Guide culinaire pour expatriés : plonger dans la gastronomie locale à Monaco

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer à Monaco, c’est entrer dans un monde de yachts, de palaces et de casinos. Mais derrière les vitrines de luxe, la Principauté cache une vraie cuisine de terroir, marquée par la Méditerranée, la Provence et l’Italie voisine. Pour un expatrié, comprendre cette culture culinaire, savoir où manger sans exploser son budget et comment adopter les codes locaux, c’est presque aussi important que trouver un appartement.

Bon à savoir :

Ce guide couvre toute la gastronomie monégasque, des marchés et spécialités traditionnelles aux restaurants étoilés et adresses abordables. Il inclut des repères de prix et des conseils pratiques pour bien choisir.

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Comprendre l’ADN culinaire de Monaco

Avant de choisir un restaurant, il faut saisir ce qui fait l’identité de la cuisine monégasque. On parle ici d’une “cuisine du soleil” : beaucoup de légumes, de poisson, d’huile d’olive, d’herbes aromatiques, et une forte influence niçoise et italienne.

Monaco est minuscule – moins de 2 km² – mais son histoire culinaire est longue. Les Grecs y ont apporté la vigne et l’olivier il y a plus de 2 000 ans, les Romains y achetaient déjà huile d’olive, vin et citrons, et la cuisine paysanne s’est longtemps appuyée sur les produits de la campagne environnante : blé, légumes secs, fruits, olives, poissons.

200

C’est le prix en euros d’un menu gastronomique proposé par des chefs étoilés comme Alain Ducasse à Monaco.

Pour visualiser ce mélange de racines locales et d’influences voisines, on peut résumer ainsi :

Élément cléInfluence principaleImpact sur l’assiette
Mer MéditerranéePoissons, fruits de merBouillabaisse, stocafi, grillades de poisson
Provence / NiceCuisine provençale et niçoiseRatatouille, socca, pissaladière, daube
Italie du NordTradition ligure et piémontaisePâtes fraîches, tourtes de blettes, pasqualina
France “gastronomique”Haute cuisine, techniques, service de tableMenus étoilés, dressage soigné, salles spectaculaires

Pour un expatrié, cette double identité – cuisine populaire méditerranéenne et haute gastronomie très codifiée – est au cœur de la vie quotidienne : on achète ses légumes à La Condamine, on grignote une socca à midi, et on invite des amis dans une trattoria ou une brasserie bistronomique le soir.

Les spécialités monégasques à connaître absolument

Découvrir Monaco par l’assiette, c’est d’abord apprendre à reconnaître ses plats emblématiques. Certains viennent directement de la tradition monégasque, d’autres sont niçois ou provençaux, mais tous sont omniprésents dans les restaurants et sur les étals.

Barbajuan, fougasse et stocafi : le triptyque identitaire

Le plat le plus emblématique est sans doute le barbajuan (ou barbagiuan selon les sources). Il s’agit d’un beignet ou ravioli frit, farci en général de blettes ou de bette à cardes, ricotta, oignons, herbes, parfois riz ou potiron. On le mange chaud, souvent en entrée ou en snack. Il est considéré comme un véritable “plat national” et il est très présent lors de la Fête nationale du 19 novembre.

Exemple :

Contrairement à la fougasse salée de Provence, la version monégasque est une brioche sucrée, parfumée à la fleur d’oranger et à l’anis. Elle est enrichie d’amandes, de fruits secs et de raisins, et décorée de grains d’anis rouges et blancs. Traditionnellement, elle est indissociable des célébrations de Noël, où elle est partagée en famille.

Le stocafi (ou stockfish) est un autre pilier, moins glamour mais très typique : un ragoût de morue ou de cabillaud séché, longuement dessalé puis mijoté dans une sauce tomate avec ail, olives noires, câpres, laurier, parfois vin blanc. Par tradition, il est servi le vendredi et pendant certaines fêtes religieuses, notamment à Noël.

Socca, pissaladière, tourtes de blettes : le pont avec Nice

Par la proximité avec la Côte d’Azur française, plusieurs plats niçois font partie du paysage culinaire à Monaco.

La socca est une grande crêpe fine de farine de pois chiche, cuite sur plaque avec beaucoup d’huile d’olive. Sans gluten, riche en protéines végétales, elle se mange brûlante, en lamelles, souvent dans un cornet en papier.

