Le marché des résidences secondaires à la Barbade : un nouvel épicentre caribéen pour les investisseurs

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

La Barbade est en train de s’imposer comme l’un des marchés les plus structurés et les plus dynamiques de l’immobilier de loisir dans les Caraïbes. Longtemps perçue comme une destination de villégiature pour quelques semaines par an, l’île devient désormais une base à l’année pour des familles, des retraités fortunés, des entrepreneurs et une nouvelle génération de travailleurs à distance. Résultat : le marché des résidences secondaires y connaît une phase d’expansion rapide, portée par la montée des prix, l’envolée des transactions et un afflux d’acheteurs étrangers.

Bon à savoir :

Dans les Caraïbes, la Barbade se distingue par sa stabilité politique, sa sécurité juridique et son cadre fiscal avantageux. Ces atouts en font une destination rassurante pour l’acquisition d’une résidence secondaire, que ce soit pour un usage saisonnier, un investissement locatif ou une installation à plus long terme.

Une destination de résidences secondaires portée par la stabilité et la qualité de vie

La force du marché barbadien des résidences secondaires repose d’abord sur un socle macroéconomique solide. L’île dispose de la plus grande économie de l’Est caribéen, avec un PIB autour de 5,7 milliards de dollars US et un revenu national brut par habitant supérieur à 19 000 dollars. Le pays est une démocratie parlementaire stable, avec un État de droit inspiré de la common law britannique et une justice perçue comme indépendante et fiable.

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La Barbade se classe dans le premier tiers des pays les moins corrompus selon l’indice de Transparency International.

Cette stabilité économique et politique se combine à une qualité de vie plébiscitée : climat tropical tempéré, plages de carte postale (environ 80 plages recensées), accès à des soins de santé de bon niveau avec des médecins formés au Royaume‑Uni ou aux États‑Unis, bonnes écoles et infrastructures modernes en matière de transports, de télécoms et d’Internet – la Barbade se positionne d’ailleurs comme l’un des pays les mieux connectés des Caraïbes. Le tout dans un environnement anglophone, ce qui facilite l’installation d’une clientèle internationale.

Attention :

L’aéroport international Grantley Adams (BGI) propose des liaisons directes rapides vers les grands hubs nord-américains et européens : environ 5h depuis New York/Toronto, moins de 4h depuis Miami, et un peu plus de 8h depuis Londres. Cette proximité rend les allers-retours raisonnables pour les propriétaires de résidences secondaires, même pour des séjours courts.

Un marché en pleine accélération : hausse des prix et explosion des transactions

Depuis quelques années, le marché immobilier résidentiel, et en particulier celui des résidences secondaires, affiche des performances remarquables. Les données les plus récentes pointent une progression rapide tant des prix que des volumes.

Un ensemble d’indicateurs permet de mesurer cette dynamique.

Indicateur clé du marchéValeur récente observée
Hausse moyenne des prix (début 2025, YoY)≈ +6,9 %
Augmentation moyenne du prix de vente sur un an≈ +25 %
Progression du nombre de ventes vs 2023≈ +75 %
Croissance de la demande étrangère (2025 vs 2024)≈ +15 %
Progression des prix des villas de luxe (YoY)≈ +10 %
Hausse de la demande de locations de villas (court terme)≈ +10 %

Ce tableau illustre un marché loin d’être à l’arrêt : la Barbade n’est pas dans une simple phase de rattrapage post‑pandémie, mais bien sur une trajectoire de croissance structurelle. Le fort rebond du tourisme – plus de 636 000 arrivées en 2023, puis une nouvelle hausse d’environ 15 % en 2024, après 682 000 visiteurs en 2019 – alimente la demande locative et sécurise la rentabilité des résidences secondaires.

580000

Le prix moyen d’une maison individuelle détachée en 2023, en hausse par rapport à 450 000 dollars en 2008.

Les investisseurs se concentrent sur un marché résidentiel très segmenté : un haut de gamme spectaculaire, parfois au‑delà de 5 millions de dollars pour les villas en front de mer sur la côte ouest, un segment intermédiaire en pleine expansion entre 500 000 et 1 million de dollars, et une base de marché dynamique sous le million, qui représente la majorité des transactions conclues.

Qui achète à la Barbade ? Des profils de plus en plus diversifiés

Le marché des résidences secondaires à la Barbade ne se limite plus au cliché du retraité britannique venant hiverner. La clientèle s’est largement diversifiée, même si les britanniques, les canadiens et les américains demeurent les principaux acheteurs étrangers.

