Créer son entreprise à l’étranger quand on est expatrié : le guide complet pour entreprendre à Monaco

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer à l’étranger pour lancer son entreprise fait rêver beaucoup d’entrepreneurs. Mais décider d’implanter sa société à Monaco, c’est un tout autre niveau : fiscalité ultra-attractive, sécurité, cadre de vie exceptionnel… et coûts parmi les plus élevés au monde. Pour un expatrié, Monaco peut être un tremplin puissant — à condition de bien maîtriser les règles du jeu.

Bon à savoir :

Ce guide détaille les aspects concrets de la création et de l’exploitation d’une entreprise à Monaco pour un étranger, incluant les conditions de résidence, les formes juridiques, la fiscalité, les coûts de fonctionnement, le recrutement, l’immobilier professionnel, les réseaux d’affaires et les stratégies pour se lancer prudemment.

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Pourquoi Monaco attire autant les entrepreneurs expatriés

Monaco est un État souverain de 2,02 km² sur la Côte d’Azur, coincé entre la France et la Méditerranée. Sa population tourne autour de 38–39 000 habitants, mais on y recense plus de 11 000 entreprises. Le pays est classé parmi les tout premiers au monde en PIB par habitant, avec un niveau de vie extrêmement élevé et une sécurité réputée exemplaire.

Plusieurs éléments expliquent pourquoi beaucoup d’expatriés à haut revenu y voient un terrain idéal pour entreprendre.

Un environnement fiscal et économique très particulier

Pour un entrepreneur étranger, la combinaison est rare :

aucun impôt sur le revenu pour les résidents (hors cas particulier des Français, imposés par la France)

– pas d’impôt sur la fortune, ni sur les dividendes ou la plupart des plus-values privées

– droits de succession nuls entre conjoints et en ligne directe

– une fiscalité des sociétés ciblée : l’impôt sur les bénéfices (25 %) ne s’applique que si plus de 25 % du chiffre d’affaires est réalisé hors de Monaco, ou en cas de revenus de propriété intellectuelle.

Astuce :

Concrètement, une entreprise qui réalise au moins 75 % de son chiffre d’affaires à Monaco peut être entièrement exonérée d’impôt sur les bénéfices. Et même si vous tombez dans le champ de la fiscalité, les nouvelles sociétés bénéficient d’un régime progressif très avantageux sur leurs cinq premières années.

Le tableau ci-dessous résume la montée en charge de l’impôt sur les bénéfices pour une nouvelle société imposable :

Années d’activitéBase imposable prise en compteTaux effectif maximal (CIT 25 %)
Année 10 % des bénéfices0 %
Année 20 % des bénéfices0 %
Année 325 % des bénéfices6,25 %
Année 450 % des bénéfices12,5 %
Année 575 % des bénéfices18,75 %
À partir de 6100 % des bénéfices25 %

À ce cadre fiscal s’ajoutent la stabilité politique, un droit inspiré du droit civil français, une forte transparence (Monaco est sur la « liste blanche » européenne et applique les standards OCDE de lutte contre l’évasion fiscale), et une économie orientée services haut de gamme : finance, banque privée, yachting, immobilier, tourisme, mais aussi tech, medtech, fintech, greentech ou blue economy.

Une qualité de vie hors norme… à un prix record

Sur le plan du quotidien, les indicateurs sont au vert : espérance de vie moyenne de 86,4 ans, très bonne qualité de l’air, eau du robinet potable, criminalité très faible, excellente infrastructure médicale (Centre Hospitalier Princesse Grace) et score de liberté humaine à 8,7.

Attention :

La qualité de vie a un coût extrême, comme le confirment les données sur le coût de la vie.

Monaco est le pays le plus cher du monde en coût de la vie, 6,77 fois la moyenne mondiale

la ville de Monaco est la ville la plus chère sur plus de 9 000 villes étudiées

– un expatrié dépense en moyenne autour de 9 400 $ par mois, un digital nomad environ 8 000 $

– le coût mensuel estimé pour une personne seule tourne autour de 6 400–7 700 € (logement compris), et plus de 9 000 € pour une famille de quatre.

Le logement constitue de loin le premier poste :

Type de logement (location)Fourchette de loyers mensuels
Studio meublé 45 m² – quartier cher≈ 4 888 €
Studio meublé 45 m² – quartier « normal »≈ 3 999 €
Appartement meublé 85 m² – quartier cher≈ 2 127 € (estimation basse)
Appartement meublé 85 m² – quartier « normal »≈ 8 000 €
1 chambre centre5 130 à 13 000 €
1 chambre hors centre2 000 à 12 500 €
3 chambres centre10 000 à 78 000 €
3 chambres hors centre6 000 à 24 000 €

En achat, le ticket d’entrée est encore plus sélectif : le prix médian d’un bien dépasse 8,7 millions de dollars et les prix peuvent allègrement se situer entre 50 000 et 100 000 € / m² dans les meilleurs quartiers.

