Poursuivre des études supérieures à l’étranger en Allemagne : guide complet pour bien préparer son projet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer en Allemagne pour ses études supérieures séduit chaque année des centaines de milliers d’étudiants internationaux. Universités de rang mondial, frais de scolarité très faibles voire inexistants dans le public, solide marché de l’emploi et qualité de vie élevée à coût modéré en font une destination à part en Europe. Mais cette attractivité s’accompagne de démarches précises, d’exigences financières strictes et d’un environnement académique très structuré.

Bon à savoir :

Cet article résume les informations essentielles à connaître avant de partir : le fonctionnement du système universitaire, les coûts réels, les possibilités de financement, le logement, les procédures d’admission et de visa, les assurances, le travail étudiant, les perspectives après le diplôme et la maîtrise de la langue. Il vise à fournir une vision réaliste, chiffrée et concrète des études supérieures en Allemagne.

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Un paysage universitaire dense, sélectif et largement public

L’Allemagne compte plus de 400 établissements d’enseignement supérieur, répartis dans ses 16 Länder et près de 11 000 communes. La grande majorité sont publics, ce qui explique en partie la quasi‑gratuité des études pour de nombreux cursus.

On distingue plusieurs grands types d’institutions, avec des logiques différentes qu’il est important de comprendre avant de candidater.

Universités de recherche et grandes écoles techniques

Les universités dites « classiques » (Universitäten ou Forschungsuniversitäten) couvrent l’ensemble des disciplines, des sciences humaines à la médecine en passant par le droit, l’économie, les sciences naturelles ou l’ingénierie. Elles se caractérisent par une forte orientation recherche et préparent aussi bien à la vie académique (doctorat) qu’au secteur privé.

Les Technische Universitäten (TU) sont un sous‑groupe spécialisé dans les sciences, l’ingénierie et les technologies, avec un très haut niveau scientifique. Parmi les plus connues :

Université (exemples)Spécialités reconnuesPosition dans les classements QS 2026*
Technical University of Munich (TUM)Ingénierie, informatique, data science, management28
Ludwig Maximilian University (LMU)Sciences, médecine, sciences humaines59
Université de HeidelbergMédecine, sciences de la vie, droit84
Freie Universität BerlinSciences sociales, relations internationales97
RWTH Aachen UniversityIngénierie, mécanique, énergie99
Karlsruhe Institute of Technology (KIT)Informatique, génie électrique, physique102

Données issues des classements QS mentionnés dans le rapport de recherche.

Astuce :

Pour un projet d’études en ingénierie, informatique, data science ou sciences naturelles, il est recommandé de prioriser les établissements spécialisés dans ces domaines, car ils constituent des cibles de premier choix pour la qualité et la pertinence de leur cursus.

Hochschulen, Fachhochschulen et universités d’art

Les Universities of Applied Sciences (Fachhochschulen ou Hochschulen für Angewandte Wissenschaften) privilégient l’approche pratique et les liens avec les entreprises. On y trouve beaucoup de programmes en ingénierie appliquée, business, marketing, logistique, travail social. Les stages obligatoires et les projets en partenariat avec l’industrie y sont très fréquents, ce qui facilite l’insertion professionnelle.

À côté, les écoles d’art, de musique, de cinéma et de design (Kunsthochschulen) sélectionnent sur dossier artistique et épreuves de talent. Elles représentent une voie pertinente pour des études de design graphique, architecture, cinéma, musique, arts plastiques, etc.

Attention :

Certaines Duale Hochschulen proposent un cursus combinant cours académiques et emploi rémunéré en entreprise, permettant d’acquérir simultanément une expérience professionnelle et un diplôme allemand.

Un système de cycles harmonisé et semestriel

Comme dans le reste de l’Europe, l’Allemagne fonctionne sur le schéma L‑M‑D : licence (Bachelor), master, doctorat (Ph.D.). La plupart des masters durent 2 ans (4 semestres) pour 120 crédits ECTS, parfois 3 semestres (90 ECTS) dans les écoles d’ingénieurs ou les Fachhochschulen. Les licences s’étendent en général sur 3 ans.

L’année universitaire est découpée en deux semestres :

SemestrePériode académique (structure habituelle)Période des cours (indicative)
Wintersemester1er octobre – 31 marsmi‑octobre – mi‑février
Sommersemester1er avril – 30 septembremi‑avril – fin juillet

La plupart des programmes — plus de 80 % des masters, en particulier en STEM — démarrent au semestre d’hiver, qui concentre aussi l’essentiel des offres de bourses et des recrutements de stagiaires. Le semestre d’été propose moins de places et de filières, mais la concurrence y est parfois un peu moins forte.