Dans le segment du luxe – qu’on peut situer au‑delà de 2 millions de dollars – les acheteurs internationaux pèseraient environ 70 % des transactions. On y retrouve des chefs d’entreprise, des cadres supérieurs expatriés, des sportifs ou artistes à haute notoriété, mais aussi une nouvelle génération d’entrepreneurs du numérique et d’investisseurs en quête de diversification géographique et fiscale.

Exemple :

Le programme gouvernemental « Barbados Welcome Stamp » est un visa d’un an pour travailleurs à distance et leurs familles. Il nécessite un revenu prévisionnel d’au moins 50 000 $ par an et coûte 2 000 $ pour une personne seule (3 000 $ pour une famille). Il offre une exonération d’impôt sur les revenus étrangers. Avec plus de 3 000 bénéficiaires, ce dispositif constitue un vivier important de futurs acquéreurs de résidences secondaires, certains optant ensuite pour un statut résidentiel permanent.

À côté de ce visa temporaire, la Barbade propose le « Special Entry and Residence Permit » (SERP), ciblant les individus à patrimoine élevé. Ce permis peut être obtenu via un investissement immobilier substantiel (par exemple 300 000 dollars pour une forme de résidence renouvelable, ou 2 millions de dollars pour une résidence quasi permanente) ou via un niveau de fortune net élevé. Ce cadre, combiné à l’absence d’impôt sur les plus‑values et de droits de succession, renforce l’attractivité des résidences secondaires en tant qu’outil de planification patrimoniale.

Astuce :

Les acheteurs internationaux sont désormais plus jeunes et diversifiés, incluant des cadres mobiles, des fondateurs de start-up et des professionnels indépendants, en plus des retraités classiques. Leur recherche se concentre sur un compromis entre qualité de vie, sécurité, bonne connectivité et potentiel de génération de revenus locatifs en leur absence. Pour répondre à cette demande, privilégiez la promotion de biens clé en main, au sein de communautés sécurisées ou de condos avec gestion, et mettez en avant les propriétés facilement adaptables à la location saisonnière ou de longue durée.

Les zones phares : du « Platinum Coast » aux quartiers émergents

L’un des atouts majeurs de la Barbade est la diversité de ses micro‑marchés. Chaque côte, chaque paroisse offre un positionnement propre, permettant à un large éventail d’acheteurs de trouver un produit correspondant à leur budget et à leur style de vie.

La côte ouest, vitrine du très haut de gamme

La côte ouest, souvent surnommée « Platinum Coast », concentre l’offre la plus prestigieuse. De Sandy Lane à Holetown, de Porters à St. James et St. Peter, on y trouve des villas en front de mer, des résidences golfiques de renommée mondiale et des appartements de luxe aux finitions soignées. Les prix y atteignent couramment plusieurs millions de dollars, avec un coût au pied carré oscillant entre 500 et 1 000 dollars, voire plus pour les sites les plus rares.

Ensembles Résidentiels d’Exception

Quelques ensembles résidentiels se sont imposés comme des références internationales à la Barbade.

Sandy Lane

Archétype du domaine golfique ultra‑exclusif, quasi totalement construit. Le marché est désormais davantage porté par des reconstructions et rénovations lourdes que par de nouveaux développements.

Royal Westmoreland

Complexe de golf haut de gamme en expansion avec une nouvelle phase d’environ 70 villas, portant le total aux alentours de 311 résidences.

Apes Hill

Associe parcours de golf, vues panoramiques sur la mer des Caraïbes et l’Atlantique, avec une démarche récente vers l’architecture durable et les villas éco‑conçues.

Les prix sur la côte ouest ont récemment enregistré une croissance à deux chiffres, autour de 10 % par an pour les villas de luxe et les condos en première ligne. Une propriété emblématique comme Emerald Chateau, immeuble de cinq étages en front de mer avec un appartement de 14 000 pieds carrés par niveau, chacun doté d’une piscine privée, illustre l’extrême haut de gamme actuellement en vente.