Astuce :

La pissaladière est une tarte épaisse à base d’oignons longuement confits, traditionnellement recouverte d’anchois et d’olives noires. À Monaco, il existe parfois une variante incluant des tomates. Ce mets est un incontournable des buffets apéritifs, où il est généralement servi découpé en carrés.

Les tourtes de blettes ou chard pies (tourte de courgettes, pasqualina…) mêlent blettes, œufs, fromage, parfois riz ou pignons de pin dans une pâte à l’huile d’olive. Elles se retrouvent autant sur les étals des marchés que dans les brasseries de quartier.

Une cuisine de légumes, de poisson et d’huile d’olive

Si l’on devait résumer la cuisine locale en quelques ingrédients, on parlerait d’abord de légumes du soleil (courgettes, aubergines, tomates, poivrons, artichauts, fenouil), de fruits (citrons de Menton, figues, abricots, melons), de poissons méditerranéens (loup, rouget, rascasse, congre, poulpe, anchois) et d’huile d’olive.

Bouillabaisse, ratatouille, daube de bœuf, soupe au pistou, salade niçoise, farcis niçois, beignets de fleurs de courgettes… autant de plats que vous verrez régulièrement à la carte, parfois revisités par les chefs contemporains.

Pour mieux se repérer, voici un tableau synthétique des principales spécialités que tout expatrié devrait goûter au moins une fois :

SpécialitéType de platIngrédients principauxOù la trouver facilement
BarbajuanBeignet saléBlettes, ricotta, herbes, pâte friteMarché de La Condamine, boulangeries, bistrots
Fougasse monégasqueBrioche sucréeBrioche, fleur d’oranger, anis, amandesPâtisseries locales, périodes de fêtes
StocafiRagoût de poissonMorue séchée, tomate, olives, ail, laurierRestaurants traditionnels, surtout le vendredi
SoccaCrêpe de pois chicheFarine de pois chiche, eau, huile d’oliveMarchés, stands de street food
PissaladièreTarte saléeOignons confits, anchois, olives, pâteBoulangeries, marchés, snacks
Pasqualina / tourte de blettesTarte saléeBlettes, œufs, fromage, riz parfoisMarchés, trattorias, tables familiales

Les marchés : le meilleur point de départ pour manger local sans se ruiner

Pour un expatrié qui découvre la Principauté, les marchés sont la clé pour comprendre comment mangent les Monegasques – et pour s’offrir des repas de qualité sans céder aux prix des palaces.

La Condamine : le cœur gourmand de la ville

Le Marché de La Condamine, sur la Place d’Armes, est l’adresse incontournable. Inauguré en 1880, il combine une partie couverte, des stands en plein air et une halle gourmande moderne. On y trouve :

Des maraîchers proposant fruits et légumes de saison, souvent issus de l’arrière-pays.

Des poissonneries avec produits de Méditerranée.

Des bouchers, fromagers, boulangers.

– Et surtout, un espace de comptoirs où l’on peut manger sur place à prix très raisonnables.

Attention :

Dans ce marché, de petites échoppes proposent des spécialités locales et des plats du jour à des prix très compétitifs pour Monaco, allant de 7 à 25 €. On y trouve notamment La Maison des Pâtes, fournisseur officiel de la famille princière depuis 1977, servant des pâtes fraîches dans cette fourchette de prix.

Le marché est ouvert tous les jours de 6h à 14h. Aux abords, cafés et brasseries complètent l’offre, ce qui en fait un véritable lieu de vie, avec parfois des animations, concerts, Oktoberfest, et autres événements organisés par la mairie.

Marché de Monte-Carlo : le repère des habitués

Sur l’Avenue Saint-Charles, le Marché de Monte-Carlo est plus intimiste mais tout aussi intéressant. Là encore, on est sur un marché couvert, ouvert tous les jours de 6h à 14h, plutôt orienté “producteurs” : fruits, légumes, viandes, charcuterie, fromages, pains, spécialités régionales.

Les étals regorgent de produits typiques : tapenades, terrines, pains aux olives, huiles d’olive, herbes de Provence, charcuterie artisanale. Un parking voisin offre la première heure gratuite, ce qui est non négligeable si vous venez en voiture.

