S’installer en Belgique, c’est tomber très vite sur une évidence : ici, on vit sérieusement… pour manger et boire. Entre influences françaises, flamandes et wallonnes, bières de caractère et frites revendiquées comme “100 % belges”, la gastronomie locale est un terrain de jeu idéal pour un expatrié curieux. Mais par où commencer quand on débarque ? Comment passer du cliché “gaufres‑chocolat‑bière” à une vraie compréhension de la cuisine du pays ?
Ce guide pratique vous présente les incontournables de la table belge, des bonnes adresses, des marchés et les codes culturels locaux pour une immersion gourmande authentique.
Comprendre l’ADN de la cuisine belge
La gastronomie belge est souvent présentée comme une cuisine française servie en portions allemandes, avec un cœur flamand très “comfort food”. Derrière la formule, quelques réalités utiles à connaître quand on arrive.
La première, c’est le poids des régions. Le pays est morcelé politiquement… et culinairement. Au nord, en Flandre, on mange volontiers copieux, à base de viande, pommes de terre et légumes, avec la bière comme ingrédient à part entière. Au sud, en Wallonie, la patte française est plus marquée : sauces élaborées, plats mijotés, lien fort avec la pâtisserie. Bruxelles, au milieu, mélange les deux et ajoute une couche internationale très visible.
La cuisine belge valorise les produits de saison et les spécialités locales, créant une diversité gastronomique dont les Belges sont fiers. Par exemple, on consomme des asperges blanches au printemps, du gibier en automne, et des moules une bonne partie de l’année. Les spécialités régionales incluent le sirop de Liège et le fromage de Herve en Wallonie, ainsi que les crevettes grises de la mer du Nord en Flandre.
Enfin, les repas restent des moments sociaux. Même si les rythmes de travail ont modernisé les habitudes, on continue à prendre un vrai temps pour le déjeuner, à se réunir autour d’un dîner tardif (souvent entre 19 h et 20 h), à prolonger le week‑end au marché ou en terrasse. La cuisine est riche, souvent beurrée, crémée, arrosée de bière, mais une vague plus légère et végétale s’installe aussi, surtout dans les grandes villes.
Ce qu’il faut savoir sur les repas au quotidien
En tant qu’expatrié, vous allez vite repérer cette structure de la journée :
La journée alimentaire en Belgique suit un rythme structuré : elle commence par un petit déjeuner simple mais important, comprenant souvent du pain, du fromage, de la charcuterie, de la confiture et un café fort. Le déjeuner peut être un repas sérieux au restaurant ou une option plus simple comme un sandwich ou le plat du jour. L’après-midi est souvent marqué par un goûter ou une pause douce, avec une gaufre, une pâtisserie ou du chocolat. Enfin, le dîner est généralement plus copieux et constitue un moment familial ou amical par excellence.
Les Belges aiment les longues tablées, les sauces, les plats mijotés. Les frites (frites / frieten) sont omniprésentes, souvent préparées dans la graisse animale dans les fritkots traditionnels. Pour les régimes végétariens ou vegans, cela demande parfois un peu de vigilance, même si l’offre s’élargit vite à Bruxelles, Anvers ou Gand.
Les grands classiques de la table belge à apprivoiser
Difficile de comprendre la Belgique sans passer par quelques plats emblématiques. Pour un nouvel arrivant, ils constituent un excellent “kit de base” pour entrer dans la culture culinaire locale.
Moules‑frites, carbonnade, stoemp : le triptyque national
Les Belges revendiquent volontiers deux plats “nationaux” : les moules‑frites et la carbonnade flamande.
Les moules‑frites, c’est l’alliance la plus visible entre terre et mer. Les moules, souvent élevées aux Pays‑Bas mais consommées massivement en Belgique (on parle de dizaines de millions de tonnes par an), sont cuites avec oignons et céleri, parfois en vin blanc (à la marinière), parfois à la bière ou à la crème. Elles arrivent à table dans leur marmite, accompagnées d’un grand bol de frites et d’une mayonnaise généreuse. La saison s’étend en gros de juillet à avril pour les amateurs de moules bien pleines.
La carbonnade flamande (ou stoofvlees), elle, résume à elle seule l’amour du pays pour la bière. Il s’agit d’un ragoût de bœuf longuement mijoté dans une bière brune ou ambrée, avec oignons, pain enduit de moutarde, bouquet garni. Servie avec des frites ou du pain et de la moutarde, c’est le plat qui réchauffe un hiver humide et qu’on retrouve dans quantité de brasseries. À Bruxelles, des adresses comme Fin de Siècle ou Café Novo en servent des versions très généreuses.
