Les meilleurs conseils pour vendre une propriété rapidement en Colombie

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Vendre un bien immobilier en Colombie peut être très rentable… mais rarement rapide si l’on s’y prend mal. Le marché est dynamique, les prix ont augmenté en moyenne de près de 60 % en cinq ans, mais il reste peu liquide : beaucoup de logements restent en vente des mois, voire des années, surtout quand ils sont mal positionnés, mal présentés ou mal diffusés.

Bon à savoir :

Pour vendre rapidement un bien en Colombie, il est essentiel d’adopter une approche stratégique. Cela implique de comprendre le marché local, de choisir les bons canaux de publication, de fixer un prix réaliste, de bien préparer le bien pour les visites, de maîtriser les techniques de négociation et d’anticiper les aspects juridiques et fiscaux. Une stratégie complète, basée sur des données concrètes et les usages locaux, permet de vendre vite sans brader son bien.

Comprendre le marché colombien avant de fixer sa stratégie

Avant de parler d’annonces, de photos ou de visites, il est crucial de situer votre bien dans la réalité du marché colombien. Cela influence directement la vitesse de vente et le type d’acheteur que vous pouvez espérer attirer.

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Pourcentage d’augmentation des prix résidentiels en Colombie entre 2016 et 2026.

Dans ce contexte, la tentation est forte de surévaluer son bien pour « profiter » de la hausse. C’est exactement ce qui condamne beaucoup de propriétés à rester 8 ou 9 mois sur le marché, voire plus. Une étude Asobancaria / Galería Inmobiliaria a montré qu’en estratos 4, 5 et 6, le délai moyen de vente approchait 8,9 mois. À Bogotá, certains biens se vendaient en 270 jours en moyenne. À l’inverse, les biens correctement évalués, bien situés et bien présentés se vendent nettement plus vite, surtout dans les grandes villes comme Bogotá, Medellín ou Cartagena, où la demande reste soutenue.

Exemple :

Les indices de prix révèlent un marché globalement équilibré, mais avec des dynamiques différentes selon les segments. Dans le segment intermédiaire, les acheteurs bénéficient d’un léger avantage. En revanche, les conditions sont favorables aux vendeurs sur le haut de gamme, notamment dans les quartiers premium comme El Poblado, Chapinero, Usaquén ou Bocagrande, où l’offre de biens de luxe est limitée. Concrètement, cela signifie qu’une stratégie de prix agressive peut être justifiée pour la vente d’un penthouse avec vue à El Poblado, alors qu’elle serait beaucoup moins adaptée pour un appartement standard en périphérie de villes comme Cali ou Soacha.

Fixer le bon prix dès le départ

La question du prix est la clé pour vendre vite en Colombie. Trop haut, vous n’aurez pas de visites. Trop bas, vous perdrez de l’argent. L’enjeu est d’être juste, tout en laissant un peu de marge pour la négociation, qui fait partie intégrante de la culture locale.

S’appuyer sur des données objectives

En Colombie, il n’existe pas de MLS national au sens nord-américain du terme. La plupart des agences ne travaillent pas en exclusivité et un même bien peut apparaître à des prix différents selon l’intermédiaire. Pour autant, plusieurs outils permettent d’obtenir une bonne idée de la valeur de marché :

Les grands portails comme Finca Raíz et Metrocuadrado, qui concentrent la majorité du trafic national.

Les statistiques de prix au mètre carré par ville, par quartier et par type de bien.

– Les informations de voisinage (prix récents dans l’immeuble ou la résidence).

– Les évaluations professionnelles (avalúos) réalisées par des experts inscrits auprès des associations comme Asolonjas ou la Lonja de Propiedad Raíz.

3.45

Le prix moyen national d’un appartement en Colombie est d’environ 3,45 millions de COP par mètre carré.

Pour aller au-delà des moyennes, il est utile de calculer un prix de base simple : déterminer la plage de prix/m² pour votre type de bien (appartement/maison), dans votre quartier, en prenant en compte l’âge de l’immeuble, puis multiplier par la surface « construida » réellement habitable (hors terrasses ouvertes et patios non couverts). Les éléments exceptionnels (vue dégagée, piscine, grand balcon, jacuzzi, jardin, équipements premium, quartier en pleine revalorisation ou près d’un futur métro) justifient de majorer légèrement cette base.

