S’installer à l’étranger bouleverse toujours la façon de gérer son argent. À Monaco, ce défi est encore plus marqué : le pays attire les patrimoines les plus élevés du monde, fonctionne presque exclusivement en banque privée, et lie étroitement système bancaire, fiscalité avantageuse et statut de résident. Pour un expatrié, bien comprendre cette mécanique est indispensable avant d’envisager d’y ouvrir un compte ou d’y organiser son patrimoine.
Un écosystème bancaire taillé pour les très hauts patrimoines
Monaco est un micro-État de 2 km² niché sur la Côte d’Azur, mais son poids financier n’a rien de microscopique. On y recense environ 30 banques et 50 sociétés de gestion, soit près de 715 institutions opérant dans la finance et l’assurance. Le secteur gère près de 100 milliards d’euros d’actifs, dont environ 70 % sont détenus par des non-résidents.
Le paysage bancaire est principalement constitué de banques privées et de gestion de fortune. Les banques commerciales classiques, avec un large réseau d’agences et des services de masse, y sont rares. La plupart des établissements sont des filiales de groupes internationaux (suisses, français, italiens, andorrans, etc.) ou des maisons spécialisées en gestion de patrimoine.
Quelques noms emblématiques structurent ce marché : CFM Indosuez Wealth, CMB Monaco, UBS (Monaco) SA, Bank Julius Baer (Monaco) SAM, Barclays Wealth Monaco, Edmond de Rothschild (Monaco), BNP Paribas (Wealth Management Monaco), Société Générale Private Banking, Pictet & Cie, EFG Bank (Monaco) SAM, ou encore Banque Richelieu Monaco. Tous ont un point commun : leur cœur de métier est la gestion d’actifs pour clients fortunés, pas la tenue de petits comptes courants.
Un cadre réglementaire strict mais pro-business
Contrairement à l’image de « paradis fiscal opaque » encore très répandue, Monaco fonctionne aujourd’hui dans un cadre très encadré. La Commission de Contrôle des Activités Financières (CCAF) supervise les établissements, publie la liste des banques autorisées et protège les droits de plus de 90 000 clients bancaires.
Toutes les institutions financières de Monaco sont membres de l’AMAF et appliquent les standards internationaux (LCB-FT/FATF, CRS, FATCA). Le secret bancaire, bien que commercialement élevé, ne protège plus la fraude fiscale ou le blanchiment, les informations étant échangées automatiquement avec de nombreux pays.
Depuis 2023, les collaborateurs des banques monégasques doivent en outre détenir une Certification Professionnelle Bancaire, ce qui renforce le niveau d’expertise dans les équipes.
Pour qui les banques de Monaco sont-elles accessibles ?
L’une des premières surprises pour les expatriés est de découvrir que Monaco n’a pas vraiment de banque de détail « classique ». Il existe bien quelques offres plus « retail » via des établissements français implantés sur place (BNP Paribas, Caisse d’Épargne, Banque Populaire Méditerranée, Crédit Agricole Provence Côte d’Azur, La Banque Postale…), mais l’essentiel du marché est conçu pour les hauts et très hauts patrimoines.
Résidents, non-résidents, droit au compte
Depuis la loi n° 1.492 de 2020, tout citoyen monégasque et tout résident dispose d’un droit au compte. Si une banque refuse d’ouvrir un compte, l’intéressé peut saisir la Direction du Budget et du Trésor, qui désignera un établissement tenu de lui offrir un compte avec services bancaires de base (virements, prélèvements, carte de paiement, etc.). Ce « droit au compte » s’accompagne d’une offre à coût modéré, autour de 4–5 € par mois.
Pour les non‑résidents, l’ouverture d’un compte bancaire est théoriquement possible, mais elle est généralement soumise à des conditions spécifiques et peut être plus complexe que pour les résidents. Il est conseillé de se renseigner directement auprès des établissements bancaires sur les pièces justificatives requises, qui peuvent inclure un justificatif de domicile à l’étranger, un titre de séjour, ou un motif professionnel légitime.
– toutes les banques ne les acceptent pas ;
– les tickets d’entrée sont élevés ;
– la sélection est sévère.
Globalement, la banque s’intéresse moins au statut de résident qu’au niveau de fortune, à la réputation et à l’origine des fonds.
