Partir vivre avec son animal de compagnie : guide complet pour une expatriation à Monaco

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer à Monaco avec son chien ou son chat fait rêver… jusqu’au moment où l’on découvre la complexité des démarches. Entre règles sanitaires européennes, prix du logement vertigineux et contraintes de transport aérien, une expatriation avec animal dans la Principauté se prépare des mois à l’avance. Ce guide rassemble de façon pratique les exigences officielles, les coûts à anticiper et les bons réflexes pour que votre compagnon arrive en sécurité, en règle, et s’adapte au quotidien local.

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Comprendre le cadre général : Monaco et les règles européennes

Même si la Principauté n’est pas membre de l’Union européenne, elle applique intégralement la réglementation européenne sur les mouvements d’animaux de compagnie. Concrètement, pour un chien, un chat ou un furet, Monaco suit le régime du « Pet Travel Scheme » de l’UE.

Bon à savoir :

Le parcours administratif pour faire entrer un animal dans l’Union Européenne est similaire à celui d’un pays membre. Il est régi par le règlement (CE) n° 998/2003 et ses textes ultérieurs. Les étapes obligatoires comprennent : l’identification électronique de l’animal, une vaccination antirabique à jour, et un certificat sanitaire au format européen. Selon le pays de départ, un test sérologique de la rage peut également être requis.

Un point clé mérite d’être rappelé : toutes les démarches doivent être achevées dans le pays d’origine, avant le départ. À l’arrivée, aucune régularisation n’est possible. En cas de non‑conformité, les autorités peuvent placer l’animal en quarantaine si une structure existe, ordonner son renvoi vers le pays de provenance, voire, dans les cas extrêmes, prononcer son euthanasie. Tous les frais liés à ces mesures restent à la charge du propriétaire.

En contrepartie, si le dossier est parfait, il n’y a pas de quarantaine imposée pour entrer à Monaco. L’animal peut être contrôlé par un vétérinaire à l’arrivée, mais il rejoint ensuite immédiatement son foyer.

Choisir son trajet : pourquoi Nice est incontournable

Pour rejoindre Monaco avec un animal en provenance d’un pays tiers, le point de passage obligé est l’aéroport Nice Côte d’Azur. C’est ce site, situé en France, qui fait office de poste d’inspection frontalier pour la Principauté.

Les compagnies aériennes autorisent trois grands modes de transport : en cabine, en soute (enregistré comme bagage) ou via un service cargo spécialisé. Le choix dépend surtout du poids de l’animal, des politiques de la compagnie et de sa race.

Cabine, soute, cargo : comment s’y retrouver

Dans la plupart des grandes compagnies européennes, seul un animal de petit gabarit peut rester en cabine, dans un sac souple placé sous le siège. À titre indicatif, le groupe Air France–KLM accepte en cabine un ensemble animal + sac jusqu’à 8 kg, dans un contenant ventilé ne dépassant pas environ 46 x 28 x 28 cm, souple, sécurisé, et qui se glisse sous le siège. L’animal doit y rester enfermé tout le vol.

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Poids à partir duquel un chien ou un chat doit voyager en soute chez Air France (animal + caisse).

Si l’ensemble animal + caisse dépasse 75 kg, ou si la race est soumise à des restrictions particulières, ou encore si la réglementation du pays l’exige (certains États d’Asie ou d’Océanie par exemple), le transport passe obligatoirement par le fret cargo. Des services spécialisés comme Air France KLM Martinair Cargo, ou des sociétés de relocation d’animaux, prennent alors le relais.

Exemple de politique cabine / soute

Même si chaque compagnie a son propre barème, les grands principes restent similaires. Le tableau suivant illustre, à partir du cas d’Air France, ce qui détermine la place de l’animal dans l’avion.

Mode de transportPoids animal + contenantType de contenantConditions principales
CabineJusqu’à 8 kg env.Sac souple ventilé, format « sous le siège »Animal de plus de 15 semaines, reste dans le sac
Soute8 à 75 kg env.Caisse rigide homologuée IATAZone climatisée, jusqu’à 3 animaux par passager possible
Cargo> 75 kg ou race à risqueCaisse de transport pro IATAService dédié, circuits fret internationaux

Il faut garder en tête que toutes les compagnies n’acceptent pas les animaux en cabine, et que certaines interdisent complètement les animaux sur certains vols long‑courriers ou transatlantiques. American Airlines, par exemple, ne permet pas les animaux en cabine sur ses liaisons transatlantiques, tandis que d’autres compagnies appliquent leur propre seuil de poids ou refusent certaines races brachycéphales.

