Les sites touristiques incontournables au Venezuela

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Longtemps résumé à quelques clichés sur la crise, le Venezuela reste pourtant l’un des pays les plus spectaculaires d’Amérique latine pour qui s’intéresse aux grands espaces, aux cultures autochtones et aux villes chargées d’histoire. Du Salto Ángel au désert côtier de Coro, des îles coralliennes de Los Roques aux sommets andins de Mérida, le pays concentre une diversité de paysages difficile à égaler. En parcourant ses parcs nationaux, ses deltas et ses cités coloniales, on découvre un territoire où la nature et la culture se répondent en permanence.

Bon à savoir :

Cette sélection met en avant les sites les plus représentatifs du Venezuela, qui à eux seuls justifient un voyage. Ils sont tous emblématiques, accessibles via des infrastructures touristiques minimales et représentatifs de la richesse naturelle ou historique du pays. L’objectif n’est pas d’être exhaustif, mais de se concentrer sur l’essentiel.

Le Salto Ángel et le parc national Canaima

Difficile de parler de tourisme au Venezuela sans commencer par le Salto Ángel, la plus haute chute d’eau du monde. Nichée au cœur du parc national Canaima, dans la région de la Gran Sabana, cette cascade de 979 mètres de hauteur, dont une chute libre de 807 mètres, semble jaillir directement d’une paroi verticale de l’Auyán-tepui, l’un de ces mystérieux plateaux tabulaires typiques du sud du pays.

Le Salto Ángel doit son nom au pilote américain Jimmie Angel, qui fut le premier à le survoler en avion dans les années 1930. La région était pourtant connue depuis longtemps des Pemón, peuple autochtone qui habite ces savanes d’altitude et nomme la chute Kerepakupai Merú. C’est cette appellation indigène que certains responsables politiques ont tenté de remettre en avant, sans que le nom international de Salto Ángel disparaisse pour autant.

Exemple :

Pour atteindre une cascade isolée au cœur de la forêt tropicale, il faut d’abord rejoindre le village de Canaima en petit avion depuis des villes comme Caracas. Ensuite, une traversée en pirogue motorisée (curiara) de plusieurs heures est nécessaire pour remonter les rivières Carrao et Churún, au milieu d’une jungle préservée, sans aucun accès routier.

La dernière partie se fait à pied, par un sentier d’environ une demi-heure jusqu’au mirador au pied de la chute. En saison des pluies, de juin à novembre, le rideau d’eau est si puissant qu’un nuage de brume enveloppe la vallée. En saison sèche, de janvier à avril, la cascade peut se réduire à un mince filet, mais l’accès au bassin pour la baignade est souvent plus facile et le ciel plus dégagé pour la photographie.

Bon à savoir :

L’isolement du site le préserve mais impose certaines conditions. L’hébergement est assuré par des villages pemón, des camps ou de petits lodges, avec des guides locaux obligatoires. L’électricité n’est disponible que quelques heures par soir, la connexion internet est aléatoire et il est essentiel de prévoir des espèces en devises étrangères pour les transactions, la monnaie locale étant très volatile. Ce parc classé à l’UNESCO, dominé par d’anciens tepuis, offre une expérience au cœur d’une nature préservée.

La Gran Sabana et les tepuis : Roraima, Kukenán et les autres

Autour du Salto Ángel, le parc national Canaima s’étend sur quelque 30 000 km², soit une superficie comparable à celle de la Belgique. Les deux tiers de ce territoire sont couverts de tepuis, ces immenses mesas de grès qui se dressent comme des forteresses naturelles. Parmi elles, le mont Roraima est sans doute le plus célèbre. Situé à la frontière du Brésil et du Guyana, il culmine à environ 2 600 mètres, protégé sur tous ses flancs par des parois de 400 mètres de haut.

Au XIXe siècle, il découvre une rampe naturelle permettant d’atteindre le sommet du Roraima sans escalade technique, guidé par les Pemón. Depuis, la randonnée vers sa « table » est devenue un classique du trekking, accessible depuis Santa Elena de Uairén et la communauté de Paraitepuy.

