Le marché des propriétés de luxe à Oman : un nouvel eldorado immobilier dans le Golfe

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

À l’heure où les capitaux affluent vers les grandes métropoles du Golfe, Le marché des propriétés de luxe à Oman se distingue comme une alternative plus sereine, plus abordable et étonnamment sophistiquée à des places déjà saturées comme Dubaï ou Doha. Derrière l’image d’un sultanat discret se cache un marché haut de gamme en plein décollage, soutenu par une croissance solide, une politique d’ouverture aux investisseurs étrangers et une stratégie de diversification économique ambitieuse avec Vision 2040.

Bon à savoir :

Le marché vise principalement les cadres expatriés, les familles fortunées et les investisseurs internationaux, attirés par le rendement, la stabilité et l’authenticité. Cette dynamique se concrétise par le développement de projets innovants comme les résidences brandées, les smart cities et les villes durables net zéro.

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Un marché de niche qui pèse déjà plusieurs milliards

Derrière son image de marché « émergent », le segment résidentiel haut de gamme d’Oman affiche des volumes impressionnants. Les estimations convergent autour d’une valeur de marché d’environ 1,2 milliard de dollars en 2024 pour le seul résidentiel de luxe, avec plusieurs scénarios de croissance qui tournent tous autour de plus de 6 % de croissance annuelle sur la décennie à venir.

Un marché en expansion continue

Les différentes analyses disponibles ne donnent pas toutes le même chiffre de départ, mais elles racontent la même histoire : celle d’un marché encore jeune, mais en pleine accélération.

Indicateur cléValeur observée / projetée
Taille du marché du luxe (2024)≈ 1,2 milliard USD
Taille projetée (2026)1,33 milliard USD
Taille projetée (2031)1,92 milliard USD
Projection alternative (2032)≈ 2,0 milliards USD
CAGR estimé (2026–2031)7,52 %
CAGR alternatif (2026–2032)6,8 %
Part d’Oman dans les nouveaux inv. luxe GCC (2023)27 % (contre 18 % en 2020)

Au‑delà du segment luxe, l’ensemble du marché immobilier résidentiel national devrait passer d’environ 4,78 milliards USD en 2025 à 7,42 milliards USD en 2030, soit une croissance annuelle composée de 9,19 %. La valeur totale des transactions immobilières a atteint 3,13 milliards d’OMR (environ 8,13 milliards USD) à fin 2024, en hausse de près de 30 % sur un an, avec une explosion des montages hypothécaires à plus de 2,2 milliards d’OMR.

Villas en tête, ventes dominantes

Le profil du marché haut de gamme est déjà bien dessiné : les villas dominent, les ventes priment sur la location, et la capitale concentre l’essentiel de la valeur.

Segment (2025)Part de marché / dynamique
Ventes (vs. location)83,62 % des transactions
Location (projection)CAGR de 7,88 % jusqu’en 2031
Villas (par type de bien)56,78 % de part de marché
Croissance des villasCAGR de 8,14 % jusqu’en 2031
Transactions primaires (neuf)64,02 % de part en 2025
Croissance du neuf (2026–2031)CAGR de 8,05 %
Part de Muscat dans les revenus56,15 % en 2025
Région la plus dynamiqueDhofar, CAGR projeté de 8,62 % jusqu’en 2031

Muscat concentre environ 70 % des transactions de luxe, ce qui en fait le véritable baromètre du haut de gamme omanais. Mais des régions comme Dhofar (Salalah) ou Duqm, portées par de grands projets et le tourisme, montent en puissance.

Oman vs Dubaï : une alternative plus calme et plus accessible

Pour comprendre l’attrait de Le marché des propriétés de luxe à Oman, il faut le comparer à son voisin évident : Dubaï. Les deux destinations partagent un climat ensoleillé, un cadre fiscal attractif et des infrastructures modernes. La différence tient au niveau de prix, à la densité, au rythme de vie… et au type d’investisseur visé.