Intégrer la culture de la négociation

En Colombie, négocier est une norme sociale autant qu’économique. Les études montrent que l’écart médian entre prix affiché et prix de vente réel se situe autour de 6 % pour les reventes. Dans beaucoup de villes, notamment pour les classes moyennes, sellers et buyers anticipent une marge de 10 à 15 %.

Attention :

Fixer un prix jugé « juste » sans marge peut être perçu comme une rigidité par l’acheteur, qui ne ressent pas la satisfaction d’une négociation. À l’inverse, surévaluer le prix de 25% dans l’espoir de toucher un acheteur peu informé est une stratégie risquée : elle allonge le délai de vente, accumule des jours de visibilité sur les portails, et finit par donner au bien une image de produit « brûlé » ou problématique.

Une approche efficace pour vendre vite consiste à :

calculer une valeur de marché réaliste à partir des données disponibles ;

– ajouter une marge modérée de 5 à 10 % selon l’urgence et le type de bien ;

– être prêt à concéder 5 à 10 %, rarement plus, lors des négociations.

Le tableau ci‑dessous illustre différentes stratégies de prix en fonction de votre priorité.

Situation du vendeurPositionnement conseillé vs valeur de marchéMarge de négociation attendueImpact probable sur le délai de vente
Vente très urgente (besoin de liquidité)−2 à +2 %3–6 %Court (fort volume de visites)
Vente dans un délai raisonnable+5 %5–10 %Moyen à court
Vente sans urgence, bien très premium+8 à +10 %8–12 %Moyen à long

L’erreur la plus coûteuse, pour le temps comme pour l’argent, consiste à surévaluer fortement, à constater l’absence de visites, puis à réduire progressivement en restant toujours au-dessus du marché. Il vaut mieux arriver « juste » dès le départ, car les premières semaines sont décisives en termes de visibilité et de perception.

Choisir les bons canaux de diffusion

Même le meilleur prix ne vendra pas un bien si personne ne le voit. Or, le paysage numérique colombien est très concentré : deux portails dominent largement le trafic national et devraient figurer systématiquement dans votre plan de diffusion si vous voulez vendre rapidement.

Prioriser Finca Raíz et Metrocuadrado

Selon les données de fréquentation, Finca Raíz (fincaraiz.com.co) est la plateforme immobilière la plus visitée de Colombie, avec environ 2,7 millions de visites par mois. Metrocuadrado (metrocuadrado.com) arrive juste derrière, avec un peu plus de 2 millions de visites mensuelles. À eux deux, ces sites concentrent environ 78 % des visites sur les portails immobiliers du pays.

En novembre 2025, Finca Raíz enregistrait environ 2,63 millions de visites, Metrocuadrado 2,16 millions et Ciencuadras (troisième acteur) 930 000. Les autres plateformes (Mitula, Trovit, Estrenar Vivienda, Properati, Nuroa, etc.) se partagent les 22 % restants, souvent avec des volumes relativement faibles.

Une évaluation de leur efficacité place Finca Raíz et Metrocuadrado en tête, notées 5/5. Ciencuadras n’obtient que 3/5. Les sites agrégateurs comme Mitula, Trovit ou Estrenar Vivienda, de même que des campagnes Google Ads ou Meta Ads gérées par des particuliers, sont jugés peu rentables (notes entre 0 et 1/5) pour un vendeur individuel.

Concrètement, pour vendre vite, il est fortement recommandé de :

publier au minimum sur Finca Raíz et Metrocuadrado ;

– éventuellement ajouter Ciencuadras comme canal secondaire ;

– ne pas investir de budget significatif sur les sites à faible trafic.

Comprendre les coûts et optimiser son budget

Finca Raíz ne propose plus d’annonces gratuites. Un avis de base coûte environ 51 600 COP, et des options de mise en avant (annonce « destacada ») vont de 80 000 à 250 000 COP par annonce selon la durée et le niveau de visibilité. La plateforme met également à disposition des outils d’intelligence artificielle pour rédiger des descriptions plus attractives et améliorer les visuels, un atout utile quand on n’est pas à l’aise avec l’écriture ou le marketing.

Astuce :

Metrocuadrado facture environ 52 400 COP pour une annonce basique. Cependant, la plateforme autorise jusqu’à deux annonces gratuites pour des biens situés en dehors des villes de Bogotá et Medellín. Des plans payants supplémentaires pour mettre en avant les annonces sont également disponibles.

