Les sites touristiques incontournables en Allemagne

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Longtemps associée à quelques images fortes – un château de conte de fées perché sur un éperon rocheux, une porte monumentale au cœur de Berlin, des forêts sombres sorties des contes des frères Grimm – l’Allemagne cache en réalité un patchwork de régions, de villes et de paysages qui peuvent facilement remplir plusieurs voyages. Des ruelles médiévales de Rothenburg ob der Tauber aux gratte-ciel de Hambourg en passant par les gorges sauvages de la Forêt-Noire, le pays cumule patrimoine, nature et culture contemporaine à un degré difficile à égaler en Europe.

Bon à savoir :

Cet article propose un parcours cohérent à travers les grandes régions touristiques de l’Allemagne, incluant Berlin, les châteaux et palais, la Forêt-Noire, les vallées du Rhin et de la Moselle, les villes historiques (Cologne, Hambourg, Munich) et la Route romantique. Il s’agit d’une sélection des sites phares, et non d’une liste exhaustive.

Berlin, capitale de l’histoire allemande

Berlin concentre à elle seule une part disproportionnée de l’histoire allemande. D’un simple village de pêcheurs sur la Spree, la ville est devenue capitale de la Prusse, puis de l’Empire allemand, de la République de Weimar et du Troisième Reich. Bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale, coupée en deux par un mur de béton long de plus de 140 kilomètres durant la Guerre froide, elle est redevenue capitale d’un pays réunifié après 1989. Aujourd’hui, c’est la plus grande ville de l’Union européenne, un centre culturel et économique majeur.

La ville est étonnamment décentralisée : ses principaux sites se dispersent entre centre historique, anciens quartiers de l’Est, grands parcs et arrondissements périphériques. Cela oblige le visiteur à circuler, mais l’excellent réseau de transports (U-Bahn, S-Bahn, tram, bus) et les tickets touristiques comme la Berlin Welcome Card et le Museum Pass facilitent grandement l’exploration.

Monuments de mémoire et symboles politiques

Au cœur de Berlin, plusieurs lieux condensent la mémoire du XXe siècle et la symbolique politique du pays actuel.

La Porte de Brandebourg, construite à la fin du XVIIIe siècle sur le modèle d’un propylée de l’Acropole d’Athènes, est sans doute l’image la plus connue de la ville. Commandée par le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II et dressée sur la Pariser Platz, elle a tour à tour symbolisé la puissance prussienne, la division du pays pendant la Guerre froide – elle se trouvait juste derrière le Mur – puis la réunification. C’est là que Berlin organise sa gigantesque fête du Nouvel An et de nombreux rassemblements nationaux.

2700

Nombre de stèles de béton composant le Mémorial aux Juifs assassinés d’Europe à Berlin.

Bebelplatz, devant l’université Humboldt, est marqué par un discret carré de verre au sol. En regardant à travers, on découvre une salle souterraine garnie de bibliothèques vides : un hommage aux plus de 25 000 livres brûlés ici par les nazis en 1933. Plus au nord, sur Bernauer Straße, le Mémorial du Mur de Berlin reconstitue un tronçon avec no man’s land, tour de garde, centre de documentation et exposition à ciel ouvert, rappelant que la séparation de la ville ne se résume pas à deux ou trois pans de béton colorés.

Le Reichstag, siège du Bundestag, incarne quant à lui l’Allemagne démocratique contemporaine. Ce grand bâtiment du XIXe siècle, incendié dans les années 1930 puis ravagé par la guerre, a été restauré après 1990 avec une spectaculaire coupole de verre dessinée par Norman Foster. Son dôme, accessible gratuitement sur réservation, offre un panorama à 360° sur Berlin et permet d’observer l’hémicycle en contrebas, symbole assumé de transparence politique.

Données-clés : quelques lieux de mémoire à Berlin

LieuType de siteSpécificités marquantes
Porte de BrandebourgMonument historiqueSymbole de la division puis de l’unité allemandes
Mémorial aux Juifs d’EuropeMémorial + expo2 711 stèles de béton, vaste centre d’information souterrain
Mémorial du Mur (Bernauer)Site historiqueTronçon préservé du Mur, centre de doc, exposition extérieure
Bebelplatz (autodafés)Mémorial discretBibliothèque souterraine vide visible à travers une plaque
Reichstag + coupoleBâtiment politiqueDôme de verre panoramique, visites gratuites sur réservation

Musées, île aux trésors et architecture religieuse

Difficile de visiter Berlin sans mettre un pied sur l’Île aux musées, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cinq grandes institutions y retracent des millénaires d’histoire de l’art et des civilisations : Pergamonmuseum et ses monuments antiques spectaculaires (autel de Pergame, porte du marché de Milet), Neues Museum et son buste de Néfertiti, Bode-Museum, Altes Museum et Alte Nationalgalerie. La ville aime rappeler qu’elle compte plus de musées que de jours de pluie.

