Les quartiers les plus prisés par les expatriés en Allemagne

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer en Allemagne séduit de plus en plus de professionnels, familles et étudiants étrangers. Plus grande économie d’Europe, marché de l’emploi dynamique, système de santé performant, sécurité élevée, vie culturelle foisonnante : le pays a de sérieux atouts. Mais une question revient systématiquement chez les nouveaux arrivants : dans quel quartier vivre pour concilier travail, qualité de vie et intégration ?

Bon à savoir :

Contrairement à l’image d’un pays homogène, les villes allemandes offrent des ambiances très distinctes, adaptées à différents profils. Berlin attire les créatifs, Munich les cadres, Francfort les financiers, Hambourg les amoureux de l’eau, tandis que Cologne et Düsseldorf séduisent les profils internationaux en quête d’équilibre. Des villes en plein essor comme Leipzig ou Stuttgart proposent également un bon rapport coût de la vie / opportunités.

L’article qui suit propose une plongée détaillée dans les quartiers les plus recherchés par les expatriés dans les grandes métropoles allemandes, en s’appuyant sur les données récentes de marché immobilier, de coût de la vie, de composition sociale et d’attractivité économique.

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Comprendre ce que recherchent les expatriés en Allemagne

Avant de zoomer sur les villes et leurs quartiers, il faut comprendre les principaux critères qui guident les choix résidentiels des expatriés. Les enquêtes internationales menées auprès de dizaines de milliers d’expats dégagent des facteurs récurrents.

Astuce :

Plusieurs facteurs essentiels influencent la décision de s’installer dans une ville. Le premier est l’accès à l’emploi, notamment dans des secteurs porteurs comme la tech, la finance, l’ingénierie, l’automobile, les médias ou la recherche. Viennent ensuite d’autres éléments déterminants : le coût du logement, la qualité des transports publics, la présence d’une communauté internationale, l’offre scolaire, la disponibilité d’espaces verts comme les parcs, et enfin, un sentiment général de sécurité.

Les difficultés typiquement citées en Allemagne sont, elles aussi, très claires : bureaucratie jugée lourde, services publics peu digitalisés, connexion internet encore inégale, et marché locatif extrêmement tendu dans les grandes villes avec des loyers en forte hausse et des taux de vacance très faibles.

Le tableau ci‑dessous résume les grands critères évoqués par les expatriés lorsqu’ils comparent les villes et quartiers allemands.

Critère cléImportance pour les expatriésCommentaires spécifiques à l’Allemagne
Marché de l’emploiTrès élevéeForte demande en tech, finance, industrie, R&D
Coût du logementTrès élevéeLoyers en forte hausse, vacance souvent < 2 %
Qualité des transports publicsÉlevéeRéseaux U‑Bahn, S‑Bahn, tram et bus généralement efficaces
Communauté expatriée / internationaleÉlevéeForte concentration à Berlin, Munich, Francfort, Düsseldorf
Écoles et vie de familleÉlevée pour les famillesBon réseau public, écoles internationales dans les grandes villes
Vie culturelle et nocturneVariable selon le profilBerlin, Hambourg, Cologne, Leipzig très bien placées
Facilité d’installationMoyenne à faibleBureaucratie et démarches d’inscription souvent complexes
Langue et intégrationImportanteL’anglais largement utilisé en ville, mais l’allemand reste clé

Dans ce contexte, les grandes villes allemandes ne brillent pas dans tous les classements internationaux d’expatriés : dans un grand baromètre 2024, Düsseldorf n’arrive qu’en 41ᵉ position mondiale, Francfort 45ᵉ, Berlin 46ᵉ, Cologne 48ᵉ, Munich 50ᵉ, Hambourg 52ᵉ. Les notes sont sévères sur la bureaucratie, les services numériques ou la facilité à se faire des amis locaux. Pourtant, les mêmes villes apparaissent dans le top mondial en qualité de vie chez d’autres consultants, et restent des pôles puissants d’emplois qualifiés.

Attention :

Les quartiers offrant les meilleures opportunités professionnelles et services sont aussi les plus chers et concurrentiels. À l’inverse, les zones plus abordables exigent souvent plus d’efforts d’intégration et de maîtrise linguistique.

Berlin : capitale créative et mosaïque de quartiers

Ville la plus peuplée du pays, Berlin s’impose comme un aimant pour les créatifs, les start‑up, les chercheurs et les freelances. C’est aussi une ville où les loyers ont flambé depuis une dizaine d’années et où le marché locatif est devenu impitoyable, avec un taux de vacance d’environ 1,2 % et des prix qui ont grimpé de plus de 60 % entre 2017 et 2022.

Au‑delà de ces signaux très tendus, Berlin reste pourtant l’une des capitales d’Europe occidentale les plus abordables, et surtout un patchwork de quartiers aux profils bien distincts.