La côte sud, compromis entre animation, plages et accessibilité

La côte sud, autour de Christ Church, Hastings, Rockley, St. Lawrence Gap ou encore Oistins, propose une autre facette du marché des résidences secondaires. Ici, l’ambiance est plus animée, avec davantage de restaurants, de bars, de nightlife et de plages adaptées au surf ou au kite. Les prix restent généralement plus abordables que sur la côte ouest, avec des condos d’entrée de gamme trouvables à partir de 250 000 dollars sur certains segments, et un spectre global souvent compris entre 400 000 et 2 millions de dollars pour les résidences secondaires typiques.

Bon à savoir :

Les quartiers de Christ Church, Rockley et Hastings connaissent une hausse des prix de 3 à 5 % sur les biens intermédiaires, tirée par la demande pour des logements de 2 à 3 chambres, adaptés à la location longue durée et aux séjours de télétravailleurs. Parallèlement, des projets de condo‑hôtel, notamment à Oistins, et des résidences avec services hôteliers ciblent le marché des résidences secondaires à fort potentiel locatif.

Est et nord : sérénité, paysages et potentiel de développement

Plus rugueuse et dramatique, la côte Est (Bathsheba, Cattlewash, environs de St. Philip) attire une clientèle en quête de tranquilité et de vues spectaculaires sur l’Atlantique. Les prix y sont en moyenne plus bas que sur la côte ouest, avec des fourchettes d’environ 300 000 à 1,5 million de dollars selon la proximité de la mer, le type de bien et le niveau de confort. St. Philip se détache comme une zone en forte progression pour l’achat de terrains, avec une anticipation de hausse de 10 à 15 % des valeurs dans les prochaines années.

15 à 60

Le prix du foncier à St. Lucy, en dollars barbadiens par pied carré, y restant plus accessible que dans les zones côtières très cotées.

Bridgetown et Speightstown : le retour de la ville

Capitale et site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, Bridgetown est longtemps restée en marge des recherches de résidences secondaires, trop perçue comme un pôle administratif et commercial. Ce regard change. La gentrification en cours, l’essor de projets mixtes et la montée du télétravail créent un nouveau marché pour des appartements urbains orientés vers des travailleurs internationaux et des jeunes actifs barbadien·ne·s.

Des projets comme The Pierhead – un vaste développement waterfront combinant 170 appartements, quais pour bateaux, commerces et restaurants – ou encore la tour SpeedBird House (60 appartements sur dix étages avec services) structurent cette mutation. L’ouverture prévue d’un Hyatt de 367 chambres avec 28 résidences en copropriété renforce le repositionnement de Bridgetown sur la carte des investisseurs.

Plus au nord, Speightstown, ancienne ville portuaire au charme historique, connaît également un renouveau mesuré. Des copropriétés de bord de mer, des complexes comme Schooner Bay, ainsi qu’un tissu de bars et restaurants plus intimistes attirent une clientèle de résidences secondaires qui cherche à éviter les foules de Holetown ou St. Lawrence Gap, tout en restant à proximité des services.

Un éventail de produits : villas, condos, terrains et communautés fermées

Le marché barbadien des résidences secondaires se distingue par une palette de produits très diversifiée, à la fois en termes d’architecture, de budget et d’usages.

Les villas de luxe en bord de mer restent la figure de proue du marché. Elles offrent généralement de grandes surfaces, des piscines à débordement, des jardins tropicaux, des vues directes sur la mer des Caraïbes et une gamme étendue de services (gardiens, conciergerie, personnel de maison). Sur la côte ouest, les prix pour ces propriétés s’étendent typiquement de 1,5 à plus de 5 millions de dollars, avec certains domaines exceptionnels atteignant des montants à huit chiffres.

Bon à savoir :

Les appartements et condominiums sont de plus en plus populaires, notamment auprès des nouveaux acheteurs, pour leur simplicité d’entretien, leur sécurité et les programmes de gestion locative souvent inclus. Les prix varient de 450 000 $ à 1,2 million $ en front de mer, avec des options plus abordables en seconde ligne ou en ville. Ce type de bien attire également les investisseurs pour son potentiel de rendement locatif, sans la contrainte d’une gestion quotidienne.

Le foncier nu connaît également un succès inédit. Les ventes de terrains ont atteint un plus haut de cinq ans, portées à la fois par de jeunes Barbadiens qui construisent leur première maison et par des investisseurs étrangers préférant réaliser un projet sur mesure. Le prix d’un terrain peut aller d’environ 200 000 dollars barbadiens pour une parcelle de 10 000 pieds carrés dans des paroisses centrales comme St. George à plus de 1,2 million de dollars barbadiens pour un acre en front de mer dans St. James. La contrepartie, ce sont des délais de construction qui peuvent atteindre 18 à 24 mois, des procédures de permis pouvant durer 6 à 8 mois, et des coûts d’édification compris entre 300 et 600 dollars barbadiens par pied carré, hors honoraires d’architectes et d’ingénieurs.

