Les meilleures agences immobilières locales en Bolivie

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Choisir une agence immobilière en Bolivie n’a rien d’anodin. Dans un pays où plus de 95 % des intermédiaires sont informels ou carrément illégaux, trouver un professionnel sérieux peut faire la différence entre un investissement rentable et des années de procédures judiciaires. Pourtant, quelques acteurs structurés, locaux ou franchisés, ont réussi à imposer des standards de service et de transparence bien au‑dessus de la moyenne. Cet article passe en revue ces agences, ville par ville, en s’appuyant sur les données les plus récentes disponibles, et explique pourquoi elles se démarquent dans un marché aussi risqué que prometteur.

Un marché immobilier bolivien à très haut risque… et à fort potentiel

Le courtage immobilier en Bolivie fonctionne dans une zone grise réglementaire. Il n’existe pas de véritable licence d’agent, aucun examen préalable, aucune certification d’État. Tout le monde ou presque peut se déclarer « corredor inmobiliario ». Les chiffres donnent l’ampleur du phénomène : plus de 2 500 agents et courtiers opèrent dans le pays, alors qu’à peine une centaine de sociétés sont en règle sur le plan légal.

Bon à savoir :

La plupart des opérateurs immobiliers locaux évoluent sans permis ni structure formelle, avec des pratiques souvent douteuses et une tendance à surévaluer les biens, surtout pour les étrangers. En cas de litige, les procédures judiciaires sont longues, coûteuses et complexes à naviguer, pouvant s’étaler sur plusieurs années.

Pourtant, le marché lui‑même reste attractif. Les données rassemblées montrent que dans les zones urbaines, les biens ont tendance à prendre environ 1,5 fois leur valeur en cinq ans, avec une fourchette courante entre 1,3 et 1,7. Les rendements locatifs bruts oscillent entre 4 % et 8 %, les rendements nets se stabilisant souvent entre 3,5 % et 7 %. La dynamique démographique – croissance rapide de la population, urbanisation soutenue, afflux vers des villes comme Santa Cruz ou El Alto – entretient une demande solide, sans les emballements spéculatifs observés ailleurs.

Exemple :

Dans le paysage immobilier bolivien, marqué par des perspectives prometteuses mais aussi des risques, quelques acteurs se distinguent par leur professionnalisme. Outre les géants internationaux Century 21 et Re/Max, on trouve des enseignes locales de référence comme UNO Corporación et Firma Propiedades, ainsi que plusieurs bureaux spécialisés à Santa Cruz, offrant un cadre plus sécurisé.

Pourquoi il est crucial de bien choisir son agence

Avant de plonger dans le détail des meilleures agences par ville, il faut comprendre ce qui fait la différence entre un courtier fiable et le reste du marché bolivien. Le premier élément est tout simplement la légalité. Dans un pays sans système équivalent au MLS nord‑américain, sans assurance‑titre et sans contrôle centralisé de l’activité des agents, le simple fait de travailler avec une entreprise dûment enregistrée et auditée représente déjà un énorme filtre.

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À Santa Cruz de la Sierra, seules neuf agences immobilières sur environ 600 ont été jugées suffisamment fiables pour une sélection de référence.

Un second élément tient à la capacité de gérer des clients étrangers. Même parmi les structures légales, très peu maîtrisent les spécificités des transactions impliquant des non‑résidents : barrières de langue, contraintes de visa et de résidence, vérifications renforcées des titres de propriété, coordination avec des avocats et des banques habitués à ce type de dossiers. Dans les faits, les sources convergent : en dehors de Century 21 et Re/Max, presque aucune agence n’est réellement préparée à accompagner des étrangers, à l’exception de quelques acteurs locaux bien implantés dans leur ville.

Attention :

Une politique de commission saine se base sur un pourcentage clair du prix final (3% à 4% pour une vente, l’équivalent d’un mois de loyer pour une location). Les accords fondés sur un ‘sur-prix’, où l’agent se rémunère sur la marge ajoutée au prix souhaité par le vendeur, sont à proscrire car ils encouragent la spéculation et les abus.