Des frais de scolarité très bas, mais pas partout ni pour tous

L’un des principaux atouts de l’Allemagne est le coût très limité des études dans les universités publiques. Il est pourtant essentiel de bien nuancer cette idée pour éviter les mauvaises surprises.

Frais dans les universités publiques

Dans la grande majorité des Länder, les universités publiques ne facturent pas de frais de scolarité classiques pour les bachelors et masters, y compris pour les étudiants non européens. En revanche, presque tous les établissements demandent une contribution semestrielle obligatoire (Semesterbeitrag), généralement comprise entre 100 et 400 euros par semestre.

Ce montant finance :

– l’administration universitaire,

– les services des associations étudiantes (Studentenwerk),

– et très souvent un « ticket semestre » donnant accès aux transports publics locaux ou régionaux.

Certains États fédérés font exception :

– Le Bade‑Wurtemberg impose depuis plusieurs années 1 500 € par semestre aux étudiants extra‑européens inscrits en cursus diplômant.

– En Bavière, les universités ont désormais la possibilité de facturer des frais aux étudiants de pays tiers, pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros par semestre selon les programmes.

65000

Certains MBA très haut de gamme en formation continue peuvent coûter jusqu’à 65 000 € par an.

La plupart des doctorats dans le public sont, eux aussi, exempts de frais de scolarité : les doctorants s’acquittent seulement du Semesterbeitrag.

Frais dans les établissements privés

Les établissements privés (écoles de commerce, universités internationales, écoles spécialisées) fixent librement leurs frais, souvent compris entre 3 000 et plus de 20 000 € par an, avec des pointes à 50 000–60 000 € sur la durée de certains programmes d’élite.

Pour un projet de mobilité, il est donc crucial de distinguer clairement :

université publique sans frais de scolarité (mais avec contribution semestrielle),

établissement public dans un Land qui fait payer les étudiants non‑UE,

établissement privé aux frais plus élevés.

Le coût réel de la vie étudiante en Allemagne

Si les coûts d’inscription restent faibles, ce sont les dépenses de subsistance qui pèsent vraiment sur le budget. Les autorités allemandes exigent d’ailleurs une preuve de moyens financiers solide pour délivrer un visa étudiant.

Le fameux compte bloqué : base du visa étudiant

Pour obtenir un visa d’études de long séjour, les étudiants non européens doivent prouver qu’ils disposent des ressources nécessaires pour subvenir à leurs besoins. Le moyen le plus courant est l’ouverture d’un Sperrkonto (compte bloqué) auprès d’une banque allemande ou d’un prestataire spécialisé (Expatrio, Fintiba, Studely, Coracle, etc.).

À partir de 2025, le montant exigé est fixé à 11 904 € pour un an, soit 992 € par mois. Cet argent est déposé à l’avance, puis libéré par fractions mensuelles (en général 992 € maximum) une fois arrivé en Allemagne. Des frais de mise en place (50 à 150 €) et de tenue de compte (0 à 5 €/mois) s’ajoutent souvent.

Cette somme ne couvre que la première année, mais il faut continuer à prouver des moyens suffisants pour obtenir le permis de séjour étudiant, d’une année sur l’autre.

Budget mensuel réaliste : entre 850 et 1 500 €

Les études disponibles estiment qu’un étudiant international dépense en moyenne entre 850 € et 1 500 € par mois, selon la ville, le type de logement et le style de vie. Un sondage social réalisé en 2023 faisait état d’une dépense moyenne de 876 € par mois pour les étudiants.

Ventilation d’un budget type

Répartition indicative des principales dépenses pour une gestion financière équilibrée.

Logement

Inclut le loyer ou le prêt immobilier, les charges, les taxes et l’assurance habitation. Représente généralement la part la plus importante du budget.

Alimentation

Comprend les courses alimentaires, les repas pris à l’extérieur et les boissons. Un poste variable selon les habitudes de consommation.

Transports

Recouvre les frais de carburant, d’entretien du véhicule, les titres de transport en commun ou les services de mobilité partagée.

Santé & Assurances

Dédié aux mutuelles santé, aux frais médicaux non remboursés, ainsi qu’aux autres assurances (voiture, responsabilité civile…).

Loisirs & Culture

Budget pour les sorties, les abonnements (streaming, sport), les hobbies, les vacances et les activités culturelles.

Épargne & Imprévus

Part à allouer systématiquement à l’épargne de précaution, aux projets et pour faire face aux dépenses inattendues.

