Les opportunités de location saisonnière en Moldavie

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Longtemps restée en dehors des radars touristiques européens, la Moldavie s’impose peu à peu comme une destination à la fois abordable, sûre et étonnamment rentable pour la location saisonnière. Entre montée du tourisme, explosion des plateformes de réservation, fiscalité modérée et marché immobilier encore accessible, le pays attire désormais voyageurs curieux… et investisseurs avisés.

Bon à savoir :

Cet article fournit une analyse détaillée des opportunités de location saisonnière en Moldavie, en utilisant les données les plus récentes disponibles pour le pays, avec un focus particulier sur le marché principal de Chișinău.

Un marché touristique en plein décollage

La Moldavie est souvent présentée comme l’une des destinations touristiques à la croissance la plus rapide en Europe. Selon les données de l’Organisation mondiale du tourisme, le pays fait partie du Top 10 européen en termes de progression des arrivées internationales par rapport à l’avant‑Covid, avec une hausse d’environ 62 % des arrivées étrangères par rapport à 2019.

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En 2024, la fréquentation des hébergements collectifs a progressé d’environ 21 % par rapport à 2023.

Les statistiques de janvier à juin indiquent déjà un taux d’occupation moyen des établissements d’hébergement de 28,9 %, avec des pics beaucoup plus élevés pour certains segments : plus de 60 % d’occupation pour les structures de type thérapeutique et près de 49 % pour les hostels. La Moldavie accueille principalement des visiteurs en provenance d’Ukraine et de Roumanie, mais on observe aussi une montée notable des marchés américain, allemand, italien, israélien ou turc. Cette diversité renforce la demande pour des hébergements flexibles, bien situés et bien équipés.

Pourquoi la Moldavie devient intéressante pour la location saisonnière

Plusieurs facteurs convergent pour faire de la Moldavie, et en particulier de Chișinău, un terrain fertile pour les locations de courte durée.

Bon à savoir :

La Moldavie bénéficie d’atouts naturels et culturels significatifs : un positionnement géographique stratégique, un climat tempéré, une campagne préservée et un patrimoine dense incluant des monastères rupestres, des forteresses, des domaines viticoles et une architecture urbaine variée. Les autorités en ont fait une priorité publique, avec des stratégies successives (Tourism 2020, 2025 en préparation, et projet 2028) visant à moderniser l’offre, structurer les destinations, améliorer les infrastructures et attirer plus de visiteurs internationaux.

Du côté de l’hébergement, la location saisonnière – appelée localement « locațiuni pe termen scurt » ou « închirieri temporare » – s’est rapidement imposée comme un complément essentiel à l’hôtellerie, en particulier dans les villes comme Chișinău, Orhei ou Tiraspol. Les plateformes globales comme Airbnb et Booking.com jouent un rôle central : elles concentrent l’essentiel des annonces de courte durée et canalisent une grande partie de la demande, notamment internationale.

La Moldavie mise par ailleurs sur une image d’« expérience authentique » : séjours en maisons rurales, agro‑tourisme, glamping, pensions viticoles, capsule hotels, routes gastronomiques transfrontalières… Autant de niches qui se prêtent parfaitement au modèle de la location saisonnière, davantage qu’à l’hôtellerie classique.

Un environnement macroéconomique et immobilier favorable

Sur le plan économique, la Moldavie sort doucement d’une période de turbulences (choc énergétique, inflation très élevée en 2022) et retrouve une trajectoire de croissance. Le PIB a reculé d’environ 5 % en 2022, mais a rebondi en 2023 (+0,7 %) et 2024 (+2,6 % estimés), avec des projections de 3,7 % puis 4,4 % les années suivantes. L’inflation, qui avait culminé autour de 28,6 %, est redescendue vers 5 %, dans la cible de la Banque nationale.

Attention :

Le pays, candidat officiel à l’UE, a ouvert les négociations d’adhésion, renforçant la confiance des investisseurs. Les agences de notation S&P et Fitch lui attribuent une note souveraine de catégorie B avec perspective stable, indiquant un environnement risqué mais jugé gérable.

