Les meilleurs quartiers pour investir en Slovénie

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Longtemps discrète sur la carte de l’immobilier européen, la Slovénie s’impose désormais comme un marché solide, dynamique et étonnamment diversifié pour un pays de 2,1 millions d’habitants. Entre capital en pleine effervescence, villes côtières adriatiques, stations alpines et régions viticoles, la question n’est plus de savoir s’il faut y investir, mais plutôt où. Les données récentes montrent une hausse des prix depuis dix ans, des rendements locatifs compétitifs, un cadre juridique stable et une économie en croissance modérée mais régulière. Reste à identifier les quartiers et micro-marchés les plus prometteurs.

Bon à savoir :

Cet article analyse les meilleurs quartiers pour investir en Slovénie en se basant sur les données récentes : évolution des prix, niveaux de loyers, rendements locatifs, perspectives de plus-value et risques réglementaires, le tout dans le contexte macroéconomique du pays.

Un marché immobilier slovène solide et sous tension

Le point de départ, avant de zoomer quartier par quartier, reste la dynamique nationale. Les prix résidentiels ont augmenté pour la dixième année consécutive en 2024. L’indice national des prix des logements a progressé de 8,46 % en glissement annuel au quatrième trimestre 2024, avec un rythme supérieur pour les logements neufs. Les appartements neufs ont vu leurs prix grimper de plus de 10 % sur un an, tandis que les logements existants ont progressé de plus de 8 %.

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Nombre de logements vendus en 2024, enregistrant une baisse de plus de 21% par rapport à l’année précédente.

Le stock de logements plafonne autour de 410 logements pour 1 000 habitants, un niveau inférieur à la moyenne européenne. Entre 2015 et 2021, la Slovénie a créé près de 40 000 nouveaux ménages mais seulement 23 000 nouveaux logements, ce qui explique en grande partie la tension actuelle. Dans ce contexte, la plupart des analystes anticipent encore 2 % à 5 % de hausse annuelle des prix sur les prochaines années, avec un cumul attendu de 15 % à 25 % sur cinq ans et jusqu’à 50 % sur dix ans, selon les scénarios.

Bon à savoir :

Le marché immobilier est structurellement sous-offreur, soutenu par une économie stable (croissance du PIB de 2% à 2,5%, inflation proche de 2%, chômage faible à 3,2%). Le pays bénéficie également d’une notation souveraine solide (AA- chez S&P, ‘A’ avec perspective positive chez Fitch) et d’un environnement juridique clair de type droit civil, offrant un cadre sécurisé pour l’investissement.

Ljubljana : la locomotive, quartier par quartier

La capitale concentre l’essentiel de la dynamique locative et une part importante de la hausse des prix. En 2024, les appartements anciens à Ljubljana se sont vendus médianement autour de 4 510 €/m², soit environ 55 % de plus que la médiane nationale (2 920 €/m²). Les prix y ont progressé de plus de 50 % entre 2018 et 2023, et encore d’environ 12 % en 2024. Les loyers, eux, continuent de grimper plus vite que l’inflation, en particulier dans le centre.

En février 2025, les loyers moyens annoncés étaient de l’ordre de 700 € pour un studio, 1 100 € pour un une‑chambre, 1 550 € pour un deux‑chambres et 1 950 € pour un trois‑chambres. Un rapport estime le loyer moyen dans le centre à 19,30 €/m², avec des rendements bruts autour de 4,34 %. Sur certains segments, des simulations montrent des rendements bruts proches de 5 % pour des deux‑pièces bien situés.

Centre historique et Vieille Ville : le segment premium

Le cœur de Ljubljana – Vieille Ville, autour de la rivière et des rues piétonnes historiques – constitue le quartier le plus emblématique et le plus cher. On y trouve des appartements dans des immeubles anciens, souvent rénovés en produits haut de gamme, ainsi que quelques projets neufs très sélectifs.