Bon à savoir :

Les communautés fermées (gated communities) sont devenues une composante majeure du marché de la résidence secondaire, des grands domaines golfiques aux ensembles plus abordables. Leur principal avantage est le concept « lock-up-and-go » : les propriétaires peuvent quitter les lieux en toute sérénité, confiant la gestion et l’entretien courant à une équipe sur place, et y revenir plusieurs mois plus tard sans souci.

Rentabilité locative : un pilier de la stratégie d’achat

Pour de nombreux propriétaires, la résidence secondaire à la Barbade n’est pas seulement un lieu de villégiature, mais aussi un actif générateur de revenu. Le poids du tourisme dans l’économie – environ 40 % du PIB – et le flux régulier de plusieurs centaines de milliers de visiteurs par an offrent un socle de demande solide pour la location saisonnière et les séjours de moyenne et longue durée.

Les chiffres donnent une idée du potentiel.

Indicateur de performance locativeFourchette ou valeur
Rendement locatif moyen (long terme)≈ 4–6 % par an
ROI moyen pour locations de vacances≈ 7–10 %
Croissance récente des revenus locatifs court terme≈ +9,8 %
Taux de rendement possible sur biens très haut de gammeJusqu’à ≈ 8 % net
Demande de locations de villas (court terme)≈ +10 %

En pratique, les villas de luxe situées dans des zones comme St. James peuvent se louer entre 5 000 et 25 000 dollars par semaine selon la saison, la capacité et le niveau de prestations, certaines propriétés atteignant même 13 500 à 15 000 dollars la nuit en haute saison pour des configurations exceptionnelles. Sur la façade sud, les loyers mensuels pour des biens meublés de qualité dans Christ Church varient souvent entre 1 500 et 10 000 dollars selon la localisation et le standing, tandis que dans St. Peter des loyers mensuels de 2 000 à 12 000 dollars sont évoqués pour des maisons et villas bien situées.

Bon à savoir :

Les plateformes comme Airbnb ou VRBO sont soumises à un cadre strict. Toutes les zones ne sont pas autorisées pour les locations de courte durée, et les propriétaires doivent respecter les règles du Barbados Revenue Authority et du Barbados Tourism Marketing Inc. Les revenus de courte durée sont soumis à la TVA (7,5%) au-delà de certains seuils, contrairement aux locations de longue durée. Pour les non-résidents, les revenus locatifs subissent une retenue à la source de 25% sur le brut, avec une option pour une imposition à 15% sur le net via une déclaration fiscale.

Dans ce contexte, la gestion professionnelle devient essentielle. Ce sont souvent les agences locales – qu’il s’agisse de grandes marques internationales associées à Sotheby’s, de groupes caribéens ou de sociétés barbadiennes spécialisées dans les villas de vacances – qui orchestrent marketing, sélection des locataires, entretien, gestion du personnel de maison et perception des loyers. Sur les locations de court terme, leurs commissions oscillent généralement entre 10 et 30 % des revenus, tandis que sur des baux longue durée les honoraires s’échelonnent d’un mois de loyer pour la première année à des fractions de mois pour les renouvellements.

Exemple :

Pour un investisseur immobilier, le rendement brut se calcule en divisant le loyer annuel par le prix d’acquisition. Par exemple, un appartement acheté 600 000 dollars et loué 40 000 dollars par an génère un rendement brut de 6,7 %. Ce rendement peut être optimisé par une gestion stratégique : adaptation aux saisons, tarification dynamique, qualité de service élevée et ciblage d’une niche spécifique (familles, télétravailleurs, séjours haut de gamme).

Un cadre juridique et fiscal pensé pour rassurer les étrangers

L’un des leviers majeurs du succès de la Barbade auprès des acquéreurs de résidences secondaires tient à son environnement légal et fiscal. Contrairement à certains pays où les étrangers doivent passer par un bail emphytéotique ou un partenariat local, ici il est possible d’acheter en pleine propriété (freehold) sans condition de résidence ni de citoyenneté. Les non‑résidents bénéficient en principe des mêmes droits que les nationaux en matière de détention immobilière.

