Les démarches administratives pour s’installer et vivre au Groenland

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer au Groenland ne se résume pas à prendre un vol vers Nuuk et à enfiler une parka. Ce vaste territoire arctique, autonome au sein du Royaume du Danemark, dispose de ses propres règles d’immigration, d’un système fiscal particulier, de procédures spécifiques pour le logement, la santé, le travail ou encore les banques. Dans un pays où les villes ne sont pas reliées par la route et où le coût de la vie figure parmi les plus élevés au monde, mal préparer son arrivée peut rapidement tourner au casse-tête administratif… et financier.

Bon à savoir :

Ce guide fournit un panorama complet des principales démarches administratives et pratiques à anticiper pour vivre durablement au Groenland, en s’appuyant sur les informations officielles et les usages en vigueur.

Sommaire de l'article masquer

Comprendre le cadre général avant de déménager

Le Groenland, ou Kalaallit Nunaat, est un territoire autonome du Royaume du Danemark, mais il n’appartient ni à l’Union européenne ni à l’espace Schengen. Son gouvernement, appelé Naalakkersuisut, dispose de larges compétences internes, notamment en matière de santé, de fiscalité, de logement et d’une partie importante de l’administration courante. La capitale, Nuuk, concentre une bonne partie des services publics, de l’emploi qualifié, ainsi que le principal hôpital et l’université.

56000

Le Groenland compte environ 56 000 habitants, dont près de 18 000 résident dans la capitale, Nuuk.

Entrer, travailler et résider : visas et permis

Vivre au Groenland suppose d’abord de clarifier sa situation au regard de l’immigration. Le territoire applique un régime distinct de celui du Danemark et du reste de l’Europe.

Qui a besoin d’un permis pour vivre au Groenland ?

Les citoyens des pays nordiques (Danemark, Finlande, Islande, Norvège, Suède) peuvent vivre et travailler librement au Groenland, sans permis de séjour ni de travail. Pour tous les autres — y compris les ressortissants de l’UE/EEE — un permis de résidence et de travail est généralement indispensable pour s’y installer et y exercer une activité salariée.

La plupart des voyageurs transitent par un pays Schengen (souvent le Danemark). Un visa Schengen peut donc être nécessaire pour la partie « transit », mais il ne donne en aucun cas droit d’entrée ni de séjour au Groenland lui‑même. Lorsque le visa est requis, il existe un visa spécifique groenlandais. Par ailleurs, les personnes exemptées de visa peuvent, selon leur nationalité, rester jusqu’à 90 jours sur une période de 180 jours, mais pas pour y travailler.

Le rôle de SIRI et des autorités groenlandaises

Les demandes de permis de travail et de résidence sont traitées par la Danish Agency for International Recruitment and Integration (SIRI), qui agit pour le compte des autorités groenlandaises. Le gouvernement du Groenland (Naalakkersuisut) doit donner son accord préalable.

Principaux schémas de permis

Les différents types de permis disponibles pour couvrir les principales situations réglementaires.

Permis de construire

Autorisation requise pour la réalisation de travaux de construction nouveaux, d’extension ou de reconstruction.

Permis d’aménager

Autorisation nécessaire pour les opérations de lotissement, de division foncière ou d’aménagement d’ensemble.

Permis de démolir

Autorisation préalable pour la démolition totale ou partielle d’un bâtiment, dans les secteurs protégés.

Déclaration préalable de travaux

Procédure simplifiée pour des travaux de moindre importance n’affectant pas la structure du bâtiment.

emploi salarié classique ;

stage et formations pratiques ;

missions de courte durée ;

regroupement familial (conjoint et enfants) ;

études et recherche.

Dans la plupart des cas, il est impossible d’obtenir un permis sans disposer d’une offre d’emploi concrète au Groenland.

Permis de travail : lien avec l’emploi et durée

Un point clé à retenir est que les permis sont étroitement liés à un employeur et à un poste précis. Salaire et conditions de travail doivent être conformes aux standards locaux et aux conventions collectives.

Avant même de pouvoir embaucher un étranger, l’employeur doit obtenir une autorisation de main‑d’œuvre délivrée par la commune, après vérification de l’absence de candidats groenlandais qualifiés. Ces autorisations municipales peuvent être valables jusqu’à deux ans.

Attention :

Depuis une révision des règles en 2025, la durée maximale des permis de travail et de résidence pour les étrangers a été alignée sur les autorisations locales, pouvant aller jusqu’à deux ans pour le travailleur et sa famille accompagnante. Cette prolongation vise à alléger la charge administrative et à réduire la fréquence des renouvellements annuels.

Vers la résidence permanente : conditions et délais

Obtenir un permis temporaire ne donne pas automatiquement accès au statut de résident permanent. Cette étape fait l’objet d’une demande séparée auprès de la police groenlandaise ou du Danish Immigration Service, avec des formulaires spécifiques selon la base du séjour initial (travail, études, regroupement familial, ancien citoyen danois, etc.).