Les grands acteurs nationaux : Century 21 et Re/Max

Sur l’ensemble du territoire bolivien, deux noms concentrent l’essentiel des recommandations pour les acheteurs et locataires, en particulier les étrangers : Century 21 et Re/Max. Arrivées autour de 2015, ces franchises internationales ont rapidement dépassé les agences locales en volume et en visibilité, s’imposant comme les seuls réseaux ayant une couverture multi‑villes et des standards de service globalisés.

En cumulé, ces deux réseaux disposent de plus de 100 franchises réparties dans les principales villes boliviennes, et gèrent ensemble plus de 3 500 biens en permanence, à la vente ou à la location.

Century 21 : la qualité de service en priorité

Century 21 est globalement décrit comme l’enseigne offrant la meilleure qualité de courtage parmi les grandes franchises présentes en Bolivie. Les avis clients dépassent régulièrement 4/5, et l’enseigne se distingue par un positionnement très orienté vers les biens résidentiels haut de gamme, situés dans les quartiers les plus onéreux.

Présence de Century 21 en Bolivie

Le réseau immobilier Century 21 est solidement implanté en Bolivie, avec une concentration principale à Santa Cruz et une présence dans plusieurs autres grandes villes.

Siège et cœur d’activité

L’essentiel de l’activité est concentré à Santa Cruz, la capitale économique, où la marque dispose de 36 bureaux ou franchises.

Réseau national

La marque est également présente dans les villes de La Paz, Cochabamba, Sucre, Tarija et Trinidad.

Portefeuille de biens

Le réseau gère en permanence environ 1 000 biens, dont la grande majorité est située à Santa Cruz.

L’enseigne facture en général 4 % de commission sur les ventes, payés par le vendeur. Cette politique de commission légèrement supérieure à celle de Re/Max reflète en partie sa spécialisation dans les propriétés premium et un niveau de service perçu comme plus homogène.

Le tableau suivant résume la présence de Century 21 par ville et donne un ordre de grandeur de son activité.

VilleNombre d’offices Century 21Type de portefeuille dominantCommission vente typique
Santa Cruz36Maisons et appartements haut de gamme4 %
La Paz4Résidentiel moyen et haut de gamme4 %
Cochabamba6Résidentiel et quelques biens mixtes4 %
Sucre2Résidentiel urbain4 %
Tarija1Résidentiel4 %
Trinidad1Résidentiel4 %

Au sein de ce réseau, certains bureaux se détachent particulièrement, comme Century 21 Business & Residences à Santa Cruz ou Century 21 Valle à Cochabamba, dont nous reparlerons plus loin dans la partie consacrée aux villes.

Re/Max : le volume et l’amplitude de l’offre

Re/Max occupe une autre niche : celle du volume et de la diversité. C’est le plus grand courtier immobilier du pays en nombre de biens, avec environ 2 500 propriétés proposées en permanence à la vente ou à la location. L’enseigne est massivement implantée dans les principales villes – Santa Cruz, La Paz, Cochabamba – mais dispose aussi de bureaux dans des centres plus petits comme Oruro, Sucre, Tarija et Trinidad.

Astuce :

La qualité de service moyenne de Re/Max est légèrement inférieure à celle de Century 21, avec des avis autour de 4/5. Cette différence s’explique principalement par son très grand réseau de plus de 500 agents à l’échelle nationale, dont une partie est peu expérimentée. En contrepartie, Re/Max propose une gamme de prix beaucoup plus large, incluant des biens plus abordables (maisons et appartements), tandis que Century 21 se concentre surtout sur les segments supérieurs du marché.

Les commissions pratiquées sont généralement de l’ordre de 3,5 % pour une vente, ce qui les place légèrement en dessous de celles de Century 21, tout en restant dans la plage standard bolivienne.

Le panorama suivant illustre la répartition de Re/Max par ville.

