Les sports populaires à pratiquer en Belgique : panorama complet et idées concrètes

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

La Belgique a la réputation d’être un pays de sport. Football, cyclisme, tennis, course à pied, sports de raquette émergents comme le padel, sports d’eau, sports en salle… l’offre est immense. En 2024, dans la seule Région flamande, 89 % des adultes déclaraient pratiquer un sport au moins une fois par an et près des deux tiers faisaient de l’exercice chaque semaine. À l’échelle du pays, plus de 1,3 million de personnes sont membres d’un club sportif, réparties dans environ 17 000 clubs.

Bon à savoir :

En Belgique, il est très facile de trouver une activité sportive adaptée, quel que soit son niveau, son âge ou son budget. L’article présente un tour d’horizon des sports les plus populaires, basé sur la culture sportive locale, les résultats internationaux et les possibilités concrètes de pratique.

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Un pays où le sport se vit au quotidien

Le sport relève des compétences des trois communautés (flamande, française et germanophone). Résultat : pas de grande stratégie sportive unique au niveau fédéral, mais une multitude de politiques, de programmes et d’initiatives de proximité. En Flandre, par exemple, la politique sportive 2019‑2024 vise explicitement à permettre à chacun de pratiquer un sport près de chez soi et à tous les âges. L’agence Sport Vlaanderen dispose d’un budget en forte hausse, passé d’environ 121 millions d’euros en 2016 à plus de 161 millions en 2022.

64

Pourcentage d’enfants de 3 à 9 ans en Flandre membres d’un club sportif.

Le revers de la médaille : seuls 31 % des enfants de 3 à 9 ans et 19 % des adolescents atteignent les recommandations de mouvement. D’où le foisonnement de projets comme Buitenspeeldag (journée de jeux en plein air), Sportmix, Sportsnack, Sport après l’école, ou encore des campagnes comme « Sporters beleven meer » ou « Faut que ça bouge ! », qui encouragent la pratique régulière.

Dans ce paysage, certains sports tirent particulièrement leur épingle du jeu.

Football : le sport roi, des terrains de village à la Pro League

Difficile de parler de sport en Belgique sans commencer par le football, sport le plus pratiqué et le plus médiatisé du pays. Fondée en 1895, l’Union royale belge des sociétés de football-association (URBSFA/RBFA) encadre plus de 2 000 clubs et supervise chaque année plus de 300 000 matches. On estime qu’environ 400 000 joueurs sont affiliés, soit une part significative de la population.

Une pyramide de compétitions très dense

Le système de ligues forme une véritable pyramide, du sommet professionnel jusqu’aux divisions provinciales.

Voici un aperçu simplifié de la structure actuelle :

NiveauNom du championnatType de compétition
1Belgian Pro League (Jupiler Pro League)Professionnel, 16 clubs (18 à terme)
2Challenger Pro LeagueProfessionnel / semi-pro
3Division 1 nationale (VV / ACFF)Amateurs nationaux
4Division 2 nationale (VV / ACFF)Amateurs nationaux
5Division 3 nationale (VV / ACFF)Amateurs nationaux
6-9Divisions provincialesAmateurs, gestion par provinces

Au sommet, la Belgian Pro League, créée dès 1895, poursuit une longue tradition. Historiquement, 16 clubs y évoluent, avec une expansion à 18 clubs et la suppression des play-offs prévue à partir de la saison 2026‑2027. Aujourd’hui, elle est classée 8e championnat européen par l’UEFA – un niveau honorable pour un petit pays.

Exemple :

Le RSC Anderlecht, avec son record de 34 titres nationaux, le Club Brugge, le Standard de Liège, l’Union Saint-Gilloise et le KRC Genk font partie de l’élite du football belge. Ces clubs inspirent chaque week-end des milliers de jeunes joueurs qui pratiquent le football dans les clubs de quartier à travers le pays.

Jouer au foot en Belgique, concrètement

Pour un pratiquant, l’offre est très large :

– en ville, on trouve des terrains synthétiques éclairés, adaptés au mini-foot ou au football à 11 ;

– à la campagne, de nombreux clubs de village animent la vie locale ;

– en salle, le futsal et les variantes de mini-foot connaissent aussi un succès notable.