Anticiper la réservation : un billet pour vous, une place pour lui

Voyager avec un animal n’est jamais une formalité de dernière minute. Les places destinées aux animaux, que ce soit en cabine ou en soute, sont strictement limitées sur chaque vol. Pour maximiser les chances de voyager ensemble jusqu’à Nice, il faut :

informer la compagnie dès la réservation du billet,

confirmer la présence de l’animal au plus tard 48 à 72 heures avant le départ,

ajouter officiellement l’animal au dossier de réservation, généralement au plus tard 24 heures avant le vol.

Attention :

Certaines compagnies aériennes appliquent une surtaxe de 25% à 50% par rapport au tarif standard si l’ajout d’un bagage est demandé moins de 24 heures avant le décollage. Cette option est soumise à l’acceptation préalable du service clientèle à l’aéroport.

La réservation peut être faite en ligne, via le site de la compagnie, par téléphone auprès du service client ou dans une agence. On vous demandera alors de préciser l’espèce, la race, le poids de l’animal et les dimensions approximatives de son sac ou de sa caisse. En fonction de ces paramètres, de la destination finale (Nice pour Monaco), et de la configuration de l’appareil, la compagnie confirmera ou non l’acceptation du transport.

Astuce :

Les compagnies aériennes peuvent refuser certaines races de chiens ou modèles de caisses de transport. Elles peuvent également décliner toute responsabilité financière si l’animal est refusé à l’embarquement ou à l’arrivée pour non-respect des règles sanitaires ou de transport. Il est donc crucial de se renseigner précisément auprès de la compagnie avant le voyage.

Combien coûte l’acheminement aérien jusqu’à Nice ?

Les tarifs varient selon la taille de l’animal, la destination et le mode de transport (cabine, soute, cargo). Quelques fourchettes, relevées notamment chez Air France et d’autres compagnies sur des trajets vers l’Europe, donnent un ordre d’idée :

Trajet (exemples)Cabine (approx.)Soute (approx.)
Vols intra‑Europe ou Europe – Afrique du Nord125 €200 €
France métropolitaine70 €100 €
USA/Canada → Europe200 USD/€400 USD/€
USA/Canada → autres destinations250 USD/€500 USD/€
Intra‑Caraïbes125 €200 €
Autres vols long‑courriers200 €400 €

D’autres compagnies positionnées sur la liaison Amérique du Nord – France pratiquent des montants comparables : Delta facture environ 200 USD pour un animal en cabine, United autour de 125 USD, quand French Bee applique environ 100 USD en cabine et 195 USD en soute.

À ces frais de transport s’ajoutent le prix de la caisse de transport (entre 30 et 200 € selon la taille et le modèle), les consultations vétérinaires, les certificats officiels, d’éventuelles assurances, et parfois des services terrestres (taxis animaliers, transferts).

Identification, vaccination, test de rage : le triptyque obligatoire

Pour un chien, un chat ou un furet destinés à vivre à Monaco, trois volets réglementaires sont incontournables : l’identification, la vaccination antirabique et, dans certains cas, un test sérologique de la rage.

Microchip ou tatouage : l’identification qui fait foi

Tout animal doit être identifié par une puce électronique répondant aux normes ISO 11784/11785, comportant 15 chiffres. Cette puce doit être posée avant ou au plus tard le jour de la vaccination antirabique. Si l’animal a été vacciné contre la rage avant la pose de la puce, cette vaccination est considérée comme nulle pour l’importation.

Un tatouage peut éventuellement remplacer la puce, à la condition d’avoir été effectué avant le 3 juillet 2011, d’être clairement lisible, et que la vaccination antirabique ait été réalisée après la pose du tatouage puis toujours renouvelée dans les délais.

Tous les documents (passeport, certificats) doivent mentionner le numéro de puce ou de tatouage. Si la puce ne respecte pas les standards ISO, le propriétaire doit fournir un lecteur compatible à la frontière.