Poste de dépenseFourchette mensuelle indicative
Loyer (chambre ou petit studio)200 – 800+ €
Alimentation150 – 300 €
Assurance maladie110 – 150 € (public)
Transports (avec ticket semestre)souvent inclus dans le Semesterbeitrag
Téléphone + Internet60 – 80 € (mobile + box)
Santé, hygiène, divers50 – 100 €
Loisirs, vêtements, abonnements50 – 150 €
Total approximatif850 – 1 500 €

Ces montants restent globalement raisonnables par rapport à d’autres grandes destinations d’études. Hors loyer, le coût de la vie en Allemagne est estimé 11,2 % plus bas qu’aux États‑Unis, mais environ trois fois plus élevé qu’en Inde.

Logement : la plus grosse part du budget

Le logement est de loin le poste le plus lourd, et les variations entre villes sont importantes. En moyenne, un appartement une pièce dans le centre d’une grande ville coûte autour de 892 € par mois, mais ce chiffre cache de fortes disparités.

Voici les loyers moyens pour un appartement 1 chambre au centre‑ville, selon Numbeo :

VilleLoyer moyen centre (1 chambre)
Munich1 436 €
Francfort1 283 €
Berlin1 220 €
Stuttgart1 115 €
Hambourg1 097 €
Fribourg‑im‑Br.1 033 €
Cologne1 027 €
Heidelberg1 023 €
Düsseldorf991 €
Hanovre906 €
Karlsruhe877 €
Bonn866 €
Darmstadt / Erlangen818 €
Brême811 €
Trèves780 €
Dresde766 €
Mannheim741 €
Leipzig721 €
Dortmund690 €
Aix‑la‑Chapelle659 €
Essen634 €
Saarbrücken486 €

Trois options principales s’offrent aux étudiants :

Résidences universitaires : généralement les plus économiques (200 à 400 €/mois, souvent charges comprises). La demande est très forte, il faut candidater tôt.

Colocations (Wohngemeinschaft ou WG) : extrêmement répandues, autour de 300–500 €/mois par personne selon la ville et la taille du logement.

Studios et appartements privés : les plus chers, de 500 à 1 500 €/mois ou plus dans les grandes métropoles.

Exemple :

S’éloigner du centre d’une ville allemande permet souvent de réduire le loyer d’environ 25 %. De plus, les villes de l’Est comme Leipzig, Dresde ou Halle restent nettement moins chères que les grandes métropoles du Sud, telles que Munich, Stuttgart ou Francfort, qui sont économiquement dynamiques mais coûteuses. Enfin, à l’échelle européenne, Berlin, malgré son statut de capitale, demeure globalement plus abordable que d’autres grandes capitales comme Londres, Paris, Amsterdam ou Zurich.

Autres coûts du quotidien

Les charges (Nebenkosten) pour un appartement de 85 m² (électricité, chauffage, eau, ordures) tournent autour de 300 € par mois, avec une fourchette allant de 200 à près de 500 €. Une connexion Internet haut débit coûte en moyenne 45 €/mois, et un forfait mobile autour de 25–26 €/mois.

Côté alimentation, un étudiant dépense en général 150 à 300 € par mois en faisant ses courses dans des chaînes discount comme Aldi, Lidl, Netto ou Penny. Les cantines universitaires (Mensa) proposent des repas subventionnés entre 2 et 5 € l’assiette. Au restaurant, il faut compter 10 à 15 € pour un plat simple, et 65 à 80 € pour un repas complet pour deux dans un établissement de gamme moyenne.

Pour les loisirs et l’équipement personnel, quelques repères : un jean de marque coûte environ 80 €, une paire de baskets de course autour de 88 €, un abonnement de salle de sport 35 €/mois, un billet de cinéma entre 10 et 16 €, un abonnement Netflix 13,99 €/mois, Spotify individuel 10,99 €/mois.

Se déplacer : une offre de transports très avantageuse pour les étudiants

L’Allemagne dispose d’un réseau de transports publics dense, efficace et relativement abordable.

Un ticket unitaire de bus, tram ou métro se situe autour de 3 €. Beaucoup d’universités incluent dans la contribution semestrielle un Semesterticket qui permet de voyager de façon illimitée dans la région à un coût très réduit (souvent 30 à 150 € par semestre, intégrés au Semesterbeitrag).

Bon à savoir :

Depuis 2025, ce titre de transport offre un accès illimité à la quasi‑totalité des trains régionaux, S‑Bahn, bus et trams en Allemagne. Il constitue une solution particulièrement intéressante pour les étudiants qui voyagent régulièrement entre différentes villes ou pour se rendre sur leur lieu de stage.

Les taxis restent plus chers : prise en charge autour de 4,50 €, puis 1,80 à 3 €/km. Beaucoup d’étudiants se tournent donc vers le vélo, très populaire : certains services de location proposent des tarifs mensuels aux alentours de 5,90 €.