Deux grandes voies se dessinent :

1. Résidence permanente après regroupement familial Une personne venue rejoindre son conjoint ou partenaire peut généralement demander la résidence permanente après trois ans, à condition de continuer à remplir les critères initiaux du permis. Les adultes doivent notamment ne pas avoir de dettes publiques en souffrance au‑delà d’un certain seuil (plus de 97 000 DKK environ au niveau 2026). Lorsque le permis initial concerne un enfant, le parent étranger doit lui‑même détenir un permis permanent.

Astuce :

Les titulaires d’un permis de travail ou d’études, ainsi que les membres de leur famille, peuvent demander la résidence permanente après avoir passé sept ans au Groenland sous le même type de permis. Attention, toute dette publique dépassant un certain plafond peut entraîner un refus. En règle générale, un changement de secteur d’activité réinitialise cette période de sept ans. Cependant, depuis 2025, une exception majeure existe pour les professionnels de santé : ceux qui passent d’un emploi hors du secteur sanitaire à une fonction médicale ne voient pas leur ancienneté remise à zéro, afin de pallier la pénurie critique de personnel soignant.

Dans tous les cas, si les conditions du permanent ne sont pas (encore) remplies, il faut déposer une demande de prolongation du permis temporaire avant son expiration.

Naturalisation et citoyenneté

La citoyenneté reste gérée dans le cadre du Royaume du Danemark. Les voies classiques vers la naturalisation impliquent en général une résidence d’au moins neuf ans et un niveau suffisant de danois, avec des exigences qui restent calquées sur le droit danois. Depuis 2015, le Royaume autorise la double nationalité, ce qui permet de conserver sa citoyenneté d’origine sous certaines conditions.

S’enregistrer, exister administrativement : CPR, adresse et permis locaux

S’installer au Groenland signifie aussi entrer dans les registres locaux : sans numéro d’identification, il est impossible de payer ses impôts, d’accéder à la plupart des services publics ou d’ouvrir un compte bancaire.

Le CPR, numéro d’identification personnelle

Toute personne résidente se voit attribuer un numéro de registre civil, le CPR (Central Person Register Number). Ce numéro à 10 chiffres reprend la date de naissance au format DDMMYY, suivie d’une séquence propre à chaque individu. Il est indispensable pour :

l’imposition et la déclaration de revenus ;

l’accès au système de santé public ;

certaines démarches sociales et administratives ;

l’ouverture de comptes bancaires.

Le CPR est en principe attribué automatiquement à la naissance pour les personnes nées sur le territoire. Pour les nouveaux arrivants, il est généré après obtention du permis de résidence et enregistrement local (avec passeport, justificatif de séjour, etc.).

Enregistrement des entreprises : le CVR

Pour les projets professionnels, une autre brique administrative essentielle est le CVR, le numéro d’immatriculation au registre des entreprises (Central Business Register). Ce numéro à huit chiffres identifie la société pour toutes ses obligations fiscales, sociales et légales. Il sert également de numéro de TVA lorsque c’est nécessaire, même si le Groenland ne connaît pas de système de TVA classique comme dans l’UE.

Avant d’embaucher, l’entreprise doit aussi se déclarer auprès du registre des employeurs Sulinal, ce qui permet notamment de verser les prélèvements à la source sur les salaires.

Permis spécifiques : zone, construction, activités

Le Groenland ne connaît pas la propriété privée du sol au sens classique. Les terres appartiennent à la collectivité, et l’usage d’un terrain repose sur une allocation de site, sorte d’autorisation d’occupation. Pour construire ou exploiter un terrain, il faut donc déposer une demande d’allotissement auprès de la commune, puis, dans un second temps, un permis de construire.

Exemple :

Certaines activités économiques nécessitent des autorisations supplémentaires, par exemple : l’ouverture d’un restaurant (licence IV), l’exercice d’une profession réglementée comme architecte ou pharmacien, ou l’exploitation d’un établissement recevant du public (ERP). Ces autorisations, délivrées par les autorités compétentes, garantissent le respect des normes de sécurité, de santé et de déontologie propres à chaque secteur.

l’extraction de ressources minières, métaux ou gemmes ;

l’exploitation commerciale de glace ou d’eau ;

des activités touristiques ou de recherche en zone protégée, sur glaciers, montagnes ou parcs nationaux (avec parfois des permis délivrés par le Danish Polar Centre).

Ces démarches s’ajoutent aux formalités d’immigration classiques, et doivent être intégrées au calendrier du projet d’installation.

Trouver un logement : l’étape la plus délicate

Le logement est souvent décrit comme le principal écueil pour quiconque souhaite vivre au Groenland, surtout à Nuuk. La pénurie est structurelle, les coûts élevés, et les listes d’attente interminables pour le parc public.

