S’installer en France, c’est bien plus que trouver un logement et ouvrir un compte en banque. C’est aussi apprendre une autre façon de vivre… à table. Les repas y sont un rituel social, une fierté nationale, presque un sport de haut niveau. Pour un expatrié, comprendre cette culture culinaire, savoir où acheter, quoi goûter, comment se comporter au restaurant ou chez des amis, change complètement l’expérience du pays.
Ce guide pratique aborde les marchés, les fromages, les vins, les plats régionaux, l’importance des saisons, les festivals gourmands, les cours de cuisine et les codes de politesse à table. Il invite à une immersion authentique plutôt qu’à un simple parcours touristique.
Comprendre l’esprit de la gastronomie française
En France, le repas n’est pas un simple moment pour « se nourrir ». C’est un temps social sacralisé, un condensé de valeurs : qualité des produits, respect des saisons, convivialité, conversation. L’UNESCO a d’ailleurs inscrit le « repas gastronomique des Français » au patrimoine culturel immatériel, en tant que coutume sociale qui célèbre les grands moments de la vie.
Les Français passent plus de temps que n’importe quel autre peuple à manger. Le déjeuner sert souvent de pivot à la journée, et la fameuse pause de deux heures au milieu de la journée existe encore dans beaucoup d’entreprises. La notion de « convivialité » est centrale : on mange ensemble, à heure fixe, avec une succession codifiée de plats, et on prend son temps.
Le cadre compte presque autant que ce qu’il y a dans l’assiette. Une nappe, des verres différents pour le vin et l’eau, une planche de fromages en fin de repas, un café serré pour conclure. Et surtout, une conversation qui, très vite, tourne… autour de la nourriture. On commente les produits, les recettes, le vin, on raconte l’histoire du plat. La gastronomie est un sujet de société autant qu’un plaisir.
Observateur de la gastronomie française
Pour un expatrié, s’intégrer passe souvent par la table. Accepter une invitation à dîner chez des collègues, participer à un pique-nique au bord d’une rivière, partager un cassoulet lors d’une fête de village : autant d’occasions d’entrer dans l’intimité française bien au-delà des manuels de langue.
Explorer les marchés : le cœur battant de la cuisine du quotidien
Les marchés sont la porte d’entrée la plus simple dans la vie culinaire française. Leur histoire remonte au Moyen Âge, lorsque le roi accordait par charte le droit d’organiser un marché certains jours. Aujourd’hui, pratiquement chaque ville ou village dispose au minimum d’un marché hebdomadaire, souvent plus dans les grandes agglomérations.
Ils sont à la fois garde-manger, salon de discussion, observatoire social et école de langue à ciel ouvert. On y trouve des maraîchers, des fromagers, des bouchers, des poissonniers, des boulangers, mais aussi des artisans, des fleuristes, des vendeurs d’olives, de miel, de savon, de linge de maison.
Comment fonctionnent les marchés en pratique
Les marchés ont presque toujours lieu le matin, généralement entre 7h/8h et 13h. Arriver tôt — vers 8h30 ou 9h — est la meilleure stratégie pour profiter de la fraîcheur, éviter la foule et avoir le plus grand choix. À partir de midi, les étals commencent à se vider et les meilleurs produits sont souvent déjà partis.
Les grandes villes françaises disposent de halles couvertes, appelées « Halles » ou « Marché couvert », apparues au XIXᵉ siècle pour protéger les étals des intempéries. Ces marchés abritent souvent des commerces de qualité supérieure, tels que des fromagers d’exception, des poissonniers réputés et des traiteurs.
À Paris par exemple, on recense environ quatre-vingts marchés alimentaires dont une soixantaine sont à ciel ouvert et une dizaine couverts. Le marché de la Bastille, immense ruban de stands sur le boulevard Richard-Lenoir, rassemble plus d’une centaine d’exposants. Le marché d’Aligre combine une partie extérieure très populaire et le marché couvert Beauvau, plus traditionnel. Place Maubert, dans le 5ᵉ, ou le marché Monge illustrent les petits marchés de quartier où les habitants se connaissent.
Ailleurs, quelques repères utiles :
| Ville / Région | Marché emblématique | Particularité culinaire mise en avant |
|---|---|---|
| Paris | Marché Bastille, Marché d’Aligre | Grande diversité, produits d’Île-de-France & d’ailleurs |
| Nice | Cours Saleya | Légumes, fleurs, spécialités niçoises |
| Lyon | Marché Saint-Antoine | Lien fort avec les bouchons lyonnais |
| Dijon (Bourgogne) | Halles de Dijon | Halles dessinées par Eiffel, fromages, vins, moutardes |
| Sarlat-la-Canéda | Marché de Sarlat | Truffes noires, produits du Périgord |
| Narbonne | Halles de Narbonne | Poissons et huîtres de Leucate |
| Aix-en-Provence | Place Richelme & autres places | Marchés quotidiens, fruits et légumes de Provence |
Dans de nombreuses régions, des marchés nocturnes d’été (marchés gourmands) se transforment en véritable guinguette : stands de producteurs, tables collectives, musique, danse — on y voit même des gens danser le Madison entre deux assiettes de fromage de chèvre.