Les prix au mètre carré dans ce secteur se situent typiquement entre 3 500 et 4 500 €/m² pour les appartements standards, avec des biens remarquables qui peuvent dépasser ces niveaux. L’attrait du centre tient à plusieurs facteurs : charme historique, offre culturelle, forte fréquentation touristique, proximité des universités et excellente accessibilité à pied ou à vélo.

Les rendements bruts y tournent autour de 3,5 % à 4,5 % pour de la location longue durée, ce qui est légèrement inférieur à d’autres quartiers, mais la demande est constante et la vacance faible. La valorisation à long terme est soutenue par la rareté du foncier et les contraintes de rénovation dans les bâtiments classés.

Attention :

Une nouvelle loi nationale limite les locations touristiques à 60 jours par an pour les appartements en collectif et 150 jours pour les maisons individuelles. La municipalité souhaite en outre les restreindre au cœur urbain, rendant le centre plus risqué pour un investissement exclusif type Airbnb, tandis que la location à l’année demeure une valeur sûre.

Trnovo et Rožna Dolina : le haut de gamme résidentiel

Au sud du centre, Trnovo s’est imposé comme l’un des quartiers résidentiels les plus recherchés. C’est un secteur mêlant petits immeubles anciens rénovés, maisons de ville et nouvelles résidences de standing. La demande y est portée par un public de cadres, de professions libérales et de jeunes ménages appréciant l’ambiance de quartier, la proximité du centre et les espaces verts.

Les prix oscillent généralement entre 2 800 et 3 800 €/m², avec une progression significative ces dernières années. Trnovo fait partie des zones de Ljubljana où les prix ont le plus grimpé, soutenus par des projets de rénovation de qualité et un stock limité. Les rendements se situent plutôt dans la tranche 3 %‑4 %, mais avec une anticipation de plus‑value annuelle de l’ordre de 4 % à 7 % selon plusieurs projections à cinq ans.

Rožna Dolina, autre secteur très prisé, offre un profil similaire, avec davantage de villas et de maisons individuelles. Le ticket d’entrée y est élevé, mais il correspond à une clientèle solvable et à une demande de logements familiaux de standing, ce qui en fait un segment plutôt défensif sur le long terme.

Šiška et Bežigrad : gentrification et potentiel de croissance

En matière de compromis entre rendement et potentiel de valorisation, Šiška et Bežigrad sont souvent cités en tête de liste. Ces grands quartiers, situés au nord‑ouest (Šiška) et au nord‑est (Bežigrad) du centre, bénéficient de plusieurs moteurs : projets de transport, développement de nouvelles résidences, verdissement urbain, rénovation d’anciens ensembles et arrivée d’une population plus jeune.

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Les perspectives de croissance annuelle pour les prochaines années dans la région, au-dessus de la moyenne nationale.

Les investisseurs y trouvent un meilleur rendement que dans le centre historique, souvent autour de 4,5 % à 5,5 % bruts, voire davantage sur des biens correctement négociés. Dans un contexte où les taux d’intérêt moyens des nouveaux prêts immobiliers se situent autour de 3 %, le levier du crédit reste intéressant pour ce type de quartier intermédiaire.

Vič, Rudnik, Šentvid, Črnuče : la ceinture à valeur ajoutée

La périphérie de Ljubljana est loin d’être homogène, mais plusieurs secteurs se détachent comme « ceinture de croissance ». Vič, au sud‑ouest, combine espaces verts, écoles et une atmosphère familiale, avec davantage de maisons individuelles et de petites copropriétés. L’offre commerciale y est un peu plus limitée mais le confort résidentiel apprécié.

Rudnik, Šentvid et Črnuče représentent d’autres poches de développement. Les données nationales indiquent que les environs sud de Ljubljana ont enregistré la plus forte hausse du prix des maisons en 2024 : +30,27 % sur un an pour atteindre une médiane de 340 000 € par maison, pendant que les environs nord affichaient une progression de 12,63 % pour une médiane de 330 000 €. Ces chiffres illustrent l’appétit pour des logements individuels en périphérie, accessibles en voiture ou transport en commun depuis le centre.