Sur l’immobilier, la dynamique est marquée par une demande nettement supérieure à l’offre. L’association des agences immobilières estime que la demande dépasse l’offre de 20 à 30 %, dans un contexte où les permis de construire et les mises en chantier reculent fortement. En 2024, le nombre de nouveaux logements achevés a chuté d’environ 67 % sur les neuf premiers mois, et les permis ont baissé, y compris à Chișinău où ils reculent de près de 16 %.

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Le prix moyen au mètre carré à Chișinău a atteint environ 1 540 € à la fin de 2024, soit une hausse de près de 44 % en un an.

Cette tension sur le marché résidentiel classique rejaillit directement sur les opportunités de location saisonnière : acheter aujourd’hui un bien dans un marché en sous‑offre, pour le positionner sur de la courte durée, permet de profiter à la fois de rendements locatifs bruts élevés (autour de 8–10 % dans certains quartiers) et de la revalorisation du capital.

Panorama chiffré du marché de la location saisonnière

Les données agrégées des plateformes de comparaison (HomeToGo, AirDNA, AirROI, etc.) donnent une image assez claire du potentiel de la location saisonnière en Moldavie.

Selon les inventaires les plus complets, on compte environ 5 055 offres de location de vacances disponibles dans le pays, toutes plateformes confondues, même si certains agrégateurs évoquent des chiffres moindres (1 775 ou 4 935, selon les sources et les périodes). Le parc est très majoritairement composé d’appartements, qui constituent le type de logement le plus répandu et le plus demandé, bien devant les maisons individuelles et les villas.

Tarifs moyens et saisonnalité nationale

Les prix restent attractifs à l’échelle européenne :

Indicateur (Moldavie entière)Valeur indicative
Prix moyen par nuit (toutes locations)64 $
Fourchette observée par nuit19 $ – 172 $
Prix moyen pour une semaine449 $
Plage saisonnière moyenne hebdomadaire433 $ – 498 $
Coût moyen d’un week‑end (2 nuits)136 $
Mois le moins cher (février)62 $ / nuit (‑4 %)
Mois le plus cher (août)71 $ / nuit (+11 %)
Prix moyen en septembre68 $ / nuit

On retrouve une saisonalité classique, avec des tarifs plus élevés en été (août en tête) et une légère détente en hiver, février étant le mois le plus abordable. En septembre, la moitié des hébergements environ restent disponibles (près de 49 % des logements ne sont pas encore réservés), ce qui limite l’inflation des prix tout en maintenant un bon niveau de demande.

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C’est la surface moyenne en mètres carrés des hébergements en Moldavie, correspondant à des appartements urbains ou de petites maisons.

Explosion de l’offre « pet‑friendly » et des équipements

Un élément intéressant pour les propriétaires est la très forte proportion de logements acceptant les animaux : environ 35 % des locations saisonnières en Moldavie sont « pet‑friendly », soit près de 1 774 annonces. Ces biens se louent en moyenne plus cher, autour de 106 $ la nuit, et un tiers d’entre eux se situent à moins de 3 km d’un centre‑ville, ce qui en fait des options premium pour les voyageurs accompagnés de leurs animaux.

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C’est le nombre de locations de vacances disposant d’une piscine, un segment de niche particulièrement prisé en saison estivale.

Le tableau ci‑dessous résume les grandes caractéristiques de l’offre nationale :

CaractéristiqueDonnée principale
Nombre d’offres recensées≈ 5 055 locations de vacances
Capacité moyenne4 personnes
Surface moyenne50 m²
Type dominantAppartement
Part de locations « pet‑friendly »35 % (≈ 1 774 logements)
Prix moyen « pet‑friendly »106 $ / nuit
Logements avec piscine408
Prestations populairesInternet, piscine, cuisine, wifi, TV, lave‑linge

Chișinău, cœur battant du marché de courte durée

Capitale politique, économique et universitaire, Chișinău concentre environ 70 % des transactions immobilières du pays et la majorité de l’activité de location saisonnière. C’est aussi la ville la plus étudiée par les cabinets d’analytics spécialisés dans les données Airbnb.