Bon à savoir :

La procédure d’achat immobilier à Maurice est transparente et standardisée. Après l’acceptation d’une offre, un accord de vente est signé et un dépôt de 10% à 15% est versé sur un compte séquestre. L’avocat de l’acquéreur effectue ensuite des vérifications légales (titres de propriété, charges, litiges) au Land Registry. Un titre de propriété est considéré comme ‘bon’ si la chaîne de propriété est claire sur au moins 20 ans.

En parallèle, les fonds étrangers doivent être enregistrés auprès de la Banque centrale de la Barbade (Exchange Control Authority), ce qui garantira à terme le droit de rapatrier le produit de la vente dans la devise d’origine. Cette démarche d’Exchange Control, perçue comme une formalité, est un point central pour tout acheteur qui envisage de céder un jour sa résidence secondaire.

Les frais d’acquisition pour l’acheteur restent raisonnables au regard des standards internationaux. En plus des honoraires d’avocat (souvent entre 1 et 2,5 % du prix, majorés d’une TVA de 17,5 %), le principal poste de taxation – droit de timbre (1 %) et Property Transfer Tax (2,5 %) – est en principe supporté par le vendeur lors d’une transaction classique en direct. Pour un acheteur, les coûts totaux de closing se situent plutôt dans une fourchette de 3 à 7 % du prix en intégrant frais de dossier, recherches, éventuels coûts de financement et remboursement proratisé de la taxe foncière pour l’année en cours.

Astuce :

Sur le plan fiscal, l’île reste extrêmement compétitive. Il n’existe pas d’impôt sur les plus‑values immobilières, ni de droits de succession ou d’impôt sur la fortune. La terre et les bâtiments sont toutefois soumis à un impôt foncier annuel progressif, dont le taux augmente avec la valeur de la propriété, mais avec une franchise sur les premiers paliers et un plafond en valeur absolue pour une résidence principale. Les prix de l’assurance habitation, autour de 0,4 % de la valeur assurée par an, reflètent la prise en compte du risque cyclonique, même si la Barbade est souvent moins exposée que certaines îles voisines.

Pour les investisseurs les plus sophistiqués, l’utilisation de structures sociétaires offshore pour détenir la propriété est fréquente. Acheter les parts d’une société qui détient la villa plutôt que le bien lui‑même peut, sous certaines conditions, permettre d’éviter la Property Transfer Tax et le Stamp Duty lors d’une revente de la société, tout en offrant une plus grande souplesse en matière de succession et de planification patrimoniale. Cette approche implique toutefois des coûts de constitution (environ 5 000 dollars US) et de maintenance annuelle (environ 1 600 dollars US) et nécessite un accompagnement juridique et fiscal spécialisé.

Financement, coûts de possession et réalités pratiques

Même si une part importante des acquisitions de résidences secondaires se réalise en cash, le recours au crédit immobilier reste possible pour les non‑résidents. Les banques locales comme CIBC FirstCaribbean, Republic Bank ou d’autres établissements présents dans la région acceptent de financer des acquéreurs étrangers, généralement jusqu’à 60 ou 70 % de la valeur du bien. Les taux pratiqués varient selon le profil, mais se situent souvent entre 4,5 % et 7 %, avec des durées de prêt pouvant atteindre 15 ans. La condition clé est la capacité de remboursement sur revenus personnels, les banques évitant de fonder la solvabilité sur des projections de revenus locatifs.

Astuce :

Au-delà du prix d’achat, il est crucial de budgétiser les dépenses annuelles. Celles-ci incluent la taxe foncière, l’assurance, les services publics (eau, électricité, Internet) ainsi que l’entretien (jardinage, piscine, petites réparations). Dans le cas d’une copropriété, il faut ajouter les charges pour le syndic, le gardiennage et l’entretien des espaces communs. Dans les résidences haut de gamme, ces charges, bien que souvent élevées, donnent accès à des prestations étendues comme des plages privées, des golfs, des spas, des restaurants, des navettes, des marinas ou des clubs de plage réservés aux résidents.

Le coût d’opportunité lié à la construction d’une résidence secondaire à partir d’un terrain nu est un autre élément à intégrer. Entre les études de sol, la conception architecturale, l’obtention des permis d’urbanisme et le chantier lui‑même, il n’est pas rare que 18 à 24 mois s’écoulent avant la livraison d’une villa. Dans un marché où les prix des matériaux de construction sont en hausse et où la main‑d’œuvre qualifiée peut être limitée, l’équation financière peut devenir plus incertaine que l’achat d’un bien existant, surtout pour des investisseurs peu présents sur place.