VilleNombre d’offices Re/MaxCaractéristiques principales de l’offreCommission vente typique
Santa Cruz24Plus grand volume national, tous segments~3,5 %
La Paz11Large réseau, franchise phare Remax Professional~3,5 %
Cochabamba9Franchise majeure Remax Libertad~3,5 %
Oruro1Présence limitée~3,5 %
Sucre2Résidentiel urbain~3,5 %
Tarija2Marché local en développement~3,5 %
Trinidad1Marché plus restreint~3,5 %

Pour les étrangers, ces deux réseaux restent les interlocuteurs privilégiés, car ils disposent d’une expérience internationale, de procédures internes plus rigoureuses et, souvent, d’agents parlant au moins un minimum d’anglais.

Santa Cruz : le laboratoire bolivien de l’immobilier moderne

Santa Cruz de la Sierra, plus grande ville du pays et véritable moteur économique, concentre une part disproportionnée de l’activité immobilière formelle. Avec environ 600 agences référencées, la ville est aussi le terrain de jeu favori des courtiers informels… et des escrocs. Une analyse détaillée réalisée sur ce marché a abouti à un tri drastique : seuls neuf bureaux ont été retenus dans une sélection des meilleures agences locales, en appliquant des critères d’enregistrement, d’expérience, de taille de portefeuille et de qualité de service.

Parmi ces acteurs, plusieurs se détachent nettement. D’abord UNO Corporación, véritable poids lourd local, mais aussi un noyau d’agences structurées qui combinent modèle classique, services juridiques intégrés, outils numériques et ancrage dans les associations professionnelles comme la chambre immobilière de Santa Cruz (CAINCRUZ).

UNO Corporación : la force d’un regroupement local

UNO Corporación est née il y a quelques années de la fusion de cinq sociétés préexistantes – Chachi Velasco B.R., Kasas, Gera LTDA, I Bolivia B.R. et Káiser B.R. – qui affichaient individuellement entre 10 et 30 ans de présence sur le marché cruceño. Les associés cumulent ainsi près de 90 ans d’expérience dans le secteur, ce qui se reflète dans la structuration de l’entreprise.

L’agence gère environ 450 biens et s’appuie sur une équipe de 60 personnes, dont un réseau d’environ 45 agents sélectionnés pour leur expérience, mais aussi des spécialistes internes comme des avocats et des architectes. L’un des associés est lui‑même avocat, avec plus de 15 ans de pratique dans l’immobilier et un passage à la présidence de CAINCRUZ, tandis que deux autres ont siégé comme directeurs de cette même chambre.

UNO fonctionne sur un modèle hybride : des spécialistes en interne, des agents sur le terrain, et une segmentation par type de bien (logements, commerces, projets, etc.). L’agence fournit des rapports d’avancement hebdomadaires à ses clients, pratique un conseil immobilier structuré et s’appuie sur des tableaux de prix du foncier régulièrement mis à jour. Les honoraires se situent dans la fourchette haute du marché : 4 % de commission sur les ventes, et pour les locations l’équivalent de 50 % à 100 % d’un mois de loyer.

Les évaluations en ligne lui attribuent une note maximale de 5/5, même si le nombre d’avis référencés (une vingtaine) reste modeste.

IndicateurUNO Corporación
Biens en portefeuille~450
Personnel total~60 (dont ~45 agents)
ModèleHybride (spécialistes internes + réseau d’agents)
SpécialisationSegmentation par type de bien
Commission vente4 %
Commission location50 % à 100 % d’un mois de loyer
Note sur réseaux sociaux5/5 (≈ 20 avis)

Pour un acheteur ou un investisseur local cherchant un accompagnement pointu à Santa Cruz, UNO Corporación représente aujourd’hui l’une des alternatives les plus solides aux grandes franchises internationales.

Templario Bienes Raíces : le pari de la qualité et de la technologie

Autre acteur majeur identifié à Santa Cruz, Templario Bienes Raíces mise sur un positionnement très sélectif. Avec environ six ans d’expérience et une adhésion à CAINCRUZ, l’agence revendique une approche centrée sur la qualité plutôt que la quantité : elle filtre rigoureusement les propriétés qu’elle accepte de commercialiser, vérifie les documents et privilégie les biens à forte valeur, comme des urbanisations, des condominiums, l’hôtel Los Tajibos ou des propriétés de haut standing.