Producteur ou revendeur : lire entre les étals
Tous les vendeurs ne jouent pas le même rôle. Les « producteurs » cultivent ou fabriquent eux-mêmes ce qu’ils vendent. Les « négociants », eux, achètent sur de grands marchés de gros comme Rungis, près de Paris, et revendent.
Les étiquettes doivent légalement mentionner le pays et parfois la région d’origine, la catégorie de qualité (Extra, Catégorie I, Catégorie II) ainsi que la mention « bio » le cas échéant. En complément, n’hésitez pas à poser des questions simples aux vendeurs, comme « C’est de la région ? » ou « C’est vous qui produisez ? ». Ils sont souvent ravis de préciser l’origine de leurs produits, comme les asperges ou les fraises.
Un maraîcher peut proposer 50 à 100 variétés de fruits et légumes différents. Un poissonnier gère facilement une vingtaine d’espèces. Un fromager présente parfois une centaine de références. Pour un expatrié, c’est un terrain d’apprentissage extraordinaire, mais aussi intimidant. Le réflexe le plus utile est de demander :
– « Puis-je goûter ? »
– « C’est pour manger aujourd’hui ou demain ? »
Pour les produits comme les fromages, les pêches ou les avocats, il est essentiel de préciser au vendeur le moment prévu de consommation afin qu’il puisse sélectionner un produit dont la maturité sera parfaite à ce moment-là.
Codes de politesse au marché
Le marché est aussi un théâtre de micro-rituels dont il vaut mieux connaître les règles :
– Toujours commencer par un « Bonjour, Monsieur / Madame » avant de commander.
– Ne pas toucher les fruits et légumes sans y être invité ; en France, c’est souvent le vendeur qui choisit et sert.
– Faire la queue, même si la file n’est pas matérialisée.
– Prévoir du liquide, surtout pour les petits producteurs ; certains acceptent la carte mais avec un minimum.
– Apporter un sac réutilisable, un panier ou un chariot de marché : les sacs plastiques se font rares et sont mal vus.
– Demander l’autorisation avant de prendre des photos de l’étal.
Ce contact régulier avec les mêmes commerçants est aussi l’un des moyens les plus efficaces de pratiquer le français et de se faire une place dans le quartier.
Manger avec les saisons : le réflexe essentiel
En France, la saisonalité n’est pas un slogan marketing, mais une pratique très réelle. Tout le système — marchés, terroirs, fêtes gourmandes, menus des restaurants — est rythmé par le calendrier agricole. Acheter des tomates en plein hiver choque encore de nombreux Français.
Les raisons sont à la fois gustatives, économiques et écologiques : en saison, les produits sont plus savoureux, moins chers, et leur empreinte carbone plus faible. Le Ministère de l’Agriculture publie d’ailleurs des guides mensuels de saisonalité.
Le grand cycle des produits frais
Vu d’un expatrié habitué à trouver de tout toute l’année, le calendrier français surprend au début. Quelques repères simplifiés :
| Saison | Produits phares aux marchés |
|---|---|
| Printemps | Asperges blanches et vertes, radis, jeunes carottes, petits pois, fraises Gariguette, herbes fraîches |
| Été | Tomates, courgettes, aubergines, melons de Cavaillon, pêches, nectarines, cerises, basilic, ail nouveau |
| Automne | Figues, raisins, pommes, poires, champignons sauvages, noix, courges, châtaignes, vendanges |
| Hiver | Poireaux, choux, agrumes, endives, salsifis, topinambours, huîtres, coquilles Saint-Jacques, truffes |
Au sein de chaque saison, certains mois sont marqués par des produits très identifiés. En janvier, par exemple, les étals regorgent d’agrumes, de choux, de poireaux, de carottes de garde, de céleri-rave. C’est aussi le temps des huîtres, des saint-jacques, des oursins, des gros plats mijotés au bœuf, au porc fermier, au sanglier. Côté fromages, les pâtes pressées (Comté, Beaufort, Salers, Ossau-Iraty) et les bleus (Bleu des Causses, Bleu de Gex, Fourme de Montbrison) sont à leur apogée.
Découvrez les produits frais qui arrivent sur les marchés au fil des mois, du printemps à l’été.