Taille du marché et niveau d’activité

Selon différentes analyses, le marché Airbnb de la ville proprement dite regroupe de 137 à 147 annonces actives, mais si l’on considère l’ensemble de la municipalité (Chișinău + faubourgs), on atteint plus de 1 300 à 1 350 biens de courte durée. D’autres sources élargies évoquent jusqu’à 2 796 listings, preuve que le marché est déjà conséquent pour un pays de 2,5 millions d’habitants.

Les performances moyennes au niveau municipal sont les suivantes :

Indicateur (Municipalité de Chișinău)Valeur moyenne approximative
Nombre de biens actifs≈ 1 346
Revenu mensuel moyen par logement463–516 $
Prix moyen par nuit (ADR)58–74 $
Taux d’occupation moyen37–38 %

Les chiffres spécifiques pour un panel 2026 de 147 biens dans la ville indiquent même un revenu moyen de 471,86 $ par mois, un ADR de 73,95 $ et un taux d’occupation de 37,20 %. Ce niveau de remplissage est cohérent avec un marché encore en phase de structuration, où une partie des annonces impose des séjours minimum de 30 nuits ou plus.

Segmentation du parc et profils de logements

Chișinău se distingue par une offre très homogène : près de 98 % des annonces correspondent à des logements entiers (entire home/apartment), et les appartements représentent également 97–98 % des biens disponibles. Les maisons individuelles, villas ou chambres privées restent marginales.

La répartition par taille de logement est fortement concentrée :

Type de logement (Chișinău)Part estimée des annonces
1 chambre63,5 %
2 chambres30,7 % environ
3 chambres et plus3,6 %
Capacité la plus fréquente (4 pers.)38 % des annonces

Deux segments dominent donc : les studios/1‑chambre pour 2 personnes et les 1–2 chambres capables d’héberger 4 personnes. Ensemble, ces catégories représentent plus des deux tiers du marché. Les hébergements pouvant accueillir 6 personnes ou plus constituent un créneau de niche (16,1 % des annonces), mais potentiellement très rentable pour des groupes ou des familles élargies.

Autre spécificité : la grande disponibilité des logements. Près des trois quarts des annonces affichent entre 271 et 366 jours ouverts à la réservation par an. Cependant, en pratique, la majorité d’entre elles ne sont réservées que 31 à 90 jours par an, ce qui traduit à la fois une saisonnalité marquée, une concurrence croissante et, parfois, un manque d’optimisation marketing et tarifaire.

Saisonnalité, revenus et tarifs à Chișinău

Les données d’AirROI permettent de visualiser clairement le cycle saisonnier de la location saisonnière dans la capitale.

On peut distinguer trois grandes périodes :

Période (Chișinău)Revenu mensuel moyenTaux d’occupationADR moyen
Haute saison (déc., août, juin)1 107 $36,0 %70 $
Inter‑saison811 $31,8 %70 $
Basse saison (mars à mai)75 $3,7 %73 $

La haute saison se concentre autour de l’été et des fêtes de fin d’année, avec un pic absolu dans un mois type où le revenu peut grimper à 1 321 $, l’occupation atteindre 49,2 % et le tarif moyen 75 $. À l’inverse, le mois le plus faible peut théoriquement tomber à zéro réservation. Ce contraste montre à quel point la gestion des prix et de la demande hors saison est cruciale.

Par segment de performance, le marché est très différencié :

Segment de performanceRevenu mensuel (min)Taux d’occupation (min)Tarif moyen min. (ADR)
Top 10 % des biens≥ 1 344 $≥ 54 %≥ 103 $ / nuit
Top 25 %≥ 1 034 $≥ 45 %≥ 75 $ / nuit
Médiane (50 % centraux)≈ 728 $≈ 28 %≈ 58 $ / nuit
Bas 25 %≈ 513 $≈ 17 %≈ 46 $ / nuit

L’écart entre le top 10 % et les biens « d’entrée de gamme » est donc considérable. Les meilleurs logements de Chișinău réussissent à afficher des tarifs supérieurs à 100 $ la nuit avec plus de la moitié des nuits occupées, soit un produit brut annuel dépassant régulièrement 15 000 $. À l’inverse, une partie du parc reste sous‑exploité, avec peu de réservations et des prix peu optimisés.