Une pénurie chronique de logements

Le marché immobilier groenlandais souffre d’un manque d’offre important. La construction est complexe et coûteuse en raison du climat arctique, de la logistique et du permafrost, tandis que la demande est concentrée dans quelques grandes villes, au premier rang desquelles Nuuk.

Dans la capitale, les délais d’attente pour les logements publics peuvent atteindre 10 à 12 ans. Dans ce contexte, pour les nouveaux arrivants, la question principale n’est pas tant le prix que la disponibilité pure et simple.

On peut résumer les principaux traits du marché dans le tableau suivant.

AspectSituation au Groenland (focus Nuuk)
Offre globaleTrès limitée, pénurie structurelle
Logement publicGéré par INI A/S et Iserit, listes d’attente pouvant dépasser 10 ans
Marché privéRestreint, peu de diffusion sur les plateformes classiques
PrixElevés, en particulier à Nuuk
Meilleures chancesLogements de fonction, réseaux locaux, petites annonces et groupes Facebook

Logements de fonction et solutions temporaires

Face à cette pénurie, beaucoup d’employeurs — notamment dans la santé, la construction ou le secteur public — proposent des logements de fonction aux salariés recrutés de l’extérieur. Le droit à occuper ce logement est généralement lié au contrat de travail et s’éteint à la fin de l’emploi.

Bon à savoir :

Il existe des logements temporaires meublés, appelés « vakantbolig », destinés aux personnes qui viennent d’arriver et qui attendent un logement permanent. Bien que les occupants ne paient pas de loyer direct, cet avantage en nature est considéré comme un revenu et est donc soumis à l’impôt sur le revenu.

Les principaux opérateurs de logements publics ou assimilés sont :

INI A/S, le plus gros bailleur public du pays ;

Iserit, en charge d’une partie du parc de la municipalité de Sermersooq (Nuuk, Paamiut, Tasiilaq, Ittoqqortormiit) ;

Illuut (Agerskov Consulting), gestion d’immeubles à Nuuk.

Marché privé, achat et coûts

Pour ceux qui ne bénéficient pas d’un logement de fonction, le marché locatif privé, bien que réduit, reste une option. Les annonces passent autant par de petites agences ou sites locaux que par des journaux, panneaux d’affichage et groupes Facebook spécialisés.

À Nuuk, les loyers varient fortement selon le quartier, la taille et l’état du bien. À titre d’ordres de grandeur, des estimations internationales rapportent des fourchettes assez larges :

Type de logementLocalisationLoyer mensuel approximatif*
Appartement 1 chambreCentre de Nuuk628 à 1 572 USD
Appartement 1 chambrePériphérie314 à 1 257 USD
Appartement 3 chambresCentre de NuukEnviron 1 929 USD
Appartement 3 chambresPériphérieEnviron 1 530 USD
Logement meublé 85 m² (zone « normale »)Ville moyenneEnviron 8 000 DKK

Chiffres convertis et indicatifs, très variables selon l’offre.

4.7

Taux fixe possible pour un prêt immobilier sur 20 ans au Danemark, souvent plus élevé que dans d’autres pays.

Au‑delà du prix d’achat, il faut tenir compte :

des coûts énergétiques (chauffage, électricité) très importants en hiver ;

– des charges et assurances ;

– des éventuels travaux d’adaptation au climat (isolation, chauffage au fioul ou électrique).

Organisation pratique pour la recherche

Dans un tel contexte, la préparation en amont est cruciale. Il est déconseillé d’atterrir au Groenland sans solution d’hébergement, même provisoire. Les erreurs fréquentes sont de sous‑estimer les délais, d’ignorer les coûts de chauffage ou de ne pas prêter attention aux clauses des baux (durée, pénalités, préavis).

L’usage de sites locaux, de groupes Facebook, de contacts professionnels, mais aussi la mobilisation de l’employeur et des services municipaux de logement sont des leviers essentiels pour trouver un toit.

Travailler et payer ses impôts : fiscalité et droit du travail

Le Groenland dispose de son propre système fiscal, distinct de celui du Danemark, et largement fondé sur le prélèvement à la source. Comprendre ces règles fait partie des démarches indispensables dès son installation.

Qui est imposable et sur quoi ?

L’administration distingue deux régimes principaux : la responsabilité fiscale pleine (résident fiscal) et limitée (contribuable non résident mais ayant des revenus de source groenlandaise).

Pleine responsabilité fiscale : s’applique aux personnes qui s’installent au Groenland ou y séjournent au moins six mois (avec seulement de brèves absences). Elles sont imposées sur leurs revenus mondiaux, à l’exception des revenus et charges liés à des biens immobiliers situés à l’étranger.