Un coût d’entrée nettement plus bas

Les données de prix par mètre carré sont sans appel. Un appartement de luxe à Muscat coûte significativement moins cher qu’un bien comparable sur les quais de Dubaï ou au bord de la Marina de Doha.

Ville / SegmentPrix moyen luxe (USD / m²)
Muscat (luxe)≈ 6 240 USD/m²
Dubaï (luxe)≈ 9 500 USD/m²
Doha (luxe)≈ 7 800 USD/m²

À Muscat, le prix moyen au m² dans les quartiers centraux toutes gammes confondues tourne autour de 55,35 OMR, contre des niveaux bien plus élevés aux Émirats. Dans les zones périphériques, on descend à environ 37 OMR/m². La différence est encore plus flagrante si l’on compare strictement Muscat et Dubaï sur la base de Numbeo : le coût de la vie y est environ 30 % plus faible, et les loyers environ 75 % moins chers pour un appartement comparable.

Un positionnement « lifestyle » différent

Dubaï propose un environnement hyper urbain, ultra cosmopolite, à forte rotation, où la spéculation et les plus‑values rapides jouent un rôle clé. Le marché y est mature, très concurrentiel, plus volatil.

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Le taux de développement des quartiers de luxe à Oman, bien inférieur à celui de Dubaï.

Stabilité, sécurité et fiscalité : trois arguments‑choc

L’un des principaux moteurs de Le marché des propriétés de luxe à Oman tient à la perception de sécurité, de neutralité politique et de lisibilité réglementaire.

Oman est classé parmi les pays les plus sûrs du Moyen‑Orient, avec un indice de terrorisme de 0, au même niveau que le Qatar. Il arrive premier du CCG pour la stabilité politique, et figure 12e au monde pour la satisfaction des expatriés selon l’Expat Insider 2024. Les familles interrogées insistent sur le sentiment de sécurité dans les quartiers résidentiels de Muscat et Salalah.

Une fiscalité quasi inexistante pour les particuliers

Dans un contexte global où la pression fiscale augmente, la proposition omanaise a de quoi séduire les patrimoines mobiles :

Impôt / taxe sur l’immobilier résidentiel (particulier)Situation à Oman
Impôt sur le revenu0 %
Impôt sur les plus‑values immobilières0 %
Taxe foncière annuelle0 %
Droits de succession sur les biens résidentiels0 %
TVA sur la vente résidentielleExonérée (TVA 5 % uniquement sur services annexes)
Droits d’enregistrement≈ 3 % du prix (3–5 % selon les cas)

Certes, l’acquisition n’est pas totalement gratuite en frais annexes : il faut compter la commission d’agence (2–3 %), les honoraires d’avocat (500 à 2 000 OMR), les frais de NOC du développeur et les coûts de mise en service des utilités. Globalement, un achat financé revient à 7–9 % de coûts additionnels, un achat cash à 6–7 %. Mais une fois propriétaire, la charge fiscale récurrente est quasi nulle.

Une monnaie solide, une dette publique en baisse

Autre pilier de la stabilité : le riyal omanais, dont le cours est fixé à environ 2,60 USD et qui est arrimé au dollar américain. Cette parité fixe réduit le risque de change pour l’investisseur étranger.

Exemple :

La situation macroéconomique d’Oman montre une consolidation marquée, avec la dette publique réduite de 61% du PIB en 2021 à moins de 40% en 2023. Parallèlement, l’économie connaît une croissance solide, avec une progression du PIB de 4,7% au premier trimestre 2025. Cette performance est soutenue par une diversification réussie, la part des secteurs non pétroliers dans le PIB passant de 53,4% en 2019 à 61,3% en 2023. De plus, les investissements directs étrangers dépassent 25 milliards d’OMR, enregistrant une hausse de plus de 10% en 2022, avec une augmentation significative de 42% des flux en provenance des pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG).