Le stoemp est une purée de pommes de terre mélangée à divers légumes (carottes, poireaux, chou, choux de Bruxelles…), traditionnellement servie avec une saucisse, du lard ou un œuf. Plat emblématique et familial, il est très répandu, disponible aussi bien dans les restaurants qu’au rayon traiteur des supermarchés.
Vol‑au‑vent, waterzooi, boulets : variations régionales
Très vite, vous allez rencontrer d’autres classiques, souvent rattachés à une ville ou à une région.
Le vol‑au‑vent est omniprésent sur les cartes : un feuilleté rempli d’un mélange crémeux de poulet, champignons et petites boulettes, servi avec frites ou purée. C’est un pilier des brasseries de Bruxelles.
Le waterzooi, originaire de Gand, est un hybride entre soupe et ragoût, d’abord imaginé avec du poisson, aujourd’hui souvent préparé au poulet. Pommes de terre, carottes, poireaux, céleri, crème et jaunes d’œufs composent une sauce onctueuse, très réconfortante.
Côté Wallonie, les boulets à la liégeoise sont une institution : de grosses boulettes de viande nappées d’une sauce brune sucrée‑acidulée à base de sirop de Liège, de raisins, d’oignons et parfois de pruneaux. Inévitablement servies avec frites, elles racontent l’attachement de la région à ses produits (sirop, pommes, poires).
D’autres plats méritent d’entrer très tôt sur votre radar :
– chicons au gratin (endives belges roulées dans du jambon, gratinées avec béchamel et fromage) ;
– paling in ’t groen (anguilles dans une sauce verte aux herbes, spécialité de l’Escaut) ;
– konijn à la bière ou lapin à la gueuze (lapin mijoté à la bière, parfois avec pruneaux) ;
– tomate aux crevettes (tomate évidée farcie de crevettes grises et mayonnaise).
Street food et snacks : du fritkot à la mitraillette
La Belgique est aussi un paradis pour la street food – calorique mais bon marché.
Le fritkot (ou frituur en Flandre) est le point de repère de base. On y sert des frites double voire triple cuisson, croustillantes à l’extérieur, moelleuses à l’intérieur, dans un cornet en carton ou papier. Une petite portion coûte généralement autour de 3 €, une grande 5 €. À Bruxelles, Fritland, près de la Bourse, ou Frit Flagey, à Ixelles, font figure d’institutions. Les sauces sont un monde à part : mayonnaise, andalouse (mayo, tomate, poivron), samouraï (piquante), tartare, américaine, béarnaise, etc.
Parmi les sandwiches les plus “belges”, la mitraillette mérite une mention. Il s’agit d’une demi‑baguette garnie de viande frite (burger, steak, fricadelle), de frites et de sauce. C’est gras, énorme, peu cher (autour de 4–5 € dans certains stands), et typique des fins de soirée, surtout autour des gares ou des quartiers étudiants.
On trouve aussi des baguettes saucisse‑oignons, comparables à de grands hot‑dogs, souvent autour de 4,50 €, ainsi qu’une multitude de snacks inspirés d’ailleurs : noodles à la chinoise, kebabs, falafels, tacos, etc. Bruxelles, ville très multiculturelle, regorge d’adresses abordables de ce type.
Sucré : gaufres, chocolats, biscuits, pâtisseries
Vous aurez vite l’impression de voir des gaufres partout – et ce n’est pas qu’une impression. Il existe deux grandes familles à connaître :
Découvrez les caractéristiques distinctes des deux célèbres spécialités de gaufres originaires de Belgique.
De forme rectangulaire, elle est légère et croustillante. Sa pâte plutôt neutre se garnit traditionnellement de sucre glace, chantilly, fruits ou chocolat.
Plus petite et plus dense que sa cousine, elle est caractérisée par des morceaux de sucre perlé qui caramélisent délicieusement à la cuisson.
Dans les rues touristiques, les prix varient énormément : certains stands affichent des gaufres à 1–2 €, d’autres montent à 7–10 € avec toppings. À Bruges, par exemple, un stand comme Oyya propose une gaufre autour de 4 €, Go‑Fre vend la pièce à environ 2,50 € ou des boîtes à emporter entre 6 et 10 €. À Bruxelles, Maison Dandoy assume des tarifs plus élevés (autour de 7 €), mais la qualité suit.
Côté chocolat, la Belgique est une destination majeure : plus de 320 boutiques réparties dans le pays, plus de 2 000 producteurs et chocolatiers, une histoire qui remonte au 19ᵉ siècle et l’invention de la praline à Bruxelles au début du 20ᵉ. Les prix donnent des repères : pour un chocolat de bonne qualité, comptez environ 45 € le kilo, soit 4 € les 100 g pour des pralines correctes (les gammes “gastronomiques” grimpent). Dans un magasin comme Café Tasse, une grande tablette tourne autour de 4 € ; dans des boutiques de Bruges telles que The Chocolate Crown, un chocolat chaud artisanal coûte environ 3 €.
