

Le contexte macroéconomique reste modérément favorable. L’économie colombienne croît autour de 2,5 % à 3 % par an, l’inflation a été ramenée vers 4 à 5 %, et la banque centrale a commencé à abaisser son taux directeur (9,25 % à mi‑2025) après un cycle de resserrement. Tout cela soutient le crédit immobilier domestique, même s’il ne représente encore qu’un peu plus de 8 % du PIB. Pour un investisseur en cash, cette situation maintient la pression sur les loyers et renforce l’attrait de l’investissement locatif.

6.7

Nombre record de visiteurs accueillis par la Colombie en 2024, soit 6,7 millions.

Dans ce contexte national porteur, encore faut-il choisir les bons quartiers, ceux où la combinaison prix / rendement / sécurité / potentiel de plus-value est la plus prometteuse.

Bogotá : stabilité, liquidité et quartiers premium

Capitale politique et économique, Bogotá concentre à elle seule plus d’un quart du PIB national. Son marché immobilier est le plus profond et le plus liquide du pays, ce qui en fait une base naturelle pour un portefeuille colombien équilibré. Les prix y sont élevés à l’échelle nationale, mais compensés par des rendements robustes, notamment dans les segments locatifs.

À l’échelle de la ville, les appartements se négocient en médiane autour de 7,1 millions de pesos par mètre carré, soit un peu plus que la moyenne nationale. Les rendements bruts sur les appartements oscillent entre 6 % et près de 9,5 % selon la taille et le quartier, pour une moyenne d’environ 8,25 %. Surtout, le taux de vacance reste bas (3 à 5 %), signe d’une demande soutenue malgré la montée de la location.

Dans cette métropole très contrastée, le choix du quartier fait toute la différence, à la fois en termes de rentabilité, de sécurité et de profil de locataires.

Chapinero et Chapinero Alto : le cœur créatif et nomade

Chapinero s’étend dans le nord de la ville et fait partie des secteurs dits “premium” au niveau des prix comme des services. On y trouve le plus fort concentré de restaurants branchés, de galeries d’art, de cafés et d’espaces de coworking de Bogotá. C’est le terrain de jeu privilégié des jeunes actifs colombiens, mais aussi d’une large communauté LGBTQ+, d’artistes et de travailleurs créatifs.

Les prix au mètre carré avoisinent les 1 700 dollars (8 à 10 millions de COP), ce qui place Chapinero parmi les districts les plus chers du pays. En location, un appartement d’une chambre se loue généralement entre 800 et 1 200 dollars par mois (3 à 4 millions de COP). Malgré ce niveau de prix, les rendements restent corrects, car la demande locative est portante, notamment sur les biens bien situés près des axes de transport ou des universités.

La sous-zone de Chapinero Alto, située entre les calles 40 et 70, mérite une mention particulière. Plus résidentielle, perchée sur les pentes orientales, elle attire une clientèle d’expatriés et de nomades digitaux en quête de calme relatif tout en restant à deux pas de la vie urbaine intense. Les loyers y sont plus accessibles à l’échelle du quartier, avec des appartements de 1 à 2 chambres entre 1,5 et 3,5 millions de COP mensuels. Certains immeubles datent de plus de 10 ans et appartiennent aux estratos 4, un compromis intéressant entre qualité et fiscalité locale.

Exemple :

À Chapinero, les propriétés situées à distance de marche d’une station de TransMilenio bénéficient d’une prime de valeur de 10 à 15 %. Ce quartier allie sécurité (7/10), services haut de gamme et une excellente desserte en transports. La densité de cafés, supermarchés, salles de sport et espaces de coworking répond particulièrement à la demande locative pour des baux de moyen terme (3 à 12 mois), recherchés par les travailleurs à distance.

La contrepartie est le bruit nocturne, surtout autour des zones festives. Pour un investisseur longue durée, la clé consiste à cibler les rues en retrait des bars, tout en restant proche des axes et des universités, afin de capter à la fois les étudiants aisés et les jeunes actifs.

Usaquén : refuge des familles, diplomates et expatriés

Encore plus au nord, Usaquén incarne le quartier “tierce de confiance” de Bogotá pour les familles aisées, les diplomates et une grande partie de la communauté expatriée. Sécurité très élevée (8/10), ambiance verdoyante, air plus pur et offre dense de services de haut niveau en font l’un des secteurs les plus recherchés de la capitale.