Petit Marché de Monaco-Ville : l’option de quartier

Plus récent, le petit marché de Monaco-Ville, sur le Rocher, est encore modeste – un seul stand pour le moment – mais il s’inscrit dans une volonté de la ville de redonner une vie de quartier à l’ancienne ville. À terme, un espace d’artisans doit compléter l’offre, ce qui en fera une bonne adresse pour les expats vivant sur le Rocher ou aimant y flâner.

Pourquoi les marchés sont stratégiques pour les expatriés

Pour un résident étranger, ces marchés sont précieux à plusieurs titres :

Les Marchés de Monaco

Découvrez les avantages des marchés monégasques pour une expérience authentique, économique et savoureuse.

Alimentation saine et locale

Ils permettent de manger de manière saine et locale, sans payer les marges des restaurants.

Cuisine typique et abordable

Ils donnent accès à une cuisine typique (barbajuans, fougasse, socca, pissaladière) pour quelques euros seulement.

Pratique du français et rencontres

Ils sont un excellent endroit pour pratiquer le français et rencontrer des commerçants qui deviennent vite des repères du quotidien.

Pique-nique et économies

Ils rendent possible le “mode pique-nique” dans les jardins (Saint-Martin, Jardin Exotique) ou sur la plage du Larvotto, idéal pour économiser sur les repas.

En complément, un supermarché Casino au Boulevard Albert 1er et un grand Carrefour dans le centre commercial de Fontvieille complètent l’offre pour les courses du quotidien.

Manger à petit et moyen budget : oui, c’est possible à Monaco

La réputation de Monaco comme destination hors de prix n’est pas totalement usurpée, mais elle masque une réalité plus nuancée. En s’éloignant légèrement des zones les plus chères et en ciblant certains types d’établissements, un expatrié peut manger correctement pour un budget raisonnable.

Repères de prix pour s’orienter

On peut dégager quelques fourchettes utiles, d’après les informations disponibles :

Type de repas / lieuFourchette indicative par personne
Petit-déjeuner boulangerie6,50 – 9 € (formule boisson + viennoiserie + sandwich)
Café + viennoiserie au comptoir3 – 5 €
Snack type panini / wrap / part de pizza5 – 10 €
Plat principal dans une brasserie simple12 – 20 €
Menu du jour dans un restaurant de quartier10 – 15 €
Repas complet dans un restaurant “budget recommandé”12 – 30 €
Déjeuner dans une bonne brasserie bistronomique20 – 40 €
Dîner dans un bon restaurant non étoilé60 – 100 €
Menu dans un restaurant étoilé150 – 500 € selon le nombre d’étoiles

À cela s’ajoutent des points de comparaison utiles : un menu Big Mac autour de 8 €, un burger classique chez Grubers à 9 € (12 € pour une version à la truffe), un plat chez Tip Top (salade niçoise 12 €, bouillabaisse 18 €), ou encore un plat principal autour de 12–18 € chez Restaurant Saint Nicolas.

Les quartiers les plus abordables

Trois zones se détachent clairement pour manger à prix plus doux :

Place d’Armes et La Condamine : marché, stands, petites brasseries, bars à vins.

Rue Grimaldi : restaurants de quartier, pizzerias, cafés moins “bling”.

Environs de Port Hercule (hors terrasses les plus voyantes) : quelques adresses avec bon rapport qualité-prix.

À l’inverse, la zone du Casino, du Carré d’Or et certains établissements du Larvotto pratiquent des tarifs plus élevés, même pour des plats simples.

Quelques types d’adresses utiles au quotidien

Dans la vie d’un expatrié, tout ne se joue pas dans les restaurants gastronomiques. Il faut aussi penser “pratique” : boulangeries pour le petit déjeuner, snacks pour un déjeuner rapide, cafés pour travailler ou se retrouver entre amis.

Parmi les options intéressantes :

Boulangeries-pâtisseries (Riviera, Cova, Gildo à Fontvieille, Maison Mullot) pour les viennoiseries, sandwichs, salades.

Bars à sandwichs et panini (Panino Club sur le Boulevard des Moulins, WAM à Park Palace) pour des formules autour de 10–18,90 €.

– Cafés avec offres brunch / petit-déjeuner, comme Espresso Napoletano sur le Boulevard d’Italie (avocado toast au saumon 10 €).

– Spots “healthy” comme Woo à La Condamine (poke bowls, salades, repas sous les 25 €) ou Eola sur la Place d’Armes (toasts, poke, açaï bowls).