Everard Im Thurn, botaniste britannique

Sur la plateforme sommitale, le paysage évoque littéralement un monde perdu : labyrinthes de roches sculptées par l’érosion, piscines naturelles surnommées « jacuzzis », vallées couvertes de quartz, mares sombres, curiosités géologiques comme « La Ventana » ou « Maverick Rock », point le plus élevé. L’isolement de ce milieu a favorisé l’évolution d’espèces endémiques : plantes carnivores, fougères, bonnétias, petits amphibiens comme le fameux crapaud de Roraima qui se roule en boule pour dévaler les pentes rocheuses.

La Gran Sabana dans son ensemble — vallées herbeuses, chutes comme Aponwao (Chinak Merú), rivières teintées de rouge par les minéraux — compose une sorte de vitrine de ce que le plateau guyanais a de plus spectaculaire. Elle fait aussi figure de zone sensible, exposée aux menaces de l’orpaillage illégal et de projets d’infrastructures contestés par les communautés locales.

Pour donner une idée de l’ampleur et de la singularité de cette région, on peut résumer quelques données clés dans un tableau.

Site / élémentCaractéristique principaleDonnées clés approximatives
Parc national Canaima2ᵉ plus grand parc du pays, classé UNESCO~30 000 km²
Salto ÁngelPlus haute chute d’eau du monde979 m de haut, 807 m de chute libre
Mont RoraimaTepui emblématique, à la frontière triple2 600 m d’altitude, sommet ~31 km²
Gran SabanaRégion de savanes et tepuis au sud-est du paysIncluse dans Canaima, millions d’hectares

Le téléphérique de Mérida et les Andes vénézuéliennes

À l’autre extrémité du pays, dans l’ouest andin, un autre record mondial attire les voyageurs : le téléphérique de Mérida, également appelé Mukumbarí. Reliant la ville universitaire de Mérida aux hauteurs du parc national Sierra Nevada, il détient le titre de téléphérique le plus haut du monde, avec un terminus à 4 765 mètres d’altitude au Pico Espejo. Il est aussi l’un des plus longs, avec un parcours total de 12,5 kilomètres réparti en quatre tronçons successifs.

Attention :

Le téléphérique, entièrement rénové dans les années 2010, part de la station Barinitas (1 600 m) et dessert les gares de La Montaña, La Aguada et Loma Redonda. Durant l’ascension, le paysage évolue des forêts nuageuses aux páramos d’altitude, où dominent les frailejones, des plantes andines adaptées au froid par leur duvet.

Depuis les cabines, on embrasse la vallée de Mérida, les gorges du río Chama et les sommets voisins comme le Pico Bolívar, point culminant du pays à près de 4 978 mètres. À l’arrivée, la station de Pico Espejo propose des plateformes panoramiques, quelques services de restauration et un petit musée sur l’histoire du téléphérique. Les effets de l’altitude se font sentir : il n’est pas rare de devoir marcher lentement, tant l’air y est rare.

2008

Année de l’arrêt du système historique pour des raisons de sécurité, avant son remplacement complet.

La combinaison hauteur-distance fait du Mukumbarí une sorte de condensé d’Andes vénézuéliennes accessible en quelques heures. On passe de l’ambiance urbaine de Mérida aux crêtes enneigées du parc national Sierra Nevada sans effort, ce qui en fait l’un des sites touristiques les plus spectaculaires et les plus structurés du pays.

Pour situer ce téléphérique par rapport à d’autres grands sites, on peut comparer quelques chiffres.

AttractionTypeAltitude / distance maximale approximative
Téléphérique de MéridaTéléphérique andin4 765 m au Pico Espejo, 12,5 km de trajet
Pico BolívarSommet le plus élevé~4 978 m d’altitude
Pico Naiguatá (Cerro El Ávila)Sommet au-dessus de Caracas~2 765 m d’altitude

Autour de Mérida, d’autres sites complètent le tableau : le parc national Sierra Nevada lui-même, la Sierra de La Culata, l’observatoire astronomique de Llano del Hato, les marchés de la ville et son jardin botanique. Mais pour un premier séjour, la montée au Pico Espejo reste l’expérience à ne pas manquer.