Templario se distingue aussi par son usage intensif de la technologie : visites virtuelles à 360 degrés, promotion digitale avancée, communication en ligne. La société fonctionne avec des employés salariés, incluant des avocats et des architectes, et a conclu des accords avec des banques (notamment Banco Mercantil Santa Cruz) pour accélérer les dossiers de crédit hypothécaire.

Pour les estimations, elle fait appel à des experts évaluateurs affiliés à CAINCRUZ, ce qui renforce la crédibilité des prix affichés. Côté conditions commerciales, elle offre des contrats exclusifs ou non exclusifs, facture 4 % de commission sur les ventes et répartit la commission de location à parts égales entre propriétaire et locataire (50 % chacun d’un mois de loyer). Ses avis en ligne sont excellents, avec une moyenne de 4,8/5 basée sur 86 évaluations environ.

Zonai : une agence classique très connectée au réseau local

Fondée il y a environ 14 ans, Zonai incarne le modèle de l’agence « classique » avec une petite équipe d’agents salariés – cinq selon les données disponibles – qui gèrent environ 200 biens. Là encore, l’entreprise est membre de CAINCRUZ et met en avant la stabilité de ses relations avec des prestataires locaux (entrepreneurs du bâtiment, etc.) pour préparer les biens à la vente ou à la location.

Bon à savoir :

Zonai ne dispose pas d’avocats ou d’experts en interne, mais oriente systématiquement ses clients vers des professionnels certifiés par CAINCRUZ, souvent à des tarifs négociés (ex. : 250 Bs au lieu de 700 Bs). L’agence propose des contrats d’exclusivité de six mois et collabore avec un vaste réseau d’environ 160 autres agences, dont Re/Max, pour maximiser la visibilité des biens.

Elle a notamment participé à la commercialisation du projet Tapiozi et est régulièrement présente aux salons immobiliers de Santa Cruz, ainsi qu’à la Fexpocruz. Ses honoraires de vente sont légèrement inférieurs à ceux de ses concurrents les plus connus, avec une commission de 3 %. Sur les réseaux sociaux, Zonai obtient une excellente note de 4,9/5, sur la base d’une vingtaine d’avis, et sa page Facebook rassemble environ 30 000 « likes ».

Red Inmobiliaria : le premier réseau de franchise bolivien

Red Inmobiliaria occupe une place particulière à Santa Cruz et plus largement en Bolivie. Présenté comme le premier réseau de franchise immobilier d’origine bolivienne, il affiche environ trois ans d’expérience dans le secteur, 50 agents actifs et un portefeuille d’environ 200 biens, pour l’essentiel concentrés à Santa Cruz. Son modèle est hybride, à mi‑chemin entre la structure centralisée et le réseau de franchisés.

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Les fondateurs de Red Inmobiliaria cumulent 15 ans d’expérience dans le métier de l’immobilier.

Inmovecon Bienes Raíces : la vitrine télévisée de l’immobilier

Dans le paysage cruceño, Inmovecon Bienes Raíces se distingue par un outil de promotion original : une émission de télévision dédiée à l’immobilier, où l’agence met en avant entre 10 et 20 biens par épisode. Avec environ 15 ans d’activité, Inmovecon fonctionne selon un modèle d’agence classique, avec avocats et architectes salariés.

L’entreprise adapte ses services selon la localisation du bien, distinguant par exemple les propriétés situées à l’intérieur ou à l’extérieur du huitième anneau de la ville, ce qui reflète les différences marquées de marché entre ces zones. Elle se charge d’un examen approfondi des documents, gratuitement, avant de produire un rapport détaillant les éventuels problèmes. Elle propose également des pré‑évaluations informelles gratuites, dispose d’accords avec plusieurs banques pour faciliter l’accès au crédit, et distingue le recours au notaire : notaires bancaires pour les achats financés, notaire de l’agence pour les transactions au comptant.

Pour la promotion, Inmovecon combine télévision, presse écrite et portails en ligne, et s’implique dans la préparation des biens (nettoyage, mise en valeur). Les propriétaires reçoivent des rapports de suivi à partir de deux semaines après le lancement de la commercialisation.