Ces lieux deviennent rapidement des repères pour les résidents qui travaillent dans le quartier ou cherchent une alternative à la restauration d’hôtel.

Les temples de la haute cuisine : comment en profiter intelligemment

Il serait dommage de vivre à Monaco sans jamais mettre les pieds dans l’une de ses tables de prestige. La Principauté concentre un nombre impressionnant de restaurants étoilés au Michelin, compte tenu de sa taille.

Quelques grandes signatures

Parmi les adresses les plus en vue, on peut citer :

Restaurants Étoilés à Monaco

Découvrez une sélection de restaurants gastronomiques étoilés Michelin à Monaco, alliant excellence culinaire et expériences uniques.

Le Louis XV – Alain Ducasse

Trois étoiles Michelin à l’Hôtel de Paris. Une cuisine méditerranéenne d’une grande finesse. Menus à partir d’environ 210 €.

Le Pavyllon Monte-Carlo

Une étoile à l’Hôtel Hermitage, dirigé par Yannick Alléno. Cuisine française technique (extractions, fermentations). Menus dès 150 €.

Blue Bay

Deux étoiles au Monte-Carlo Bay Hotel & Resort. Le chef Marcel Ravin fusionne saveurs des Caraïbes et de la Méditerranée. Menus 170–195 €.

La Table d’Antonio Salvatore

Une étoile au Rampoldi. Mariage d’inspiration italienne et du sud de la France. Menus à partir de 170 €.

Yoshi

Restaurant japonais une étoile à l’Hôtel Métropole, mené par le chef Takeo Yamazaki.

À ces tables s’ajoutent des brasseries haut de gamme comme le Café de Paris Monte-Carlo (brasserie historique, célèbre pour la crêpe Suzette inventée ici à la fin du XIXe siècle) ou Le Grill, au sommet de l’Hôtel de Paris, une étoile, vue panoramique et cuisson au feu de bois.

Tirer parti des menus déjeuner

Pour un expatrié qui souhaite découvrir ces institutions sans déséquilibrer son budget mensuel, une stratégie fonctionne bien : viser les menus du déjeuner. Dans beaucoup de restaurants gastronomiques, le service du midi est 30 à 40 % moins cher que celui du soir, pour une expérience très proche (voire identique en cuisine, avec un peu moins de cérémonial).

Bon à savoir :

Le coût d’un repas gastronomique peut varier considérablement, notamment entre un déjeuner occasionnel dans un restaurant étoilé et un dîner complet avec accord mets-vins, car l’addition des vins à la carte alourdit souvent de façon significative la note finale.

Dress code et réservations : les codes à respecter

La scène gastronomique de Monaco reste très codifiée. Dans les palaces et restaurants de haut niveau :

La réservation est indispensable, souvent plusieurs semaines à l’avance pour les tables les plus demandées.

– La tenue doit être soignée : veste pour les hommes, tenue élégante pour les femmes ; shorts, tongs, vêtements de plage sont proscrits.

– Le service suit les règles de l’étiquette française : vaisselle en plusieurs services, couverts de l’extérieur vers l’intérieur, pain sur petite assiette, etc.

Même si l’on vient d’un pays plus décontracté, adopter cette rigueur est perçu comme une marque de respect – et facilite l’intégration.

Bistronomie, trattorias et restaurants de quartier : le quotidien des résidents

Entre les grandes tables de palace et les snacks de marché, un vaste milieu de gamme permet de bien manger dans un cadre agréable, sans obligatoirement viser l’exceptionnel.

Bistronomie française et cuisine de marché

Plusieurs adresses “bistronomiques” proposent une cuisine soignée mais moins intimidante que les établissements étoilés :

Chez Pierre, à Monte-Carlo, tenue par Pierre Baldelli et sa famille, offre une ambiance de bistrot parisien chic, avec des plats phares comme le filet de bar ou les quenelles au chocolat noir. Compter 30–60 € par personne.

– Le Petit Bar, sur le Rocher (Rue Basse), sert une cuisine française roborative, type cuisse de pintade, pour 30–60 €.

– Azzurra Kitchen, au Novotel Monte-Carlo, mélange inspirations méditerranéennes et menu enfant, avec une fourchette de 20–90 € selon choix et boisson.