Les prix d’achat s’échelonnent autour de 1 500 à 1 600 dollars par mètre carré (8 à 10 millions de COP), légèrement inférieurs à Chapinero mais au sein d’immeubles généralement plus récents et bien entretenus. Côté location, un une‑chambre se loue entre 900 et 1 500 dollars par mois. L’environnement urbain est calibré pour la clientèle haut de gamme : supermarchés de chaîne, hôpitaux privés, parcs soigneusement entretenus comme le parc linéaire El Virrey, salles de sport haut de gamme et, surtout, un important réseau d’écoles internationales.

Cette concentration d’écoles privées et internationales est un moteur de demande locative de long terme. Les familles expatriées ou diplomatiques cherchent souvent à se loger à distance raisonnable de ces établissements, ce qui renforce la liquidité et la stabilité du marché local. Les appartements familiaux de 80 à 120 m² y constituent un produit-phare.

Un avantage souvent sous-estimé réside dans la qualité de l’air, meilleure dans le nord de Bogotá grâce à l’altitude légèrement plus élevée et à une urbanisation plus maîtrisée. Ajoutés à un système de transports relativement dense (stations de TransMilenio tous les 2 à 3 pâtés de maisons), ces atouts font d’Usaquén un quartier typique de “buy and hold” à risque modéré.

Astuce :

Au nord d’Usaquén, le secteur de Cedritos offre un profil immobilier plus abordable. Il présente une ambiance de banlieue résidentielle (estratos 3-4), avec des prix au m² entre 1 200 et 1 400 dollars et des loyers d’environ 1 à 1,5 million de COP pour un une-chambre. La clientèle cible est principalement composée de primo-accédants et de jeunes familles. Ce secteur présente un fort potentiel de rattrapage de valeur à mesure que la ville continue de s’étendre.

Zona Rosa (Zona T), Chicó, Rosales, Parque de la 93 : le quadrilatère du luxe

Autour de la fameuse Zona Rosa – aussi appelée Zona T – se dessine un véritable noyau dur du haut de gamme à Bogotá. Ce secteur, qui englobe des quartiers comme Chicó, Rosales, El Nogal et l’aire de Parque de la 93, concentre boutiques de luxe, hôtels 5 étoiles, embassies, restaurants gastronomiques et clubs branchés.

Dans Chicó et Rosales, les prix au mètre carré dépassent généralement les 10 millions de COP, soit plus de 2 250 dollars. Les immeubles appartiennent majoritairement aux estratos 5 et 6, le sommet de la pyramide socio-économique. Un appartement d’une chambre se loue couramment au-dessus de 4 millions de pesos par mois, soit au moins 850 dollars, avec un plafond autour de 3,5 millions de COP dans certains ensembles de standing.

Un résumé approximatif de ce segment haut de gamme à Bogotá peut être présenté ainsi :

Sous-secteurPrix achat (COP/m²)Loyer 1‑chambre (COP/mois)EstratoProfil dominant
Chicó / Rosales> 10 M> 4,0 M5–6Diplomates, dirigeants, expats
Parque de la 93~ 9–11 M2,5–3,5 M5–6Cadres, touristes affaires
Zona T / El Nogal~ 9–11 M≥ 2,0 M5–6Voyageurs d’affaires, fêtards
Usaquén (centre‑nord)8–10 M3,0–4,0 M4–5Familles aisées, expatriés

Pour un investisseur, ces secteurs offrent moins de rendement brut que les estratos intermédiaires, mais apportent trois avantages majeurs : une sécurité perçue comme très élevée, une liquidité quasi assurée pour la revente et un potentiel de location corporate ou courte durée haut de gamme, en particulier autour de la Zona T et du Parque de la 93.

L’inconvénient le plus notable est le bruit nocturne dans la Zona Rosa proprement dite et la congestion du trafic le week‑end. Une approche prudentielle consiste à privilégier des rues latérales, bien isolées phoniquement, ou des produits plus résidentiels dans Rosales et Chicó tout en restant à distance de marche des pôles d’affaires et de divertissement.

Teusaquillo, Salitre, Centro Internacional, La Macarena : le “bon rapport qualité-prix” central

Plus au centre, des quartiers comme Teusaquillo, Salitre, le Centro Internacional ou La Macarena offrent un compromis intéressant entre accessibilité, rendement et vie urbaine. Ils s’adressent en particulier aux investisseurs qui visent des locataires étudiants, jeunes actifs ou voyageurs d’affaires.