Les franchises nationales à Santa Cruz

Au‑delà de ces acteurs locaux, Santa Cruz est également le principal terrain d’opération des franchises Century 21 et Re/Max. Le bureau le plus emblématique de Century 21 y est Century 21 Business & Residences, qui regroupe environ 75 agents et plus de 600 biens en portefeuille, avec une commission standard de 4 %.

Côté Re/Max, la ville abrite pas moins de 24 franchises, ce qui en fait le plus grand pôle Re/Max de Bolivie. Pour un étranger, combiner l’expertise d’une grande franchise (Century 21 Business & Residences ou un bureau Re/Max expérimenté) avec le regard plus fin d’une agence locale comme UNO Corporación est souvent une stratégie payante : l’une offre la sécurité de processus standardisés, l’autre la connaissance intime du terrain cruceño.

La Paz : grandes franchises et champion local

La Paz, capitale administrative perchée à plus de 3 600 mètres d’altitude, offre un paysage immobilier très différent. Le marché y est moins explosif qu’à Santa Cruz, mais demeure dynamique, avec une demande soutenue dans des quartiers comme Calacoto, San Miguel ou Sopocachi. Là encore, la prudence reste de mise : la plupart des intermédiaires sont informels, et très peu savent franchement gérer des clients étrangers.

Dans ce contexte, deux acteurs ressortent d’une analyse récente comme les meilleures options : une grande franchise Re/Max, Remax Professional, et un courtier local de premier plan, Firma Propiedades.

Remax Professional : la référence franchise à La Paz

Remax Professional est la plus importante franchise Re/Max de La Paz. Elle réunit plus de 35 agents en interne et gère plus de 220 biens, couvrant un spectre assez large de quartiers et de gammes de prix. Les commissions suivent le standard du réseau : environ 3,5 % pour une vente et l’équivalent d’un mois de loyer pour les locations.

Bon à savoir :

Remax Professional est l’option par défaut pour une franchise internationale à La Paz. Elle est habituée à traiter avec une clientèle étrangère, ce qui la rend particulièrement adaptée pour les personnes non hispanophones ou peu familières des spécificités juridiques boliviennes.

Firma Propiedades : le poids lourd local

Firmes purement locales capables de rivaliser en taille avec les franchises internationales, Firma Propiedades en est l’exemple typique à La Paz. L’agence gère environ 1 350 biens, soit une échelle nettement supérieure à Remax Professional en termes de volume, et emploie une cinquantaine d’agents internes. Son portefeuille couvre un large éventail de quartiers et de segments, des zones plus populaires jusqu’aux secteurs résidentielles les plus recherchés.

Bon à savoir :

L’agence Firma Propiedades reçoit des avis clients honorables (3,5 à 4/5). Ses commissions sont similaires à celles de Remax : environ 3,5% pour les ventes et 100% d’un mois de loyer pour les locations. Il est important de noter qu’elle est moins habituée à accompagner les clients étrangers, ce qui peut complexifier le processus pour un investisseur non hispanophone.

IndicateurRemax Professional (La Paz)Firma Propiedades (La Paz)
Nombre d’agents internes> 35≈ 55
Biens en portefeuille> 220≈ 1 350
Commission vente~3,5 %~3,5 %
Commission location1 mois de loyer1 mois de loyer
Expérience clients étrangersÉlevéeLimitée
Avis clients (approx.)~4/53,5 à 4/5

En arrière‑plan, Century 21 reste présent à La Paz, mais avec seulement quatre bureaux, et une couverture bien moindre que celles de Re/Max. Pour un étranger qui souhaite s’appuyer sur une franchise, Remax Professional s’impose généralement comme le premier choix, éventuellement complété par un contact local chez Firma Propiedades pour élargir le spectre des biens.

Cochabamba : la ville des franchises, sans champion local fiable

Cochabamba, ville de taille moyenne nichée dans une vallée au climat réputé doux, présente un cas bien particulier : selon les données analysées, aucune agence strictement locale n’y a été jugée recommandable. Les tentatives d’identification de courtiers locaux solides ont abouti à un constat sévère : échecs répétés, mauvaises pratiques, services en dessous des standards.

