S’installer en Belgique séduit de plus en plus d’expatriés : pays multiculturel, institutions européennes, très bon système de santé, qualité de vie enviable. Mais comme partout, la question qui revient avant de faire ses cartons est simple : est‑ce que c’est sûr ? Et surtout : comment vivre sur place l’esprit tranquille, au quotidien, avec sa famille ou en solo ?
La Belgique est considérée comme globalement sûre. Les principaux risques identifiés sont la petite délinquance, la cybercriminalité, les cambriolages, la présence de drogues dans certains quartiers et une menace terroriste jugée « sérieuse » mais encadrée. Pour un expatrié, l’essentiel est d’adopter rapidement les bons réflexes locaux plutôt que de s’alarmer.
Ce guide propose une plongée concrète dans la sécurité en Belgique – et particulièrement à Bruxelles, où se concentre une grande partie des expatriés – avec des conseils pratiques pour préparer votre installation, choisir votre logement, circuler, protéger vos biens, gérer les urgences et profiter du pays sans paranoïa.
1. Comprendre le niveau de sécurité en Belgique
La première étape pour se rassurer consiste à regarder les chiffres. Ils permettent de relativiser certains fantasmes et d’identifier les risques réels.
Un pays pacifique, mais pas exempt de risques
Les indicateurs globaux placent la Belgique parmi les pays sûrs :
| Indicateur | Résultat pour la Belgique | Lecture pour un expatrié |
|---|---|---|
| Classement Global Peace Index 2023 | 20ᵉ sur 163 pays | Pays globalement pacifique |
| Taux d’homicides | 1,1 à 1,7 pour 100 000 habitants (selon les sources) | Inférieur à la moyenne OCDE |
| Indice de sécurité général | ≈ 70 / 100 | Niveau jugé « plutôt sûr » |
| Crime index national | ≈ 49 % | Criminalité modérée |
Autrement dit, si vous venez d’Amérique du Nord, d’Amérique latine, d’Afrique ou même de certaines grandes villes d’Europe, vous aurez souvent le sentiment que la Belgique est plutôt tranquille. Mais ce confort général ne doit pas masquer trois réalités :
– la petite délinquance est très présente dans les grandes villes, en particulier à Bruxelles ;
– la cybercriminalité explose et touche aussi bien les particuliers que les entreprises ;
– la menace terroriste reste prise très au sérieux par les autorités (niveau 3 sur 4).
Bruxelles, cas particulier : capitale européenne, capitale des contrastes
Bruxelles concentre une partie importante des risques, tout simplement parce qu’elle concentre aussi les institutions de l’UE, l’OTAN, les grandes entreprises internationales et un fort brassage de population.
Quelques repères chiffrés pour la région bruxelloise :
| Donnée | Valeur | Commentaire |
|---|---|---|
| Population régionale | ≈ 1,24 million (10,6 % de la population belge) | Très forte densité (7 500 hab./km²) |
| Part de résidents étrangers (âge de travail) | 53 % | Ville très internationale |
| Crime index Bruxelles | ≈ 60,84 / 100 | Niveau de criminalité élevé |
| Proportion d’habitants se sentant « souvent ou toujours » en insécurité | 19 % (contre 7 % en Flandre) | Sentiment d’insécurité plus marqué |
| Taux d’homicides (région) | ≈ 3,2–3,5 pour 100 000 | Nettement au‑dessus de la moyenne nationale |
| Pickpockets enregistrés (2022) | 14 080 (+42 % vs 2021) | Très forte activité de vol à la tire |
| Cambriolages de logements (2022) | 7 008 (+11 % vs 2021) | Risque réel pour l’habitat |
| Vols de vélos déclarés (2022) | 5 001 (+70 % depuis 2015) | Fléau urbain classique |
La capitale n’est pas une zone de guerre, loin de là. Une large moitié des habitants déclarent ne jamais se sentir en insécurité dans leur quartier. Mais les différences entre communes et même entre rues peuvent être marquées. C’est particulièrement vrai pour :
Il est conseillé d’être particulièrement vigilant dans certains secteurs de Molenbeek, Anderlecht (zones canal et gare), Schaerbeek, Saint‑Josse, Anneessens et Marolles, ainsi que dans les abords immédiats des grandes gares : Gare du Nord, Gare Centrale et Gare du Midi.
À l’inverse, des communes comme Uccle, Woluwe‑Saint‑Pierre, Woluwe‑Saint‑Lambert, Watermael‑Boitsfort ou certaines parties d’Ixelles et d’Etterbeek figurent parmi les plus sûres du pays, avec des taux de criminalité très bas et une population plutôt familiale.
Terrorisme : menace sérieuse, encadrement rigoureux
Impossible de parler de sécurité en Belgique sans évoquer le terrorisme. Les attentats de Bruxelles en 2016 (aéroport de Zaventem et station Maelbeek) restent dans toutes les mémoires, tout comme la fusillade de 2023 à Bruxelles qui a coûté la vie à deux personnes.