Teusaquillo se distingue par sa localisation stratégique, à proximité de grandes universités (Javeriana, Nacional). Les prix y tournent autour de 1 200 à 1 400 dollars par m², pour des loyers de 600 à 900 dollars sur un une‑chambre. L’ambiance est plus calme, avec une esthétique architecturale mêlant maisons style Tudor anglais et immeubles des années 50‑60. Le parc Simón Bolívar tout proche constitue un poumon vert qui tire vers le haut la qualité de vie.

Secteurs d’Intérêt : Salitre et Ciudad Salitre

Ces quartiers à l’ouest de Bogotá combinent accessibilité, commodités et cadre de vie, attirant une clientèle spécifique grâce à leurs atouts majeurs.

Proximité Stratégique

Situés à proximité de l’aéroport international El Dorado, du centre commercial Gran Estación et du parc Simón Bolívar.

Profil des Résidents

Attirent principalement une clientèle de voyageurs d’affaires et de familles de classe moyenne supérieure.

Marché Immobilier

Loyers pour un appartement récent de 2 chambres avoisinant les 2 à 2,5 millions de COP.

Connectivité

Bien desservis par le système de bus rapide TransMilenio, réduisant les temps de trajet vers le centre-ville.

Le Centro Internacional, au cœur du district de Santa Fe, concentre tours de bureaux, hôtels et résidences modernes. De nombreux immeubles récents y disposent de piscines, salles de sport et services intégrés, ce qui en fait un terrain fertile pour les locations meublées de moyenne durée. Un studio ou un une‑chambre s’y loue entre 1,8 et 3 millions de COP. Le revers de la médaille : le bruit nocturne (bars, circulation) et une dégradation nette de la sécurité en descendant vers le sud de Santa Fe, qui impose de bien choisir son îlot.

À flanc de colline, La Macarena offre un visage plus bohème, avec ses maisons colorées, ses galeries, cafés et restaurants. Classée en estratos 3‑4, elle attire de nombreux étrangers en quête de charme artisanal et de vues sur le centre historique. Les prix y sont plus bas que dans le nord, mais la sécurité peut varier d’une rue à l’autre, surtout en bordure de zones moins sûres. Pour un investisseur, c’est un pari plus spéculatif mais avec un potentiel de plus‑value intéressant si la gentrification se poursuit.

La Candelaria : le pari culturel, à manier avec précaution

La Candelaria, centre historique de Bogotá, fascine par ses maisons coloniales, ses ruelles pavées et ses institutions culturelles. Elle capte une large part du tourisme urbain de la ville, mais ne s’est jamais vraiment imposée comme quartier résidentiel de long terme. La population permanente y est réduite, les bâtiments sont souvent anciens, avec des problèmes récurrents d’électricité ou d’eau chaude.

Sur le papier, les prix sont attractifs : 800 à 1 000 dollars par m², loyers de 400 à 700 dollars par mois. Le rendement potentiel en courte durée est réel, compte tenu du flux touristique. Mais la sécurité reste moyenne (4/10), avec des risques de vols, parfois armés, et l’influence de quartiers difficiles voisins comme Barrio Egipto ou la zone de prostitution. Le quartier se vide après les heures de bureau et les commerces de proximité (supermarchés, santé) sont plus rares.

Pour un portefeuille prudent, La Candelaria relève davantage du segment “opportunité spéculative” que de la base de revenus stable. Les projets de boutique-hôtels ou de résidences touristiques peuvent y être très rémunérateurs, mais nécessitent une connaissance fine du terrain et un budget sécurité conséquent.

Medellín : rendement locatif et capitale des nomades digitaux

Medellín s’est forgée en une décennie une réputation internationale de ville innovante, agréable à vivre et particulièrement accueillante pour les travailleurs nomades et retraités étrangers. Avec son climat tempéré (“ville de l’éternel printemps”), son réseau de transport moderne (métro, tram, téléphériques) et une scène tech en pleine expansion, elle est devenue un épicentre pour l’investissement locatif.

En termes de prix, Medellín affiche une médiane d’environ 6 à 6,5 millions de COP par mètre carré, soit autour de 1 400 à 1 600 dollars. En 2024, les biens résidentiels de classe moyenne y ont enregistré une hausse de 17 %, la plus forte depuis huit ans. Les experts anticipent encore 3 à 7 % de croissance des prix en 2025 et 5 à 8 % par an ensuite.

Les rendements locatifs y sont parmi les plus élevés du pays, entre 5,9 % et plus de 8 % bruts selon les quartiers, pour une moyenne d’environ 7,8 %. Pour les biens bien gérés en location courte durée, des taux de 8 à plus de 10 % sont fréquents.