Pour un expatrié entrepreneur, cela signifie qu’il faut penser votre projet business et votre plan de financement en intégrant non seulement les coûts professionnels, mais aussi ce niveau de vie très élevé.

Résider à Monaco quand on est étranger : conditions et options

Avant même la création de société, la question de la résidence est centrale. On peut créer une entreprise à Monaco en tant que non-résident, mais la plupart des stratégies (fiscales, bancaires, opérationnelles) fonctionnent nettement mieux si vous obtenez une carte de séjour.

Les grandes lignes du système de résidence

Toute personne de 16 ans ou plus qui entend résider plus de trois mois par an à Monaco doit détenir une carte de séjour délivrée par la Direction de la Sûreté Publique.

Trois principaux statuts existent :

Carte temporaire : valide 1 an, renouvelable deux fois

Carte ordinaire : valide 3 ans, généralement accessible après plusieurs années de séjour, renouvelable

Carte privilégiée : valide 10 ans, accessible après 10 ans de résidence continue (sous conditions).

L’obtention repose sur trois piliers :

Documents requis pour une demande de titre de séjour

Les trois catégories de pièces justificatives essentielles pour constituer votre dossier de demande de titre de séjour à Monaco.

Hébergement

Bail de location ou acte de propriété à Monaco, ou attestation d’hébergement par un proche.

Ressources financières

Salaire, revenus professionnels, pension, ou ressources propres (souvent prouvées par un dépôt bancaire important).

Honorabilité

Extrait de casier judiciaire récent des pays où vous avez résidé sur les cinq dernières années.

Pour les ressortissants hors EEE, un visa long séjour délivré par un consulat français est nécessaire avant de demander la carte de séjour.

La voie « moyens propres » : dépôt bancaire et immobilier

Monaco n’a pas de « golden visa » officiel, mais dans les faits, un schéma type s’est imposé pour les résidents fortunés :

dépôt d’au moins 500 000 € dans une banque monégasque (souvent, les banques réclament plutôt 1 million)

location ou achat d’un logement à Monaco (les loyers démarrent autour de 3 000–5 000 €/mois pour un petit studio)

preuve de revenus stables et casier vierge.

Le dépôt bancaire sert de preuve de moyens financiers et doit rester immobilisé pendant toute la durée de la résidence. Dans la pratique, beaucoup de banques privées exigent un montant plus élevé pour accepter un client.

Le tableau ci-dessous illustre l’ordre de grandeur du « package » de base pour un expatrié visant la résidence par moyens propres :

Élément cléOrdre de grandeur usuel
Dépôt bancaire minimum500 000 € (souvent ≥ 1 000 000 € en pratique)
Loyer mensuel (studio)3 000 à 5 000 € minimum
Durée du bail exigée12 mois ou plus
Carte de séjour initiale1 an (temporaire), puis renouvellements

Cette voie séduit les entrepreneurs qui disposent déjà d’un patrimoine significatif et souhaitent surtout bénéficier du cadre de vie et de la fiscalité personnelle, quitte à développer leur activité à l’international.

La voie « entrepreneur » : créer une société pour soutenir la résidence

Autre option : venir à Monaco précisément pour y créer une entreprise. Dans ce cas, l’obtention de la résidence est étroitement liée à votre projet économique.

Exemple :

Le schéma type est un modèle ou une structure standard qui sert de référence pour la création ou l’analyse d’autres éléments similaires. Il représente la forme la plus courante ou idéale d’un concept, d’un processus ou d’un objet, permettant ainsi une compréhension claire et une application cohérente.

monter un dossier auprès de la Direction de l’Expansion Économique (DEE) pour obtenir une autorisation d’exercice

– constituer une société (SARL, SAM, SNC, SCS, ou activité en nom personnel)

prouver des moyens financiers suffisants pour vivre et développer l’entreprise

– puis déposer une demande de carte de séjour appuyée par le dossier de création d’entreprise et, si possible, un premier contrat de travail (y compris pour le dirigeant).

Cette voie est plus accessible que la résidence purement patrimoniale pour des profils d’entrepreneurs, mais elle suppose de remplir un niveau d’exigence élevé sur la crédibilité du projet, le « sérieux » du business plan, et l’adéquation avec l’économie monégasque.

Créer une entreprise à Monaco : les étapes clés pour un expatrié

À Monaco, aucune activité économique (commerciale, artisanale, industrielle, de services, ou même freelance) ne peut démarrer sans une autorisation préalable du gouvernement. C’est une différence majeure avec beaucoup de pays.