En face, le Humboldt Forum occupe désormais le volume reconstruit de l’ancien château de Berlin. Ce vaste centre culturel abrite notamment le Musée ethnologique et le Musée des arts asiatiques, complétant l’offre déjà vertigineuse de la capitale.

Exemple :

Le DDR Museum à Berlin offre une immersion concrète dans la vie quotidienne en RDA, évoquant la Trabant, la propagande, les pénuries et les astuces du système D. En contraste, la Topographie de la Terreur, située sur l’ancien site des quartiers généraux de la Gestapo et des SS, analyse les mécanismes de la terreur nazie.

Côté religieux, la silhouette la plus imposante est celle du Berliner Dom, grande église protestante construite au tournant du XXe siècle sur l’Île aux musées. Son dôme se visite, après avoir gravi un escalier récompensé par une vue dégagée sur le centre. Plus à l’ouest, l’église du Souvenir de l’Empereur Guillaume (Kaiser-Wilhelm-Gedächtniskirche) sur Breitscheidplatz a conservé sa tour éventrée par les bombes comme mémorial, autour duquel une nouvelle église moderne a été bâtie. Dans le quartier historique de Nikolaiviertel, la Nikolaikirche rappelle en revanche les origines médiévales de Berlin.

Mur, tours et grands axes

L’histoire récente de Berlin s’exprime aussi dans les vestiges du Mur. L’East Side Gallery, entre Friedrichshain et Kreuzberg, aligne sur plus de 1,3 km le plus long tronçon conservé. Plus de cent fresques y ont été peintes dès 1990, dont le célèbre « baiser » entre Brejnev et Honecker. À Checkpoint Charlie, ancien poste de passage entre Est et Ouest, le petit poste de garde visible aujourd’hui n’est qu’une réplique, mais le lieu reste un symbole fort. Les musées voisins – Mauermuseum et musée allié – restituent quant à eux l’ambiance de la Guerre froide.

Au-dessus de la ville, la Fernsehturm d’Alexanderplatz, haute de 368 mètres, domine l’horizon. Construite dans les années 1960, elle reste le plus haut bâtiment d’Allemagne, avec plateforme d’observation et restaurant tournant. D’autres points de vue jalonnent la ville : la coupole du Reichstag, la terrasse du Humboldt Forum, la plateforme de la colonne de la Victoire (Siegessäule) qui surgit au centre du vaste parc du Tiergarten.

Astuce :

Explorez les principales avenues de Berlin pour en saisir l’histoire et l’essence. Parcourez Unter den Linden, l’axe historique prussien entre la Porte de Brandebourg et la cathédrale. Flânez sur Friedrichstraße et le Kurfürstendamm pour le shopping, avec le grand magasin KaDeWe. Découvrez Alexanderplatz et son horloge du monde, puis admirez l’architecture de la place Gendarmenmarkt, encadrée par la Konzerthaus et deux cathédrales jumelles.

Parcs, lacs et vie quotidienne

Malgré son histoire tourmentée, Berlin est une ville très verte. Le Tiergarten, ancien terrain de chasse royal, forme aujourd’hui un immense parc central parcouru de pistes cyclables, canaux et pelouses. Plus au nord, Mauerpark occupe une ancienne bande de terrain du Mur et s’est transformé en lieu de rendez-vous dominical : marché aux puces géant, karaoké à ciel ouvert, street art. Sur le site de l’ancien aéroport de Tempelhof, les pistes d’atterrissage sont devenues un spectaculaire terrain de jeu urbain : on y fait du roller, du vélo, du cerf-volant, du barbecue.

Les amateurs de baignade et de nature peuvent pousser jusqu’à Schlachtensee, lac entouré de forêt propice au kayak et à la nage, ou jusqu’au champ de débris de Teufelsberg, colline artificielle qui cache une ancienne station d’écoute de la guerre froide, devenue spot de graffitis et belvédère insolite. Sur la Spree, les croisières offrent un autre point de vue sur les grands sites, de Museum Island aux bâtiments contemporains du gouvernement en passant par le quartier réaménagé de Potsdamer Platz et le Sony Center.

Dans cette métropole où l’euro est roi mais où le cash reste très apprécié, la vie quotidienne se décline entre quartiers contrastés : cafés stylés de Prenzlauer Berg, bars alternatifs de Kreuzberg, atmosphère plus « bohème chic » de Schöneberg ou galeries de la Berlinische Galerie et du Brücke Museum pour les amateurs d’art moderne.

Châteaux et palais : l’Allemagne de conte de fées

L’autre grande image associée à l’Allemagne est celle de ses châteaux. Sur des promontoires rocheux, des îles fluviales, au cœur de forêts profondes ou dominant des vallées viticoles, ils sont des centaines à raconter l’histoire féodale, princière ou romantique du pays. Résidences royales, forteresses défensives, péages fluviaux, retraites privées : chacun a une fonction et une personnalité distinctes.