Vision 2040 : quand la politique publique fabrique de la valeur immobilière

Le marché du luxe omanais n’est pas une bulle spontanée : il est au centre de la stratégie étatique Vision 2040, qui vise à diversifier l’économie au‑delà des hydrocarbures. L’immobilier haut de gamme, le tourisme et la logistique en sont des piliers.

Un plan massif de développement urbain et touristique

Le gouvernement a placé la barre très haut : attirer 11,7 millions de touristes par an à l’horizon 2040, faire passer la contribution du tourisme à 5 % du PIB en 2030 puis 10 % en 2040, et générer 22,5 milliards USD de revenus touristiques. En 2023, Oman a déjà accueilli 4 millions de visiteurs, et 3,9 millions en 2024, avec une progression de 14 % des arrivées sur les sept premiers mois de 2023.

Cette ambition se traduit par une pluie de grands projets structurants, qui ont un impact direct sur la valeur foncière :

Infrastructures et Développement en Oman

Panorama des grands projets structurants et des zones économiques stimulant la croissance du Sultanat.

Modernisation Aéroportuaire

Muscat International Airport rénové pour 1,8 milliard OMR, intégré dans un programme ‘Airport City’ de 800 millions USD incluant également les aéroports de Salalah et Suhar.

Réseau Routier

42 nouveaux chantiers routiers approuvés en 2024, dont la mise à 2×2 voies de l’axe stratégique Adam–Thumrait (400 km) reliant le nord au sud du pays.

Zones Économiques Spéciales

Zones à Duqm, Sohar et Salalah offrant des avantages majeurs comme l’exonération fiscale et la possibilité d’une propriété étrangère à 100%.

Villes Intelligentes

Développement de smart cities de nouvelle génération, telles que Sultan Haitham City et New City Salalah, conçues pour des dizaines de milliers de résidents dans des environnements mixtes.

Plus la connectivité s’améliore, plus les quartiers périphériques et les régions touristiques gagnent en attractivité, ce qui soutient la progression des prix et des loyers haut de gamme.

Le cadre légal : ITC, usufruit 99 ans et Golden Visa

Pour un investisseur étranger, la question clé est toujours la même : où puis‑je acheter, et avec quel niveau de sécurité juridique ? À Oman, la réponse passe par deux mécanismes : les Integrated Tourism Complexes (ITC) et l’usufruit urbain.

Les Integrated Tourism Complexes : la porte d’entrée du luxe

Les ITC sont des zones spécialement désignées où les non‑Omanais peuvent acquérir des biens en pleine propriété, sans limite de durée, et obtenir dans la foulée un titre de séjour renouvelable pour eux et leur famille. C’est là que se concentre l’essentiel du marché premium : Al Mouj Muscat (ex‑The Wave), Muscat Bay, Muscat Hills, Jebel Sifah, Hawana Salalah, Yiti…

Attention :

Ces ensembles immobiliers, conçus comme des micro-villes complètes avec résidences, infrastructures de loisirs (marinas, golfs), hôtels de luxe, commerces, écoles et centres de santé, attirent fortement les expatriés, qui possèdent déjà plus de 25 % des biens en ITC.

Les récentes réformes législatives – notamment la décision ministérielle 292/2020 et les décrets de 2018 – ont levé l’ancien plafond de 49 % de propriété étrangère dans ces zones et confirmé la possibilité de freehold intégral pour les non‑GCC.

L’usufruit urbain et l’investissement résidentiel classique

En dehors des ITC, le principe dominant reste la propriété nationale ou l’usufruit pour les étrangers. Un régime d’usufruit urbain de 99 ans a été créé pour permettre aux expatriés résidents depuis au moins deux ans, âgés de plus de 23 ans, d’acheter des unités dans certains immeubles de quartiers comme Seeb ou Bausher, à condition de respecter des prix planchers (à partir de 45 000 OMR sur Muscat) et des quotas de propriété étrangère par bâtiment.

