Poursuivre des études supérieures à l’étranger à Monaco, ce n’est pas seulement poser ses valises dans une carte postale de la Méditerranée. C’est entrer dans un micro‑pays ultra‑sûr, tourné vers le business, le luxe, la finance et le sport, où la vie coûte cher mais où les perspectives de carrière et de réseau sont rarement égalées. Entre l’International University of Monaco (IUM), unique université du pays, un marché de l’emploi très internationalisé et un écosystème économique extrêmement dynamique, la principauté attire de plus en plus d’étudiants qui voient leurs études comme un investissement stratégique.
Ce guide couvre l’essentiel pour étudier en Principauté : le système éducatif, les démarches d’admission et d’obtention de visa, les types de diplômes, ainsi que les aspects pratiques comme le logement, le coût de la vie, les possibilités de stages et d’emploi, les bourses et la vie quotidienne sur place.
Monaco, une principauté minuscule mais surdimensionnée sur le plan économique
Monaco est un cas à part. La principauté s’étend sur un peu plus de 2 km², coincée entre la Méditerranée et la France, mais accueille plus de 38 000 à 39 000 résidents, et surtout près de 80 000 emplois, dont une large majorité occupés par des frontaliers français et italiens. On y trouve environ 4 500 à 5 000 entreprises, actives dans la finance, le luxe, le yachting, l’hôtellerie‑restauration, les services haut de gamme, mais aussi la recherche scientifique et l’ingénierie.
Plus de 140 nationalités sont représentées dans le pays, reflétant sa diversité culturelle exceptionnelle.
Dans ce décor, étudier n’a rien d’anecdotique : l’enseignement supérieur est étroitement aligné sur ce tissu économique spécialisé.
Un système d’enseignement supérieur privé, compact et très ciblé
Monaco ne compte pas de grandes universités publiques comme ses voisins. L’enseignement supérieur est intégralement privé et très concentré. Le cœur du dispositif, c’est l’International University of Monaco (IUM), seule université officiellement reconnue du pays, dont les diplômes sont certifiés par l’État monégasque depuis les années 1980.
Pour des études supérieures généralistes en gestion, finance ou marketing, l’IUM est l’établissement de référence, tandis que les autres structures locales offrent principalement des formations post-bac spécialisées comme des BTS, des soins infirmiers, des arts plastiques, des langues ou de l’hôtellerie.
IUM : une business school monégasque à portée mondiale
L’International University of Monaco est une business school privée, accréditée AACSB et AMBA, membre du groupe OMNES Education. Elle propose des programmes 100 % en anglais, clairement orientés vers les secteurs phares de la principauté :
– management du luxe (y compris une spécialisation Yachting),
– finance (avec un MSc en Finance classé 17ᵉ mondial par le Financial Times),
– sport business,
– management international,
– durabilité et innovation.
Le campus, situé au 14 Rue Hubert Clerissi dans le quartier de la Condamine, illustre un environnement académique international. Il accueille plus de 1 100 étudiants représentant plus de 70 nationalités. Son réseau alumni, fort de plus de 4 300 diplômés répartis sur les cinq continents, démontre son impact global. Ces diplômés évoluent dans des groupes mondiaux comme Accenture, Amazon, Google, Gucci, KPMG, Louis Vuitton, McKinsey, Microsoft, Morgan Stanley, Porsche ou TikTok, mais aussi dans des entreprises locales et des structures entrepreneuriales.
L’université fonctionne selon les standards des grandes business schools internationales : petites promotions, pédagogie interactive (cas concrets, projets de conseil, simulations), enseignement en anglais, liens étroits avec les entreprises.