Responsabilité limitée : concerne ceux qui ne remplissent pas ces critères, mais qui perçoivent certains revenus au Groenland (salaires pour un travail effectué sur le territoire, par exemple). Pour des séjours très courts, de moins de 14 jours consécutifs sans employeur local et en l’absence de convention de non double imposition, il peut ne pas y avoir de responsabilité limitée.

Bon à savoir :

Le Groenland a conclu des accords de double imposition avec le Danemark, les îles Féroé, l’Islande et la Norvège. Ces accords comportent des règles spécifiques, notamment la règle des 183 jours pour déterminer la résidence fiscale.

Taux d’imposition et structure des prélèvements

L’impôt sur le revenu fonctionne avec un taux global situé entre environ 42 % et 44 % selon la commune, composé de trois couches : un impôt national, un impôt municipal et un impôt intercommunal.

Composante de l’impôt sur le revenuTaux typique
Impôt national10 %
Impôt municipal26–28 %
Impôt intercommunal (joint)6 %
Total (zones municipales)~42–44 %
Total (zones hors commune)36 %

Chaque municipalité fixe son taux dans cette fourchette. Par exemple, Avannaata et Qeqertalik se situent autour de 44 % au total, tandis que Qeqqata et Sermersooq (qui comprend Nuuk) tournent autour de 42 %.

Le système prévoit aussi des dispositifs particuliers :

un régime de taxation brute à 35 % pour certains travailleurs des secteurs pétrolier, gazier, minier ou sur des chantiers spécifiques hors des villes (sans possibilité de déductions) ;

des abattements personnels, des déductions standard et un abattement emploi calculé en pourcentage du revenu d’activité, avec des plafonds actualisés chaque année.

Déclarations, cartes d’impôt et retenue à la source

L’impôt est prélevé directement par l’employeur, sur la base d’une carte d’impôt (A‑tax card) délivrée par l’administration fiscale (Skattestyrelsen). Sans carte, l’employeur est tenu de prélever un taux forfaitaire élevé, de l’ordre de 45 %, jusqu’à régularisation.

Les grandes lignes des démarches sont les suivantes :

Astuce :

Les personnes soumises à la pleine responsabilité fiscale doivent s’inscrire préalablement auprès de l’administration, avec possibilité d’inscription anticipée en cas de contrat supérieur à six mois. La déclaration annuelle de revenus doit être déposée avant le 1er mai de l’année suivant celle des revenus, via les services en ligne (aka.gl ou sullissivik.gl) en utilisant un identifiant MitID. L’avis d’imposition définitif (« Slutskat ») est généralement reçu avant la fin du mois d’août.

Pour ceux qui perçoivent des revenus non soumis à retenue à la source (B‑revenus), des acomptes mensuels de B‑impôt sont à verser en 12 échéances.

Protection sociale, cotisations et retraite

Le système groenlandais ne comporte pas de cotisation de sécurité sociale payée par les individus. En revanche, les employeurs s’acquittent d’une contribution au marché du travail (AMA) sur la masse salariale, dont le taux a récemment augmenté (par exemple de 1,1 % à 2,1 % selon les années) ainsi que d’une petite contribution à un régime de retraite additionnel (ATP).

Attention :

Les salariés soumis à la pleine responsabilité fiscale doivent, à partir de 18 ans et d’un revenu annuel dépassant 125 000 DKK, verser une contribution d’environ 10–11 % de leur salaire brut à un fonds de pension reconnu localement. Les cotisations à des régimes de pension étrangers ne sont généralement pas déductibles fiscalement, sauf exceptions limitées et temporaires.

Conditions de travail et salaires

Le marché du travail est structuré autour de conventions collectives négociées notamment avec le syndicat principal SIK. Le temps de travail normal tourne autour de 40 heures hebdomadaires, avec un plafond moyen de 48 heures pour l’heures supplémentaires, qui doivent être compensées par une majoration ou du repos.

Quelques repères :

salaire mensuel moyen net à Nuuk : environ 32 500 DKK (environ 5 000 USD) ;

revenu personnel moyen annuel autour de 269 000 DKK, avec des écarts entre municipalités ;

salaire horaire minimum de l’ordre de 130–140 DKK selon la qualification.

Les salariés bénéficient en général de trois semaines de congés payés par an, complétés par une douzaine de jours fériés, ainsi que de droits aux congés maternité (environ 17 semaines) et paternité (environ 3 semaines).

Se soigner : démarches de santé et assurance

Le Groenland a repris la main sur son système de santé en 1992 et fonctionne aujourd’hui avec un service public universel. Mais la géographie arctique implique une organisation très particulière, que tout nouvel arrivant doit impérativement intégrer.

Accès aux soins pour les résidents

Les personnes enregistrées comme résidentes ont droit à des soins gratuits ou largement subventionnés, y compris :

consultations chez le médecin généraliste ;

hospitalisation dans les hôpitaux publics ;

soins dentaires publics (avec certaines limites) ;

soins spécialisés ;

médicaments prescrits ;

soins infirmiers à domicile ;

dans certains cas, transport médical nécessaire.