Banque
Des seuils de dépôt très élevés
Les montants exigés pour ouvrir un compte illustrent la sélectivité du système. Les fourchettes varient selon les sources et les banques, mais les ordres de grandeur sont clairs.
Ordres de grandeur des dépôts minimums
| Profil de client | Usage du compte / type de service | Dépôt minimum typique observé |
|---|---|---|
| Résident avec besoin de compte de base | Droit au compte, services bancaires essentiels | Aucun minimum légal, offre autour de 4–5 €/mois |
| Résident « aisé » | Compte courant + épargne, relation patrimoniale simple | En pratique souvent ≥ 500 000 € |
| Non-résident « patrimonial » | Compte + début de gestion de fortune | 250 000 € à 1 000 000 € selon banques |
| Client banque privée (non-résident) | Banque privée, gestion discrétionnaire, structuration | 1 000 000 € à 3 000 000 € (souvent 1–2 M€) |
| Candidat à la résidence par les moyens propres | Attestation bancaire pour dossier de séjour | 500 000 € minimum dans une banque locale |
L’AMAF recommande depuis 2017 un seuil de 500 000 € pour l’ouverture de compte de non-résidents. Dans les faits, beaucoup d’établissements demandent 1 à 2 millions d’euros pour une relation de banque privée complète, et certains positionnent leur barre entre 2 et 3 millions.
Pour un expatrié « classique » en mobilité internationale, ce niveau de ticket d’entrée ferme tout simplement l’accès à la plupart des banques monégasques.
Comment se déroule l’ouverture de compte à Monaco ?
Pour un expatrié éligible, ouvrir un compte à Monaco n’a rien d’une formalités en ligne. La procédure obéit à une logique de sélection rigoureuse, dictée par la réglementation internationale et par le positionnement « haut de gamme » des banques.
Un processus long, très documenté et rarement à distance
La demande d’ouverture commence généralement par une prise de contact formelle, souvent par l’intermédiaire d’un conseiller, d’un family office ou d’un cabinet de relocation. Ensuite, la banque exige un dossier documentaire exhaustif, puis un entretien.
Les documents typiquement requis incluent :
L’ouverture d’un compte bancaire dans une juridiction étrangère nécessite généralement la production d’un dossier complet comprenant : une pièce d’identité valide (comme un passeport) et souvent une seconde pièce officielle ; un justificatif de domicile récent (moins de 3 mois) ; un profil professionnel détaillé (CV, historique) ; des preuves de revenus et leur lien économique (contrats, bilans) ; la documentation sur l’origine du patrimoine (héritage, vente) ; pour les dirigeants, les documents légaux et financiers de leur société ; les déclarations fiscales personnelles sur deux ans ; un extrait de casier judiciaire ; et parfois des lettres de référence d’autres banques. Cet ensemble permet à l’établissement de procéder à une vérification approfondie (due diligence).
Pour les nouveaux résidents, la banque peut demander le récépissé de dépôt du dossier de carte de séjour. Pour les comptes professionnels, s’ajoutent les documents liés à l’activité (extrait du registre du commerce, PV de nomination des dirigeants, etc.).
Délai légal en jours ouvrables pour qu’une banque ouvre un compte ou notifie un refus après réception d’un dossier complet.
L’ouverture à distance reste quasi impossible : au mieux, certains établissements acceptent de pré‑instruire le dossier, mais exigeront une rencontre physique pour finaliser la relation – parfois dans un délai de quelques semaines après l’ouverture initiale.
Le risque d’un refus et ses conséquences
Les établissements sont très attentifs à la réputation des clients. Sont surveillés de près :
– les Personnes Politiquement Exposées (PEP) ;
– les clients venant de juridictions sensibles ;
– toute origine de fonds ambiguë ou insuffisamment documentée.
Un refus d’ouverture ne se limite pas à l’établissement saisi : dans un petit marché comme Monaco, cela peut compliquer les démarches auprès d’autres banques, toutes soumises aux mêmes obligations de vigilance.
Pour les résidents et ressortissants monégasques, le droit au compte permet, en cas de refus, de saisir la Direction du Budget et du Trésor, qui désigne alors une banque tenue de proposer une offre de base. Pour un non-résident, ce filet de sécurité n’existe pas.