Panorama des diplômes : du Bachelor au DBA
L’offre de formation couvre tout le cycle L‑M‑D, avec une forte coloration business.
| Niveau | Programme | Durée indicative | Langue d’enseignement | Domaines clés |
|---|---|---|---|---|
| Bac +3 | Bachelor in Business Administration (BBA) | 3 ans | Anglais | Management, marketing, finance, luxe, sport business… |
| Bac +5 | MSc in Finance | env. 16 mois | Anglais | Finance d’entreprise, marchés, gestion d’actifs |
| Bac +5 | MSc in Luxury Management (dont spécialisation Yachting) | env. 16 mois | Anglais | Luxe, mode, hôtellerie de prestige, yachting |
| Bac +5 | MSc in International Management | env. 16 mois | Anglais | Management international, stratégie |
| Bac +5 | MSc in Sports Business Management | env. 16 mois | Anglais | Management du sport, sponsoring, évènementiel |
| Bac +5 | MSc in Sustainability & Innovation Management | env. 16 mois | Anglais | Transition durable, innovation, RSE |
| Bac +5/6 | MBA (full‑time 10 mois / part‑time 20 mois) | 10 à 20 mois | Anglais | Management général, leadership, stratégie |
| Bac +8 | Doctor of Business Administration (DBA) | pluriannuel | Anglais | Recherche appliquée en management |
Certains programmes, comme le BBA et plusieurs MSc, offrent une rentrée de janvier, ce qui donne une flexibilité appréciable pour les étudiants internationaux.
Conditions d’admission : sélectivité raisonnable, exigences élevées en anglais
Étudier à Monaco n’exige pas des résultats « hors norme » comme certaines grandes écoles élitistes, mais la sélection repose sur un socle académique solide, une bonne maîtrise de l’anglais et un projet professionnel cohérent.
Niveau académique attendu
Pour le Bachelor in Business Administration, il faut un diplôme de fin d’études secondaires (baccalauréat ou équivalent). IUM accepte les profils issus du système français, de l’International Baccalaureate (IB) ou d’autres systèmes nationaux, sous réserve d’équivalence.
Pour les MSc, un diplôme de niveau Bac+3 (au moins 180 ECTS ou 90 crédits US) est requis. Une admission directe en second semestre est possible avec un cursus plus long (240 ECTS).
Pour intégrer le MBA, les candidats doivent justifier d’un niveau Bac+3 minimum et d’au moins trois ans d’expérience managériale significative. Le double diplôme DBA‑MSc, organisé en partenariat avec une école autrichienne, s’adresse à des profils très expérimentés, exigeant soit un Master avec cinq ans d’expérience professionnelle, soit un Bachelor avec sept ans d’expérience.
Compétence linguistique : l’anglais comme langue de travail
Tous les programmes sont dispensés en anglais. IUM demande donc un niveau B2 minimum pour le BBA et les MSc, et C1 pour l’MBA et le DBA.
Les principaux seuils annoncés sont :
| Programme | Niveau CECRL exigé | TOEFL iBT minimal | IELTS minimal | Autres certifications |
|---|---|---|---|---|
| BBA / MSc | B2 | 79 | 6.0 | Cambridge FCE / CAE / CPE |
| MBA / DBA | C1 | 92 | 6.5 | Cambridge CAE / CPE |
Les scores sont valables deux ans. Les étudiants anglophones natifs, ou ceux ayant étudié (et, pour certains programmes, travaillé) plusieurs années dans un environnement anglophone peuvent bénéficier d’une exemption. Pour aider les profils un peu justes, IUM organise des cours intensifs d’anglais et de français.
Processus de candidature et inscription
La candidature se fait en ligne : formulaire, CV, relevés de notes, diplômes, parfois lettre de motivation et recommandation, copie de passeport, tests de langue. Un entretien, souvent à distance, permet de vérifier la cohérence du projet et la capacité à suivre des cours en anglais.
Les étapes obligatoires pour finaliser votre inscription administrative une fois admis dans l’établissement.
Effectuer le règlement des droits de scolarité pour l’année universitaire concernée.
Fournir l’ensemble des pièces justificatives demandées (diplômes, photo d’identité, etc.).
Attendre la vérification et la validation complète de votre dossier par les services.
– la fourniture des originaux des documents à l’arrivée,
– la signature du formulaire d’inscription administrative,
– le versement d’un acompte sur les frais de scolarité.