Perspectives : un marché des résidences secondaires appelé à se diversifier

Les projections à court, moyen et long terme laissent entrevoir un marché des résidences secondaires toujours plus structuré et sophistiqué. À horizon 2024‑2025, les analystes anticipent une poursuite de la progression des prix, mais à un rythme plus modéré que la flambée récente, signe d’un atterrissage en douceur plutôt que d’une bulle spéculative. La demande étrangère devrait continuer à croître, portée par les télétravailleurs, les investisseurs américains davantage tournés vers les Caraïbes et les européens en recherche d’alternatives à certains programmes de citoyenneté d’autres îles.

Bon à savoir :

Deux évolutions majeures sont anticipées : la gentrification de Bridgetown et de pôles comme Warrens, favorisant l’émergence d’appartements comme résidences secondaires hybrides (pied‑à‑terre professionnel et loisir), et le développement potentiel des REITs caribéens, offrant un investissement financier dans ce marché sans acquisition directe de bien.

À plus long terme, au‑delà de 2031, les observateurs misent sur une diversification accrue de l’offre : résidences services pour seniors internationaux, communautés éco‑responsables intégrant énergies renouvelables, collecte d’eau de pluie et construction bas carbone, quartiers intelligents pilotés par des technologies domotiques et des systèmes de gestion énergétique optimisés. La demande pour des propriétés plus vertes et plus résilientes aux risques climatiques est déjà perceptible, avec par exemple des projets de villas certifiées « green » à Apes Hill ou des initiatives de gestion du littoral pour limiter l’érosion des plages.

majorité

Une majorité de visiteurs se disent prêts à contribuer au financement de la conservation via une redevance environnementale.

Une place singulière dans le puzzle caribéen

Dans un bassin caribéen où d’autres destinations – Bahamas, îles Caïmans, Turks & Caicos, République dominicaine, Antigua, Sainte‑Lucie, entre autres – se disputent les investisseurs de résidences secondaires, la Barbade joue une partition spécifique. Moins axée sur les programmes de citoyenneté immédiate que certains voisins, elle mise plutôt sur un trio : stabilité politique, cadre juridique rassurant et qualité de vie haut de gamme.

Bon à savoir :

Les prix sont généralement plus élevés qu’ailleurs dans les Caraïbes, mais restent cohérents avec la qualité des infrastructures, le sentiment de sécurité, la densité mesurée et le niveau de services. Comparée à des marchés comme les Bahamas, où les prix ont parfois doublé depuis 2020, la Barbade est perçue comme un compromis entre prestige et potentiel de plus-value.

Pour les acheteurs de résidences secondaires, l’équation se résume souvent ainsi : un actif immobilier dans un pays politiquement stable, à fiscalité douce, bénéficiant d’un flux touristique robuste et d’une demande locative soutenue, qu’ils peuvent occuper sur plusieurs semaines ou mois par an tout en tirant un rendement correct le reste du temps. Dans ce cadre, le marché des résidences secondaires à la Barbade ne semble pas prêt de ralentir, mais plutôt de se structurer pour devenir l’un des piliers du patrimoine des investisseurs internationaux à la recherche d’un pied‑à‑terre tropical pérenne.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel à la Barbade afin de rechercher du rendement locatif saisonnier et une exposition en dollars américains. Budget alloué : 400 000 à 600 000 dollars, sans recours au crédit.

Après analyse de plusieurs zones (Saint James, Christ Church, Saint Peter), la stratégie retenue a consisté à cibler une villa ou un appartement en résidence sécurisée à proximité immédiate des plages et des pôles touristiques, combinant un rendement locatif brut cible proche de 10 % – « plus le rendement est grand, plus le risque est important » – et un potentiel de valorisation à moyen terme, avec un ticket global (acquisition + frais + ameublement + travaux légers) d’environ 500 000 dollars.

La mission a inclus : sélection du secteur et du quartier, mise en relation avec un réseau local (agent immobilier, avocat, fiscaliste, gestionnaire locatif saisonnier), choix de la structure d’investissement (propriété directe ou société locale) et intégration de cet actif dans la stratégie patrimoniale globale de l’investisseur.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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