L’assurance maladie : un impératif légal et un poste budgétaire à anticiper

En Allemagne, l’assurance santé est obligatoire pour toute personne qui séjourne de manière durable, y compris les étudiants étrangers. Sans preuve d’assurance, impossible de s’inscrire à l’université ni d’obtenir un visa ou un titre de séjour.

Assurance publique ou privée : qui a droit à quoi ?

Le système repose sur deux grands régimes : l’assurance maladie légale (gesetzliche Krankenversicherung) et les assurances privées.

Bon à savoir :

La plupart des étudiants de moins de 30 ans en cursus régulier (bachelor/master) peuvent adhérer à une caisse publique (TK, AOK, etc.) à un tarif étudiant réduit. En revanche, les étudiants de plus de 30 ans, ceux inscrits en cours de langue, en Studienkolleg, dans des programmes non diplômants, les doctorants sans contrat, les chercheurs invités ou les freelances n’y ont pas droit et doivent se tourner vers une assurance privée.

Des accords de sécurité sociale lient l’Allemagne à de nombreux pays (UE, EEE, Suisse, Royaume‑Uni, Turquie, Maroc, Tunisie, Serbie, etc.). Les étudiants couverts par un régime légal dans ces pays peuvent parfois utiliser leur carte européenne d’assurance maladie (ou équivalent) et obtenir une attestation d’exemption auprès d’une caisse allemande. Attention toutefois : cette décision est souvent irréversible pour toute la durée des études et ne couvre pas forcément tous les soins, d’où l’intérêt d’une assurance complémentaire.

Combien coûte l’assurance santé étudiante ?

Les cotisations étudiantes dans le public sont harmonisées au niveau national, avec de légères variations selon les caisses et contributions additionnelles. Les chiffres récents indiquent :

Caisse publique (exemples)Cotisation totale étudiante 2024Cotisation totale étudiante 2025
BKK firmus129,28 €139,02 €
hkk Krankenkasse129,96 €142,02 €
Techniker Krankenkasse (TK)131,84 €144,24 €
HEK – Hanseatische Krankenkasse132,70 €144,67 €
BARMER140,30 €
BKK ProVita148,00 €
Heimat Krankenkasse149,80 €
BKK24151,08 €

En pratique, il faut prévoir environ 130 à 150 € par mois en 2025 pour une assurance publique étudiant, incluant l’assurance dépendance (Pflegeversicherung). Au‑delà de 30 ans, le tarif augmente nettement (environ 190 € et plus).

Attention :

Les assurances privées pour étudiants proposent des formules variées, avec des tarifs qui débutent autour de 30–40 €/mois pour les cours de langue ou Studienkolleg, et à partir de 70–80 €/mois pour les étudiants en diplôme, pouvant dépasser 100 €. Il est essentiel de tenir compte des éventuelles exclusions de pathologies préexistantes dans ces contrats.

La couverture doit au minimum inclure les consultations de médecins généralistes et spécialistes, hospitalisation, médicaments prescrits, soins d’urgence, maternité, prévention, soins dentaires de base et santé mentale.

Travailler pendant ses études : un complément de revenu encadré

Environ deux tiers des étudiants en Allemagne exercent une activité rémunérée à côté de leurs études. Pour les internationaux, c’est un moyen de soulager le budget, de pratiquer la langue et d’acquérir une première expérience professionnelle.

Ce que la loi autorise

Les règles diffèrent selon le statut :

– Pour les étudiants originaires de l’UE/EEE et de la Suisse, le cadre est identique à celui des étudiants allemands : en période de cours, il est recommandé de ne pas dépasser 20 heures par semaine pour conserver le statut étudiant (et bénéficier de la couverture sociale correspondante), mais aucune limite annuelle stricte n’est imposée. Pendant les vacances, ils peuvent travailler à temps plein.

Bon à savoir :

Les étudiants non-européens peuvent travailler jusqu’à 140 jours complets ou 280 demi-journées par an (environ 20h/semaine en période de cours). Pendant les vacances, un travail plus intensif est possible, mais sans dépasser le quota annuel. Le freelancing ou l’auto-entrepreneuriat nécessitent une autorisation expresse de l’Agence pour l’emploi et de l’Office des étrangers.

Les emplois d’assistant étudiant (studentische Hilfskraft, tutorat, recherche, bibliothèque, etc.) au sein des universités sont généralement exemptés de ces limites de jours, de même que les stages obligatoires intégrés au cursus.