Astuce :

Pour l’investisseur, ces zones constituent souvent des opportunités de « value‑add ». La stratégie consiste à acheter un bien ancien (maison ou appartement) à rafraîchir, puis à y apporter une rénovation énergétique. Cette rénovation est d’autant plus intéressante que l’État subventionne certains travaux d’efficacité énergétique jusqu’à 18 000 €. Après les travaux, le bien peut être mis en location à un loyer supérieur ou revendu avec une plus-value. Avec un montage bien calibré, les rendements locatifs peuvent atteindre la tranche haute observée à Ljubljana, soit 5 % à 6 %.

Quartiers plus abordables et opportunités de rénovation

Moste, Šentvid (dans certaines poches), ou encore certaines parties de Črnuče et du quartier de Rudnik font figure de secteurs plus abordables. Ils cumulent plusieurs caractéristiques : bâti parfois vieillissant, moins d’infrastructures culturelles, mais bonne desserte et proximité du centre. Ce sont aussi ces zones qui souffriront le moins du plafonnement des locations de courte durée, car le tourisme s’y fait plus discret.

Les chiffres nationaux montrent que la rénovation est un enjeu majeur en Slovénie, avec un parc ancien souvent énergivore. Le coût moyen des rénovations a augmenté d’environ 12 % en 2025, tandis que les services d’architecte pour une rénovation lourde se situent entre 30 et 50 €/m². Malgré cette inflation des coûts, les aides publiques (près de 34 millions d’euros programmés pour l’efficacité énergétique dans le résidentiel entre 2024 et 2026) et les primes de loyer pour les logements « verts » incitent à repositionner ces biens.

À Ljubljana, une étude a montré que les appartements présentés comme « éco‑responsables » se louaient environ 10 % plus cher. Pour un investisseur patient, combiner achat dans un quartier encore en transition, rénovation énergétique et positionnement sur une clientèle étudiante ou de jeunes actifs peut générer un couple rendement/plus‑value particulièrement attractif.

Tableau de synthèse : Ljubljana par zones

Pour mieux visualiser les différences entre quartiers de la capitale, le tableau suivant récapitule quelques ordres de grandeur (plages indicatives basées sur les données disponibles).

Zone de LjubljanaPrix indicatifs €/m² (appartements anciens)Rendement locatif brut estiméProfil d’investissement dominant
Centre / Vieille Ville3 500 – 4 5003,5 % – 4,5 %Capitalisation long terme, prestige, tourisme
Trnovo / Rožna Dolina2 800 – 3 8003 % – 4 %Haut de gamme résidentiel, plus‑value
Šiška / Bežigrad~2 800 – 3 500 (selon micro‑secteurs)4,5 % – 5,5 %Croissance et rendement équilibrés
Vič / Rudnik / périphérie sud~2 500 – 3 2005 % – 6 %Maisons familiales, effet « ceinture verte »
Quartiers plus abordables< 2 5005 % – 7 % (après travaux)Value‑add, rénovation, cash‑flow

Ces niveaux illustrent pourquoi Ljubljana reste la locomotive du marché slovène : les prix y sont plus élevés que dans le reste du pays, mais portés par un chômage faible, une forte demande locative (notamment 3 640 étudiants étrangers rien qu’à l’Université de Ljubljana) et une offre structurellement limitée.

Koper et la côte : mer Adriatique et puissance logistique

Si Ljubljana attire pour son dynamisme urbain, la bande côtière slovène séduit par son mélange de climat méditerranéen, de tourisme balnéaire et de logistique portuaire. La région dite « Obala », qui regroupe Koper, Piran, Portorož, Izola et Ankaran, affiche une médiane de prix d’appartements anciens autour de 4 320 €/m² en 2024, avec une hausse annuelle de plus de 11 %. Les maisons y tournent autour de 308 000 € en médiane.

Koper : la grande ville côtière à la demande diversifiée

Koper est la plus grande ville côtière de Slovénie et surtout son unique port maritime international. C’est un centre économique stratégique pour le nord de l’Adriatique, au croisement de grands corridors de transport européens. Contrairement aux bourgs purement touristiques, Koper bénéficie d’une base économique diversifiée : activités portuaires et logistiques, commerce international, fonctions administratives et universitaires.