Les biscuits typiques incluent les speculoos, des biscuits épicés (cannelle notamment), très présents au petit déjeuner ou avec le café. À Noël et pour la Saint‑Nicolas (6 décembre), on les retrouve en version figurines. Côté desserts, on croise aussi des tartes au riz, des croustillons (boules de pâte frite vendues sur les foires), des tartes au sucre, des moelleux au chocolat, des tartes aux pommes ou aux cerises, ou encore la dame blanche (glace vanille, chocolat chaud, crème fouettée).
Bruxelles : laboratoire culinaire et terrain de jeu pour expatriés
Bruxelles est souvent la porte d’entrée des expatriés en Belgique. C’est aussi le meilleur observatoire de la diversité culinaire du pays : cuisine “de grand‑mère”, street food, bistronomie, étoilés, saveurs du monde.
Brasseries, bistrots et cuisine belge “sérieuse”
Pour goûter aux grands classiques sans tomber dans les attrape‑touristes, mieux vaut sortir de quelques rues hyper‑centrales (Rue des Bouchers notamment) et viser des adresses testées par les Bruxellois.
Parmi les valeurs sûres :
– Fin de Siècle (Rue des Chartreux) : grande salle conviviale, menu écrit à la craie, portions généreuses de carbonnade flamande, stoemp, lapin à la bière. Pas de réservation, il faut accepter d’attendre ou de partager les tables.
– Le Pré‑Salé (Rue de Flandre) : ancienne boucherie familiale devenue restaurant, réputée pour ses moules et ses plats de viande ; réservation conseillée.
– Café Novo (près de la Grand‑Place) : excellente adresse pour un stoofvlees ou d’autres plats typiques, dans un décor de bar de quartier.
C’est le prix minimum en euros pour un plat principal belge dans un restaurant assis autour de la Grand-Place de Bruxelles, servant de repère pour éviter les attrapes-touristes.
Street food, petits budgets et cuisines du monde
Bruxelles est aussi une ville où l’on peut manger très correctement avec un budget maîtrisé, en jouant sur les cantines, stands et restos de quartier.
Quelques spots parlants pour un nouvel arrivant :
– Fritland (Rue Henri Maus) : mastodonte de la frite, en plein centre, ouvert depuis 30 ans. Une grande cornet de frites vaut environ 3,20 €, une mitraillette autour de 4,70 €.
– Noordzee / Mer du Nord (Place Sainte‑Catherine) : bar à poissons debout, où l’on grignote croquettes de crevettes, calamars, soupe de poisson avec un verre de vin blanc ou de bière. Comptez 15–20 € pour deux petites assiettes et un verre.
– Jour de Fête (Boulevard Anspach) : cantine avec plats du jour changeants, ambiance détendue, prix accessibles.
– Yaki (Rue du Midi) : cafétéria d’inspiration asiatique prisée des étudiants, pour des bols de nouilles ou des woks bon marché.
– The Deli (Rue d’Arenberg) : burgers maison (autour de 7 € à emporter), très prisés à midi.
La ville offre une diversité culinaire impressionnante, avec des adresses spécialisées pour tous les goûts, des ramens aux saveurs végétales en passant par la street food du monde.
Dégustez des bols de ramen fumants chez Umamido ou Samourai Japanese Ramen Bar, ou optez pour des sushis à prix doux chez Makisu.
Savourez les délices du Vietnam dans des établissements réputés comme Hong Hoa ou Pho Pho.
Découvrez une street food méditerranéo‑marocaine chez Horia (options végétariennes) ou un fast‑food 100% végétal chez The Judgy Vegan.
Goûtez aux rouleaux de printemps frais (choix sans gluten/lactose) chez Knees to Chin ou aux saveurs mexicaines de MexiGo.
Plongez dans la cuisine péruvienne au restaurant King Kong pour une expérience gustative dépaysante.
Les budgets moyens par personne, plat + boisson, tournent souvent autour de 15–20 €, parfois moins dans les cantines très simples ou les marchés.
Café, crêpes, gaufres et chocolat à Bruxelles
Les expatriés finissent tôt ou tard par adopter un café de quartier ou une adresse sucrée fétiche.
Quelques pistes :
– Peck 47 (Rue du Marché aux Poulets) : brunchs, sandwiches créatifs, bons cafés.
– La maison des Crêpes (Rue du Midi) : crêperie familiale installée depuis plus d’un siècle, où une crêpe sucrée coûte environ 4 € et une salée autour de 9 €.