Mitte : centre névralgique et vitrine internationale

Mitte concentre tout ce qui fait fantasmmer sur Berlin : Alexanderplatz, la Porte de Brandebourg, le Reichstag, Museum Island, les hôtels design, les cafés branchés, les sièges de start‑up et de grands groupes. Pour un expatrié travaillant dans la finance, le conseil, la tech ou la diplomatie, c’est le quartier qui minimise les temps de transport et maximise le réseau professionnel.

8000

Prix médian à l’achat pour un appartement ancien dans ce secteur central, en euros par mètre carré.

Mitte attire surtout des jeunes actifs internationaux, tolérant le bruit, la densité, les flux de touristes et un niveau de petite délinquance plus élevé qu’ailleurs. En échange, ils bénéficient d’un accès imbattable aux transports (S‑Bahn, U‑Bahn, trams, bus) et à un tissu culturel unique.

Prenzlauer Berg et Pankow : bobo‑familial et très demandé

Au nord de Mitte, Pankow et plus particulièrement Prenzlauer Berg symbolisent la gentrification berlinoise. Ancien quartier alternatif de l’Est, il est devenu l’un des plus recherchés par les familles expatriées et les cadres trentenaires.

On y trouve des rues arborées, des immeubles anciens impeccablement rénovés, des places conviviales comme Kollwitzplatz, des cafés, des boutiques de créateurs, des marchés bio, des crèches et des écoles à chaque coin de rue. La concentration de poussettes a même valu au quartier le surnom de « Parentslauer Berg ».

Exemple :

Dans cet arrondissement de Berlin, les loyers dépassent aisément les 16 €/m² et connaissent une progression continue, bien qu’ils restent en moyenne un peu inférieurs à ceux du quartier de Mitte. La contrepartie de ces prix élevés est un environnement perçu comme très sûr, une atmosphère villageoise et une excellente desserte en transports en commun (métro, S‑Bahn, tram). Cela en fait un compromis idéal pour de nombreuses familles internationales, offrant un cadre urbain mais calme, cosmopolite tout en conservant un ancrage allemand.

Friedrichshain‑Kreuzberg : cœur alternatif, bars et co‑working

Au sud‑est du centre, Friedrichshain‑Kreuzberg concentre ce que l’imaginaire collectif associe à « Berlin Underground » : friches industrielles transformées en clubs mythiques, bars ouverts toute la nuit, graffitis monumentaux, marchés de street food, cafés végan, espaces de coworking, galeries expérimentales.

Ce district attire une population très jeune, souvent étudiante, freelance, ou salariée des start‑up. On y trouve aussi une importante communauté turque et moyen‑orientale, notamment à Kreuzberg, avec une offre alimentaire extrêmement variée.

Bon à savoir :

Les loyers, autour de 18 €/m², sont plus élevés que dans de nombreuses capitales d’Europe de l’Est mais restent raisonnables pour l’Europe de l’Ouest. Le quartier, très prisé des expatriés sans enfants pour son ADN culturel berlinois, offre une vie nocturne animée et une forte densité de bars. Cependant, cet environnement s’accompagne d’un climat plus bruyant, de poches de délinquance (notamment autour de Kottbusser Tor et Görlitzer Park) et d’un marché locatif extrêmement concurrentiel.

Le tableau suivant donne un ordre de grandeur des loyers dans trois zones clefs de Berlin.

Quartier / districtLoyer moyen (approx.) au m²Profil dominant d’expatriés
Mitte> 25 €/m²Cadres, diplomates, employés de start‑up
Prenzlauer Berg (Pankow)~ 16–18 €/m²Familles, couples trentenaires, créatifs
Friedrichshain‑Kreuzberg~ 17–19 €/m²Étudiants, freelances, profils alternatifs

Neukölln, Wedding, Lichtenberg : la nouvelle frontière des budgets serrés

À mesure que Mitte, Prenzlauer Berg et Kreuzberg se sont renchéris, les expatriés ont exploré des quartiers autrefois peu prisés. Neukölln est devenu l’exemple le plus marquant : longtemps connu pour ses loyers très bas et une image difficile, il s’est mué en repère de jeunes créatifs, baristas, musiciens et entrepreneurs internationaux, en particulier dans les secteurs proches de Tempelhofer Feld.

Wedding suit un schéma similaire : quartier très multiculturel, aux loyers encore compétitifs (environ 13–14 €/m²), il attire ceux qui veulent rester près du centre tout en préservant leur budget. Lichtenberg, plus résidentiel et bordé de grands ensembles hérités de la RDA, séduit aussi des expats en quête d’abordabilité et de calme, avec une réputation de sécurité au‑dessus de la moyenne.

Munich : ville chère, cadres bien payés et quartiers haut de gamme

Capitale de la Bavière, Munich fait figure de contre‑exemple à Berlin sur le plan économique : salaires élevés, sièges de grandes multinationales comme BMW, Siemens, Allianz, forte présence de géants de la tech (Google, Microsoft, Apple, Amazon), chômage bas, mais immobilier parmi les plus chers d’Allemagne.