La loi monégasque prévoit un droit de rétractation de 7 jours après signature, avec remboursement intégral. Au‑delà, des règles précises encadrent les reports, annulations et éventuels remboursements (notamment en cas de refus de visa ou de non‑obtention du diplôme préalable).
Visa, résidence, statut : comment venir étudier à Monaco quand on est étranger
Comme Monaco n’appartient ni à l’Union européenne, ni à l’espace Schengen, mais qu’il a une convention très étroite avec la France pour tout ce qui touche aux frontières, les démarches de visa passent par les consulats français.
Le visa étudiant de long séjour (type D)
Les étudiants extra‑européens doivent en général demander un visa de long séjour pour études, auprès du consulat de France de leur pays via la plateforme France‑Visas et, souvent, un prestataire comme VFS Global. Les Européens, eux, n’ont pas besoin de visa mais doivent se signaler auprès des autorités monégasques.
Les pièces classiques demandées sont : les passeports, les cartes d’identité, les justificatifs de domicile, les relevés bancaires, et les bulletins de salaire.
– lettre d’admission d’un établissement reconnu (comme IUM),
– passeport valide,
– preuve de ressources suffisantes (frais de scolarité et coût de la vie),
– attestation d’hébergement (bail, attestation d’accueil),
– assurance santé et assistance couvrant au moins 30 000 €,
– justificatifs académiques,
– casier judiciaire vierge selon les pays.
Les délais varient, mais entre la prise de rendez‑vous, la collecte de données biométriques et l’instruction, il est prudent de s’y prendre 8 à 12 semaines avant la rentrée. Le coût du visa de long séjour pour études tourne autour de 99 € auxquels peuvent s’ajouter des frais de service.
Une fois arrivé, un étudiant qui réside en principauté doit ensuite demander une carte de séjour monégasque, ce qui implique de démontrer sa capacité financière et, en pratique, d’ouvrir un compte bancaire local. Beaucoup choisissent donc de vivre en France (Beausoleil, Cap d’Ail, Menton, Nice…) tout en étudiant à Monaco : dans ce cas on relève du droit français pour le titre de séjour.
Droit au travail et stages
Le travail est très encadré en principauté. Pour un emploi classique, un permis de travail est nécessaire, sollicité par l’employeur auprès du Service de l’Emploi, avec priorité donnée aux nationaux et aux résidents ayant des attaches fortes. Les étudiants ne peuvent pas simplement multiplier les petits boulots non déclarés sans risque.
En revanche, les stages sont très structurés via IUM :
– tout étudiant de l’université peut effectuer jusqu’à trois stages au cours de son cursus ;
– pour un stage à Monaco, les étudiants d’IUM de moins de 27 ans peuvent être accueillis ;
– les étudiants hors UE doivent disposer d’un visa de visiteur valable et d’une adresse dans la région ;
– IUM n’instruit pas directement les visas mais fournit tous les documents nécessaires, organise des ateliers sur les démarches (notamment pour le Royaume‑Uni – visa Tier 5 – ou les États‑Unis – visa J1 – via des partenaires comme BUNAC, MyInternshipAbroad ou Stage Globale).
Cette mécanique fait du stage un véritable tremplin : plus de la moitié des diplômés d’IUM ont effectué un stage en principauté, et une part importante se voit proposer une embauche à l’issue.
Coût des études : des frais de scolarité élevés, mais surtout une vie quotidienne parmi les plus chères au monde
Étudier à Monaco, c’est accepter une double réalité financière : des frais d’inscription comparables à de bonnes business schools internationales, et un coût de la vie qui explose tous les indices.
Frais de scolarité : combien coûte IUM ?
Les frais varient selon le programme, mais on peut dresser quelques ordres de grandeur.
| Programme | Fourchette de frais de scolarité indicatifs |
|---|---|
| BBA (par an) | env. 13 500 à 15 000 € selon l’année / la filière |
| MSc (finance, luxe, management…) | env. 24 000 à 30 000 € le programme complet |
| MBA full‑time | env. 39 500 à 41 900 € |
| DBA | autour de 55 000 à 59 500 € |
Ces montants n’incluent ni logement, ni transport, ni voyages académiques éventuels, ni matériel pédagogique. À cela s’ajoutent des frais obligatoires plus modestes (adhésion aux associations étudiantes, cotisation alumni, frais de dossier).