– Maison Dandoy (Rue Charles Buls) : temple de la gaufre et des biscuits, prisé mais de qualité.
– Café Tasse (Rue du Marché aux Herbes) : boutique de chocolat réputée pour glisser des échantillons dans vos sacs.
– Rose de Damas (Rue du Marché aux Herbes) : pâtisseries orientales familiales, où une boîte se vend environ 5 €.
Bruxelles offre une expérience complète pour les amateurs de chocolat, avec des maisons historiques (Neuhaus, Leonidas, Mary, Godiva), des artisans contemporains (Pierre Marcolini, Laurent Gerbaud, Frédéric Blondeel, Benoit Nihant, Mike & Becky), des musées (Choco‑Story, Brussels Chocolate Village), des ateliers et des visites guidées dans le quartier du Sablon. De nombreuses boutiques proposent des dégustations ou de la vente au poids, permettant de goûter une variété de chocolats à un coût raisonnable.
Marchés bruxellois : le meilleur moyen de manger comme un local
S’habituer aux marchés est sans doute l’une des clés pour s’ancrer dans la vie quotidienne bruxelloise. On y achète fruits et légumes, fromages, viandes, mais aussi des plats tout prêts, des spécialités exotiques, des fleurs, et on y boit un verre entre voisins.
Le tableau suivant donne un aperçu de quelques marchés utiles à connaître :
| Marché | Quartier / Adresse | Jours & horaires indicatifs | Ce qu’on y trouve en priorité |
|---|---|---|---|
| Marché du Midi | Gare du Midi | Dimanche matin | Grand marché généraliste, produits du monde, bons prix |
| Marché des Abattoirs / Foodmet | Anderlecht, Rue Ropsy Chaudron | Vendredi–dimanche matin | Viandes (40+ bouchers), fruits, légumes, street food |
| Marché Flagey | Place Eugène Flagey (Ixelles) | Week‑end matin | Produits frais, fromages, stands de street food |
| Parvis de Saint‑Gilles | Saint‑Gilles | Plusieurs jours, matin + jeudi soir | Légumes, fromages, poulets rôtis, food trucks |
| Marché du Châtelain | Place du Châtelain (Ixelles) | Mercredi après‑midi & soirée | Food trucks, vins, ambiance after‑work |
| Marché Bio des Tanneurs | Rue des Tanneurs (centre) | Du mardi au dimanche | Produits 100 % bio, plats cuisinés, vins, bières |
| Marché de Place Jourdan | Etterbeek | Dimanche matin | Produits frais, ambiance cosmopolite, friteries proches |
Pratiquement, pensez à : préciser votre objectif, choisir les bons outils, et planifier vos étapes.
– venir tôt pour la fraîcheur, ou juste avant la fermeture pour les rabais ;
– apporter du cash, certains stands n’acceptant pas la carte ;
– laisser les marchands manipuler eux‑mêmes les fruits et légumes ;
– prendre un sac réutilisable.
En tant qu’expatrié, ces marchés sont aussi d’excellents endroits pour repérer des produits typiques (Herve, sirop de Liège, jambon d’Ardenne), discuter avec les producteurs et se familiariser avec les langues du pays (français, néerlandais, mais aussi arabe, turc, etc. au Marché du Midi par exemple).
Anvers, Gand, Bruges : trois villes, trois ambiances gourmandes
Sortir de Bruxelles permet de comprendre à quel point la gastronomie belge varie d’une ville à l’autre, même à très courte distance en train.
Anvers : haute cuisine, frites de chef et vins natures
Anvers (Antwerp) est souvent décrite comme la scène culinaire la plus ambitieuse du pays, entre fine dining, bistronomie, cafés de spécialité et concepts contemporains.
Parmi les maisons qui ont mis la ville sur la carte gastronomique mondiale :
– The Jane, installé dans une ancienne chapelle, mené par le chef Nick Bril, classé au palmarès des meilleurs restaurants du monde – une expérience haute couture, à réserver longtemps à l’avance ;
– Le Pristine, projet du chef Sergio Herman, qui marie inspiration italienne, produits de la mer et ambiance décontractée, avec une partie café accessible toute la journée ;
– Veranda, table expérimentale portée par le chef Davy Schellemans, qui mise sur des menus en plusieurs services et une cave pointue.
À côté de ces adresses étoilées ou quasi, la ville abrite toute une galaxie de lieux plus décontractés :
Une sélection de lieux uniques pour des expériences culinaires variées, des frites d’exception aux desserts innovants.
Frites triple-frites accompagnées de sauces travaillées comme la truffe ou la béarnaise, lancé par Sergio Herman.