Los Roques : l’archipel caribéen de carte postale

Changement radical d’ambiance avec l’archipel de Los Roques, au nord de Caracas. Ici, pas de montagnes ni de tepuis, mais une constellation d’îles, îlots et bancs de sable posés sur une vaste lagune turquoise. Cet ensemble de plus de 300 formations émergées est encerclé par deux longues barrières récifales qui dessinent une sorte d’atoll géant, protégé en tant que parc national depuis les années 1970.

Le cœur habité de l’archipel est l’île de Gran Roque. On y arrive presque toujours en petit avion depuis la capitale ou d’autres villes côtières : la piste, récemment agrandie, est à quelques minutes à pied seulement du village. Avec ses rues de sable, ses maisons basses transformées en posadas de charme et son phare perché sur une colline de 130 mètres, Gran Roque sert de base pour rayonner chaque jour vers d’autres îlots.

Astuce :

Profitez des excursions quotidiennes en peñeros, les bateaux locaux, pour découvrir les îlots environnants comme Francisky, Madrisquí, Crasquí, Noronquí et Cayo de Agua. Ces sorties offrent systématiquement des plages de sable blanc, des eaux translucides idéales pour le snorkeling à proximité des récifs coralliens, et parfois un déjeuner dans un restaurant de plage en bois servant du poisson grillé et de la langouste de saison.

Los Roques est depuis longtemps réputé pour la qualité de ses récifs, parmi les mieux conservés de la Caraïbe : une soixante d’espèces de coraux y ont été identifiées, plus de 280 espèces de poissons, une grande variété d’éponges, de mollusques et de crustacés. Les herbiers de Thalassia servent de nurseries aux jeunes poissons et aux tortues marines. Quatre espèces de tortues menacées viennent d’ailleurs y pondre régulièrement : tortue verte, caouanne, imbriquée et luth, notamment sur l’île de Dos Mosquises, qui abrite aussi un centre de recherche et de conservation dédié.

Bon à savoir :

L’archipel abrite une grande diversité d’oiseaux marins (frégates, fous, sternes, mouettes, pélicans bruns, flamants roses) qui peuplent les bancs de sable et les mangroves. Il est reconnu comme une zone importante pour la conservation des oiseaux par l’organisation BirdLife International.

Pour saisir l’importance écologique de ce chapelet d’îles, quelques valeurs sont parlantes.

Élément naturelOrdre de grandeur / caractéristique
Nombre d’îles / îlots~350 formations (îles, cays, bancs de sable)
Superficie terrestre~40,6 km²
Superficie du parc marinEnviron 220 000 ha (près de 900 km²)
Lagune centrale~400 km² d’eaux peu profondes
Espèces de coraux~60 à 70 recensées
Espèces d’oiseaux~90 espèces, dont ~50 migratrices nord-américaines

Touristiquement, Los Roques fonctionne selon un modèle particulier : la grande majorité des visiteurs logent dans les posadas de Gran Roque, souvent en pension complète, et organisent avec leurs hôtes les sorties en mer, le prêt de masques et tubas ou la location de matériel de plongée et de kitesurf. Quelques voiliers proposent aussi des croisières avec nuit à bord. Le camping est possible mais très encadré et marginal.

Protégé depuis les années 1970, l’archipel fait l’objet de réglementations strictes en matière de pêche et de fréquentation. Un nombre limité de pêcheurs professionnels est autorisé, certaines espèces emblématiques comme le lambi font l’objet de moratoires, et les zones les plus sensibles sont réservées à la recherche scientifique. Malgré des pressions (blanchissement des coraux, manque de moyens de surveillance), l’ensemble reste considéré comme l’un des derniers grands systèmes récifaux relativement intacts de la Caraïbe.

Morrocoy : mangroves, plages et oiseaux de la côte centrale

Sur la côte continentale, à quelques heures de route à l’ouest de Caracas, Morrocoy offre une version plus accessible mais tout aussi photogénique du couple plages-blocs de corail. Ce parc national, situé dans l’État de Falcón, couvre environ 320 km² de terres et de mer dans le golfe Triste. Il englobe des collines basses, des lagunes côtières, de vastes mangroves, des herbiers marins et une myriade de cays.