Aujourd’hui :
Nombre de signalements de menaces ou de radicalisation recensés par les autorités en 2024, soit une baisse de 13% sur un an.
Les cibles potentielles sont classiques : gares, aéroports, bâtiments publics, lieux de culte, centres commerciaux, bars et restaurants fréquentés, événements culturels ou sportifs. En pratique, cela se traduit surtout par :
– une présence policière et militaire visible dans certains lieux ;
– des contrôles de sécurité renforcés dans les gares et aéroports ;
– des exercices de crise réguliers (le centre régional de crise à Bruxelles a été activé 76 fois en 2022).
Pour un expatrié, l’attitude réaliste consiste à rester informé (via Crisiscenter.be et le système d’alerte BE‑Alert), sans renoncer pour autant à utiliser les transports ou à fréquenter les lieux publics.
2. Criminalité du quotidien : où se situent vraiment les risques ?
Les agences de plusieurs pays (États‑Unis, Canada, Australie, Royaume‑Uni) recommandent de « faire preuve d’une vigilance accrue » en Belgique. Cela ne signifie pas que l’on risque sa vie en sortant acheter son pain, mais que certains types de délinquance sont suffisamment répandus pour imposer de bonnes habitudes.
Petits vols, pickpockets et arnaques
Comme dans la plupart des grandes villes européennes, la petite délinquance est le problème numéro un.
Les scénarios fréquents :
– vol de sac, portefeuille, téléphone dans le métro, le tram ou les gares ;
– pickpocket dans les zones très touristiques (Grand‑Place, rue Neuve, marchés de Noël, festivals) ;
– vol de bagages dans les trains internationaux (Bruxelles–Paris, Bruxelles–Amsterdam, Bruxelles–Londres) à partir des porte‑bagages, juste avant la fermeture des portes ;
– vol dans les cafés et restaurants : sac accroché à une chaise, ordinateur laissé sans surveillance.
Les voleurs travaillent souvent en équipe de deux ou trois et misent sur la distraction : demande d’itinéraire, boisson renversée « par accident », discussion insistante, pétition à signer, manœuvres pour vous coller dans la foule.
Les bonnes pratiques à adopter rapidement :
Pour protéger vos biens, privilégiez un **sac en bandoulière** porté devant et bien fermé. Évitez de laisser votre sac ou votre téléphone sur une table ou au dossier d’une chaise. Ne conservez pas votre passeport, votre carte bancaire et de grosses sommes d’argent liquide au même endroit. Dans les trains, gardez vos objets de valeur **sur vous ou à vos pieds**, avec le sac coincé entre vos jambes, plutôt que dans les racks en bout de wagon.
Cambriolages et sécurité du logement
Sur l’ensemble du pays, plus de 141 cambriolages sont signalés chaque jour. À Bruxelles, les effractions de logements ont augmenté de 11 % en 2022. Les périodes de vacances, les soirées d’hiver et les rez‑de‑chaussée mal protégés sont les plus exposés.
Pour un nouvel arrivant qui loue un appartement, deux enjeux majeurs :
– 1. Comprendre les standards légaux de sécurité et de salubrité La Belgique – et chaque région en particulier – impose des normes minimales très précises aux bailleurs :
– structure saine, installation électrique conforme, chauffage fonctionnel ;
– absence d’humidité et de moisissures, ventilation correcte, luminosité minimale ;
– présence d’eau chaude et froide, WC, salle d’eau en état, cuisine équipée basique ;
– détecteurs de fumée obligatoires dans tout logement (et bientôt des règles modernisées en matière de détection incendie à Bruxelles).
En région bruxelloise, Bruxelles Logement dispose de pouvoirs de contrôle stricts. L’organisme peut inspecter les logements et, en cas de non-conformité grave, prendre des mesures coercitives. Ces mesures incluent l’interdiction de louer le bien, l’imposition de travaux correctifs ou l’inflation d’amendes pouvant atteindre 25 000 €. Dans les situations les plus critiques, comme un logement déclaré insalubre, le bourgmestre peut ordonner son évacuation.
Avant de signer, il est donc raisonnable de vérifier :
– l’état des fenêtres (double vitrage obligatoire, surtout en Flandre, et très répandu ailleurs) ;
– la présence de détecteurs de fumée fonctionnels ;
– la solidité de la porte d’entrée, le type de serrure (multi‑points, cylindre sécurisé) ;
– l’absence de taches d’humidité, d’odeurs de moisissure ou d’infiltration.
2. Renforcer simplement la sécurité au quotidien Deux tiers des effractions se font… par la porte. Quelques actions peu coûteuses renforcent énormément la résistance d’un logement :
Mesures pratiques pour dissuader les intrusions et protéger votre logement en votre absence.
Ajouter une barre de sécurité ou une chaîne intérieure sur la porte principale et installer des verrous ou bloque-fenêtres sur les ouvrants facilement accessibles.
Utiliser un judas ou, mieux, un vidéophone ou une sonnette connectée pour identifier clairement qui sonne avant d’ouvrir.