Repère nocturne pour des frites traditionnelles ‘comme avant’, avec paiement en espèces uniquement.
Bar à vin naturel proposant une petite carte de drinking food pour accompagner les verres.
Bistro réputé pour son pain au levain et ses plats de saison soigneusement élaborés.
Cuisine asiatique inventive (dumplings, wagyu…) imaginée par Mico Cheung, ancien pâtissier chez Robuchon.
Glaces aux parfums inspirés du Moyen-Orient comme tahini, rose & harissa ou safran.
C’est aussi une ville de café de spécialité, avec des adresses comme Black & Yellow Coffee Bar, qui torréfie ou sert les cafés de MOK (Bruxelles) et de torréfacteurs néerlandais.
Gand : vins nature, cuisine végétale et cafés de spécialité
Gand (Ghent) attire beaucoup d’expatriés pour son ambiance jeune, sa scène culturelle et sa sensibilité écologique. Sur le plan culinaire, cela se traduit par :
Paris voit émerger de nouvelles tendances culinaires, notamment un intérêt marqué pour les cuisines végétariennes et véganes. Cette évolution s’accompagne de l’essor de lieux spécialisés comme le bar à vin naturel Alberte, qui propose des bouteilles accompagnées de petits plats de saison, et de coffee shops haut de gamme tels que WAY Specialty Coffee Roasters, réputé pour torréfier des cafés aux profils très pointus, incluant des méthodes de fermentation comme les fermentations naturelles anaérobies.
À proximité de la ville, le restaurant Hof van Cleve, trois étoiles Michelin, installé dans une ferme, figure régulièrement parmi les meilleurs établissements du monde. Il représente le sommet d’une cuisine belge moderne, très ancrée dans le terroir, signée par le chef Peter Goossens.
Bruges : entre musées de la frite, chocolat chaud et bières trappistes
Bruges, avec ses canaux, ses maisons médiévales et ses innombrables chocolateries, est un terrain de découverte parfait à la journée pour qui vit à Bruxelles ou Anvers (le train met environ une heure depuis Bruxelles).
Sur le plan gourmand, la ville offre plusieurs visages :
Bruges est une ville où l’art de vivre se savoure. Des chocolatiers d’exception aux cafés conviviaux en passant par les bars à bières légendaires, voici une sélection d’adresses incontournables pour explorer la gastronomie locale.
Rue Katelijnestraat et alentours. Découvrez des maisons familiales comme Dumon, les créations audacieuses de The Chocolate Line, les classiques de Pralinette, les nombreuses recettes de chocolat chaud de The Old Chocolate House, ou le bon rapport qualité-prix de la Confiserie De Clerck.
Pour une pause gourmande sans se ruiner : petit-déjeuner chez Li O Lait, box de pâtes à 5€ chez Bocca, dîner chez Ganzespel, gaufre à emporter chez Oyya ou boîte à rapporter chez Go-Fre.
Plongez dans la culture brassicole belge. Le bar Staminee De Garre, caché dans une ruelle, est célèbre pour sa carte de bières trappistes, servie avec une assiette de fromage (environ 5€).
Deux musées particuliers méritent le détour pour un expatrié curieux : le Frietmuseum, consacré à l’histoire de la frite (qui revendique fermement une origine belge), et le Choco‑Story, musée du chocolat. Un ticket combiné pour les deux coûte aux alentours de 10 €, et permet de replacer ces deux obsessions nationales dans une perspective historique.
Fromages, bières : deux clés pour comprendre la Belgique depuis la table
Il est quasiment impossible de s’immerger dans la gastronomie belge sans s’intéresser aux fromages locaux et aux bières, tant ces deux univers irriguent la cuisine et la culture.
Fromages belges : bien plus que du Gouda de supermarché
Coincée entre la France et les Pays‑Bas, la Belgique n’a pas la réputation immédiate d’un grand pays fromager. Pourtant, plus de 300 variétés existent aujourd’hui, dont beaucoup trouvent leur origine dans les abbayes ou dans le “Pays de Herve”, en Wallonie.
Parmi les fromages à découvrir en priorité :
Découvrez une sélection de fromages belges emblématiques, allant des classiques aux spécialités régionales, chacun offrant une expérience gustative unique.
Fromage à pâte molle et croûte lavée AOP, au parfum puissant mais à la saveur subtile, acidulée. Se déguste avec du sirop de Liège. Existe en versions douce, piquante ou sous le nom de Remoudou.
Fromage frais du Pays de Herve, consommé sucré ou salé après une maturation lente d’une journée.
Comme Chimay, Orval ou Maredsous, souvent affinés à la bière de la même abbaye. Le Chimay, lavé à la bière, offre des notes maltées et noisettées.