Exemple :

Les points d’entrée principaux pour le parc national de Morrocoy au Venezuela sont les petites villes côtières de Tucacas et Chichiriviche, qui regroupent les infrastructures touristiques comme les marinas et les agences. L’exploration se fait en bateau, souvent des embarcations de pêche adaptées, pour naviguer entre les différents îlots (cayos). Cayo Sombrero, avec ses palmiers et ses plages en forme de croissant, est la destination la plus populaire et très fréquentée. Pour plus de tranquillité, des sites comme Los Juanes (un haut-fond), Cayo Sal, Cayo Peraza ou Playa Mero offrent des ambiances plus calmes.

L’un des grands atouts de Morrocoy est la mosaïque de mangroves qui borde ses canaux. Ces forêts amphibies abritent une avifaune remarquable : flamants roses, spatules rosées, ibis rouges, hérons, pélicans, frégates, perroquets, etc. L’ensemble a valu au parc le label de zone importante pour la conservation des oiseaux. Sous l’eau, les récifs coralliens et les herbiers hébergent poissons tropicaux, crustacés, tortues marines et parfois même des lamantins et dauphins, bien que ces derniers soient plus discrets.

Attention :

L’environnement de l’archipel, plus vulnérable que celui de Los Roques, subit un déclin des récifs dû au tourisme de masse, aux constructions anarchiques et à la pollution des bateaux. Les autorités tentent de concilier tourisme et conservation par la réglementation, la limitation d’activités et la sensibilisation.

On peut résumer les grandes différences entre les deux grands parcs marins du pays ainsi :

CritèreLos RoquesMorrocoy
Accès principalAvion léger (Caracas → Gran Roque)Route (Caracas → Tucacas / Chichiriviche)
Type de fréquentationPlus sélective, axée sur séjours en posadaPlus massive, forte clientèle nationale
Milieu principalAtoll ouvert au large, récifs profondsBaie côtière, lagunes, mangroves, cays
Hébergement dominantPosadas, voiliersHôtels, posadas, locations, excursions jour
Pressions environnementalesPêche et gestion des ressourcesUrbanisation, pollution, surfréquentation

Pour les voyageurs, Morrocoy représente une option plus souple en termes de budget et de logistique, tout en permettant de profiter de plages étonnamment belles et d’observer une faune riche, notamment lors de balades en bateau au lever ou au coucher du soleil dans les chenaux de mangrove.

Le delta de l’Orénoque : immersion chez les Warao

À l’est du pays, là où l’Orénoque, l’un des plus grands fleuves d’Amérique du Sud, se jette dans l’Atlantique, s’étend un monde amphibie de plus de 30 000 km² fait de bras de rivières, de canaux, de marécages et de forêts inondées : le delta de l’Orénoque, aussi appelé Delta Amacuro. Ce labyrinthe aquatique, plus vaste que la Belgique, abrite le peuple Warao, dont le nom signifie littéralement « gens de la pirogue ».

Bon à savoir :

Depuis des siècles, la vie des Warao est intimement liée aux cours d’eau et au palmier moriche, qui leur fournit nourriture, boisson, fibres et matériaux de construction. Leurs maisons traditionnelles sur pilotis, aux toits de palmes et sans murs, bordent les chenaux. Leurs déplacements se font principalement en canoë. Leurs villages sur l’eau, observés par les premiers explorateurs européens, auraient inspiré le nom du Venezuela par comparaison avec Venise.

Le tourisme dans le delta s’est développé de manière très limitée, autour de quelques lodges isolés accessibles en bateau depuis des embarcadères comme San José de Buja ou des villes intérieures comme Maturín. Des structures comme Orinoco Eco Camp ou Orinoco Delta Lodge ont été conçues pour reprendre certains codes architecturaux warao (palafitos, toits de feuilles, hamacs), tout en offrant un minimum de confort : lits avec moustiquaires, espaces communs, douches, parfois électricité pour recharger les batteries de caméras.