1. Obtenir l’autorisation d’exercer

L’autorité compétente est la Direction de l’Expansion Économique (DEE), située 9 rue du Gabian. Votre demande comprend notamment :

une lettre de demande adressée au Ministre d’État

un casier judiciaire propre (moins de 3 mois)

– un descriptif précis de l’activité envisagée

– un business plan montrant la réalité économique du projet (et l’absence de « brass plate company » purement nominale)

– les diplômes et références professionnelles

– une description des locaux (ou projet de bail)

– pour certaines activités : licences ou qualifications spécifiques (finance, santé, immobilier, assurance…).

L’administration examine : l’impact des politiques publiques sur les citoyens.

votre réputation et votre honorabilité

vos compétences et votre expérience

le caractère « stable » et structuré de l’activité

parfois, le niveau de saturation du marché (des autorisations peuvent être refusées si un secteur est jugé saturé).

La loi prévoit un délai d’instruction pouvant aller jusqu’à trois mois. En pratique, le processus complet (autorisation + formalités suivantes + banque) prend souvent de 3 à 6 mois.

2. Choisir la forme juridique adaptée

Monaco propose plusieurs véhicules juridiques. Pour un expatrié entrepreneur, certaines formes reviennent plus souvent.

La SARL : le standard pour les PME

La Société à Responsabilité Limitée (SARL) est la forme la plus courante pour les petites et moyennes entreprises :

15000

Le capital minimum requis pour créer une société à Monaco est de 15 000 euros, qui doit être déposé sur un compte bancaire monégasque.

C’est généralement la première option à envisager pour une activité commerciale, de services ou de conseil avec quelques salariés. Elle permet une gouvernance simple et une image crédible vis-à-vis des partenaires.

La SAM : pour les projets plus lourds ou à dimension internationale

La Société Anonyme Monégasque (SAM) est la version locale de la société anonyme :

minimum 2 actionnaires

capital minimum : 150 000 €, intégralement libéré

conseil d’administration obligatoire

création par acte notarié et publication dans le Journal de Monaco.

C’est la structure privilégiée pour les activités à forte intensité capitalistique, les holdings ou les entreprises ayant vocation à lever des fonds importants. Le coût de mise en place et de fonctionnement peut atteindre environ 200 000 € sur la première année (honoraires, capital, frais administratifs).

Autres formes possibles

SNC (Société en Nom Collectif) : tous les associés sont indéfiniment et solidairement responsables des dettes. Intéressant pour des structures très fermées où la confiance est maximale.

SCS (Société en Commandite Simple) : partenaires commandités (responsabilité illimitée) + commanditaires (limités à leur apport).

Société Civile : pour des activités non commerciales, typiquement la gestion de patrimoine immobilier.

Entreprise individuelle (activité en nom personnel) : aucun capital minimum, mais responsabilité illimitée de l’entrepreneur.

Le tableau ci-dessous compare les deux formes les plus courantes pour un expatrié :

CaractéristiqueSARLSAM
Capital minimum15 000 €150 000 €
Nombre d’associés min.22
Organe de directionGérantConseil d’administration
Formalités de créationActe simple + enregistrementActe notarié + publication officielle
Image / positionnementPME, commerce, servicesGrandes entreprises, holdings, finance

3. S’enregistrer et obtenir les identifiants officiels

Une fois l’autorisation obtenue et la société constituée, plusieurs enregistrements sont obligatoires :

Registre du Commerce et de l’Industrie (RCI) : immatriculation de la société dans les deux mois suivant le début d’activité.

Numéro d’Identification Statistique (NIS) : délivré par l’IMSEE (Institut Monégasque de la Statistique et des Études Économiques).

Déclaration d’existence auprès de la Direction des Services Fiscaux.

L’État prélève au passage un droit d’enregistrement équivalent à 1 % du capital social. Il faut également régler les frais de greffe (environ 100 € pour une société, 55 € pour une entreprise individuelle).

4. Ouvrir un compte bancaire professionnel

Pour exercer, une entreprise doit obligatoirement disposer d’un compte bancaire professionnel dans un établissement monégasque. Cela sert à la fois pour déposer le capital social et pour les opérations courantes.

Le secteur bancaire local est hautement sélectif, avec environ 30 banques et une forte culture de la banque privée. L’ouverture du compte suppose :

une due diligence poussée (bénéficiaires effectifs, origine des fonds, activité)

– la fourniture de l’extrait RCI ou d’un accusé de réception du dossier de création de la société

– la présentation des pièces d’identité et justificatifs d’adresse des dirigeants et actionnaires

– souvent, un business plan détaillé et des références bancaires.