Les expatriés y affluent néanmoins, attirés par la qualité de vie – montagnes proches, grands parcs comme l’Englischer Garten, offre culturelle riche, sécurité élevée – et par des postes très bien rémunérés dans l’ingénierie, la finance, l’IT ou les assurances.

Schwabing : chic, étudiant et très international

Schwabing incarne le quartier emblématique de Munich aux yeux de nombreux expatriés. À l’origine quartier bohème et artistique, il a conservé une dimension culturelle forte tout en devenant l’un des secteurs les plus aisés et les plus chers de la ville.

24-26

Les loyers au mètre carré dans ce quartier prisé, qui combine architecture Art nouveau, commerces élégants et proximité du Englischer Garten.

Le quartier est réputé très sûr et accueille une proportion importante d’étrangers, parfois estimée à 30–40 % selon les segments. Sa proximité avec les universités renforce encore son attrait pour les étudiants internationaux.

Maxvorstadt et Glockenbachviertel : culture, musées et vie nocturne

Juste au nord du centre, Maxvorstadt est le grand quartier universitaire et muséal de Munich. Il concentre plusieurs campus et des musées d’envergure internationale. Les rues regorgent de cafés, librairies, restaurants et galeries, dans une ambiance très étudiante et intellectuelle. Les loyers y côtoient ceux de Schwabing, oscillant autour de 23–26 €/m².

Au sud du centre, le Glockenbachviertel (souvent associé au Gärtnerplatzviertel) développe un profil plus festif et décontracté : cœur de la scène LGBTQ+ munichoise, bars et clubs, restaurants conceptuels, proximité de l’Isar. Ce secteur attire un public jeune, créatif et international, prêt à accepter des appartements plus petits et un environnement plus bruyant en échange d’une vie nocturne dense.

Bogenhausen et Neuhausen‑Nymphenburg : familles et standing

Pour les familles expatriées en quête de confort, d’écoles internationales et d’un cadre plus verdoyant, Bogenhausen et Neuhausen‑Nymphenburg représentent des valeurs sûres.

Bogenhausen à Munich

Présentation du quartier cossu de Bogenhausen, situé au nord-est de Munich.

Cadre de vie privilégié

Quartier réputé pour ses rues calmes, ses villas et ses immeubles de standing, à proximité de l’Isar et de parcs.

Sécurité et réputation

Jouit d’une excellente réputation en matière de sécurité et est considéré comme l’un des quartiers les plus cossus de la ville.

Niveau des loyers

Les loyers se situent autour de 20–22 €/m², légèrement en dessous des quartiers ultra-centraux mais restant élevés.

Neuhausen‑Nymphenburg, à l’ouest, profite de la proximité du château de Nymphenburg et de ses jardins. Architecture élégante, nombreux parcs, bonne offre en crèches et écoles, commerces de quartier : le secteur plaît particulièrement aux familles internationales bien installées, malgré des loyers comparables à Bogenhausen.

Le tableau ci‑dessous compare quelques grands quartiers munichois.

Quartier de MunichLoyer moyen approx. au m²Public expatrié dominant
Schwabing24–26 €/m²Étudiants, cadres supérieurs, familles aisées
Maxvorstadt23–26 €/m²Étudiants internationaux, chercheurs, créatifs
Glockenbachviertel22–24 €/m²Jeunes actifs, communauté LGBTQ+, freelances
Bogenhausen20–22 €/m²Familles expatriées, cadres, diplomates
Neuhausen‑Nymphenburg20–22 €/m²Familles internationales, professions libérales
Freiham / Pasing‑Obermenzing16–18 €/m²Jeunes familles, budget plus serré

Pour les budgets plus limités, les nouveaux quartiers planifiés comme Freiham, ou les secteurs plus excentrés tels que Pasing‑Obermenzing, Giesing ou Berg am Laim, proposent encore des loyers sous les 18 €/m², avec des dessertes ferroviaires qui maintiennent le centre à 20–30 minutes.

Francfort : « Mainhattan » et quartiers d’affaires hautement internationaux

Francfort am Main est la capitale financière de l’Allemagne et l’une des plus internationales : environ la moitié de ses habitants sont étrangers ou d’origine étrangère. Les expatriés y viennent d’abord pour le travail, attirés par les banques, la Banque centrale européenne, les sièges d’assurances, mais aussi un secteur des services très développé.

Deuxième ville la plus chère du pays après Munich, Francfort affiche des loyers moyens autour de 14 €/m², mais avec de très fortes disparités entre quartiers.

Westend, Nordend et Sachsenhausen : trio de tête des expats

Westend est le quartier vedette pour les expatriés fortunés : immeubles bourgeois, villas rénovées, rues bordées d’arbres, parcs comme le Grüneburgpark, proximité immédiate du quartier des banques. On y croise beaucoup de cadres, de diplomates et de familles internationales. Les loyers pour un deux‑pièces dépassent fréquemment 1 800 € par mois, et les prix à l’achat se situent dans le haut de la fourchette francfortoise, parfois au‑delà de 8 000 €/m².