Programmer des lampes sur minuterie pour créer une activité lumineuse pendant les absences prolongées, comme les vacances.
Demander à un voisin de confiance de vider régulièrement votre boîte aux lettres et de relever le courrier en cas de voyage.
Éviter d’annoncer ses vacances en direct sur les réseaux sociaux ; il est préférable de publier les photos au retour.
Au‑delà du matériel, le simple fait de toujours verrouiller portes et fenêtres, même pour une courte sortie, reste la meilleure barrière.
Vélo : paradis des cyclistes, enfer des antivols
La Belgique – et Bruxelles en particulier – pousse fortement à l’usage du vélo. Mais le vol de bicyclettes est l’un des motifs principaux de découragement des cyclistes : à Bruxelles, les vols déclarés ont augmenté de 70 % entre 2015 et 2022, pour atteindre 5 001 cas, et les autorités considèrent que c’est très sous‑déclaré.
Pour vivre l’expatriation à vélo sans se ruiner en montures volées, quelques repères utiles :
| Ce qui se passe le plus souvent | Ce qu’il faut faire |
|---|---|
| Vélos mal ou pas attachés emportés « au passage » | Toujours attacher le cadre et une roue à un point fixe, même pour 5 minutes |
| Câbles basiques coupés en quelques secondes | Bannir les câbles comme antivol principal ; privilégier U-lock massifs ou chaînes lourdes |
| Vélos haut de gamme, cargos ou VAE ciblés | Éviter de les laisser la nuit dehors, retirer la batterie et l’écran, multiplier les antivols |
| Retrouver un vélo volé impossible | Enregistrer son vélo dans le registre national MyBike et garder photos + numéro de cadre |
Les spécialistes locaux recommandent :
– un antivol en U de bonne qualité (type Abus Granit, Litelok, Hiplok) autour du cadre + roue avant ;
– un second dispositif (chaîne lourde, autre U) pour fixer la roue arrière ou sécuriser dans un local vélo ;
– un emplacement très visible, éclairé, proche d’un commerce plutôt qu’une ruelle sombre.
Autre allié précieux : l’enregistrement. Le service public mybike.belgium.be attribue un QR code gratuit à coller sur le cadre. En cas de récupération par la police, vous pouvez être recontacté automatiquement. À Bruxelles, les vélos retrouvés sont également consultables sur velostrouves.be.
3. Santé et urgences : un système de soins très sécurisant
Sur le volet sanitaire, la Belgique offre probablement l’un des environnements les plus rassurants pour un expatrié.
Un système de santé considéré comme parmi les meilleurs au monde
Les classements internationaux sont éloquents :
– 5ᵉ au Euro Health Consumer Index 2018 ;
– 2ᵉ système de santé mondial dans l’Index de Prospérité Legatum 2023 (score 85/100) ;
– 10ᵉ sur 32 dans le World Index of Healthcare Innovation 2024 ;
– seulement 1 % de la population déclarant des besoins médicaux non couverts (contre 2,2 % de moyenne UE).
Le pays consacre plus de 10 % de son PIB à la santé depuis plus d’une décennie. La couverture est universelle : tout résident inscrit à la sécurité sociale et affilié à une mutuelle (mutualité / ziekenfonds) a droit aux remboursements.
Pour un expatrié, cela signifie : s’adapter à une nouvelle culture, établir des relations professionnelles et personnelles, et faire face à des défis logistiques et émotionnels.
– un accès rapide aux généralistes, spécialistes et hôpitaux, y compris de haut niveau universitaire ;
– une prise en charge partielle importante des consultations (souvent 50 à 75 %) et des médicaments (jusqu’à 80 % pour certaines molécules).
En contrepartie, la santé n’est pas gratuite : vous payez vos consultations, puis la mutuelle rembourse une partie, complétée souvent par une assurance privée.
S’installer : démarches santé pour expatriés
Dès que vous vous installez durablement, la sécurité sanitaire passe par quelques démarches administratives incontournables :
1. Inscription à la commune Elle permet d’obtenir votre numéro national (registre), indispensable pour la sécurité sociale et les mutuelles.
2. Affiliation à une mutuelle Ce sont des organismes non lucratifs agréés par l’État (souvent liés historiquement à des courants politiques ou philosophiques). L’affiliation est obligatoire pour les résidents. Certaines catégories (revenus modestes, chômeurs…) peuvent passer par le fonds public HZIV/CAAMI.
3. Couverture transitoire Il existe souvent un délai (jusqu’à six mois) avant une couverture complète ; avoir une assurance privée internationale au début de l’expatriation est donc prudent, voire obligatoire pour nombre de visas non‑UE.
4. Carte d’identité électronique ou carte ISI+ Elle remplace l’ancienne carte SIS et sert de preuve d’assurance chez les médecins et en pharmacie.
Les citoyens de l’UE peuvent initialement utiliser leur carte européenne d’assurance maladie (CEAM/EHIC) ou un formulaire S1, mais devront aussi s’affilier s’ils deviennent résidents.