Astuce :

Le contrat de vente immobilier, appelé ‘Aqd Shira’a Aqar’, est strictement réglementé par la Loi sur le développement immobilier (Décret royal 6/2018). Tous les transferts de propriété doivent obligatoirement transiter par le Ministère du Logement et de l’Urbanisme. Ce ministère est responsable de la délivrance des titres de propriété et de la vérification des éventuelles charges attachées au bien. Pour les achats sur plan, la loi impose une protection des acquéreurs via l’utilisation obligatoire de comptes séquestres dédiés au projet.

Golden Visa et IRP : quand le bien de luxe achète aussi la résidence

Le marché haut de gamme est dopé par les programmes de résidence par investissement, très compétitifs à l’échelle du Golfe. Ils sont pilotés par Invest Oman et la Direction générale des passeports (Royal Oman Police).

Les principaux seuils de résidence investisseur

Programme / catégorieInvestissement minimumDurée de la résidence
IRP – Catégorie II250 000 OMR (≈ 650 000 USD)5 ans renouvelables
IRP – Catégorie I500 000 OMR (≈ 1,3 M USD)10 ans renouvelables
Golden Residency (nouvelle version)200 000 OMR (≈ 520 000 USD)10 ans renouvelables
Visa résidence via achat ITC standard≈ 50 000 OMR dans un ITC2 ans renouvelables

L’investissement peut prendre la forme d’un achat immobilier dans un ITC, de parts d’entreprise, d’obligations d’État ou d’un mix. Les conjoints, enfants et parents dépendants peuvent être inclus, sans limite d’âge ni de nombre dans la version la plus récente de la Golden Residency. Résultat : à fin 2023, plus de 3 400 investisseurs issus de 60 pays bénéficiaient déjà d’un titre de résidence long terme, avec environ 2 700 cartes délivrées.

Pour le marché du luxe, ces dispositifs transforment une villa à 500 000 ou 800 000 OMR en « package » combinant résidence, protection patrimoniale et optimisation fiscale, ce qui attire particulièrement les HNWI européens, du sous‑continent indien ou du Golfe.

Expert du marché immobilier de luxe

Muscat, capitale du luxe : Al Mouj, Muscat Bay, AIDA et consorts

Le cœur battant de Le marché des propriétés de luxe à Oman se trouve à Muscat. La capitale concentre les projets les plus emblématiques et les plus prisés, chacun avec un positionnement précis.

Al Mouj Muscat : la vitrine waterfront

Al Mouj, joint‑venture entre Majid Al Futtaim Properties, Omran et Tanmiya, est l’ITC emblématique du pays. S’étendant le long d’une marina classée parmi les plus grandes du sultanat, il réunit :

Un 18 trous classé parmi les meilleurs parcours du monde.

Deux hôtels cinq étoiles déjà en service (Kempinski et St. Regis).

– Des résidences de toutes gammes, des appartements aux villas de bord de golf.

– Un front de mer animé, des écoles internationales, des parcs, des commerces.

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Les prix ont augmenté d’environ 8 % en 2024 à Oman.

Les rendements locatifs y sont parmi les meilleurs du pays, avec des loyers de 850 à 1 750 OMR par mois pour une villa, et jusqu’à 1 500 OMR par semaine en haute saison touristique. Les yields annuels atteignent fréquemment 6–7 %, parfois plus sur certaines opérations.

Muscat Bay, Muscat Hills, Shatti Al Qurum : un triangle premium

Muscat Bay, développé par Omran et Saraya Holding Oman, propose environ 435 unités résidentielles et deux hôtels cinq étoiles enchâssés entre mer et montagnes. Les villas y montent jusqu’à 780 000 OMR pour six chambres, et les appartements offrent un rapport prix/prestation attractif pour un produit resort.

Muscat Hills, autre ITC de référence, s’articule autour d’un golf et accueille une clientèle d’expatriés à hauts revenus. Les villas s’y échangent entre 187 500 et 780 000 OMR, avec des loyers relativement résilients malgré une correction générale des valeurs locatives.