Quels services les expatriés peuvent-ils attendre des banques monégasques ?
Une fois la relation établie, le panel de services dépasse largement le cadre d’un simple compte courant. L’ADN des banques monégasques est la gestion intégrée du patrimoine international.
Comptes, cartes, paiements et services du quotidien
Les établissements qui offrent des services de détail proposent : des produits et services variés adaptés aux besoins des consommateurs.
– comptes courants en euros, parfois multidevises ;
– cartes de débit et de crédit, souvent haut de gamme (Gold, Infinite…) avec plafonds élevés ;
– chéquiers en euros (encore utilisés pour certains paiements locaux) ;
– accès aux guichets pour dépôts/retraits d’espèces ;
– coffres-forts ;
– virements SEPA et internationaux (SWIFT).
Les tarifs restent toutefois nettement supérieurs à ceux d’une banque en ligne. On rencontre :
– des frais mensuels de 10 à 30 € pour un compte « courant » classique ;
– des packages « droit au compte » autour de 4–5 €/mois pour services de base ;
– des frais annuels pouvant dépasser 1 400 € pour des relations de banque privée ;
– des transferts SEPA facturés de 0 à 12 € selon les établissements et le canal (souvent gratuits en ligne, payants en agence) ;
– des virements hors SEPA oscillant entre 40 et 90 €, auxquels s’ajoute une marge de change pouvant atteindre 0,5 % ou davantage.
Un aperçu des conditions généralement associées aux offres de comptes présentés comme sans frais.
La plupart des comptes dits gratuits impliquent en réalité le paiement de frais de tenue de compte mensuels.
Une alternative courante aux frais fixes est l’obligation de maintenir un solde créditeur important et minimum dans le compte.
Gestion de fortune, investissements et crédit sur mesure
Là où Monaco se distingue réellement, c’est sur la palette de services de gestion de patrimoine :
– comptes multidevises et change à des conditions compétitives ;
– gestion discrétionnaire de portefeuille ou gestion conseillée, parfois avec des grilles tarifaires proches de 0,5 % sur les fonds actions et 1,2 % sur les fonds obligataires (hors frais d’enveloppe) ;
– accès à un large univers d’investissement : actions, obligations, fonds, ETF, produits structurés, métaux précieux, matières premières, private equity, immobilier coté ou non coté ;
– financement lombard et crédits adossés à des portefeuilles de titres ;
– montages de financement pour l’immobilier à Monaco, sur la Côte d’Azur, dans des stations de ski sélectionnées en France et en Suisse, voire en Italie avec certaines banques ;
– financement d’actifs de luxe : yachts, jets privés, œuvres d’art, collections ;
– services de family office, structuration patrimoniale, planification successorale et pension ;
– accompagnement fiscal (dans le respect des réglementations nationales des clients), optimisation de la détention d’actifs ;
– services « corporate » : financement d’entreprise, administration de fonds, private equity, émissions de garanties (SBLC, bank guarantees).
Les taux d’intérêt créditeurs sur les comptes à terme ou dépôts rémunérés peuvent se situer entre 2,05 % et 4,40 % selon la devise et le montant. Les crédits immobiliers, lorsque le dossier est accepté, sont souvent indexés sur l’Euribor majoré d’une marge fixe ; pour certains prêts « in fine » (intérêts seuls), les marges évoquées tournent autour de 1,6 à 1,8 % + Euribor.
Une banque pas toujours ultra‑digitale
Même si les établissements proposent tous des services en ligne et des applis mobiles, la qualité et la richesse fonctionnelle ne rivalisent pas systématiquement avec les néobanques ou les grands réseaux grand public. Les systèmes ont été conçus pour une clientèle qui privilégie la relation humaine avec son banquier privé plutôt que l’optimisation de chaque clic sur un smartphone.
Pour un expatrié habitué à gérer son budget via une application ultra‑intuitive, cet écart peut surprendre. C’est l’une des raisons qui poussent de nombreux nouveaux arrivants à combiner une banque monégasque pour les questions patrimoniales et des solutions fintech pour la gestion quotidienne.
Monaco, la banque et la résidence : un triangle indissociable pour les expatriés fortunés
À Monaco, banque et résidence sont intimement liées, surtout pour les expatriés qui envisagent de devenir résidents fiscaux.