IUM propose des réductions ou bourses partielles, par exemple pour les résidents monégasques, les fratries, les alumni qui enchaînent sur un MSc, ou encore des bourses au mérite. Le plus souvent, l’aide couvre entre 1 000 et 5 000 € et n’est pas cumulable avec d’autres remises. Il existe également un dispositif spécifique de bourse MBA par continent (une bourse partielle de 8 000 € maximum par zone géographique).
Coût de la vie : Monaco, champion du monde des prix
Les chiffres disponibles montrent une réalité très nette : la principauté est considérée comme la ville la plus chère de la planète, avec un coût de la vie 3,88 fois supérieur à la moyenne mondiale et plus de deux fois supérieur à celui des États‑Unis, surtout à cause des loyers.
Pour un étudiant, plusieurs scénarios coexistent.
1. Vivre directement à Monaco
C’est la solution la plus confortable… et la plus coûteuse. Des estimations de loyers mensuels donnent :
– appartement 1 chambre en centre‑ville : souvent entre 6 000 et 7 500 € (voire plus selon la source),
– 3 pièces en centre : fréquemment au‑delà de 10 000 €, avec des moyennes pouvant grimper vers 20 000 €, voire 40 000 € pour des biens très haut de gamme.
À cela il faut ajouter environ :
– 300 € de charges (électricité, eau, chauffage, internet, mobile),
– 500 à 800 € de budget nourriture et dépenses courantes,
– 20 à 40 € de transport local (abonnements bus, trains régionaux),
– assurances, loisirs, vêtements, soins, etc.
En pratique, un mode de vie très modeste est difficile sous 5 000 à 7 000 € par mois. Des estimations pour une personne seule tournent plutôt autour de 6 400 € mensuels tout compris.
2. Vivre dans les villes frontalières françaises
C’est la stratégie que choisit la majorité des étudiants d’IUM. Quelques ordres de grandeur des loyers mensuels pour un studio ou petit appartement :
| Ville (France) | Loyer moyen indicatif (après charges) | Temps de trajet type vers Monaco |
|---|---|---|
| Menton | 600 €+ | 15 minutes en train |
| Roquebrune‑Cap‑Martin | 700 €+ | 4 minutes en train |
| Beausoleil | 900 €+ | accès à pied à Monaco |
| Cap d’Ail | 900 €+ | 3 minutes en train |
| Èze‑sur‑Mer | 900 €+ | 6 minutes en train |
| Beaulieu‑sur‑Mer | 800 €+ | 10 minutes en train |
| Villefranche‑sur‑Mer | 800 €+ | 13 minutes en train |
| Nice | 600 €+ | ~25 minutes en train |
Pour un étudiant, des pensions de 400 à 800 € sont possibles en résidence étudiante à Nice ou Beausoleil, via des structures comme Fac‑Habitat, Les Estudines, Studéa, Odalys, Student Factory ou des résidences privées. Le tout, combiné à un coût de la vie hors loyer évalué autour de 900 € par mois, rend le budget global nettement plus respirable.
Un étudiant comme Alexis paie 1 200 € pour un appartement à Beausoleil avec vue mer, à proximité d’un casino et d’un stade. Il estime qu’un bien similaire coûterait au moins 4 000 € à Monaco. Son budget mensuel hors loyer, pour la nourriture (livrée via un service comme HelloFresh), les transports et les loisirs, s’élève à environ 500‑600 €.