Bon à savoir :

Le montant d’entrée requis pour ouvrir un compte professionnel dépend de votre statut (résident ou non) et du type de relation souhaité par la banque. L’accent est mis moins sur un dépôt minimum standard que sur la cohérence économique globale du projet : sa taille, les flux financiers attendus et le profil des actionnaires. En pratique, un projet avec un chiffre d’affaires de seulement quelques milliers d’euros a peu de chances d’être retenu.

En cas de refus d’ouverture, la banque doit vous délivrer un certificat de refus. Vous pouvez alors saisir le Département du Budget et du Trésor, qui peut imposer une solution de compte.

5. Respecter les obligations comptables et de substance

Toutes les sociétés doivent tenir une comptabilité et, sauf cas limités (certaines sociétés civiles), déposer chaque année leurs comptes auprès des autorités.

Pour les sociétés soumises à l’impôt sur les bénéfices, la durée de conservation des pièces est d’au moins 10 ans. L’identification des bénéficiaires effectifs doit être déclarée au RCI et mise à jour en cas de changement.

Au-delà de la lettre de la loi, l’administration et les partenaires étrangers attendent qu’une entreprise monégasque ait une vraie substance :

bureaux ou locaux réels à Monaco

personnel local ou au moins un noyau dur de fonctions clés

réunions de conseil et décisions stratégiques prises dans la Principauté

moyens matériels et informatiques sur place.

C’est particulièrement important pour éviter que les administrations fiscales étrangères ne requalifient votre structure comme purement artificielle au regard de leurs règles CFC (controlled foreign companies).

Fiscalité des entreprises quand on est expatrié à Monaco

La fiscalité des sociétés à Monaco repose principalement sur l’impôt sur les bénéfices (Impôt sur les bénéfices, assimilable à l’IS), la TVA (via l’union douanière avec la France) et certaines taxes de mutation ou d’enregistrement.

Qui est soumis à l’impôt sur les bénéfices ?

Sont concernés :

– les sociétés et entrepreneurs individuels exerçant une activité commerciale ou industrielle, et

– réalisant plus de 25 % de leur chiffre d’affaires hors de Monaco,

ou

percevant des revenus de propriété intellectuelle (brevets, marques, droits d’auteur, procédés industriels), même si l’activité est concentrée à Monaco.

Les entreprises dont au moins 75 % du chiffre d’affaires est généré dans la Principauté échappent à l’IS. Pour les autres, le taux standard est désormais de 25 % (alignement progressif sur la France).

Régime fiscal monégasque

Les pertes fiscales sont reportables indéfiniment, mais leur imputation annuelle est plafonnée (1 million d’euros plus 50 % du bénéfice au-delà de ce seuil). Il n’existe pas de mécanisme de report en arrière.

TVA, retenues à la source et autres impôts

Du fait de l’union douanière avec la France, Monaco applique la TVA selon le système européen, avec :

– un taux normal de 20 %

– des taux réduits de 10 %, 5,5 % et 2,1 % selon les secteurs (alimentation, livres, transports publics, hôtellerie, etc.).

Attention :

Il n’y a pas de retenues à la source sur certains types de revenus ou dans certaines situations, comme précisé dans le contexte associé.

dividendes versés à des non-résidents

intérêts

redevances.

Pour les dividendes intra-groupe, un régime de type « mère-fille » permet une exonération à l’IS, sous réserve d’une petite quote-part de frais réintégrée (5 %, 10 % ou 20 % selon les cas).

En matière de transmission, les droits de donation/succession ne frappent que les actifs situés à Monaco et selon le lien de parenté, avec une exonération totale en ligne directe et entre époux.

Coûts d’implantation et de fonctionnement : à quoi s’attendre ?

Lorsqu’on prépare un projet entrepreneurial à Monaco depuis l’étranger, sous-estimer les coûts est l’erreur la plus fréquente. Il faut raisonner à la fois sur :

le coût de la structure (juridique, fiscale, bancaire)

les charges d’exploitation (loyers de bureaux, salaires, charges sociales, services)

le coût de vie personnelle du ou des dirigeants.

Immobilier d’entreprise et bureaux

Sur 2,02 km², l’espace est rare. Les postes de bureaux, commerces et espaces mixtes sont très recherchés, notamment dans des quartiers comme :

Carré d’Or / Monte-Carlo : adresse prestigieuse, proche du Casino et des hôtels de luxe

Fontvieille : quartier d’affaires moderne avec port, centres commerciaux et business centers (par ex. Le Thalès)

La Condamine, La Rousse – Saint Roman, Larvotto, Jardin Exotique, Moneghetti, etc.