Comprendre le fonctionnement en cas d’urgence médicale
La Belgique dispose d’un maillage dense de services d’urgence :
– numéros d’appel, voir section suivante ;
– hôpitaux universitaires de pointe (UZ Leuven, UZ Brussel, Saint‑Luc, CHU de Liège, etc.) ;
– services d’urgences hospitaliers (les urgences / spoed) réservés aux cas sérieux.
Quelques points importants pour un expatrié :
En cas d’urgence vitale, une ambulance vous conduit à l’hôpital le plus proche ; les frais de transport sont facturés mais partiellement remboursables. Pour un problème non vital (fièvre, entorse…), privilégiez la consultation d’un généraliste ou d’un médecin de garde plutôt que les urgences. Pour la santé mentale, 50 à 75 % des séances psychologiques peuvent être remboursés grâce à des subventions, mais les délais d’attente sont parfois longs dans le public.
Pharmacies et médicaments : un maillon clé de la sécurité quotidienne
Avec près de 5 800 pharmacies, l’accès aux médicaments et aux conseils est excellent. On les repère à la croix verte ou au symbole du caducée.
À savoir :
– les prix des médicaments remboursés sont encadrés par l’État, avec des niveaux de prise en charge allant de 50 % à 100 % selon la catégorie ;
– pour être remboursé, il faut présenter sa carte d’identité et éventuellement demander l’Annexe 30 (Bijlage 30), justificatif classique en pharmacie.
En pratique, pour un expatrié, la pharmacie devient vite un point de contact régulier pour de petits bobos, la vaccination, les renouvellements d’ordonnance ou des conseils de base… utile aussi pour comprendre le fonctionnement local.
4. Urgences et numéros utiles : savoir qui appeler, et comment
En Belgique, comme dans toute l’Union européenne, la pierre angulaire de la sécurité d’urgence est le 112.
Les numéros d’urgence essentiels
Les principaux numéros à connaître – et à afficher sur le frigo ou enregistrer dans votre téléphone – sont les suivants :
| Service | Numéro | Utilisation principale |
|---|---|---|
| Urgences européennes (police, ambulance, pompiers) | 112 | Numéro unique gratuit, depuis fixe et mobile |
| Ambulance & pompiers (Belgique) | 100 | Urgences médicales et incendies |
| Police (urgence) | 101 | Vol, agression, accident grave, danger immédiat |
| Urgences Croix‑Rouge (ambulance) | 105 | Secours médical (surtout Flandre & Wallonie) |
| Interventions pompiers non urgentes (tempête, inondation) | 1722 | Par téléphone ou formulaire en ligne |
| Aide texte pour malentendants | 114 | SMS d’urgence |
| Enfants disparus / exploitation sexuelle (Child Focus) | 116 000 | Centre national |
| Carte bancaire perdue/volée (Card Stop) | 116 116 | Blocage carte de crédit/débit |
| Documents d’identité belges perdus (Doc Stop) | 00800 2123 2123 | Signalement document perdu ou volé |
| Centre antipoison | 070 245 245 | Intoxications, prises accidentelles |
| Odeur de gaz | 0800 19 400 | Signalement fuites de gaz |
| Prévention suicide (FR) | 0800 32 123 | Ligne d’écoute en français |
| Prévention suicide (NL) | 1813 | Zelfmoordlijn |
| Violence, abus, maltraitance (FR/NL) | 1712 | Ligne anonyme |
| Enfants en détresse – écoute (FR) | 103 | 103‑Écoute‑Enfants |
| Enfants en détresse – AWEL (NL) | 102 | Ligne d’aide |
| Drogues (Infor‑drogues) | 02 227 52 52 | Aide et information |
| Alcooliques anonymes (FR) | 078 15 25 56 | Ligne d’écoute |
| Alcooliques anonymes (NL) | 03 239 14 15 | Ligne d’écoute Flandre |
| Perte d’objet à Bruxelles | 02 274 16 90 | Service des objets trouvés |
D’autres numéros existent pour l’électricité, le gaz, l’eau ou des urgences vétérinaires, mais ceux‑ci couvrent déjà l’essentiel de la vie quotidienne d’un expatrié.
Bonne nouvelle : les opérateurs des centres 112 belges peuvent répondre en anglais, et vous pouvez le demander d’emblée. Les appels aux numéros 112, 100 et 101 sont gratuits.
Comment parler aux secours au téléphone
Les centres 112 belges traitent près de six millions d’appels par an, via 21 centrales et environ 1 200 opérateurs. Pour qu’ils puissent vous aider efficacement, quelques réflexes sont essentiels :
Lors d’un appel d’urgence, communiquez clairement : votre identité et localisation précise, la nature et l’état de la situation (en cours/passé, nombre de personnes, blessés, enfants), la présence éventuelle de substances dangereuses ou d’armes. Ne raccrochez jamais avant que l’opérateur ne vous y autorise.
Pour une expatriation sereine, il est très utile de connaître : les lois et règlements du pays d’accueil, les coutumes culturelles, les services de santé disponibles, les options de logement, les possibilités d’éducation, et le coût de la vie.