Ciencuadras se distingue par un plan gratuit permettant de publier hasta tres bienes durante 90 días con 10 fotos cada uno. Un plan « Platinum » a 100 000 COP añade visitas virtuales y fotos 360°, y un otro forfait a 70 000 COP incluye una anuncio en la prensa papel.

Le tableau suivant résume les principaux paramètres de quelques grandes plateformes :

PlateformeTrafic mensuel estiméPlan gratuitCoût annonce basique (COP)Options de mise en avantAppréciation d’efficacité
Finca Raíz≈ 2,7 MNon≈ 51 60080 000 à 250 000 COP + IA pour optimisation5/5
Metrocuadrado> 2 M2 annonces hors Bogotá/Med.≈ 52 400Plans premium variés5/5
Ciencuadras≈ 0,9 MOui (3 biens / 90 j / 10 photos)Inclus dans gratuit« Platinum » 100 000 COP, presse 70 000 COP3/5
Mitula (agrégateur)≈ 500 000Non clair≈ 110 000 + TVA (source)Non précisé0–1/5
Trovit (classés gén.)≈ 300 000Oui souvent via agrégationVariablePeu ciblé immo (mélange autos, emplois, etc.)0–1/5
Estrenar Vivienda≈ 260 000Oui pour promoteurs surtoutVariableCiblé logements neufs VIS0–1/5 pour particulier

Pour un vendeur pressé, il est plus pertinent d’investir 100 000 à 200 000 COP dans de bonnes mises en avant sur Finca Raíz et Metrocuadrado que de diluer ce budget dans une multitude de petits portails peu consultés.

Ne pas négliger les canaux gratuits très puissants

Au‑delà des portails payants, certains canaux gratuits peuvent générer des contacts très qualifiés :

Canaux de vente complémentaires

Pour maximiser vos chances de vendre votre appartement en Colombie, combinez les portails immobiliers avec ces canaux locaux et très efficaces.

Facebook Marketplace

Publication gratuite et audience massive. Excellent pour capter des acheteurs locaux, surtout dans les grandes villes. Efficacité : 4/5.

Annonces ventaneras

Le panneau « Se vende » visible depuis la rue reste extrêmement efficace, surtout avec le bouche-à-oreille. Coût quasi nul, efficacité : 4/5.

Groupes WhatsApp et réseaux

Partager votre annonce dans les groupes familiaux, de quartier ou de travail peut déclencher des visites très rapidement.

En revanche, la publicité payante sur Google Ads ou Meta Ads (campagnes complexes sur Facebook/Instagram) n’est pas recommandée pour un particulier sans compétences marketing : la courbe d’apprentissage est importante, le risque de gaspiller le budget est élevé, et les retours sont jugés médiocres dans la plupart des cas.

Soigner la présentation : l’art du home staging à la colombienne

Si le prix et la visibilité déterminent le nombre de contacts, la présentation influe directement sur la vitesse de décision et le niveau des offres. Les études internationales sur le home staging montrent que :

77 % des agents côté acheteurs estiment que la mise en scène aide les visiteurs à se projeter ;

– les biens mis en scène se vendent jusqu’à 73 % plus vite ;

– ils peuvent obtenir jusqu’à 5 à 15 % de valeur en plus, voire 20 % dans certains cas ;

– 39 % des agents constatent une baisse sensible du temps passé sur le marché ;

– le retour sur investissement du staging peut atteindre plus de 500 %.

Même si ces chiffres proviennent d’études nord‑américaines, les mécanismes psychologiques sont universels : les acheteurs jugent un logement dans les 90 premières secondes, en grande partie sur l’ambiance, la luminosité, les volumes perçus et la cohérence des pièces.

Dépersonnaliser et désencombrer

En Colombie, beaucoup de logements sont très personnalisés : photos de famille, objets religieux, collections de bibelots, meubles lourds, couleurs vives. Cela correspond au mode de vie local, mais freine la projection des acheteurs.

L’objectif du staging est de transformer votre maison en « produit » neutre, qui puisse plaire à un maximum de personnes.

Objectif du staging

retirer la majorité des objets personnels (photos, souvenirs, collections) ;

vider au moins la moitié du mobilier, surtout les pièces massives qui rétrécissent visuellement l’espace ;

– louer un box ou utiliser une cave pour stocker ce qui n’est pas indispensable pendant la vente ;

– éviter de bourrer les placards : les acheteurs ouvrent les armoires et les débarras, et un rangement saturé donne l’impression d’un manque de place.