Vaccination antirabique : délais et validité

La rage est la pierre angulaire du dispositif. Les règles varient selon que le pays de départ est membre de l’UE, listé comme « pays à risque maîtrisé » (Partie 1 ou 2 de la liste européenne) ou considéré comme « non listé » (pays à risque plus élevé).

Principes de base :

l’animal doit être âgé d’au moins 12 semaines pour recevoir son premier vaccin antirabique,

– la vaccination doit être effectuée après ou en même temps que la pose de la puce,

– pour un premier vaccin (« primovaccination »), un délai d’attente est imposé avant le voyage.

Si l’animal vient d’un État membre de l’UE ou d’un pays listé en partie 1 ou 2, il faut attendre 21 jours après la primovaccination avant de pouvoir entrer dans l’espace UE/Monaco. Pour un animal provenant d’un pays non listé, ce délai de 30 jours est exigé avant de pouvoir effectuer un test sérologique.

Les rappels doivent obligatoirement être réalisés avant la date d’expiration du vaccin précédent. Si ce calendrier est respecté, il n’y a pas de nouveau délai d’attente imposé avant le voyage, et un test sérologique déjà valide reste reconnu à vie.

Test sérologique de la rage : indispensable depuis certains pays

Pour les animaux provenant de pays non listés (« à risque élevé »), un dosage d’anticorps antirabiques (test FAVN ou RFFIT) est requis. Il doit être pratiqué au minimum 30 jours après la primovaccination antirabique.

Exemple :

Pour importer un animal à Monaco après une vaccination contre la rage, un test sanguin (titrage des anticorps) doit être effectué dans un laboratoire agréé par l’UE. Si le taux d’anticorps est suffisant, l’animal doit ensuite observer un délai d’attente supplémentaire de trois mois à compter de la date du prélèvement sanguin. Cette étape est cruciale car, dans le pire des cas, la procédure complète (vaccination + délai post-vaccinal + test + délai d’attente post-test) peut s’étendre sur près de quatre mois avant que le voyage ne soit autorisé.

Une fois ce test validé, il reste reconnu pendant toute la vie de l’animal, à condition que les rappels de rage soient faits sans interruption. Il ne dispense toutefois jamais de présenter la preuve d’une vaccination antirabique en cours de validité.

Pour les animaux en provenance de nombreux pays à risque maîtrisé (États‑Unis, Canada, Japon, Australie, etc.), ce test n’est pas exigé, mais la vaccination et le délai de 21 jours restent obligatoires.

Transport commercial ou non commercial : une distinction souvent négligée

Les règles administratives varient fortement selon que le déplacement de l’animal est considéré comme « non commercial » ou « commercial ».

Un transport est réputé non commercial si l’animal voyage avec son propriétaire ou son représentant autorisé, ou dans les cinq jours qui précèdent ou suivent le voyage de celui‑ci, que le nombre total d’animaux est au plus de cinq, et qu’il n’y a ni vente, ni adoption, ni changement de propriétaire prévu. Le propriétaire doit signer une déclaration de mouvement non commercial.

Bon à savoir :

Un mouvement d’animaux est considéré comme non commercial uniquement si tous les critères suivants sont réunis : pas plus de cinq animaux, voyage non décalé de plus de cinq jours, aucune cession future prévue, et transport non effectué par un professionnel en l’absence du propriétaire. Si l’un de ces critères n’est plus rempli, le mouvement devient commercial. Cela implique alors l’enregistrement des entreprises, l’obtention de certificats sanitaires spécifiques délivrés dans les 48h avant le départ, et l’enregistrement du transport dans le système européen de traçabilité TRACES.

Cette distinction, fondamentale pour les autorités, peut changer du tout au tout la nature des documents exigés. Une famille qui déménage avec deux chats voyagera dans le cadre non commercial, alors qu’un élevage qui transfère un lot de chiots sera en transport commercial.

Certificats sanitaires, passeport européen et documents de voyage

Le terme de « passeport » pour les animaux prêtant facilement à confusion, il est essentiel de bien distinguer deux réalités : le « EU Pet Passport » émis dans l’UE, et le « dossier de documents » nécessaire pour entrer à Monaco.