Les premiers radis, jeunes carottes, oignons doux des Cévennes, bouquets d’asperges et les timides Gariguettes font leur apparition.
Les marchés se parent de fraises variées, petits pois, artichauts violets de Provence et pommes de terre nouvelles de l’Île de Ré ou de Noirmoutier.
Tomates de plein champ, melons charentais et abricots atteignent leur pleine maturité et leur sommet gustatif.
Pour s’adapter, un bon exercice consiste à choisir une recette simple par mois en fonction des produits du moment. En mars, un velouté de petits pois et menthe. En juillet, une ratatouille ou une salade de tomates anciennes. En octobre, un gratin de courge butternut. En hiver, une poêlée de choux de Bruxelles à la moutarde et aux amandes.
Les saisons du fromage
Même le fromage obéit à un calendrier. Les chèvres frais sont au meilleur du printemps au début de l’automne. Les grands Comté, Beaufort, Salers ou Laguiole, affinés longuement, se dégustent volontiers en hiver. Certaines spécialités sont carrément « à dates » : le Mont d’Or, crémeux sous sa croûte plissée, n’est vendu que d’août à mars. La fin de l’hiver voit disparaître à la fois le Mont d’Or et la truffe noire, comme un double signal : le printemps arrive.
Pour un expatrié, la composition d’un plateau de fromages varie selon les mois, offrant une manière concrète de découvrir le concept de terroir français. Ce dernier désigne l’influence unique de la combinaison du sol, du climat et du savoir-faire humain sur le caractère final du produit.
Apprivoiser les fromages : plus de 1 000 nuances de lait
On attribue à Charles de Gaulle la phrase ironique : « Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 365 variétés de fromage ? ». Les experts estiment aujourd’hui plutôt entre 350 et 450 types bien identifiés, mais plus de 1 000, voire 1 500 si l’on compte toutes les variantes. Autant dire que pour un expatrié, le fromage est un univers à explorer sur plusieurs années.
Catégories et appellations : un petit GPS dans la fromagerie
Les fromages français se classent par type de pâte (molle, pressée, persillée, fraîche), type de croûte (fleurie, lavée, naturelle), type de lait (vache, chèvre, brebis) et mode de production (fermier, artisanal, coopératif, industriel). Quarante-six d’entre eux bénéficient d’une AOP (Appellation d’Origine Protégée), qui garantit l’origine géographique et le savoir-faire.
Pour se repérer, on peut raisonner par grandes familles que l’on retrouve partout, des supermarchés aux fromagers « Meilleur Ouvrier de France » :
| Famille | Exemples emblématiques | Particularités clés |
|---|---|---|
| Pâtes molles à croûte fleurie | Brie de Meaux, Brie de Melun, Camembert de Normandie, Chaource, Brillat-Savarin | Croûte blanche duveteuse, cœur crémeux, goût beurré à plus prononcé |
| Pâtes molles à croûte lavée | Époisses, Munster, Maroilles, Langres | Croûte orangée, odeur puissante, pâte fondante |
| Pâtes pressées cuites | Comté, Beaufort, Emmental français | Meules énormes, affinage long, notes de noisette |
| Pâtes pressées non cuites | Cantal, Salers, Laguiole, Ossau-Iraty | Texture plus ferme, arômes rustiques, parfois herbacés |
| Bleus | Roquefort, Bleu d’Auvergne, Fourme d’Ambert, Saint Agur | Veines bleues, goût plus ou moins piquant, idéal avec vins doux |
| Chèvres | Valençay, Crottin de Chavignol, Sainte-Maure de Touraine, Selles-sur-Cher, Banon | Formes variées, souvent cendrés, du frais acidulé au sec corsé |
| Frais et fondus | Fromage blanc, brocciu, cancoillotte, fromage frais | Très doux, souvent utilisés en cuisine ou au petit-déjeuner |
Le label AOP ne signifie pas « meilleur » à coup sûr, mais « typique » et « protégé ». C’est une bonne boussole pour commencer.
Composer et déguster un plateau de fromages
Traditionnellement, le fromage se sert après le plat principal et avant le dessert. Pour un expatrié, c’est déroutant, mais logique : il fait la transition entre le salé et le sucré.
Un plateau équilibré comporte idéalement différentes textures, laits et intensités. On peut par exemple choisir :
– un fromage à croûte fleurie (Brie ou Camembert),
– un chèvre (Valençay ou Sainte-Maure),
– un pâte pressée (Comté ou Cantal),
– un bleu (Roquefort ou Fourme d’Ambert).
C’est le nombre de types de fromages à déguster dans un ordre précis, du plus doux au plus puissant.