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Progression des transactions immobilières à Shatti Al Qurum entre 2023 et 2024.

AIDA et Trump International : la nouvelle vague clifftop

Plus récemment, le projet AIDA, porté par Dar Global, a rebattu les cartes de l’ultra luxe à Oman. Perché sur des falaises dominant le Golfe d’Oman, ce complexe de 2,4 milliards USD mêle :

Trump International Oman, un projet de 500 millions USD avec un hôtel 140 clés, villas et golf 18 trous.

Trump Signature Villas et Trump Golf Villas, ciblant des prix compris entre environ 378 000 OMR et plusieurs millions selon la taille (3 à 5 chambres).

Marriott Residences à AIDA, 224 appartements brandés pour un investissement de 100 millions USD.

Ce type de produit incarne la tendance de « l’hôtélisation » du résidentiel : services de conciergerie, accès resort, design signé, gestion locative hôtelière. Les résidences brandées y affichent des primes de prix de l’ordre de 15–20 %, voire 25–40 % pour les segments les plus exclusifs.

Yiti, Sultan Haitham City, Salalah : le futur du luxe durable

L’autre grande transformation du marché omanais tient à la montée en puissance des projets verts et des smart cities. Vision 2040 oblige, le développement immobilier ne peut plus ignorer l’environnement ni l’efficacité énergétique.

The Sustainable City – Yiti : vitrine net zéro

Développée par Omran et Diamond Developers (groupe SEE Holding), The Sustainable City – Yiti est appelée à devenir l’archétype de la ville durable régionale. Située à 25 minutes de l’aéroport de Muscat, au bord de la mer, elle est pensée comme une ville « net zéro » de 11 km² qui :

Caractéristiques du projet durable

Ce projet innovant intègre des engagements environnementaux forts et une offre complète d’équipements pour ses résidents.

Engagements environnementaux

Produira toute son énergie à partir de sources renouvelables, recyclera 100% de ses eaux usées et visera le zéro déchet enfoui en décharge.

Composition résidentielle

Comprend 1 657 unités : 300 villas, 1 225 appartements et 132 unités de services.

Équipements et loisirs

Nikki Beach Resort & Spa, Indigo Hotel, école axée sur la durabilité, centre culturel, cinéma plein air, mosquée verte, équestre, marina et 7,4 km de pistes cyclables et piétonnes.

Les prix démarrent autour de 66 000 OMR, avec des studios et petits appartements, tandis que les villas de cour commencent vers 238 000 OMR et les grandes villas de jardin autour de 455 000 OMR. Un penthouse s’y est récemment vendu pour 5,2 millions USD, preuve qu’il existe un marché pour le très haut de gamme durable. Les premiers lots doivent être livrés à partir de fin 2025 / 2026, avec cinq ans de charges de copropriété offertes pour les appartements et des frais de service nuls pour les villas.

Sultan Haitham City et Yenaier : la smart city comme produit de luxe

À Seeb, Sultan Haitham City incarne une nouvelle génération de ville intelligente de 15 millions m², dotée de 2,9 millions m² d’espaces verts et conçue pour accueillir environ 100 000 habitants. Plus de 2,6 milliards USD sont alloués à sa première phase.

Dans ce cadre, Yenaier Residences, développée par Adanté Realty (filiale d’Al Adrak Group), joue la carte du luxe durable : six tours aux architectures fluides, studios et appartements jusqu’aux « Sky Villas » de 462 m², intégration poussée de technologies smart home, de services de bien‑être, de hubs sociaux et de boulevards piétons végétalisés. La cible : une clientèle internationale prête à payer une prime pour un environnement urbain green et connecté.