El Poblado : la valeur sûre, chère mais très liquide

El Poblado concentre la partie la plus internationale et mondialisée de Medellín. Immeubles de standing, centres commerciaux haut de gamme, restaurants et bars à la mode, hôtels design : tout y est calibré pour séduire touristes, entrepreneurs et nomades digitaux.

12000000

Les prix des projets neufs les plus luxueux peuvent atteindre 12 millions de pesos colombiens par mètre carré.

Malgré ce niveau de prix, El Poblado reste un moteur de rendement. Les locations courte durée y dégagent en général 6 à 8 % de rendement brut, parfois plus pour les gestionnaires professionnels. Les quartiers comme Provenza, hypercentrés sur la restauration et la vie nocturne, génèrent un flux de touristes constant, mais souffrent de nuisances sonores et de phénomènes comme la prostitution qui peuvent peser sur l’attractivité résidentielle.

Attention :

Pour l’investisseur, le défi est double : il doit d’abord vérifier scrupuleusement les règlements de copropriété, car de nombreux immeubles limitent fortement les séjours inférieurs à 30 jours. Ensuite, il doit arbitrer entre la location très courte durée (type Airbnb) et des locations meublées de moyenne durée (1 à 6 mois) destinées à une clientèle plus posée, comme les télétravailleurs, les étudiants de master ou les cadres en mission.

Laureles et Envigado : la montée en puissance des “alternatives” plus authentiques

En réaction à la saturation d’El Poblado, des quartiers comme Laureles ou Envigado ont connu une véritable renaissance. Laureles, à l’ouest du centre, conjugue rues arborées, cafés de quartier, vie nocturne plus détendue et excellent accès au métro. Les prix s’y situent entre 5 et 7 millions de COP par m², avec une progression rapide des loyers (jusqu’à +81 % en 2023 sur certains segments).

a classé Laureles parmi les ‘quartiers les plus cool du monde’, ce qui a renforcé son image auprès des voyageurs internationaux. La demande de locations meublées y est très forte, avec un meilleur ratio prix/rendement qu’à El Poblado. Pour un investisseur visant un mix rendement / plus‑value, Laureles apparaît comme l’un des meilleurs paris de Medellín.

Time Out

Envigado, au sud de la ville, offre une ambiance plus familiale, quasi suburbaine, avec de bonnes écoles et une excellente perception de sécurité. Les prix y sont comparables à Laureles, souvent légèrement inférieurs à El Poblado pour des surfaces plus généreuses, ce qui convient particulièrement aux familles expatriées ou aux Colombiens de classe moyenne supérieure. En termes d’investissement, Envigado joue la carte de la stabilité : loyers moins spectaculaires, mais vacance limitée et revente plus facile à une clientèle propriétaire finale.

Des secteurs émergents comme Sabaneta, Robledo ou Aranjuez complètent le tableau. Les prix y sont de 30 à 40 % inférieurs à ceux d’El Poblado, ce qui laisse un fort potentiel d’appréciation à moyen terme, surtout à proximité des nouvelles lignes de transport. Une étude a montré que les logements situés à moins de 300 mètres d’une station de tram bénéficiaient d’une prime de prix sensible, ce qui milite pour une approche “transport‑orientée” de l’investissement à Medellín.

Cartagena : le laboratoire de la location saisonnière

Cartagena occupe une place à part dans le paysage colombien. Ville portuaire caribéenne, deuxième destination touristique du pays, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, elle offre un terrain de jeu privilégié pour la location courte durée, avec un marché déjà très sophistiqué.

La ville compte près de 8 800 annonces actives sur Airbnb, quasiment toutes orientées vers une clientèle internationale (près de 100 % des voyageurs sur certaines périodes). Le séjour moyen tourne autour de 208 nuits par an, avec des revenus annuels moyens de 17 000 dollars par logement et un tarif journalier moyen de 85 dollars. Les meilleurs 10 % d’annonces dépassent 4 000 dollars de revenus mensuels, avec des taux d’occupation supérieurs à 80 % en haute saison.

Centre Historique et Getsemaní : rendement maximal, barrières d’entrée élevées

Le Centre Historique (Ciudad Amurallada) est le marché le plus exclusif du pays. Les propriétés coloniales restaurées y valent désormais entre 1 et 10 millions de dollars, après avoir connu une multiplication des prix par 3 à 6 entre 2004 et 2009. Les prix au mètre carré pour un bien rénové se situent rarement sous les 10 millions de COP, souvent bien au-delà pour les produits d’exception.