Qui loue à Chișinău ? Portrait des voyageurs

Le profil de la clientèle Airbnb de Chișinău est atypique pour une capitale européenne de petite taille. Les données montrent que près de 95 % des visiteurs sont internationaux. Les Moldaves eux‑mêmes ne représentent qu’environ 4,7 % des clients.

Les principaux marchés émetteurs sont l’Ukraine (plus de 20 % des visiteurs), les États‑Unis (un peu plus de 10 %), puis la Roumanie, la Russie et plusieurs pays d’Europe occidentale. D’un point de vue démographique, la moitié des voyageurs relèvent de la génération post‑2000 (Gen Z/Alpha), ce qui explique l’importance des critères comme la connectivité, le télétravail, le design et les expériences « instagrammables ».

Astuce :

Les langues dominantes des visiteurs sont l’anglais (environ un tiers) et le russe (près de 20 %). Il est donc conseillé à un hôte de proposer au minimum une annonce en anglais, et idéalement de la compléter avec des versions en roumain et en russe pour mieux répondre à la demande régionale.

Comportement de réservation et politiques d’annulation

Le délai moyen de réservation à Chișinău est relativement court : environ 11 jours avant l’arrivée. Il varie toutefois selon la saison, atteignant 39 jours d’anticipation pour les séjours de décembre, tandis qu’en avril, de nombreuses réservations se font la veille ou le jour même.

Côté conditions, le marché penche nettement vers des politiques d’annulation souples : environ 44 % des annonces de Chișinău affichent une politique « Flexible ». Dans l’ensemble du marché moldave, plus de 60 % des annonces sont également en flexible, 22 % en modéré et seulement 14–15 % en strict. Ce positionnement traduit l’importance donnée à la conversion des réservations – surtout dans un marché où les voyageurs internationaux peuvent hésiter sur une destination encore peu connue.

À noter aussi : une part importante des annonces de la ville (près de 39 % selon certaines analyses, et plus de 45 % à l’échelle élargie) imposent des séjours minimum de 30 nuits ou plus. Cela signifie qu’une portion non négligeable de l’offre est en réalité positionnée sur du moyen terme (coliving, séjours professionnels, étudiants, digital nomads), ce qui ouvre d’autres stratégies de rendement, entre saisonnier classique et location meublée longue durée.

Quartiers et micro‑localisation : où investir pour la saisonnière ?

Comme dans toute capitale, toutes les zones de Chișinău ne présentent pas le même potentiel pour la location de courte durée. Les études de rentabilité distinguent plusieurs quartiers clés.

On peut résumer leurs atouts ainsi :

Quartier / zoneProfil et atouts principaux
CentruCentre historique et administratif, proche des parcs et musées, restaurants, vie nocturne ; très recherché par les touristes.
BotanicaGrand quartier résidentiel verdoyant, près du parc botanique, apprécié des familles ; accès facilité vers l’aéroport.
RîșcaniEnvironnement familial, centres commerciaux, accès au lac Ghidighici ; bon compromis prix/demande.
TelecentruArchitecture moderne, bureaux, animation nocturne ; cible idéale pour voyageurs d’affaires et city‑breaks.
CiocanaZone en développement, plus abordable, appréciée des voyageurs au budget serré ; desserte correcte.
BuiucaniQuartier résidentiel « local », proche du parc Dendrarium et de musées ; bonne base pour découvrir la ville.
Vatra / VattezSecteur plus calme, vues dégagées, parcs ; intéressant pour séjours nature proche de la ville.
DurleștiPériphérie résidentielle, maisons plus spacieuses, adaptées aux groupes et familles nombreuses.