Dans les cités verticales de Bogotá ou Medellín, où les surfaces sont parfois limitées, cette étape fait des miracles : un salon encombré paraît soudain beaucoup plus grand après la suppression de quelques canapés et vitrines.

Luminosité, couleurs et circulation

La lumière est un élément clé pour séduire rapidement. Le climat colombien permet presque partout de profiter de la lumière naturelle, à condition de ne pas l’étouffer :

Astuce :

Pour rendre un espace plus lumineux et accueillant, remplacez les rideaux épais par des voilages clairs. Pensez également à ouvrir complètement les stores et à laver les vitres avant chaque visite pour maximiser l’entrée de la lumière. En complément, ajoutez des lampes dans les zones naturellement sombres comme les couloirs, les entrées ou les salles de bains sans fenêtres.

Les couleurs jouent aussi un rôle déterminant. Les teintes neutres (blanc cassé, beige, gris clair) facilitent la projection et se marient avec tous les styles. Un mur jaune vif ou vert pomme, courant dans certains intérieurs, peut être repeint à moindre coût et rendre le bien beaucoup plus « vendable ».

Enfin, la disposition du mobilier influence la perception des volumes. Une bonne pratique consiste à « décoller » les meubles des murs, à créer des îlots conviviaux (coin salon, coin lecture) et à placer les plus grosses pièces à gauche en entrant, avec des éléments de taille décroissante vers la droite. Les tapis délimitent les espaces dans les salons ouverts.

Le tableau ci‑dessous résume les priorités de mise en scène par pièce, d’après les études de marché :

PièceFréquence de staging par les prosImportance pour l’acheteurEffet sur la décision
Salon / séjour83 %Très élevéeDécisif pour la première impression
Cuisine76 %Très élevéeÉvalue la fonctionnalité
Chambre principale69 %ÉlevéeProjette la vie quotidienne
Salle à manger66 %Moyenne à élevéeImage de convivialité
Chambres secondairesPlus faibleMoyenneImpact limité sur le prix
Salles de bains secondairesPlus faibleMoyenneÀ soigner mais sans excès

Nettoyage, petites réparations et attrait extérieur

Un bien propre et entretenu se vend toujours plus vite. En Colombie, où l’humidité, les infiltrations ou les finitions approximatives ne sont pas rares, un pré‑diagnostic technique peut vous permettre de corriger à l’avance ce qui effraiera les acheteurs : taches d’humidité, joints moisis, interrupteurs bancals, robinets qui fuient, fissures visibles, carrelages décollés.

Astuce :

Réaliser une inspection pré‑vente, même de manière informelle, permet d’identifier d’éventuels problèmes techniques ou esthétiques du bien. Cela offre l’opportunité d’effectuer des réparations ou des ajustements avant la mise sur le marché, de présenter le bien sous son meilleur jour aux acheteurs potentiels et d’établir un prix de vente plus précis et justifié. Cette démarche proactive peut ainsi faciliter et accélérer la transaction.

éviter les mauvaises surprises lors de l’inspection de l’acheteur ;

réduire les demandes de concessions en fin de négociation (études internationales estiment qu’on peut éviter jusqu’à 65 % de ces demandes si les problèmes ont été anticipés) ;

– renforcer la confiance de l’acheteur, qui perçoit un bien « prêt à emménager ».

Les travaux prioritaires concernent généralement :

toiture et étanchéité (surtout pour les maisons ou derniers étages) ;

plomberie (fuites, pression d’eau, état des sanitaires) ;

– électricité (tableau, prises, conformité de base) ;

– peinture intérieure dans des tons neutres ;

– petites menuiseries (portes qui coincent, poignées qui lâchent) ;

– nettoyage approfondi de la cuisine et des salles de bains.

L’attrait extérieur, ou « curb appeal », ne doit pas être négligé : façade propre, entrée soignée, plantes en pot, éclairage fonctionnel. Dans un ensemble fermé, un balcon bien entretenu, sans linge qui sèche, avec quelques plantes, donne immédiatement une image plus valorisante.

Construire une annonce irrésistible

Une fois le bien préparé et le prix fixé, la qualité de l’annonce fera la différence entre quelques clics tièdes et un flot de messages sérieux. Avec plus de 7 000 ou 16 000 résultats sur certains portails selon les villes, votre annonce doit se démarquer clairement.