Salalah, Dhofar, Duqm : l’extension vers le sud

Au sud, la région de Dhofar profite d’un statut à part. Salalah attire chaque année environ un million de visiteurs pendant la mousson du Khareef. Le plan New City Salalah prévoit un front de mer de 7,3 km² avec 12 000 unités résidentielles pour 60 000 habitants, intégré à une enveloppe de 85,8 milliards USD allouée à la région dans le cadre de Vision 2040.

Duqm, à l’est, se spécialise davantage dans la logistique et l’industrie lourde, mais voit également naître des projets résidentiels de standing destinés aux cadres du port et de la raffinerie, avec des rendements locatifs qui peuvent frôler les 7–10 % en location courte dans les resorts.

Prix, rendements et profils d’acheteurs : comment se positionne le luxe omanais ?

Au sein de Le marché des propriétés de luxe à Oman, les fourchettes de prix et de rendement varient selon la localisation, le type de bien et le niveau de « branding ».

Ordres de grandeur des prix

On peut distinguer plusieurs strates :

50000

Le prix d’entrée pour un petit deux pièces de luxe en périphérie de Muscat, en OMR.

Les prix constatés sur les plateformes internationales confirment cette hiérarchie : le prix moyen d’une maison de luxe listée est autour de 1,27 million USD, avec des extrêmes entre 496 000 USD et plus de 5,3 millions USD.

Rendements locatifs : compétitifs à l’échelle régionale

Sur le plan des revenus, Oman affiche des rendements bruts attractifs pour un marché aussi sûr :

Segment / localisationRendement locatif brut typique
ITC (Moyenne générale)5,6 % – 8,3 %
Quartiers prime de Muscat (net)5 % – 6,5 %
Districts prime (brut)6 % – 8 %
Resorts de Salalah (courte durée)7 % – 10 % annualisés
Al Mouj (villas/appartements)6,5 % – 7,5 % sur certains produits
Muscat Bay (luxe)5,5 % – 6,5 %

Ces niveaux de yields, combinés à l’absence de fiscalité sur les loyers, placent Oman dans le haut du panier du CCG en termes de rentabilité nette. La contrepartie est une liquidité plus modeste que dans des marchés comme Dubaï : revendre un bien peut prendre plus de temps, et le nombre de transactions dans l’ultra‑prime (au‑delà de 5 millions OMR) reste très limité.

Qui achète ?

Avec 5,3 millions d’habitants, dont environ 2,17 millions d’expatriés (43,25 % de la population), le pays dispose d’un socle de demande interne respectable, renforcé par :

Démographie et Profil des Expatriés

Caractéristiques clés de la population expatriée, mettant en lumière sa jeunesse et son haut niveau de revenus.

Population Jeune

46 % de la population a moins de 25 ans, indiquant une démographie très jeune.

Cadres Expatriés Aisés

Forte présence de cadres expatriés aux revenus élevés, avec des indemnités logement dépassant fréquemment 60 000 USD/an.

Hauts Revenus en Hausse

Montée du nombre d’expatriés dont les revenus annuels excèdent 150 000 USD.

Du côté des nationalités, les chiffres parlent d’eux‑mêmes : les Indiens représentent environ 30 % des acheteurs étrangers, suivis par les Britanniques (15 %), les Émiratis (12 %), les Saoudiens (10 %), les Américains et Pakistanais (8 % chacun), puis les Allemands, Chinois, Qataris et Australiens. Plus de 76 % des acheteurs internationaux disent rechercher une expérience culturelle authentique, et 68 % plébiscitent les communautés sécurisées et fermées.

Un marché encore risqué ? Les limites à ne pas occulter

Pour séduisant qu’il soit, Le marché des propriétés de luxe à Oman n’est pas exempt de défis. Les principaux freins identifiés par les analystes tiennent à la structure même du marché.

D’abord, la base d’acheteurs est plus étroite que dans les grandes métropoles régionales. Cela limite la profondeur du segment ultra prime, et rend certains projets sensibles aux aléas conjoncturels. Les coûts de construction ont bondi de 9 % en 2024, avec jusqu’à 70 % des matériaux importés et un surcoût de 60 USD/m² pour les sites côtiers ou de montagne.