Les rendements locatifs bruts varient dépendamment du segment (achat, location long terme, location courte durée). Les données de Global Property Guide indiquent des rendements bruts moyens d’environ 8,4 % dans le secteur Centre, 8,9 % à Rîșcani et 8 % à Botanica pour la location classique. Sur de la courte durée bien gérée, les chiffres issus des données Airbnb (jusqu’à 8–10 % annuels, voire davantage pour les meilleures opérations) laissent entrevoir un potentiel supérieur, surtout si l’on combine saison haute optimisée et occupation correcte le reste de l’année.

Des produits très variés : de l’appartement urbain à la villa viticole

L’un des points forts de la Moldavie, pour la location saisonnière, tient à la diversité des typologies de biens exploitables.

En ville, particulièrement à Chișinău, l’offre dominante est celle des appartements : studios design, 1–2 chambres modernes, lofts avec vue panoramique (type « Stylish Sky Loft » ou « SKY HAUSE »), penthouses avec terrasses, immeubles neufs comme « Skyhouse Premium Residence » ou rénovations dans des maisons historiques (« Boho‑style Apartment House in Historic City Center », « Kogalniceanu 44 » installé dans un monument historique). Ces logements ciblent principalement les city‑breaks, les séjours professionnels, les nomades digitaux, les couples ou les petites familles.

Les prix y sont très compétitifs par rapport à l’hôtel : certaines analyses soulignent que les locations saisonnières y sont en moyenne 145 % moins chères que les hôtels, tout en offrant plus d’espace et d’équipements (cuisine, machine à laver, espace de travail).

Exemple :

En Moldavie, les paysages périphériques et ruraux se caractérisent par une grande diversité d’hébergements. On y trouve des maisons traditionnelles rénovées, des guesthouses, des villas avec jardin, des tiny houses et des concepts innovants comme les granges transformées (« Tiny Barn House ») ou les parcs de maisons dans les arbres. Ces hébergements sont particulièrement développés dans les régions viticoles, telles que Cricova, Mileștii Mici, la région d’Orhei, et les vallées du Nistru et du Prut, ainsi que dans les clusters touristiques soutenus par le PNUD, comme ceux de Cahul, Ungheni et Dubăsari.

Le lien avec l’œnotourisme est crucial : certaines grandes caves comme Asconi, Chateau Purcari, Chateau Vartely, Et Cetera ou Castel Mimi proposent directement des hébergements sur place (chambres, bungalows, petites villas), qui s’apparentent dans les faits à des locations saisonnières avec services hôteliers. D’autres pensions rurales, soutenues par des programmes européens ou onusiens, misent sur l’agro‑tourisme, combinant hébergement, restauration locale, activités de plein air et découverte de la vie villageoise.

Exemples de biens et types de séjours

Les descriptions de biens recensés illustrent bien cette diversité :

Hébergements insolites près de Chișinău

Découvrez une sélection de logements uniques en Moldavie, allant des petites maisons intimistes aux complexes de loisirs, pour des séjours mémorables adaptés à tous les types de voyageurs.

Petites maisons avec vue dégagée

Des hébergements cosy à proximité de Chișinău offrant une vue panoramique et dégagée pour un séjour paisible.

Villas luxueuses pour groupes

Villas avec piscine, sauna et bar privé, idéales pour des groupes comme des missions humanitaires, pouvant accueillir jusqu’à 7 adultes.

Maisons rurales au bord du Dniestr

Comme la « Casa Boierului », pour des séjours nature et pêche au calme, en immersion dans la campagne moldave.

Micro‑maisons en centre‑ville

Tiny Barn House, rénovée et située à quelques pas du Dendrarium et de Moldexpo, parfaite pour les digital nomads.

Complexes de loisirs

Comme le « Tree House Relax Park » (maisons dans les arbres, piscines) ou « Villa la Vida & Spa » à Durlești, conçus comme des destinations à part entière.

Ce maillage d’hébergements diversifiés, compatible avec la location de courte durée, permet de cibler plusieurs segments : aventuriers en quête de nouvelles destinations, couples en escapade romantique, familles cherchant un cadre sécurisé et abordable, télétravailleurs, groupes d’amis, voire touristes de niche (amateurs de vin, de nature, de bien‑être).