Fromage semi-doux de Flandre occidentale, de forme bombée, au goût doux, développé au début du 20ᵉ siècle.
Fromage trappiste produit depuis plus de deux siècles dans l’abbaye, décliné en affinages de 2, 6 ou 12 mois.
Limburger (odeur forte), Brussels cheese (Ettekeis) de Herve, et Berloumi (alternative belge au halloumi, à griller ou frire).
Pour un expatrié, l’idéal est de composer un plateau avec trois profils différents – par exemple un Passendale crémeux, un Herve bien affiné et un Chimay – accompagné de pain brun, de sirop de Liège, voire d’une bière trappiste assortie. Les fromageries de quartier (fromageries/kaaswinkels) à Bruxelles, Bruges, Anvers ou Gand, ainsi que certains stands de marché (Damme par exemple organise un marché aux fromages avec dégustation d’une centaine de variétés), sont des lieux parfaits pour se faire conseiller.
Bières belges : un outil gastronomique à part entière
La culture bière belge est inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO. Le pays produit plus de 1 500 bières différentes, souvent de manière artisanale, avec une attention particulière portée aux levures, qui confèrent aux brassins des arômes fruités, épicés ou “funky” très distinctifs.
Il existe plusieurs grandes familles de bières que vous rencontrerez couramment, comme les lagers (pils, helles), les ales (pale ale, IPA, stout), les bières de fermentation spontanée (lambic, gueuze) et les bières de blé (weissbier). Chaque famille se distingue par son type de levure, sa méthode de fermentation, ses ingrédients et son profil aromatique.
– les bières blanches (witbier) comme Hoegaarden ou Blanche de Namur, légères (4,5–5,5 %), rafraîchissantes, à base de froment, aux notes d’agrumes et de coriandre, idéales avec poissons, fruits de mer, sushis, salades ;
– les blondes et blondes fortes (Duvel, La Chouffe, Leffe Blonde), souvent entre 6 et 7,5 %, peu amères, bulles vives, qui se marient bien avec poulet grillé, finger food, plats légèrement épicés ;
– les bières d’abbaye et trappistes (Chimay, Westmalle, Orval, Rochefort, Westvleteren, Achel), plus alcooleuses, parfaites avec les ragoûts, viandes rôties, fromages puissants ;
– les bières brunes et dubbel, aux notes de caramel, fruits secs, cacao, qui épousent les plats mijotés (carbonnade, lapin à la bière), les pâtes à la viande, les desserts au chocolat ;
– les saisons et bières de ferme, sèches et légèrement rustiques, souvent servies avec viandes grillées, burrata, cuisine au feu de bois ;
– les bières acides comme les lambics, gueuzes, krieks, produites en fermentation spontanée dans la région de Bruxelles et du Pajottenland, qui accompagnent bien charcuteries, fromages forts, poissons, fruits de mer et desserts fruités.
Les bières belges sont généralement peu amères mais très aromatiques. Pour profiter pleinement du plaisir de la dégustation, il est essentiel de les servir à la bonne température (par exemple, 4–6 °C pour une blanche et 10–14 °C pour une trappiste brune) et dans un verre adapté (tulipe, calice ou verre cylindrique pour une gueuze).
Pour un expatrié, jouer le jeu des accords bières‑mets est un excellent moyen de :
– redécouvrir des plats belges emblématiques (moules‑frites avec une blanche ou une pils, carbonnade avec une brune, croquettes aux crevettes avec une gueuze) ;
– utiliser la bière en cuisine (mijotés, marinades, sauces) comme le font les Belges depuis des siècles.
À Bruxelles, le complexe Delirium, avec ses milliers de bières référencées, propose un panorama impressionnant. À Bruges, la Brugse Zot est la bière locale, et les bars trappistes comme Staminee De Garre permettent de s’initier à des noms mythiques comme Westvleteren ou Rochefort.
Bien manger au quotidien : cafés, cantines, livraisons et habitudes locales
Au‑delà des grandes adresses, la vie d’expatrié passe par des lieux plus ordinaires : petits cafés de quartier, bars, restaurants de midi, livraisons à domicile, petit déjeuner du dimanche.
Cafés, bars et “plat du jour”
La formule du plat du jour ou dagschotel est votre meilleure amie : beaucoup de cafés et brasseries servent un plat chaud du jour, parfois avec boisson, aux alentours de 12–15 €. Cela permet de goûter des préparations maison sans se ruiner, que ce soit un vol‑au‑vent, un waterzooi ou un plat de pâtes simple.
Les cafés‑bars proposent souvent : des boissons chaudes et froides, des collations, de l’animation locale, des concerts et des événements culturels.