Salaire, impôts et types de jobs

Depuis 2025, le salaire minimum légal est d’au moins 12,82 € brut de l’heure (certaines sources mentionnent 13,50 € pour 2024). De nombreux jobs étudiants payent autour de ce plancher, mais les postes plus qualifiés (working student en entreprise, missions en IT, data, ingénierie) peuvent atteindre 14 à 20 €/h, avec une moyenne évoquée autour de 18 €/h pour les Werkstudenten.

538

Montant maximum mensuel gagné sans cotisations sociales complètes dans le cadre d’un Minijob.

L’impôt sur le revenu est prélevé à la source au‑delà de certains seuils, mais une partie peut être récupérée via une déclaration annuelle (Steuererklärung).

Les secteurs qui recrutent des étudiants sont variés : restauration, vente, logistique, livraison, assistance de bureau, call‑centers, baby‑sitting, soutien scolaire, mais aussi, pour les plus avancés, postes en ingénierie, IT, marketing ou R&D en lien avec leur formation.

Démarches d’admission : de la candidature au visa

Poursuivre des études en Allemagne demande une préparation longue et rigoureuse, souvent 12 à 18 mois à l’avance pour être à l’aise.

Choisir son programme et vérifier les prérequis

Les domaines les plus recherchés par les étudiants internationaux sont les filières STEM (ingénierie mécanique, informatique, data science, génie électrique), le business et management (finance, marketing, MBA), les sciences de la vie et de l’environnement, ainsi que l’architecture, le design et les études culturelles.

Chaque programme fixe ses propres critères :

– pour un bachelor : diplôme de fin d’études secondaires reconnu comme équivalent à l’Abitur (IB, A‑Levels, certains baccalauréats nationaux) ; si le diplôme n’est pas jugé équivalent, l’étudiant sera orienté vers un Studienkolleg (année préparatoire) terminée par l’examen de qualification (Feststellungsprüfung).

– pour un master : licence ou bachelor pertinent d’un établissement reconnu, parfois avec un minimum de moyenne ou de crédits dans certaines matières. Pour les MBA ou masters très sélectifs, expérience professionnelle, GMAT ou GRE peuvent être exigés.

Certaines filières, comme médecine, pharmacie, odontologie ou médecine vétérinaire, sont soumises au Numerus Clausus (NC) national, avec un nombre de places très limité et une sélection stricte sur les résultats académiques et parfois des tests ou entretiens.

Canaux de candidature

Il existe trois grandes voies :

Exemple :

Les candidats internationaux souhaitant intégrer une université en Allemagne peuvent suivre différentes voies selon l’établissement et la filière. La candidature directe via le portail de l’université est souvent possible. Pour environ 170 établissements, le service centralisé Uni‑Assist évalue les dossiers des candidats internationaux, avec un délai de traitement de 4 à 6 semaines après réception du dossier complet et du paiement. Enfin, pour certaines filières à capacité limitée, il est nécessaire de passer par la plateforme de la Stiftung für Hochschulzulassung (Hochschulstart).

Pour certains pays comme l’Inde, l’Chine ou le Vietnam, un certificat APS (Academic Evaluation Centre) est obligatoire afin de vérifier l’authenticité des diplômes.

Les candidatures aux semestres d’hiver clôturent souvent autour du 15 juillet, celles du semestre d’été vers le 15 janvier, mais ces dates varient fortement selon les universités et les programmes, certains exigeant des dossiers plusieurs mois plus tôt. Il est vivement conseillé de viser un dépôt complet bien avant les échéances officielles.

Un dossier type comprend : un sommaire, une présentation, des documents administratifs, des informations financières, et des pièces justificatives.

relevés de notes et diplômes traduits et certifiés,

CV détaillé,

lettre de motivation (Statement of Purpose),

lettres de recommandation,

attestations de niveau de langue (allemand et/ou anglais),

copie du passeport,

preuve de ressources financières pour certains programmes payants.

Exigences linguistiques : allemand, anglais ou les deux

L’Allemagne compte de plus en plus de masters enseignés intégralement en anglais, notamment dans les domaines technologiques, des affaires ou des sciences. Dans ces cas, la preuve de compétence en anglais est obligatoire, via des tests du type :

IELTS (score global souvent entre 6,0 et 7,0),

TOEFL iBT (souvent 80 à 100 minimum),

PTE Academic, Cambridge CAE, voire Duolingo English Test selon les universités.

Bon à savoir :

Pour la majorité des bachelors et une grande partie des masters dispensés en allemand, un niveau de langue B2 ou C1 du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) est généralement exigé. Plusieurs tests officiels sont reconnus pour attester de ce niveau.