À Bruxelles, par exemple, la Ville et les communes gèrent un réseau impressionnant d’infrastructures : terrains naturels de 99 x 60 m, terrains synthétiques de 100 x 55 ou 100 x 63 m, parfois éclairés à 150 lux, stades avec piste d’athlétisme, salles de futsal, etc.

Un exemple de configuration typique dans une commune :

Type d’infrastructureDimensions approximativesUsage principal
Terrain naturel99 x 60 mFootball à 11
Terrain synthétique100 x 55 mFootball / hockey / entraînements
Terrain polyvalent (Régupol)90 x 46 mFootball / hockey / multisports
Salle omnisports (40 x 20 m ou plus)800-1 200 m²Futsal, basketball, volley, badminton

Pour les enfants, l’URBSFA a développé une vision de formation axée sur le plaisir, le jeu en petits groupes (2 contre 2, 5 contre 5, etc.) et une progression vers le 11 contre 11. L’objectif est d’éviter la pression précoce du résultat et de privilégier le développement technique et moteur.

Un réservoir gigantesque pour la pratique loisirs

Le football ne se limite pas aux compétitions officielles. Il suffit d’un ballon et d’un bout de terrain ou de parc pour organiser un match entre amis. Dans les grandes villes comme Bruxelles, Anvers, Liège ou Charleroi, les espaces en béton avec buts, les plateaux multisports ou même les parkings désertés le week-end servent souvent de terrain de jeu improvisé.

Astuce :

La Super League féminine structure le haut niveau. Parallèlement, de plus en plus de clubs ouvrent des équipes féminines pour les jeunes et les seniors, facilitant ainsi l’accès à la pratique pour les femmes et les filles.

Cyclisme : sport national bis, de la route aux chemins de campagne

Si le football est le sport numéro un en termes de licenciés, le cyclisme est sans doute le sport le plus intimement lié à l’identité belge. Près de 48 % de la population utilise le vélo, et dans certaines régions, pédaler est aussi naturel que marcher.

La Royale Ligue Vélocipédique Belge, créée en 1882, a joué un rôle-clé dans l’organisation du cyclisme mondial, en étant notamment membre fondateur de l’Union Cycliste Internationale.

Une culture du vélo profondément enracinée

La Belgique est une superpuissance historique du cyclisme : 25 titres mondiaux sur route chez les hommes, 18 victoires au Tour de France, 7 victoires au Giro, 8 à la Vuelta, une domination sur les grandes classiques comme le Tour des Flandres ou Liège–Bastogne–Liège. Des légendes comme Eddy Merckx, Rik Van Steenbergen, Tom Boonen, Johan Museeuw ou Philippe Gilbert ont façonné un imaginaire collectif où le cycliste endurant, le fameux Flandrien, brave la pluie, le vent et les pavés.

Attention :

Au-delà de son image, le cyclisme est un sport très accessible grâce à des routes secondaires calmes, des centaines de parcours balisés pour le loisir, la présence de clubs dans la plupart des villages et un vaste réseau de pistes cyclables.

Pratiquer le cyclisme sur route ou en loisirs

Pour la pratique, les possibilités sont multiples :

sorties « randonnée » sur des boucles balisées en Flandre et en Wallonie ;

entraînement sportif sur les routes vallonnées de l’Ardenne ou dans le Brabant flamand ;

– cyclotourisme familial le long des canaux, rivières et voies vertes ;

– participation à des cyclosportives grand public reprenant les tracés de grandes classiques.

Exemple :

La version cyclotouriste du Tour des Flandres, souvent nommée Vlaanderen Mooiste, est un exemple emblématique d’événement permettant aux amateurs de parcourir les mêmes monts pavés mythiques que les professionnels, tels que l’Oude Kwaremont, le Paterberg et le Koppenberg.