On trouve aussi bien de petits bureaux (15–25 m²) que de grands plateaux (plus de 400, 800, voire 1 000 m²), souvent dans des résidences de standing avec conciergerie, piscines, salles de sport, vues mer, parking…

Les loyers commerciaux mensuels relevés dans les annonces varient typiquement de 2 700 € à plus de 32 000 € (hors TVA) selon la surface, le quartier, le standing et les prestations.

Un dépôt de garantie équivalent à trois mois de loyer est la norme. Les baux commerciaux ont en général une durée maximale de neuf ans, renouvelable.

Charges courantes et services

En plus du loyer, prévoyez : les charges et les dépenses associées.

Coût de la vie mensuel

Aperçu des dépenses courantes mensuelles pour un logement, incluant les charges, les services et les communications.

Charges de copropriété

Variables, parfois élevées dans les résidences de luxe.

Énergie et eau

Pour un 85 m², la facture mensuelle peut osciller entre 187 et 500 €.

Internet haut débit

49 à 150 €/mois pour une connexion de 60 Mb/s ou plus, avec une vitesse moyenne de 78 Mb/s.

Téléphonie mobile

32 à 80 €/mois pour un forfait avec appels et au moins 10 Go de données.

Un tableau synthétique des dépenses mensuelles d’un petit bureau type (hors loyer) peut ressembler à ceci :

PosteFourchette mensuelle indicative
Électricité, eau, chauffage (85 m²)187 – 500 €
Internet fixe49 – 150 €
Téléphonie mobile (2 lignes)64 – 160 €
Assurance, petites fournitures100 – 300 €
Total hors personnel≈ 400 – 1 100 €

Recruter et gérer du personnel : coûts et cadres

Le marché du travail monégasque est très structuré. On comptait près de 65 700 emplois (public + privé) fin 2024, pour un peu plus de 6 300 employeurs dans le secteur privé. La main-d’œuvre est multilingue et très qualifiée, mais les prétensions salariales sont à la hauteur du coût de la vie.

Niveau des salaires et charges sociales

Le salaire moyen net mensuel avoisine 7 400 € après impôt (inexistant localement), soit un niveau cohérent avec le coût de la vie. Le salaire minimum évoqué pour 2025 est d’environ 1 800 €.

Les contributions sociales sont significatives :

Côté employeur : ensemble des cotisations (santé, retraites, allocations familiales, chômage, accidents du travail) entre 28 % et 40 % du salaire brut.

Côté employé : 10 à 14 % du brut.

À cela s’ajoute une particularité : un 13e mois obligatoire, présenté comme une « prime du Prince » de 5 %.

En pratique, pour un poste de cadre à 8 000 € brut, le coût total employeur mensuel peut facilement dépasser 10 500–11 000 €, charges comprises.

Droit du travail : cadre protecteur mais prévisible

Les règles applicables sont codifiées dans le Code du travail et plusieurs lois spécifiques. Quelques repères utiles :

39

La durée légale hebdomadaire du travail en France est fixée à 39 heures.

Les salariés bénéficient d’au moins 5 semaines de congés payés par an, augmentés par l’ancienneté. Les contrats à durée indéterminée (CDI) constituent la norme; les CDD sont strictement encadrés.

Le cadre de protection (non-discrimination, santé et sécurité, harcèlement, droit syndical, etc.) est proche de ce que l’on connaît en France, avec un Tribunal du travail en cas de litige.

Spécificité clé : la priorité à l’emploi local

Pour un expatrié qui monte une structure, le volet le plus sensible est sans doute le système de priorité à l’embauche. La loi impose un ordre strict :

Astuce :

À Monaco, l’embauche est réglementée selon un ordre de priorité strict. Les employeurs doivent d’abord considérer : 1. Les nationaux monégasques, 2. Les étrangers mariés à un(e) Monégasque et certains de leurs descendants, 3. Les résidents étrangers à Monaco déjà intégrés au marché du travail local, 4. Les résidents des communes françaises limitrophes (Cap d’Ail, La Turbie, Beausoleil, Roquebrune-Cap-Martin) ayant une expérience professionnelle à Monaco. Tous les autres candidats ne peuvent être recrutés que si aucun profil adéquat n’a été trouvé dans ces quatre catégories prioritaires.

Chaque poste doit être déclaré préalablement au Service de l’Emploi (Direction du Travail). Ce dernier dispose de quatre jours pour proposer des candidats prioritaires. La demande d’autorisation d’embauche et de permis de travail s’effectue ensuite via un formulaire spécifique, soumis avec un timbre fiscal de 5 €.

Tout étranger, y compris citoyen de l’UE, doit obtenir avant la prise de poste une autorisation de travail liée à un employeur et un poste précis. Tout changement suppose une nouvelle autorisation.

En pratique, cela ajoute une couche de complexité administrative pour les dirigeants expatriés qui souhaitent embaucher directement des profils étrangers. Ne pas respecter ces règles expose à des sanctions pénales (amende, voire courte peine de prison) et à des complications administratives.