– le code d’accès de votre immeuble, de votre parking ou de votre résidence ;
– le nom des médicaments que vous prenez, idéalement dans une langue locale (français ou néerlandais) ;
– le poids et l’âge des enfants, indispensable pour les conseils toxicologiques.
L’application officielle « 112 Where Are U » permet par ailleurs aux secours de vous géolocaliser automatiquement lors d’un appel, ce qui peut faire gagner un temps précieux.
Accidents de la route : ce que la loi impose
Le réseau routier belge est dense et de bonne qualité, mais le pays affiche un taux d’accidents mortels relativement élevé pour l’Europe occidentale : 540 tués sur les routes en 2022, soit 45 décès par million d’habitants.
En cas d’accident de la route, il est essentiel de sécuriser les lieux en priorité. Allumez vos feux de détresse et placez un triangle de signalisation à une distance appropriée pour prévenir les autres usagers. Vérifiez l’état des personnes impliquées et appelez immédiatement les secours (15 pour le SAMU, 18 pour les pompiers, 112 depuis un mobile) si nécessaire. Échangez les coordonnées et les informations d’assurance avec les autres conducteurs concernés, et recueillez des preuves (photos des véhicules, de la signalisation, des dommages). Remplissez un constat amiable, même en cas de désaccord, et déclarez l’accident à votre assureur dans les délais impartis.
– vous devez vous arrêter immédiatement, allumer les feux de détresse, enfiler le gilet réfléchissant et placer le triangle à 30 m au moins derrière le véhicule ;
– en cas de choc léger sans blessé, les conducteurs remplissent un constat amiable européen en échangeant coordonnées, immatriculations et références d’assurance ;
– en cas de désaccord sur les responsabilités, ne signez rien et prenez des photos ;
– s’il y a des blessés, un différend sérieux, une immobilisation dangereuse : appelez 101 (police) et 112 ou 100 (ambulance) et ne déplacez pas les véhicules.
Les conducteurs étrangers doivent aussi se familiariser avec deux points clés :
– la règle de la « priorité de droite » dans de nombreuses intersections urbaines ;
– la limite d’alcool strictement fixée à 0,5 g/L de sang.
5. Villes, quartiers et déplacements : se sentir en sécurité au quotidien
S’installer dans un pays, c’est aussi apprendre où l’on se sent bien. La Belgique offre des profils de villes variés : grandes métropoles portuaires, cités universitaires calmes, villes touristiques ultra‑tranquilles.
Tour d’horizon de quelques villes belges
| Ville | Crime index approx. | Profil sécurité |
|---|---|---|
| Bruges (Brugge) | ≈ 25 | Très sûre, forte fréquentation touristique, peu de violence |
| Leuven | ≈ 17 | Ville étudiante, sentiment de sécurité très élevé, fierté locale forte |
| Ghent (Gent) | ≈ 26 | Petites délinquances et agressions signalées, mais climat globalement serein |
| Anvers (Antwerpen) | ≈ 40 | Problèmes de drogue au port, vols et vandalisme ; hypercentre et quartiers touristiques généralement sûrs avec vigilance |
| Liège | ≈ 60 | Criminalité plus élevée, notamment vols dans et de véhicules, drogues, harcèlement de rue dans certains quartiers |
| Charleroi | ≈ 63 | Une des villes les plus criminogènes du pays, forte influence du chômage et des trafics |
| Waterloo | ≈ 29 | Niveau de criminalité au‑dessus de la moyenne, surtout sur les biens (vandalisme, vols) |
Dans la majorité de ces villes, les risques pour un expatrié qui respecte les précautions de base restent proches de ce que l’on connaît dans d’autres grandes villes européennes : vigilance accrue la nuit, attention aux gares et aux quartiers périphériques défavorisés.
Bruxelles : bien choisir son quartier et ses trajets
La capitale est un cas à part, avec une mosaïque de 19 communes offrant des ambiances très contrastées, autant en termes de prix que de sécurité.
Communes globalement très sûres et recherchées
– Uccle (1180) : quartier verdoyant, résidentiel, très familial, un des taux de criminalité les plus bas de Bruxelles, nombreuses écoles internationales, mais peu de métro et des loyers élevés.
– Woluwe‑Saint‑Pierre (1150) et Woluwe‑Saint‑Lambert (1200) : communes vertes, calmes, très prisées des familles et des expatriés ; criminalité en baisse, bonnes connexions métro et tram.
– Watermael‑Boitsfort (1170) : moitié forêt de Soignes, ambiance quasi village, troisième plus bas taux de criminalité de la région, excellente desserte tram, métro et train.
– Auderghem (1160) : mix ville‑forêt, bonne sécurité, croissance immobilière soutenue.
Quartiers urbains, animés, sûrs… mais plus chers
– Ixelles (1050) : réputée comme l’un des quartiers les plus agréables d’Europe, cosmopolite, très vivante, sécurisée dans ses zones phares (Châtelain, Flagey, avenue Louise), avec juste un peu plus de pickpockets près des grands axes de transport.