Un aperçu des formes de pratique courantes :

Type de cyclismeProfil idéalExemples de lieux ou événements
Route loisir / tourismeFamilles, débutants, seniorsRavel en Wallonie, LF‑routes en Flandre
Cyclosport routeAmateurs entraînésCyclosportive Tour des Flandres, Liège–Bastogne–Liège Challenge
Gravel / cheminsAmateurs nature, aventureArdenne, Flandre intérieure
VTT / cross‑countrySportifs, techniquesForêts ardennaises, Limburg, Flandre orientale
Cyclo‑cross amateurPassionnés, demi‑fond hivernalCircuits locaux en Flandre et Wallonie

La région de Flandre va d’ailleurs accueillir des championnats européens sur route et des mondiaux de gravel, preuve que l’infrastructure est pensée autant pour le spectacle que pour la pratique amateur.

Cyclisme urbain et déplacements quotidiens

En ville, le vélo est aussi un moyen de transport clé. Des initiatives comme Pro Velo (à Bruxelles et en Wallonie) encouragent l’usage du vélo au quotidien, avec des services variés : ateliers de réparation, locations, formations, accompagnement à la mise en place de plans de mobilité en entreprise.

Les incitants financiers existent aussi : indemnité vélo exonérée d’impôts pour les trajets domicile‑travail (plus de 0,20 €/km selon les régimes), réseaux cyclables sécurisés, zones 30, etc. Pour beaucoup de Belges, faire du sport passe tout simplement par le fait d’aller au travail ou à l’école à vélo.

Course à pied et athlétisme : du jogging urbain aux grandes classiques

La course à pied est l’une des activités les plus simples et les plus répandues en Belgique. La disponibilité de parcs, forêts, chemins de halage et circuits de jogging dans toutes les grandes villes facilite la pratique, même pour les débutants.

Une tradition d’athlétisme de haut niveau

L’athlétisme belge a produit plusieurs champions olympiques : Nafissatou Thiam en heptathlon, Tia Hellebaut en saut en hauteur, Gaston Roelants au 3000 m steeple, Gaston Reiff sur 5000 m. Le pays accueille aussi l’un des plus grands meetings du circuit international : le Memorial Van Damme, étape de la Diamond League au stade Roi Baudouin à Bruxelles.

Mais la dimension « pratique » passe surtout par le jogging et les courses populaires.

Courses emblématiques et jogging pour tous

Des épreuves comme les 20 km de Bruxelles, le Marathon d’Anvers ou celui de Bruxelles attirent chaque année des milliers de coureurs, confirmant le succès de la course à pied comme sport de masse. De très nombreuses communes organisent également leurs propres joggings, parfois couplés à des événements caritatifs.

Pour structurer la pratique, on trouve :

des pistes d’athlétisme municipales (400 m, avec 6 à 9 couloirs) ;

– des salles de sport polyvalentes pour l’athlétisme en salle ;

– des événements de type cross (notamment le Lotto Cross Cup) pour courir en nature.

Dans certaines communes bruxelloises, les complexes proposent à la fois un stade (football 105 x 66 m), une piste de 400 m, des aires de sauts et de lancers, ce qui permet de pratiquer l’athlétisme de manière très complète.

Tennis et explosion du padel : les raquettes en pleine lumière

La Belgique est une terre de tennis : Justine Henin et Kim Clijsters, toutes deux anciennes n°1 mondiales et plusieurs fois lauréates en Grand Chelem, ont durablement marqué l’histoire du sport mondial. Cette réussite au plus haut niveau a contribué à attirer de nombreux pratiquants.

Tennis : un réseau de clubs très dense

La Fédération royale belge de tennis gère le sport, sous la forme de deux ailes – AFT pour la partie francophone, VTV pour la partie néerlandophone. On recense environ 150 000 à 160 000 licenciés.

Le pays regorge de clubs, souvent avec plusieurs courts en terre battue ou en dur, des terrains couverts pour la saison hivernale, et parfois des écoles de tennis pour enfants et adultes. Du côté de la compétition, la Belgique a brillé en Fed Cup (victoire en 2001, finale en 2006) et en Coupe Davis (finale en 2015).