Le marché immobilier local en profite : les prix y progressent régulièrement, soutenus par une offre foncière limitée le long de la mer et par une demande solide, à la fois de résidents permanents, d’étudiants, de locataires à long terme et d’acheteurs de résidences secondaires. Cette variété de profils en fait l’un des marchés les plus flexibles du pays.

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Les rendements locatifs bruts moyens pour des logements résidentiels à Koper se situent entre 4 % et 6 %.

Les investisseurs peuvent y jouer plusieurs stratégies : petits appartements d’une ou deux chambres dans le centre pour cibler employés de bureaux, étudiants et jeunes couples ; appartements avec vue mer destinés à un usage mixte résidence secondaire/location saisonnière ou corporate ; locaux commerciaux et logistiques proches du port pour capitaliser sur la croissance du trafic. Le port de Koper, qui traite plus de 800 000 véhicules par an (plus que n’importe quel autre port méditerranéen pour ce segment), est engagé dans un vaste plan d’extension, avec l’allongement du quai du terminal à conteneurs (projet de 152,9 millions d’euros, 1 750 pieux d’acier et 7 hectares supplémentaires de surface opérationnelle). À terme, la capacité annuelle doit atteindre 1,8 million d’EVP, ce qui devrait encore renforcer l’attrait économique de la ville.

Les micro‑quartiers de Koper : où cibler ?

La structure urbaine de Koper se décline en plusieurs quartiers recommandés pour l’investissement.

Exemple :

L’Old Town, cœur historique piétonnier de la ville, attire les amateurs de patrimoine et les touristes. Ce secteur propose des immeubles anciens, soit à rénover, soit déjà transformés en appartements de charme, situés à proximité immédiate de la marina et de la place Tito. Il constitue ainsi une opportunité intéressante pour un investissement patrimonial ou un projet de rénovation avec une stratégie de repositionnement sur le moyen ou long terme.

Semedela, juste à l’est du centre, se distingue par des immeubles contemporains et des résidences récentes avec balcons, parkings et souvent vues panoramiques sur la mer. C’est un quartier apprécié des familles et des cadres, où l’on trouve un bon équilibre entre qualité de vie et potentiel locatif.

Markovec, situé sur les hauteurs, propose davantage de maisons individuelles et de projets résidentiels haut de gamme. La topographie offre des vues spectaculaires mais impose aussi parfois de plus longs trajets à pied ou en transports. Pour des investisseurs ciblant des ménages aisés, ce secteur peut offrir une bonne protection du capital.

Žusterna, au sud‑ouest, proche de la plage et de la marina, se prête particulièrement bien à l’investissement dans des logements touristiques ou des résidences secondaires. La proximité immédiate de la mer en fait un segment très sensible aux cycles touristiques et aux éventuelles restrictions supplémentaires sur les locations de courte durée, mais les perspectives de valorisation restent fortes.

Bon à savoir :

Le secteur de Šalara propose des logements plus abordables, comme des maisons familiales et des terrains. Il est adapté pour des projets de développement, de lotissement, ou pour l’achat de biens à rénover, visant une clientèle locale recherchant de la surface habitable à un coût raisonnable.

Piran, Portorož, Izola : le spectre balnéaire

Au‑delà de Koper, les petites villes de Piran, Portorož et Izola complètent le paysage côtier. Piran, joyau vénitien, a accueilli plus de 590 000 touristes en 2023. Ses ruelles étroites, ses façades colorées et sa situation en bord de mer en font un marché très recherché, avec des prix pouvant facilement atteindre 3 000 à 6 000 €/m². Portorož, plus moderne et balnéaire, accueille un segment de villas et d’appartements haut de gamme pouvant dépasser 5 000 €/m², notamment en front de mer.

Izola, plus discrète, offre encore des tickets d’entrée un peu inférieurs, avec des appartements qui se négocient généralement entre 2 200 et 3 500 €/m². La demande locative y est cependant plus saisonnière et dépend fortement des flux touristiques estivaux.