Quelques repères chiffrés sur les dépenses courantes
Pour mesurer l’écart de niveau de prix, il suffit de regarder quelques postes de dépense typiques à Monaco :
| Poste | Prix moyen indicatif |
|---|---|
| Repas simple au restaurant « bon marché » | 22 à 30 € |
| Repas pour deux en restaurant milieu de gamme | 150 à 175 € |
| Menu type fast‑food | 11 à 13 € |
| Bière pression (bar) | 8 à 9 € |
| Cappuccino | 4,5 à 5 € |
| Ticket de bus unitaire | 1,7 à 2 € |
| Abonnement bus mensuel | ~22 € |
| Essence au litre | env. 2 à 2,1 € |
| Abonnement salle de sport | très variable, parfois plus de 300 € |
| Cinéma | env. 12 à 14 € |
Les prix de l’alimentaire au supermarché sont eux aussi sensiblement plus élevés qu’en France, d’où l’astuce de beaucoup d’étudiants : faire une partie des courses à Nice ou Menton, où l’écart peut aller de 10 à 30 % sur de nombreux produits.
Se loger : un casse‑tête à anticiper plusieurs mois à l’avance
En raison de la rareté du foncier et de la pression immobilière, la recherche d’un logement étudiant sur le secteur Monaco/Riviera est tout sauf anodine. Alexis explique par exemple avoir mis trois mois à trouver son appartement à Beausoleil, les prix culminant l’été.
Options principales
Trois grandes catégories se dégagent.
D’abord, la location classique (studio, colocation) via des particuliers ou agences. Les outils : plateformes partenaires de l’école (Studapart, Spotahome), sites français (SeLoger, Bien’ici, Leboncoin, Jinka), agences spécialisées (Riviera Residential Realty, Spark & Partners, B&C Monaco Properties, Valeri Agency, Ageprim…), et de nombreux groupes Facebook/WhatsApp étudiantes.
Le loyer mensuel minimum pour un studio meublé dans une résidence étudiante à Nice et Beausoleil.
Enfin, des solutions plus originales comme les colocations intergénérationnelles proposées par des associations françaises (Toit en Tandem, ensemble2générations, Afev…), où un loyer très réduit s’échange contre quelques heures hebdomadaires d’aide ou de présence.
Points de vigilance : garanties, assurances, arnaques
En France, un garant est quasi systématiquement exigé pour signer un bail. Les étudiants étrangers sans famille sur place peuvent passer par des sociétés de cautionnement comme Garantme (service payant). Une caution (un à deux mois de loyer selon meublé/non meublé) est versée au propriétaire.
L’assurance habitation, qui inclut la responsabilité civile, est obligatoire. Pour les étudiants, IUM recommande et exige souvent une couverture santé complète ainsi qu’une assurance responsabilité civile. Il est possible de souscrire ces assurances en ligne via des comparateurs comme LesFurets ou LeLynx, ou parfois directement sur les plateformes de location.
Les arnaques à la location existent. Les signaux d’alerte classiques : loyers anormalement bas, propriétaire impossible à rencontrer, demandes de virement avant visite, souhait d’être payé via des moyens non traçables. L’université invite les étudiants à signaler toute annonce suspecte et à privilégier des circuits sécurisés.
Vie quotidienne : transports, sécurité, santé, culture
Monaco a beau être minuscule, la logistique du quotidien mérite d’être étudiée de près, surtout si l’on vit en France voisine.
Transports : un micro‑pays parfaitement connecté
La bonne nouvelle, c’est que l’International University of Monaco est à deux minutes à pied de la gare de Monaco‑Monte‑Carlo. Concrètement, cela permet de venir très facilement en train depuis la quasi‑totalité des villes voisines.
Il faut compter, en moyenne :
– 3 à 6 minutes en TER depuis Cap d’Ail ou Èze‑sur‑Mer,
– 10 à 15 minutes depuis Beaulieu‑sur‑Mer ou Menton,
– une vingtaine de minutes depuis Nice‑Ville,
– un peu plus depuis Ventimiglia côté italien.
À l’intérieur de la principauté, les bus urbains assurent la desserte des différents quartiers (Monte‑Carlo, La Condamine, Fontvieille, Larvotto, etc.), et l’on traverse littéralement le pays d’est en ouest en trois quarts d’heure à pied. Les taxis existent mais ne se hèlent pas dans la rue, ils se prennent aux stations ou sur réservation, avec des tarifs élevés. Il n’y a pas d’Uber.
