L’Uruguay est en train de s’imposer comme l’un des marchés les plus sophistiqués d’Amérique latine pour les résidences secondaires. Entre les plages de Punta del Este, les ruelles coloniales de Colonia del Sacramento, les lofts avec vue sur la Rambla de Montevideo et les “chacras” de campagne tournées vers le bien‑être, le pays attire à la fois les voisins argentins et brésiliens, mais aussi une nouvelle vague d’Européens, de Nord‑Américains et de nomades digitaux.
L’Uruguay attire les investisseurs grâce à sa stabilité politique, sa croissance économique régulière, sa fiscalité lisible, un solide état de droit et des infrastructures modernes. Son marché immobilier résilient offre plusieurs options : résidence secondaire, pied-à-terre urbain, investissement locatif saisonnier de luxe ou retraite campagnarde.
Des fondamentaux macroéconomiques solides qui soutiennent la pierre
Le marché des résidences secondaires ne se développe pas en vase clos. Il s’appuie sur des fondamentaux macroéconomiques que les agences de notation et les investisseurs jugent particulièrement sains pour la région. L’économie uruguayenne a progressé de 3,1 % en 2024, après 4,5 % en 2022 et 5,8 % en 2021, effaçant progressivement l’impact de la sécheresse et de la crise sanitaire. Sur 2025‑2028, les projections convergent vers une croissance annuelle du PIB comprise entre 2,5 % et 3,2 %, ce qui place le pays dans le peloton de tête latino‑américain.
Taux d’inflation prévu pour 2024 aux Philippines, contenu dans la fourchette cible de la banque centrale.
Les trois grandes agences internationales classent l’Uruguay en catégorie investissement avec perspective stable (Baa1 chez Moody’s, BBB chez Fitch, BBB+ chez S&P). Ajoutez à cela une réputation de pays le moins corrompu d’Amérique latine, la plus grande classe moyenne de la région et une démocratie jugée prévisible par les analystes : pour un acheteur de résidence secondaire, le risque institutionnel est nettement inférieur à celui de nombreux voisins.
Sur ce socle, la valeur totale du marché immobilier uruguayen était estimée à environ 247,5 milliards de dollars en 2024, avec une projection autour de 295,3 milliards d’ici 2028. Le seul segment résidentiel devrait atteindre près de 186,65 milliards de dollars en 2025, avec un rythme de croissance annuel de l’ordre de 4,5 %.
Un marché résidentiel en phase d’expansion maîtrisée
Sur les cinq dernières années, les prix de la pierre ont progressé en moyenne de 8 % par an, avec une hausse réelle estimée à environ 4 points au‑dessus de l’inflation. Cette croissance n’a rien d’un feu de paille : le marché sort d’une longue phase de consolidation marquée par une correction brutale en 2020, puis un redémarrage spectaculaire en 2021 et 2023.
Le prix moyen au mètre carré d’une maison neuve en Uruguay au deuxième trimestre 2025, en pesos uruguayens.
En 2024 déjà, le prix moyen national pour le neuf s’établissait à 85 000 pesos (2 038 dollars) par mètre carré, après une poussée de 13,33 % sur un an, dont près de 8 % de croissance réelle. Autrement dit, la correction de 2020 est largement digérée, mais on ne retrouve pas de signes de bulle déconnectée des fondamentaux.
Nombre d’achats immobiliers enregistrés en 2024, soit une hausse de 3,3 % par rapport à 2023.
Voici un résumé de la trajectoire récente des volumes, révélatrice de la résilience du marché :
| Année / période | Évolution des transactions | Commentaire |
|---|---|---|
| 2018 | – 5,9 % | Début de la phase de repli |
| 2019 | – 11,9 % | Correction accentuée |
| 2020 | – 4,4 % | Impact Covid et incertitudes régionales |
| 2021 | + 24,8 % | Fort rebond post‑pandémie |
| 2022 | + 15 % | Reprise consolidée |
| 2023 | – 0,4 % | Légère pause |
| 2024 | + 3,3 % (52 246 ventes) | Plus haut niveau récent |
| Janv.–juil. 2025 vs 2024 | + 1,3 % (27 533 ventes) | Poursuite de la tendance haussière |
Pour les résidences secondaires, ce contexte signifie qu’on achète dans un marché en croissance, mais sans emballement excessif. La hausse des valeurs est plus forte sur le littoral que dans l’intérieur du pays, ce qui renforce l’attrait des zones balnéaires pour les investisseurs.