Tableau : panorama côtier

Ville côtière / quartierPrix typiques €/m² (appartements)Rendement brut estiméProfil dominant
Koper – centre ancien3 000 – 4 8004 % – 5,5 %Mix résidentiel / étudiants / bureaux
Koper – vue mer neufs4 500 – 6 5004 % – 5 %Résidences secondaires, corporate
Piran3 000 – 6 0004 % – 7 % (saisonnier)Tourisme haut de gamme
Portorožjusqu’à 5 000 et +4 % – 6 %Villas, resort, clientèle aisée
Izola2 200 – 3 5004 % – 6 %Balnéaire familial, secondaires

Les côtes slovènes offrent donc des opportunités sérieuses, mais plutôt sur des horizons longs : la rareté de la façade maritime et les politiques de durabilité mises en avant par le gouvernement laissent présager une valorisation continue, tout en rappelant que les locations de courte durée sont désormais davantage encadrées.

Maribor : la seconde ville, bon rapport prix/rendement

Cap à présent sur l’est du pays. Maribor, deuxième ville slovène, se situe à proximité de la frontière autrichienne, au bord de la Drave et au pied du massif de Pohorje. Avec environ 113 000 à 133 000 habitants selon les sources, la ville joue le rôle de centre régional, connectant la Slovénie à l’Autriche, à la Hongrie et à la Croatie grâce à des axes routiers et ferroviaires importants.

Sur le plan immobilier, Maribor se distingue avant tout par son accessibilité. La médiane des prix des appartements anciens s’y situe autour de 2 330 €/m², bien en dessous de Ljubljana et de la côte. D’autres estimations ramènent les prix du centre entre 1 800 et 2 200 €/m², voire moins de 1 500 €/m² en périphérie. Les maisons affichent une médiane d’environ 195 000 €, avec une hausse annuelle supérieure à 11 % en 2024.

La demande locative provient d’un mélange de population locale, de travailleurs, d’expatriés et surtout d’étudiants de l’Université de Maribor, qui alimente un besoin constant en studios et colocation. Les rendements bruts y sont généralement plus élevés qu’à Ljubljana : entre 5 % et 8 % selon le type de bien et l’emplacement, avec un point fort sur les petites surfaces meublées.

Quartiers clés de Maribor

Le centre‑ville, avec ses rues commerçantes, ses restaurants et ses équipements culturels, reste la zone la plus active. On y trouve des immeubles historiques pouvant nécessiter une modernisation, ainsi que des constructions plus récentes. La proximité du fleuve et de la zone piétonne en fait un secteur à la fois prisé des touristes (notamment autour du quartier de Lent, en bord de Drave) et attractif pour les étudiants.

Bon à savoir :

Les quartiers de Pobrežje et Tabor, situés à l’est et au sud du centre, offrent un cadre de vie calme et familial. Ils sont appréciés pour leurs bonnes infrastructures scolaires et commerciales. L’immobilier y est mixte, composé d’appartements et de maisons, avec des zones de constructions récentes. Ces secteurs présentent l’avantage de prix plus abordables et de rendements locatifs souvent plus élevés qu’en centre-ville.

Tezno, grand quartier où se trouve une vaste zone d’activités d’environ 100 hectares, accueille plus de 200 entreprises, notamment dans l’automobile et la logistique. C’est un secteur mixte industriel et résidentiel, qui profite du dynamisme économique pour soutenir la demande locative, en particulier pour les employés des entreprises environnantes.

Exemple :

Situé près du massif de Pohorje et de la station de ski de Mariborsko Pohorje, Radvanje est une zone verte prisée. Elle est recherchée pour l’achat de maisons et d’appartements par les familles, ainsi que pour des locations de courte durée orientées vers les sports d’hiver et le tourisme de nature. Ce quartier offre ainsi un profil hybride, entre résidence permanente et investissement touristique.