Rentabilité et fiscalité : ce que les chiffres disent vraiment

Pour un investisseur, la question centrale reste celle du rendement réel d’un bien exploité en location saisonnière en Moldavie.

Les estimations de rendement brut annuel sur le marché locatif résidentiel à Chișinău tournent autour de 8 à 9 % selon les quartiers et la typologie de l’appartement. Pour un 1‑chambre bien placé, un rendement brut de plus de 9 % est courant. Sur la base d’exemples concrets, un appartement d’environ 50 m² au centre de Chișinău, acheté 36 000 € en 2020 et rénové pour 13 à 14 000 €, générait déjà en 2022 des loyers pouvant atteindre 500–700 € par mois dans certaines configurations, et a triplé de valeur en quelques années dans un projet de standing (Solomon Tower).

Chișinău

La structure de revenus en location saisonnière est proche ou supérieure à celle de la location traditionnelle, notamment pour les biens bien gérés dans cette ville.

un bien dans la médiane du marché génère environ 728 $ par mois, soit un peu plus de 8 700 $ par an, pour un taux d’occupation de 28 % et un tarif moyen de 58 $ ;

un bien dans le top 25 % dépasse 1 034 $ mensuels (12 400 $ annuels) avec un taux d’occupation supérieur à 45 % ;

– les meilleurs 10 % montent au‑delà de 1 344 $ mensuels (plus de 16 000 $ par an), avec une occupation supérieure à 54 % et un prix moyen supérieur à 100 $ la nuit.

Un cadre fiscal plutôt favorable

La fiscalité applicables aux revenus locatifs est relativement simple et modérée. Les personnes physiques sont imposées à un taux forfaitaire de 7 % sur les loyers bruts déclarés (pour le résidentiel), payables mensuellement. Les personnes morales supportent un impôt sur les bénéfices de 12 %, mais peuvent déduire une partie des charges.

Bon à savoir :

En plus du prix d’achat, l’investisseur doit anticiper un impôt foncier annuel (0,05 à 0,4% de la valeur cadastrale pour le résidentiel) et des coûts d’exploitation (charges, assurance, maintenance, taxes locales). Pour un appartement de 75 000 €, le cash-flow net locatif est typiquement d’environ 3,8% après impôts et charges, hors plus-value. La location saisonnière peut offrir une marge nette supérieure, à condition d’optimiser la gestion et de maîtriser les coûts opérationnels comme le ménage.

Cadre juridique : une pratique globalement favorable aux bailleurs

Le cadre légal moldave en matière de location est structuré par plusieurs textes (loi sur le bail de 1992, Code civil, loi de 2015 sur le logement). Malgré certaines contradictions entre ces instruments, la pratique est généralement considérée comme plutôt favorable aux propriétaires.

Bon à savoir :

Les baux doivent être écrits et ne peuvent excéder 99 ans. Pour une durée supérieure à 3 ans sur un immeuble, une inscription au registre immobilier est obligatoire, ce qui est rare pour les locations saisonnières. Le montant du dépôt de garantie n’est pas réglementé et est librement défini dans le contrat.

Sur le plan fiscal, les baux doivent être enregistrés auprès du Service fiscal dans un délai court (quelques jours), sous peine de sanctions, ce qui pousse de plus en plus de propriétaires à sortir de l’informel. De fait, les contrats enregistrés et l’impôt collecté ont fortement augmenté ces dernières années, signe d’une professionnalisation progressive, notamment dans les grandes villes.

Attention :

En cas d’impayés, de sous‑location non autorisée, de dégradation volontaire ou de non‑respect de l’usage prévu du logement, le propriétaire peut saisir les tribunaux pour résilier le bail et obtenir l’expulsion du locataire. Dans la région, ces procédures judiciaires restent relativement rapides, avec un délai d’environ six mois pour trancher un litige.

Pour la location de courte durée, l’environnement réglementaire reste à ce stade faiblement contraignant. Les analyses de marché ne révèlent pas, pour l’instant, de système de licences strictes ou de quotas comme dans d’autres capitales européennes. Les autorités locales renforcent toutefois progressivement la surveillance et la fiscalité, et les propriétaires ont intérêt à suivre l’évolution des règles et, au besoin, à se faire accompagner par des juristes.