Il n’existe pas de cliniques ou d’hôpitaux privés. Les services sont répartis entre : les hôpitaux publics, les centres de santé et les ambulances.

un hôpital national à Nuuk, l’hôpital de la Reine Ingrid (Dronning Ingrids Hospital), seul établissement doté d’un plateau technique complet (scanner, IRM, chirurgie spécialisée) ;

– cinq hôpitaux régionaux dans des villes comme Aasiaat, Ilulissat, Sisimiut, Qaqortoq et Tasiilaq ;

– des centres de santé dans les petites villes, avec la présence de médecins mais des moyens limités ;

des postes de santé dans les villages et hameaux, souvent tenus par des infirmiers ou des paramédicaux en lien à distance avec un médecin (télé‑médecine).

Bon à savoir :

En raison d’un manque de moyens locaux, de nombreux patients nécessitant des soins complexes sont référés vers le Danemark pour leur prise en charge.

Assurance santé et évacuation médicale

Pour un résident enregistré, l’accès aux soins de base est donc couvert. En revanche, les coûts de transport médical lourd, notamment l’évacuation par avion ou hélicoptère vers Nuuk ou vers le Danemark, peuvent être très élevés, et ne sont pas toujours intégralement pris en charge. Un seul avion sanitaire dédié (type Beechcraft King Air) est disponible, avec une capacité limitée, et les opérations de sauvetage peuvent durer plusieurs jours dans les zones isolées. La facture est adressée à la personne secourue.

Pour les séjours plus courts, lorsque l’on n’est pas officiellement résident, une assurance santé internationale couvrant l’évacuation est absolument indispensable. Même pour les résidents, de nombreuses sources officielles recommandent une couverture complémentaire pour les soins à l’étranger et les éventuels rapatriements.

Les cartes européennes d’assurance maladie (CEAM/EHIC) ne sont pas valables au Groenland, même si celui‑ci fait partie du Royaume danois. Les conventions nordiques de sécurité sociale peuvent toutefois couvrir certaines situations pour les ressortissants des pays de la région.

Maternité, dentisterie et médicaments

Les soins de maternité sont disponibles, mais souvent concentrés dans les centres les plus équipés. À Nuuk, les femmes enceintes doivent contacter le centre de santé de la Reine Ingrid pour un suivi et une affectation à une sage‑femme. Dans les villes côtières disposant d’un hôpital, le suivi est organisé localement, tandis que dans les villages les postes de santé jouent le rôle de relais.

Bon à savoir :

Pour les grossesses à risque, un transfert à Nuuk est souvent organisé plusieurs semaines avant l’accouchement. Le système de santé prend en charge le voyage de la mère, mais généralement pas celui du partenaire, sauf dans des situations particulières comme les grossesses gémellaires.

Les soins dentaires sont globalement de bonne qualité mais l’offre de spécialistes est rare. Dans les petites localités, des cliniques mobiles assurent des interventions de base. Certains traitements complexes peuvent être confiés à des praticiens au Danemark.

Les médicaments sur ordonnance ne sont distribués que par les hôpitaux régionaux ou par l’hôpital de Nuuk. Le choix est restreint, et certains médicaments spécialisés peuvent être difficiles à obtenir. Il est généralement recommandé de venir avec une réserve personnelle et une ordonnance, en s’informant à l’avance sur les règles d’importation.

Gérer son argent : ouvrir un compte bancaire et vivre au quotidien

Le coût de la vie au Groenland est très élevé, surtout à Nuuk, qui figure parmi les 15 % de villes les plus chères du monde. Pour faire face, il est vivement conseillé d’ouvrir un compte bancaire local, de comprendre le système de prélèvement à la source et de planifier un budget serré.

Ouvrir un compte bancaire : conditions et documents

Les principales banques présentes sont notamment BankNordik et la Bank of Greenland. Pour ouvrir un compte, il faut satisfaire aux exigences de la législation anti‑blanchiment, qui impose aux banques de connaître la situation globale du client.

Concrètement, la procédure passe par :

Documents et informations requis pour l’ouverture de compte

Pour ouvrir un compte bancaire en toute conformité, vous devrez fournir un ensemble complet de documents et de déclarations. Voici les éléments essentiels demandés.

Formulaire détaillé et informations fiscales

Un formulaire complet avec vos informations personnelles (nom, adresse, téléphone, numéro de sécurité sociale, emploi, nationalité) ainsi que vos informations fiscales (pays d’imposition des 12 derniers mois, citoyenneté américaine éventuelle, numéro fiscal étranger).

Pièces d’identité et justificatif de domicile

Des documents d’identité valides (passeport, permis de conduire, certificats d’état civil) ainsi qu’un justificatif de domicile récent (facture de services ou attestation officielle).