– soupes, croque‑monsieur, salades, petites pâtes pour 10–12 € ;
– plats plus solides (steak‑frites, vol‑au‑vent, moules) entre 17 et 25 €.
L’ambiance y est plus détendue que dans les restaurants classiques. Ces lieux sont propices au travail, à la lecture ou aux longues discussions. Le café, généralement de bonne qualité, fort et aromatique, est souvent servi avec un petit biscuit, fréquemment un speculoos.
Livraison et plats à emporter
Les grandes plateformes de livraison sont bien implantées, surtout à Bruxelles, Anvers, Gand, Liège. Burgers (par exemple Rambo Burger à Bruxelles, réputé pour ses smash burgers et frites triple cuisson), pizzerias, snacks de quartier, friteries, restos spécialisés en poulet frit (comme Belchicken), cuisines indiennes, turques, syriennes, etc. : l’offre est large.
Pour un expatrié, la livraison de nourriture est pratique, surtout lors de la phase d’installation. Cependant, c’est en combinant ce service avec des explorations physiques des quartiers (comme visiter des friteries, des marchés ou des cantines) que l’on finit par découvrir les bonnes adresses discrètes et fréquentées par les habitants locaux.
Le petit déjeuner, un moment sous‑estimé
Même si la réputation de la Belgique repose davantage sur ses repas de midi ou du soir, le petit déjeuner a son importance. Les Belges consomment du pain frais (baguette, pain brun, multigrain, pistolets), des fromages locaux (Passendale, Herve, Limburger), des charcuteries (jambon, salami), du beurre, de la confiture, du miel, des pâtes à tartiner chocolatées (choco), des yaourts, des fruits.
Dans les grandes villes, les brunchs du week‑end se sont généralisés : cafés et restaurants servent tartines d’avocat, œufs Bénédicte, pancakes, granola, jus frais. Pour un expatrié, c’est un bon moment pour rencontrer d’autres résidents internationaux et sentir la vie de quartier.
Codes culturels : comment se comporter à table en Belgique
Manger local, ce n’est pas seulement commander les bons plats. C’est aussi comprendre quelques codes implicites.
À table : politesse et rythme
Quelques repères bienvenus :
La ponctualité est prise au sérieux : arriver trop en retard à un dîner privé est mal vu. Avant de commencer, on souhaite généralement « bon appétit ». Les couverts se tiennent « à l’européenne » (fourchette dans la main gauche, couteau dans la droite) et les mains restent visibles sur la table, sans y poser les coudes. On attend que tout le monde soit servi, ou le signal des maîtres de maison, pour commencer. Dans un cadre privé, apporter un petit cadeau (fleurs, chocolats, bouteille) est apprécié. Au restaurant, le service est généralement compris ; laisser un pourboire (5–10 % ou arrondir à l’euro supérieur) est un geste apprécié mais pas obligatoire.
La Belgique est multiculturelle, mais certaines choses restent très mal perçues : claquer des doigts pour appeler un serveur, mâcher un chewing‑gum ostensiblement, parler à haute voix dans un restaurant calme, ou critiquer bruyamment la nourriture devant l’hôte.
Faux pas et petits signes à connaître
Dans le registre des gestes :
– le signe “OK” formé avec le pouce et l’index signifie plutôt “zéro” qu’“excellent” ;
– pointer quelqu’un du doigt est considéré comme impoli ;
– offrir des chrysanthèmes en cadeau est déconseillé : ils sont associés aux cimetières.
Côté conversation, éviter de lancer spontanément des débats brûlants sur la politique belge, la question linguistique ou les tensions entre Flandre et Wallonie lors d’un premier dîner. En revanche, parler cuisine, bière, météo ou football reste une valeur sûre.
Conseils pratiques pour un expatrié en quête de gastronomie
Pour finir, quelques pistes concrètes pour que la découverte culinaire fasse vraiment partie de votre intégration en Belgique.
Construire sa “carte mentale” des spécialités par région
La Belgique se parcourt facilement en train, et chaque ville a ses emblèmes culinaires :
– Bruxelles : gaufre de Bruxelles, stoemp, moules‑frites, mitraillette, gueuze et lambics, chocolat de haute volée ;
– Liège : gaufre de Liège, boulets à la liégeoise, sirop de Liège, salade liégeoise ;
– Gand : waterzooi, cuberdons (bonbons en forme de nez), cuisine végétarienne inventive ;
– Bruges : bières locales (Brugse Zot), chocolatiers, musées de la frite et du chocolat ;
– Ardennes : jambon fumé, gibier, pâtés, fromages de terroir.
En quelques week‑ends, il est possible de se constituer une solide culture gustative du pays, simplement en prenant le train et en visant une sp spécialité ou un marché précis.