Exemple :

Des adresses comme Huit et Demi, proposant une fusion franco-italienne avec des plats principaux autour de 15–20 € et des desserts à 6–8 €, ou le bistrot Tip Top, servant une salade niçoise à 12 € et une bouillabaisse à 18 €, illustrent des options abordables pour les déjeuners en semaine.

La galaxie italienne : un pilier du quotidien

L’influence italienne est omniprésente : trattorias, pizzerias, bars à pâtes se comptent par dizaines. Parmi les plus remarquées :

Il Terrazzino (bistronomie napolitaine, 20–60 €), très apprécié pour sa cuisine généreuse.

Graziella à Fontvieille (20–70 €), qui joue la carte du fait maison.

Giacomo, sur le boulevard du Larvotto, affilié au groupe Big Mamma, dans un style trattoria lumineuse (30–40 € environ).

– Pizzeria Monegasque à La Condamine, avec plats autour de 15–20 €.

– Nonna Maria, Nonna Francesca, Amici Miei, La Reginella : autant d’adresses italiennes qui jalonnent la Principauté.

Pour un expatrié, ces restaurants constituent souvent des refuges confortables : cuisine familière, ambiance conviviale, addition prévisible.

Expatrié

Poisson, viande et fusions

Les amateurs de poisson trouveront leur bonheur à La Rose des Vents (Larvotto), aux Perles de Monte-Carlo (Fontvieille, avec ses huîtres issues d’une ferme aquacole fondée en 2011) ou dans des brasseries comme La Marée, sur les hauteurs du Port Hercule.

Les carnivores se tourneront plutôt vers Beefbar Monaco, steakhouse de Fontvieille qui propose des pièces de bœuf très haut de gamme (dont Kobe), pour 25–60 € selon les coupes.

Côté cuisines du monde, Maya Bay (japonais et thaï), Coya Monte-Carlo (péruvien), Nobu Monte Carlo (fusion nippo-péruvienne au Fairmont) ou Buddha-Bar (asiatique avec DJ sets) témoignent de l’éclectisme de la scène culinaire.

Manger sain, durable et “local” : un vrai mouvement de fond

Malgré l’image bling-bling de la Principauté, la question de la durabilité est prise au sérieux. Plusieurs éléments convergent :

De nombreux restaurants privilégient désormais les produits de saison et de proximité. Monaco a même été salué par le WWF pour avoir retiré de toutes ses cartes le thon rouge de l’Atlantique tant que les stocks restent fragiles.

Le Prince Albert II et sa fondation

Des restaurants comme Elsa (100 % bio à Monte-Carlo Beach), ou des concepts plus décontractés type Woo Monaco, Eola ou Supernature (bar à vins axé vins naturels et cuisine légère) incarnent ce virage vert. Certains établissements décrochent des certifications comme Ecocert pour attester de leurs démarches responsables.

Pour un expatrié sensible à ces sujets, cela signifie qu’il est possible de concilier plaisir gastronomique et choix éthiques, à condition de lire attentivement les cartes et de ne pas hésiter à poser des questions sur l’origine des produits.

Adopter les codes : étiquette de table, pourboires et comportements

S’intégrer à Monaco, ce n’est pas seulement connaître les meilleurs restaurants ; c’est aussi maîtriser les règles sociales qui entourent le repas.

À table : quelques règles implicites

Dans les restaurants comme chez les particuliers, on attend en général que tout le monde soit servi (ou que l’hôte donne le signal) avant de commencer à manger. Dire “Bon appétit” est quasi obligatoire. On évite de poser les coudes sur la table, de parler la bouche pleine ou de tendre le bras au-dessus des assiettes : on demande plutôt qu’on nous passe un plat.

Bon à savoir :

Dans les restaurants gastronomiques, certains usages sont considérés comme des marqueurs de bonne éducation : respecter l’ordre des couverts, déchirer son pain (ne pas le couper au couteau) et, en cas d’absence temporaire, laisser sa serviette sur sa chaise.

Pourboires : pas de pression, mais un geste apprécié

La plupart du temps, le service (environ 15 %) est déjà inclus dans l’addition. Laisser un pourboire supplémentaire est donc facultatif, mais bien vu si le service a été attentionné : arrondir à l’euro supérieur ou ajouter 5–10 % dans un bon restaurant fait toujours plaisir.