Recours à un Employer of Record (EOR)

Pour tester le marché ou embaucher quelques collaborateurs sans créer immédiatement une structure, plusieurs prestataires internationaux proposent un service d’Employer of Record (EOR) à Monaco. Ils deviennent juridiquement l’employeur, gèrent paie, charges, conformité, permis de travail, pendant que vous pilotez opérationnellement le salarié.

Des acteurs comme Rivermate (499 €/employé/mois annoncés) ou d’autres EOR cités dans les études présentent ce modèle. C’est une solution intéressante pour :

valider le potentiel d’un marché ou d’une fonction avant d’investir dans une entité locale

employer des travailleurs transfrontaliers

alléger fortement la charge administrative.

Stratégies d’implantation : du test de marché à la présence complète

Tous les expatriés n’ont ni les mêmes moyens, ni les mêmes besoins. Il est donc utile d’envisager différentes trajectoires possibles.

Option 1 : tester sans entité locale grâce à un EOR ou à la sous-traitance

Si votre objectif est d’abord d’explorer le potentiel de clients à Monaco, vous pouvez :

vendre vos services depuis votre pays d’origine (en B2B, par exemple)

conclure un partenariat avec une société déjà implantée

embaucher un commercial ou un responsable local via un EOR.

Vous limitez ainsi les coûts fixes, tout en commençant à construire un réseau et à mieux comprendre les attentes du marché (notamment dans les secteurs luxe, yachting, finance, services premium).

Cette étape permet de décider ensuite, sur des bases plus solides, si cela vaut la peine de créer une entité monégasque.

Option 2 : créer une petite structure (SARL) et utiliser des espaces flexibles

Pour un entrepreneur qui veut réellement « être » à Monaco, mais qui ne peut pas d’emblée assumer un plateau de bureaux onéreux, une configuration fréquente consiste à :

Bon à savoir :

Pour établir une société à Monaco, il est recommandé de constituer une SARL avec un capital raisonnable, d’au moins 15 000 € pour crédibiliser le projet. Pour les locaux, vous pouvez louer un petit bureau ou un espace dans un business center (comme Le Thalès) ou un espace de coworking (MonacoTech, Monaco Foundry, MonaHub, MP TechGrind, IBC). Pour optimiser les coûts, pensez à recourir partiellement au télétravail et à des freelances étrangers afin de réduire la masse salariale locale.

Les incubateurs comme MonacoTech jouent un rôle clé pour les startups tech ou innovantes. Ils proposent :

un espace de travail de 800 m² avec FabLab pour environ 300 €/mois

du coaching, des ateliers, un réseau d’experts et de partenaires

un accompagnement administratif grâce à un partenariat avec l’Ordre des experts-comptables (dossiers de création, paie, etc.)

– parfois, un soutien financier (MonacoTech Pass).

Bon à savoir :

Pour un expatrié, cet avantage permet d’accéder à une principauté au coût de l’immobilier très élevé, en bénéficiant d’une première installation dont les dépenses restent relativement contrôlables.

Option 3 : monter un véhicule plus structuré (SAM, administrative office…)

Pour des entrepreneurs ou familles très fortunés, la création d’une SAM ou d’un bureau administratif de société étrangère à Monaco répond à d’autres objectifs :

centraliser la gestion patrimoniale ou la direction d’un groupe

structurer des investissements dans la finance, l’immobilier ou l’industrie

optimiser la fiscalité de groupe et la protection d’actifs, dans un cadre conforme aux standards internationaux.

Un bureau administratif de société étrangère peut être imposé à un taux réduit basé sur ses charges de fonctionnement (environ 2,8 %). Ce modèle peut convenir à une société mère installée dans une autre juridiction qui souhaite bénéficier de l’infrastructure monégasque (banques, talents, image) sans déplacer toute son activité.

Ici, l’implantation se planifie généralement avec des cabinets de conseil, notaires et avocats spécialisés, avec des honoraires qui démarrent autour de 5 000 € et peuvent grimper bien au-delà selon la complexité.

Réseaux et écosystème : un atout décisif pour l’entrepreneur expatrié

Dans un micro-État où la plupart des affaires se font sur la base de la confiance et du relationnel, savoir s’intégrer dans les bons cercles est crucial.

Clubs d’affaires et réseaux professionnels

Plusieurs organisations structurent la vie économique :

Réseaux d’Affaires et de Soutien à l’Entrepreneuriat à Monaco

Principaux acteurs et organisations qui dynamisent l’écosystème économique monégasque en facilitant le networking, l’innovation et le développement des entreprises.