Bon à savoir :

Nordend est un quartier bohème et communautaire, avec des cafés indépendants, des marchés de quartier et des parcs comme Bethmannpark. Il attire une population mixte (familles, jeunes actifs, artistes). Les loyers, bien qu’élevés, y sont légèrement plus abordables qu’à Westend, comptez environ 1 200 € pour un petit appartement.

Sachsenhausen, sur la rive sud du Main, combine ville ancienne, tavernes d’Apfelwein, ruelles pavées et bars modernes. La partie nord, proche du fleuve, est très recherchée, avec des loyers comparables à Westend, tandis que la partie sud reste plus résidentielle et un peu moins chère. La présence de plusieurs écoles internationales et la proximité de grands parcs renforcent l’attrait du quartier pour les familles expatriées.

Quartiers en devenir et options plus abordables

Pour les expatriés au budget plus limité, plusieurs zones constituent de bons compromis. Gallus et surtout Europaviertel, en pleine reconstruction, proposent des immeubles modernes, des centres commerciaux récents et des loyers relativement plus modérés que dans les beaux quartiers, tout en restant proches de la gare centrale et du centre.

Bornheim, avec sa célèbre Berger Strasse, attire jeunes actifs et familles pour son ambiance de village urbain, ses nombreux restaurants et bars, et ses marchés. Ostend, ancien quartier populaire devenu siège de la Banque centrale européenne, se transforme également en pôle international avec des loyers encore un peu inférieurs à ceux de Westend ou Sachsenhausen.

Bornheim et Ostend, quartiers de Francfort

Plus loin, Höchst et Fechenheim offrent les loyers les plus bas du marché francfortois, au prix de trajets plus longs et d’un environnement moins « carte postale ». Ils accueillent beaucoup d’étudiants et de jeunes travailleurs.

Hambourg : ville portuaire, quartiers d’eau et contrastes socio‑urbains

Deuxième ville d’Allemagne et grand port du nord de l’Europe, Hambourg attire de nombreux expatriés liés à la logistique, au commerce international, au marketing, aux médias ou à l’aéronautique. Sa réputation de ville ouverte et tolérante, son immense réseau de canaux, ses parcs et ses festivals en font une alternative crédible à Berlin ou Munich.

La contrepartie, ce sont des loyers en hausse, un marché locatif ultra compétitif, un climat réputé pluvieux et des démarches administratives exigeantes (inscription, certificats du propriétaire, etc.).

Eimsbüttel et Eppendorf : densité, verdure et vie de quartier

Eimsbüttel, le plus petit mais l’un des plus denses districts de Hambourg, figure parmi les favoris des expatriés. Il offre une combinaison très recherchée : architecture classique, nombreux parcs, proximité de l’Alster, cafés et restaurants indépendants, écoles de qualité, rues commerçantes vivantes comme Osterstraße. Les loyers y sont élevés, autour de 14–17 €/m², et un simple studio peut coûter 1 300 € par mois. Le quartier attire beaucoup d’étudiants de l’université de Hambourg, de jeunes couples et de familles.

8000-10000

Prix d’achat au mètre carré dans le quartier d’Eppendorf, à Hambourg, reflétant son caractère haut de gamme et bourgeois.

Altona, Ottensen, Sternschanze : créatifs, familles et vie nocturne

Altona, sur la rive droite de l’Elbe, est un vaste district très prisé pour son accessibilité, ses bords de fleuve, ses écoles et sa vie culturelle. Dans Altona, le quartier d’Ottensen est devenu un classique des guides expats : ruelles pavées, immeubles anciens, fortes densités de cafés, bars, librairies, salles de spectacle. On y parle beaucoup anglais, et les loyers reflètent cette popularité, se situant dans la tranche haute du marché.

À proximité, Schanzenviertel (Sternschanze) demeure l’épicentre de la contre‑culture hambourgeoise, avec une ribambelle de bars, de clubs, de boutiques vintage et de street art. Très recherché par les étudiants, artistes et jeunes actifs, il offre des loyers compris autour de 17–22 €/m², pour des surfaces parfois modestes et des immeubles anciens.

HafenCity, Winterhude, Blankenese : waterfront, prestige et prix record

HafenCity constitue le grand projet urbain d’envergure européenne : ancienne zone portuaire reconvertie en quartier ultra moderne, mélange de bureaux, logements haut de gamme, université spécialisée et sièges de grands groupes comme Unilever. Les loyers y figurent parmi les plus élevés de Hambourg (18–24 €/m²), le prix à payer pour vivre au bord de l’eau dans un environnement architectural contemporain, parfaitement connecté au centre.