Rendement et structure des prix à Maribor

Les indicateurs financiers confirment l’attractivité de Maribor pour les investisseurs en quête de rendement. Certains jeux de données montrent des rendements bruts de 4,1 % à 4,2 % entre centre et périphérie, mais ces moyennes incluent des biens haut de gamme et des emplacements moins prisés. Sur des produits bien ciblés – appartements de taille moyenne dans les zones proches du centre ou de l’université, logements rénovés près de Pohorje – il n’est pas rare de viser entre 6 % et 8 % bruts.

Les ratios prix/revenus et prix/loyer restent plus favorables qu’à Ljubljana, ce qui laisse de la marge pour de futures hausses de prix, surtout si la ville poursuit sa trajectoire de développement en tant que hub pour start‑ups, télétravailleurs et tourisme de congrès.

Tableau : fourchettes indicatives à Maribor

Secteur de MariborPrix typiques €/m² (appartements)Rendement brut courantPositionnement recommandé
Centre / Lent1 800 – 2 2005 % – 7 %Location étudiante / touristique mixte
Pobrežje / Tabor1 500 – 2 0006 % – 8 %Familles, jeunes actifs, value‑add
Tezno~1 400 – 1 8006 % – 8 %Locataires salariés de la zone industrielle
Radvanje / Pohorje~1 800 – 2 5005 % – 7 %Mix résidence et location montagne

Pour un investisseur étranger, Maribor offre donc une porte d’entrée moins coûteuse dans le marché slovène, avec un profil rendement/risque attractif, à condition d’accepter une liquidité moindre qu’à Ljubljana ou sur la côte.

Régions alpines et lacs : Bled, Bohinj, Kranjska Gora

La Slovénie jouit d’un capital naturel exceptionnel, du parc national du Triglav aux lacs glacés de Bled et Bohinj, sans oublier les stations de ski de Kranjska Gora. Cette nature attire un tourisme en forte croissance : en 2023, le pays a accueilli plus de 6,19 millions de visiteurs pour plus de 16 millions de nuitées, surpassant son record de 2019. Les stations alpines ont enregistré une hausse de près de 19 % des nuitées (données sur une période antérieure) et les domaines skiables ont vu leur fréquentation augmenter encore de 5,5 % en 2023, dépassant 6,19 millions de journées skieurs.

Ces flux soutiennent une demande soutenue en logements de vacances, chalets, appartements en résidence et maisons d’hôtes. Le secteur alpin affiche une médiane de prix d’appartements anciens autour de 3 820 €/m² en 2024, avec des maisons autour de 350 000 €. Les prix des nouvelles constructions ou des biens bénéficiant de vues spectaculaires dépassent souvent largement ces niveaux.

Bled : l’icône carte postale

Le lac de Bled est l’image de marque touristique de la Slovénie. La petite ville et ses alentours ont attiré plus d’1,1 million de visiteurs en 2023, ce qui, pour un territoire de taille modeste, représente une densité touristique très élevée. Pour l’investisseur, l’enjeu est double : profiter de la rareté et des hausses de prix attendues (les projections annoncent un potentiel d’appréciation de 5 % à 8 % par an dans l’ensemble du secteur alpin sur cinq ans), tout en gérant la forte saisonnalité des revenus locatifs.

5 %‑8 %

Les rendements bruts sur location de vacances autour du lac peuvent atteindre ce pourcentage avec une optimisation du taux d’occupation toute l’année.

Bohinj et Kranjska Gora : nature et ski

Le lac de Bohinj, plus sauvage et moins urbanisé que Bled, se situe au cœur du parc national du Triglav. Les projets y sont souvent plus orientés vers l’écotourisme et les hébergements durables. Les prix restent élevés, mais légèrement en retrait par rapport à Bled, ce qui peut offrir de meilleures marges de manœuvre pour des projets de gîtes, chalets ou petites résidences de tourisme.

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Le marché des chalets de luxe en Europe, incluant la station de Kranjska Gora, a progressé d’environ 7 % sous l’effet des acheteurs internationaux.