65 à 70

Le taux d’occupation moyen annuel d’un appartement de 2 chambres, pouvant générer des rendements nets de 7 à 9 %.

Le voisin Getsemaní, autrefois quartier populaire marginalisé, s’est métamorphosé en cœur culturel branché, au point de figurer dans la liste de Forbes des douze quartiers les plus “cool” du monde. Les tarifs nuitées y sont proches de ceux du centre historique (120 à 280 dollars pour un 2‑chambres), avec des taux d’occupation annuels de 60 à 65 % et des rendements comparables (8 à 12 % bruts). La densité d’hôtels (plus de 100) témoigne de l’intensité du phénomène touristique.

Bon à savoir :

Le marché locatif à Cartagena est principalement limité par le coût d’entrée et un cadre réglementaire strict pour les locations de courte durée (moins de 30 jours). Cela inclut l’inscription au registre national du tourisme (RNT), l’obtention de licences locales et le respect des restrictions imposées par de nombreuses copropriétés. Néanmoins, le marché s’est professionnalisé, avec plus de 90% des annonces actives détenant une licence en 2026.

Bocagrande, El Laguito, La Boquilla : diversification en front de mer

Pour des budgets plus contenus, tout en restant dans le segment balnéaire, Bocagrande joue le rôle de “Poblado de la mer”. Ce front de mer moderne, jonché de tours d’appartements, de centres commerciaux et d’hôtels, propose des 2‑chambres loués entre 90 et 250 dollars la nuit. Les taux d’occupation y sont plus réguliers sur l’année, avec une moyenne d’environ 58 à 65 %, des revenus bruts mensuels de 1 700 à 2 200 dollars et des rendements bruts de 6 à 10 %.

Selon une étude d’Airbtics, Bocagrande comptait plus de 1 200 annonces actives, avec un revenu annuel moyen de 24 000 dollars, une occupation de 64 % et un tarif journalier moyen de 102 dollars. Les coûts d’exploitation y sont un peu plus élevés (40 à 45 % des revenus), ce qui laisse des rendements nets de 6 à 8 % pour les opérateurs efficaces.

El Laguito, voisin immédiat, présente un profil similaire mais avec des tarifs légèrement inférieurs (ADR autour de 74 dollars, revenu annuel moyen de 15 800 dollars, occupation de 58 %). Les rendements bruts y gravitent aussi entre 6 et 10 %, avec un horizon de remboursement de 10 à 13 ans.

50-58

Taux d’occupation annuel de La Boquilla, un marché en consolidation attirant une clientèle en quête de calme.

Airbnb vs location longue durée : un arbitrage chiffré

L’un des atouts de Cartagena réside dans l’écart très net entre les revenus générés par une location courte durée et ceux d’une location classique. Un appartement de 2 chambres qui dégage entre 1 200 et 2 000 dollars nets par mois sur Airbnb n’engendrerait souvent que 600 à 1 200 dollars de loyer brut en bail classique. Cette différence explique pourquoi la ville est devenue l’un des laboratoires de la location saisonnière en Amérique latine.

Un tableau simplifié permet de visualiser cette différence :

SecteurType de bienRevenu net mensuel estimé (Airbnb)Revenu brut mensuel (bail long terme)
Centre hist.2‑chambres1 500–2 600 USD800–1 200 USD
Getsemaní2‑chambres1 500–2 400 USD700–1 000 USD
Bocagrande2‑chambres1 200–1 800 USD600–900 USD
El Laguito2‑chambres1 000–1 500 USD500–800 USD

Bien sûr, cette surperformance a un prix : gestion plus complexe, risque de saisonnalité (baisse de 30 à 40 % des occupations en basse saison), charges d’exploitation plus lourdes (ménage, utilities, commission plateforme, gestionnaire professionnel). Mais en moyenne, les appartements de court séjour à Cartagena affichent une rentabilité “cash-on-cash” d’environ 9 %, avec un retour du capital en 9 à 13 ans, hors plus‑value.

Cali : rendements costauds et montée en gamme de certains quartiers

Souvent moins médiatisée que Bogotá ou Medellín, Cali, troisième ville du pays, offre pourtant un cocktail intéressant pour l’investisseur : prix inférieurs, rendements parfois très élevés et un marché en mutation, poussé par le tourisme, la tech et la santé.