– Etterbeek (1040) : voisine du quartier européen, perçue comme propre, sûre, familiale, très appréciée des fonctionnaires internationaux.
Quartiers en transition, sécurité variable selon les rues
– Saint‑Gilles (1060) : en pleine gentrification, très créatif, bars et restos, mais autour de la gare du Midi ou de certaines places (Bethléem) l’ambiance peut être moins rassurante le soir.
– Schaerbeek (1030) : contrastes forts entre zones résidentielles agréables autour du parc Josaphat et secteurs plus compliqués près de la gare du Nord et du petit quartier rouge.
– Anderlecht (1070) : nombreux coins résidentiels calmes, mais périphérie canal et gare demandent de la vigilance, surtout la nuit.
– Molenbeek (1080) : souvent stigmatisée dans les médias, elle regroupe des rues paisibles et des poches de pauvreté et de nuisances liées aux drogues ; à connaître quartier par quartier.
Pour une circulation apaisée à Bruxelles, il est conseillé de privilégier les transports en commun, de consulter les plans de circulation avant de se déplacer, et d’être attentif aux nombreuses zones piétonnes et aux sens uniques. L’utilisation d’applications de navigation en temps réel peut également aider à anticiper les embouteillages.
– privilégiez le métro et le tram pour les déplacements domicile‑travail : le réseau fonctionne bien, malgré des grèves régulières ;
– aux heures tardives, préférez les axes éclairés et fréquentés, surtout en solo ;
– dans et autour des grandes gares (Nord, Centrale, Midi), soyez particulièrement attentif à vos effets personnels.
Transports et conduite : règles à intégrer
La sécurité routière repose sur quelques particularités belges à connaître :
En Belgique, la priorité de droite s’applique dans certaines zones, ce qui peut surprendre les conducteurs étrangers. Les contrôles de vitesse sont fréquents et les amendes peuvent être exigées immédiatement, y compris pour les véhicules immatriculés à l’étranger. De plus, des zones à faibles émissions (LEZ) existent à Bruxelles, Anvers et Gand. Pour y circuler, les véhicules étrangers doivent souvent être enregistrés en ligne à l’avance.
Côté transports publics :
– crimes et pickpockets sont plus courants sur les lignes de métro, trams et bus bondés, ainsi que sur les trains internationaux ;
– les nuitées de vendredi et samedi sont couvertes à Bruxelles par les bus Noctis jusqu’à 3 h du matin, mais là encore, mieux vaut surveiller son sac.
6. Cybercriminalité, arnaques et fraudes : l’autre face de la sécurité
La Belgique figure au 4ᵉ rang mondial pour la densité de cybercriminalité, avec 94 victimes par million d’internautes. Près de la moitié des répondants au Security Monitor national déclarent avoir été la cible d’une tentative de phishing en un an, dont 7 % réussies, et environ 30 % disent avoir subi une fraude en ligne ou un piratage.
Pour les expatriés, davantage exposés aux démarches en ligne (banques, démarches administratives, location, services à distance), quelques règles valent de l’or :
Pour se protéger des tentatives de fraude, ne cliquez jamais sur un lien reçu par SMS ou e‑mail demandant de confirmer un paiement, un colis ou une carte bancaire ; accédez toujours au site officiel directement. Utilisez l’authentification à deux facteurs pour les comptes sensibles et vérifiez soigneusement l’URL des sites, notamment ceux de l’administration belge. En cas de doute sur une opération bancaire, contactez immédiatement votre banque puis Card Stop au 116 116 pour bloquer votre carte.
La fraude à la location (faux logements, annonces bidon, propriétaires inexistants) existe également. Pour s’en protéger :
– éviter de verser un acompte important sans contrat de bail écrit et vérifiable ;
– refuser tout paiement de garantie en espèces ou sur un compte étranger ;
– privilégier des plateformes ou agences reconnues, et vérifier l’enregistrement du bail (obligatoire pour le propriétaire).
7. Logement, assurance et normes de sécurité : vivre en conformité… et en paix
Choisir son logement est l’un des grands moments de stress d’une expatriation. En Belgique, il est possible de transformer cet exercice en atout sécurité.
Normes minimales : votre alliée, la réglementation
Les trois régions du pays encadrent strictement les conditions minimales d’un logement loué : sécurité, salubrité, équipements.
Ces règles portent notamment sur : les conditions d’utilisation, la protection des données, et les responsabilités des utilisateurs.
– la stabilité du bâtiment, la qualité de l’installation électrique, du chauffage, de la plomberie ;
– l’aération, l’absence d’humidité et de moisissures, la lumière naturelle ;
– les surfaces minimales (par exemple, 18 m² au moins pour un logement une personne en Wallonie et à Bruxelles) ;
– les détecteurs de fumée obligatoires, souvent contrôlés lors des demandes de certificats.