Le passeport européen pour les animaux

Les chiens, chats et furets qui résident déjà dans l’UE et y sont identifiés peuvent se voir délivrer un Passeport Européen pour animaux de compagnie par un vétérinaire habilité. Ce document unique regroupe l’identification, les dates de vaccination, les traitements, et sert de justificatif de santé pour voyager au sein de l’UE et vers Monaco.

Installation à Monaco pour un résident européen

Les démarches simplifiées avec un passeport européen valide et correctement rempli.

Document principal requis

L’entrée sur le territoire monégasque se fait avec le passeport européen.

Condition de validité

Le passeport doit être correctement rempli et la vaccination contre la rage doit être valide.

Certificat complémentaire

Selon la situation, un certificat vétérinaire supplémentaire peut ne pas être nécessaire.

Le certificat sanitaire européen pour les animaux venant d’un pays tiers

Les animaux en provenance d’un pays non membre de l’UE, même s’ils rejoignent Monaco, doivent disposer d’un Certificat Sanitaire de l’Union européenne pour animaux de compagnie. Il en existe plusieurs modèles, selon qu’il s’agit d’un mouvement commercial ou non commercial, et selon la catégorie de pays d’origine (listé ou non listé).

Dans tous les cas, ce certificat est : important.

Bon à savoir :

Le certificat sanitaire pour importer un animal dans l’UE doit être : établi par un vétérinaire agréé du pays d’origine, puis validé par l’autorité vétérinaire officielle de ce pays (comme l’USDA APHIS aux États-Unis ou l’Agence canadienne d’inspection des aliments au Canada). Il doit également être daté dans un délai précis avant le voyage : généralement dans les 10 jours précédant l’arrivée dans l’UE pour les mouvements non commerciaux, et dans les 48 heures pour les mouvements commerciaux.

Ce certificat est souvent bilingue (par exemple anglais–français) et demeure valable quatre mois pour des déplacements à l’intérieur de l’UE, à condition que la vaccination antirabique ne soit pas échue.

En plus de ce document, un certificat de bonne santé, daté dans les 5 à 10 jours précédant le départ, est fréquemment exigé. L’ensemble du dossier doit être rédigé en français ou en anglais, ou accompagné de traductions officielles.

Races interdites ou réglementées : une ligne rouge à ne pas franchir

Monaco applique, comme la France, une classification des chiens dits « dangereux » en deux catégories, avec des conséquences très importantes pour l’importation.

Chiens de catégorie 1 : importation interdite

Les chiens assimilés à la première catégorie ne peuvent pas être importés à Monaco :

Staffordshire terrier et American Staffordshire terrier (type pit‑bull) sans pedigree reconnu,

Mastiff (Boerbull) sans pedigree,

Tosa sans documents de pedigree.

Tout chien croisé ou non inscrit au livre généalogique qui présente ces caractéristiques morphologiques est susceptible d’être classé dans cette catégorie, et donc d’être refusé.

Chiens de catégorie 2 : tolérés sous conditions strictes

Les chiens de « garde et de défense » relevant de la catégorie 2 peuvent entrer à Monaco, sous réserve d’un pedigree reconnu par le Ministère français de l’Agriculture et de la Pêche. Il s’agit notamment :

Exemple :

La réglementation française classe certains chiens en catégorie 2 (chiens de garde et de défense). Cela inclut les Rottweilers inscrits au LOF, les Staffordshire terrier, American Staffordshire terrier et Tosa Inu de race reconnue, ainsi que les chiens non inscrits ou croisés qui présentent l’apparence morphologique d’un Rottweiler.

Pour ces chiens, plusieurs obligations s’imposent : le propriétaire doit être majeur et juridiquement irréprochable, l’animal doit être déclaré aux autorités locales, être maintenu muselé dans l’espace public, et il lui est interdit d’accéder aux rassemblements publics ou aux lieux fréquentés par des enfants.

Autres espèces : hybrides, NAC et animaux protégés

Les hybrides de loup, les Savannah et les Bengal ne sont autorisés que s’ils sont au moins de cinquième génération après le croisement avec un animal sauvage. Pour tout ce qui est rongeurs, lapins, reptiles, oiseaux, poissons tropicaux ou amphibiens, la rage n’est pas concernée, mais d’autres réglementations peuvent s’appliquer, notamment la convention CITES pour certaines espèces (tortues, perroquets, etc.). Dans ces cas, il est indispensable de vérifier les règles spécifiques auprès des autorités compétentes.