Neuschwanstein et les folies de Louis II de Bavière

Neuschwanstein, au-dessus du village de Hohenschwangau, près de Füssen, est devenu le château emblématique de l’Allemagne. Construit au XIXe siècle dans un style néo‑roman inspiré du Moyen Âge mais équipé de technologies modernes pour l’époque – chauffage central, eau chaude, téléphone, ascenseur –, il était pensé comme refuge privé par le roi Louis II de Bavière, grand admirateur de Wagner. Ironie du sort, ce roi quasi ermite n’en profita presque pas : il mourut en 1886, laissant inachevés la plupart des quelque 200 pièces prévues. Seules 14 salles furent véritablement décorées.

Depuis son ouverture au public la même année, le château a attiré plus de 60 millions de visiteurs. Aujourd’hui, on dépasse 1,4 million d’entrées par an, avec jusqu’à 10 000 personnes par jour en haute saison. L’intérieur ne se découvre qu’en visite guidée d’une trentaine de minutes, en petits groupes, avec audio-guides disponibles dans une multitude de langues. Les billets, horodatés, sont vendus via un centre de tickets à Hohenschwangau ou en ligne, avec des frais de réservation et une demande telle qu’il est conseillé de s’y prendre deux à trois mois à l’avance pour l’été.

Neuschwanstein en chiffres

ÉlémentValeur approximative
Année de début de construction1869
Nombre de pièces prévuesEnviron 200
Pièces achevées14
Superficie du château~ 6 000 m²
Ouverture au public1886
Visiteurs annuels> 1,4 million (jusqu’à 10 000/jour en été)
Durée de la visite guidée30–35 minutes

Au-delà de la visite intérieure – où la photographie est interdite –, l’un des temps forts reste le point de vue depuis Marienbrücke, passerelle suspendue environ 90 mètres au-dessus des gorges de la Pöllat. C’est depuis ce pont que s’obtient la vue « carte postale » sur le château, particulièrement spectaculaire au lever ou au coucher du soleil. Le site étant en altitude, l’accès varie : montée à pied depuis Hohenschwangau, navette, voire calèche tirée par des chevaux.

Attention :

Les châteaux de Neuschwanstein et de Hohenschwangau, distants de quelques centaines de mètres, peuvent être visités dans la même journée grâce à un billet combiné. Hohenschwangau, un château néo-gothique orange reconstruit au XIXe siècle, est l’endroit où le roi Louis II a passé son enfance, dans des pièces ornées de fresques inspirées de sagas germaniques.

Les autres palais de Louis II et les résidences bavaroises

Si Neuschwanstein attire la majorité des regards, Louis II fit bâtir ou transformer d’autres résidences non moins intéressantes. Linderhof, dans les Préalpes près d’Ettal, est le plus petit de ses palais, mais le seul qu’il vit vraiment achevé. Niché dans un paysage très soigné, avec grotte artificielle, pavillons et jeux d’eau, il offre un condensé de la fascination du roi pour le faste français et les univers wagnériens, dans une scénographie plus intime.

Plus à l’est, sur une île du lac de Chiemsee, Herrenchiemsee s’inspire ouvertement de Versailles, jusqu’à une réplique de la Galerie des Glaces. Ce palais inachevé devait être l’hommage ultime de Louis XIV par un roi bavarois obsédé par la monarchie absolue française.

À Munich même, Nymphenburg incarne un autre chapitre : celui des résidences officielles des princes-électeurs et rois de Bavière. Ce vaste palais baroque, facilement accessible en tram ou bus depuis le centre, est entouré d’un parc ponctué de canaux, cascades, pavillons de chasse, et abrite plusieurs musées, dont une spectaculaire collection de carrosses et traîneaux royaux.

Dans le cœur de la capitale bavaroise, la Résidence de Munich, ancien siège du gouvernement des Wittelsbach, se visite comme l’un des plus importants musées de palais d’Europe, enchaînant salles d’apparat, trésors, galeries de portraits et appartements privés.

Wartburg, Hohenzollern et les forteresses chargées d’histoire

En Thuringe, Wartburg domine la ville d’Eisenach depuis sa falaise. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce château fondé au Moyen Âge résume plus d’un millénaire d’histoire allemande. C’est ici que Martin Luther traduisit le Nouveau Testament en allemand, contribuant à façonner la langue moderne. Symbole d’unité nationale, l’édifice mêle éléments du XIIe siècle et reconstructions romantiques. Au pied du château, un hôtel de charme propose chambres au décor individualisé et événements culturels.

Plus au sud, dans le Jura souabe, Hohenzollern, perché sur un sommet entre Stuttgart et le lac de Constance, est la forteresse d’origine de la dynastie prussienne. La version actuelle, reconstruite au XIXe siècle dans une esthétique néogothique presque « Harry Potter », renferme plus de 140 pièces, des plafonds à caissons dorés, colonnes de marbre, joyaux dynastiques et un musée consacré à l’histoire de la maison Hohenzollern. La montée finale se fait à pied ou en navette, et de nombreux événements – cinéma en plein air, concerts, marché de Noël – y sont organisés.