Pour la pratique loisir :

la plupart des clubs proposent un abonnement saisonnier ;

certains complexes municipaux permettent de louer des terrains à l’heure, parfois avec des tarifs différenciés pour les habitants.

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Prix de l’abonnement tennis pour la saison extérieure pour les résidents d’un centre sportif bruxellois.

Padel : le phénomène qui bouscule tout

Si le tennis est bien installé, le padel est la grande tendance de la décennie. Ce sport hybride entre squash et tennis connaît un essor fulgurant. Les chiffres varient selon les sources, signe d’une croissance rapide, mais ils convergent sur une explosion :

autour de 2010, le padel restait marginal ;

en 2023, Padel Belgium revendiquait déjà plus de 95 000 membres ;

– certaines estimations évoquent jusqu’à 500 000 pratiquants amateurs dans le pays.

2000

Le nombre de courts de padel en France dépasse désormais les 2 000, illustrant la croissance rapide de cette infrastructure.

Le pays s’est structuré très tôt : la première association de padel date de 1992, l’adhésion à la Fédération internationale (FIP) remonte à 1996, et la Belgique a aligné des équipes nationales dès 2000. Aujourd’hui encore, trois sélections existent (adultes, seniors, juniors) et le pays figure parmi les dix premiers au monde en nombre de clubs et de terrains.

Un tableau permet de visualiser l’essor comparé tennis/padel :

Indicateur (ordre de grandeur)TennisPadel (2023)
Licenciés150 000 – 160 000> 95 000 (membres fédérés)
ClubsPlusieurs centaines400 à 500 clubs (estimations)
CourtsTrès nombreux, mais stables> 2 000 courts, en forte hausse
Niveau internationalAnciens n°1 mondiaux (Henin, Clijsters)Plusieurs joueurs classés au FIP, équipes nationales dans le top 10

Pour un pratiquant, le padel offre :

un apprentissage rapide, accessible aux débutants ;

un jeu très convivial en double ;

des clubs souvent modernes et conviviaux (club-house, restauration, espaces de détente).

La Ligue organise des circuits comme le Lotto Belgian Padel Tour, et des tournois internationaux FIP (Koksijde, Mol, etc.) se multiplient, ce qui tire aussi vers le haut le niveau chez les amateurs motivés.

Sports collectifs en salle : basketball, volley, handball, futsal

En parallèle des grands sports de plein air, la Belgique dispose d’une forte tradition de sports en salle : basketball, volleyball, handball, mais aussi badminton, futsal ou mini-foot.

Les grandes salles comme le Spiroudome à Charleroi, la Lotto Arena à Anvers, la Country Hall de Liège ou la Versluys Dome à Ostende accueillent les matchs de haut niveau. Mais la base de la pyramide, ce sont des dizaines de petites salles omnisports dans chaque commune.

Une salle standard de 40 x 20 m permet déjà de pratiquer :

basketball ;

volleyball ;

handball ;

futsal ;

badminton (souvent 4 à 10 terrains tracés dans la longueur).

Bon à savoir :

Certaines infrastructures proposent des halls de 1 200 m² avec revêtement Taraflex, qui peuvent être divisés en plusieurs plateaux. Elles sont complétées par des salles plus petites dédiées aux arts martiaux, à la danse, à la gymnastique ou à la musculation.

Basketball : une pratique en progression, portée par les Belgian Cats

Le basketball est structuré par la Fédération royale belge de basket. La ligue masculine élite regroupe une poignée de clubs professionnels (BC Oostende, Antwerp Giants, Spirou Charleroi, etc.). Chez les femmes, la sélection nationale – les Belgian Cats – a fortement redoré l’image de ce sport grâce à ses titres européens récents et ses résultats en Coupe du monde.

Sur le terrain, la pratique reste très accessible :

Activités sportives pour la jeunesse

La ville propose diverses installations et créneaux dédiés aux sports de ballon pour les jeunes, favorisant l’accès au sport et la vie de quartier.