Gestion, technologie et professionnalisation du marché

La montée en puissance de la location saisonnière en Moldavie s’accompagne d’une professionnalisation de la gestion. Des structures comme Elite‑Homes, Elite Rent, CapsuleHostel ou Homeservice gèrent des portefeuilles de plusieurs dizaines de biens à Chișinău, réalisant des revenus dépassant les 100 000 $ annuels pour les plus importants.

Bon à savoir :

La gestion locative courte durée implique des défis récurrents : fluctuations d’occupation, maintenance à distance, coordination des équipes de ménage, synchronisation des calendriers multi-plateformes, réactivité aux messages, gestion des annulations et tarification dynamique. Pour y répondre, des outils technologiques se développent, tels que les channel managers (Guesty, Lodgify), les logiciels de pricing (Beyond Pricing, PriceLabs), les boîtes de réception centralisées et les systèmes de check-in autonome.

Plusieurs recommandations issues du terrain moldave rejoignent les bonnes pratiques internationales :

Astuce :

Pour une gestion locative saisonnière efficace, il est crucial de prévoir un budget de maintenance préventive représentant 5 à 10 % des revenus locatifs mensuels. Construisez un réseau local de professionnels (plombiers, électriciens, artisans, entreprises de nettoyage) avant la haute saison. Pour vous distinguer dans un marché dominé par les logements de 1 et 2 chambres, misez sur des photos professionnelles et un positionnement clair (design, localisation, vue, expériences proposées). Optimisez vos réservations en jouant sur la flexibilité des politiques d’annulation pour maximiser le taux de conversion, tout en sécurisant les périodes de forte demande (événements, festivals, haute saison) avec des conditions plus strictes si nécessaire. Enfin, adaptez vos prix en temps réel en fonction de la demande locale (événements, congés, flux de réfugiés, conférences internationales).

La gestion des avis est également centrale : des évaluations positives, détaillées et récentes sont déterminantes pour convaincre une clientèle internationale encore hésitante à découvrir une destination nouvelle.

Un potentiel renforcé par les politiques publiques et l’aide internationale

L’essor de la location saisonnière en Moldavie ne repose pas seulement sur la dynamique spontanée du marché. Il s’inscrit aussi dans une stratégie plus large de développement touristique et régional.

Le gouvernement, via le ministère de la Culture (compétent pour le tourisme) et le ministère de l’Infrastructure et du Développement régional, investit dans des routes, une meilleure signalisation, des points d’information touristique, la création de routes thématiques (routes du vin, itinéraires culturels, circuits écotouristiques) et la montée en compétences des acteurs (guides, opérateurs, hôteliers). Le programme « Tourism 2028 » vise à faire passer la contribution du tourisme au PIB de 3,3 % à environ 6,3 %, avec un budget de plus de 750 millions de lei.

Exemple :

Des bailleurs de fonds internationaux (UE, PNUD, Suisse, Suède, République tchèque, Royaume‑Uni, Japon, EBRD) soutiennent le développement touristique de la Moldavie par des projets concrets. Ceux-ci incluent la restauration de monuments historiques (comme le cirque de Chișinău et la forteresse de Tighina), la création de clusters touristiques (à Cahul, Ungheni et Dubăsari), l’accompagnement de plus de 45 maisons d’hôtes et le développement de formes innovantes d’hébergement (glamping, capsules, agro‑tourisme). Des micro‑clusters comme « Via Cahul » ou « Heart of Nistru » connaissent un succès fulgurant, passant de zéro à plus de 100 000 visiteurs en quelques années, ce qui stimule l’ouverture de nouvelles structures d’hébergement et de restauration.

Ce maillage d’initiatives renforce la demande pour des locations saisonnières qualitatives dans les zones rurales et viticoles, au‑delà de la seule capitale. À la faveur d’infrastructures améliorées, ces territoires gagnent en accessibilité et en visibilité, offrant aux investisseurs des possibilités d’entrer plus tôt sur des marchés encore peu saturés.