Winterhude, le long de l’Alster, combine élégance, grands appartements, canaux bordés de maisons bourgeoises et accès direct au grand Stadtpark. Il attire des familles aisées et des cadres étrangers, sensibles à la qualité du cadre de vie. Blankenese, enfin, sur les hauteurs de l’Elbe, incarne le faubourg chic par excellence, avec ses villas, ses ruelles en escaliers, ses vues spectaculaires sur le fleuve et des prix à l’avenant.

Périphérie verte et budgets plus contenus

Pour les expatriés soucieux de leur budget, Hambourg offre encore plusieurs options plus abordables : Harburg au sud de l’Elbe, avec son université technique et des loyers autour de 11–14 €/m², Bergedorf et Wandsbek à l’est, très verts et familiaux avec des loyers inférieurs à 13 €/m², ou encore Barmbek, ex‑quartier ouvrier en pleine transformation, bien desservi et moins onéreux.

Cologne : entre marché sous tension et quartiers très ciblés par les expats

Cologne, quatrième ville d’Allemagne, joue un rôle particulier dans le paysage des expatriés. Elle attire de nombreux internationaux, en particulier dans les médias, la télévision, la musique, l’assurance, l’automobile (Ford Europe) ou l’aérien (Lufthansa). Mais elle souffre d’un marché du logement extrêmement serré, alimenté par une croissance démographique continue et une offre de nouveaux logements insuffisante.

Le taux de vacance y est inférieur à 4 % en moyenne, et tombe sous 1 % dans certains quartiers. Les loyers et les prix d’achat augmentent nettement, en particulier dans les zones centrales.

Altstadt et Belgisches Viertel : hypercentre prisé et très cher

L’Altstadt, cœur historique et commercial, abrite les grandes artères commerçantes, la cathédrale, les restaurants et de nombreux bureaux. À l’intérieur ou en bordure du centre, le Belgisches Viertel (quartier belge) est souvent décrit comme l’un des secteurs les plus agréables et « vivables » de la ville : cafés, bars, boutiques indépendantes, ambiance branchée et créative.

Cette réputation se traduit directement dans les prix : un studio au centre peut facilement atteindre 1 100 € par mois, et un appartement standard autour de 1 400 €. Les investisseurs internationaux ciblent fortement ces zones, ce qui entretient la hausse.

Lindenthal, Sülz, Ehrenfeld : l’axe étudiant‑créatif très recherché

À l’ouest du centre, Lindenthal s’impose comme l’un des quartiers favoris des expatriés, notamment étudiants, jeunes actifs et familles. Proche de l’université, il cumule bars d’étudiants (fameux « Kwartier Latäng »), cafés, librairies, stades, mais aussi des coins résidentiels plus calmes. Les loyers moyens y sont parmi les plus élevés de la ville, autour de 18 €/m², car la demande explose aussi bien du côté locatif que de l’achat, notamment sur le segment haut de gamme.

Bon à savoir :

Sülz offre un cadre familial et verdoyant, également prisé des étudiants. Ehrenfeld, au nord-ouest, est un quartier en transition : ancienne zone industrielle devenue un pôle pour artistes, start-up et familles créatives. Il se caractérise par son street art, ses clubs, ses restaurants internationaux et une communauté multiculturelle, attirant une population expatriée alternative, malgré des loyers en hausse.

Nippes, Südstadt, Deutz : alternatives urbaines

Nippes, au nord, mélange ruelles calmes, cafés, marchés, atmosphère de village et profil de quartier « en plein essor ». Plus accessible que l’hypercentre, il attire familles et seniors, mais de plus en plus d’internationaux, notamment sensibles à ses initiatives en matière de ville durable.

Bon à savoir :

Südstadt, au sud du centre, connaît un regain d’intérêt avec ses cafés, restaurants et services modernes, attirant les jeunes actifs et faisant grimper les prix. Deutz, sur la rive droite du Rhin, offre une vue spectaculaire sur la skyline et d’excellentes connexions, notamment vers le centre d’exposition, ce qui en fait un choix stratégique pour les expatriés très mobiles.

Rodenkirchen, Porz, Chorweiler : du haut de gamme au très abordable

Rodenkirchen, en bord de Rhin au sud, séduit une clientèle aisée : maisons individuelles, écoles réputées, commerces haut de gamme et atmosphère quasi suburbaine. Les prix y comptent parmi les plus élevés de la ville, particulièrement pour les appartements en copropriété.

À l’opposé, Porz et Chorweiler offrent les loyers moyens les plus bas (autour de 11,4 €/m²), tout en gagnant en attractivité auprès des familles et de certains expatriés soucieux de réduire fortement leur budget logement. Porz garde un esprit de « village au bord du fleuve », tandis que Chorweiler, malgré son architecture de grands ensembles, développe une vie communautaire riche et des initiatives solidaires.

Le tableau ci‑dessous synthétise quelques valeurs de marché à Cologne.