Se préparer au voyage : caisse de transport, alimentation et stress

Outre les documents et les vaccins, la réussite du voyage jusqu’à Monaco dépend beaucoup de la préparation matérielle et comportementale.

Bon à savoir :

Pour le transport en soute ou en fret, la caisse doit être homologuée IATA : rigide (plastique dur ou fibre de verre), sans roulettes, bien ventilée, avec verrous et poignées. Les gamelles d’eau et de nourriture doivent être fixées à l’intérieur. L’animal doit pouvoir s’y tenir debout sans toucher le toit, se retourner et se coucher confortablement, avec environ 5 cm de marge au-dessus de la tête.

Les compagnies recommandent de familiariser l’animal avec sa caisse plusieurs semaines avant le départ, de réduire légèrement ses rations les jours précédant le vol, puis de le nourrir légèrement six à huit heures avant le départ tout en laissant de l’eau à disposition jusqu’au moment de l’embarquement. Juste avant le vol, une promenade ou une séance de jeu aide l’animal à se détendre et à évacuer son énergie.

Attention :

Pour renforcer la sécurité lors du transport, placez dans le sac ou la caisse un tapis absorbant, un jouet familier et une étiquette lisible avec vos coordonnées et la mention ‘Animal vivant’.

Pour les vols longs (par exemple depuis l’Amérique du Nord), choisir un vol de nuit permet à l’animal de dormir une bonne partie du trajet. En été, les vols nocturnes limitent aussi la chaleur ressentie en soute.

En cas d’anxiété marquée, phobie ou mal des transports, seul votre vétérinaire est habilité à décider de l’usage d’un sédatif ou d’analogues naturels adaptés. Certains sédatifs sont déconseillés en avion, en particulier pour les races brachycéphales, à cause du risque respiratoire.

Arriver à Monaco : contrôle, licence et vie quotidienne

Une fois l’animal arrivé à Nice, contrôlé par les services vétérinaires si nécessaire, et conduit à Monaco, de nouvelles obligations locales entrent en jeu.

Licence annuelle auprès de la Mairie

Tout propriétaire de chien ou de chat doit obtenir une licence annuelle auprès de la Mairie de Monaco. Le montant varie selon l’espèce, l’âge et parfois d’autres paramètres. Cette démarche permet d’identifier le nombre d’animaux présents dans la Principauté et de s’assurer qu’ils respectent les normes sanitaires en vigueur.

Pour les chiens de catégorie 2, la déclaration auprès des autorités est d’autant plus critique que s’y ajoutent les contraintes de muselière et d’interdiction de certains lieux. Dans les espaces publics, il reste prudent pour tous les chiens, quelle que soit leur race, de circuler tenus en laisse, la muselière étant indispensable pour les races réglementées.

Cliniques vétérinaires locales : un réseau dense pour un petit territoire

Malgré sa superficie infime, Monaco dispose de plusieurs cliniques vétérinaires bien équipées, complétées par des établissements dans les communes françaises voisines (Beausoleil, Cap‑d’Ail, Roquebrune‑Cap‑Martin, etc.).

En Principauté, on trouve notamment :

Cliniques Vétérinaires à Monaco

Découvrez une sélection de cliniques vétérinaires à Monaco, offrant des services complets et spécialisés pour la santé et le bien-être de vos animaux de compagnie.

Clinique Vétérinaire de Fontvieille

Propose des examens complets, imagerie (radio, échographie), hospitalisation, chirurgie, dentisterie, ophtalmologie et un espace de vente de produits et d’aliments.

Clinique Vétérinaire Sainte‑Dévote

Située au cœur de Monte‑Carlo, dotée de deux salles de consultation, d’un laboratoire, d’une salle d’hospitalisation et d’un bloc opératoire. Réputée pour son accueil chaleureux et son sérieux.

Clinique Vétérinaire Athéna

Sur le boulevard Rainier III, soigne chiens, chats, furets, lapins, petits rongeurs et chevaux. Pratique chirurgie, échographie, diagnostics approfondis, toilettage et gère une boutique en ligne de produits de soins.