Le pain doit rester simple — baguette ou pain de campagne — pour ne pas écraser les arômes. Les accompagnements classiques sont les fruits frais (poires, pommes, raisins), les fruits secs (noix, figues), un peu de miel ou de confiture de figues.
Pour ne pas commettre d’impair, quelques principes de découpe :
– ne jamais prendre uniquement le cœur ou uniquement la croûte : on découpe de façon à ce que chaque part ait à la fois centre et bord ;
– pour un fromage rond (camembert), on coupe en triangles à partir du centre, comme un gâteau ;
– pour un joli triangle de Brie, on fait des tranches parallèles au petit côté, de façon à garder la pointe.
Enfin, la plupart des croûtes de fromages à pâte molle sont comestibles ; celles des pâtes pressées peuvent être laissées de côté.
Décoder le vin : lire les étiquettes et marier mets et vins
Dans un pays où le vin représente plus de la moitié de la consommation d’alcool, en comprendre les bases aide beaucoup à se sentir à l’aise. La première surprise pour un expatrié : sur les étiquettes françaises, on lit surtout le nom de la région ou de l’appellation, rarement le cépage.
AOP, IGP, vin de France : la pyramide des appellations
Le système français repose sur des appellations encadrées par l’INAO, l’organisme qui régule les origines et les qualités :
Les vins français sont classés en trois catégories principales. L’AOP (Appellation d’Origine Protégée) est le niveau le plus strict, avec un cahier des charges précis sur les cépages, les rendements et la zone géographique. L’IGP (Indication Géographique Protégée), anciennement « Vin de Pays », suit des règles plus souples sur une aire géographique plus large. Enfin, la catégorie « Vin de France » est la plus basique, sans indication d’origine précise, mais elle peut mentionner le ou les cépages utilisés.
À l’intérieur des AOP, certaines régions ont créé leurs propres hiérarchies de crus (Bordeaux, Bourgogne, Beaujolais, Rhône, Champagne…) qui complexifient encore le paysage.
Quelques repères régionaux utiles :
| Région | Types de vins principaux | Cépages dominants |
|---|---|---|
| Bordeaux | Rouges structurés, blancs secs et liquoreux | Cabernet Sauvignon, Merlot, Cabernet Franc, Sauvignon Blanc, Sémillon |
| Bourgogne | Rouges fins, blancs prestigieux | Pinot Noir, Chardonnay |
| Champagne | Vins effervescents | Chardonnay, Pinot Noir, Pinot Meunier |
| Beaujolais | Rouges légers fruités | Gamay |
| Vallée du Rhône | Rouges épicés, blancs de caractère | Syrah (Nord), Grenache, Mourvèdre (Sud) |
| Loire | Blancs frais, rouges légers, rosés | Sauvignon Blanc, Chenin, Cabernet Franc, Melon de Bourgogne |
| Alsace | Blancs aromatiques (souvent cépage indiqué) | Riesling, Gewurztraminer, Pinot Gris, Muscat |
Pour un expatrié, l’essentiel est de retenir que le nom de l’appellation donne déjà beaucoup d’informations sur le style de vin.
Quelques principes simples d’accords mets-vins
L’adage français « ce qui pousse ensemble va bien ensemble » est une bonne boussole : les plats d’une région s’accordent naturellement avec les vins du même terroir.
Quelques exemples concrets :
– Fromages de chèvre de Loire (Crottin de Chavignol, Valençay) avec un Sauvignon blanc de Sancerre ou Pouilly-Fumé.
– Cassoulet de Castelnaudary avec un rouge du Languedoc ou un Cahors.
– Fruits de mer de Bretagne avec un Muscadet sur Lie ou un Chardonnay peu boisé.
– Fromages bleus (Roquefort) avec un vin blanc liquoreux (Sauternes) ou un Porto.
– Plats à la crème (volaille à la normande, blanquette de veau) avec des blancs structurés (Chardonnay de Bourgogne, Chenin riche de Loire).
– Bouillabaisse de Marseille avec un blanc ou rosé de Provence.
On oublie souvent que les vins blancs, grâce à leur acidité et leur absence de tanins, s’associent plus facilement aux fromages que beaucoup de rouges tanniques.
Découvrir les grandes cuisines régionales
L’un des chocs heureux d’un expatrié en France, c’est de réaliser que « la cuisine française » n’existe pas au singulier. Il existe une mosaïque de cuisines régionales très marquées, parfois plus proches de leurs voisines étrangères que de Paris.
Nord, Normandie, Bretagne : beurres, pommes et mer
Au nord, du Nord-Pas-de-Calais à la Picardie, les influences flamandes, belges, néerlandaises se mêlent. On cuisine des plats généreux comme la carbonnade flamande (bœuf mijoté à la bière), le hochepot, des tartes à l’oignon, des moules marinières. Le Maroilles, fromage puissant, ou les andouilles locales donnent le ton.