Photographies : votre meilleure arme commerciale

Les acheteurs colombiens commencent de plus en plus leur recherche en ligne. Dans un pays où plus de 70 % de la population a accès à Internet et passe en moyenne 3,5 heures par jour sur les réseaux sociaux, les images sont devenues le filtre numéro un.

200000-400000

Investir ce montant en COP dans un reportage photo pour une annonce immobilière est souvent amorti dès le premier jour grâce aux visites supplémentaires générées.

Pour maximiser l’impact visuel :

photographier chaque pièce bien rangée, en pleine lumière ;

mettre en avant les vues (sur la ville, la montagne, la mer) ;

– éviter voitures, personnes, fils électriques, panneaux « Se vende » dans le cadre ;

– proposer un plan de circulation visuel cohérent (séquence entrée – salon – cuisine – nuit).

Certains portails comme Ciencuadras ou des agences haut de gamme proposent des visites virtuelles ou des photos 360°, très efficaces pour les acheteurs étrangers ou les Colombiens résidant dans une autre ville.

Rédiger une description complète et honnête

La description doit combiner précision technique et mise en valeur. Exagérer ou dissimuler des défauts est contre‑productif : les visites déçues font perdre du temps et alimentent la méfiance.

Une bonne fiche regroupe au minimum :

localisation (ville, quartier, éventuellement proximité de transports majeurs : Metro, TransMilenio, futur métro de Bogotá, etc.) ;

– type de bien (appartement, maison, finca, terrain) ;

surface « construida » et surface des extérieurs (balcon, terrasse, jardin) ;

– nombre de chambres et de salles de bains ;

– âge de la construction, estrato, étage, nombre d’étages de l’immeuble ;

– charges de copropriété, taxe foncière approximative ;

– liste claire des commodités : parking couvert, ascenseur, sécurité 24h, piscine, salle de sport, zones vertes, jeux pour enfants ;

– éléments différenciants : vue, rénovations récentes, cuisine ouverte, home office, etc.

Pour un bien destiné aussi à des investisseurs, mentionner la rentabilité locative potentielle (yields moyens dans le quartier, possibilité de location touristique si la copropriété l’autorise) peut accélérer la décision.

Gérer visites et négociations à la colombienne

Une fois les contacts générés, la vitesse de vente va dépendre de votre capacité à organiser les visites, à répondre vite et à négocier efficacement.

Flexibilité et réactivité

Pour vendre vite, il faut être disponible. Les acheteurs colombiens travaillent beaucoup et apprécient les visites en soirée et le week‑end. Être capable d’ouvrir le logement sur des créneaux souples augmente fortement vos chances de transformer un contact en proposition.

Deux comportements accélèrent les ventes :

répondre rapidement à tous les messages, surtout via WhatsApp, canal privilégié en Colombie ;

confirmer et rappeler les rendez‑vous (beaucoup de visites sont annulées au dernier moment faute de rappel).

Pendant la visite, éviter de surcharger le discours. Mieux vaut laisser l’acheteur découvrir, répondre aux questions, souligner les atouts sans occulter les faiblesses (par exemple, mentionner un futur projet d’infrastructure plutôt que de le cacher).

Anticiper les tactiques de négociation

Les études sur la négociation montrent que dans la majorité des transactions, les acheteurs obtiennent une réduction : 88 % des compradores interrogés confirment obtenir un rabais sur le prix affiché, et 6 vendeurs sur 10 finissent par céder sur le prix durant la discussion.

Les tactiques les plus fréquentes côté acheteurs sont :

« Nous avons besoin d’un meilleur prix » sans argument précis ;

« Rencontrons‑nous au milieu » même si le « milieu » est arbitraire ;

– l’annonce d’un budget initial très bas pour ancrer la discussion ;

– l’usage de délais très serrés pour vous pousser à décider ;

– l’invocation de défauts réels ou exagérés pour réclamer une baisse.

Pour ne pas brader, il est utile d’appliquer quelques principes simples, issus des recherches sur les top performers en négociation :

Astuce :

Pour négocier efficacement la vente d’un bien, adoptez les principes suivants : soyez prêt à renoncer, car ne pas « avoir besoin » de vendre à tout prix renforce votre position. Commencez toujours par mettre en avant la valeur du bien (localisation, travaux, équipements, rareté) avant d’aborder le prix. Prenez le contrôle en encadrant la discussion : proposez un agenda, un rythme d’échanges et des délais raisonnables. Préparez à l’avance vos concessions possibles (sur le prix, le délai de remise des clés, l’inclusion de meubles) et définissez clairement ce qui est non négociable. Enfin, n’accordez jamais une concession sans contrepartie ; échangez-la par exemple contre un paiement plus rapide ou moins de conditions suspensives.