Description de l’usage du compte

Une description précise de l’usage prévu du compte (salaire, épargne, crédit, pension) et des volumes de transactions estimés (fréquence et montant des opérations en espèces, transferts internationaux).

Déclarations réglementaires

Une déclaration attestant que vous agissez pour votre propre compte et non pour un tiers, ainsi qu’une déclaration sur un éventuel statut de « Personne Politiquement Exposée » (PEP).

Les banques peuvent aussi demander de confirmer que l’on ne souhaite pas recevoir de communications marketing.

Comptes en devises et contraintes fiscales

Il est possible d’ouvrir des comptes en devises étrangères, y compris des comptes multi‑devises. Ceux‑ci permettent de détenir plusieurs monnaies dans un même compte, ce qui peut réduire les risques de change pour les personnes payées en devise étrangère ou les entreprises ayant des flux internationaux.

Quelques points de vigilance :

les dépôts en devises étrangères ne bénéficient pas toujours de la même protection que les comptes en DKK ;

– certaines banques exigent un solde minimal élevé ou facturent des frais mensuels importants ;

les opérations de change à travers des banques traditionnelles sont souvent plus coûteuses que via des néobanques ou services spécialisés en transferts internationaux ;

– les autorités fiscales peuvent demander la déclaration des comptes étrangers au‑delà d’un certain seuil de valeur (par exemple au‑delà de 1 000 DKK), d’où l’intérêt de consulter un conseiller fiscal.

Bon à savoir :

Le Groenland applique l’accord FATCA avec les États-Unis. Les établissements financiers locaux sont tenus d’identifier et de déclarer les comptes détenus par des personnes américaines aux autorités fiscales américaines, via un mécanisme d’échange automatique d’informations.

Budget de vie : coût de la vie et dépenses courantes

Le coût de la vie à Nuuk et dans les principales villes est tiré vers le haut par : l’isolement géographique, les coûts élevés de transport, la dépendance aux importations, les salaires élevés et le niveau de vie élevé.

les loyers, notamment dans la capitale ;

– les coûts alimentaires, très affectés par la dépendance aux importations (fruits et légumes frais particulièrement chers) ;

– les transports, qu’il s’agisse des vols intérieurs, des bateaux ou des véhicules privés (essence, maintenance, assurances) ;

– les services et loisirs.

Des témoignages de résidents suggèrent qu’un célibataire peut facilement dépenser entre 18 000 et 35 000 DKK par mois, voire davantage, selon son niveau de vie et le type de logement. Une étude personnelle de dépenses mensuelles fait ressortir un total d’environ 2 200 à 2 300 USD par mois pour une personne, intégrant nourriture, logement, services, transports et activités, dans un profil à la fois raisonnable et confortable.

L’anticipation, la cuisine à la maison, l’achat en gros, l’utilisation d’ingrédients locaux et la limitation des sorties au restaurant sont des stratégies typiques pour maintenir les coûts dans des proportions gérables.

Conduire, se déplacer et immatriculer un véhicule

Au Groenland, il n’existe pas de réseau routier reliant les villes entre elles. Les routes se limitent aux environs des agglomérations, et les déplacements interurbains se font par avion, bateau, hélicoptère, motoneige ou traîneau à chiens. En revanche, dans les villes comme Nuuk, Sisimiut ou Qaqortoq, la voiture est courante et obéit à une réglementation hybride, mêlant règles locales et droit danois.

Permis de conduire : obtention et conversion

L’âge minimum pour obtenir un permis de conduire de catégorie B (voitures, petites camionnettes) est de 18 ans. Le parcours comprend :

un enseignement théorique portant sur la signalisation, les règles de circulation et la sécurité routière (avec un accent sur les conditions hivernales) ;

un examen théorique officiel ;

– une formation pratique avec un instructeur, incluant la conduite sur neige et glace ;

– un examen pratique de conduite ;

– un test de la vue, avec éventuellement d’autres examens médicaux pour certaines catégories ou pour les conducteurs plus âgés.

Les permis doivent être renouvelés tous les dix ans environ. Les conducteurs souffrant de certaines pathologies peuvent se voir imposer des contrôles médicaux plus fréquents.

Pour les étrangers, la règle dépend de l’origine du permis :

Bon à savoir :

Les titulaires d’un permis danois ou UE/EEE peuvent conduire sans formalité pour un séjour limité (généralement 90 jours). Pour les autres nationalités, un Permis de Conduire International (PCI) est souvent recommandé, surtout si le permis national n’est pas en danois ou en anglais. Pour un séjour prolongé, l’échange contre un permis local peut être exigé, avec passage d’examens sur place.