Pour les moins de 26 ans, le pass ZOU à 90 € par an réduit fortement le coût des trajets fréquents en train. Pour l’achat de billets et le suivi des horaires de train, utilisez l’application SNCF Connect. Pour centraliser les billets de bus, les parkings et parfois des réductions, l’application Monapass est recommandée.
Depuis l’aéroport de Nice, situé à une vingtaine de kilomètres, plusieurs options : bus direct (autour de 22 €), taxi (environ 90 €), ou même hélicoptère (trajet d’environ 7 minutes, autour de 130 €).
Sécurité et cadre de vie
La sécurité est l’un des grands atouts de Monaco. Taux de criminalité extrêmement bas, vidéosurveillance dense, police omniprésente : sortir tard, circuler à pied ou transporter du matériel coûteux reste relativement sûr, ce qui pèse dans la balance pour de nombreuses familles.
Le climat, méditerranéen, alterne hivers très doux et étés chauds mais ventilés. Les données climatiques montrent des températures ressenties rarement en dessous de 7‑8 °C en hiver, et autour de 22‑24 °C en été, avec une qualité de l’air généralement très bonne.
Découvrez la richesse des activités de loisirs, culturelles et sportives que la Principauté de Monaco offre aux visiteurs et à ses résidents.
Profitez de la célèbre plage du Larvotto, des magnifiques Jardins Japonais et du Jardin Exotique pour vous détendre en plein cœur de la Principauté.
Explorez le Palais Princier, le Musée Océanographique et la Collection de Voitures du Prince pour plonger dans l’histoire et la culture monégasques.
Assistez aux grandes expositions du Grimaldi Forum, aux tournois internationaux de tennis et aux matchs de l’AS Monaco dans un cadre exceptionnel.
Découvrez les célèbres casinos de Monaco, hauts lieux du divertissement et de l’élégance à la monégasque.
Participez à des rendez-vous d’envergure internationale comme Luxe Pack, Sportel ou le Monaco Ocean Protection Challenge, parfois accessibles aux étudiants.
Des cartes comme Monapass offrent des réductions pour les moins de 26 ans sur certains musées, le cinéma, des événements sportifs (notamment les matchs de l’AS Monaco).
Santé : un système performant, à anticiper côté assurance
La principauté dispose d’un système de santé de très haut niveau, mixant établissements publics et privés : Centre Hospitalier Princesse Grace, Centre Cardio‑Thoracique, instituts spécialisés… La sécurité sociale locale (Caisses Sociales de Monaco) couvre les salariés et leurs familles, mais les étudiants étrangers doivent généralement compter sur une assurance privée.
Certaines formules de check‑up privés sont facturées plus de 2 000 € pour un adulte. D’où l’importance de souscrire une assurance santé internationale ou française (si l’on réside en France) adaptée, parfois via les partenaires recommandés par IUM (assureurs type Globe Partner ou Ascoma, par exemple).
IUM de l’intérieur : carrière, stages, clubs, réseau
Si Monaco attire, c’est aussi parce que l’International University of Monaco a su se positionner comme un levier de carrière extrêmement efficace.
Un accompagnement carrière très structuré
IUM dispose d’un Career Center qui assure un suivi personnalisé : aide à la rédaction de CV et lettres de motivation, optimisation du profil LinkedIn, coaching carrière et ateliers animés avec des chasseurs de têtes. L’université organise chaque année une « Career Week » où les étudiants rencontrent des recruteurs de groupes internationaux et d’entreprises monégasques.
Pourcentage des diplômés qui trouvent un emploi dans les six mois suivant leur sortie de l’école.