La résidence par les moyens propres
La voie la plus emblématique pour un expatrié aisé est la résidence par les moyens indépendants (« Residence-by-Independent-Means »). Elle s’adresse aux personnes qui souhaitent vivre dans la principauté sans y exercer nécessairement une activité professionnelle locale.
Les conditions essentielles incluent :
– justifier d’un logement à Monaco (achat ou location longue durée) ;
– démontrer des moyens financiers suffisants, généralement via un dépôt bancaire local ;
– être en mesure de résider au moins 183 jours par an dans la principauté (ou, à tout le moins, y passer plus de temps que dans tout autre pays) ;
– produire un casier judiciaire vierge et un dossier administratif complet ;
– souscrire une couverture santé.
Depuis le 1er juillet 2017, le dépôt minimum requis dans une banque monégasque pour une demande de séjour par indépendance de moyens est de 500 000 €.
Le dépôt doit être maintenu pendant toute la durée de la résidence. En échange, le candidat obtient d’abord une carte de séjour temporaire d’un an, renouvelable, puis, après trois ans, une carte triennale, et, après dix ans de présence continue, une carte de résident privilégié valable dix ans.
Zéro impôt sur le revenu… mais pas pour tout le monde
Si Monaco fascine tant les expatriés, c’est évidemment en grande partie pour sa fiscalité personnelle :
– pas d’impôt sur le revenu pour les résidents (hors cas particuliers des ressortissants français) ;
– pas d’impôt sur les dividendes, intérêts, plus-values, revenus de dirigeants ;
– pas d’impôt sur la fortune ;
– pas de taxe foncière ni d’impôt annuel sur la propriété ;
– pas de droits de succession entre époux et en ligne directe, y compris sur les actifs mondiaux.
Pour un expatrié fortuné, une structuration adéquate de sa résidence et de ses liens économiques, combinée aux services des banques privées monégasques, peut générer un effet fiscal et patrimonial extrêmement puissant.
Attention toutefois :
– les Français restent en principe imposables en France sur leurs revenus mondiaux, en vertu de la convention bilatérale du 18 mai 1963, sauf situations d’exception très encadrées ;
– les Américains, eux, sont imposés par les États‑Unis où qu’ils résident et doivent composer avec FATCA, FBAR et la fiscalité fédérale.
Pour ces profils, Monaco offre surtout une stabilité, un environnement bancaire sophistiqué et des avantages successoraux, mais ne les exonère pas de leurs obligations fiscales nationales.
Banque locale obligatoire pour les activités professionnelles
Autre point important pour les expatriés actifs : toute activité professionnelle exercée à Monaco – entreprise, profession libérale, etc. – doit être adossée à un compte dans un établissement de la principauté. En revanche, un particulier sans activité professionnelle locale peut, en théorie, vivre à Monaco en s’appuyant essentiellement sur une banque étrangère ou en ligne. C’est d’ailleurs une pratique répandue chez certains étudiants ou salariés transfrontaliers, qui utilisent des comptes ouverts dans les communes françaises voisines (Cap d’Ail, Menton, Beausoleil).
Le coût de la banque à Monaco : une exclusivité qui se paie
En plus des seuils d’entrée, les expatriés doivent anticiper un niveau de frais globalement élevé par rapport à ce qu’ils connaissent peut‑être dans leur pays d’origine ou dans les néobanques.
Structure de frais fréquente
Quelques repères généraux :
| Type de frais / service | Ordres de grandeur constatés |
|---|---|
| Forfait « droit au compte » | ~4–5 €/mois |
| Compte courant individuel (banque de détail) | 10–30 €/mois |
| Relation banque privée / gestion patrimoniale | Jusqu’à 1 400 €/an, parfois bien plus selon les services |
| Ouverture de compte privé haut de gamme | Souvent ≥ 500 € |
| Compte inactif (maintenance minimale) | ~30 €/an (certains établissements) |
| Virement SEPA | 0–12 € selon mode (en ligne vs guichet) |
| Virement hors SEPA (SWIFT) | 40–90 € + marge de change (jusqu’à ~0,5 %) |
| Carte de débit/crédit (banque de détail) | Souvent incluse dans les packages, parfois gratuite |
| Frais de gestion d’investissement (fonds actions) | Autour de 0,50–0,90 %/an hors frais de structure |
| Frais de gestion d’investissement (obligations) | Autour de 0,40–1,20 %/an |
Dans le très haut de gamme, certaines grilles tarifaires de banques privées comme Banque Richelieu Monaco ou UBS (Monaco) affichent :
Les frais annuels totaux (‘all-in fees’) peuvent atteindre 1,8 % de l’encours, avec des planchers annuels élevés.