Test d’allemand universitaireNiveau généralement exigé pour admission
TestDaFTDN 4 dans les quatre compétences
DSH (Deutsche Sprachprüfung)DSH‑2
Goethe‑ZertifikatC1
telc Deutsch C1 HochschuleC1
Diplôme de langue allemande DSD IINiveau C1

Certaines universités exigent un niveau minimal (A1 ou A2) en allemand même pour des cursus anglophones, afin de faciliter l’intégration au quotidien. Il existe aussi des programmes hybrides qui débutent en anglais avant de basculer progressivement vers l’allemand.

Les étudiants ayant déjà une scolarité en allemand (Abitur, diplômes C2, certaines certifications) peuvent être dispensés de test.

Obtenir le visa étudiant et le titre de séjour

Les étudiants originaires de l’UE/EEE et de la Suisse n’ont pas besoin de visa ni de permis de séjour spécifique : une simple inscription à la mairie suffit.

Pour les autres, plusieurs cas se présentent :

certains pays (États‑Unis, Canada, Australie, Japon, Corée du Sud, Israël, Nouvelle‑Zélande, Royaume‑Uni, Brésil, etc.) permettent d’entrer sans visa pour ensuite demander sur place un permis de séjour étudiant dans les trois mois suivant l’arrivée ;

– pour la plupart des pays, il faut obtenir un visa national de type D avant le départ.

Le visa d’études de long séjour (Visum zu Studienzwecken) nécessite :

Astuce :

Pour constituer un dossier de demande de visa étudiant pour l’Allemagne, il est impératif de rassembler les documents suivants : le formulaire de demande dûment rempli, un passeport en cours de validité, des photos d’identité biométriques récentes, ainsi que la lettre d’admission (définitive ou conditionnelle) de l’université. Il faut également fournir les diplômes et relevés de notes académiques, une preuve de ressources financières suffisantes (compte bancaire bloqué, attestation de bourse, engagement de prise en charge par un garant résidant en Allemagne, etc.), et une assurance voyage couvrant la période d’arrivée. Un curriculum vitæ et une lettre de motivation sont requis, de même que le justificatif du paiement des frais consulaires (75 € pour un adulte, somme non remboursable). Selon le pays d’origine, un certificat APS (procédure de vérification académique) peut également être exigé.

Les demandes se font généralement via les centres VFS ou directement auprès du consulat, avec un entretien où l’on vérifie la cohérence du projet d’études. Les délais de traitement varient entre 6 et 12 semaines, parfois plus selon la période.

Une fois en Allemagne, il faut :

1. déclarer son adresse dans les deux semaines auprès du Bürgeramt (enregistrement de résidence) ; 2. ouvrir un compte courant (Girokonto) si ce n’est pas déjà fait ; 3. souscrire une assurance maladie allemande à long terme ; 4. déposer une demande de permis de séjour étudiant auprès de l’Ausländerbehörde en présentant la preuve d’immatriculation, l’assurance santé, les ressources financières et le contrat de logement.

Le permis de séjour est généralement délivré pour un à deux ans et renouvelable jusqu’à la fin des études, sous réserve de progrès académiques suffisants.

Financer ses études : bourses, jobs et bonne gestion

Même si les frais de scolarité sont faibles, un séjour de deux ans en Allemagne représente un investissement important, avec un coût total estimé, pour certains profils, autour de 15 lakhs de roupies indiennes, ou encore entre 14 500 et 16 000 € pour la première année (en incluant visa, compte bloqué, billet d’avion, installation initiale).

Bourses et aides : un écosystème riche

L’Allemagne dispose d’un système de bourses très développé, structuré autour de grandes fondations et d’agences publiques.

100000

Le DAAD finance chaque année plus de 100 000 étudiants et chercheurs via des bourses.

D’autres fondations politiques ou privées accordent des bourses généreuses, par exemple :

Deutschlandstipendium : 300 €/mois, cofinancés par l’État et des mécènes privés ;

Fondation Heinrich Böll, Friedrich‑Ebert, Konrad‑Adenauer, Rosa Luxemburg, Friedrich Naumann, etc. : allocations mensuelles souvent proches de 992 € pour les étudiants et de l’ordre de 1 400 € pour les doctorants ;

Bayer Foundation Fellowships : jusqu’à 10 000 € pour financer des projets de recherche ou des stages de 6 mois ;

– programmes spécifiques de Länder (Bade‑Wurtemberg, Bavière, Berlin, Basse‑Saxe).

Astuce :

Les universités allemandes proposent parfois leurs propres bourses de mérite pour les étudiants internationaux. Pour augmenter vos chances d’obtention, il est recommandé de cibler une admission au semestre d’hiver, car c’est à cette période que l’offre de financements est généralement la plus importante. De plus, il est crucial de respecter scrupuleusement les calendriers de candidature spécifiques à chaque programme d’études.