Montevideo, cœur du marché mais pas épicentre du luxe
Même si Montevideo n’est pas la première destination qui vient à l’esprit pour une résidence secondaire, la capitale reste le principal moteur du marché. Elle a concentré 33,9 % des ventes en 2024 et 34,4 % des transactions entre janvier et juillet 2025. C’est aussi la ville la plus chère d’Amérique latine pour l’achat immobilier, avec une moyenne d’environ 3 454 dollars le mètre carré, tirée par des quartiers côtiers comme Pocitos, Punta Carretas ou Carrasco.
Au T2 2025, le prix moyen du neuf à Montevideo était de 117 000 pesos/m² (≈ 2 918 $). Sur un an, la hausse nominale est de 3,77 %, mais les prix réels ont légèrement baissé (–1,01 % après inflation). Un léger repli trimestriel (–1,59 %) est également observé. Le marché est considéré comme mature et stable, avec des perspectives de progression annuelle de 2 à 4 % à court terme, puis de 3 à 5 % à moyen terme.
Pour une résidence secondaire, Montevideo joue davantage le rôle de pied‑à‑terre urbain qu’une maison de vacances classique. Les prix varient fortement selon les quartiers :
| Quartier de Montevideo | Prix moyen ≈ (US$/m²) | Positionnement |
|---|---|---|
| Carrasco | 4 260 – 4 266 | Quartier le plus cher, segment luxe |
| Pocitos | 3 500 | Côte urbaine prisée, très liquide |
| Punta Carretas | 3 500 – 4 000 | Chic, vue Rambla, restaurants |
| La Blanqueada / Cordón / Tres Cruces | 2 900 – 3 250 | Classe moyenne supérieure, bons rendements |
| Centro / Aguada | 2 500 – 2 800 | Plus abordable, mix résidentiel/bureau |
| Périphérie (Las Acacias, etc.) | 750 – 1 100 | Entrée de gamme |
Le ticket d’entrée typique pour un appartement de 70 m² en ville se situe ainsi entre 170 000 et 245 000 dollars, soit l’équivalent de 10 à 15 années de revenu médian pour un foyer uruguayen. Ce ratio d’accessibilité explique que la demande locale soit parfois sous tension, en particulier dans les segments moyens. Pour un acheteur étranger disposant de revenus plus élevés, notamment dans la tech (où des salaires de 2 300 dollars mensuels ne sont pas rares, contre 600 dollars dans les services traditionnels), cette cherté relative reste acceptable.
Rendement locatif brut moyen à Montevideo en 2025, en léger recul par rapport à l’année précédente.
| Quartier (appartements) | Fourchette de rendement brut Q2 2025 |
|---|---|
| Pocitos | 4,44 % – 6 % |
| Punta Carretas | 4,24 % – 6,7 % |
| Malvín | 5,81 % – 6,68 % |
| Cordón | 4,99 % – 5,66 % |
| Centro | 4,91 % – 5,86 % |
| La Blanqueada | 5,58 % – 6,62 % |
| Pocitos Nuevo | 5 % – 5,55 % |
| Tres Cruces | 2,2 % – 4,78 % |
Pour une résidence secondaire utilisée quelques mois par an et louée le reste du temps à des étudiants, des expatriés ou des nomades digitaux, Montevideo présente donc un profil de rendement modéré mais régulier, avec un risque de vacance en diminution (le taux de vacance résidentielle est attendu autour de 5 % à l’horizon 2026).