Des risques bien réels, mais maîtrisables

Comme tout marché émergent, la location saisonnière en Moldavie présente des risques qu’il serait imprudent d’ignorer.

Les risques politiques et géoélectriques restent présents, compte tenu de la proximité avec la guerre en Ukraine et de la situation particulière de la Transnistrie. Des chocs extérieurs peuvent influencer ponctuellement les flux touristiques, comme on l’a vu pendant la pandémie ou lors des vagues de réfugiés.

Les risques de change, liés à la volatilité du leu moldave face à l’euro et au dollar, doivent être intégrés dans les modèles financiers, même si la plupart des transactions immobilières et une partie des loyers de marché se libellent directement en euros.

Bon à savoir :

Le secteur de la construction est actuellement sous tension, avec une baisse des permis de construire et une chute des livraisons de logements. Cette situation est accentuée par la hausse des coûts des matériaux et du crédit, malgré une récente baisse des taux d’intérêt. Si ce contexte soutient la valorisation des biens immobiliers existants, il peut également compliquer et renchérir les projets de rénovation importante.

Enfin, la réglementation sur les locations de courte durée, encore souple aujourd’hui, pourrait évoluer. Le fait qu’aucune annonce n’ait été détectée comme « licenciée » dans certaines études témoigne d’un cadre encore peu formalisé, mais aussi d’un risque de durcissement à moyen terme si le phénomène devait susciter des tensions (cohabitation avec les résidents, concurrence perçue avec l’hôtellerie).

Ces risques peuvent néanmoins être gérés par une diversification géographique, une bonne due diligence juridique, l’usage de contrats clairs, un recours à des gestionnaires professionnels et une veille attentive sur l’évolution des politiques publiques.

Conclusion : une fenêtre d’opportunité encore largement ouverte

La Moldavie réunit aujourd’hui un faisceau d’éléments rarement alignés sur un même marché : une destination touristique en plein essor, une offre d’hébergement en recomposition, un marché immobilier encore accessible mais en forte appréciation, des rendements locatifs élevés et un environnement réglementaire de la location saisonnière encore souple.

Bon à savoir :

Chișinău est le marché principal, avec une forte demande internationale, des prix attractifs et une bonne performance pour les biens de 1-2 chambres bien gérés. Les régions viticoles, les zones rurales et les petites villes en croissance offrent aussi des opportunités pour des projets combinant hébergement, gastronomie, nature et culture.

Pour les propriétaires locaux comme pour les investisseurs étrangers, la fenêtre d’opportunité existe bel et bien. Elle s’adresse toutefois en priorité à ceux qui accepteront de professionnaliser leur approche : constitution d’un réseau local solide, usage intelligent des plateformes et des outils de pricing, attention portée à la qualité de l’expérience client, et intégration fine de la saisonnalité et des réalités moldaves dans leur modèle économique.

Dans ce contexte, la location saisonnière en Moldavie n’apparaît pas seulement comme une tendance passagère, mais comme l’un des leviers structurants de la transformation touristique du pays dans les années à venir.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel en Moldavie, à Chișinău, pour chercher du rendement locatif et une exposition à la monnaie locale. Budget alloué : 400 000 à 600 000 euros, sans recours au crédit.
Après analyse de plusieurs quartiers (Centru, Rîșcani, Botanica), la stratégie retenue a consisté à cibler un ou deux appartements récents dans un immeuble bien situé à Chișinău, combinant un rendement locatif brut cible de 8 à 10 % (« plus le rendement est grand, plus le risque est important ») et un potentiel de valorisation à moyen terme, avec un ticket global (acquisition + frais + éventuels travaux légers) d’environ 500 000 euros.

La mission a inclus : sélection du quartier, mise en relation et prise en charge par un réseau local (agent immobilier, avocat, fiscaliste), choix de la structure la plus adaptée (propriété directe ou via société locale) et définition d’un plan de diversification dans le temps.
Ce type d’accompagnement permet de profiter des opportunités du marché moldave tout en maîtrisant les risques juridiques, fiscaux et locatifs.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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