Dans un autre registre, Nuremberg et sa Kaiserburg dominent la vieille ville. Ce complexe de forteresses, vieux de près de mille ans, fut l’un des principaux sièges des empereurs du Saint-Empire romain germanique. On y déambule librement entre tour Sinwell, puits profond, salle impériale et chapelle double, avant de descendre dans les ruelles médiévales de la ville.

Châteaux rhénans, ruines romantiques et hébergements de caractère

Le long du Rhin et de la Moselle, les silhouettes de châteaux se succèdent, souvent reconstruits ou transformés au fil des siècles. Burg Eltz, dans la vallée de la Moselle entre Coblence et Trèves, est un cas rare : une forteresse médiévale demeurée intacte depuis plus de huit siècles, toujours détenue par la même famille depuis 34 générations. Certaines ailes servent de musée, exposant trésors et objets d’art, tandis qu’une aile reste privée. On y accède par un sentier forestier ou une navette et on peut déjeuner dans les restaurants du château, face à la vallée de l’Elzbach.

Dans la petite ville de Cochem, Reichsburg domine la Moselle de plus de cent mètres. Plusieurs fois détruite et reconstruite, notamment après les ravages de Louis XIV, elle affiche aujourd’hui un style néogothique spectaculaire. Des banquets médiévaux avec costumes, animations et cérémonies de « chevalerie » y sont organisés certains week-ends, ainsi qu’un événement de Noël.

Reichsburg (Château de Cochem)

Au bord du Rhin, Rheinfels, Rheinstein, Marksburg, Stolzenfels ou Pfalzgrafenstein – ce dernier planté sur un îlot et ancien poste de péage fluvial accessible uniquement en bateau – témoignent de l’intense trafic commercial d’autrefois. Certaines forteresses se visitent, d’autres accueillent des hôtels, restaurants ou événements, comme Rheinstein qui conserve pont-levis et herses fonctionnels ou Stahleck, transformé en auberge de jeunesse où l’on peut dormir dans des tours et donjons.

Parmi les curiosités moins connues, Mespelbrunn, château entouré d’eau au cœur d’une forêt entre Francfort et Wurtzbourg, ou Lichtenstein, dans le Jura souabe, planté sur un piton rocheux et accessible par un pont de bois, illustrent le goût du XIXe siècle pour la reconstitution romantique de châteaux « médiévaux » fantasmés.

L’Allemagne offre même la possibilité de dormir dans certains de ces édifices, du grand hôtel de charme au gîte installé dans une tour de guet, en passant par des domaines ruraux transformés en appartements ou pensions, parfois avec jardin privé, cheminée ou vue sur des collines et lacs.

La Forêt-Noire, paradis du plein air

À l’extrême sud-ouest du pays, adossée à la frontière française et suisse, la Forêt-Noire (Schwarzwald) est la chaîne de moyennes montagnes la plus visitée d’Allemagne. Elle s’étire sur environ 160 km de Karlsruhe au nord jusqu’à la frontière helvétique au sud, bordée par le Rhin sur son flanc occidental. Ses forêts sombres, ses vallées pastorales et ses villages de cartes postales sont depuis longtemps associés aux contes des frères Grimm.

La région est aujourd’hui reconnue à la fois comme « destination de tourisme durable » et comme « région de qualité pour la randonnée ». Son relief aligne plus d’une centaine de sommets dépassant 1000 mètres, dont le Feldberg, point culminant à près de 1 500 mètres, et Belchen, classé réserve naturelle depuis plus de 70 ans.

Villes thermales, lacs de montagne et gorges sauvages

Sur la bordure ouest de la Forêt-Noire, Baden-Baden incarne la tradition thermale germanique. Cette petite ville d’eaux, fréquentée depuis l’époque romaine, aligne architectures Belle Époque, parc le long de la Lichtentaler Allee, casino, spas historiques comme le Friedrichsbad aux rituels romano-irlandais, et complexes modernes comme Caracalla, avec coupole de verre, piscines chaudes et saunas thématiques. À quelques kilomètres, les ruines du vieux château de Hohenbaden rappellent les origines médiévales de la région.

Freiburg im Breisgau

Ville du sud de l’Allemagne, considérée comme la « porte de la Forêt-Noire », alliant patrimoine historique, culture écologique et accès aux montagnes.

Centre historique et cathédrale

Découvrez le charme du centre historique avec ses ruelles pavées, ses petits canaux (Bächle) et la majestueuse cathédrale gothique Freiburger Münster.

Ville écologique pionnière

Explorez une culture écologique affirmée avec ses vastes pistes cyclables, ses quartiers expérimentaux comme Vauban et ses marchés bio.