Le littoral, royaume des résidences secondaires haut de gamme
Si Montevideo domine en volume, le marché emblématique des résidences secondaires se situe clairement sur la côte Atlantique et le Rio de la Plata. Punta del Este, La Barra, Manantiales, José Ignacio, mais aussi Atlántida, Costa de Oro, Rocha ou Colonia del Sacramento forment un chapelet de destinations qui se positionnent différemment, mais répondent toutes à la même équation : plage + sécurité + fiscalité prévisible.
Punta del Este : la vitrine du luxe sud‑américain
Longtemps présenté comme le “Saint‑Tropez” ou le “Monaco” de la région, Punta del Este est en train de muter d’une station balnéaire purement saisonnière vers une ville habitée toute l’année. La commune et sa voisine Maldonado rassemblent déjà environ 170 000 habitants, dont 15 000 nouveaux arrivants depuis la pandémie. Les résidences secondaires y prennent la forme d’appartements avec vue mer, de penthouses, de villas pieds dans l’eau ou de grandes propriétés dans les environs.
Les prix y sont les plus élevés du pays pour le segment balnéaire :
| Zone de Punta del Este | Prix moyen ≈ (US$/m²) | Commentaire |
|---|---|---|
| Marché moyen global | ≈ 4 000 | Référence pour un bon bien proche de la mer |
| Front de mer très luxe | 7 000 – 10 000 | Immeubles d’exception, services complets |
| Maisons / villas bord de mer | 2 000 000 – 20 000 000 | Grandes résidences, terrains vastes |
| Playa Mansa | 2 800 – 4 000 | Plage familiale, eaux calmes |
| Péninsule (Brava / Mansa) | 3 500 – 6 000 | Cœur du balnéaire historique |
| Maldonado ville | 1 500 – 2 200 | Alternative plus accessible |
Il ne s’agit pas seulement d’un marché “cher” : c’est aussi l’un des plus performants du pays. Sur les cinq dernières années, les valeurs ont progressé d’environ 8 à 12 % par an, et les projections tablent sur une poursuite de ce rythme dans les prochaines années. Les analystes évoquent même des potentiels de rendement annuel de 10 à 15 % sur le court terme dans certains micro‑marchés du littoral, en particulier pour Punta del Este et les zones émergentes voisines comme La Barra.
À Punta del Este, une résidence secondaire peut largement s’autofinancer grâce aux locations saisonnières. Les villas et appartements haut de gamme atteignent un taux d’occupation de 90 à 95 % en haute saison estivale. Pour les biens bien situés, le rendement brut locatif annuel se situe généralement entre 6 et 7 %, et peut atteindre environ 12 % pour des propriétés ultra‑prime avec une tarification dynamique en très haute saison.
Cette combinaison – croissance du capital de 8 à 12 % et rendement locatif saisonnier de 6 à 7 % – explique pourquoi près de 75 % des acheteurs dans le segment luxe de Punta del Este sont des étrangers, principalement des Argentins (environ 75 % du flux étranger historique), puis des Brésiliens (20 %), et une minorité de Nord‑Américains et d’Européens.
La Barra, Manantiales, José Ignacio : l’arc “bohème chic” du haut de gamme
En remontant la côte vers le nord depuis Punta del Este, on trouve une série de villages et quartiers qui concentrent une partie des résidences secondaires les plus recherchées du pays.
La Barra s’est transformée d’un bourg de surfeurs en un lieu branché avec restaurants gastronomiques, galeries et boutiques. Les prix du mètre carré y oscillent autour de 2 500 à 3 000 dollars dans les zones émergentes, mais peuvent grimper nettement plus dans les segments haut de gamme proches de la plage.
Manantiales cultive une ambiance ‘Malibu des années 80’ avec des projets immobiliers mixtes incluant petites copropriétés de luxe, villas ultra‑haut de gamme et communautés fermées. Les nouveaux développements (Sense, Aldeana, Casa Living Manantiales) proposent des appartements de 2 à 4 chambres avec des équipements et services hôteliers (piscines, spa, salle de sport, espaces verts). Les prix d’entrée démarrent autour de 650 000 dollars pour un 2 chambres neuf et dépassent 1,3 million de dollars pour un spacieux 3 chambres avec vue mer.