Clubs de quartier

Encadrement pour les plus jeunes avec des séances de baby-basket et de mini-basket.

Accès libre en salle

Créneaux horaires en libre accès dans les salles communales pour pratiquer entre amis.

Terrains de playground

Terrains extérieurs aménagés dans les parcs et sur les places pour des matches en plein air.

Pour beaucoup de jeunes, surtout en milieu urbain, le basket est un sport spontané : un ballon, un panier dans une cour d’école ou un square suffisent.

Volley et autres sports en salle

Le volley-ball, moins médiatisé, dispose néanmoins d’une belle structure de clubs, notamment en Flandre. Des clubs comme Noliko Maaseik ou Knack Roeselare figurent régulièrement en haut de l’affiche européenne, tandis que le volley féminin s’appuie sur des clubs historiques comme Asterix Kieldrecht ou Dauphines Charleroi.

Pour le pratiquant amateur, rejoindre une équipe de volley « loisirs » ou un club de badminton est généralement très simple via les services des sports des communes ou les plateformes régionales de type sport.brussels.

Sports de combat, gymnastique et fitness : explosion des pratiques en salle

Une autre tendance de fond en Belgique concerne les sports de combat, les cours collectifs en salle, la musculation et le fitness.

Dans beaucoup de complexes, on trouve : les équipements sportifs, les espaces de loisirs, les salles de réunion, les restaurants, et les zones de stationnement.

un dojo couvert de tatamis, parfois avec plancher sur ressorts ;

– une salle de boxe avec ring et sacs de frappe ;

– une salle de gymnastique ou de psychomotricité pour les plus jeunes ;

– une salle de fitness équipée (machines cardio, poids libres, zones de cross‑training).

Exemple :

Les arts martiaux les plus répandus incluent le judo, le karaté, le taekwondo, le jiu‑jitsu, l’aikido, le kendo et la capoeira. Le judo, en particulier, s’appuie sur une solide tradition de haut niveau, illustrée par des champions olympiques tels que Robert Van de Walle ou Ulla Werbrouck.

Les grandes chaînes de fitness (Basic-Fit, Aspria, David Lloyd, etc.) coexistent avec des structures plus petites, souvent subventionnées localement. À Bruxelles, par exemple, on trouve des salles municipales ou associatives dans pratiquement toutes les communes, parfois avec des tarifs réduits pour les habitants.

Sports de plein air et d’eau : marche, kayak, voile, plongée

Au‑delà des sports d’équipe et des disciplines de stade, la Belgique est aussi un terrain de jeu extraordinaire pour les sports de nature, notamment les activités aquatiques et la randonnée.

Randonnée et marche : l’exercice numéro un

La marche est la forme de sport la plus pratiquée : 87 % des personnes qui font du sport au moins une fois par an en Flandre déclarent marcher. Entre les forêts ardennaises, les chemins de halage le long de la Meuse ou de l’Escaut, les sentiers littoraux ou les parcs urbains, les options ne manquent pas.

En Wallonie, les parcours balisés – parfois appelés « Points Verts » – proposent des boucles gratuites de 5, 10 ou 20 km. Les offices de tourisme (comme le réseau TARPAN) fournissent également des topo‑guides pour les randonnées plus longues.

Kayak et sports fluviaux

Les rivières wallonnes sont un paradis pour le kayak, le canoë et le raft léger. Les descentes de la Lesse, de l’Ourthe, de la Semois ou de la Meuse permettent de mélanger sport, découverte de la nature et tourisme local.

Les possibilités sont nombreuses :

RivièreRégion principaleExemple d’activité
LesseNamurDescentes Gendron–Anseremme (12 km), Houyet–Anseremme (21 km) avec Dinant‑Evasion
OurtheArdenne (Liège/Luxembourg)Kayak et packraft avec des opérateurs comme Les Remous ou Adventurebluegreen
SemoisLuxembourg / NamurParcours de 7 à 17 km avec Kayaks La Vanne, descentes depuis Poupehan, Bouillon, Chiny…
MeuseNamur, LiègeCroisières, kayaks et paddle en milieu urbain ou semi‑urbain

Ces activités sont encadrées par des règles strictes : gilet de sauvetage souvent obligatoire, âges minimum, restrictions en cas de crue ou d’étiage. Il est conseillé de réserver et de vérifier les conditions d’eau avant de se lancer.