Quartier de CologneLoyer moyen approx. au m²Profil d’expatriés typiques
Altstadt / Belgisches Viertel~ 21 €/m² (prime)Jeunes actifs, investisseurs internationaux
Lindenthal~ 18 €/m²Étudiants, jeunes pros, familles aisées
Ehrenfeld~ 15–17 €/m²Créatifs, familles multiculturelles
Nippes~ 14–16 €/m²Familles, seniors, nouveaux arrivants
Rodenkirchen> 17 €/m²Familles aisées, cadres, diplomates
Porz / Chorweiler~ 11–12 €/m²Familles à budget serré, quelques expats

Düsseldorf : capitale de la mode et pôles résidentiels très ciblés

Düsseldorf, capitale de la Rhénanie‑du‑Nord‑Westphalie, est un cas particulier dans le paysage allemand des expatriés. Elle accueille un pourcentage très élevé de résidents étrangers, notamment une importante communauté japonaise, et cumule les fonctions de place financière, de ville de foires commerciales et de capitale de la mode.

Le coût de la vie y est au‑dessus de la moyenne allemande, mais souvent un peu inférieur à celui de Munich ou Francfort. Le marché locatif est lui aussi tendu, avec un taux de vacance d’environ 1,4 % et un loyer moyen au m² proche de 15 €.

Stadtmitte, Altstadt et Carlstadt : cœur vibrant mais exigeant

Le district central (Mitte) concentre les lieux emblématiques de Düsseldorf : Altstadt et ses centaines de bars (surnommés « le plus long comptoir du monde »), Königsallee et ses boutiques de luxe, Rheinuferpromenade, musées et théâtres. Les expatriés jeunes, célibataires ou en couple sans enfants, y apprécient la densité de vie culturelle et nocturne, la proximité des bureaux et la facilité de déplacement à pied.

16.9

Le loyer moyen par mètre carré dans le quartier de Stadtmitte à Düsseldorf, l’un des plus élevés de la ville.

Oberkassel, Niederkassel, Kaiserswerth : bastions des familles expatriées

Sur la rive gauche du Rhin, Oberkassel et Niederkassel sont devenues les adresses de prédilection des familles internationales, notamment japonaises. Architecture Art nouveau, grandes avenues, écoles internationales (dont une école japonaise), proximité du fleuve, commerces de qualité : tout concourt à en faire des quartiers haut de gamme. Les logements familiaux y sont très chers et rares.

Plus au nord, Kaiserswerth offre une alternative un peu plus paisible, tout en restant bien connectée par tram et S‑Bahn. Ce village historique au bord du Rhin, avec son château impérial en ruine, abrite de bonnes écoles, des banques, des services de santé et attire de nombreuses familles d’expatriés. Les loyers y sont moins extravagants qu’à Oberkassel mais restent élevés pour le marché local.

Bilk, Unterbilk, Medienhafen : hub de jeunes pros et créatifs

Bilk est le quartier le plus peuplé de Düsseldorf et l’un des plus « cool » : présence de l’université Heinrich‑Heine, nombreux bars, restaurants, cinémas, scène jazz, population jeune et internationale. Les prix restent légèrement inférieurs à ceux de l’hypercentre, ce qui en fait un choix privilégié pour étudiants, chercheurs et jeunes actifs étrangers.

Bon à savoir :

Les quartiers d’Unterbilk et du Medienhafen, un ancien port reconverti, attirent une clientèle similaire prête à payer un prix plus élevé pour des lofts avec vue sur le port ou des appartements design. Cette attractivité est renforcée par la présence d’agences de communication, de chaînes de télévision et d’une architecture spectaculaire signée par de grands noms.

Pempelfort, Derendorf, Flingern, Düsseltal : ceinture résidentielle très expat‑friendly

Autour du centre, plusieurs quartiers forment un anneau résidentiel particulièrement apprécié des expatriés. Pempelfort, fortement urbain mais ponctué de parcs et de musées, attire étudiants, jeunes pros et jeunes familles grâce à son offre de cafés, de restaurants et de commerces.

Derendorf, longtemps moins cher, se gentrifie à grande vitesse, profitant de sa proximité avec le centre et la présence de grandes entreprises comme L’Oréal ou Metro. Flingern, entre industrie réhabilitée et nouvelles constructions, est devenu l’un des repères des amateurs de cafés de spécialité, de street‑art et de concept‑stores, avec une population internationale grandissante.

Düsseltal, plus résidentiel et verdoyant, séduit particulièrement les familles avec enfants : parcs, bonne offre scolaire, rues calmes, mais loyers relativement élevés.

Le tableau suivant illustre la hiérarchie de prix dans quelques quartiers phares de Düsseldorf.