Soča, Karst, Goriška Brda : les niches nature et vin

Au‑delà des grands lacs et des stations de ski, certaines régions naturelles intermédiaires attirent une clientèle spécifique. La vallée de la Soča (Bovec, Kobarid) propose un marché de maisons rurales et d’appartements à des prix tournant entre 1 800 et 3 000 €/m². Ces territoires plaisent aux amateurs de sports de plein air (rafting, randonnée, VTT) et aux touristes recherchant une expérience plus authentique. Les rendements y dépendent fortement de la capacité à internationaliser la clientèle, mais les prix d’entrée relativement modérés laissent entrevoir une belle marge de progression.

Bon à savoir :

Le Karst, plateau calcaire à l’architecture en pierre, connaît un fort développement touristique, ayant concentré près d’un quart des nuitées du pays en 2023. Les prix de l’immobilier de caractère y restent inférieurs à ceux de la côte ou de Bled. Son attractivité est portée par le tourisme œnologique, avec une croissance projetée du secteur vinicole de près de 13 % par an.

Goriška Brda, surnommée « la Toscane slovène », se situe au cœur de cette tendance. Les maisons avec terrain viticole s’y négocient entre 1 000 et 2 000 €/m², selon l’état du bâti et la qualité des vignes. C’est un segment très spécialisé, qui mêle immobilier, agriculture et tourisme, mais qui peut offrir une diversification intéressante pour des investisseurs à plus long terme.

Tableau : principales zones de loisirs

Zone de loisirsPrix typiques €/m² (logements)Rendement brut (vacances)Particularités
Bled3 000 – 5 0005 % – 8 % (saisonnier)Icône touristique, forte demande internationale
Bohinj~2 500 – 4 000 (selon bien)5 % – 7 %Parc national, orientation éco‑tourisme
Kranjska Gora2 500 – 4 0005 % – 8 % (hiver)Station de ski majeure, chalets et résidences
Vallée de la Soča1 800 – 3 0004 % – 7 % (potentiel)Sports outdoor, marché encore en structuration
Goriška Brda / Karst1 000 – 2 000 (maisons + vignes)Variable (mix vin/tourisme)Niche œnotouristique, image premium en montée

Dans ces régions, la clé du succès réside dans la bonne lecture de la réglementation locale (zones protégées, contraintes de construction), la gestion du risque climatique (les inondations de 2023 ont coûté plus de 9 milliards d’euros au pays) et la capacité à bâtir une stratégie de commercialisation solide, souvent à l’échelle internationale.

Autres villes et ceintures urbaines prometteuses

Au‑delà des pôles majeurs déjà cités, plusieurs villes et couronnes périurbaines offrent de bons compromis entre prix, croissance et rendement.

Kranj, au nord de Ljubljana, se distingue par des appartements anciens médianement autour de 3 220 €/m² et des maisons vers 288 000 €. Sa proximité de la capitale et de l’aéroport en fait une base idéale pour des travailleurs mobiles, avec un marché locatif en progression.

Bon à savoir :

À Celje, les prix des appartements s’élèvent à environ 2 310 €/m² et ceux des maisons avoisinent les 170 000 €. Cette ville, située au centre de la Slovénie, représente une option attractive pour les investisseurs avec un budget moyen. Bien que le marché y soit moins liquide qu’à Ljubljana ou Maribor, les écarts de prix actuels laissent entrevoir un potentiel de convergence progressive des valeurs.

Les couronnes nord et sud de Ljubljana, avec des appartements anciens autour de 3 540 à 3 600 €/m² et une forte hausse des prix des maisons, constituent enfin un terrain de choix pour les stratégies résidentielles familiales, notamment dans les communes de la « ceinture de navetteurs » comme Domžale, Kamnik ou Vrhnika. Ces secteurs devraient bénéficier, dans les cinq prochaines années, d’une demande accrue liée à l’urbanisation croissante (près de 58 % de la population slovène devrait vivre en zone urbaine à horizon 2028).

Réglementation, fiscalité et points de vigilance

Pour compléter ce panorama des meilleurs quartiers, quelques éléments fiscaux et réglementaires sont déterminants pour un investisseur, notamment étranger.

4.6-8

Le coût total d’achat et de vente d’un bien immobilier en Slovénie représente en moyenne entre 4,6 % et 8 % du prix du bien.