Travailler pour compléter son budget

Comme évoqué plus haut, la majorité des étudiants occupent un emploi à temps partiel. Avec un salaire horaire moyen d’environ 12,82 € pour les jobs simples et davantage pour les postes qualifiés, il est réaliste de couvrir une bonne partie des dépenses mensuelles grâce à 10–20 heures de travail par semaine, tout en restant concentré sur les études.

Pour les étudiants bénéficiant de bourses publiques allemandes (BAföG pour certains profils, bourses de fondations), un plafond annuel de revenus non imposables s’applique, par exemple 6 240 € par an pour la part de revenus non déduite de certaines aides.

L’accès à l’emploi est fortement lié à la maîtrise de l’allemand : même si de nombreuses start‑ups et grandes entreprises internationales emploient en anglais (notamment à Berlin, Munich, Francfort, Hambourg), parler allemand augmente considérablement les opportunités de jobs étudiants et d’emplois qualifiés.

L’allemand : atout majeur, parfois condition indispensable

On peut techniquement étudier en Allemagne sans parler allemand, surtout au niveau master dans des programmes intégralement anglophones. Mais pour la plupart des bachelors et pour une intégration réelle à la vie locale et au marché du travail, la langue reste un passage obligé.

Cursus en anglais, cursus en allemand

La tendance est nette : de plus en plus de masters sont enseignés en anglais, notamment dans les universités techniques et les écoles de commerce. Des établissements comme la TUM, la Freie Universität Berlin, RWTH Aachen, KIT ou des écoles privées (IU, SRH, CBS, ESMT Berlin, etc.) proposent une large palette de diplômes en anglais.

Cependant :

Bon à savoir :

Beaucoup de licences sont majoritairement enseignées en allemand. Même les masters dits « internationaux » exigent souvent un certain niveau d’allemand pour les stages, les projets ou la vie quotidienne. Certains programmes sont bilingues ou passent progressivement à l’allemand au cours du cursus.

Pour les programmes germanophones, un niveau B2 ou C1 est la règle, vérifié par TestDaF, DSH, Goethe‑Zertifikat ou telc. Pour les cursus anglophones, un bon score IELTS/TOEFL suffit en général.

Se préparer : cours de langue et immersion

Il est recommandé de commencer l’apprentissage de l’allemand avant le départ, via :

Exemple :

Plusieurs options existent pour étudier l’allemand, notamment : les Instituts Goethe, présents dans de nombreux pays, qui proposent des cours du niveau A1 à C2 et des examens reconnus ; des cours universitaires dans son établissement d’origine ; et des plateformes en ligne comme Deutsch‑Uni Online, le DAAD, le Goethe‑Institut ou Deutsche Welle.

Pour ceux qui arrivent avec un niveau insuffisant, de nombreuses universités allemandes organisent des cours intensifs de langue avant le début du semestre ou pendant les vacances d’été, tandis que des écoles privées offrent des formations très flexibles (intensives, du soir, en ligne, en petits groupes).

Apprendre l’allemand n’est pas seulement une exigence académique : cela conditionne la facilité à se faire des amis, à naviguer dans les démarches administratives, à trouver un stage ou un emploi et, à terme, à envisager une carrière sur place. Dans des secteurs comme l’ingénierie, l’automobile, la santé ou les services publics, la maîtrise de l’allemand est souvent incontournable.

Et après le diplôme ? Un tremplin solide vers le marché du travail allemand

L’Allemagne, grande économie industrielle confrontée à un vieillissement démographique marqué, cherche activement à retenir ses diplômés internationaux. On estime qu’elle aura besoin de près de 288 000 travailleurs qualifiés supplémentaires par an jusqu’en 2040. Les perspectives pour ceux qui souhaitent y faire carrière sont donc particulièrement favorables.

18 mois pour trouver un emploi qualifié

Après l’obtention d’un diplôme d’une université allemande (bachelor, master ou doctorat), les étudiants non européens peuvent demander un permis de séjour spécifique pour recherche d’emploi, valable jusqu’à 18 mois. Cette autorisation porte officiellement le nom de « titre de séjour pour la recherche d’un emploi qualifié ».

Pendant cette période, il est possible de travailler dans n’importe quel type de poste pour subvenir à ses besoins, même si l’objectif reste de décrocher un emploi en lien avec la qualification acquise. Ce titre n’est pas renouvelable : en cas d’échec à trouver un poste adéquat dans les délais, il faut quitter le pays ou basculer vers un autre type de visa.

Pour l’obtenir, il faut justifier :

934

Montant mensuel minimum de ressources financières requises pour un étudiant étranger en Allemagne, selon les références BAföG.

Les diplômés qui sont retournés dans leur pays peuvent, eux, demander un visa « chercheur d’emploi » de 6 mois, mais sans droit de travail pendant cette période de recherche.