Exemple :

Les activités proposées incluent des sorties en pirogue pour observer la faune (singes hurleurs, paresseux, dauphins de rivière, caïmans, toucans), des balades nocturnes, la pêche aux piranhas, des marches en forêt avec un guide warao sur les plantes médicinales, des visites de communautés pour découvrir l’artisanat (vannerie, bijoux), et l’observation d’oiseaux aquatiques (hoatzins, hérons, ibis, martins-pêcheurs).

Le delta est l’un des endroits où l’on ressent le plus fortement la dimension amazonienne du Venezuela : jungle dense, insectes en abondance, météo changeante, sentiment de bout du monde. C’est aussi un écosystème fragile, soumis à des pressions : trafic d’animaux et de bois, pauvreté grandissante des populations locales, effets de la crise nationale. Des ONG médicales, comme Médecins Sans Frontières, y ont mené des programmes de santé, signe des difficultés d’accès aux soins.

Pour les voyageurs prêts à accepter un certain degré de rusticité, le delta de l’Orénoque offre pourtant une expérience difficile à reproduire ailleurs : celle d’un séjour au milieu d’une nature presque intacte, en partageant quelques jours du quotidien d’un peuple qui a su, jusqu’à aujourd’hui, adapter son mode de vie à un environnement extrême.

Le parc national Mochima : entre montagnes et mer Caraïbe

Toujours dans l’est du pays, mais plus au nord, le parc national Mochima forme une longue frange de littoral protégé entre Puerto La Cruz et Cumaná, sur près de 50 kilomètres de côtes. Créé dans les années 1970, ce parc marin couvre près de 95 000 hectares, incluant 32 îles et une portion de la chaîne montagneuse côtière qui tombe littéralement dans la mer.

Bon à savoir :

La région présente un relief varié, alternant collines arides couvertes de cactus et vallons humides à végétation tropicale. Le littoral offre des plages de sable clair, des îles, des mangroves et des récifs coralliens, avec environ soixante sites identifiés pour la plongée et le snorkeling.

Les villages de Santa Fe ou Mochima servent souvent de base de départ, avec des posadas simples, des restaurants de poissons et la possibilité de louer des bateaux à la journée. Les excursions combinent baignades, observation de dauphins (notamment près d’Isla de Plata), exploration de grottes marines comme la Cueva del Pirata, pauses sur des plages emblématiques comme Playa Colorada, reconnaissable à son sable tirant sur le rouge, ou Playa Blanca, très appréciée des familles.

200

Plus de 200 espèces de poissons peuplent les eaux de l’archipel, illustrant sa biodiversité remarquable.

Comme ailleurs, la gestion du parc est confrontée à des défis : présence de villages à l’intérieur des limites, projets d’infrastructures comme des routes ou des gazoducs, moyens limités pour la surveillance. Pourtant, pour de nombreux voyageurs, Mochima reste l’image même du « petit paradis caribéen » accessible : ambiance décontractée, habitants accueillants, météo favorable une grande partie de l’année, possibilités de combiner plage, randonnée et découverte de la culture locale.

Coro et son port : patrimoine colonial au bord du désert

Le Venezuela ne se résume pas à ses paysages naturels. Sur la côte de l’État de Falcón, la ville de Coro et son port de La Vela constituent l’un des ensembles patrimoniaux les plus importants du pays. Fondée en 1527 sous le nom de Santa Ana de Coro, la cité est la deuxième plus ancienne ville du Venezuela, après Cumaná. Elle fut tour à tour tête de pont des ambitions allemandes en Amérique du Sud, première capitale de la Capitainerie générale du Venezuela et siège du premier évêché du continent sud-américain.

Classés au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1993, Coro et son port doivent leur valeur exceptionnelle à un tissu urbain d’architecture de terre remarquablement préservé. Maisons en bahareque (mélange de boue, bois et bambou), murs de pisé, briques d’adobe, charpentes en bois : la palette des techniques de construction reflète un savant mélange d’influences locales, espagnoles (notamment mudéjares) et néerlandaises, ces dernières arrivées des îles voisines de Curaçao et Aruba.

Coro et son centre historique

Découvrez les trésors architecturaux et culturels de Coro, ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, à travers ses édifices emblématiques.