Le prix médian d’un appartement s’y situe autour de 4,56 millions de COP par m², significativement moins cher que Bogotá ou Medellín. Les rendements bruts y varient entre 4,8 % et près de 10 %, avec une moyenne de 7,3 %, certains segments 3‑chambres atteignant même près de 10 % de rendement brut.

La ville bénéficie d’une économie dynamique – l’une des plus rapides du pays – adossée à un hinterland agro‑industriel et à la proximité du port de Buenaventura, qui gère plus de 40 % des exportations pacifiques de la Colombie. Le tourisme y a bondi récemment (34 % de hausse sur une année), avec plus de 640 000 visiteurs internationaux en 2023 et un essor spectaculaire de la danse salsa, du tourisme médical et des grands événements (Feria de Cali, conférences, COP16…).

Dans ce contexte, certains quartiers se distinguent nettement.

Ciudad Jardín, Santa Mónica, Normandía : le triangle résidentiel haut de gamme

Au sud, Ciudad Jardín concentre une grande partie de la richesse de Cali. Villas entourées de jardins, centres commerciaux haut de gamme, écoles privées et espaces verts en font un quartier résidentiel très recherché. Les appartements s’y vendent autour de 4,56 millions de COP par m² (environ 1 150 dollars), tandis que des maisons individuelles peuvent atteindre plusieurs millions de dollars. Le segment des maisons de luxe a vu le nombre d’annonces croître de près de 20 %, signe d’un marché haut de gamme en consolidation.

Au nord, Santa Mónica joue un rôle similaire, mêlant centres commerciaux majeurs (Chipichape, Pacific Mall), hôtel 5 étoiles (Spiwak) et scène gastronomique montante. Les locataires y sont des cadres, entrepreneurs et familles aisées. Les rendements locatifs y sont plus modérés, mais l’horizon de plus‑value reste intéressant à mesure que le nord de Cali se gentrifie.

Normandía, également au nord, profite de l’essor des professions tech. À proximité des collines des “Trois Croix”, ce quartier résidentiel attire des professionnels du numérique en quête de calme, de vues dégagées et de connexions rapides. C’est typiquement une zone où l’on peut miser sur la montée en gamme des résidences et une progression progressive des loyers.

Granada, El Peñón, San Antonio, Centenario : l’axe idéal pour la courte durée

Dans le nord‑ouest et le centre historique étendu, un autre ensemble de quartiers attire l’attention des investisseurs orientés “short stay”. Granada s’est imposé comme un véritable district gastro : bars à cocktails, restaurants tendance, cafés, boutiques. Les taux d’occupation Airbnb y sont parmi les plus élevés de la ville.

8-10

Le rendement brut généré par un immeuble de rapport à Granada, dont le prix était d’environ 660 000 dollars.

À El Peñón, quartier voisin très piétonnier proche de parcs, musées et restaurants, un immeuble de 7 unités de location courte durée produisait 450 à 530 millions de pesos de revenus annuels pour un prix demandé de 6 millions de COP par m² (environ 680 000 dollars). Là encore, le rendement brut avoisinait les 8 à 10 %, avec une forte demande portée par le tourisme, les événements et le tourisme médical.

San Antonio, colline historique aux maisons coloniales, mêle ateliers d’artistes, musées et résidences d’art. Les prix y ont progressé d’environ 4 % récemment, avec un prix médian avoisinant 320 000 dollars pour une maison, reflet d’un processus de gentrification en cours. Pour un investisseur patient, c’est un quartier à fort potentiel de plus‑value, même si la rentabilité locative immédiate dépend beaucoup de la qualité de gestion en courte durée.

Centenario, un peu plus au nord, a vu un immeuble rénové de 12 unités de location courte durée générer entre 720 et 950 millions de pesos de revenus par an, ce qui confirme le potentiel de ce corridor nord‑ouest pour des stratégies “multi‑unités” (achat d’immeubles entiers, mutualisation des services et optimisation des taux d’occupation).

Santa Teresita, Aguacatal, La Flora : opportunités et repositionnements

Le long de la rivière, Santa Teresita devient un aimant pour retraités, attirés par le climat doux, le coût de la vie maîtrisé et la proximité d’une offre médicale de premier plan (l’hôpital Fundación Valle del Lili est une référence nationale). L’attractivité du visa retraité colombien, combinée à des exonérations partielles sur les pensions étrangères, renforce le potentiel de ce segment. Pour un investisseur, cela ouvre la voie à des résidences services pour seniors ou des appartements de standing adaptés à ce public.