La Petite Clinique Vétérinaire

Orientée bien‑être des chiens et chats, mise sur une expérience « fear‑free » pour limiter le stress des animaux, avec un cadre spécialement pensé pour être rassurant.

Dans les communes voisines :

Cliniques Vétérinaires de la Côte d’Azur

Découvrez un réseau de cliniques vétérinaires offrant des services spécialisés et des soins complets pour vos animaux de compagnie dans la région.

Clinique Vétérinaire Saint‑Hubert

Située à Beausoleil, assure un service de garde les nuits et week‑ends pour une urgence toujours accessible.

Clinique Vétérinaire Canadienne & du Soleil

À Cap‑d’Ail, offrent chirurgie, médecine générale, conseils en nutrition et bénéficient d’accueils très positivement notés.

Clinique Vétérinaire du Cap Martin (Vetazur)

À Roquebrune‑Cap‑Martin, se distingue par des compétences en imagerie, dermatologie, oncologie et chirurgie vidéo‑assistée.

Les vétérinaires de la région insistent sur la prise en charge rapide des urgences vitales. En dehors des horaires d’ouverture, il est recommandé de joindre directement le numéro portable du vétérinaire ou du service de garde. Des majorations de l’ordre de 100 € pour une consultation de soirée ou de dimanche, et de 150 € la nuit ou les jours fériés majeurs, sont pratiquées, avec règlement immédiat.

En cas d’accident de la route, ils conseillent de limiter au maximum les mouvements de l’animal, de le maintenir au chaud et, en cas de saignement, d’exercer une pression pour tenter d’arrêter l’hémorragie jusqu’à la prise en charge.

Coût de la vie à Monaco : impact sur le budget de votre animal

Monaco est régulièrement classée comme le pays le plus cher au monde en termes de coût de la vie. Le coût global y serait environ 6,7 fois supérieur à la moyenne mondiale. Pour un expatrié, le budget mensuel tout inclus (logement compris) tourne autour de 9 000 € ou plus, et un nomade digital dépense facilement 8 000 $ par mois.

4000

Le loyer mensuel moyen d’un studio meublé d’environ 45 m² en quartier standard à Genève.

Les services, y compris vétérinaires, se situent dans la tranche haute des prix européens. Lorsqu’un simple rendez‑vous médical humain coûte entre 50 et 100 €, il est logique que la consultation vétérinaire standard frôle ou dépasse la quarantaine d’euros, et que les actes lourds (chirurgie, imagerie, hospitalisation) grimpent vite.

Tout cela plaide fortement pour une double anticipation : vérifier la compatibilité de son budget avec les loyers monégasques, en intégrant la contrainte « pet‑friendly », et envisager sérieusement une assurance santé pour son animal.

Assurance santé animale : un filet de sécurité presque indispensable

Comme en France, il n’existe pas d’obligation légale d’assurer son animal à Monaco. Mais le niveau de vie et le coût des soins font de cette précaution un réflexe prudent, en particulier pour les expatriés habitués à des systèmes de santé plus abordables.

Exemples de couvertures pour animaux

Des acteurs comme Santévet, très implantés en France, proposent des formules couvrant jusqu’à 100 % des frais vétérinaires pour les chiens et chats, avec une prise en charge à 85 % pour les nouveaux animaux de compagnie (NAC). Leurs contrats incluent parfois un budget prévention permettant de financer vaccins, antiparasitaires, vermifuges ou détartrages, et prévoient des garanties à vie ainsi que des outils pratiques comme une application mobile ou un service de téléassistance vétérinaire 24h/24.

97

Pourcentage de vétérinaires français qui recommanderaient une assurance santé animale, selon une étude de début 2024.

D’autres produits, comme les « Pet Healthcare Plans » de type Protectapet (vendus notamment en Espagne, Grèce, Portugal, Chypre, avec options de voyage UE) proposent des plafonds annuels conséquents et des avantages annexes (prise en charge de pensions en cas d’hospitalisation du maître, aide à la recherche en cas de perte, etc.).

Au‑delà de la marque choisie, l’important est de vérifier trois aspects :

le plafond annuel de remboursement,

le taux de prise en charge (70 %, 80 %, 100 %),

les exclusions (races spécifiques, affections préexistantes, soins préventifs).