Si un logement ne respecte pas ces exigences, les autorités régionales peuvent :
Le montant maximum de l’amende administrative pouvant être infligée à un propriétaire pour danger grave et immédiat dans un logement.
En tant que locataire, vous avez donc le droit – et l’intérêt – de : protéger vos droits, demander des réparations, être informé des charges et résilier le contrat dans les conditions prévues.
– signaler des problèmes graves (risque de chute de plafond, installations dangereuses, infiltration importantes…) à la commune ou au service logement régional ;
– refuser un logement manifestement insalubre, même si le marché est tendu.
Bail, garantie locative et assurance : sécuriser la relation propriétaire‑locataire
Trois éléments sont cruciaux pour éviter les mauvaises surprises :
Le bail écrit doit être complet et enregistré. Il doit contenir l’identité des parties, la description du bien, la durée, le loyer, la garantie et les charges. L’enregistrement par le bailleur est obligatoire dans les quatre mois et gratuit pour une résidence principale. Si le bailleur ne le fait pas, le locataire peut résilier le bail sans préavis ni indemnité, et le loyer ne peut plus être indexé.
2. Une garantie locative sur compte bloqué La garantie ne peut pas être remise en liquide : elle doit être déposée sur un compte bloqué au nom du locataire, par exemple via des produits spécifiques comme les comptes de garantie locative de banques belges. Le montant maximum légal est en général de trois mois de loyer.
3. Une assurance habitation pour locataire En Flandre et en Wallonie, elle est obligatoire ; à Bruxelles, elle reste fortement recommandée. Elle couvre les dommages au logement (incendie, dégâts des eaux, tempête, parfois vol) et votre responsabilité vis‑à‑vis du propriétaire ou des voisins. Dans une colocation, chaque occupant doit en principe être assuré, sauf clause spécifique.
Côté propriétaire, une assurance incendie complète le dispositif, mais ne protège pas vos biens personnels : c’est bien la police locataire qui couvre votre mobilier, vos effets et une partie des vols.
8. Cadre légal, police et rapports à l’autorité : ce qu’un expatrié doit savoir
La Belgique est une démocratie stable, avec un système policier et judiciaire globalement fiable. Quelques spécificités juridiques peuvent toutefois surprendre.
Ce que la loi belge vous impose au quotidien
– Avoir une pièce d’identité sur soi en permanence : passeport, carte d’identité ou titre de séjour. Un contrôle sans document peut mener à des complications administratives.
– Respecter l’interdiction de dissimulation du visage dans l’espace public (burqa, niqab, cagoules intégrales) sous peine d’amende pouvant aller jusqu’à 137 € et/ou de détention courte.
– S’abstenir de toute consommation, possession ou trafic de drogues illégales, y compris le cannabis : les peines vont d’amendes lourdes à des peines de prison (dès trois mois pour certaines infractions).
– Se conformer aux règles routières, notamment la priorité de droite, les limitations de vitesse et l’interdiction de téléphoner au volant sans dispositif mains libres.
Police : approche, langues et recours
Les forces de police belges sont réputées :
– accessibles et fiables, surtout dans les grandes villes ;
– souvent capables de communiquer en anglais, en plus du français et du néerlandais.
On distingue :
En Belgique, la sécurité est assurée par deux forces principales aux missions distinctes. La **police locale** est compétente pour les questions de la vie quotidienne, comme la sécurité dans les quartiers, la gestion de la circulation et les petites infractions. La **police fédérale**, quant à elle, est responsable de la sécurité intérieure globale et traite des dossiers plus larges tels que le terrorisme et le crime organisé.
Les infractions non urgentes peuvent être déclarées en ligne via la plateforme officielle policeonweb.belgium.be (disponible en français, néerlandais et allemand). C’est particulièrement pratique pour :
– les vols de vélo,
– certains vols simples,
– les demandes de surveillance de domicile pendant les vacances.
À Bruxelles, un numéro spécifique (02 279 79 79) permet aussi de joindre la police pour des questions non urgentes ou des informations générales.
Pour les victimes d’infractions graves (agressions, violences, terrorisme), une Commission d’aide financière peut, sous conditions, octroyer des indemnisations partielles.
Un aspect méconnu de la sécurité en Belgique tient à la culture de la manifestation et de la grève. Il ne s’agit pas de violence généralisée, mais cela impacte très concrètement la vie d’un expatrié.
Manifestations et tensions ponctuelles
Les grandes villes – Bruxelles en tête – accueillent régulièrement :
– manifestations syndicales contre des réformes ou plans d’austérité ;
– marches de solidarité internationales ;
– rassemblements de supporters après des compétitions sportives.
La plupart du temps, ces événements restent pacifiques, mais des débordements peuvent se produire en marge : jets de projectiles, dégradations, affrontements limités avec la police.
Les zones les plus concernées à Bruxelles :
– le quartier Schuman (institutions européennes) ;
– les axes menant au centre‑ville ;
– parfois les abords de la Gare du Midi.