Règles de circulation et sécurité

La réglementation routière reprend en grande partie les règles danoises et internationales : limitation à 50 km/h en agglomération et à 80 km/h sur les routes hors villes, ce qui correspond au maximum sur les rares routes un peu plus larges. Il est obligatoire :

d’allumer les feux de croisement en permanence, même de jour ;

de porter la ceinture de sécurité à l’avant comme à l’arrière ;

– d’utiliser des sièges adaptés pour les enfants de moins de 135 cm ;

– d’utiliser un dispositif mains libres pour téléphoner ;

– de porter un casque sur les cyclomoteurs et scooters.

Attention :

L’alcoolémie maximale autorisée est de 0,05 g/l de sang, mais l’abstinence totale est recommandée avant de conduire. La conduite sous l’emprise de stupéfiants est strictement interdite et des contrôles aléatoires par la police sont possibles.

Les conditions hivernales imposent l’équipement de pneus hiver, voire de véhicules 4×4 sur les routes non revêtues. Beaucoup de routes sont en gravier et peuvent devenir impraticables à cause de la neige, du verglas ou des vents violents. La présence de rennes ou de bœufs musqués sur certaines voies impose aussi une vigilance accrue.

Les voitures doivent être immatriculées auprès de l’administration routière groenlandaise, assurées au minimum en responsabilité civile, et soumises à des contrôles techniques réguliers, en particulier au-delà d’un certain âge.

Transports publics et alternatives

Les transports publics urbains existent sous forme de lignes de bus dans les plus grandes villes, avec des abonnements mensuels possibles mais une offre parfois réduite. Les taxis sont disponibles mais coûteux.

Beaucoup de résidents privilégient la marche, le vélo (en saison) ou le covoiturage pour les déplacements courts. Pour les liaisons entre localités, il faut compter sur les compagnies aériennes locales, les bateaux de passagers, les hélicoptères, ainsi que les motoneiges et traîneaux à chiens dans les régions isolées.

Démarches douanières, déménagement et importation de biens

S’installer au Groenland implique souvent d’acheminer ses effets personnels par bateau ou par avion. La réglementation douanière est stricte sur certains produits, en particulier l’alcool, le tabac, les armes, les animaux et les denrées.

Effets personnels et formalités de déménagement

Les biens personnels âgés de plus de six mois sont en général exemptés de droits de douane et de taxes, à condition de pouvoir prouver leur usage préalable. En revanche, des frais de manutention portuaire ou aéroportuaire restent dus.

Les documents classiques à prévoir pour un déménagement international comprennent :

le passeport ;

une déclaration détaillée de contenu (nature des biens, valeur, quantité) dans une langue acceptée (souvent anglais ou français) ;

des étiquettes complétées et fixées sur chaque colis.

Astuce :

Pour simplifier votre expédition vers le Groenland, faites appel à des entreprises spécialisées dans le transport vers cette destination. Ces sociétés, comme certains prestataires logistiques ou bagagistes référencés, offrent une prise en charge complète. Elles gèrent non seulement le transport physique de vos biens, mais aussi toute la partie administrative, incluant la préparation et le traitement des formulaires locaux requis.

Les marchandises dangereuses (produits chimiques, solvants, peintures, gaz, etc.) sont soumises à une réglementation stricte et doivent être déclarées comme telles, avec fiches de données de sécurité à l’appui.

Franchise voyageurs et produits réglementés

Les règles de franchise pour les voyageurs arrivant de l’étranger — y compris du Danemark et des îles Féroé — sont détaillées par les douanes groenlandaises. Pour un adulte de plus de 18 ans, les quantités typiques admises en franchise comprennent :

1

Il s’agit du volume maximal en litre de spiritueux à plus de 22% d’alcool autorisé dans la combinaison limitée de produits d’alcool, qui inclut aussi du vin et de la bière.

Les quantités exactes et les catégories doivent être vérifiées auprès de l’administration fiscale et douanière (Skattestyrelsen), qui publie des listes détaillées par type de produit, incluant les taux de droits pour l’alcool, le tabac, les véhicules, les parfums, les machines de jeux ou encore certains produits alimentaires.

Les produits interdits ou soumis à autorisation sont nombreux : armes, explosifs, drogues, certains animaux, plantes non certifiées, matériel pornographique, grandes quantités de devises, etc. L’importation de certains articles issus d’animaux arctiques (ours polaires, phoques, baleines) peut être légale localement mais interdite dans d’autres pays, notamment les États‑Unis.

Langue, intégration et vie quotidienne

Au‑delà des démarches strictement administratives, l’intégration passe aussi par une familiarité avec la langue et la culture locales. Le Groenlandais (Kalaallisut) domine la vie quotidienne, même si le danois reste très présent dans l’administration et l’éducation, et que l’anglais progresse dans les grandes villes.