En pratique, seuls deux bureaux, tous deux issus de franchises internationales, sont conseillés : Remax Libertad et Century 21 Valle.

Remax Libertad : un des plus gros bureaux du pays

Remax Libertad fait figure de géant dans le paysage cochabambin. Malgré la taille modeste de la ville à l’échelle nationale, cette franchise gère plus de 270 biens et compte environ 35 agents internes. Les commissions sont celles de Re/Max : environ 3,5 % pour les ventes et un mois de loyer pour les locations.

La franchise s’est développée rapidement sur les cinq dernières années, atteignant un volume d’opérations qui la place parmi les plus importantes du réseau Re/Max en Bolivie. Pour un acheteur ou un investisseur à Cochabamba, Remax Libertad est clairement la porte d’entrée recommandée.

Remax Libertad, Cochabamba

Century 21 Valle : l’alternative haut de gamme

Face à Remax Libertad, Century 21 Valle représente l’autre option structurée pour Cochabamba. Là encore, l’agence rassemble environ 35 agents internes et gère plus de 200 biens. Les commissions de vente sont de 4 %, et la commission de location, comme ailleurs, correspond à 100 % d’un mois de loyer.

Le positionnement de Century 21 Valle suit la ligne générale de la marque : une focalisation plus marquée sur les biens résidentiels de standing et les quartiers les plus cotés, là où Remax Libertad couvre des segments plus variés, du moyen au haut de gamme.

IndicateurRemax Libertad (Cochabamba)Century 21 Valle (Cochabamba)
Nombre d’agents internes≈ 35≈ 35
Biens en portefeuille> 270> 200
Commission vente~3,5 %4 %
Commission location1 mois de loyer1 mois de loyer
PositionnementLarge gamme de biensPlutôt haut de gamme

Dans cette ville, où aucun courtier local n’est jugé digne de recommandation, s’en remettre à ces deux franchises est plus qu’un choix de confort : c’est une mesure de sécurité.

Au‑delà des grandes villes : où trouver des interlocuteurs fiables ?

Si La Paz, Santa Cruz et Cochabamba concentrent l’essentiel de l’analyse disponible, d’autres villes boliviennes disposent également de bureaux des grandes franchises. À Sucre, Tarija, Trinidad ou encore Oruro, les seuls interlocuteurs considérés comme suffisamment structurés restent les franchises Century 21 et Re/Max déjà mentionnées. Aucune agence strictement locale n’y ressort comme particulièrement recommandée pour des investisseurs, a fortiori étrangers.

Attention :

Travailler avec un courtier local dans certaines villes est possible, mais présente des risques significativement plus élevés. Ces risques incluent l’absence de procédures établies, des documents incomplets, une méconnaissance du traitement des clients internationaux, et parfois une absence totale de conformité légale.

Dans tous les cas, l’usage des grands portails d’annonces – Casas24.com.bo, Infocasas.com.bo, Boliviainmobiliaria.com – peut aider à balayer le marché, mais ils ne remplacent ni une agence structurée, ni surtout un avocat spécialisé qui vérifiera la validité des titres et l’absence d’hypothèques ou de litiges, via les registres de Derechos Reales.

Commissions, coûts et modèles de service : à quoi s’attendre

Avant de signer un mandat ou une promesse d’achat, il est utile de clarifier la manière dont les agences boliviennes se rémunèrent. Dans les structures formelles – celles qui sont recommandées dans les analyses – les commissions de vente se situent typiquement entre 3 % et 4 % du prix final, à la charge du vendeur. Century 21 applique presque toujours 4 %, Re/Max tourne autour de 3,5 %, et certaines agences locales comme Zonai pratiquent parfois 3 %.

Exemple :

Pour les locations, il est d’usage de facturer un montant équivalent à un mois de loyer. Ce coût peut être entièrement supporté par le propriétaire, comme c’est le cas chez Re/Max dans plusieurs villes, ou partagé à parts égales entre le bailleur et le locataire, comme chez l’agence Templario Bienes Raíces.

Le tableau suivant synthétise quelques niveaux de commissions pour les agences mentionnées.