Accès aux sommets

Rayonnez vers les hauteurs voisines, notamment le sommet de Schauinsland, accessible par l’un des plus longs téléphériques d’Allemagne.

Entre ces pôles urbains, la montagne déploie lac après lac : Titisee, grande étendue glaciaire d’environ deux kilomètres de long, entourée d’hôtels et d’infrastructures de loisirs, et Schluchsee, plus vaste encore mais artificiel, haut plateau lacustre dédié à la voile, au windsurf, à la baignade et même à la plongée. Plus au nord, Mummelsee, petit lac niché dans un cirque montagneux, est auréolé de légendes.

Bon à savoir :

La région offre plusieurs parcours de randonnée remarquables dans des gorges spectaculaires. La Wutachschlucht présente un canyon encaissé aux parois de granit, agrémenté de cascades et de ponts de bois. Près de Breitnau, la gorge de Ravenna est également une destination prisée. Entre Fribourg et Hinterzarten, la Höllental (vallée de l’Enfer) offre un décor impressionnant, traversé par une ligne de chemin de fer panoramique.

Itinéraires de randonnée et infrastructures exemplaires

La Forêt-Noire est un laboratoire vivant de la randonnée balisée. Le club de randonnée local, le Schwarzwaldverein, actif depuis avant même la création du Club alpin allemand, entretient un réseau dense de sentiers avec une signalisation unifiée.

Trois grands axes nord-sud structurent le territoire : le Westweg, plus ancien sentier de grande randonnée d’Allemagne balisé dès 1900 sur près de 290 km de Pforzheim à Bâle, le Mittelweg et l’Ostweg, ouverts en 1903. À cela s’ajoutent le Schluchtensteig, itinéraire de 120 km en sept gorges dans le sud de la région, le Querweg de Freiburg au lac de Constance (environ 180 km), et de multiples boucles plus courtes comme le Panoramaweg de Baden-Baden (44 km, découpé en quatre sections), le Baiersbronner Seensteig (80 km) ou des circuits autour des gorges et sommets.

L’infrastructure suit : hébergements « amis des randonneurs », cartes détaillées, plateformes numériques comme Komoot ou Outdooractive, et surtout des dispositifs comme la carte KONUS, qui permet à de nombreux visiteurs logés dans des établissements partenaires de voyager gratuitement en transports publics dans la région.

Culture locale, musées à ciel ouvert et parcs de loisirs

Au-delà des paysages, la Forêt-Noire cultive un imaginaire rural puissant. À Gutach, le musée en plein air Vogtsbauernhof reconstitue fermes traditionnelles, maison de journalier et ateliers, permettant de comprendre comment vivaient les paysans de montagne. Dans la vallée de la Kinzig et celle de la Gutach, villages comme Gengenbach, Haslach ou Schiltach conservent des maisons à colombages impeccablement restaurées et des musées dédiés aux costumes traditionnels.

Bon à savoir :

La Forêt-Noire est réputée pour ses horloges à coucou, son gâteau éponyme, son jambon fumé et ses vins, notamment ceux du Markgräflerland. Les visiteurs trouveront de plus en plus d’options végétariennes et véganes, reflétant une tendance vers un tourisme plus responsable.

Pour les familles, la région ne manque pas d’arguments. À Rust, en bordure du Rhin, Europa-Park est devenu le parc d’attractions le plus fréquenté d’Allemagne, avec plus de cent manèges répartis dans 18 quartiers thématiques inspirés de pays européens, des hôtels sur place et même un restaurant doublement étoilé. Dans les montagnes, des chemins de cimes, des pistes de luge d’été, des parcs d’accrobranche et des trains touristiques complètent l’offre.

L’hiver venu, les stations autour du Feldberg et d’autres sommets se convertissent en domaines de ski alpin et de fond, tandis que les sentiers accueillent randonneurs en raquettes et luges sur des pistes aménagées.

Vallées du Rhin et de la Moselle : vignobles et châteaux

Entre Coblence et Bingen, la vallée moyenne du Rhin, souvent appelée « gorge du Rhin », concentre sur une cinquantaine de kilomètres un paysage si typique – méandres du fleuve, versants couverts de vignes, villages colorés et promontoires couronnés de forteresses – qu’il a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Bon à savoir :

Les croisières fluviales entre Cologne et d’autres villes européennes font souvent escale dans des localités pittoresques comme Boppard, Bacharach, Saint-Goar ou Rüdesheim. Cette portion du fleuve est également ponctuée de plus de quarante châteaux médiévaux, témoins de l’époque où les seigneurs prélevaient des droits de péage sur la navigation.

Sur la Moselle voisine, qui serpente entre Trèves et Coblence dans un paysage de vignobles très pentus, des villes comme Cochem, Beilstein, Ediger-Eller ou Moselkern offrent une version plus intime de ce décor, dominée par les vins blancs, notamment le riesling. Burg Eltz se niche dans une vallée latérale, tandis qu’à Cochem, la forteresse néogothique de Reichsburg domine les toits.