Responsabilité civile : un point à ne pas oublier

Le propriétaire reste responsable de tout dommage causé par son animal à des tiers. En France, l’assurance habitation inclut généralement une garantie de responsabilité civile pour les animaux de compagnie, et ce type de structure est souvent reproduit par les assureurs qui travaillent avec les résidents installés en Principauté.

Attention :

Avant un déménagement à l’étranger avec votre animal, il est essentiel de vérifier que votre contrat d’assurance responsabilité civile (habitation ou spécifique) le couvre dans le nouveau pays, particulièrement pour les chiens de grande taille ou les animaux craintifs pouvant causer des dégâts.

Se loger avec un animal dans un marché immobilier ultra‑tendu

Les chiffres parlent d’eux‑mêmes : à Monaco, les loyers sont 513 % plus élevés que la moyenne américaine, et le coût de la vie, logement inclus, est près de 2,5 fois plus élevé qu’aux États‑Unis. Pour une personne seule, le budget logement+vie courante se situe entre 6 400 et plus de 7 600 € par mois, pour une famille de quatre entre 9 400 et près de 10 000 €.

Dans un tel contexte, trouver un appartement qui accepte les animaux peut devenir un défi. Il est courant que les immeubles imposent des règles strictes : limitation du nombre d’animaux, interdiction de certaines races, obligation de muselière dans les parties communes, etc. Le propriétaire peut également exiger des garanties supplémentaires, voire refuser purement et simplement les animaux dans certains biens.

Bon à savoir :

Pour les nouveaux arrivants, rechercher un logement dans les communes limitrophes comme Beausoleil, Cap‑d’Ail, Roquebrune‑Cap‑Martin ou Menton peut être une alternative intéressante. Les loyers y sont élevés mais généralement plus accessibles qu’à Monaco, et il est souvent plus facile d’y trouver des appartements acceptant les animaux de compagnie. De nombreuses offres incluent des avantages comme des terrasses, des jardins partagés ou un accès facilité à la mer et aux sentiers de randonnée.

Il est donc conseillé d’intégrer le critère « acceptant les animaux » dès le début de votre recherche, sur les plateformes en ligne, auprès des agences immobilières ou des résidences hôtelières, et de clarifier noir sur blanc les règles concernant votre compagnon dans le bail ou le règlement de copropriété.

Vivre au quotidien à Monaco avec son animal

La densité de population de la Principauté, la verticalité de l’urbanisme et l’absence de grands espaces naturels intramuros imposent une certaine discipline aux propriétaires d’animaux.

Bon à savoir :

Monaco offre un cadre de vie sûr et moderne avec un climat doux, une bonne qualité de l’air et une eau potable. Pour un chien habitué à la ville, des promenades régulières le long du port, sur les promenades côtières ou dans les petits parcs peuvent convenir, à condition de les compléter par des sorties plus longues dans les communes voisines.

La proximité immédiate de la France et de l’Italie offre en effet une multitude de balades en bord de mer ou en montagne, accessibles en voiture ou en train. Le réseau routier permet de rejoindre en peu de temps des espaces verts plus vastes, bienvenus pour les chiens de grande taille ou très actifs.

L’accès des animaux aux transports publics, commerces et espaces de loisirs dépend d’usages locaux et de règles parfois tacites. Il est donc recommandé de se renseigner auprès des autorités, des vétérinaires et des autres propriétaires d’animaux pour connaître les lieux particulièrement accueillants ou au contraire peu tolérants.

Préparer aussi l’éventuel retour ou un futur déménagement

Une expatriation à Monaco n’est pas forcément définitive. Dès la préparation du voyage aller, il est utile d’anticiper la possibilité d’une réinstallation ultérieure vers un autre pays.

Les animaux résidant à Monaco et souhaitant retourner dans un pays de l’UE ou un pays listé doivent rester à jour de leur identification et de leur vaccin antirabique. Le respect de l’intervalle de 21 jours après la primovaccination s’impose pour tout pays appliquant les règles européennes.

Astuce :

Si vous prévoyez un séjour dans un pays non listé puis un retour vers l’UE/Monaco, faites pratiquer un test sérologique de la rage dans l’UE ou à Monaco avant votre départ. Ce résultat, valable à vie pour l’animal (sous réserve de vaccins à jour), vous évite de recommencer tout le processus au retour.