Les meilleurs négociateurs, selon les études, sont plusieurs fois plus susceptibles d’atteindre leur prix cible que les autres et se disent 12,5 fois plus satisfaits du résultat.

Tenir compte du profil d’acheteur

En Colombie, la majorité des acheteurs sont locaux. Les étrangers représentent moins de 1 % des acquisitions à Bogotá et Medellín, 2 à 3 % à Cartagena. Cela signifie que votre stratégie de négociation doit surtout s’adapter à des Colombiens habitués à marchander, souvent avec un accès au crédit limité et un fort attachement au prix facial.

Beaucoup d’acheteurs :

– cherchent un financement bancaire dans un contexte de taux encore élevés (autour de 11–12 % pour les prêts immobiliers) ;

– anticipent une remise « culturelle » du prix initial ;

– sont sensibles au montant des taxes et frais annexes.

Être prêt à expliquer clairement les coûts (commission éventuelle, Impuesto de Registro, Retención en la fuente, etc.) et à proposer un découpage équilibré des frais de clôture peut rassurer et accélérer la signature.

Gérer le cadre légal sans ralentir la vente

Rien ne retarde autant une vente qu’un problème de titres ou de fiscalité découvert au dernier moment. À l’inverse, un dossier juridique « propre » rassure l’acheteur et permet de conclure plus vite.

Mettre à jour toute la documentation

Avant même de publier votre annonce, il est recommandé de réunir :

Attention :

Pour une vente immobilière en Colombie, il est impératif de réunir des documents clés prouvant la propriété, la situation financière et la légalité du bien. Ceux-ci incluent : le titre de propriété (escritura) ; un Certificado de Tradición y Libertad récent, attestant de l’historique juridique et des éventuelles charges ; les reçus d’impôt foncier (Predial) à jour ; les reçus de services publics sans arriérés ; le règlement de copropriété et les certificats de quitus si applicable ; ainsi que les permis de construire et certificats de paiement pour travaux municipaux le cas échéant.

La loi fiscale (et en particulier les évolutions appliquées depuis 2019) impose de déclarer la valeur commerciale réelle dans l’escritura. Déclarer un prix inférieur à la valeur cadastrale ou à la valeur de marché est illégal et expose à des redressements sévères de la DIAN, pouvant aller jusqu’à multiplier la base taxable.

Anticiper les impôts et frais pour éviter les blocages

Vendre vite implique également de ne pas découvrir au dernier moment une facture fiscale impossible à régler. En Colombie :

Bon à savoir :

La vente d’un bien immobilier en Colombie est soumise à des règles fiscales spécifiques. Les plus-values après plus de deux ans de détention sont imposées à un taux spécifique (généralement 10-15%). Si la vente intervient avant deux ans, le gain est imposé comme revenu ordinaire (taux pouvant atteindre 39%). Une retenue à la source (Retención en la fuente) de 1% à 2,5% du prix de vente est prélevée par le notaire. Enfin, les frais de notaire et d’enregistrement (2,5% à 4,5% de la valeur) sont généralement partagés entre vendeur et acheteur.

Le tableau suivant donne un ordre de grandeur simplifié des principaux coûts côté vendeur :

Poste de coût pour le vendeurOrdre de grandeur habituelCommentaire
Retención en la fuente1 % du prix (mini)Retenue fiscale automatique
Impôt sur la plus‑value (ganancia ocasional)10–15 % du gain netSelon durée de détention, statut, année
Part des frais de notaire≈ 0,3–0,5 % du prix (souvent 50/50)Taux fixé par décret
Part de la taxe d’enregistrement≈ 1–1,7 % (souvent 50/50)Variable selon département/municipalité
Honoraires d’avocat (facultatif mais conseillé)Forfait (quelques centaines de milliers de COP à quelques millions)Sécurise juridiquement la transaction
Commission d’agence (si agent)3–4 % du prix + TVAGénéralement à la charge du vendeur

Une bonne pratique consiste à consulter un comptable ou un avocat fiscaliste dès le début du processus, pour évaluer la plus‑value probable, envisager une éventuelle réévaluation fiscale préalable du bien (pour réduire la base imposable) et vérifier si vous pouvez bénéficier d’exonérations (par exemple en cas de réinvestissement dans une autre résidence principale sous certaines conditions).