Le réflexe à adopter est simple :
Il est recommandé de consulter régulièrement les informations locales (sites des villes, presse en ligne, comptes officiels comme @CrisiscenterBE). Il faut éviter les cortèges lorsque c’est possible, surtout avec des enfants, et anticiper l’impact sur les transports publics, souvent perturbés ou suspendus sur certains tronçons.
Grèves : un vrai sujet de logistique, plus que de sécurité
Les grèves touchent particulièrement :
– les transports publics (STIB/MIVB à Bruxelles, De Lijn, TEC, SNCB) ;
– parfois les services d’aéroport (cas de fermetures partielles ou totales de Bruxelles‑National et Charleroi lors de grandes actions syndicales) ;
– d’autres services publics (écoles, administrations).
Pour une vie d’expatrié sans stress inutile :
– garder un plan B pour les déplacements importants (réunions, vols, trajets scolaires) ;
– vérifier systématiquement les annonces de grève quelques jours avant un voyage ;
– disposer d’une assurance voyage couvrant les perturbations liées aux mouvements sociaux.
10. Construire sa propre sécurité : cinq leviers pour une expatriation apaisée
Au final, l’environnement belge offre un cadre objectivement plutôt sûr, mais à condition de jouer sa partition. Cinq leviers permettent, en pratique, de vivre son expatriation avec l’esprit vraiment libre.
1. S’informer intelligemment, sans se laisser submerger
– S’inscrire sur BE‑Alert pour recevoir les SMS officiels en cas de crise (inondations, attentats, incidents majeurs).
– Suivre les canaux institutionnels : crisiscenter.be, sites des régions (brussels.be, belgium.be), consulat ou ambassade de votre pays.
– Consulter, avant l’installation, les indicateurs de sécurité de quartier (observatoire safe.brussels, guides de quartiers pour expatriés, etc.).
2. Choisir son quartier et son logement avec la sécurité en tête
– Croiser budget, temps de trajet, écoles et statistiques de criminalité pour arbitrer entre communes.
– Lors des visites, repérer :
– la luminosité, l’état général, la qualité des portes et fenêtres ;
– la présence de détecteurs de fumée et d’un éventuel système d’alarme ;
– le type de voisinage (immeuble familial, colocation étudiante, rue commerciale animée).
– Ne pas hésiter à poser des questions au propriétaire sur :
– les précédents cambriolages ;
– les travaux récents sur l’électricité, le chauffage, les châssis.
3. Installer des routines de sécurité simples
– Avoir toujours sur soi une copie (papier ou numérique) de son passeport, séparée de l’original.
– Verrouiller systématiquement portes et fenêtres, même pour quelques minutes.
– Sécuriser ses moyens de paiement (limiter le cash, activer alertes SMS, bloquer immédiatement tout moyen perdu via Card Stop 116 116).
– Sur internet, considérer que tout message urgent demandant un paiement est suspect tant qu’on n’a pas vérifié via un canal indépendant.
4. S’intégrer au tissu local
– Établir un contact cordial avec les voisins et, si possible, rejoindre un groupe de quartier, une association de parents d’élèves, un club sportif.
– Signaler réciproquement les absences, accepter de vider la boîte aux lettres d’un voisin en vacances et bénéficier du même service en retour.
– Rejoindre, le cas échéant, un Réseau d’Information de Quartier (BIN) lorsque la commune en propose.
5. Préparer les enfants et la famille
– Apprendre aux enfants :
– leur adresse par cœur ;
– à reconnaître les uniformes de police et les véhicules d’urgence ;
– à dire leur nom et celui de leurs parents dans la langue locale ou en anglais.
– Expliquer calmement comment réagir :
– en cas de perte dans un lieu public (rejoindre un vendeur, un policier, un agent de sécurité) ;
– si une personne inconnue propose un trajet, un cadeau ou demande de l’aide seule.
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S’expatrier en Belgique offre une stabilité politique, un système de santé de premier rang, des infrastructures solides et une grande diversité culturelle. La sécurité est globalement maîtrisée, bien que la situation puisse varier selon les villes et les quartiers.
En s’appropriant rapidement les numéros d’urgence, en respectant quelques réflexes anti‑vol, en choisissant bien son quartier et en exploitant le cadre légal protecteur pour le logement, un expatrié peut vivre en Belgique de façon réellement sereine – en profitant de ce que le pays offre de mieux : une qualité de vie « à l’européenne », une vie de quartier riche et, surtout, la possibilité de se sentir chez soi en relativement peu de temps.
Un retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en conservant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Belgique, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler la Belgique pour son absence d’impôt sur la fortune, sa fiscalité généralement avantageuse sur certains revenus mobiliers, son proximité géographique avec la France et un cadre de vie stable au sein de l’UE. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec location ou achat de résidence principale, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre des intérêts économiques), coordination avec un réseau local (avocat, fiscaliste, intermédiaires bilingues) et intégration patrimoniale. Ce dispositif lui permet de réduire sa fiscalité, d’optimiser sa transmission et de maîtriser les risques (contrôles français, convention fiscale FR‑BE, adaptation culturelle).
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