La Normandie vit au rythme des pommes, des crèmes et du beurre. Les vergers donnent cidre, Calvados, poiré ; on cuisine le filet mignon ou le poulet dans une sauce crème-cidre. Camembert, Pont-l’Évêque, Livarot forment un trio fromager emblématique. Sur la côte, huîtres, coquilles Saint-Jacques, moules à la crème et sole normande complètent le tableau.
La cuisine bretonne est célèbre pour ses produits de la mer (huîtres de Cancale, homards de Camaret, cotriade, palourdes farcies) et l’utilisation du sarrasin. Les galettes de blé noir se garnissent de jambon, œuf, fromage, saucisse ou fruits de mer et s’accompagnent de cidre brut. En dessert, on trouve le kouign-amann, les palets bretons et les caramels au beurre salé.
Loire, Bourgogne, Rhône-Alpes : fromages et grands classiques
La vallée de la Loire, « jardin de la France », marie poissons de rivière en beurre blanc, charcuteries rustiques (rillettes, andouillettes), tarte Tatin née par accident chez les sœurs Tatin, et fromages de chèvre comme Sainte-Maure-de-Touraine ou Crottin de Chavignol. On y boit des blancs vifs (Sancerre, Vouvray), des rouges souples (Chinon, Bourgueil).
La Bourgogne aligne une impressionnante série de plats devenus emblématiques bien au-delà de ses frontières : bœuf bourguignon mijoté au Pinot Noir, coq au vin, escargots à l’ail et au persil, œufs en meurette dans une sauce au vin. Les fromages Époisses, Comté et Mont d’Or (ce dernier voisin du Jura) et la moutarde de Dijon complètent le tableau.
Plus au sud, en Rhône-Alpes et Savoie, la montagne impose sa logique : charcuteries, pommes de terre, fromages d’alpage (Beaufort, Reblochon, Tomme, Abondance), lardons, crème. Fondue savoyarde (fromage fondu dans le vin blanc), raclette, tartiflette au Reblochon, gratin dauphinois à la crème s’imposent en hiver. Lyon, capitale autoproclamée de la gastronomie, multiplie les bouchons où l’on mange salade lyonnaise, quenelles, andouillettes, cervelle de canut, le tout arrosé de Beaujolais ou de Côtes du Rhône.
Sud-Ouest, Languedoc, Provence : soleil, canard et herbes
Dans le Sud-Ouest, entre Bordeaux, Périgord et pays basque, la cuisine est riche en graisses nobles : graisse d’oie, de canard, huile de noix. Foies gras, confits, magrets, cassoulets de Castelnaudary, pâtés et terrines dominent. Le Périgord noir célèbre la truffe, le canard et l’oie ; la Gascogne le confit et l’Armagnac. Le pays basque cuisine « à la basquaise » avec ail, tomates, poivrons et piment d’Espelette, donnant pipérade, axoa, poulet basquaise ou gâteau basque.
Plus à l’est, Languedoc et Roussillon mélangent influences romaines et méditerranéennes : brandade de morue, bourride, tielles de Sète farcies aux encornets, rouille de seiche. Les vins rouges charpentés et iodés de la côte (Collioure, Banyuls) s’ajoutent aux plats de poissons et de coquillages, notamment autour de Bouzigues et de Sète.
La cuisine de cette région est caractérisée par des ingrédients emblématiques comme l’huile d’olive, l’ail, les herbes de Provence et les légumes du soleil. Parmi les plats traditionnels, on trouve la ratatouille, la bouillabaisse marseillaise (régie par une charte depuis 1980), la soupe au pistou, les pieds et paquets, la socca niçoise à base de farine de pois chiche et la pissaladière. Les marchés d’été regorgent de tomates, melons, figues et basilic. La tradition des 13 desserts de Noël, incluant fruits secs et calissons d’Aix, reste très vivante.
Corse et Outre-mer : horizons plus lointains
La Corse mêle terroir méditerranéen et montagneux : charcuteries de porc (coppa, lonzu, figatellu), fromages de brebis comme le brocciu, châtaignes transformées en farine pour gâteaux et polenta, civet de sanglier, veau aux olives, gâteaux au brocciu. Les bières locales (Pietra, Colomba) et liqueurs d’agrumes et de myrte complètent la palette.
Les départements et territoires d’outre-mer ajoutent d’autres dimensions : curry colombo en Guyane, accras de morue et bokits en Guadeloupe, rougail créole à La Réunion, bougna en Nouvelle-Calédonie, cuisson traditionnelle en four enterré (ahima’a) en Polynésie. Pour un expatrié, les salons consacrés aux produits des Outre-mer à Paris permettent d’entrevoir cette diversité sans quitter l’Hexagone.