Clubs et vie étudiante
Sur un campus d’un peu plus de 1 100 étudiants, la vie associative est étonnamment dense : clubs Luxury (environ 200 membres), Finance (environ 150 membres), Entrepreneuriat (une cinquantaine), Charity Club, équipes sportives (10 équipes). Des événements comme la Welcome Party, des cocktails networking, des tournois sportifs, des débats et actions caritatives rythment l’année.
Le témoignage d’Alexis illustre aussi une facette moins académique : il a monté une petite activité de conciergerie pour étudiants, proposant des excursions à ski à Isola 2000, des sorties en yacht autour de Monaco (Roquebrune, Èze, Cap d’Ail), des baptêmes de l’air, des essais sur circuit, des déjeuners dans des restaurants étoilés… Preuve qu’il existe de la place pour l’initiative et l’entrepreneuriat étudiant.
Orientation marché du travail : secteurs cibles et salaires
L’économie monégasque offre une palette de secteurs particulièrement alignés avec les programmes de l’IUM : banque privée, gestion de patrimoine, family offices, cabinets de conseil, maisons de luxe, hôtellerie de prestige, sport business, yachting, nouvelles technologies de la finance, services aux entreprises.
Seulement environ 2 % des postes sur le marché du travail monégasque sont occupés par des nationaux.
La fiscalité personnelle est par ailleurs quasi inexistante sur les revenus de source monégasque (hors cas spécifiques, comme les ressortissants français), ce qui renforce l’attractivité de la principauté pour les jeunes diplômés.
Bourses et aides financières : un environnement généreux… surtout pour les nationaux, mais pas uniquement
Monaco, malgré sa réputation de place des milliardaires, a mis en place un éventail de bourses publiques et privées, principalement à destination des résidents et citoyens, mais pas seulement.
Bourses publiques monégasques
Le gouvernement, via le ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports, gère plusieurs dispositifs :
– des aides pour les lycéens monégasques, pouvant couvrir 40 à 100 % des frais ;
– des bourses pour les étudiants qui partent étudier à l’étranger ou qui vivent loin de leur foyer (« ménages indépendants »), pouvant financer jusqu’à 100 % des droits d’inscription ;
– des subventions pour des séjours linguistiques ou des programmes d’échange.
Pour être éligible à certaines de ces aides, il faut généralement :
Pour prétendre à la bourse d’études, le candidat doit remplir l’une des conditions suivantes : être citoyen de Monaco (ou conjoint), être enfant ou dépendant d’un fonctionnaire monégasque, ou résider en principauté depuis au moins dix ans. De plus, il doit être scolarisé à temps plein à partir de 11 ans.
Bourses privées et fondations
Plusieurs organisations complètent ce paysage. La Fondation Prince Albert II, par exemple, soutient des étudiants en lien avec l’environnement, le changement climatique, la biodiversité ou les énergies renouvelables. Des programmes comme le « Monaco Fellowship Programme » ou des coopérations UNESCO–Monaco financent des études en développement durable, relations internationales, paix, etc.
Des associations comme Papyrus offrent un éventail de bourses thématiques : pour des projets de recherche, des études en santé, sciences du numérique, communication, droit, sciences politiques ou management, parfois spécifiquement à destination de Monegasques qui partent se former à l’étranger.
Les bourses de l’International University of Monaco
IUM propose ses propres bourses au mérite, essentiellement fondées sur la qualité du dossier : résultats académiques, essai, lettres de recommandation, engagement associatif, projets entrepreneuriaux, expériences professionnelles, profil international. Ces aides couvrent typiquement 10 à 15 % des frais de scolarité et ne tiennent pas compte des revenus familiaux.
Quelques points à retenir :
– il faut d’abord être admis pour demander la bourse ;
– le formulaire doit être sollicité sous 15 jours après l’admission, puis renvoyé dans les 30 jours ;
– l’aide ne se cumule pas avec d’autres réductions (fratrie, résidence monégasque, etc.) ;
– le volume de bourses est limité, d’où l’importance de postuler tôt.
Pour l’MBA, un dispositif spécifique « Five Continents » attribue une réduction de 8 000 € maximum à un candidat par continent (Afrique, Amériques, Asie, Europe, Océanie), sur la base notamment d’un essai sur son projet professionnel après le diplôme.