Apprendre le groenlandais : un atout administratif et social

Le groenlandais appartient à la famille eskimo‑aléoute et se caractérise par sa structure polysynthétique : les mots sont formés par agrégation de nombreux suffixes à une racine, ce qui peut donner naissance à des mots très longs. La langue est utilisée dans les institutions, les écoles, les médias, et constitue un marqueur central de l’identité nationale.

Pour un résident étranger, surtout à long terme ou comptant travailler dans le secteur public ou médico‑social, apprendre au moins les bases du Kalaallisut est un formidable levier d’intégration. De nombreuses ressources existent, par exemple :

Options d’apprentissage du groenlandais

Découvrez les différentes méthodes et ressources disponibles pour apprendre la langue groenlandaise, adaptées à divers besoins et préférences.

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Tutorat hebdomadaire

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Plateformes ludiques

Apprenez le vocabulaire et les phrases essentielles de la vie courante via des applications interactives.

Écoles de langues à Nuuk

Suivez des cursus en présentiel ou en ligne dispensés par des établissements basés dans la capitale.

Une estimation réaliste évoque environ 300 heures d’étude sur un an pour acquérir un lexique de base et comprendre les mécanismes de formation des mots.

Coût de la vie, famille et éducation

Les familles doivent prévoir un budget pour :

les fournitures scolaires et équipements liés à l’école publique (gratuite mais pas exempte de frais annexes) ;

– les crèches et jardins d’enfants privés, dont le coût peut dépasser 600 USD par mois et par enfant ;

– les écoles primaires internationales, dont les droits annuels peuvent atteindre plus de 8 000 USD.

Bon à savoir :

Le système scolaire, majoritairement public, assure l’éducation de la scolarité de base jusqu’à l’enseignement supérieur, avec l’université du Groenland (Ilisimatusarfik) située à Nuuk. Cependant, l’offre de programmes peut être moins diversifiée que dans d’autres pays nordiques, ce qui pousse parfois les familles à considérer des séjours d’études à l’étranger pour leurs enfants en âge de poursuivre des études supérieures.

Santé mentale, sécurité et cohésion sociale

La criminalité est en général relativement basse, même si des problèmes sociaux existent. Le pays est confronté à un taux de suicide élevé, ce qui a conduit à la mise en place de lignes d’écoute 24h/24, accessibles par téléphone ou SMS. Pour les victimes d’infractions, un programme d’indemnisation est également en place.

Les lois interdisent la discrimination à l’égard des personnes handicapées, même si l’accessibilité réelle des infrastructures, notamment anciennes, reste inégale. Les relations entre personnes du même sexe ne font l’objet d’aucune restriction légale et aucun obstacle n’entrave officiellement les événements ou organisations LGBT+.

L’engagement dans la vie locale — associations, clubs, événements culturels — demeure un des meilleurs moyens de construire un réseau et de trouver ses repères.

En résumé : anticiper, documenter, s’appuyer sur les institutions

Vivre au Groenland, ce n’est pas seulement affronter le froid et l’isolement : c’est aussi composer avec un cadre administratif original, où coexistent institutions groenlandaises et organismes danois, où les démarches de résidence, de travail, de logement et de santé se croisent en permanence.

Pour mettre toutes les chances de son côté, trois principes se dégagent :

1. Anticiper Démarrer les demandes de permis bien avant le départ, obtenir une offre d’emploi écrite, régler la question du logement avant l’arrivée et estimer précisément son budget en tenant compte du coût de la vie et de la fiscalité.

Exemple :

Au Groenland, comme dans de nombreux pays nordiques, les démarches administratives exigent une documentation rigoureuse et à jour. Cela inclut la collecte et la mise à jour de documents tels que les passeports, les actes d’état civil, les attestations d’emploi, les relevés médicaux, les ordonnances, les justificatifs de domicile et les documents fiscaux.

3. S’appuyer sur les institutions et réseaux Utiliser les ressources de SIRI, de l’administration fiscale, des municipalités, des banques locales, mais aussi des employeurs, des syndicats, des organismes de logement et des associations d’expatriés. Dans un petit pays où les infrastructures sont limitées, le réseau joue un rôle central.

Avec une préparation minutieuse, une bonne compréhension des règles et un certain goût pour l’aventure administrative comme pour l’aventure humaine, s’installer durablement au Groenland devient non seulement possible, mais aussi riche en opportunités professionnelles, culturelles et personnelles.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour réduire sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en conservant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, relocalisation en Groenland, structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations froides et stables (Groenland, Islande, Finlande, Canada nordique), la stratégie retenue a consisté à cibler le Groenland pour sa faible pression fiscale locale, son coût de la vie encore modéré hors zones minières et son statut particulier au sein du Royaume du Danemark (sécurité juridique, stabilité politique, accès facilité aux marchés européens). La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, conventions France‑Danemark), obtention de la résidence, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local bilingue et restructuration patrimoniale internationale (immobilier, produits de retraite, transmission).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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