Fêtes gourmandes et festivals : la France en version XXL
La passion des Français pour la gastronomie s’exprime aussi dans une multitude de fêtes et de festivals qui ponctuent l’année. Il en existe pour presque chaque produit : melon, cerise, fraise, cassoulet, truffe, châtaigne, cidre, oignon, piment…
Les grandes fêtes nationales de la cuisine
Certaines manifestations couvrent tout le territoire :
Découvrez les événements majeurs qui célèbrent la richesse du patrimoine culinaire français tout au long de l’année.
Organisée chaque septembre dans plus de 1 500 villes, elle met en avant la cuisine française via ateliers, menus spéciaux et rencontres avec des chefs.
En mai, elle célèbre boulangers, baguettes, croissants et pains régionaux avec démos de pétrissage, fournées en direct et dégustations.
En juin, cet événement est dédié aux produits de la mer — huîtres, homards, coquilles Saint-Jacques, sardines — et s’accompagne de concerts et d’animations.
À Paris chaque février, plus de 600 000 visiteurs découvrent la diversité des fromages, charcuteries, vins et le lien entre agriculture, terroirs et assiette.
Des événements plus spécialisés comme la Fête de la Bière (bières artisanales d’une quatre-vingtaine de brasseries) ou la Fête du Beaujolais Nouveau (troisième jeudi de novembre) montrent que la culture brassicole et vinicole évolue en parallèle.
Fêtes de produits : un calendrier savoureux
Pour un expatrié, profiter des fêtes locales est un formidable moyen de découvrir une région par ses spécialités. Quelques exemples emblématiques :
| Fête | Lieu principal | Produit célébré | Expérience pour le visiteur |
|---|---|---|---|
| Fête de la Truffe | Sarlat-la-Canéda | Truffe noire du Périgord | Marchés, démonstrations, cavage avec chiens |
| Fête du Citron | Menton | Citrons et agrumes | Sculptures monumentales d’agrumes, défilés |
| Foire au Jambon | Bayonne | Jambon et charcuteries basques | Défilés, danses, stands de dégustation |
| Féria du Melon | Cavaillon | Melon charentais (IGP) | Visites de fermes, dégustations, défilé de chevaux |
| Fête du Cassoulet | Castelnaudary | Cassoulet | Repas collectifs, animations dans la ville |
| Fête de la Châtaigne | Collobrières | Châtaignes | Marrons grillés, crème et glace de châtaigne, vin |
| Fête de Piment | Espelette | Piment d’Espelette | Décoration des façades, défilés, concours de piment |
| Blayais Asparagus | Étauliers (Gironde) | Asperges blanches | Ateliers cuisine, visites de champs, dégustations |
| Fête de la Fraise | Beaulieu-sur-Dordogne | Fraises Gariguette | Tarte géante de 8 m, confitures, musique |
| Fête de l’Oignon de Roscoff | Roscoff | Oignon rosé | Concours de tressage, visites de fermes |
Certaines fêtes ont des légendes savoureuses : l’omelette géante de Bessières trouverait son origine dans un passage de Napoléon ; la Fête du Cassoulet se nourrit des querelles sur la « vraie » recette. À Menton, la Fête du Citron utilise plus de 140 tonnes de citrons et d’oranges pour ses sculptures.
Salons et grands rendez-vous urbains
À côté des fêtes rurales, plusieurs grandes villes organisent de vastes événements gastronomiques :
Le Salon du Chocolat de Paris attire chaque année plus de 100 000 visiteurs pour découvrir des centaines d’exposants.
Pour un expatrié, se concocter un « calendrier gourmand » sur un an est une manière efficace de voyager dans le pays sans forcément multiplier les week-ends : un salon du chocolat en automne, une fête du melon en été, une fête de la truffe en hiver, un festival de street food au printemps.
Apprendre à cuisiner à la française : cours, marchés et terroirs
Vivre en France, c’est aussi, très concrètement, devoir nourrir son foyer. Or, les cuisines parisiennes minuscules, les ingrédients inconnus, les unités en grammes plutôt qu’en cups peuvent déstabiliser. De nombreuses écoles de cuisine ont flairé la demande et proposent des cours pensés pour les étrangers.
Cours de cuisine à Paris et en régions
Plusieurs écoles parisiennes se sont spécialisées dans l’accueil d’un public international :
– Le Foodist : cours « du marché à l’assiette » avec visite de marché (Latin Quarter, Montmartre, Les Halles), choix des produits, puis atelier de 4 à 6 heures pour cuisiner un repas complet ; cours de pâtisserie (macarons, éclairs, soufflés, crème brûlée, baguettes, croissants) ; ateliers d’accords vins-fromages. Les cours sont en anglais, très pratiques (hands-on).