Pour la clientèle ciblée (souvent ultra‑fortunée), ces niveaux de frais s’apprécient en regard du degré de personnalisation et de la complexité des services rendus (structuration internationale, financement d’actifs rares, ingénierie patrimoniale transfrontalière…).
Et si la banque monégasque n’est pas (encore) pour vous ?
Beaucoup d’expatriés envisagent Monaco comme base de vie, mais sans disposer du niveau de patrimoine que requièrent les grandes banques du Rocher. D’autres, même éligibles, préfèrent une gestion plus agile et digitale pour leur quotidien. Plusieurs pistes existent alors.
Comptes dans les villes françaises limitrophes
Une solution fréquente, notamment chez les étudiants internationaux ou les expatriés aux moyens plus modestes, consiste à ouvrir un compte dans une banque française située à quelques minutes de Monaco (Cap d’Ail, Menton, Beausoleil, etc.). Puisque Monaco et la France font partie de la zone euro et de l’espace SEPA, les virements entre comptes français et monégasques fonctionnent comme des paiements domestiques en euros : rapides, peu coûteux.
Cette configuration permet : La mise en place d’un environnement optimal pour le travail.
Il est tout à fait possible de percevoir ses revenus (salaires, bourses) sur un compte bancaire français tout en résidant à Monaco. Les cartes de paiement françaises (Visa, Mastercard) y sont largement acceptées pour les dépenses quotidiennes. Pour optimiser cette gestion transfrontalière, les banques en ligne et néobanques françaises offrent une solution flexible avec des frais généralement réduits.
Solutions fintech et comptes multidevises
Le développement des néobanques et prestataires de services de paiement a changé la donne pour les expatriés. Plusieurs acteurs sont accessibles depuis Monaco et offrent des alternatives crédibles, surtout pour la gestion internationale :
Présentation des principales solutions non-bancaires et néobanques pour gérer et convertir facilement plusieurs devises, idéales pour les voyageurs, expatriés ou freelances.
Compte multi-devises permettant de détenir et convertir plus de 40 monnaies au taux de change proche du ‘mid-market’, avec des frais bas et transparents. Carte de débit internationale pour plus de 160 pays. Plus de 14,8 millions d’utilisateurs.
Compte multi-devises avec change instantané, possibilité d’investir dans des actions ou des cryptomonnaies et une interface mobile très aboutie. Particulièrement adapté aux voyageurs fréquents ou expatriés.
Banque allemande 100% mobile, positionnée sur les comptes courants à frais réduits et les paiements internationaux.
Solutions numériques adaptées aux freelances, nomades digitaux ou indépendants facturant à l’international.
Ces solutions ne remplacent pas une banque monégasque lorsque la réglementation impose un compte local (activité professionnelle, dossier de résidence par moyens propres), mais elles constituent un complément efficace pour :
– optimiser les frais de change et de virements internationaux ;
– séparer gestion quotidienne et gestion patrimoniale ;
– bénéficier d’outils de budgétisation, alertes temps réel, catégorisation des dépenses.
Pour des transferts plus importants, certains expatriés combinent ces comptes avec des courtiers comme OFX ou Xe afin de profiter de meilleurs taux et de frais fixes limités.
Choisir sa stratégie bancaire en tant qu’expatrié à Monaco
Face à un environnement aussi atypique, l’expatrié doit avant tout clarifier ses objectifs :
– venir vivre à Monaco quelques années sans devenir résident fiscal ?
– s’y installer durablement et y ancrer son centre d’intérêts économiques ?
– seulement utiliser la principauté comme base patrimoniale, sans y résider ?
– y exercer une activité professionnelle ou y créer une structure ?
Selon la réponse, la combinaison idéale de banques et de services sera très différente.