Quartier de DüsseldorfLoyer moyen approx. au m²Public expatrié dominant
Altstadt~ 16,5 €/m²Étudiants, jeunes actifs, amateurs de nightlife
Stadtmitte~ 16,9 €/m²Jeunes pros, cadres, salariés du tertiaire
Golzheim~ 15,8 €/m²Cadres, diplomates, travailleurs des foires
Pempelfort~ 16 €/m²Étudiants, jeunes pros, familles
Carlstadt~ 14,9 €/m²Créatifs, couples, amateurs de patrimoine
Bilk~ 14 €/m² (nouveau)Étudiants, expats jeunes, créatifs

Leipzig, Stuttgart et autres villes : alternatives solides aux géants

Au‑delà de ce « big five » (Berlin, Munich, Francfort, Hambourg, Cologne) auxquels on ajoute souvent Düsseldorf, d’autres villes allemandes attirent de plus en plus d’expatriés à la recherche d’un meilleur rapport entre coût de la vie, opportunités et qualité de vie.

Leipzig : « better Berlin » à prix encore doux

Leipzig est régulièrement présentée comme une sorte de « nouveau Berlin », mais plus compacte, plus abordable et moins saturée. Loyer moyen pour un appartement d’une chambre en centre‑ville souvent entre 500 et 800 €, forte scène artistique, écosystème de start‑up en croissance, université réputée, vie culturelle très riche : le cocktail séduit de nombreux étudiants, freelancers et jeunes familles.

Astuce :

Pour les expatriés créatifs, les quartiers de Südvorstadt et Plagwitz sont les plus prisés, offrant une vie animée avec bars, cafés, salles de concert, street-art et d’anciens sites industriels réhabilités. Les loyers y restent encore raisonnables (environ 9–10 €/m²), malgré une tendance à la hausse. Les nouveaux arrivants dans la dynamique de gentrification se tournent de plus en plus vers Reudnitz-Thonberg et Lindenau. Les familles, quant à elles, privilégient des quartiers plus calmes comme Gohlis, Schleußig ou Stötteritz, appréciés pour leurs parcs et leurs bonnes écoles.

Stuttgart : hub automobile et quartiers familiaux

Stuttgart, capitale du Land de Bade‑Wurtemberg, attire avant tout les ingénieurs, informaticiens et chercheurs, grâce à la présence de géants comme Mercedes‑Benz, Porsche, Bosch, HP ou IBM. Le coût de la vie y est élevé, proche de Munich, mais la qualité de vie est très bonne, avec beaucoup de verdure, un excellent réseau de transports et un niveau de criminalité bas.

Les expatriés s’installent souvent d’abord dans Stuttgart‑Mitte, centre dynamique concentrant commerces, musées, théâtres et transport. Mais les familles se tournent rapidement vers des quartiers plus résidentiels comme Degerloch, sur une colline au sud, très apprécié pour son atmosphère de village, ses maisons avec jardin, ses forêts alentour et ses écoles, ou encore Stuttgart‑Nord et Vaihingen, qui combinent nature, bonnes liaisons de transport et proximité des campus universitaires.

Bon à savoir :

Ce quartier de Stuttgart allie charme historique avec ses maisons à colombages, ses parcs et ses sources thermales. Il offre des loyers plus abordables que l’hypercentre tout en restant à quelques minutes de celui-ci.

Autres villes et quartiers cités par les expatriés

Hambourg n’est pas la seule grande ville du nord : Brême, plus petite, est régulièrement citée comme l’une des villes les plus sûres et abordables, avec une grande usine Airbus et une forte présence industrielle (Mercedes, agroalimentaire). Dortmund, Dresde, Nuremberg, Freiburg, Heidelberg ou encore Bonn apparaissent souvent dans les recommandations comme villes « à taille humaine », particulièrement adaptées aux familles et à ceux qui veulent éviter les excès de prix et de bruit des métropoles.

Dans chacune d’elles, on retrouve la même logique : un centre plus cher, mais pratique et vivant, des quartiers anciens en cours de gentrification qui attirent les créatifs et les jeunes professionnels, et des ceintures résidentielles plus vertes, préférées des familles – souvent à 20–30 minutes du cœur de la ville en transports publics.

Comment choisir son quartier en tant qu’expatrié en Allemagne ?

Face à cette diversité, le choix du quartier idéal reste très personnel. Pourtant, quelques lignes directrices ressortent clairement des données et des témoignages.

Pour les jeunes actifs sans enfants, les quartiers centraux et branchés, même chers, sont souvent privilégiés : Mitte et Friedrichshain‑Kreuzberg à Berlin, Glockenbachviertel ou Maxvorstadt à Munich, Westend et Bornheim à Francfort, Sternschanze ou Ottensen à Hambourg, Belgisches Viertel ou Ehrenfeld à Cologne, Altstadt et Medienhafen à Düsseldorf. Ils offrent un accès direct à l’emploi, à la vie nocturne et à un réseau international dense.