Cologne et la vallée du Rhin

Cologne, grande ville rhénane aux deux mille ans d’histoire, s’étire sur les deux rives du fleuve. Son emblème, la cathédrale aux flèches jumelles, est la plus grande église gothique d’Europe du Nord et un site UNESCO. Commencée au XIIIe siècle et terminée au XIXe, elle abrite le reliquaire des Rois mages et une extraordinaire collection de vitraux. Son parvis est bordé de musées majeurs : le Römisch-Germanisches Museum pour les vestiges romains (dont une mosaïque spectaculaire) et le Museum Ludwig pour l’art moderne.

Bon à savoir :

Depuis la rive droite du Rhin, accessible par le pont Hohenzollernbrücke couvert de cadenas d’amour, on bénéficie d’une vue iconique sur la vieille ville et la cathédrale de Cologne. Ce quartier historique, centré autour de l’église Groß St. Martin, offre un dédale de ruelles médiévales et d’églises romanes. On y trouve également des brasseries traditionnelles servant la Kölsch, la bière locale, dans de petits verres cylindriques typiques.

En descendant le fleuve, on quitte la grande ville pour entrer dans la fameuse vallée moyenne du Rhin, ponctuée de bourgs viticoles, de falaises et du rocher de la Lorelei, associé à une légende de sirène. Les excursions combinant dégustations, visite de châteaux et promenades sur les hauteurs (Rheinsteig, sentier de longue distance de plus de 300 km sur la rive droite) sont nombreuses.

Hambourg, grande porte maritime

À l’autre extrémité du pays, sur l’Elbe, Hambourg raconte une autre Allemagne : celle des ports, du commerce maritime et de la Hanse. Deuxième ville du pays et cité-État autonome, elle se présente volontiers comme la « porte sur le monde ».

Son immense port, le plus grand d’Allemagne, mêle bassins industriels et zones réaménagées. Dans le quartier de Speicherstadt, vaste complexe d’entrepôts en brique néogothiques bâti entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle sur des îlots de l’Elbe, les quais ont été reconvertis en musées, cafés et attractions. Le tout, inscrit à l’UNESCO avec le voisinage de Kontorhaus, offre une promenade singulière le long de canaux étroits bordés de façades crénelées.

Au cœur de Speicherstadt, Miniatur Wunderland aligne sur plusieurs niveaux le plus grand réseau de trains miniatures au monde, reconstituant villes, aéroports et paysages de plusieurs continents avec un souci du détail déconcertant. Tout à côté, le Musée maritime international déploie sur neuf niveaux trois millénaires d’histoire navale, des maquettes de navires aux uniformes en passant par un simulateur de porte-conteneurs.

Bon à savoir :

Située sur la péninsule de Grasbrook, cette salle de concerts emblématique est construite sur un ancien entrepôt en brique des années 1960. Conçue par les architectes Herzog & de Meuron, elle se distingue par sa coque de verre aux formes ondulantes. Sa grande salle bénéficie d’une acoustique conçue par l’expert japonais Yasuhisa Toyota. Le bâtiment abrite également un hôtel, des appartements de luxe et une vaste plateforme publique (la Plaza), accessible via le plus long escalator d’Europe.

Le reste de HafenCity, gigantesque opération d’aménagement en cours, ajoute tours de bureaux, immeubles résidentiels et université au tissu ancien, tandis que d’autres quartiers historiques gardent l’empreinte du style expressionniste en brique de l’entre-deux-guerres, comme le chilien Chilehaus au profil de proue de navire, autre icône de la ville.

Le long de la rive nord de l’Elbe, les Landungsbrücken de Sankt Pauli, longues jetées flottantes, servent de point de départ principal aux promenades en bateau dans le port. Juste à côté, l’entrée de l’ancien tunnel de l’Elbe, inauguré en 1911 pour les ouvriers du port, permet de traverser le fleuve à pied ou à vélo dans un décor art déco étonnamment bien conservé.

Exemple :

La ville de Hambourg ne se limite pas à son port. Elle s’organise également autour de deux bassins, la Binnenalster et l’Aussenalster, créés par un barrage médiéval. Cet espace offre des promenades, des quartiers résidentiels aisés, des boutiques et des cafés. La Jungfernstieg, une grande promenade historique au bord du lac intérieur, est bordée d’arcades à l’italienne (Alsterarkaden), de passages couverts et de pontons d’où partent des croisières sur les canaux et les lacs de la ville.

Plus loin, St. Pauli et la Reeperbahn composent le quartier noctambule, connu pour ses bars, ses clubs et son quartier rouge, mais aussi pour son lien avec les Beatles, qui y ont fait leurs armes dans les années 1960. À l’ouest, Blankenese, ancien village de pêcheurs devenu quartier bourgeois, offre un « quartier des escaliers » pittoresque accroché à une colline surplombant l’Elbe.