Lacs et bases de loisirs : Eau d’Heure, Paalse Plas, Bütgenbach…

La Belgique compte aussi plusieurs lacs aménagés pour les sports nautiques. Le plus grand complexe artificiel est celui des Lacs de l’Eau d’Heure, avec cinq lacs proposant plus de 25 activités : voile, paddle, ski nautique sur câble, plongée, jet‑ski, planche à voile…

En Flandre, des sites comme Paalse Plas (Beringen) combinent baignade, club de voile, windsurf et même golf à proximité. En province de Liège, les lacs de Bütgenbach, Robertville ou la base de Wégimont offrent baignade surveillée et sports nautiques.

Les activités possibles sur ces sites :

Activités Nautiques

Découvrez une sélection d’activités aquatiques variées pour profiter de l’eau en toute sécurité et avec plaisir.

Baignade surveillée

Profitez de la baignade dans des zones spécifiquement surveillées pour une sécurité optimale.

Voile légère

Pratiquez la planche à voile, le dériveur ou le catamaran pour glisser sur l’eau.

Stand‑Up Paddle

Explorez les plans d’eau en équilibre sur une planche de paddle.

Ski & Wakeboard

Essayez le ski nautique ou le wakeboard, parfois disponible sur des installations à câble.

Plongée

Partez à la découverte des fonds en plongée, en carrière ou en lac.

Location d’embarcations

Louez un pédalo, une barque ou un bateau électrique pour une balade tranquille.

Plongée en carrière

Spécificité belge, la plongée en carrière (anciennes carrières inondées) est très développée. Des sites comme la Croisette (près de Walcourt, 30 m de profondeur) ou La Gombe (près de Liège, avec avion immergé) offrent des décors surprenants. L’encadrement via clubs est vivement recommandé, pour des raisons de sécurité mais aussi de structure de formation.

Sports de glisse à la côte

Le littoral belge, long d’une soixantaine de kilomètres, est densément équipé en clubs de sports nautiques : surf, kitesurf, windsurf, voile légère, stand‑up paddle. Les plages de Westende, Nieuwpoort, De Haan, Blankenberge, Knokke‑Heist, entre autres, abritent des clubs comme Surfclub De Kwinte, O’Neill Beachclub ou Surfers Paradise.

Le fond sablonneux, la présence de maîtres-nageurs en saison et le contrôle régulier de la qualité des eaux rendent la pratique relativement sécurisée, à condition de respecter les indications des drapeaux et des autorités locales.

Sports d’hiver, ski et sports de montagne… sans les Alpes

Même si la Belgique ne possède pas de hauts sommets, elle compte une dizaine de petites stations de ski, principalement dans les Ardennes (Signal de Botrange, Mont des Brumes, Baraque de Fraiture…). La saison est courte, une vingtaine de jours en moyenne selon l’enneigement, mais le ski de fond reste assez populaire dès que la neige fait son apparition.

Bon à savoir :

Ces stations proposent des activités complémentaires pour profiter de la nature en hiver, telles que des randonnées en raquettes, des balades en forêt et des trails.

Accessibilité et inclusion : le sport pour tous, un chantier permanent

La pratique sportive n’est pas uniforme : elle est plus répandue chez les jeunes adultes, les personnes diplômées et les ménages favorisés. Les pouvoirs publics en sont conscients et multiplient les mesures pour réduire ces écarts.

Jeunes, écoles et programmes spécifiques

La législation impose au moins deux heures d’éducation physique par semaine à l’école primaire et secondaire. En Flandre, l’organisation MOEV accompagne les écoles pour intégrer davantage de mouvement au quotidien, via des outils comme « Sport bouge l’école 2.0 ». En Communauté germanophone, le label « Fit School » ou « Top Fit School » récompense les établissements particulièrement actifs.