Bon à savoir :

Le quartier Aguacatal, intégré au corridor vert de la rivière Cali, se développe comme un écoquartier avec des constructions durables et à haute performance énergétique. Soutenus par la politique nationale et des financements verts, les logements équipés de technologies smart home et écoénergétiques devraient voir leur valeur augmenter, alignés avec l’objectif de neutralité carbone de la Colombie pour 2050.

La Flora, ancien quartier résidentiel tranquille du nord, a vu ses prix reculer récemment, signe d’un déplacement de la demande vers d’autres poches plus dynamiques. Ce reflux peut toutefois constituer une fenêtre d’achat contrariante pour qui anticipe un rebond, notamment en finalisant des rénovations orientées vers la location meublée moyenne durée pour cadres ou étudiants.

Barranquilla : hub économique caraïbe et rendements réguliers

Capitale du département de l’Atlántico, Barranquilla est d’abord un géant économique : plus de 1,3 million d’habitants dans la ville, plus de 2,28 millions dans l’aire métropolitaine, un PIB régional de plus de 17 milliards de dollars et des exportations ayant bondi de 61 % entre 2019 et 2023. La métropole se distingue par son industrie, ses ports et ses zones franches. Elle a été classée par le Financial Times parmi les 100 villes mondiales les plus dynamiques en matière d’IDE, au 27e rang mondial et 3e d’Amérique latine.

7

Rendement brut moyen offert par le marché immobilier de Barranquilla, en pourcentage.

Les données synthétiques ci-dessous donnent une idée de la structure du marché résidentiel :

Type de bienMeilleurs quartiersPrix indicatif (USD)
2‑chambres appartementMiramar, Boston, El Prado50 000 – 100 000
3‑chambres appartementAlto Prado, Villa Country100 000 – 200 000
Maison moderneVilla Santos, Alto Prado100 000 – 250 000
Propriété de luxeRiomar, Altos de Riomar250 000 et plus
Bien à rénoverSan Felipe, El Prado30 000 – 70 000

Les quartiers phares pour un investisseur sont Alto Prado, Villa Santos, Riomar et Altos de Riomar, qui combinent pouvoir d’achat élevé, modernisation des infrastructures et bonne perception de sécurité. Avec des rendements bruts moyens de 6 à 7 %, une appréciation annuelle de 5 à 6 % et un coût de la vie relativement bas, Barranquilla constitue une option stratégique de diversification, notamment pour des stratégies de location longue durée à des familles et professionnels.

Le ratio prix/revenu y est beaucoup plus favorable qu’à Bogotá ou Cartagena, ce qui laisse une marge de progression des prix à long terme. Par exemple, le ratio prix/revenu y est de 9,3 contre plus de 20 à Bogotá et plus de 25 à Cartagena, ce qui signale un marché encore abordable mais en trajectoire ascendante.

Comment choisir son quartier en Colombie : grille de lecture pratique

Au-delà des noms de quartiers, investir en Colombie suppose de manier quelques clés de lecture communes à toutes les grandes villes du pays.

La première concerne la sécurité. Les écarts sont considérables entre le nord aisé de Bogotá (Usaquén, Chicó, Rosales) et des districts comme Ciudad Bolívar, Kennedy ou certains secteurs de Suba, où la criminalité reste élevée. Dans chaque ville, des zones comme Siloé ou Aguablanca à Cali, certains quartiers du centre de Bogotá ou de Cartagena sont à éviter pour un investisseur non averti. Le niveau d’estrato (de 1 à 6) donne un premier indicateur socio‑économique, mais doit être complété par des données de police et des témoignages locaux.

10 à 15

À Bogotá, la proximité d’une station de TransMilenio augmente typiquement la valeur d’un logement de 10 à 15 %.

La troisième dimension est la demande locative cible. Les quartiers se segmentent assez nettement :

– pour les nomades digitaux et expatriés : El Poblado, Laureles, Chapinero, Chapinero Alto, Usaquén, Chicó, quartiers historiques de Cartagena, Granada et El Peñón à Cali ;

– pour les familles de classe moyenne à supérieure : Cedritos, Santa Bárbara, Ciudad Jardín, Envigado, Alto Prado, Villa Santos ;

– pour les touristes courte durée : Centre Historique et Getsemaní à Cartagena, Bocagrande/El Laguito, La Candelaria (avec prudence), Granada, El Peñón, San Antonio.