Autre trait marquant : Hambourg est une ville de musées (plus de 60), de théâtres (une quarantaine) et d’espaces verts, dont Planten un Blomen, grand parc central avec jardins thématiques, lacs et maison de thé japonaise, ou Stadtpark, vaste parc nordique avec planétarium installé dans une ancienne tour d’eau. La ville vit aussi au rythme de grands événements, notamment la fête annuelle du port (Hafengeburtstag) avec parade de navires, concerts et feux d’artifice.

Munich, cœur bavarois et capitale des festivals

Munich, troisième plus grande ville d’Allemagne, est souvent perçue comme la vitrine de la Bavière : biergarten sous les marronniers, costumes traditionnels (Dirndl, Lederhosen), grandes fêtes populaires et amour de la convivialité. Mais la capitale bavaroise est aussi une ville de musées, de musique classique et de design urbain.

des millions

C’est le nombre de visiteurs que l’Oktoberfest, la plus grande fête foraine et brassicole du monde, attire chaque année sur la Theresienwiese.

En dehors de ces temps forts, Munich dévoile un patrimoine riche : la Residenz et ses musées, les palais de Nymphenburg et de la Hofgarten, les grandes places comme Marienplatz avec son nouvel hôtel de ville néogothique, les musées scientifiques, artistiques et historiques tels que le Deutsches Museum, les collections d’art du quartier des musées (Kunstareal), les musées d’ethnographie ou d’art contemporain.

Bon à savoir :

La ville est un point de départ idéal pour des excursions d’une journée vers plusieurs sites majeurs : les châteaux de Louis II (Neuschwanstein, Linderhof, Herrenchiemsee), les lacs alpins comme l’Eibsee au pied de la Zugspitze, et le mémorial de l’ancien camp de concentration de Dachau, au nord-ouest, qui présente l’histoire du premier camp nazi à travers des bâtiments préservés et des musées.

Munich illustre à sa manière l’importance des festivals dans la culture allemande : fêtes de la bière, foires d’automne ou de printemps, grandes nuits de la musique ou des musées se retrouvent dans de nombreuses autres villes et villages bavarois, de Nuremberg à Bamberg en passant par Augsburg, Passau ou Regensburg.

La Route romantique : villages médiévaux et paysages alpins

En Bavière et Bade-Wurtemberg, un itinéraire touristique balisé après la Seconde Guerre mondiale, la Route romantique, propose une traversée nord-sud d’environ 350 à 460 km entre Würzburg et Füssen. Ce n’est pas une route panoramique spéciale, mais une succession de routes nationales existantes, jalonnées de panneaux en allemand et en japonais, signe de la popularité du parcours auprès des visiteurs nippons depuis les années 1950.

Exemple :

Au nord de la Route Romantique, Würzburg, capitale de la Franconie viticole, illustre parfaitement le patrimoine de l’itinéraire avec sa Résidence baroque classée à l’UNESCO, son pont sur le Main propice à la dégustation de vins locaux et la forteresse de Marienberg surplombant la ville. L’exemple s’étend aux autres joyaux de la région comme Bad Mergentheim et son château de l’Ordre Teutonique, Weikersheim avec son palais Renaissance et ses jardins baroques, ainsi que les étapes de Tauberbischofsheim et Creglingen.

Au milieu du parcours, Rothenburg ob der Tauber condense l’image de la ville médiévale allemande : remparts intacts que l’on peut parcourir, maisons à colombages, place du marché dominée par l’hôtel de ville, rues pavées, boutique de Noël ouverte toute l’année, pâtisserie locale en forme de boule de neige (Schneeballen). En soirée, lorsque les groupes de touristes sont repartis, la ville retrouve un calme presque irréel, propice à une balade avec le veilleur de nuit, figure touristique populaire.

Bon à savoir :

Le parcours au sud comprend Dinkelsbühl et Nördlingen, cette dernière étant unique car bâtie dans un ancien cratère de météorite (le Ries). Il passe aussi par Harburg (avec son château sur un éperon rocheux), Donauwörth, Landsberg am Lech et Schongau, avant d’atteindre les villages alpins de Schwangau et Füssen, où les châteaux de Neuschwanstein et Hohenschwangau se dressent devant les Alpes.

Les voyageurs empruntant la Route romantique peuvent choisir la voiture, les transports publics ou même des solutions dédiées comme le bus « Romantische Straße », qui fonctionne plusieurs jours par semaine entre avril et octobre, ou les variantes cyclistes et pédestres parallèles au trajet routier. Beaucoup combinent cet itinéraire avec d’autres régions, comme la Forêt-Noire, le lac de Constance ou même l’Autriche voisine.

Entre nature et culture : autres régions incontournables

À côté de ces grands ensembles, l’Allemagne regorge de régions qui méritent un voyage à part entière.