Agence / RéseauType de commission venteCommission location (indicatif)
Century 21 (franchises Bolivie)4 % du prix de vente100 % d’un mois de loyer
Re/Max (franchises Bolivie)≈ 3,5 % du prix de vente100 % d’un mois de loyer
UNO Corporación (Santa Cruz)4 % du prix de vente50 % à 100 % d’un mois de loyer
Templario Bienes Raíces4 % du prix de vente50 % bailleur / 50 % locataire (1 mois au total)
Zonai (Santa Cruz)3 % du prix de venteNon précisé, pratique du marché
Red Inmobiliaria4 % du prix de venteSelon négociation, usage d’un mois
Firma Propiedades (La Paz)≈ 3,5 % du prix de vente100 % d’un mois de loyer
Remax Professional (La Paz)3,5 % du prix de vente100 % d’un mois de loyer
Remax Libertad (Cochabamba)3,5 % du prix de vente100 % d’un mois de loyer
Century 21 Valle (Cochabamba)4 % du prix de vente100 % d’un mois de loyer

S’y ajoutent évidemment les autres coûts d’une transaction en Bolivie : impôt de transfert autour de 3 %, frais de registre à Derechos Reales (environ 0,5 %), émoluments de notaire, honoraires d’avocats, ce qui porte les frais d’acquisition totaux entre 4 % et 5 % du prix d’achat. Pour un investisseur qui recourt à une agence sérieuse, ces coûts supplémentaires sont à mettre en balance avec la réduction des risques de litiges ultérieurs.

Conseils pratiques pour travailler avec les meilleures agences en Bolivie

Même en sélectionnant les meilleures agences immobilières locales en Bolivie, plusieurs précautions restent indispensables. Les acteurs recommandés – UNO Corporación, Templario, Zonai, Red Inmobiliaria, Inmovecon, Firma Propiedades, ainsi que les franchises Century 21 et Re/Max mentionnées – réduisent significativement les risques, mais ne les annulent pas. Le cadre légal bolivien et l’absence de système de protection type assurance‑titre imposent une vigilance particulière.

Attention :

Privilégiez toujours un contrat de commission basé sur un pourcentage du prix de vente et refusez les schémas de « sur‑prix ». Ne fournissez à l’agence que des copies de vos documents (titre de propriété, pièce d’identité), jamais les originaux, pour limiter les risques d’abus.

Pour les étrangers, deux recommandations fortes ressortent des analyses disponibles. D’abord, commencer par louer avant d’acheter, afin de se familiariser avec les quartiers, les prix réels et les usages locaux. Les plateformes comme Airbnb offrent un relatif confort et une sécurité supérieure aux circuits informels, particulièrement en court séjour. Ensuite, ne jamais se lancer dans un achat sans l’appui d’un avocat spécialisé en immobilier, habitué à naviguer dans les registres de Derechos Reales et à traquer les irrégularités de titres, hypothèques et litiges.

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Plus de 95 % des courtiers immobiliers en Bolivie sont informels ou non autorisés, ce qui souligne l’importance d’un accompagnement professionnel pour sécuriser une transaction.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel en Bolivie pour chercher du rendement locatif et une exposition en monnaie locale. Budget alloué : 300 000 à 450 000 dollars, sans recours au crédit.

Après analyse de plusieurs marchés (La Paz, Santa Cruz de la Sierra, Cochabamba), la stratégie retenue a consisté à cibler un immeuble résidentiel de petite taille ou un ensemble d’appartements dans un quartier en développement de Santa Cruz, combinant un rendement locatif brut cible de 9 à 11 % – plus le rendement est grand, plus le risque est important et un potentiel de valorisation à moyen terme, avec un ticket global (acquisition + frais + travaux légers) d’environ 350 000 dollars. La mission a inclus : sélection du marché et du quartier, mise en relation avec un réseau local (agent immobilier, avocat, comptable), définition de la structure d’investissement (propriété directe ou société locale) et intégration de cet actif dans une stratégie patrimoniale globale, tout en maîtrisant les risques juridiques, fiscaux et locatifs.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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