5

Pour un taxi, arrondir ou laisser 5% de la course est un geste de courtoisie, sans être systématiquement attendu.

Comportement et discrétion

Monaco cultive une vraie culture de la discrétion : photos envahissantes, téléphones en haut-parleur, volume sonore élevé sont très mal vus, surtout dans les établissements chics. La loi est même stricte sur certains aspects (paparazzi interdits, par exemple).

Dans les lieux publics, on évite de se montrer ivre, de marcher torse nu hors des plages, ou de se présenter en tenue de bain dans les restaurants. La frontière entre style “vacances” et tenue jugée déplacée est plus stricte qu’ailleurs sur la Côte d’Azur.

Cuisiner soi-même et progresser : cours, ateliers et cuisine à domicile

Pour un expatrié, la meilleure manière de s’approprier la gastronomie locale est souvent de mettre la main à la pâte. Plusieurs options existent, à Monaco même et dans les villes voisines (Nice, Cap d’Ail).

Ateliers avec des chefs de palace

Certains chefs ouvrent leurs cuisines au public :

Ateliers culinaires à Monaco

Découvrez une sélection d’expériences culinaires uniques proposées par les grands hôtels de la Principauté, pour apprendre et savourer.

Spice Up Your Talent

Cours de cuisine et pâtisserie avec le chef Marcel Ravin au restaurant Las Brisas du Monte-Carlo Bay. Disponibles d’octobre à avril.

Ateliers Sushi

Un samedi par mois au Buddha-Bar. Initiation à la préparation des sushis suivie d’une dégustation et d’un verre de vin.

Cours de Cuisine & Mixologie

Au Méridien Beach Plaza, avec le chef Jimmy Desrivières à L’Intempo. Cours de cuisine, d’œnologie et de création de cocktails.

Little Chefs

Programme pour enfants (6-10 ans) à l’Hôtel Métropole, encadré par le chef pâtissier Patrick Mesiano. Confection de cupcakes, d’œufs en chocolat personnalisés et plus.

Ces expériences ont un coût, mais elles offrent un accès privilégié aux techniques et aux produits utilisés par les grands hôtels.

Cours à domicile et cuisine végétale

Des plateformes comme Miummium permettent de réserver un chef privé pour un cours de cuisine à domicile. Les tarifs tournent en moyenne autour de 60 $ par personne pour un groupe de huit, mais peuvent varier fortement selon le profil du chef.

Bon à savoir :

Monaco Green Gourmet (MGG Monaco) propose des cours de cuisine entièrement végétale, associés à un accompagnement bien-être. La structure offre également des services de chef privé et de traiteur pour des événements.

Élargir son terrain de jeu : Nice, Cap d’Ail et au-delà

À quelques minutes en train ou en voiture, Nice regorge d’écoles de cuisine : Les Petits Farcis (cours centrés sur la culture niçoise, avec passage au marché), Cuisine sur Cours (cours tous publics), L’Atelier Cuisine Niçoise dans l’ancien Sénat de la vieille ville, ou encore des cours de pâtisserie comme ceux de Du Goût & des Autres.

Cap d’Ail accueille une école spécialisée dans la pizza, l’École Française de Pizzaïolo, qui forme autant des professionnels que des amateurs passionnés.

Pour un expatrié basé à Monaco, ces escapades culinaires complètent bien la découverte des restaurants locaux, en donnant les clés pour refaire chez soi barbajuans, tourtes ou ratatouilles.

Festivals, événements gourmands et vie culinaire annuelle

Au fil de l’année, la Principauté et la Côte d’Azur voisine organisent de nombreux rendez-vous autour de la gastronomie et des produits du terroir.

Monte-Carlo Gastronomie et autres salons

Le salon Monte-Carlo Gastronomie, à l’Espace Fontvieille, réunit chaque fin d’année plus de d’une centaine d’exposants français, italiens et européens : vins, champagnes, foie gras, saumon, truffes, caviar, fromages, charcuteries, confiseries, ustensiles de cuisine… Le billet d’entrée reste modeste (5 €), gratuit pour les moins de 12 ans et les parkings voisins proposent des forfaits (5 € pour 3 h).

Bon à savoir :

L’événement propose des démonstrations quotidiennes de chefs d’hôtels de luxe de Monaco et de la Côte d’Azur, des concours d’amateurs (Maestro Chef et Maestro Kids), ainsi que des ateliers et dégustations. Pour un expatrié, c’est une opportunité idéale pour découvrir une large variété de produits et identifier des artisans locaux.