– Cook’n with Class (Montmartre) : ouvert en 2007, plus de 30 000 élèves accueillis. Propose ateliers sur le pain, les desserts français, le foie gras, le vin, les croissants, avec des groupes de 6 à 10 personnes.
– La Cuisine Paris, La Cuisine, ou encore des chefs privés comme Catalina organisent aussi des ateliers ciblés (pâtisserie, bistro, techniques de base).
Pour approfondir ses compétences, des écoles renommées comme Ferrandi ou Le Cordon Bleu proposent des stages intensifs pour adultes. Ces formations, d’une durée de quelques jours à plusieurs semaines, sont parfois dispensées en anglais.
En régions, l’offre se diversifie :
– En Bourgogne, La Ferme de la Lochère propose une semaine d’immersion dans une ferme de 400 ans : visites de marchés (dont les Halles de Dijon, signées Gustave Eiffel), de chèvreries, de boulangeries artisanales, cours de cuisine quotidiens, dîners en plusieurs services avec accords mets-vins (Bœuf Bourguignon, par exemple).
– Près de Bordeaux, Le Gargantua en Gascogne accueille de tout petits groupes dans une grande cuisine de plus de 30 m² ; tout est fait en pratique, pas de démonstrations « show cooking ». Au programme : cuisine de saison, pâtisserie, plats au canard gras, visites de producteurs. L’hébergement, les repas, les boissons sont inclus.
– En Provence, le Courageous Cooking School installé dans l’ancienne maison de Julia Child, ou Provence Gourmet près de Saint-Rémy-de-Provence, proposent des journées mêlant marché, cuisine d’un déjeuner provençal complet et dégustation de rosés locaux.
Pour un expatrié, suivre un stage de cuisine est un excellent moyen d’accélérer son intégration. Cela permet d’apprendre le vocabulaire culinaire local, de découvrir les produits typiques et de maîtriser des techniques de base comme la préparation des sauces, la découpe ou les modes de cuisson. C’est aussi l’occasion de se constituer un nouveau réseau social avec d’autres passionnés.
Cuisiner soi-même la France
La France encourage aussi l’apprentissage artisan par des ressources accessibles : émissions TV consacrées aux marchés (« Votre plus beau marché »), livres de recettes régionales, ateliers dans les médiathèques. De plus en plus de plateformes recensent des repas chez l’habitant (eatwith.com) : parfait pour observer les gestes du quotidien.
Un bon point de départ pour un expatrié consiste à se fixer quelques objectifs simples :
– Apprendre à préparer un bœuf bourguignon, un gratin dauphinois, une ratatouille et une quiche lorraine : quatre piliers de la cuisine familiale.
– S’entraîner à cuire un magret de canard rosé, une sole meunière, un poulet rôti « du marché ».
– Maîtriser un dessert emblématique : tarte Tatin, mousse au chocolat, crème brûlée.
– Savoir assembler un plateau de fromages et le présenter selon l’ordre de dégustation.
En s’approvisionnant chaque semaine au marché, on apprend aussi, presque malgré soi, la saisonalité et les prix « normaux » : une courgette à 1 €/kg en été devient 7,50 €/kg en hiver, ce qui incite naturellement à adapter ses menus.
Vivre les repas à la française : codes, phrases utiles et faux pas à éviter
Au-delà des produits et des recettes, la façon de se tenir à table et de se comporter au restaurant est un langage en soi. En comprendre les règles permet d’éviter les malentendus et de ne pas passer pour un touriste perpétuel.
Au restaurant : rythme et attentes
Un point surprend toujours les nouveaux arrivants : en France, le serveur ne vient pas toutes les cinq minutes demander si « tout va bien ». Il vous laisse tranquilles. Si vous avez besoin de quelque chose, il faut attirer poliment son attention, un regard ou un « excusez-moi » suffisent.
Le service suit un rythme assez codifié :
1. On vous installe (sauf en terrasse de café où l’on s’assoit souvent soi-même). 2. On vous apporte la carte (le menu) et la carte des vins. 3. On prend la commande pour l’ensemble du repas (boissons et plats). 4. On sert l’apéritif, puis l’entrée, puis le plat, puis fromage/dessert, puis café, selon ce que vous avez choisi. 5. On ne débarrasse qu’une fois que tout le monde a terminé.
La note n’arrive jamais spontanément dans un restaurant français ; il est d’usage de la demander explicitement en disant « L’addition, s’il vous plaît » lorsque vous êtes prêt à partir. Bien que partir sans prendre de café ne soit pas incorrect, il est culturellement considéré comme la conclusion traditionnelle du repas, prenant souvent le pas sur le dessert.