Plus au nord, José Ignacio est devenu une sorte de laboratoire de la résidence secondaire ultra‑exclusive. Ce qui n’était qu’un village de pêcheurs est aujourd’hui l’un des marchés les plus chers d’Amérique latine, avec des villas qui se vendent couramment au‑delà de 2 millions de dollars, et des domaines de plusieurs hectares autour de Laguna Garzón positionnés bien plus haut. La zone est décrite comme un “havre vert sud‑américain”, combinant design d’auteur, matériaux nobles et intégration poussée dans le paysage.
Les projets comme Las Carcavas (bungalows signés par Isay Weinfeld sur des parcelles de 7 600 à plus de 10 000 m², bungalows entre 910 000 et 1 010 000 dollars, terrains premium jusqu’à 3,2 millions), La Petanque (maisons de 2 à 4 chambres de 925 000 à 1,6 million de dollars avec piscine privée), ou El Secreto (gated community en front de mer) incarnent cette nouvelle génération de résidences secondaires : ultra‑sécurisées, très intégrées à la nature, et pensées dès l’origine pour une clientèle internationale.
Les marchés émergents : Atlántida, Costa de Oro, Rocha, Colonia
À côté de ces vitrines, l’Uruguay offre aussi des options beaucoup plus abordables à ceux qui recherchent une résidence secondaire sans forcément viser la scène mondaine.
Croissance annuelle des prix de l’immobilier sur la bande côtière d’Atlántida, signe d’un rattrapage par rapport aux zones plus prisées.
Le département de Rocha, plus sauvage, avec ses dunes, ses lagunes et ses biosphères protégées, attire une clientèle en quête de nature intacte, souvent sensible aux thématiques de durabilité. Les prix y restent inférieurs à 1 800 dollars le mètre carré dans des localités comme La Paloma ou Cabo Polonio, mais les perspectives d’appréciation sont jugées élevées, notamment dans le cadre de la montée en puissance de l’immobilier “bien‑être”.
Colonia del Sacramento, enfin, joue une partition différente : ville coloniale classée à l’UNESCO, elle attire des acheteurs séduits par le charme historique et la proximité avec Buenos Aires via le ferry. Les valeurs médianes autour de 3 500 dollars le mètre carré placent Colonia parmi les intérieurs les plus chers du pays, mais toujours en‑dessous des grandes stations balnéaires. Pour une résidence secondaire patrimoniale, avec un potentiel locatif touristique, c’est une alternative crédible à Punta del Este.
Un marché largement porté par les étrangers
L’une des caractéristiques majeures du marché des résidences secondaires uruguayen est sa forte dépendance aux acheteurs étrangers. Dans les segments luxe et littoraux, les étrangers représentent de 30 % à deux tiers des transactions, avec une prépondérance historique des Argentins (environ 75 % des acheteurs étrangers) et des Brésiliens (20 %), et une diversification récente vers les Européens et les Nord‑Américains.
L’Uruguay offre une égalité de traitement totale entre nationaux et étrangers pour l’achat immobilier, sans restrictions de nationalité, quotas ou zones interdites. Un non-résident peut acquérir les mêmes types de biens (appartement en front de mer, maison en ville, propriété agricole) avec les mêmes droits de propriété qu’un citoyen uruguayen.
Ensuite, la simplicité du cadre légal : toute transaction passe par un notaire (“escribano”) qui remonte la chaîne de titre sur 30 ans, vérifie l’absence de dettes, rédige les actes et enregistre la vente. Cette fonction, très protectrice pour l’acheteur, réduit fortement le risque de mauvaises surprises. Le prix de cette sécurité se retrouve dans les coûts de clôture, généralement compris entre 7 et 10 % du prix d’achat (honoraires de notaire, taxe de transfert de 2 % sur la valeur cadastrale, frais d’enregistrement, commission d’agent d’environ 3 % plus TVA).