De la recherche d’emploi à la carte bleue européenne

Une fois un contrat de travail obtenu dans un domaine correspondant à son diplôme, le jeune diplômé peut demander un titre de séjour pour emploi qualifié. L’une des voies les plus intéressantes est la carte bleue européenne (EU Blue Card), conçue pour les travailleurs hautement qualifiés.

Les conditions reposent principalement sur : les exigences spécifiques du projet, les ressources disponibles, et les réglementations en vigueur.

la possession d’un diplôme universitaire reconnu (un diplôme allemand remplit automatiquement cette condition),

– un contrat d’au moins 6 mois,

– un salaire brut annuel dépassant un certain seuil : les chiffres mentionnés pour 2025 tournent autour de 48 300 € en règle générale, avec un seuil inférieur pour les métiers en tension (ingénierie, IT, certaines sciences) et pour les jeunes diplômés (environ 43 760 €).

La carte bleue est en général valable jusqu’à 4 ans (ou la durée du contrat + 3 mois), et permet :

Bon à savoir :

Ce statut permet de faire venir son conjoint et ses enfants sous certaines conditions, de bénéficier d’une mobilité facilitée au sein de l’Union européenne, et de prétendre à un permis de séjour permanent plus rapidement.

Sans la carte bleue, un titre de séjour pour emploi qualifié classique reste possible, mais il est souvent plus étroitement lié à un employeur donné.

Vers la résidence permanente et, éventuellement, la naturalisation

Pour les titulaires de la carte bleue européenne, la voie vers la résidence permanente (Niederlassungserlaubnis) est accélérée :

après 33 mois de séjour et de cotisations sociales, avec un niveau d’allemand basique,

– ou dès 21 mois en cas de niveau B1.

Sans carte bleue, la durée requise est en principe de 5 ans de résidence légale et continue, avec une intégration linguistique et sociale satisfaisante.

Une fois le permis de séjour permanent obtenu, il est possible, au bout de plusieurs années de résidence (souvent autour de 5 à 8 ans selon la réforme de la loi sur la nationalité), de demander la citoyenneté allemande, sous réserve des conditions de revenu, de langue et de casier judiciaire.

Pour les diplômés européens (UE/EEE/Suisse), aucune restriction de travail ni de séjour ne s’applique : ils sont soumis aux mêmes droits et devoirs que les travailleurs allemands.

Optimiser son projet : choisir sa ville, bien budgéter, éviter les pièges

Poursuivre des études supérieures en Allemagne est un investissement à long terme qui, bien préparé, offre un excellent retour tant académique que professionnel. Quelques principes se dégagent des données disponibles.

Choisir une ville plus abordable que Munich ou Francfort, comme Leipzig, Dresde, Hanovre, Brême ou Saarbrücken, permet de réduire significativement le coût de la vie sans sacrifier la qualité académique. Postuler très tôt en résidence étudiante ou en coloc augmente les chances de trouver un logement abordable.

Sur le plan financier, il faut anticiper :

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Le dépôt initial obligatoire sur un compte bloqué pour obtenir un visa étudiant pour l’Allemagne.

Le succès du projet passe aussi par une gestion rigoureuse des délais : recherche de programmes et vérification des équivalences bien en amont, dépôt de dossiers complets plusieurs semaines avant la date limite, prise de rendez‑vous visa dès réception de la lettre d’admission, demande de logement aussitôt le pays d’accueil confirmé.

Bon à savoir :

Investir dans l’apprentissage de l’allemand, même pour un programme en anglais, est crucial. La langue facilite l’intégration sociale, simplifie la vie quotidienne, ouvre l’accès à des jobs étudiants intéressants et améliore les perspectives d’une insertion durable sur le marché du travail allemand, qui recherche activement des talents internationaux.

Poursuivre des études supérieures en Allemagne n’est donc ni un « eldorado gratuit » ni un parcours insurmontable : c’est un projet exigeant, mais extraordinairement porteur pour celles et ceux qui le préparent avec méthode, lucidité financière et ambition académique.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Allemagne, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler l’Allemagne pour son système fiscal stable, l’accès direct à l’économie la plus puissante de l’UE, la forte sécurité juridique et un environnement bancaire solide. Le coût de la vie, plus élevé qu’en Bulgarie, est compensé par la qualité des infrastructures, du système de santé et par des opportunités d’investissement immobilier ciblé (villes moyennes mieux valorisées que Berlin ou Munich). La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence allemande, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français, prise en compte de la convention fiscale FR‑DE et intégration dans un réseau local (avocats, fiscalistes, accompagnement bilingue).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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