Quelques profils types
| Profil d’expatrié | Stratégie bancaire pertinente à Monaco |
|---|---|
| Cadre international sans très gros patrimoine | Compte en France voisine + néobanque (Wise/Revolut) ; banque monégasque optionnelle |
| Entrepreneur créant une activité à Monaco | Compte pro obligatoire dans une banque monégasque + éventuellement compte fintech pour l’international |
| Expatrié fortuné visant la résidence fiscale | Relation banque privée à Monaco (dépôt ≥ 500 000 € voire 1–2 M€) + solutions digitales complémentaires |
| Family office / UHNWI | Multi‑banquarisation : plusieurs banques privées monégasques et étrangères + structure de family office |
Dans tous les cas, le premier réflexe devrait être de se rapprocher d’un conseiller indépendant (avocat fiscaliste, cabinet de wealth management, société de relocation) familiarisé avec le cadre monégasque. Ces intermédiaires, comme GlobalBanks, Alpen Partners International, Relocation Monaco ou des cabinets locaux spécialisés, aident à :
Pour maximiser les chances d’obtention d’un prêt, il est crucial de : présélectionner les établissements les plus adaptés au profil du client ; préparer un dossier solide pour limiter le risque de refus ; et articuler au mieux dimension bancaire, fiscalité et résidence.
Gérer son patrimoine international à partir de Monaco : opportunité ou mirage ?
Pour un expatrié, Monaco n’est ni un Eldorado automatique, ni un simple compte offshore. C’est un centre de gestion de fortune très structuré, intégré au système financier international et soumis à des règles de transparence exigeantes.
Les atouts sont réels :
– stabilité politique et juridique ;
– absence d’impôt sur le revenu, sur la fortune et sur la plupart des revenus de capitaux ;
– place forte de la gestion d’actifs et de la planification patrimoniale internationale ;
– accès à une large palette de produits et de marchés ;
– haut niveau de confidentialité commerciale et de sécurité.
Mais les limites sont tout aussi claires :
L’ouverture d’un compte bancaire en Suisse est soumise à des seuils d’entrée élevés, réservant l’accès aux patrimoines importants. Le processus est généralement long, intrusif et implique un formalisme administratif lourd. Les frais bancaires, notamment en banque privée, sont significatifs. Enfin, il est obligatoire de continuer à respecter les règles fiscales de son pays d’origine, une contrainte particulièrement importante pour les ressortissants français et américains.
Pour les expatriés disposant du niveau de patrimoine requis et prêts à s’engager dans une vraie démarche de résidence, Monaco peut devenir le centre névralgique de leur stratégie de gestion financière internationale. Pour les autres, la principauté reste surtout un voisin prestigieux dont l’écosystème bancaire sert de point de comparaison – et dont il est souvent plus réaliste de profiter indirectement, via la France voisine et les nouveaux outils numériques.
En pratique, la meilleure approche consiste à :
– utiliser Monaco comme plateforme patrimoniale lorsque l’on appartient clairement à la cible des banques locales ;
– s’appuyer sur des solutions financières frontalières et digitales lorsque ce n’est pas le cas ;
– toujours penser la banque comme un maillon d’un triptyque plus large : résidence – fiscalité – patrimoine.
C’est à cette condition que les services bancaires pour expatriés à Monaco cessent d’être un mythe inaccessible pour devenir un outil concret de gestion financière internationale, au service d’une mobilité de plus en plus globale.
Un futur retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier de plus d’un million d’euros bien structuré en Europe, souhaite transférer sa résidence fiscale à Monaco pour réduire sa charge imposable, accéder à un environnement financier international et conserver un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal international, structuration patrimoniale, démarches de résidence, relocalisation), sans vente forcée d’actifs.
Après comparaison de plusieurs destinations (Grèce, Chypre, Maurice, Andorre), la stratégie retenue a consisté à cibler Monaco, combinant absence d’impôt sur le revenu pour les non‑Français, environnement bancaire haut de gamme, sécurité juridique et proximité immédiate avec la France. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, risques d’abus de droit, convention FR‑MC), obtention de la carte de séjour monégasque via location ou achat de résidence, ouverture de comptes bancaires locaux, plan de rupture maîtrisée des liens fiscaux français (183 jours hors de France, centre des intérêts économiques), et intégration dans un réseau local (avocat, fiscaliste, family office) pour optimiser la transmission et la diversification internationale tout en limitant les risques de contentieux.
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