L’Uruguay offre un cadre fiscal attractif pour l’investissement immobilier. Il n’existe pas d’impôt spécifique sur les plus-values immobilières. Pour les non-résidents, la plus-value nette est imposée à un taux forfaitaire d’environ 12 %, après correction de l’inflation. Les revenus locatifs sont, quant à eux, soumis à un prélèvement de 10,5 % à 12 % via l’impôt sur le revenu des non-résidents. Cette stabilité fiscale, souvent perçue comme plus compétitive que les systèmes d’Europe occidentale, peut être couplée à une stratégie de résidence fiscale.
En parallèle, obtenir la résidence fiscale uruguayenne via l’immobilier est possible au‑delà de certains seuils d’investissement (plusieurs centaines de milliers de dollars, avec évolution récente vers des montants plus élevés pour bénéficier d’un “tax holiday” sur les revenus étrangers). La combinaison : maison secondaire + optimisation patrimoniale attire naturellement des patrimoines importants.
Rendements locatifs : saisonniers sur la côte, réguliers en ville
Pour un acheteur qui ne compte pas occuper sa résidence secondaire en permanence, la question du rendement locatif est centrale. Le paysage est assez contrasté selon les lieux et les usages.
En zone urbaine, notamment à Montevideo, les rendements bruts pour les appartements se situent généralement entre 4% et 6%. Certains quartiers comme Malvín, La Blanqueada ou Pocitos Nuevo peuvent approcher ou dépasser les 6,5%. La demande locative est portée par les étudiants, les jeunes actifs, les familles de la classe moyenne, ainsi que par les expatriés et nomades digitaux. Ces derniers sont attirés par la qualité de l’internet (fibre optique généralisée, débit de 200 Mbps disponible) et la proximité des entreprises technologiques concentrées autour du LATU Innovation Park.
Au niveau national, les loyers résidentiels progressent à un rythme régulier : +5,5 % en juillet 2025 sur un an, après des hausses de 5 à 6 % par an depuis 2020. Montevideo affiche un loyer moyen autour de 21 626 pesos par mois (environ 542 dollars), tandis que Canelones tourne autour de 505 dollars et San José 376 dollars.
Certaines propriétés ‘trophy’ sur le littoral uruguayen peuvent dépasser 100 000 dollars de loyer pour une seule semaine pendant la haute saison.
Pour un investisseur, cela signifie que la rentabilité d’une résidence secondaire balnéaire dépend beaucoup de la capacité à bien gérer ces trois mois clé. Un actif bien commercialisé via des réseaux spécialisés ou des agences locales peut générer en une saison l’équivalent d’un an de loyers urbains classiques. À l’inverse, une exploitation imprécise réduit fortement l’intérêt financier par rapport à un appartement locatif à Montevideo.
L’essor de l’immobilier “bien‑être” et des chacras
Au‑delà du triptyque classique (ville – balnéaire – colonial), l’Uruguay voit émerger un segment en plein boom : l’immobilier lié au bien‑être. Le pays est en train de devenir une destination phare du “Wellness Real Estate”, porté par des particuliers fortunés qui recherchent des propriétés favorisant la santé, la longévité, la réduction du stress et le lien à la nature.
Dans les régions viticoles, les prix des maisons ont progressé d’environ 10 % par an récemment.
Les développeurs répondent en intégrant systématiquement des critères de durabilité : matériaux locaux, design biophilique privilégiant lumière naturelle et ventilation croisée, systèmes solaires, récupération des eaux de pluie, isolation renforcée. Les données de marché montrent déjà que les propriétés équipées de panneaux solaires se vendent en moyenne 12 % plus cher que les autres, et que les habitations avec vue sur l’océan bénéficient d’une prime d’environ 30 %.
Découvrez les départements uruguayens qui concentrent les investissements et les projets les plus significatifs dans le secteur du bien-être et du tourisme de santé.
Pôle du wellness haut de gamme, concentrant des projets comme l’Alive Health Spa Resort et le complexe SLS Punta del Este, qui allient hébergement, soins, activités sportives et résidences privées dans des lieux emblématiques tels que Punta del Este et José Ignacio.
Attire les investisseurs en quête d’expériences plus authentiques et proches de la nature, loin de la frénésie mondaine, grâce à ses paysages préservés de lagunes et de zones humides protégées.