En matière de fiscalité courante, les revenus locatifs sont imposés à un taux forfaitaire (actuellement 27,5 %) après un abattement standard de 15 % sur les loyers de long terme. Les plus‑values immobilières sont taxées à un taux dégressif en fonction de la durée de détention, avec une exonération totale après 20 ans. Les transactions relevant de la TVA (neuf, certaines ventes par des sociétés) sont taxées à 9,5 % pour le résidentiel et 22 % pour le commercial, ce qui supprime la taxe de transfert de 2 %.

Attention :

Un projet de taxe de 1,45 % sur la valeur des biens (hors résidence principale) est annoncé mais son adoption est incertaine face à une forte opposition. Parallèlement, la Slovénie a significativement renforcé la régulation des locations de courte durée.

Pour les investisseurs qui visent les quartiers centraux de Ljubljana, les zones côtières très touristiques ou les stations alpines, cette nouvelle donne impose de privilégier des business models assumant la location à l’année ou de s’orienter vers des biens dûment classés et autorisés comme hébergements touristiques professionnels.

Comment choisir son quartier en Slovénie ?

Au terme de ce tour d’horizon, il apparaît clairement qu’aucun « meilleur » quartier absolu ne domine le paysage slovène : tout dépend du profil de l’investisseur, de son appétit pour le risque, de son horizon de détention et de sa capacité à gérer la location.

Astuce :

Pour maximiser la liquidité et la stabilité, privilégiez les quartiers centraux et bien établis de Ljubljana (centre, Trnovo, Šiška, Bežigrad), où la demande locative est forte grâce aux emplois tertiaires et à la présence universitaire. Pour un rendement plus élevé, en acceptant une liquidité moindre, orientez-vous vers Maribor (quartiers étudiants/familiaux), les périphéries de Ljubljana ou les villes régionales comme Kranj ou Celje.

Les profils plus patrimoniaux, intéressés par la dimension « plaisir » autant que par la performance, se tourneront vers la côte – Koper pour un mix logistique et urbain, Piran et Portorož pour le balnéaire – ou vers les régions alpines de Bled, Bohinj et Kranjska Gora, en gardant en tête la saisonalité des flux et le durcissement des règles sur les locations touristiques.

Bon à savoir :

Les investisseurs prêts à explorer des niches peuvent considérer les vallées de la Soča, les plateaux karstiques ou les collines viticoles de Goriška Brda. Les prix y sont encore modestes, mais le développement du tourisme de nature et du vin pourrait, à moyen terme, transformer ces zones en véritables petits trésors immobiliers.

Dans tous les cas, la combinaison d’une croissance des prix encore attendue, d’un cadre macroéconomique solide, d’un déficit structurel d’offre en logement et d’un environnement institutionnel stable fait de la Slovénie un terrain d’investissement qui mérite bien plus qu’un simple détour. Le choix du quartier et du micro‑marché devient alors l’art de trouver l’équilibre, propre à chaque investisseur, entre rendement immédiat, potentiel de valorisation et plaisir d’y poser, de temps à autre, ses valises.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel en Slovénie pour chercher du rendement locatif et une exposition à un marché immobilier dynamique d’Europe centrale. Budget alloué : 400 000 à 600 000 euros, sans recours au crédit.

Après analyse de plusieurs marchés (Ljubljana, Maribor, littoral slovène), la stratégie retenue a consisté à cibler un appartement ou une petite maison individuelle dans un quartier en croissance de Ljubljana ou près de la côte adriatique, combinant rendement locatif brut cible de 6 à 8 % – en gardant à l’esprit que « plus le rendement est grand, plus le risque est important » – et potentiel de valorisation à moyen terme, pour un ticket global (acquisition + frais + travaux légers) d’environ 500 000 euros. La mission a inclus : sélection de la ville et du quartier, mise en relation avec un réseau local (agent immobilier, avocat, fiscaliste), choix de la structure d’investissement (propriété directe ou société slovène) et définition d’un plan de diversification patrimoniale dans le temps.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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