Attention :

Avant d’investir, vérifiez les règles de copropriété (séjours de moins de 30 jours souvent interdits), l’inscription obligatoire au Registre National du Tourisme (RNT) pour les plateformes comme Airbnb, et les licences spécifiques requises par certaines municipalités comme Cartagena. Négliger ces vérifications est une erreur fréquente des investisseurs étrangers.

Enfin, l’infrastructure numérique gagne en importance à l’ère du télétravail. Les quartiers du nord de Bogotá, certaines parties de Medellín et les zones d’affaires de Cali bénéficient de débits internet de 50 à 100 Mbps, voire de plans premium à 200 Mbps pour 50 à 80 dollars par mois. Dans les quartiers centraux anciens, les vitesses peuvent chuter à 20‑50 Mbps. Pour un produit destiné aux nomades digitaux, cette différence peut faire ou défaire une stratégie locative.

Conclusion : composer un portefeuille de quartiers colombiens

Investir dans “Les meilleurs quartiers pour investir en Colombie” revient moins à chercher un graal unique qu’à composer un portefeuille géographique cohérent. Un investisseur peut, par exemple, combiner :

Stratégies d’investissement immobilier en Colombie

Un portefeuille diversifié pour optimiser rendements locatifs et plus-values sur les marchés clés du pays.

Stabilité à Bogotá

Appartement dans Chapinero Alto ou Usaquén pour un flux de loyers régulier en location longue ou moyenne durée.

Croissance à Medellín

Bien dans El Poblado ou Laureles pour maximiser le rendement locatif et la plus-value sur un marché en plein essor nomade.

Tourisme à Cartagena

Petit immeuble ou plusieurs unités à Getsemaní ou Bocagrande pour profiter du levier des locations saisonnières internationales.

Opportunités à Cali & Barranquilla

Actifs à fort rendement (>7%) dans les quartiers prisés de Cali (Granada, El Peñón, San Antonio) ou Barranquilla (Alto Prado, Villa Santos) pour saisir le potentiel de marchés sous-cotés.

Dans tous les cas, la discipline de due diligence reste la même : certificat de tradition et liberté à jour, vérification des dettes et charges, lecture des règlements de copropriété, contrôle du zonage, analyse fine de la sécurité de micro‑secteur. Combinée à une compréhension des dynamiques urbaines locales – transports en construction, projets d’infrastructure, évolution réglementaire des locations – elle permet de transformer un simple pari immobilier en stratégie d’investissement solide à l’échelle d’un pays qui s’impose comme l’un des plus attractifs d’Amérique latine.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel en Colombie pour rechercher du rendement locatif et une exposition au peso colombien. Budget alloué : 400 000 à 600 000 dollars, sans recours au crédit.

Après analyse de plusieurs marchés (Bogotá, Medellín, Carthagène), la stratégie retenue a consisté à cibler un appartement ou une maison individuelle dans un quartier en forte croissance de Medellín ou de la côte caraïbe, combinant un rendement locatif brut cible proche de 10 %plus le rendement est grand, plus le risque est important – et un potentiel de valorisation à moyen terme, avec un ticket global (acquisition + frais + travaux légers) d’environ 500 000 dollars. La mission a inclus : sélection de la ville et du quartier, mise en relation et prise en charge par un réseau local (agent immobilier, avocat, fiscaliste), choix de la structure la plus adaptée (propriété directe ou société locale) et définition d’un plan de diversification dans le temps.

Vous recherchez de l'immobilier rentable : contactez-nous pour des offres sur mesure.

Décharge de responsabilité : Les informations fournies sur ce site web sont présentées à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils financiers, juridiques ou professionnels. Nous vous encourageons à consulter des experts qualifiés avant de prendre des décisions d'investissement, immobilières ou d'expatriation. Bien que nous nous efforcions de maintenir des informations à jour et précises, nous ne garantissons pas l'exhaustivité, l'exactitude ou l'actualité des contenus proposés. L'investissement et l'expatriation comportant des risques, nous déclinons toute responsabilité pour les pertes ou dommages éventuels découlant de l'utilisation de ce site. Votre utilisation de ce site confirme votre acceptation de ces conditions et votre compréhension des risques associés.

RETROUVEZ-MOI RÉGULIÈREMENT DANS LA PRESSE

Découvrez mes dernières interventions dans la presse écrite, où j'aborde divers sujets.

A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

Retrouvez-moi sur les réseaux sociaux :
  • LinkedIn
  • Twitter
  • YouTube
Nos guides :