À moyen terme, les analyses prévoient que ce segment “wellness” sera l’un des principaux moteurs de l’activité immobilière, en particulier pour les résidences secondaires. Dans un contexte où le télétravail et les séjours prolongés se banalisent, disposer d’une maison de campagne à quelques heures de vol des grandes métropoles régionales, dotée d’une infrastructure internet correcte et de services de santé de qualité, devient un produit très recherché.
Accessibilité financière et financement : un frein pour les locaux, une opportunité pour les étrangers
Si l’Uruguay séduit autant les acheteurs étrangers, c’est aussi parce que le financement bancaire y est plus difficile d’accès pour la population locale. Les taux de crédit immobilier, pour des prêts sur 20 ans, oscillent entre 6 et 10 %, avec un marché très concentré autour de Banco Hipotecario del Uruguay, qui gère environ 80 % des crédits logement. Les taux directeurs de la banque centrale, encore proches de 8,25 % à l’automne 2025 après plusieurs baisses successives, limitent l’espace pour des prêts massifs bon marché.
Résultat : de nombreux Uruguayens sont contraints de rester locataires ou de se concentrer sur les zones périphériques plus abordables, où le mètre carré peut tomber à 750 dollars. Cette contrainte réduit la concurrence locale sur certains segments, en particulier sur les produits premium destinés de facto à une clientèle internationale.
Pour les étrangers, les banques comme Banco República, Santander ou Scotiabank proposent des prêts, mais avec des exigences strictes : un apport personnel de 30 à 50 % (parfois plus) et une vérification approfondie des revenus. En pratique, de nombreux acheteurs de résidences secondaires payent cash ou utilisent un financement vendeur : des promoteurs ou propriétaires acceptant des paiements échelonnés sur 3 à 5 ans, avec des taux d’intérêt entre 5 et 8 % en dollars.
Cette abondance de capitaux propres étrangers contribue à la solidité du marché : il y a peu de levier bancaire, donc moins de risque de spirale de défauts en cas de choc. À l’inverse, elle accentue le risque d’éviction pour les acheteurs locaux dans les zones balnéaires les plus tendues, un sujet de plus en plus débattu dans d’autres villes latino‑américaines (comme Mexico ou Medellín) confrontées à une vague de nomades digitaux et d’investisseurs internationaux.
Politiques publiques, climat et infrastructures : des facteurs qui comptent pour le long terme
Pour un acheteur de résidence secondaire, l’horizon de temps est souvent long. À ce titre, deux éléments méritent une attention particulière : l’évolution des politiques publiques et la capacité du pays à gérer les risques climatiques, notamment sur sa longue façade côtière.
Uruguay ofrece un marco de incentivos a la inversión inmobiliaria a través de la Ley 18.795, prorrogada hasta 2026 para proyectos que finalicen antes de 2028. Este régimen incluye exenciones de impuestos sobre la renta, el patrimonio, el IVA en ciertos insumos y el impuesto de transmisión. Los proyectos certificados como ‘verdes’ o sostenibles (como LEED) reciben beneficios adicionales. Para un inversor, adquirir una residencia secundaria dentro de un proyecto ‘promovido’ puede significar mayor liquidez en la reventa y una demanda de alquiler más estable.
Côté infrastructures, le pays a investi près de 7,2 milliards de dollars dans ses routes, ports et réseaux jusqu’en 2024, dont 3,7 milliards pour les routes nationales sur cinq ans. L’amélioration des accès, tant par la route que par la mer (extension du terminal à conteneurs de Montevideo, dragage du chenal, nouveaux terminaux passagers), renforce l’attractivité du littoral pour un usage de résidence secondaire. Pour qui vient régulièrement d’Argentine ou du Brésil, le temps et le confort de trajet comptent.
Les dommages annuels liés à l’érosion côtière en Uruguay pourraient dépasser 45 millions de dollars.
Pour un acheteur de résidence secondaire, cela n’implique pas de renoncer au front de mer, mais incite à examiner attentivement l’exposition de chaque projet (altitude, protection, politiques locales) et à privilégier les développements qui intègrent déjà des mesures d’adaptation (dunes restaurées, protections douces, implantation en retrait).