Cuisine et yachting, chocolat et “étoilés”

Le Superyacht Chef Competition, organisé par le Yacht Club de Monaco, met en scène des chefs de yachts de plus de 40 mètres, qui doivent cuisiner sous l’œil d’un jury de professionnels. Spectaculaire, il donne aussi une idée du niveau de la cuisine “en coulisses” dans le monde du yachting.

Le Festival des Etoilés Monte-Carlo, de son côté, orchestre des dîners “à quatre mains” entre chefs étoilés de la Principauté et invités de prestige. Ces dîners sont souvent complets longtemps à l’avance mais ils rythment la vie gastronomique locale.

Exemple :

Le Chokolashow, un événement ludique centré sur le chocolat, a lancé sa première édition avec un thème inspiré de la Formule 1. Il combinait des expositions, des démonstrations et des dégustations pour les visiteurs.

Marchés de Noël et saisonnalité

En décembre, le marché de Noël de Monaco se double presque toujours d’une forte présence culinaire : stands de spécialités régionales, vin chaud, fougasse, produits festifs. À La Condamine, on trouve aussi des sapins, des produits de saison (champignons, châtaignes, huile d’olive nouvelle), et des plats comme barbajuans, socca, brandaminciun ou cardons en sauce.

Les produits suivent le rythme des saisons : asperges au printemps, courgettes et aubergines l’été, courges et champignons à l’automne, agrumes et châtaignes en hiver. Adapter son assiette à cette saisonnalité est une manière simple de manger à la fois plus savoureux, plus durable et souvent moins cher.

Stratégies pratiques pour un expatrié : bien manger, souvent, sans excès

En synthèse, quelques grandes lignes se dégagent pour concilier plaisir, budget et intégration locale.

D’abord, faire des marchés un réflexe hebdomadaire : La Condamine et le Marché de Monte-Carlo permettent d’acheter des produits de grande qualité, mais aussi de manger sur place pour un tarif très contenu. Associer ces achats à des pique-niques dans les jardins ou sur la plage est un excellent moyen de profiter du cadre monégasque sans passer chaque jour au restaurant.

10

C’est le prix maximum en euros d’une formule rapide en boulangerie, restant imbattable face aux établissements plus onéreux.

Pour les restaurants assis, choisir les bons quartiers (La Condamine, Rue Grimaldi, certaines rues de Fontvieille), viser les menus du jour (souvent entre 10 et 15 € le midi) et privilégier les déjeuners dans les tables un peu plus haut de gamme permet de vivre la gastronomie locale sans transformer chaque repas en événement exceptionnel.

Astuce :

Il est conseillé de réserver un budget spécifique pour quelques expériences culinaires d’exception chaque année, comme un déjeuner étoilé, un dîner au Café de Paris ou un cours de cuisine avec un grand chef. Ces moments marquants enrichissent souvent l’expérience d’expatriation plus que des dépenses courantes, et permettent de saisir la singularité de Monaco sur la scène gastronomique mondiale.

En combinant marchés, brasseries, trattorias, tables étoilées et cuisine maison, un expatrié peut faire de la gastronomie monégasque non pas un luxe occasionnel, mais un véritable art de vivre au quotidien, ancré dans la Méditerranée, ouvert sur le monde et attentif aux saisons comme à la mer qui entoure la Principauté.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaite transférer sa résidence fiscale à Monaco afin de réduire sa charge imposable, diversifier ses investissements et conserver un lien étroit avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après une étude de plusieurs destinations (Grèce, Chypre, Maurice, autres micro‑États), la stratégie retenue consiste à cibler Monaco, attractif par l’absence d’impôt sur le revenu pour les non-Français d’origine monégasque, pas d’impôt sur la fortune, un environnement bancaire haut de gamme et une grande proximité géographique et culturelle avec la France. La mission inclut : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, risques d’abus de droit), obtention d’un titre de séjour monégasque avec justificatifs de logement et de ressources, transfert de résidences bancaire et patrimoniale, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours hors de France, centre des intérêts économiques à Monaco), coordination avec réseau local (avocats, banques privées, family office) et optimisation de la transmission (donations, succession internationale) dans un cadre sécurisé.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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