Les horaires de service sont aussi à intégrer : déjeuner entre 12h et 14h (parfois 15h), dîner rarement avant 19h30 ou 20h. Entre les deux, beaucoup de restaurants ferment la cuisine. La mention « service continu » signale un établissement qui sert en continu toute la journée, mais ce n’est pas la norme.
Tipping, eau, pain : trois sujets sensibles
En France, le service est inclus dans les prix affichés. Les serveurs ont un salaire fixe, et le pourboire est un extra facultatif. Rester proche de l’usage local — arrondir l’addition, laisser un ou deux euros pour un café ou un repas simple, 5 à 10 % dans un restaurant gastronomique si le service a été vraiment remarquable — évite les incompréhensions.
On peut toujours demander gratuitement une carafe d’eau du robinet : « Une carafe d’eau, s’il vous plaît ». Les eaux minérales plate (Evian, Vittel, Volvic…) et gazeuses (Perrier, Badoit, San Pellegrino) sont payantes.
Le pain est servi pour accompagner le repas, non pour combler la faim avant les plats. On le mange en petits morceaux et il n’est pas systématiquement beurré (sauf au petit-déjeuner). Il est d’usage, à la maison comme au restaurant, de le poser directement sur la nappe, sans utiliser d’assiette à pain dédiée.
Codes de table à connaître
Quelques usages importants dans un cadre français :
– Dire « Bonjour » en entrant dans un café, une boulangerie ou un restaurant est non négociable.
– Attendre que tout le monde soit servi pour commencer à manger ; souvent, quelqu’un lancera un « Bon appétit ! ».
– Garder les mains visibles sur la table (les poignets posés au bord), mais sans poser les coudes.
– Utiliser le couteau de la main droite, la fourchette de la main gauche, sans changer constamment d’une main à l’autre.
– Éviter de demander des changements compliqués dans les plats (« sans ceci, sans cela ») : la flexibilité existe, mais reste limitée.
– Ne pas demander de « doggy bag » sauf si le restaurant le propose spontanément ; la pratique progresse pour lutter contre le gaspillage, mais reste moins courante qu’ailleurs.
Côté langage, quelques phrases clés facilitent la vie :
– Pour commander : « Je voudrais… » ou « Je vais prendre… »
– Pour demander un conseil : « Qu’est-ce que vous recommandez ? »
– Pour exprimer une allergie : « Je suis allergique à… »
– Pour finir : « C’était très bon, merci. »
Une petite attention linguistique est toujours appréciée avant de basculer, si besoin, en anglais.
Tisser sa propre carte gourmande en France
Pour un expatrié, la gastronomie française peut sembler un océan infini. Plutôt que de vouloir tout explorer d’un coup, l’approche la plus enrichissante consiste à se construire sa propre géographie culinaire, en combinant quelques axes simples :
Pour s’immerger dans une alimentation de proximité, plusieurs actions concrètes sont proposées : fréquenter régulièrement un marché de quartier pour créer du lien avec les commerçants et découvrir de nouveaux produits ; respecter les saisons en évitant certains fruits et légumes hors saison pour redécouvrir leurs saveurs ; explorer la diversité fromagère et vinicole française par région ; participer annuellement à une fête gourmande locale ; et suivre un atelier cuisine pour maîtriser des recettes traditionnelles.
En quelques mois, ces petites habitudes font basculer le regard : la gastronomie française cesse d’être un décor de carte postale pour devenir un langage qu’on parle, avec ses saisons, ses nuances régionales, ses codes, ses convivialités. C’est souvent à ce moment-là que l’on se surprend à dire « notre fromager », « notre marché », « notre petit bistro », signe qu’on ne se sent plus simplement expatrié, mais un peu chez soi, aussi, à table en France.
Un retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaite transférer sa résidence fiscale en France pour optimiser sa charge imposable, sécuriser son patrimoine dans un grand pays de l’UE et rester proche de sa famille. Budget alloué : 10 000 € pour un accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, installation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations (Portugal, Espagne, Italie, Grèce), la stratégie retenue consiste à cibler la France pour son cadre juridique et fiscal stable, l’accès à une large offre de produits d’épargne et d’assurance-vie, la protection du patrimoine (régime matrimonial, droits de succession, conventions fiscales) et la qualité du système de santé. La mission inclut : audit fiscal préinstallation (risque d’exit tax, report d’imposition), choix du lieu de résidence principale, affiliation à la sécurité sociale française, transfert de résidence bancaire, plan de gestion des critères de résidence fiscale (183 jours, centre des intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local (avocat fiscaliste, notaire, expert-comptable) et intégration patrimoniale globale (optimisation de la retraite, immobilier, transmission).
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