Perspectives : croissance modérée, forte segmentation et montée en gamme durable
Tout indique que le marché des résidences secondaires en Uruguay va rester porteur dans les prochaines années, mais avec des dynamiques très différenciées selon les zones.
Montevideo devrait continuer sur une trajectoire de hausse contenue (2 à 4 % à court terme, 3 à 5 % ensuite), avec des rendements locatifs urbains stables autour de 5 à 6 %. Idéal pour ceux qui privilégient la stabilité et un usage mixte ville / travail / week‑ends.
Les marchés côtiers établis (Punta del Este, La Barra, José Ignacio) devraient maintenir une appréciation de 6 à 12%, pouvant atteindre 15% dans les zones en développement. Le principal risque n’est pas la demande, stable grâce à une clientèle internationale fidèle, mais un excès d’offre dans le segment ultra-luxe si trop de tours spectaculaires sont lancés simultanément.
Les marchés émergents comme Costa de Oro, Atlántida, Rocha et Colonia semblent offrir aujourd’hui le meilleur compromis pour une résidence secondaire orientée sur le long terme : niveaux de prix encore modérés, potentiel d’appréciation à deux chiffres constaté récemment, et flux touristiques en croissance grâce aux efforts de diversification et de promotion de l’État.
Avec la généralisation du télétravail et une demande accrue pour des environnements sains et durables, les propriétés rurales bien situées en Uruguay, dotées de bonnes connexions et d’équipements écologiques, sont appelées à devenir un pilier du marché de la résidence secondaire.
Pour l’investisseur comme pour l’acheteur lifestyle, la clé sera de naviguer dans cette mosaïque de micro‑marchés avec une information fine : comparer le rapport prix / mètre carré entre côte et intérieur, mesurer le couple rendement locatif / potentiel de plus‑value, et intégrer dès le départ les enjeux de durabilité et d’adaptation côtière. Dans ce jeu d’équilibre, l’Uruguay offre aujourd’hui un terrain rare en Amérique latine : une combinaison de sécurité juridique, de stabilité macroéconomique et de diversité d’options qui en fait un terrain de jeu privilégié pour les résidences secondaires haut de gamme comme pour les projets plus modestes mais ambitieux sur le long cours.
Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel en Uruguay pour rechercher du rendement locatif et une exposition en peso uruguayen et en dollar (nombre de transactions se faisant en USD). Budget alloué : 400 000 à 600 000 dollars, sans recours au crédit.
Après analyse de plusieurs marchés (Montevideo, Punta del Este, Colonia del Sacramento), la stratégie retenue a consisté à cibler un appartement ou une maison individuelle dans un quartier en développement de Montevideo ou à Punta del Este, combinant rendement locatif brut cible de 8 à 10 % – plus le rendement est élevé, plus le risque est important – et potentiel de valorisation à moyen terme, pour un ticket global (acquisition + frais + éventuels travaux) d’environ 500 000 dollars. La mission a inclus : sélection du marché et du quartier, mise en relation avec un réseau local (agent immobilier, avocat, fiscaliste), choix de la structure (propriété directe ou société locale) et définition d’un plan de diversification internationale.
Vous recherchez de l'immobilier rentable : contactez-nous pour des offres sur mesure.
Décharge de responsabilité : Les informations fournies sur ce site web sont présentées à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils financiers, juridiques ou professionnels. Nous vous encourageons à consulter des experts qualifiés avant de prendre des décisions d'investissement, immobilières ou d'expatriation. Bien que nous nous efforcions de maintenir des informations à jour et précises, nous ne garantissons pas l'exhaustivité, l'exactitude ou l'actualité des contenus proposés. L'investissement et l'expatriation comportant des risques, nous déclinons toute responsabilité pour les pertes ou dommages éventuels découlant de l'utilisation de ce site. Votre utilisation de ce site confirme votre acceptation de ces conditions et votre compréhension des risques associés.
Découvrez mes dernières interventions dans la presse écrite, où j'aborde divers sujets.