Faut‑il passer par un agent pour vendre vite ?

Vendre sans agent est parfaitement possible en Colombie, mais exige du temps, une bonne connaissance du marché et des bases juridiques solides. Le métier d’agent immobilier n’est pas réglementé : n’importe qui peut se présenter comme « asesor » et toucher une commission, des amis de la famille aux avocats.

Cela crée un écosystème très hétérogène, où coexistent :

Exemple :

Le marché se partage entre, d’une part, des agences structurées, parfois affiliées à la Lonja locale et à des réseaux internationaux, offrant un plan marketing, un suivi juridique et un accompagnement complet, et d’autre part, une multitude d’intermédiaires informels qui se limitent à diffuser des annonces et à percevoir une commission pour mise en relation.

Pour une vente rapide, l’agent peut être un accélérateur si :

il dispose vraiment d’une base de clients solvables ;

il maîtrise les portails clés (Finca Raíz, Metrocuadrado) ;

il sait filtrer les acheteurs douteux (risques de blanchiment, faux dossiers, etc.) ;

il connaît bien votre segment (estrato, quartier, type de bien).

En revanche, multiplier les intermédiaires désorganisés, chacun publiant le bien à un prix légèrement différent sur des sites variés, génère de la confusion et allonge le délai de vente.

Si vous décidez de travailler avec un agent, quelques règles aident à garder le contrôle :

Astuce :

Pour une collaboration efficace, privilégiez les agences membres d’une Lonja de Propiedad Raíz locale, généralement plus sérieuses. Formalisez l’accord par un mandat écrit, même non exclusif, en précisant la durée (ex: 6 mois), la commission (souvent 3%) et les obligations de chaque partie. Exigez de l’agence une stratégie de vente claire : identification des portails utilisés, plan pour le reportage, argumentaire commercial et canaux offline (panneaux, réseau). Enfin, restez décisionnaire sur le prix de vente tout en tenant compte des recommandations de marché de l’agent.

Pour des biens ciblant une clientèle étrangère ou d’investisseurs, certaines agences spécialisées dans Medellín, Bogotá ou Cartagena offrent aussi un relais international (diffusion sur des plateformes mondiales, sites en plusieurs langues), ce qui peut accélérer une vente haut de gamme.

Adapter la stratégie au type de bien et à la localisation

Les conseils généraux doivent toujours être adaptés au cas particulier de votre propriété. Un appartement d’estrato 3 à Soacha ne se vend pas comme un loft de luxe à Chapinero Alto, ni comme une maison de vacances à Cartagena.

Biens urbains classiques (estratos 3–4–5)

Dans ces segments, qui concentrent la majorité de l’offre (environ 80 % des logements entre 220 et 850 millions de COP), les acheteurs sont surtout des familles et des classes moyennes. Le marché est actuellement légèrement favorable aux acheteurs, surtout avec la hausse des taux passant par des niveaux supérieurs à 11 % pour les crédits.

Pour vendre vite :

insister sur la localisation (proximité des transports, écoles, commerces, sécurité du quartier) ;

proposer un état « clé en main » (réparations faites, peinture fraîche) pour limiter les dépenses immédiates de l’acheteur ;

– rester raisonnable sur la marge de négociation (5–10 %).

Biens haut de gamme (estrato 6, quartiers premium)

Les estratos 6 représentent seulement 3 à 4 % du parc résidentiel. L’acheteur local capable de payer au comptant ou avec un financement important est plus rare, mais la demande étrangère et d’investisseurs existe, surtout à Medellín, Bogotá et Cartagena.

66

Pourcentage d’appréciation des prix de l’immobilier haut de gamme en trois ans dans certains quartiers de Medellín.

Pour y vendre rapidement :

Astuce :

Pour cibler efficacement une clientèle internationale, il est recommandé de soigner la présentation du bien avec un home staging complet et des supports de qualité (photos professionnelles, vidéo, visite virtuelle). Il faut également diffuser l’annonce sur les portails immobiliers leaders ainsi que sur des plateformes ou auprès d’agences spécialisées à l’international. Enfin, il convient d’accepter des délais de négociation potentiellement plus longs, tout en visant un prix de vente ambitieux, justifié par la rareté et la qualité supérieure du bien.