Pour les trajets où l’animal voyage sans son propriétaire, un permis d’exportation et des certificats sanitaires spécifiques au pays de destination peuvent être exigés. Dans ces cas‑là, s’appuyer sur un vétérinaire habitué à ces démarches ou sur une société spécialisée en relocation animale facilite énormément le parcours.

Faut‑il passer par un professionnel de la relocation animale ?

Au vu de la complexité combinée des règles européennes, des restrictions de races, des contraintes de vol et des exigences locales à Monaco, recourir à une société spécialisée dans le transport international d’animaux peut s’avérer utile, notamment pour les longues distances ou les situations complexes (grosses races, plusieurs animaux, pays non listé).

Ces sociétés coordonnent souvent :

Préparer le voyage de votre animal

Les étapes essentielles pour organiser le déplacement de votre animal de compagnie à l’international en toute conformité.

Santé et formalités vétérinaires

Planifier les vaccinations obligatoires et les examens de santé requis par le pays de destination.

Test de dépistage de la rage

Réaliser le test sérologique de la rage dans un laboratoire agréé, si nécessaire pour la destination.

Certificats officiels

Établir les certificats de santé et les faire valider par les autorités vétérinaires compétentes.

Réservation des vols

Sélectionner et réserver un vol adapté, y compris les options de fret cargo pour les animaux.

Transport terrestre

Organiser un service de transport porte-à-porte pour les trajets avant et après le vol.

Caisse de transport IATA

S’assurer que la caisse de voyage est aux normes IATA en vigueur pour la sécurité de l’animal.

Elles sont familières des postes frontières, des couloirs de transit sécurisés, et savent anticiper des cas particuliers comme les escales dans des pays à forte incidence de rage.

Le coût de ces prestations n’est pas négligeable, mais il se compare aux risques financiers et émotionnels liés à un refus d’embarquement, un animal bloqué en douane ou une quarantaine imprévue. Plusieurs acteurs internationaux citent pour des déménagements intercontinentaux des budgets courants de 1 000 à 5 000 dollars selon la destination et le profil de l’animal.

En résumé : la réussite d’une expatriation avec animal à Monaco repose sur l’anticipation

L’arrivée d’un animal de compagnie à Monaco, dans un environnement aussi exigeant sur le plan réglementaire que financier, ne s’improvise jamais. Les grandes étapes à garder en tête s’enchaînent dans le temps : pose de la puce, vaccination antirabique, délai réglementaire, éventuel test sérologique et délai de trois mois, obtention du certificat sanitaire européen, puis organisation du voyage vers Nice et transfert jusqu’à Monaco.

Bon à savoir :

Une fois sur place, plusieurs démarches et considérations sont nécessaires : l’enregistrement annuel de l’animal à la Mairie, le choix d’un vétérinaire de confiance, ainsi que la gestion des contraintes liées à la densité urbaine, au coût élevé des soins vétérinaires et à la recherche d’un logement adapté et souvent plus onéreux.

Pour tout propriétaire prêt à jouer le jeu de cette préparation minutieuse, la Principauté offre cependant un cadre de vie exceptionnel, une sécurité rare et un climat doux, autant d’atouts dont votre compagnon profitera lui aussi. Monter un projet réaliste, budgété, et conforme aux règles, c’est lui offrir la possibilité de s’installer avec vous sur le Rocher dans les meilleures conditions possibles.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un futur retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier supérieur à 1 million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en conservant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Monaco, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler Monaco pour son absence d’impôt sur le revenu pour les particuliers non français, sa sécurité juridique et bancaire, son environnement francophone et son écosystème financier de haut niveau. La mission a inclus : audit fiscal pré-expatriation (exit tax, report d’imposition), obtention de la résidence monégasque avec location longue durée, coordination avec la CPAM et caisses de retraite, transfert de résidence bancaire vers des établissements de la place, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors de France, centre des intérêts économiques déplacé), mise en relation avec un réseau local d’avocats, fiscalistes et banques privées, ainsi qu’une intégration patrimoniale globale (analyse et éventuelle restructuration des portefeuilles et véhicules de détention).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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