Architecture coloniale

Plus de 600 bâtiments anciens et colorés, aux fenêtres ornées de grilles en fer forgé importées d’Andalousie.

Cathédrale Santa Ana

L’une des plus anciennes églises du Venezuela, dont la construction a débuté à la fin du XVIe siècle.

Témoins de la prospérité

Le couvent San Francisco et la Casa de las Ventanas de Hierro illustrent la richesse passée de la ville.

Musées et culture

Des édifices historiques abritent des musées, comme le Balcón de Bolívar ou le musée d’art Alberto Henríquez dans l’ancienne synagogue.

La dimension historique ne se limite pas à la période coloniale. C’est de La Vela que partit en 1806 l’expédition de Francisco de Miranda, portant le drapeau tricolore appelé à devenir le modèle des drapeaux du Venezuela, de la Colombie et de l’Équateur. C’est aussi autour de Coro que naquirent des mouvements de rébellion d’esclaves et, plus tard, la guerre fédérale, qui marqua profondément l’histoire politique du pays.

Bon à savoir :

Les environs immédiats offrent des paysages variés : au nord, le parc national Médanos de Coro présente des dunes de sable doré sculptées par les vents (à l’origine du nom de la ville). Au sud, le parc national Sierra de San Luis propose des montagnes, des grottes spectaculaires comme le Haitón del Guarataro et l’observation d’oiseaux. Plus à l’ouest, le site d’Urumaco est un important gisement de fossiles.

Coro illustre aussi la fragilité des patrimoines de terre crue confrontés à des pluies exceptionnelles, à la montée des nappes phréatiques et à un urbanisme mal contrôlé. À la suite d’épisodes de précipitations anormalement intenses dans les années 2000, de nombreux bâtiments ont été endommagés, poussant l’UNESCO à inscrire le site sur la Liste du patrimoine en péril. Des plans de gestion, des financements d’urgence et une mobilisation des communautés locales ont été mis en place pour tenter d’enrayer la dégradation.

Une mosaïque de sites, une même complexité

Les sites évoqués — Salto Ángel et Canaima, Roraima et la Gran Sabana, le téléphérique de Mérida, Los Roques, Morrocoy, le delta de l’Orénoque, Mochima, Coro et La Vela — ne sont qu’un échantillon de ce que le Venezuela peut offrir. À eux seuls, ils couvrent une gamme d’écosystèmes impressionnante : forêts tropicales, savanes d’altitude, montagnes andines, récifs coralliens, mangroves, deltas, déserts côtiers et villes coloniales.

Bon à savoir :

Les parcs nationaux vénézuéliens, comme Canaima ou Los Roques, font face à des tensions constantes entre conservation et développement. Les principales menaces incluent l’exploitation minière illégale, les projets énergétiques, l’urbanisation non contrôlée, la surfréquentation et le manque de moyens pour la gestion. Des sites comme Coro combattent l’érosion, tandis que le delta de l’Orénoque subit la marginalisation des peuples autochtones et la pression sur ses ressources.

Pour le voyageur, ces sites demeurent pourtant des lieux d’une puissance rare, à condition d’aborder le pays avec préparation, prudence et respect. La situation sécuritaire globale exige de s’informer auprès d’opérateurs spécialisés, de privilégier les zones et circuits mieux encadrés — Canaima, Mérida, certains parcs marins — et de passer par des guides locaux, souvent issus des communautés autochtones comme les Pemón ou les Warao. Mais ceux qui franchissent ces obstacles logistiques trouvent au Venezuela quelque chose qui se fait de plus en plus rare : la sensation de découvrir des paysages immenses encore largement préservés, et des villes où l’histoire ne s’est jamais vraiment arrêtée.

Qu’on soit attiré par les chutes vertigineuses, les plateaux mythiques, les îles coralliennes, les forêts amphibies ou les ruelles pavées des vieilles cités, les sites touristiques incontournables au Venezuela dessinent une carte où s’articulent grandeur naturelle, diversité culturelle et complexité contemporaine. Un pays difficile, sans doute, mais inoubliable pour qui prend le temps de s’y plonger.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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