Monaco Economic Board (MEB)

Bras armé économique du gouvernement, regroupant plus de 600 entreprises membres. Organise une cinquantaine d’événements annuels : cocktails, conférences, missions à l’étranger et rencontres B2B.

MonacoTech

Incubateur public-privé très sélectif, accompagné par le gouvernement et Monaco Telecom. Se concentre sur les startups innovantes dans les domaines de la GreenTech, BlueTech, Smart Yachting, MedTech, FinTech et IA.

MVCA (Monaco Private Equity & Venture Capital Association)

Association regroupant plus de 90 membres. Organise des sommets annuels, des mixers trimestriels et des compétitions de pitchs pour startups.

Club Vivanova

Club de networking d’affaires haut de gamme, présent dans plusieurs pays et très actif sur la scène monégasque.

Monaco Women Network

Réseau dédié aux femmes professionnelles, proposant des événements mensuels, un forum annuel et décerne le prix « Monte-Carlo Woman of the Year ».

À cela s’ajoutent nombre de clubs plus mondains mais utiles pour se créer un carnet d’adresses (Monaco Ambassadors Club, International Club of Monaco, etc.), sans oublier l’International University of Monaco (IUM) qui dispose de son propre écosystème entrepreneurial (Tech Summit, clubs étudiants, réseau d’anciens).

Bon à savoir :

Ces structures offrent un accès direct à des décideurs, business angels, family offices et dirigeants établis, ce qui peut accélérer fortement la croissance d’un projet pour un nouvel arrivant.

Communautés d’expatriés

Les expatriés sont très présents, et des plateformes comme InterNations, ainsi que de nombreux groupes Facebook (« Monaco Expats », « Expat Women in Monaco », etc.), facilitent :

l’échange de conseils sur le logement et les démarches

la constitution d’un réseau social (dîners, sorties, événements)

le partage d’opportunités d’affaires ou d’emploi.

Pour un entrepreneur étranger, ces communautés sont un bon point d’entrée pour comprendre les codes locaux, éviter les faux pas et obtenir des recommandations (comptable, avocat, agent immobilier, banquier…).

Secteurs porteurs pour un projet entrepreneurial à Monaco

Si Monaco est historiquement le royaume du tourisme de luxe, de la banque privée et du yachting, l’économie se diversifie fortement. Pour un expatrié, certaines niches sont particulièrement intéressantes.

Tech, innovation et durabilité

Les autorités ont clairement fait le pari d’une montée en gamme technologique :

croissance annuelle du secteur tech estimée à 12 %

prévisions de revenus du secteur dépassant 1,2 milliard de dollars par an à court terme

ambition d’entrer dans le top 10 des hubs technologiques européens.

Les thématiques poussées comprennent :

Secteurs d’Innovation à Monaco

Panorama des principaux domaines technologiques et innovants soutenus par la principauté, alliant durabilité, numérique et excellence.

GreenTech

Développement des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, de la mobilité verte et de l’économie circulaire.

BlueTech

Promotion de l’économie maritime durable, protection des océans et technologies pour la plaisance et la navigation.

Smart Yachting

Innovations pour yachts et super-yachts, incluant services connectés et motorisations propres.

MedTech / HealthTech

Solutions de télémédecine, intelligence artificielle médicale et plateformes de suivi des patients.

FinTech & Blockchain

Finance décentralisée, gestion des cryptoactifs, tokenisation et sécurisation des transactions.

Cybersécurité

Protection des données et des infrastructures critiques, en collaboration avec la Digital Security Agency.

Des startups locales comme Net0 (gestion de l’empreinte carbone), Discloser (plateforme d’ESG reporting), InnoDeep (IA pour dépistage du cancer) ou DWorld (expériences VR) illustrent cette dynamique.

Luxe, services premium et immobilier

Monaco demeure un incontournable pour :

Exemple :

Les services de luxe pour les particuliers fortunés (HNWI) englobent plusieurs domaines spécialisés. Cela inclut la gestion de patrimoine et le conseil financier, la gestion de yachts (ventes, location, gestion) par des acteurs comme Y.CO, ainsi que des services de conciergerie, d’organisation d’événements et de voyages sur mesure. Le secteur comprend également la location et la vente de biens immobiliers de prestige, souvent gérées par des agences hautement spécialisées.

La présence de quelque 2 000 millionnaires résidents ou semi-résidents, et d’un flux de 350 000 visiteurs par an, crée un réservoir de clients potentiels pour des services à forte valeur ajoutée.

Créer son entreprise à Monaco : points de vigilance pour expatriés

Même avec des moyens confortables, installer une activité à Monaco n’est pas anodin. Quelques pièges récurrents ressortent des études et retours de terrain.