Biens touristiques et de vacances

Dans des destinations comme Cartagena, Santa Marta ou certaines zones autour de Medellín (Guatapé, Rionegro), la demande des investisseurs locatifs est très dynamique, soutenue par la croissance du tourisme (plus de 6,2 millions de visiteurs internationaux en 2024) et du travail à distance.

Ces acheteurs regardent autant le potentiel locatif (rendements de 8 à 12 % dans les zones très touristiques) que le prix au mètre carré. Pour vendre vite à ce profil :

fournir des chiffres : historique de locations si le bien est déjà exploité, projections de rendement, taux d’occupation approximatifs ;

– clarifier la réglementation locale sur la location courte durée (Airbnb, etc.), sujet de plus en plus encadré, ce qui peut rassurer si tout est en règle ;

– insister sur les atouts recherchés par les visiteurs (vue mer, proximité plage, centre historique, sécurité, équipements, connexion Internet stable).

Suivre et ajuster sa stratégie en temps réel

Vendre vite. suppose d’accepter que la première version de votre stratégie ne sera pas forcément la bonne. Comme dans tout plan marketing, il faut mesurer, analyser et ajuster.

Quelques indicateurs simples à suivre :

nom de vues de votre annonce sur Finca Raíz et Metrocuadrado ;

nombre de messages ou appels reçus par semaine ;

taux de transformation visites / offres ;

commentaires récurrents des visiteurs (prix jugé élevé, manque de lumière, défaut structurel, etc.).

Bon à savoir :

Si votre bien a peu de visites après quatre à six semaines malgré une bonne visibilité en ligne, le prix est probablement trop élevé par rapport aux biens comparables. Un ajustement à la baisse de 5 à 10 % peut suffire à relancer l’intérêt, particulièrement dans un marché où les acheteurs surveillent activement les annonces.

À l’inverse, si les visites sont nombreuses mais qu’aucune offre n’arrive, le problème se trouve souvent du côté de la présentation (staging insuffisant, propreté, odeurs, impression de travaux) ou de détails juridiques (titres pas clairs, charges de copropriété très élevées, restrictions sur l’usage futur).

Dans tous les cas, rester informé de l’évolution macro du marchétaux d’intérêt, nouvelles réglementations fiscales, changements dans les subventions type Mi Casa Ya, projets d’infrastructure majeurs — vous permettra d’ajuster votre discours et, parfois, de décider qu’il vaut mieux accélérer ou, au contraire, temporiser.

En résumé

Vendre une propriété rapidement en Colombie n’a rien d’impossible, mais demande une approche structurée :

Bon à savoir :

Pour réussir la vente d’un bien en France, il est essentiel de maîtriser le marché local et de fixer un prix réaliste, adapté à la culture de la négociation. Privilégiez les grands portails immobiliers nationaux, complétés par des canaux gratuits comme Facebook Marketplace et un panneau ‘À vendre’. Préparez et mettez en scène le bien pour qu’il séduise immédiatement, avec une annonce impeccable : photos de qualité et description complète et honnête. Gérez les visites et la négociation de manière professionnelle, en contrôlant la valeur tout en prévoyant des marges de concession stratégiques. Enfin, anticipez rigoureusement les aspects juridiques et fiscaux pour éviter tout blocage de dernière minute.

En combinant ces éléments avec une dose de patience et de flexibilité, vous maximiserez vos chances d’obtenir ce que tout vendeur recherche : une transaction rapide, sûre, et au meilleur prix possible dans le contexte colombien.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel en Colombie pour chercher du rendement locatif et une exposition au peso colombien. Budget alloué : 400 000 à 600 000 dollars, sans recours au crédit.

Après analyse de plusieurs marchés (Bogotá, Medellín, Carthagène), la stratégie retenue a consisté à cibler un appartement haut de gamme dans un quartier en forte croissance comme El Poblado (Medellín) ou Chico (Bogotá), combinant un rendement locatif brut cible d’environ 10 % – « plus le rendement est grand, plus le risque est important » – et un bon potentiel de valorisation à moyen terme, avec un ticket global (acquisition + frais + éventuels travaux légers) d’environ 500 000 dollars. La mission a inclus : sélection du marché et du quartier, mise en relation et prise en charge par un réseau local (agent immobilier, avocat, fiscaliste), choix de la structure la plus adaptée (propriété directe ou via société locale) et définition d’un plan de diversification dans le temps, afin d’intégrer cet actif colombien dans une stratégie patrimoniale globale et maîtriser les risques juridiques, fiscaux et locatifs.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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