Dans le sud-est, le parc national de Berchtesgaden et le lac Königssee offrent un décor alpestre à la fois spectaculaire et très encadré : lacs aux eaux profondes, parois abruptes, chapelle de Saint-Barthélemy accessible en bateau, sentiers menant aux sommets, paysages qui semblent sortis d’une carte postale.

Plus au nord, le parc national de la Forêt bavaroise, adossé au parc tchèque de Šumava, forme le premier parc national allemand, créé en 1970. Sur plus de 24 000 hectares, une forêt de hêtres et de conifères laissée en libre évolution sert de refuge à lynx, loups, bisons d’Europe, cerfs, oiseaux rares.

Bon à savoir :

Le parc national de Hainich en Thuringe protège une forêt primaire de hêtres. Le massif du Harz, à cheval sur la Basse-Saxe et la Saxe-Anhalt, abrite un autre parc national, le sommet mythique du Brocken (accessible par un train à vapeur historique) et est le cadre des légendes de sorcières et de la fête traditionnelle de Walpurgisnacht.

Sur les côtes nord, les îles de la mer du Nord et de la Baltique, comme Sylt ou Usedom, proposent plages, dunes, villages de pêcheurs, stations balnéaires du XIXe siècle et accès au parc national de la mer des Wadden, inscrit à l’UNESCO, où la marée basse découvre des étendues de sable et de vase uniques au monde.

Exemple :

La Suisse saxonne, parc national allemand, est réputée pour ses formations rocheuses de grès uniques, attirant les grimpeurs et randonneurs sur des itinéraires comme le Malerweg. Le pont de Bastei offre un point de vue spectaculaire sur l’Elbe. À proximité, Dresde, reconstruite après la Seconde Guerre mondiale, combine architecture baroque (comme le palais du Zwinger), musées d’art prestigieux, un château résidentiel et des festivals musicaux.

Enfin, des villes comme Bamberg, Regensburg, Quedlinburg, Lübeck, Erfurt, Weimar ou Görlitz ont obtenu le label UNESCO pour leurs centres historiques préservés, leurs ensembles de maisons à colombages, leurs cathédrales ou leurs contributions majeures à l’histoire culturelle (Réforme, humanisme, Bauhaus).

Préparer un voyage en Allemagne : quelques repères

Voyager en Allemagne, c’est profiter d’une excellente infrastructure : réseau ferroviaire dense dominé par la Deutsche Bahn, routes rapides (Autobahn) reliant toutes les grandes régions, lignes de bus et navettes touristiques pour les itinéraires thématiques. Des pass régionaux comme le Bayern-Ticket pour la Bavière ou le Deutschlandticket mensuel pour les trains régionaux réduisent le coût des déplacements. Les cartes de visiteurs (Berlin Welcome Card, pass de musées, cartes régionales en Forêt-Noire, etc.) incluent souvent transports publics et réductions sur de nombreuses attractions.

Bon à savoir :

La monnaie officielle est l’euro. Prévoyez du liquide, car de nombreux commerces, notamment en zones rurales et sur les marchés, ne prennent pas la carte. Emportez un adaptateur de prise type F, des chaussures confortables et étanches, ainsi que des vêtements superposables pour une météo changeante, surtout en montagne. Une application de traduction peut être utile hors des grandes villes.

Les périodes idéales dépendent des envies : l’été pour la randonnée et les lacs, le printemps et l’automne pour éviter les foules tout en profitant d’une météo clémente, l’hiver pour les sports de neige et les marchés de Noël, omniprésents de fin novembre à la veille de Noël dans la plupart des villes, avec un charme particulier à Nuremberg, Munich, Dresde ou Cologne.

Astuce :

Pour éviter les désagréments et souvent réaliser des économies, il est conseillé de planifier et réserver à l’avance. Cela est particulièrement crucial pour visiter des sites très populaires comme le château de Neuschwanstein, pour participer à de grands événements tels que l’Oktoberfest, les grands festivals de musique ou les foires du livre, ainsi que pour sécuriser un hébergement dans les villes connaissant une forte affluence lors de ces rassemblements.

L’Allemagne offre assez de diversité pour qu’aucun voyage ne ressemble au précédent. Que l’on soit passionné de châteaux, amateur de musées, marcheur en quête de forêts profondes, adepte de croisières fluviales ou féru de grandes métropoles créatives, tout concourt à en faire une destination à la fois dense, accessible et étonnamment variée.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 € pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Allemagne, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler l’Allemagne pour sa fiscalité stable, son réseau de conventions fiscales très protectrices, l’accès à un système de santé performant et un environnement économique solide, notamment à Berlin et Munich. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec location ou achat de résidence principale, affiliation au système d’assurance maladie allemand, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors de France, centre des intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, Steuerberater, accompagnement bilingue) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire), en prenant en compte la convention fiscale FR‑DE pour éviter les doubles impositions.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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