Bon à savoir :

Les familles expatriées recherchent principalement des environnements verts, calmes et proches des écoles. À Berlin, elles optent pour Prenzlauer Berg, Pankow ou Zehlendorf. À Munich, pour Bogenhausen, Neuhausen, Pasing ou Giesing. À Francfort et ses environs, pour Nordend, Sachsenhausen Sud ou la banlieue de Kronberg. À Hambourg, pour Winterhude, Wandsbek ou certains secteurs de Hamburg‑Nord. À Cologne, pour Lindenthal, Rodenkirchen ou Nippes. À Düsseldorf, pour Oberkassel, Niederkassel, Kaiserswerth ou Düsseltal. À Leipzig, pour Gohlis, Schleußig ou Stötteritz. Enfin, à Stuttgart, pour Degerloch ou Vaihingen.

Les budgets serrés, enfin, doivent accepter davantage de compromis : davantage de distance au centre, quartiers encore en transition, nécessité d’apprendre plus vite l’allemand pour s’intégrer. Wedding, Lichtenberg, Neukölln sud ou Marzahn‑Hellersdorf à Berlin, Freiham, Neuperlach ou Ramersdorf‑Perlach à Munich, Höchst et Fechenheim à Francfort, Harburg, Bergedorf ou Barmbek à Hambourg, Porz ou Chorweiler à Cologne, certains secteurs de Harburg ou Wandsbek offrent des loyers plus accessibles.

Le tableau suivant résume, ville par ville, quelques couples « objectif / type de quartier » pour un expatrié.

Objectif principal de l’expatriéVille / quartiers typiques à viser
Maximiser réseau pro & vie nocturneBerlin (Mitte, Friedrichshain‑Kreuzberg), Munich (Glockenbach, Maxvorstadt), Francfort (Innenstadt, Bahnhofsviertel), Hambourg (Schanze, St. Pauli), Cologne (Altstadt, Belgisches Viertel), Düsseldorf (Altstadt, Stadtmitte)
Qualité de vie familiale & écolesBerlin (Prenzlauer Berg, Pankow, Steglitz‑Zehlendorf), Munich (Bogenhausen, Neuhausen, Pasing), Francfort (Westend, Nordend, banlieues comme Kronberg), Hambourg (Winterhude, Eimsbüttel, Wandsbek), Cologne (Lindenthal, Rodenkirchen, Nippes), Düsseldorf (Oberkassel, Niederkassel, Kaiserswerth, Düsseltal), Stuttgart (Degerloch, Vaihingen), Leipzig (Gohlis, Schleußig)
Budget limité, ambiance urbaineBerlin (Wedding, Neukölln, Lichtenberg), Munich (Giesing, Freiham), Francfort (Gallus, Ostend), Hambourg (Harburg, Barmbek), Cologne (Porz, Chorweiler, Kalk), Düsseldorf (Oberbilk, certaines zones de Flingern et Eller), Leipzig (Reudnitz, Grünau, Lindenau)
Recherche d’un compromis coût / cultureLeipzig (Südvorstadt, Plagwitz), Dortmund, Nuremberg, Dresde, Freiburg, Heidelberg, Bonn

En conclusion : l’Allemagne, un patchwork de quartiers pour toutes les trajectoires

Les grandes enquêtes internationales pointent volontiers les limites de l’Allemagne pour les expatriés : procédures complexes, digitalisation lente, difficultés à se faire des amis locaux, météo capricieuse. Pourtant, la même Allemagne figure régulièrement en haut des classements en matière de sécurité, de qualité de l’air, d’accès à la santé, d’équilibre vie pro/vie perso, et de stabilité économique.

Typologie des quartiers en Allemagne

Les quartiers des grandes villes allemandes se caractérisent par des ambiances et des coûts de vie distincts, offrant différents modes de vie selon les profils.

Quartiers « glamour »

Mitte, Schwabing, Westend, HafenCity, Belgisches Viertel, Oberkassel. Exigent des revenus confortables, de la patience pour trouver un logement et impliquent souvent un certain anonymat.

Quartiers en transition

Neukölln, Wedding, Barmbek, Ehrenfeld, Flingern, Plagwitz. Offrent plus de créativité et de brassage culturel, mais peuvent présenter quelques aspérités.

Ceintures résidentielles

Pankow, Steglitz‑Zehlendorf, Bogenhausen, Rodenkirchen, Winterhude, Kaiserswerth, Degerloch. Incarnent un compromis attractif, particulièrement prisé des familles.

Pour un expatrié, le véritable luxe n’est pas seulement d’habiter un quartier à la mode, mais de trouver celui qui correspond réellement à ses priorités : proximité du travail, nature, écoles, vie nocturne, budget, envie de communauté internationale ou au contraire de plongée dans l’allemand. La bonne nouvelle, c’est qu’en Allemagne, pour peu que l’on accepte de sortir des quelques codes postaux les plus connus, presque chaque profil peut trouver son « chez‑soi » dans un quartier à sa mesure.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en conservant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Allemagne, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler l’Allemagne pour sa fiscalité stable, son réseau de conventions fiscales solide avec la France, l’accès au premier marché européen et un environnement économique sécurisé. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec location ou achat de résidence principale, affiliation au système de santé allemand et coordination avec la CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors de France, centre des intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local francophone/anglophone (avocats, immigration) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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