Bon à savoir :

Malgré la croissance des secteurs non pétroliers, l’économie reste sensible aux cours du pétrole. Une baisse durable peut affecter la confiance des investisseurs.

Enfin, la réglementation, bien que clarifiée, reste pointilleuse : les étrangers ne peuvent acheter librement que dans les ITC ou via les régimes d’usufruit ciblés, les procédures administratives peuvent prendre plusieurs semaines (12 à 16 pour une transaction standard), et certains développeurs doivent composer avec des délais de livraison parfois étendus.

Pour un investisseur avisé, ces éléments ne sont pas des signaux de fuite, mais des paramètres de calibrage. Ils renforcent l’idée que le marché omanais se prête davantage à une stratégie de détention long terme, axée sur la préservation de capital, la diversification géographique et la recherche d’un couple rendement/risque équilibré.

De la pierre à l’écosystème : comment lire l’opportunité omanaise

Ce qui distingue aujourd’hui Le marché des propriétés de luxe à Oman, ce n’est pas seulement le niveau de prix ou la fiscalité, mais la combinaison de plusieurs couches de valeur :

Bon à savoir :

Le pays se distingue par une stabilité politique rare et une diplomatie neutre. Sa fiscalité est conçue pour que l’investisseur conserve la quasi-totalité de ses rendements. La stratégie nationale (Vision 2040) harmonise le développement des infrastructures, du tourisme, de la réglementation et de l’environnement. Son positionnement allie un lifestyle moderne, un accès à la nature (montagnes, désert, plages) et une identité culturelle forte. L’offre immobilière devient de plus en plus sophistiquée, avec des résidences brandées, des villes intelligentes et des projets à l’ambition net zéro.

À Muscat, les actifs waterfront d’Al Mouj ou cliff‑top d’AIDA ont déjà commencé à enregistrer des hausses de prix à deux chiffres sur certaines micro‑localisations. Les projets green comme The Sustainable City – Yiti captent une prime d’environ 26 % sur les prix pour les résidences durables et de 31 % pour les propriétés côtières, selon les dernières données.

Bon à savoir :

Le marché immobilier d’Oman attire les investisseurs en quête de stabilité, notamment face aux valorisations élevées des grandes places financières. Il se caractérise par un nombre mesuré d’acteurs majeurs (Al Mouj, Omran, Dar Global, Muriya, Diamond Developers) et l’absence de la multitude de micro-promoteurs spéculatifs présents sur d’autres marchés, ce qui en fait un espace encore relativement confidentiel et peu fragmenté.

Pour les investisseurs qui regardent au‑delà du court terme, qui acceptent un horizon de détention de 7 à 10 ans, et qui valorisent autant leur qualité de vie que la performance de leur portefeuille, Le marché des propriétés de luxe à Oman ressemble de moins en moins à un pari exotique et de plus en plus à une composante logique d’une stratégie de diversification globale.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel à Oman pour rechercher du rendement locatif et une exposition au rial omanais indexé sur le dollar. Budget alloué : 400 000 à 600 000 dollars, sans recours au crédit.

Après analyse de plusieurs marchés (Mascate, Duqm, Sohar), la stratégie retenue a consisté à cibler un appartement ou une maison en Freehold dans un quartier en développement à Mascate, combinant un rendement locatif brut cible proche de 8–10 %plus le rendement est grand, plus le risque est important – et un potentiel de valorisation à moyen terme, avec un ticket global (acquisition + frais + ameublement/travaux légers) d’environ 500 000 dollars. La mission a inclus : sélection du quartier, mise en relation avec un réseau local (agent immobilier, avocat, conseiller fiscal), choix de la structure optimale pour un non-résident et définition d’un plan de diversification à long terme.

Ce type d’accompagnement permet de profiter des opportunités du marché omanais tout en maîtrisant les risques juridiques, fiscaux et locatifs.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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