Après le diplôme : rester, partir, revenir
Poursuivre ses études à l’étranger à Monaco, ce n’est pas forcément y rester toute sa vie. Beaucoup de diplômés, notamment ceux qui ne sont ni européens ni résidents à long terme, utilisent cette expérience comme tremplin vers d’autres places internationales.
Travailler à Monaco : possible, mais encadré
Pour décrocher un emploi salarié dans la principauté, il faut réunir trois éléments :
Pour exercer une activité professionnelle à Monaco, trois conditions principales doivent être réunies.
Vous devez avoir trouvé un employeur monégasque qui souhaite vous embaucher.
Votre futur employeur doit demander une autorisation de travail en votre nom auprès du Service de l’Emploi de Monaco.
Vous devez être en possession d’une carte de séjour monégasque ou, si vous résidez en France, d’un titre de séjour français valide.
Les Monegasques et les personnes ayant des liens étroits avec la principauté (mariage, longue résidence) restent prioritaires sur le marché, mais la très grande majorité des employés sont étrangers et frontaliers. Le Comité pour l’Insertion des Diplômés, créé par le gouvernement, accompagne d’ailleurs les jeunes diplômés monégasques ou liés à Monaco vers l’emploi local.
Une valeur ajoutée internationale
Pour les autres, la marque Monaco et le nom IUM sur un CV ont un effet signal fort, surtout dans les domaines du luxe, de la finance, du sport business et de la gestion internationale. L’exposition à un environnement où se croisent dirigeants, investisseurs, entrepreneurs et acteurs du sport de haut niveau permet de nouer des contacts difficilement accessibles ailleurs.
Les parcours des diplômés illustrent la variété des carrières accessibles à l’international : certains deviennent analystes financiers pour des groupes technologiques comme Dyson, d’autres coordonnent des événements pour des hôtels de luxe à Dubaï, et d’autres encore gèrent des relations d’affaires dans le sport automobile pour des écuries de haut niveau. Ces réussites s’appuient sur un réseau d’anciens élèves actif sur tous les continents.
Faut‑il, oui ou non, choisir Monaco pour ses études ?
La question n’a évidemment pas de réponse universelle. Mais à partir des données disponibles, on peut dégager plusieurs éléments d’arbitrage.
Étudier à Monaco a du sens si l’on vise clairement des secteurs où la principauté excelle : management du luxe, yachting, finance privée, sport business, management international haut de gamme, développement durable appliqué aux modèles économiques. L’environnement, l’emplacement sur la Côte d’Azur, la sécurité, le climat, l’extrême multiculturalité et la force du réseau constituent des atouts réels.
En contrepartie, il faut être prêt à :
Pour étudier à Monaco, il faut anticiper des coûts élevés (frais de scolarité privés et coût de la vie), gérer une administration complexe pour les visas franco-monégasques, et évoluer dans un environnement social où le très haut niveau de vie est la norme. Une alternative pour le logement est de résider en France voisine avec des trajets quotidiens.
Pour un étudiant motivé, avec un projet clair dans ces domaines et un budget (ou des bourses) en conséquence, poursuivre des études supérieures à l’étranger à Monaco peut cependant être un investissement très rentable, tant en termes de compétences que de réseau et de perspectives de carrière.
Le choix de cette destination ne se fait pas sur un coup de tête : il se prépare, se chiffre, se documente. Mais une fois en place, nombreux sont ceux qui décrivent l’expérience comme profondément transformatrice – autant sur le plan académique que personnel.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser durablement sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, relocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Monaco, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler Monaco pour son absence d’impôt sur le revenu pour les particuliers non français y exerçant une activité, sa fiscalité patrimoniale avantageuse, son environnement bancaire haut de gamme et sa grande proximité avec la France. La mission a inclus : audit fiscal pré-expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence monégasque avec location/achat de logement conforme aux exigences locales, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre des intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, banque privée) et intégration patrimoniale globale.
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