Sous-estimer les délais et la paperasse

La combinaison résidence + création de société + ouverture de compte bancaire peut facilement prendre 3 à 6 mois, voire davantage si des pièces manquent ou si l’activité est régulée. Partir sur un horizon de quelques semaines est irréaliste.

Il faut notamment anticiper :

les extraits de casier judiciaire de différents pays

les traductions assermentées en français

la certification de documents par des consulats monégasques

les échanges itératifs avec la DEE, la banque, l’Employment Office.

Négliger la priorité à l’emploi local et les permis de travail

Ignorer la hiérarchie de priorité à l’embauche ou faire travailler un collaborateur étranger sans autorisation de travail expose à des sanctions lourdes (pénales, administratives et réputationnelles).

Astuce :

Pour chaque recrutement clé, intégrez dans votre planning les étapes essentielles telles que la rédaction de l’offre d’emploi, la diffusion des annonces, la sélection des candidats, les entretiens, la prise de décision et l’intégration du nouvel employé. Cela permet d’anticiper les délais, d’allouer les ressources nécessaires et d’assurer un processus de recrutement fluide et efficace.

la déclaration de poste au Service de l’Emploi

le délai de quatre jours pour les propositions de candidats prioritaires

la demande d’autorisation d’embauche et de permis de travail

le rendez-vous médical obligatoire à la Médecine du travail.

Mal calibrer la structure juridique et la substance

Créer une SAM coûteuse et surdimensionnée pour une activité modeste ou, à l’inverse, rester en nom propre pour un projet significatif sont deux extrêmes à éviter. Une analyse fine de :

votre marché cible (Monaco, Europe, monde)

votre stratégie fiscale (exposition à l’IS, règles CFC de votre pays d’origine)

votre besoin de financement et de crédibilité

Astuce :

Pour déterminer la forme juridique la plus appropriée pour une entreprise (comme une SARL, une SAM ou un bureau administratif), il est essentiel de se baser sur une analyse comparative des besoins spécifiques du projet, du nombre d’associés, du régime de responsabilité souhaité, des contraintes fiscales et des formalités administratives. Cette démarche doit guider le choix pour assurer la cohérence et la viabilité de la structure.

De même, une société « coquille vide » sans locaux ni personnel présentera un risque de contestation par des administrations fiscales étrangères, surtout si vous êtes originaire d’un pays à fiscalité lourde.

Oublier que Monaco n’est pas dans l’UE

Même si Monaco utilise l’euro et applique la TVA européenne via la France, ce n’est pas un État membre de l’Union européenne. Certaines activités transfrontalières ou régulées peuvent se heurter à des restrictions ou nécessiter des montages juridiques plus complexes (agréments, passeports financiers, etc.).

Pour un projet très orienté vers le marché intérieur européen, il peut être pertinent de combiner Monaco (pour le siège patrimonial, la résidence) avec une filiale opérationnelle dans un pays de l’UE.

En conclusion : pour quel profil d’expatrié Monaco est-il vraiment adapté ?

Créer son entreprise à Monaco n’est ni simple, ni bon marché. L’extrême cherté du coût de la vie et des loyers, la sélectivité des banques, la rigidité bienvenue mais exigeante du droit du travail et des autorisations d’exercer font de la Principauté un terrain de jeu réservé à des projets bien structurés.

En revanche, pour un expatrié qui :

Attention :

Le profil cible dispose d’un capital initial ou d’une capacité de financement solide, évolue dans des segments haut de gamme (finance, tech, yachting, luxe, conseil premium), sait valoriser un écosystème dense mais accessible avec les bons codes, et recherche une combinaison d’optimisation fiscale personnelle, de sécurité et d’une qualité de vie rare.

Monaco peut offrir un levier considérable.

La clé, pour un entrepreneur étranger, est de ne pas aborder Monaco comme un simple « paradis fiscal », mais comme un écosystème économique sophistiqué où l’État exige une vraie création de valeur et où la crédibilité se construit sur la durée : substance réelle, respect rigoureux des règles, participation aux réseaux, et inscription dans les priorités (innovation, durabilité, qualité).

En préparant minutieusement votre projet, en vous entourant de conseils locaux (avocats, notaires, experts-comptables, agences de relocation) et en utilisant intelligemment les structures d’accompagnement (MonacoTech, MEB, clubs business), vous maximisez vos chances de transformer ce qui pourrait n’être qu’une adresse prestigieuse en une base solide pour votre développement international.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Monaco, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler Monaco pour son absence d’impôt sur le revenu pour les particuliers non français, sa sécurité juridique, son environnement bancaire haut de gamme et son accès aisé avec la France. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence monégasque (justification de ressources, bail ou achat résidentiel), détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local (avocat, banque privée, conseil immobilier) et intégration patrimoniale globale.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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