Jouer avec les saisons et les fêtes
Adopter le calendrier gustatif local aide aussi à se sentir “chez soi” :
– avril–juin : asperges à la flamande (asperges blanches, œufs durs, beurre, persil), très attendues ;
– été : terrasses, salades, croquettes aux crevettes, bière blanche, festivals de musique aux stands de frites omniprésents ;
– automne : gibier, ragoûts, bières brunes, fromages plus affinés ;
– période de Noël : marchés d’hiver, vin chaud, croustillons, cougnous, bûches de Noël, spéculoos, chocolats ;
– Saint‑Nicolas (début décembre) : figurines en chocolat, massepain, spéculoos pour les enfants (et les grands).
Les nombreux festivals et événements culturels intègrent presque toujours une composante alimentaire : marchés de Noël (Bruxelles, Bruges, Liège, Anvers), fêtes de la bière, marchés aux livres et aux fromages, fêtes de la crevette sur la côte, cortèges historiques où l’on peut déguster des spécialités locales.
Utiliser les marchés, les fromageries et les brasseries comme “classes de langue”
Pour un expatrié qui apprend le français ou le néerlandais, les marchés et commerces de bouche sont des lieux idéaux pour pratiquer. Commander des tranches de Passendale, demander la différence entre un Herve doux et un piquant, demander une suggestion de bière pour accompagner une carbonnade, c’est s’immerger dans la culture de manière très concrète.
Les serveurs aiment raconter l’histoire d’une gueuze, expliquer pourquoi une Westmalle se sert dans tel calice et à telle température, ou comment associer une kriek à un dessert à la cerise.
Serveurs de brasseries et bars spécialisés
Garder un œil sur son budget sans sacrifier la qualité
La Belgique n’est pas le pays le moins cher d’Europe, mais la nourriture de qualité reste accessible si l’on mélange habilement :
– plats du jour de cafés et cantines ;
– marchés pour les produits bruts (légumes, fruits, fromages, charcuteries) ;
– snacks typiques bon marché (frites, gaufres, croquettes, sandwiches) ;
– quelques expériences “coup de cœur” plus onéreuses (dîner dans une brasserie réputée, dégustation de chocolats d’un grand artisan, visite dans une brasserie ou un étoilé).
Le tableau ci‑dessous résume quelques repères de prix évoqués plus haut :
| Produit / expérience | Fourchette de prix indicative |
|---|---|
| Portion de frites en fritkot | Petite 3 € / grande 5 € environ |
| Gaufre simple (stand de rue) | 1–4 € selon lieu et garniture |
| Gaufre “gourmet” en maison réputée | 6–10 € |
| Chocolat artisanal (pralines) | ~45 €/kg, soit ~4 € les 100 g |
| Plat du jour en café / cantine | 12–15 € |
| Plat principal en restaurant classique | 20–27 € |
| Repas de street food (2 snacks + boisson) | 15–20 € |
| Verre de bière spéciale en bar | 3–5 € |
| Entrée combinée Frietmuseum + Choco‑Story | ~10 € |
En combinant ces différentes options, il devient possible de construire une vie culinaire riche, variée, et financièrement tenable sur le long terme.
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L’installation en Belgique implique de découvrir une culture gastronomique riche et diversifiée, où les spécialités régionales (frites, bières, fromages, charcuteries, gaufres, chocolats) sont prises très au sérieux. Pour un expatrié, il est conseillé de procéder par étapes : commencer par les grands classiques (moules-frites, carbonnade), explorer les marchés locaux, noter les bonnes adresses recommandées, puis étendre ses découvertes par des week-ends culinaires dans les villes et régions comme Anvers, Gand, Bruges, Liège ou les Ardennes.
Très vite, vous vous surprendrez à recommander, à votre tour, un fromager, un fritkot ou une brasserie à des nouveaux arrivants. Ce jour‑là, vous saurez que la gastronomie locale ne vous est plus étrangère : elle fait partie de votre quotidien en Belgique.
Un retraité de 62 ans, disposant de plus d’un million d’euros de patrimoine financier bien structuré en Europe, souhaite changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en conservant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Belgique, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue consiste à cibler la Belgique pour son régime favorable aux pensions privées, l’absence d’impôt sur la fortune, un cadre civil francophone et un accès plein à l’UE. La mission inclut : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, reports d’imposition), obtention de la résidence avec location ou achat de résidence principale, coordination sécurité sociale/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors de France, centre des intérêts économiques), sécurisation de la convention fiscale FR‑BE et mise en relation avec un réseau local (avocat, fiscaliste, notaire), afin d’aligner cette mobilité avec une stratégie patrimoniale globale de diversification et de transmission.
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