Bon à savoir :

Les programmes Sportsnack (8-12 ans) et Sport après l’école (12-18 ans) offrent un accès facilité à des activités encadrées. Elles se déroulent souvent dans les infrastructures scolaires, ce qui simplifie la logistique pour les familles.

Personnes en situation de handicap

En Flandre, on estime à 165 000 le nombre de personnes en situation de handicap, mais seules environ 8 000 pratiquent un sport, encadrées par quelque 800 clubs spécialisés. Les freins identifiés vont du manque de temps à la maladie, en passant par le déficit de confiance en soi ou le manque d’infrastructures adaptées.

Des fédérations spécifiques (Ligue Handisports, Vlaamse Liga Gehandicaptensport, etc.) et des clubs dédiés existent cependant, ainsi que des aides financières ou logistiques. Les personnes concernées citent comme leviers principaux une meilleure accessibilité des infrastructures, un accompagnement familial et l’incitation par les professionnels de santé.

Où trouver son sport en Belgique ?

Pour un résident ou un nouvel arrivant, la question clé reste souvent : comment trouver une activité adaptée près de chez soi ? Plusieurs pistes existent :

Bon à savoir :

Plusieurs ressources centralisent les informations pour trouver un club ou un créneau sportif. Les services des sports communaux sont souvent le premier contact utile. Des sites régionaux comme sport.brussels, Sport Vlaanderen et l’ADEPS répertorient les infrastructures. Les fédérations sportives proposent des annuaires de clubs par discipline. Enfin, certains centres sportifs universitaires (VUB, ULB, KU Leuven, Université de Liège…) sont accessibles aux non-étudiants.

Les infrastructures sont très variées, de la simple plaine de jeux avec un panier de basket à des complexes omnisports ultramodernes, en passant par des piscines municipales, des salles de grimpe, des parcours de golf ou des centres de fitness entièrement équipés.

Conclusion : une offre pléthorique, à portée de tous

Que l’on aime les sports d’équipe comme le football, le cyclisme de route ou de loisirs, la course à pied, le tennis, le padel, les sports de combat, la gymnastique, le fitness, le kayak, la voile, le ski de fond ou simplement la marche, la Belgique offre un terrain de jeu exceptionnellement dense et diversifié.

Le pays combine :

une culture sportive très forte, nourrie par des champions olympiques, des monuments du cyclisme, des clubs de football historiques ;

– un maillage serré d’infrastructures, des villages ardennais aux grandes villes ;

– des politiques publiques orientées vers la proximité (« le sport près de chez soi ») et l’accessibilité financière, surtout pour les enfants et les jeunes.

Astuce :

Le principal défi pour une pratique régulière, surtout chez les jeunes, est de réduire les inégalités sociales et régionales. Cependant, pour ceux qui souhaitent se (re)mettre au sport, les obstacles matériels sont généralement surmontables. L’essentiel est de faire un choix adapté, étant donné la grande diversité de l’offre disponible.

En Belgique, le sport populaire n’est pas une abstraction. Il se joue chaque soir sur un terrain de football de village, se pédale sur une route bordée de pavés, se pratique en double sur un court de padel flambant neuf, s’expérimente dans un kayak descendant la Lesse ou la Semois, ou se vit tout simplement en marchant dans un parc. Il ne reste qu’à enfiler des chaussures adaptées – ou à gonfler les pneus de son vélo – pour rejoindre ce mouvement.

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Après analyse de plusieurs destinations attractives (Belgique, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler la Belgique pour son traitement généralement favorable des revenus mobiliers et des plus-values privées, l’absence d’impôt sur la fortune et son environnement francophone (Bruxelles, Wallonie), tout en restant au cœur de l’UE. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec location ou achat de résidence principale, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors de France, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local (avocat, fiscaliste, agents immobiliers) et intégration patrimoniale. Ce type d’accompagnement permet de réduire fortement la pression fiscale, d’optimiser la transmission et de sécuriser la mobilité grâce à la convention fiscale FR‑BE.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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